•      Je suis tombé par hasard sur un blog avec une grande "affiche" qui posait la question : "l’homme est il naturellement bon ou mauvais ?"
        C’est un sujet de dissertation bateau que beaucoup d’entre vous ont sûrement eu et que j’ai traité aussi dans mon enfance.
        Rappelez vous, en première où Jean Jacques Rousseau se faisait le chantre de la bonté innée de l’homme.
        Et en philo, Kant affirmait que l’homme était un “animal” comme les autres, avec ses instincts, et qu’il ne devenait un être moral que lorsque sa raison s'élevait jusqu'aux concepts "du devoir et de la loi", ce qui signifie que l'homme peut devenir moral grâce aux sociétés qu'il a  mises en place et aux cultures qu'elles partagent.

    L'homme est il naturellement bon ou mauvais ?    Il y a ceux qui croient que l’homme est naturellement bon et que le système le pervertit, et ceux qui croient que l’homme est naturellement mauvais et que le système, notamment éducatif,  doit le recadrer.
        Rassurez vous, je ne vais pas me lancer dans la philosophie; il y a, sur eklablog, beaucoup de profs beaucoup plus douées que moi à ce sujet.
        Je vais vous faire part de certains résultats de recherches de biologistes concernant l’altruisme et le dévouement vis à vis d’autrui.

        Tania Singer et ses collègues de l'Université de Zurich, ont demandé à des supporters de football d’observer un supporter de la même équipe, ou de l'équipe adverse, en train de recevoir une décharge électrique. Les supporters avaient la possibilité d'aider la personne souffrante en déviant une partie de la décharge sur eux-mêmes, ou bien de ne rien faire et, dans ce cas, ils pouvaient soit regarder ailleurs, soit observer la scène.
        La plupart des supporters compatissaient avec une personne arborant les couleurs de la même équipe et prenaient sur eux une partie de sa douleur physique, mais préféraient regarder souffrir une personne soutenant l'équipe adverse

    http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/Naccumbens.jpg
        Dans leur cerveau, deux zones très différentes s'activaient :
             - dans la situation de compassion, le cortex insulaire antérieur du cerveau émotionnel ;
             - dans la situation de cruauté, c'était le noyau accumbens, généralement impliqué dans les sensations de plaisir.
        La “zone de la cruauté” (le noyau accumbens) est un générateur de plaisir, activé aussi bien par la nourriture que par l'alcool, les drogues ou le sexe.
        Son implication dans des situations analogues à celle de l’expérimentation laisse penser que la cruauté à l'égard des groupes externes est un comportement profondément ancré. Elle aurait rempli une fonction de survie au cours de l’évolution.
        Le psychologue turc Muzafer Sherif a observé, dans les années 1960, que des individus normaux placés en situation de pénurie formaient rapide- ment des groupes antagonistes qui s'affrontaient pour l'accès aux ressources.
        La sélection naturelle aurait ainsi privilégié la capacité d'aider et celle de tuer.

     L'homme est il naturellement bon ou mauvais ?    L’existence de structures cérébrales différentes, dédiées à des manifestations d'altru
    isme envers les personnes affichant la même appartenance identitaire que lui, et d'hostilité vis-à-vis des membres de groupes externes,suggère que l'être humain est double vis-à-vis des thématiques altruistes. Il n'est ni bon ni mauvais, mais exprime ses tendances compassionnelles ou cruelles selon l'identité de la victime.
        Mais pour expliquer l'existence de sentiments universels d'altruisme, non cantonnés à des groupes d'appartenance il ne faut plus se référer à la théorie de l'évolution, mais à l'influence des cultures.

        Ce n'est pas l'homme qui est bon ou mauvais, mais les messages culturels qu'il produit collectivement et qui agissent en retour sur lui, dans l’un ou l’autre sens.
        Méfions nous donc des réseaux sociaux
        Au fond les biologistes donnent plutôt raison à Kant !

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Le bien et le mal : notion culturelle ou personnelle ?

