• "Bon" et "mauvais" cholestérol.

                Il est certain qu''au moment des fêtes on mange trop de sucres et trop de graisses. Le sucre conduit vers le diabète elles graisses vers l'excès de cholestérol, qui favorise l'hypertension artérielle et les maladies de cœur.
                Et certains font en début d'année un examen de contrôle médical, pour lequel on fait une prise de sang pour mesurer diverses concentrations de composés chimiques.
                Alors vous vous avez parce que votre taux de cholestérol dépasse la norme (supérieur à 2g/l). Vous avez tort; il faut analyser les chiffres de façon plus détaillée en regardant les lignes suivantes de votre analyse.

                Voyons d'abord quel est le risque pour nos artères :   
                L athérosclérose  est une  perte d’élasticité des artères due à la sclérose, provoquée par l’accumulation de corps gras (essentiellement le mauvais cholestérol) au niveau du tissu interne des artères. Ce dépôt constitue alors l’athérome qui pourra aller de la simple plaque rétrécissant la lumière artérielle (sténose) jusqu’à l’obtuération du vaisseau (thrombose), qui risque de provoquer des phlébites, des oedèmes pulmonaires, des AVC ou des infrctus.

                Toutes les artères du corps peuvent être atteintes par l’athérome mais surtout les artères de gros et de moyen calibre : l’aorte et les artères des membres, les carotides, les artères rénales, les artères coronaires, les artères digestives.
                L’athérome va progressivement infiltrer les tissus de l'artère provoquant une calcification par dépôt de carbonate de calcium et de cristaux de cholestérol. La plaque est d’abord lisse puis peut s’ulcérer et alors entrainer la migration en aval de débris d’athérome ou l’adhésion de caillots. Les tissus se décollent et, avec les caillots, vont obstruer l'artère.
                Il s'agit donc d'un risque grave et dangereux.

                Mais voyons maintenant ce qu'est le cholestérol.
                Le cholestérol est une graisse apportée pour un tiers par l'alimentation(origine exogène) et aux deux tiers fabriquée par le foie, qui peut produire à partir de protéines, de graisses et de glucides, un gramme de cholestérol par jour ! On peut assimiler le cholestérol à une particule de graisse qui se déplace dans notre corps via la circulation sanguine. Le cholestérol est un lipide (une graisse), et un stérol (alcool donc groupement -C-OH), qui est le précurseur de nombreuses synthèses dans notre organisme 

                Le cholestérol est indispensable à organisme car il a plusieurs fonctions :
                        - Participer à la constitution des membranes des cellules de notre corps ;
                        - Contrôler le développement de certaines cellules du foetus ;
                        - Participer à la formation de synapses du système nerveux;
                        - Entrer dans la composition de la bile ;
                        - Participer à la protection des os contre la décalcification, en étant unprécurseur de la vitamine D;
                        - Il fait partie de la graisses corporelle.  

                Les divers taux de cholestérol :
                Vous avez sûrement entendu parler de “bon” et de “mauvais” cholestérol : ces appellations sont erronées et un abus de langage : il n'y a qu'un seul cholestérol.

                Par contre il y a deux modes de transport du cholestérol dans le sang, mettant en jeu deux types de protéines.
                Le cholestérol n’est pas soluble dans le sang et il faut donc que d’autres molécules se chargent de le transporter des lieux de production aux cellules de notre corps; ce sont ces protéines de transports que l’on appelle ainsi, mais elles ne sont pas du cholestérol.

    "Bon" et "mauvais" cholestérol.