         Evidemment dès hier soir, j'avais, suite à mon article sur , plusieurs mail qui me demandaient comment concilier son attitude avec les notions de bien et de mal.
        C'est une question qu'on est forcément amené à se poser quand on est confronté à ce que nos parents nous enseignent sur la morale, ce qu'une religion veut nous imposer ou pire, ce que décrète Trump qui décide ce qu'est le bien et le mal et qui veut aligner le comportement de chaque américain sur ses conceptions.

       Chacun de nous a un certain bagage génétique, qui résulte, depuis la préhistoire de la sélection naturelle chère à Darwin.
        Cet atavisme est responsable notamment des réactions de sauvegarde de l’individu face à certains dangers, impulsives et avec un très faible contrôle rationnel.
        Il oriente aussi (associé aux aspects biologiques et notamment hormonaux) certaines grandes aspirations, tels que l’instinct maternel et de stabilité du foyer chez la femme et l’esprit de chasse et d’aventure chez l’homme, mais aussi de protection du foyer et de subvenir aux besoins de la famille.
        Mais au plan moral et associé au développement des civilisations et des cultures, ce patrimoine va apporter un “inconscient collectif” et ce que CG Jung nomme des “archétypes”, formés “d’à priori”  : préjugés, tabous, idées préconçues, us et coutumes,  règles implicites.  
       Cela est destiné à protéger l’espèce et sa civilisation; (par exemple dans notre civilisation, la   tendance naturelle à ne pas avoir de relations sexuelles au sein d’une même famille, ou à ce que la majorité des couples soient de sexes différents...).

    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/4244.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/jiminy2.gif

         Il y a ensuite toutes les règles éducatives que nous recevons enfants, d’abord de notre famille, avec des règles morales, éventuellement issues de convictions religieuses, mais aussi avec des “à priori” issus de notre civilisation et de notre appartenance à une certaine communauté (nationale, ethnique, régionale, catégorielle, religieuse ....), qui ensuite sont complétées par des instances hors famille (profes-seurs, amis, et plus généralement toute personne ayant une influence sur nous).
        Ceci constitue un bagage moral qui nous est imposé et que nous acceptons enfants, (plus ou moins “bien” élevés !), et que nous contestons à l’adolescence.
        Par la suite notre cortex intervient et nous remettons partiellement en cause ces règles. Nous en acceptons alors certaines en connaissance de cause, nous en rejetons d’autres et nous transformons certaines d’entre elles.
        Nous constituons ainsi notre propre morale personnelle  (qui d’ailleurs pourra évoluer dans le temps à la suite d’événements ou de rencontres), ce que les psychologues, à la suite de Freud, appellent le “surmoi” et qui est l’ensemble des règles que nous acceptons et auxquelles nous adhérons : nos “valeurs”..
        Pour moi, il n’y a donc pas (comme pour M. Trump, beaucoup de religions et presque toutes les sectes), un “Bien” et un “Mal” universels, les mêmes qui devraient s’imposer à tous (et qui évidemment sont ceux de M.Trump ou du gourou, et qui doivent être imposés aux autres; c’est d’ailleurs l’attitude de tous les intégristes, quelle que soit leur philosophie ou leur religion).
        Chaque personne a droit a son “surmoi”, à sa notion personnelle du bien et du mal, car c’est sa liberté de pensée, (y compris religieuse bien entendu), mais en conséquence de cet aspect individuel, il peut évidemment en parler, mais n’a pas à en faire de prosélytisme, car il doit respecter la liberté des autres.
       
        Mais cette morale personnelle ne doit pas porter atteinte à la collectivité et à son voisin. C’est l’autre aspect collectif, tout à fait distinct du premier. Vous ne devez pas croire que tout vous est permis même si vous estimez que c'est "bien".
       
        A défaut de cette restriction, que se passe t’il : chacun fait ce qu’il trouve juste et finalement ce qui lui plaît, ce qu’on croit bien (ou tout simplement avantageux pour soi), et si on n’est pas content, si on est offensé ou attaqué, on fait justice soi même.
        C’est ce qui existait il y a 5000 ans mais malheureusement ce qui existe encore aujourd’hui, même chez nous.
        C’est ce qui a été à l’origine des croisades catholiques, de l'Inquisition, des guerres de religion, des massacres ethniques récents en Afrique, ce qui fait condamner par les intégristes musulmans tous ceux qui n’ont pas leur foi, mais aussi de façon beaucoup plus subjective ce qui provoque les bagarres (entraînant parfois la mort), entre jeunes parce que l’un a osé regarder l’autre d’une façon qui ne lui plaît pas, courtiser une fille de la bande rivale ou empiéter sur son territoire.
        C’est aussi le domaine de la cruauté et de la vengeance, la vendetta des Corses, c’est l’attitude “oeil pour oeil et dent pour dent” (mais qui n’est pas la” loi du talion”)
        Cela résout les problèmes quand il y a un faible, qui devient l’opprimé du plus fort, (voir le Moyen Orient actuel), mais, quand ce n’est pas le cas, on aboutit à la violence entretenue, comme celle entre Israël et la Palestine, qui ne cessera pas tant que les Palestiniens continueront à envoyer des obus sur Israel et les Israéliens à créer des colonies en Palestine.
    Le bien et le mal : notion culturelle ou personnelle ?
        Le seul moyen d’enrayer cette violence et cette vengeance individuelle et les cruautés qui en résultent, c’est l’application de règles : la loi et la justice qu’elles soient nationales ou internationales.
        C’est ce que je développerai dans le prochain article, une certaine “histoire du droit et de la justice” dans l’antiquité.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • http://lancien.cowblog.fr/images/Unknown-copie-2.jpg
        J’ai déjà fait des articles sur la notion d’inné ou d’acquis, sur l’ADN et l’épigénétique, mais je voudrais revenir sur ces notions
        Il y a quelques années on considérait que l’ADN son séquencement et la génétique correspondante, définissaient complètement ce qui était inné et que l’évolution modifiait peu à peu cet ADN. Aujourd’hui, on considère que la partie silencieuse de l’ADN est extrêmement importante car elle gère des actions qui ne sont pas prévues à l'origine et des modifications de cet ADN silencieux, qui se traduisent ensuite par une nouvelle expression des gènes et la formation de protéines, entraînant des modifications et des potentialisation de notre organisme.
        Ces modifications ne sont donc ni innées, puisqu’elles n’existaient pas à l’origine et qu’elles n’auraient pas forcément eu lieu, ni acquises, car nous n’avons pas d’action sur elles comme sur l’éducation ou l’instruction et si l'environnement a  sans doute une action sur leur déclenchement, nou ne savons pas laquelle.

        En fait le terme d’inné est déjà flou, car les effets de notre ADN , même s’ils sont programmés ne sont pas immédiats, comme l’apparition des hormones sexuelles et la barbe chez un garçon, et même la plupart de nos aptitudes de la vue, l’ouïe le goût ou l’odorat, ou l’usage de nos membres, n’apparaissent que progressivement, en partie par apprentissage.
        L’aspect héréditaire de nos comportements est dû à une multitude de gênes « additifs » et l’hérédité ne peut être en général calculée selon des principes simples de Mendel. Même une caractéristique simple, comme la couleur des yeux ou de la peau, a des valeurs multiples et dépend de nombreux gènes, dont nous ne connaissons qu’une partie.
        Certains traits sont immuables comme le nombre de coeurs, d’yeux d’oreilles de poumons. Il peut y avoir des exceptions, mais qui sont alors des anomalies de formation.
    Ces trains sont innés mais pas héréditaires à proprement parler. Ce sont en général des traits morphologiques ou physiologiques.
        Les études faites sur des jumeaux homozygotes montre que, en ce qui concerne les traits physiques humains, une partie importante est héréditaire, et l’environnement a une influence assez faible, alors que pour les aspects comportementaux ou d’aptitudes si l’environnement général partagé a peu d’influence, plus de la moitié des différences sont imputables à l’environnement particulier de chaque individu. L’héritabilité sur des aptitudes n’est que d’environ 30%.
    Cela veut dire que selon l’environnement, deux génotypes identiques s’expriment différemment, car des modifications de l’ADN silencieux entrainent des modifications de l’individu.
        La dichotomie « inné » acquis » est donc assez fallacieuse et il ne faudrait pas que certains apprentis sorciers veuillent, à partir d’études générales de génotype sur toute une population, tirer des enseignements sur les individus et vouloir favoriser certaines caractéristiques du génome des individu. Plus que jamais l’eugénisme est dangereux.