                Les lipoprotéines à basse densité (LDL : Low Density Lipoprotein) et les lipoprotéines à très basse densité (VLDL), transportent donc le cholestérol, ce qui est bénéfique, mais des taux importants de LDL ou VLDL conduisent au dépôt de cholestérol sur les parois des artères.
                En effet les récepteurs à LDL et VLDL du foie et des tissus sont en effet très sensibles et, au moindre changement biochimique d'une LDL, du fait d'une oxydation ou dégradation liée à la fumée de cigarette ou à d'autres facteurs, les lipoprotéines transportant le cholestérol ne sont plus reconnues, et sont alors phagocytées par les globules blancs, puis forment un dépôt dans les vaisseaux sanguins sous forme de “plaques d'athérome”, ce qui accroît le risque de maladies cardiovasculaires, comme on l'a vu ci-dessus
                D’où pour les LDL et VLDL, le nom de « mauvais » cholestérol, alors que ce n’est pas du cholestérol.

                Les lipoprotéines à haute densité (HDL : High Density Lipoprotein) déchargent les artères et les tissus extrahépatiques du cholestérol oxydé, et le ramènent vers le foie où il est dégradé ; on parle alors de « bon » cholestérol, même si le cholestérol récupéré est usé et va être recyclé .

                En définitive : 
                            - Plus le taux sanguin de HDL-cholestérol est élevé, plus le risque d'athérosclérose est faible ;

                            - A contrario le risque d'athérosclérose est d'autant plus fort que le LDL-cholestérol est élevé.
                Dans votre résultat d'analyse, vous devez trouver le taux de cholestérol total, celui de LDL En fait le taux de cholestérol total est voisin de la somme LDL + HDL puisqu'il est transporté principalement par ces deux protéines. Mais il peut être légèrement supérieur car il y a un peu de cholestérol libre dans le sang (non transporté).
                Les taux normaux de ces substances sont les suivant :
                            - cholestérol       < 2g/l
                            - LDL                  <1,6 g/l
                            - HDL                 > 0,35 g/l
                            - Triglycérides   < 1,5 g/l
              Les triglycérides sont une autre catégorie de lipides, qui est associée au risque d'athérosclérose, mais de façon moins nette que le cholestérol. 
              Toutefois la valeur maximale admise du LDL peut être moindre si vous avez des "facteurs de risque" que seul le médecin peut estimer (tabagisme, hypertension artérielle, sédentarité, surpoids, trop de cholestérol.total, hérédité, diabète, maladies notamment cardio-vasculaires ...) : il est courant de prendre des valeurs maximales de 1,3, 1,0 ou 0,7 g/l pour un deux ou trois facteurs de risque.

                Don,sii vous avez un peu trop de cholestérol, ce n'est pas grave si vous avez beaucoup d'HDL qui l'éliminera. Par ailleurs ce taux augmente avec l'âge et on considère qu'il est normal au dessous de 2g, plus la valeur de l'âge après la virgule (2,60 g:litre à 60 ans, à condition d'avoir un LDL normal et un HDL élevé.
                Ce qui est mauvais c'est d'avoir trop d'LDL

     
     
     

     

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    Gueule de bois

                      Savez vous ce qu'est une veisalgie ?

              Au lendemain des fêtes, beaucoup se plaignent d’avoir la « gueule de bois » et appliquent des recettes diverses pour soulager cette sensation inconfortable qui se manifeste à la suite d'une consommation excessive d’alcool.
              Cette expression bien courante vient de la sensation de raideur des muqueuses de la bouche sous l’effet de l’alcool, car elles sont déshydratées, et on a donc l’impression d’avoir un palais en bois.
              Le terme médical pour la gueule de bois est la « veisalgie ». Dans certaines régions francophones comme au Québec ou en Belgique, on peut rencontrer le terme « xylostomiase »
    La consommation d’environ 1,5 g d’alcool par kg de poids corporel (de 3 à 5 consommations pour une personne de 60 kg; de 5 à 6 pour une personne de 80 kg) conduit presque invariablement à une veisalgie plus ou moins prononcée.

              Quant à la cause, elle est en fait multiple, l’alcool étant de l’éthanol, mais il donne par transformation des aldéhydes (voir votre cours de chimie de terminale), et par ailleurs les alcools et vins que l’on consomme contiennent aussi des esters très volatils, qui leur donnent des parfums, mais contribuent aux troubles cérébraux ultérieurs. D’autres substances peuvent aussi contribuer à ce malaise.
              Les alcools blancs sont en général moins nocifs que les alcools bruns ou le vin (à quantité d’alcool équivalente bien sûr). Plus vous êtes maigre et plus l’alcool aura d’action. Dilué par de l’eau et des aliments l’alcool sera moins absorbé par l’organisme et la déshydratation moindre.


    Gueule de boisGueule de bois

     

                        Les effets sur l'organisme :

              L’alcool est transformé par le foie en divers composés chimiques dont l’aldéhyde éthylique ou acétaldéhyde, une substance qui peut notamment causer des nausées, des vomissements, des sueurs, etc., lorsque l’organisme en est saturé. Il peut s’écouler jusqu’à 24 heures pour que le corps transforme l’acétaldéhyde en acétate, une substance aux effets nettement moins désagréables.
              La digestion de l’alcool exige un énorme effort de la part du foie. Lorsqu’il est au maximum de sa forme, le foie peut éliminer environ 35 ml d’alcool éthylique pur en une heure, ce qui équivaut à environ une bière, un verre de vin ou 50 ml de vodka. Tandis qu’il peine à digérer l’alcool, l’organisme souffre de déshydratation.
              Durant l’intoxication alcoolique et la veisalgie qui s’ensuit, l’organisme subit une acidose, c’est-à-dire que le corps a plus de mal que d’habitude à maintenir l’équilibre acide/base nécessaire à son intégrité
              A part cette sensation de gueule de bois, l’abus d’alcool, même s’il est en deçà de l’ivresse, entraîne une baisse de la mémoire, de la vigilance, de l’attention, et des réflexes (d’où les accidents de véhicules), une sensation de fatigue et de faiblesse, des maux de têtes et éventuellement des nausées.
              De plus l’abus d’alcool peut entraîner une hypoglycémie, avec des vertiges et des contractions musculaires.

                        Quels sont les remèdes ?

              Bien sûr le plus radical aurait été de boire moins, mais c’est trop tard pour le faire.
    On peut limiter l'effet de l'alcool en mangeant et buvant de l'eau en même temps que l'absorption d'alcool.

              Evidemment il ne faut pas boire encore de l’alcool. Les remède du type boire de la bière ou du pastis le lendemain matin est totalement absurde et ne fera qu’indisposer plus encore votre estomac. Il faut au contraire s’abstenir de consommer de l’alcool pendant deux ou trois jours.
              Par contre on peut boire beaucoup d’eau voire des jus de fruits, ce qui réhydrate et diminue la concentration d’alcool dans le sang. Toutefois il vaut mieux boire un jus de tomate plutôt que du jus d'orange, acidifiant.

    Gueule de bois         Mais chacun y va de sa recette : douche froide , café fort, avec du sel !!, une cuillerée d’huile d’olive, des huîtres ou de la soupe de poisson, de la soupe à l’ail dans le midi ou de la bouillabaisse, des filets de hareng marinés enroulés autour de cornichons et d’oignons (les rollmops), du jus d’artichaut, du jus de tomate avec des jaunes d’oeufs (cela vaut mieux que de les mélanger à du rhum !).
              Au plan médical, tous ces remèdes ne semblent pas avoir beaucoup d’effet, et la caféine du thé ou du café risque même d’être mauvaise pour le cœur, et qui sont acidifiants.
       

    Gueule de bois       L’élimination d’alcool est lente, mais c’est le remède le plus efficace : 0,1 à 0,15 g parheure, et ni l’exercice physique, ni la douche froide ne l’élimineront plus vite. Par contre ils vous réveillent un peu de votre torpeur, mais l’exercice physique doit ne pas être ni dangereux (on sous-estime le danger), ni éprouvant pour le cœur.
              Les pansements gastrique ou à la rigueur l’huile peuvent éviter des désagrément stomacaux mais n’élimineront pas l’alcool non plus.
              Ne prenez pas de médicaments : l’alcool interagit négativement avec plus de 150 médicaments.
              Le métabolisme de l’alcool peut renforcer l’effet toxique du paracétamol pour votre foie, déjà éprouvé par les agapes, et l’aspirine ou l’ibuprofène, s’ils soulagent les maux de tête, peuvent irriter votre estomac et aggraver votre gastrite alcoolique.