        Envoyez quelques cheveux à un laboratoire et vous saurez tout sur les origines de votre famille, sur votre généalogie. Une croyance qui fait fureur sur internet.
        La publicité fait rage aux USA dont la population a des origines très diverses, notamment africaine, européenne et hispanique. Quatre grandes société y ont trouvé un business très rentable. Près de 100 millions de personnes ont eu recours à de tels tests dans le monde dont environ 100 000 français, bien que ce type de test soit interdit en France.
    Qu’en est il vraiment ? Existe t’il des marqueurs génétique de l’ethnie, et la géographie a t’elle eu une influence sur les gènes de notre descendance.?

        Il y a quelques années on ne savait analyser dans l’ADN qu’une centaine de marqueurs génétique, ce qui suffisait pour un test de paternité, mais revenait très cher et demandait du temps. Puis les laboratoire américains ont pu grâce aux progrès techniques et à l’augmentation de la capacité informatique, analyser rapidement et pour un prix abordable, des dizaines, puis des centaines de milliers de marqueurs, ce qui donnait une plus grande précision pour comparer les ADN de deux individus.
        Des recherches ont eu lieu sur l’ADN dans divers pays et sur des populations restreintes et des échanges de données ont permis à ces sociétés de rassembler des données considérables quant aux caractéristiques génétiques des populations actuelles.
        Les sociétés américaines proposaient à leurs clients de rechercher toutes les personnes actuellement en vie, qui pouvaient être plus ou moins apparentées avec vous (évidemment notamment des personnes connues, comme des artistes, des personnes richissimes  ou des politiques).
        Mais ces bases de données sont encore très insuffisantes pour identifier un grand nombre d’ethnies et de utilisateurs ont été étonnés de résultats d’essais successifs qui avaient des résultats différents ou de résultats divergents issus de sociétés de tests différentes.
        Mais surtout les renseignements généalogiques sont par principe, très incomplets comme le montre le graphique ci dessous.
    Trois types d’analyses sont en effet possibles :
        - l’ADN « autosomal » des 22 chromosomes non sexuels d’un homme ou d’une femme.
        - L’ADN du chromosome Y d’un homme ou X d’une femme
        - Le petit ADN circulaire contenu dans les mitochondries des cellules, non pas dans le noyai, mais dans le cytoplasme

    Inné ou acquis; génétique et épigénétique.
        L’analyse des mutations de marqueurs de l’ADN autosomal  permet de remonter à certains groupes de populations et de fournir une hypothèse sur l’origine géographique d’un individu. S’il appartient à un groupe de population dont les mutations d’ADN sont nombreuses et ont été étudiées, on peut remonter à environ la huitième génération, c’est à dire de l’ordre de 200 ans.

        Le chromosome X ne contient pas d’information intéressante différentes des autres chromosomes. Par contre le chromosome Y peut fournir des informations car il a peu d’échanges avec les autres chromosomes lors de la formation des spermatozoïdes. Mais les mutations qui apparaissent sur cette cellule ne sont transmises que de père en fils.
        Cela ne permet donc que de remonter à un seul ancêtre, celui de la lignée masculine.
        L’analyse des l’ADN mitochondrial ne permet que l’analyse d’une lignée féminine, car cet ADN n’est transmis que par la mère, à ses filles qui le transmettent, et à ses fils qui ne le transmettent pas. Un séquençage complet de la cellule permet de remonter d’au moins 20 générations (500 ans et parfois 5 fois plus, amis uniquement dans la filière femmes de la famille.