              Mangez léger le lendemain : toasts grillés et bouillon salé, pas trop gras, et des mets léger, mais c’est mieux que la diète complète. Rien de tel qu’une bonne sieste pour attendre la remise en état de votre foie. Et pas de somnifère surtout dont l'effet est aggravé par l'alcool (Romy Schneider en est morte).… Les hydrates de carbone, pain, craquelins...) sont plutôt alcalinisants.
              Il est évidemment peu recommandé de faire à nouveau un gueuleton !
              Le plus terrible, c’est effectivement le repas du premier de l’an après le réveillon de la veille !!

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  •           Au moment des fêtes de Noël et du jour de l'an, beaucoup d'entre nous mangeons plus de chocolat que d'habitude. Faut il s'en inquiéter.?
              Moi-même j'aime bien le chocolat noir et le clavier de mon macintosh est en chocolat.
              Je dois en racheter un par semaine, mais mon moral est bon grâce à cela !!! LoL

    Le bon chocolat est bénéfique pour la santé.

              Le chocolat contient plus de 300 substances chimiques différentes qui nous influencent de diverses manières.
              Par exemple un neurotransmetteur naturellement produit par le cerveau, l'anandamide, a été isolé dans le chocolat par des chercheurs de l'université de San-Diego. Les récepteurs neuronaux à l’anandamide sont aussi ceux auxquels se fixe le THC, le principe actif du cannabis. L’anandamide du chocolat pourrait donc peut-être contribuer au sentiment de bien-être rapporté par les personnes accrocs au chocolat.
    Mais 30 kilos de chocolat devraient être ingurgités pour avoir des effets comparables à un joint de cannabis ! Je suis certain que cela est au delà des capacités de mes petits enfants et donc cela ne m’alarme pas. LoL...   
              Près de 15 % des hommes et de 30 % des femmes avouent avoir des envies compulsives de chocolat. La proportion est double chez les ados (bien que beaucoup de filles préfèrent la nutella).   
              On en a effectivement identifié certaines substances qui pourraient provoquer des effets de dépendance comme la caféine et la théobromine, un autre stimulant un peu moins puissant. Mais ces substances se retrouvent en trop faible quantité dans le chocolat pour avoir vraiment un effet. 
              Même chose pour la présence de phényléthylamine, une substance reliée à une famille de stimulants : les amphétamines. A titre d'exemple, le chocolat contient moins de phényléthylamine que le fromage de chèvre.! (attention à ceux qui vont sur “face bouc”).
              En définitive, plusieurs scientifiques s'accordent pour dire que la dépendance au chocolat pourrait être simplement due à son bon goût qui entraîne une sensation de plaisir intense qu'on veut renouveler.

              Bien entendu le chocolat contient surtout des substances nutritives : protéines, glucides, donc des sucres et des graisses. Pour celles-ci, dans les bons chocolats c'est essentiellement du beurre de cacao. Mais dans les chocolats de mauvaise qualité, celui-ci est en partie, remplacé par d'autres graisses, qui ne sont pas bonnes pour la santé.            
              Ce que je vais dire ensuite concerne le "bon chocolat".           
              C'est un aliment calorique : 120g de chocolat pur renferment 525 calories, et le chocolat au lait, davantage encore. Donc attention à cet apport de calories qui, à l'excès, et en l'absence d'exercices, fait grossir.   

    Le bon chocolat est bénéfique pour la santé.Le bon chocolat est bénéfique pour la santé.

                       Par contre, mangé en quantités raisonnables, le chocolat est bénéfique :             

                        - Il contient du magnésium, du potassium et même pour le chocolat au lait, du calcium : ces atomes, transportés sous forme d'ions dans le sang, sont nécessaires au système nerveux et notamment au cerveau.            
                        - Il contient du fer, utile pour le transport de l'oxygène par l'hémoglobine du sang, et du chrome, qui participe à la régulation du sucre dans le sang.            
                        - Il met de bonne humeur, il améliore sans doute notre taux de sérotonine. Il faudrait en donner à Trump pour atténuer ses instincts haineux.
                        - il stimule la sécrétion d’endorphines, les analogues naturels de la morphine, produits par le cerveau, et qui soulagent la douleur.            
                        - Il tient en éveil . Le chocolat est une source de caféine, substance stimulante. (100 g de chocolat contiennent environ 20 mg alors que 100 g de café moulu contiennent 57 mg de caféine). Le chocolat de bonne qualité est plus riche en caféine que les produits bon marché.                       
                        - Il permettrait de contrôler le taux de mauvais cholestérol . Le beurre de cacao contient de l’acide stéarique, une graisse saturée réputée pour son action bénéfique sur le cholestérol. - Il prolonge l’impression de satiété. L’index glycémique (taux d'absorption du sucre contenu dans un aliment par le sang) du chocolat noir , sans sucre ajouté (composé de plus de 70% de cacao), est assez bas (environ 22). Ainsi, l’énergie qu’il apporte est libérée lentement dans le sang, ce qui procure une impression de satiété durable. Donc si on n'en mange pas trop, il évite donc de grossir en diminuant vos envies boulimiques.            
                        - Il faciliterait la digestion du lait . Des chercheurs de l’université de Rhode Island ont découvert que l’addition d’une cuillère à café et demi de cacao dans une tasse de lait permettait de supprimer les crampes et les sensations de ballonnements chez les personnes supportant mal le lactose. Le cacao stimulerait la production d’une enzyme, la lactase, utile à la digestion des produits laitiers.             - Il pourrait accroître l’espérance de vie . Les chercheurs de l’université de Harvard ont suivi 5 années durant 7841 personnes âgées de 65 ans et plus. Les consommateurs modérés de chocolat (de 1 à 3 tablettes par mois bof moi j'en mange davantage !!), vivaient environ un an de plus que les abstinents.            
              Les avis des médecins sont partagés sur l’interprétation de ces résultats. Ils pensent que cette longévité est liée aux polyphénols. Ces antioxydants empêchent le mauvais cholestérol d’endommager les artères et les vaisseaux sanguins. Des médecins de l’université de Californie à Davis affirment que 50g de chocolat au lait contiendraient autant de polyphénols qu’un verre de vin. Selon les rapports publiés dans un journal médical britannique, le chocolat noir contient 4 fois plus que le thé noir, d’antioxydants, reconnus bénéfiques dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires et le cancer.                    

              Le chocolat ne peut se substituer aux autres aliments . Si vous calmez vos tiraillements d’estomac à l’aide de sucreries, vous risquez de perdre l’appétit pour les aliments nutritifs nécessaires à votre corps, tels que les fruits et les légumes frais, les viandes maigres, les céréales et les produits laitiers écrémés.           
              Par ailleurs, comme tout aliment sucré, il provoque des caries et il faut se brosser les dents. Mais, selon des études récentes, le beurre de cacao contiendrait des substances freinant la formation de la plaque dentaire.           
              Consommé à outrance, le chocolat augmente le taux d’amphétamine phényléthylamine naturelle. Une concentration importante de cette substance chimique sécrétée par le cerveau peut provoquer des sautes d’humeur.
              Enfin, chez des personnes sensibles à cette substance, la caféine peut parfois engendrer des problèmes d’estomac et des tremblements, augmenter le taux d’acides gras dans le sang, le rythme cardiaque, la vitesse de respiration, et provoquer, enfin, des troubles du sommeil.           

              Donc il faut comme d'habitude, rester raisonnable et je ne consommerai pas un kilo de chocolat par semaine avec l'espoir de vivre jusqu'à cent ans (sans être gâteux toutefois).

    Le bon chocolat est bénéfique pour la santé.