        En définitive, les entreprises américaines notamment, ont trouvé une source importante de profits en proposant des analyses ADN, d’abord en matière de paternité, aujourd’hui très fiables, mais ensuite à des fins de diagnostic de risque de maladie et de généalogie. Ces tests, qui demandent des banques de données énormes ne sont limités et ne sont fiables que si une étude importante a été faite sur la population dont on est issu.
    Les tests de risques médicaux ont également des inconvénients dont je parlerai demain
    Ces tests sont interdits en France sauf décision d’un tribunal.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  Darwin et les dindons de la farce.Darwin et les dindons de la farce.

     

     

     

     

     

     

     

       

     

       Chez les dindons, un mâle dominant règne généralement sur un petit groupe de trois ou quatre dindons mâles subalternes, qui lui sont entièrement dévoués, et sur un harem de femelles.

              Stuart Sharp et ses collègues, de l'Université de Sheffield en Angleterre, ont découvert que ces mâles de "^protection rapprochée", suivent le mâle dominant dans tous ses déplacements (comme les gorilles du Président de la République), et se déploient autour des femelles, qu'ils défendent contre les prédateurs. Seul le mâle dominant s'accouple avec les femelles. Eux-mêmes restent chastes toute leur vie durant, sans avoir de descendance.
              Ce constat a de quoi surprendre, car ce type de comportement semble démentir la théorie de l'évolution de Darwin selon laquelle tous les animaux cherchent à se reproduire et à transmettre leurs gènes à leur descendance.

              En analysant leur patrimoine génétique, Sharp a constaté que ces soldats dévoués sont tous apparentés au chef : frères, demi-frères ou cousins.
              Ainsi, même s'ils ne transmettent pas directement leurs gènes à leur descendance, ils assurent, par dindon dominant interposé, la transmission des gènes qu'ils ont en commun avec ce dindont. S'ils tentaient leurs chances seuls dans la nature, ils transmettraient une proportion plus importante de leurs gènes propres à leur descendance, mais cette dernière serait plus restreinte, car ils n'ont pas le charme d'un dominant, et aussi parce que les coalitions sont plus efficaces pour fidéliser les femelles que l’attrait d’un seul, car apportent la sécurité pour les rejetons futurs et pour le harem.
             En définitive, le dominant a tellement plus d'enfants grâce à ce stratagème, que le jeu semble en valoir la chandelle, (si je puis oser cette image), mais toutefois d'un strict point de vue génétique.
              Sharp en effet, n’a pas demandé leur avis à ces sympathiques bêtes. (le mâle dominant doit évidemment être content de son sort, mais les autres ?).

              Cependant au fond, ne sommes nous pas aussi les dindons de la farce. ?
    Rassurez vous je n’ai pas encore vu un coureur de jupon engager des copains pour protéger ses conquêtes des autres mâles !
              Mais il y avait autrefois la cour du roi Soleil, il y a aujourd’hui tous les ministres et députés qui obéissent presque aveuglement à leur chef de parti, (et doivent voter selon ce qu'on leur dit de faire), les bandes dans les cités, les truands qui protègent le patron de la mafia et favorisent ses exactions (et pas uniquement dans les films), les hordes qui suivent un chef ou un dictateur dans les guerres civiles ou le terrorisme,  et nous tous, esclaves de la mode et de la société de consommation.
              Je crois que Darwin se retournerait dans sa tombe, s’il voyait ainsi ce que devient l’homme lorsqu’il n’est, paraît il, plus une bête, mais un être intelligent et qu’il ne suit donc plus ses instincts d’animal.
              Je ne sais pas si cela va dans le sens de l’évolution, si ce n’est qu’effectivement, comme toujours, ce sont les plus faibles qui sont les dindons de la farce, quand ce ne sont pas des victimes malheureuses.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Inné, acquis et préférences cérébrales.

              J’avais dit, dans un précédent article, que je prendrai comme exemple d’inné ou d’acquis, les préférences cérébrales. Ne voulant pas faire un trop long article, je me limiterai à deux d’entre elles E/I et J/P. (voir mes articles quant à leur définition).

               Le fœtus est issu de deux gamètes lui apportant la moitié des chromosomes de sa mère et l’autre moitié de son père et cet apport préside à la formation de son être, en lui apportant certaines caractéristiques. Celles-ci sont évidemment très proches pour deux jumeaux homozygotes puisqu’ils sont issus de la même cellule initiale et ont donc des caractéristiques génétiques identiques à quelques mutations près.

               Mais cela est plus compliqué pour le cerveau. A l’origine, différents gènes s’expriment successivement et entrainent la multiplication des neurones, leur différenciation suivant les centres où ils se trouvent, puis guident au moyen de marqueurs chimiques la croissance des dendrites et des axones vers les neurones avec lesquels ils doivent être en liaison. Selon la nature de nos gènes différents de ceux d’une autre personne, les différents centres vont hériter de plus ou moins de neurones et de plus ou moins de connexions. C’est donc une part d’inné héréditaire. Mais dans la dernière phas ultime de connexion des axones aux dendrites suivantes, il n’y a plus de guidage et la connexion se fait au hasard. Certes c’est une part d’inné mais pas héréditaire et ainsi deux jumeaux ont des cerveaux différents.

              Nos préférences cérébrales à l’origine sont innées puisqu’elles découlent de cette formation et nous avons ainsi « un potentiel de personnalité » qui est inné.
              Nous sommes droitier ou gaucher, nous sommes par exemple plus extraverti (E) qu’introverti (I), et cela dans une certaine proportion, et notre cortex préfrontal aura tendance à plus ou moins vouloir maîtriser les événements (J) ou au contraire s’adapter à leur réalité lorsqu’ils se seront manifestés ℗.

               Voilà la part d’innéité, qui est de 100% à la naissance, mais qui n’est en fait qu’un potentiel, car nous n’avons subi aucun apprentissage et le bébé est juste capable de vivre et de se nourrir et de percevoir encore imparfaitement avec ses cinq sens, tout cela inconsciemment.
             
    Vont maintenant intervenir, d’abord l’apprentissage initial du bébé, puis l’éducation des parents, enfin l’instruction, et en permanence l’apprentissage de la vie et l’enseignement du vécu.

     

               L’apprentissage du bébé va surtout influer sur ses aptitudes physiques et sa mémoire : développement des cinq sens, reconnaitre et manipuler les objets, s’asseoir, marcher, manger sans aide, connaître son environnement…..
               Il aura peu d’influence sur ses préférences cérébrales, mais celles-ci se manifesteront, l’enfant sera plus ou moins attiré par les personnes (E) ou saura s’occuper seul (I), il voudra avoir prise sur son environnement (J) ou s’y adaptera (P).

              L’éducation des parents va lui apprendre des règles de vie d’une part, et le familiariser avec les relations humaines et la compréhension d’autrui (sa famille principalement). ‘influence de sa famille va modifier ses préférences cérébrales innées dans une certaine mesure, en les diminuant ou en les amplifiant.
               Des parents (E), qui parlent beaucoup, qui ont tendance à vouloir une compagnie permanente, qui tirent leur forces du contact avec autrui, développeront la préférence E de leur enfant, en l’amplifiant si l’enfant est déjà E, ou en diminuant sa tendance introvertie telle est sa préférence innée.
              A l’inverse des parents fortement introvertis, qui réfléchissent dans leur coin, augmenteront la tendance introvertie de leur enfant ou freineront sa préférence extravertie.
              De façon analogue, un enfant P, qui a tendance à procrastiner et à ne jamais être à l’heure, verra sa préférence augmenter si ses parents ont la même préférence et mènent une vie assez anarchique. A l’inverse des parents J, très ordonnés et organisés freineront cette tendance de l’enfant à se laisser aller.
              La réciproque est vraie pour un enfant J, dont la tendance à maîtriser les événements sera renforcée par des parents J, et qui apprendra par contre à s’adapter dans certains cas, aux événements par des parents P.