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              Rien n'est aussi étrange qu'un être humain qui pleure et pourtant cela arrive souvent et à tous.
             
    Mais c'est une caractéristique humaine : les animaux gémissent ou crient, mais aucun ne verse des larmes d'émotion. Les glandes lacrymales, quand elles existent comme chez les primates, ont un simple rôle de lubrification de l'oeil.
              Quant aux larmes de crocodile, c’est une légende : on croyait autrefois que les crocodiles pleuraient quand ils mangeaient leur proie. Pleurer des larmes de crocodile, c’et aujourd’hui « faire preuve d’une fausse émotion ».
              Chez l'être humain, une connexion neuronale existe entre les glandes lacrymales et les zones du cerveau émotionnel. qui détectent, ressentent et expriment des émotions.

               Comme chez les animaux, les larmes humidifient l'oeil à chaque battement de paupière.
              Autre fonction physiologique, humecter l'oeil agressé par un coup ou un produit chimique irritant (quand vous pelez des oignons par exemple).

               Les larmes émotionnelles sont très particulières : elles contiennent beaucoup plus de protéines, de potassium et de manganèse que les précédentes larmes à vocation physiologique.
              Elles sont aussi très chargées en hormones et notamment en prolactine qui contrôle les neuromédiateurs des récepteurs nerveux des glandes lacrymales et en ACTH (adénocorticotropine), qui est produite lorsque nous sommes stressés et anxieux.
              Les femmes, qui ont, après la puberté, une concentration naturelle plus élevée en prolactine que les hommes, pleurent plus souvent qu'eux. Ce n'est pas parce que les hommes sont plus forts et moins sensibles : un mythe qui s'écroule ! !

              Le système nerveux autonome contrôle des opérations inconscientes, telles la respiration et la fréquence cardiaque, ainsi que le fonctionnement d'organes, tels les reins ou le cerveau. Il est lui même constitué de deux sous-systèmes, nommés sympathique et parasympathique. Le rôle de ces sous-systèmes dans les pleurs est controversé, mais intéressant.
              Le système nerveux sympathique prépare à la fuite ou au combat - physiquement, mentalement et émotionnellement, sous l’impulsion des centres amygdaliens du cerveau..
              Quand nous avons peur, il envoie des messages pour préparer notre corps à résister et à se battre - ou à fuir.
              Le système nerveux parasympathique ramène ensuite les fonctions activées dans leur état normal.
              Certains neurologues pensent que les pleurs sont dues à une contrariété (donc commandées par le système sympathique), et d'autres au contraire que l'organisme recherche ainsi un soulagement ( et donc commandées par le système para-sympathique).
              Aucune étude à ce jour n'a pu les départager.
              On pourrait penser que nous cherchons à surmonter notre contrariété pour éviter un stress trop important.

              Les larmes pourraient avoir, pour notre espèce, un rôle de communication destiné à augmenter l'entr'aide et la coopération nécessaires entre personnes. 
             
    Elles se remarquent et sont le résultat d'une souffrance.
              Mais comme elles n'apparaissent que chez une personne qui ressent de profondes émotions, elles ne sont pas faciles à simuler. Elles envoient donc un message clair : les sentiments sous-jacents sont réels et, par conséquent, doivent être pris au sérieux (sauf évidemment si on épluche des oignons LOL).
              Les larmes révèlent notre état le plus vulnérable, indiquent que toutes nos défenses se sont effondrées.
              Les liens émotionnels intenses qui se forment en partie grâce aux pleurs auraient permis aux communautés humaines de s'allier plus efficacement que cela n'aurait été le cas sans les larmes.

              Des relations sociales complexes demandent des moyens complexes de communication. Dans notre espèce, le langage est l'un de ces moyens.
              Les larmes, avec les messages forts et visibles qu'elles apportent, en sont un autre. en associant les émotions primaires avec un cerveau humain capable de réfléchir sur ses sentiments.
              Elles aident à surmonter des émotions qui restent hors de portée des mots, qu'il s'agisse d'une profonde tristesse, d'une frustration, de joie, de fierté ou de douleur. Les larmes nous renseignent là où la syntaxe et les mots sont inefficaces.

               Sans les larmes nous ne serions pas humains.

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  •     Vous savez sûrement ce que c’est qu’un placébo en biologie : c’est un pseudo médicament qui n’a aucun effet thérapeutique et que l’on administre à une personne en lui faisant croire que c’est un vrai médicament. Dans certains cas il y a effectivement un effet thérapeutique, mais évidemment cela ne tue pas les microbes.
        A l’origine l’effet est purement psychologique. Mais cela peut induire des réactions thérapeutiques de l’organisme : par exemple un faux médicament de lutte contre la douleur, bien qu’inactif, peut entraîner, par effet psychologique, la sécrétion naturelle d’endorphines, substances qui vont lutter contre la douleur à la place du faux médicament.
        Le contraire peur être vrai : on peut créer une réaction psychologique
    négative et on parle alors d’effet « nocebo ». On sait qu’on peut grâce à des récits ou des images, provoquer des dégouts ou des nausées.
        Les neurobiologistes ont montré que ces effets sont inconscients, et que les centres responsables sont en particulier le cortex cingulaire de notre cerveau émotionnel et l’insula qui communique avec l’hypothalamus et remonte à la conscience des informations de nos viscères
        Le problème c’est qu’on ne se rend pas compte de l’effet qu’on peut produire, et cela non seulement au niveau d’une personnes, mais aussi à celui d’un groupe ou d’une population. Evidemment on n’agit alors que sur les personnes les plus influençables, prêtes à croire sans vérifier si les informations sont crédibles et dignes de foi.

        J’ai lu dans la revue « Pour la Science », une anecdote qui m’a montré une fois de plus, combien les média et les réseaux sociaux sont irresponsables, face aux conséquences des fausses informations qu’ils diffusent.En 2009 des habitants de Saint Cloud ont ressenti des maux de tête, des saignements de nez, des vertiges et ils étaient persuadés que cela était dû à l’installation récente de trois antennes-relais de téléphonie.
        Une association envisagea de déposer une plainte car les antennes étaient proches d’une école et d’une maison de retraite et évidemment les média ont monté l’affaire en épingle, dénonçant le scandale physique et sanitaire et montrant partout le calvaire de ces personnes sensibles aux rayonnements électromagnétiques.
        Mais après tout le bruit autour de cette affaire, on s’est rendu compre que, si les antennes étaient en place, les appareillages électroniques n’étaient pas installés et le raccordement au réseau électrique n’était pas encore effectué : donc pas de rayonnement électromagnétique.
        Certes les personnes concernées souffraient réellement, mais d’une épidémie causée par les propos alarmistes et d’avoir cru fermement qu’ils étaient victimes des ondes électromagnétiques.
        Des chercheurs ont montré depuis, que le fait de recevoir de nombreuses informations sur les effets néfastes des champs électriques, non seulement angoissait des personnes qui habitaient à proximité d’antennes, mais provoquaient des symptômes analogues à ceux décrits, chez des personnes qui avaient une certaine sensibilité aux champs électromagnétiques, ben qu’elles n’y soient pas exposées, parce que trop loin des antennes.
        Finalement le principe de précaution et « prévenir pour éviter d’avoir à guérir », ne sont pas toujours souhaitables et diffuser des informations alarmistes en matière de santé publique peut donner à certains l’impression d’être malade, par effet nocebo.
        On constate d’ailleurs que les plaintes de santé sont lus fréquente là où il y a beaucoup d’information sur certaines nuisance et où agissent des associations de défense contre des actions diverses. C’est le cas notamment des éoliennes et de certaines usines.
        Les réactions sur les vaccins relèvent aussi du nocébo, pour la plupart.
        Par contre la plupart des effets nocifs des pesticides sont réels.et malheureusement ce sont ceux que les pouvoirs publics prennent le moins en compte (voir le cas du glyphosate).

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