               L’instruction aura des effets différents car elle apporte certes des habitude -notamment celles de la réflexion et du travail -, mais surtout elle apporte des connaissance, une ouverture d’esprit, développe énormément la mémoire et l’intelligence.
              Par ailleurs, l’enfant, puis l’ado, s’éloigne de sa famille, se fait des copains (d’autant plus qu’il est E), et appartient à un groupe, qui lui inculque de nouvelles orientations. Ses aptitudes aux relations humaines se développent ainsi que sa tendance E, mais de façon moindre s’il est I.        
             L’instruction va influer notablement sur les aptitudes de l’enfant (dépendant surtout du développement de sa mémoire, de son intelligence, de sa capacité à innover, à faire des exercices, et de sa capacité de travail et de concentration), , et également sur certaines préférences cérébrales : développement des préférences G et S, aptitude plus ou moins grande à l’indépendance d’esprit et à la tolérance.

               Notre vécu et l’expérience de la vie, vont nous apporter des leçons, des joies et des peines, des aléas dans nos relations et certaines de nos préférences cérébrales et de nos aptitudes vont se modifier, mais plus lentement.
              En ce qui concerne les fonctions cérébrales de perception et de décision, il existe une hiérarchie entre ces 4 fonctions et un développement progressif que l’on appelle (selon CO Jung) le « chemin du serpent ». Pour une personne de préférences IGLJ, par exemple, usqu’à une dizaine d’années l’enfant ne se servira principalement que de sa fonction principale, pour un IGLJ, la perception globale intuitive, la créativité, l’imagination, le rêve, le peu de goût pour les choses répétitives et fastidieuses et pour les travaux pratiques nécessitant de la minutie.
               A l’adolescence, l’ado se servira toujours de cette fonction, mais aussi de sa fonction auxiliaire la logique, et cela d’autant plus qu’il suivra des études scientifiques et plus facilement s’il est également J, ce qui renforce sa fonction logique par une bonne organisation et la volonté d’agir sur les choses par la réflexion, et notamment sur le futur puisqu’il est aussi G.
              Ce n’est en général qu’après 20 ans où il abandonnera sa réflexion logique pour certains choix et « osera » choisir parfois selon son goût ou son impulsion, sans réfléchir.
              Quant à le fonction « cachée » ou « inférieure », elle ne sera utilisée fréquemment qu’à la maturité voire plus tard ou même jamais.

    Inné, acquis et préférences cérébrales.

              En fait ce schéma est très variable, car le développement des autres fonctions dépend fortement de l’éducation et l’instruction, des circonstances et de la volonté de l’individu de développer ses fonctions tertiaire et inférieure.
              Dans l’adolescence, les fonctions tertiaire et inférieure, plus tard la fonction inférieure interviennent cependant, mais surtout dans le « monde de l’inconscient ».
              Cela veut dire en pratique, que ces fonctions seront inconsciemment utilisées dans les moments difficiles où l’individu réagit inconsciemment : colère, peur, tristesse, stress, maladie ...
              Dans ces situations un ado IGLJ pourra réagir comme s’il était V (sa fonction tertiaire encore dans l'inconscient, alors que sa fonction auxiliaire est L) donc être colérique, impulsif,  ou prendre des décisions irréfléchies) quelquefois comme un S (en général en étant hyper sensitif)).           
             
    Un adulte réagira plutôt dans ses moments de colère ou de stress, comme un S. (sa fonction cachée). Au lieu de percevoir globalement, de s'intéresser à l'avenir, d'être imaginatif, il s'embourbera dans les détails du présent, en devenant tatillon, s'occupant de détails, devenant hypochondriaque, en devenant outrancièrement sensitif.

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique