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        Je fais souvent des articles sur le cerveau, car c'est un domaine qui m'intéresse beaucoup, mais je le fais avec une optique d'ingénieur qui regarde le fonctionnement d'une machine, donc sous l'aspect physiologique. 
        Mais mes interlocuteurs ont d'autres spécialités et donc voient les problèmes sous un autre angle, par exemple philosophique, et on me pose une question très embarrassante, à laquelle j’ai beaucoup de mal à répondre. Je suis un scientifique et pas un philosophe, et on ne peut pas tout savoir.
        Je vais quand même essayer d’en parler, mais je ne sais pas du tout si ma réponse sera pertinente, car cela me rappelle les discussions que nous avions en première et en terminale sur le jansénisme et la prédestination.
        Voilà la question, suite à mes articles sur le cerveau :
        « Si nos actes sont produits par des réactions microscopiques et souvent biochimiques dans le cerveau, où se situe la responsabilité de l’individu et notre liberté d’humain ? »
        C’est vrai qu’on peut se poser la question et c’est plus difficile d’y répondre !!
        Je vais essayer de rester concret et de ne pas verser dans la théorie philosophique et la métaphysique.
       
        Il est des actions qui se font sans qu’un ordre ait été envoyé par le cerveau. Ce sont en général des « réflexes » où l’influx nerveux qui apporte une sensation, déclenche un influx moteur au niveau de la moelle épinière. ce sont le plus souvent des actes de protection, comme si nous touchons par exemple la plaque brûlante d’une cuisinière électrique. La main a un sursaut de recul. Cela ne met guère en cause notre liberté.
        Mais le plus souvent, quand ma main fait un geste, les centres de commande de mes membres dans le cortex pariétal moteur, lui ont envoyé les influx nerveux qui ont entrainé ce geste. Mais le cortex moteur a lui même obéi le plus souvent à un ordre provenant du cortex préfrontal et en général cet ordre est conscient.
        Est ce toujours le cas.?
        En fait le schéma ci dessus est trop simple, car une fois l’ordre donné par le cortex frontal, il déclenche non pas un geste, mais toute une coordination d’actions, presque automatiques, où la main guidée par la vue, va par exemple approcher un objet, le prendre et le déposer ailleurs, ou s’en servir pour déclencher une autre action.
        Le cortex frontal se contente alors de vérifier que certains stades, certains résultats sont atteints, mais, entre ces contrôles, le processus est presque inconscient.
        Si quelqu’un a été victime d’un accident vasculaire cérébral, (ou d'une maladie invalidante comme Alzheimer), ce processus peut être perturbé. La personne peut commander une action et donner l’ordre d’exécuter un geste et qu’ensuite le processus quasi automatique déraille, et l’action peut être perturbée, voire complètement détournée de son but initial.
        Supposons que cette personne handicapée prenne une allumette pour allumer le gaz de sa cuisinière et que l’allumette lui échappe au cours du processus et mette le feu aux rideaux et qu’il en résulte un incendie, cette personne est elle vraiment responsable?
        On peut évidemment trouver plus complexe : une personne commet un crime; elle le fait au cours d’une crise de schizophrénie, ou bien on s’aperçoit qu’elle a une tumeur du cortex préfrontal, est elle responsable du geste accompli par sa main ?
        On peut encore trouver plus contestable : une personne est sous l’emprise de l’ivresse ou d’une forte dose de cannabis et ne sait plus ce qu’elle fait des ordres que reçoivent ses mains et de la coordination vue-gestes. Est elle responsable des accidents qu’elle peut commettre? (Cela dit, elle a pris volontairementnt de l'alcool ou une drogue, sachant que cela peut être dangereux.
        Et la personne complètement sous l’emprise du gourou d’une secte a t ‘elle encore son libre arbitre ?
        Sans compter les aspects génétiques; monsieur Sarkozy n’avait il pas suggéré  que l’on pouvait naître délinquant, ce qui est absurde!
        Et c’est vrai que les comportements normaux, comme les comportements déviants, sont provoqués par des événements physico-chimiques, au niveau des circuits cérébraux

        Je crois que nous ne sommes plus dans le domaine scientifique de la neurobiologie, mais dans un domaine à cheval sur la philo et le droit.
        Dans ce domaine, Ia responsabilité présuppose la liberté, et qu'une action est libre si elle satisfait les trois conditions suivantes :
             - elle est intentionnelle et consciente, et n'est donc pas un simple mouvement physique (tel un réflexe ou un tic) ;
             - la personne comprend ce qu'elle fait;
             - enfin, elle agit volontairement, sans y être forcée. C'est-à-dire que son intention n'est pas dépendante d'un facteur extérieur contre lequel elle n’a pas d’action.

         Je crois que le premier critère ne pose pas trop de problème. Le second est déjà beaucoup plus délicat car seule la personne sait si vraiment elle comprenait ce qu’elle faisait, et puis on peut comprendre plus ou moins et ce n’est guère mesurable.
        Le troisième critère est le plus difficile, car, sauf si on vous tient la main et qu’on dirige le geste à votre place, on peut toujours penser qu’on aurait pu résister à la pression extérieure du moins si elle est psychologique et morale. Bien sûr ce n’est pas le cas d’un cancer du cerveau, mais peut on évaluer exactement les perturbations qu’il a apportées?

        La neurobiologie peut apporter une petite pierre car on sait que si le cortex préfrontal n’est pas en activité, ou s’il fonctionne de façon aberrante, on n’est pas conscient de ce qu’on fait, ni des conséquences des actions qu’il va ordonner aux autres centres cérébraux.
        Cela dit, comme nous ne somme pas en permanence sous IRM, on n’apportera que rarement la preuve de son mauvais fonctionnement. Devant cette difficulté des personnes excessives, soient nient la science et le déterminisme, soient voudraient réformer complètement nos usages juridiques en matière de responsabilité. Laissons de coté ces excès déraisonnables.
        Je pense qu’au plan théorique on peut parfaitement arriver à faire un compromis entre le déterminisme scientifique et la liberté (et pas qu’en ce qui concerne le cerveau) : l’être humain n'est pas libre si un certain type de cause se substitue à lui pour lui imposer son action, le type de cause qui empêche justement l’action d’être libre, et qui met en défaut l’une des trois conditions que j’ai citées précédemment.
        Au plan pratique c’est plus complexe, car le liberté n’est pas manichéenne, totale ou nulle et donc la responsabilité. C’est au plan juridique la notion de circonstances atténuantes. On peut avoir été gêné par une pulsion, ou par une anomalie cérébrale, mais pas au point de ne pas avoir pu, au moins partiellement, agir autrement. On peut avoir une responsabilité partielle.
        Cela dit, c’est très difficile à déterminer cette part de responsabilité, et je pense que justement, si l’on arrivait à mieux connaître le fonctionnement du cerveau, ses perturbations et ses anomalies, on pourrait mieux juger quelle est la part de déterminisme et donc la part de responsabilité.

        Et puis si l’on se place au strict plan juridique ou moral, je pense qu’il ne faut pas examiner le comportement d’une personne à l’intant T, mais sur une période donnée concernée par l’action.
        Pour prendre un exemple, si une personne fait une action répréhensible dans une crise de schizophrénie, qu’elle ne peut ni contenir, ni prévoir, elle ne me paraît pas responsable. Par contre la personne qui va provoquer un accident au volant de sa voiture en ayant consommé suffisamment de cannabis pour ne plus être dans son état normal, n’est peut être pas responsable sur le moment, mais elle savait qu’en fumant cette drogue, elle courait ce risque et l’a accepté délibérément en toute connaissance de cause et, à partir de là, sa responsabilité est engagée.
        Mais c’est vrai, que juré en assise, on peut avoir des cas de conscience difficiles pour donner un avis sur la responsabilité de quelqu’un, d’autant plus qu’on ne connaît jamais le fond de la pensée et l’état mental exact de l’accusé lors de son méfait.

    Nota : je suis très sceptique quant à l’efficacité des détecteurs de mensonge et des sérums de vérité utilisés aux USA, et ce d'autant plus qu'on a affaire à quelqu'un dont le comportement n'est pas normal..

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                  Je parle souvent dans mes articles, d'optimisme et de pessimisme, mais je n’ai pas envie, cette fois de parler de préférences cérébrales, mais de faire un peu de philosophie.
                 Vous connaissez certainement ce que l’on appelle pas très poliment la « loi de l’emmerdement maximum ».
                C’est le crédo du pessimiste, qui l’exprime selon diverses propositions :
                       
    - Lorsqu'une chose peut aller mal, elle va mal.

                        - Tout ce qui commence bien, finit mal.
                        - Le pire n'est jamais sûr, mais le mieux l’est encore moins
                        - Tout ce qui commence mal, finit encore pire
                        - Sourit… demain ça ira plus mal.  
                        - Ce que tu n'as pas fait est toujours plus important que ce que tu as fait vraiment.
                        - On ne peut pas déterminer à l'avance le côté de la tartine à beurrer, et pourtant, elle tombe toujours de ce coté.
                         - Quand tout baigne, il y en a forcément un qui coule.
                         - Si ce n'est pas encore arrivé, ça ne va pas tarder.
                         - C'est toujours quand ce n'est pas le bon moment que cela arrive.
                         - C'est toujours quand vous êtes en retard et qu'il pleut que vous avez laissé vos choses urgentes dans l'autre veste.
                        - C'est toujours quand on a besoin de Google qu'il tombe en panne.
                        - C’est toujours lorsque tu veux écrire un article, qu' Eklablog est en maintenance.
                        - Plus les ordinateurs deviennent intelligents, plus on a d’embêtements (voir les tablettes et les smartphones par rapport à mon brave mac qui fait exactement ce que je lui demande).

                Les scientifiques appellent cela la loi de Murphy, du nom d’Edward A Murphy, un ingénieur en aérospatiale américain, qui disait « Tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner », ce qui finalement n’est pas si pessimiste que cela. Il avait juste constaté que s'il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu'au moins l'une de ces façons peut entraîner une catastrophe ou au moins un ennui, il se trouvera forcément quelqu'un quelque part pour emprunter cette voie, ce qui est vrai. Le seul problème est la probabilité pour qu’il y ait un certain nombre de personnes qui l’empruntent.           

                C’est vrai que si beaucoup de personnes actionnent un appareil ou se servent d’un outil comme par exemple l’éditeur d'Eklablog, et qu'il existe ne serait-ce qu’« une » façon de se tromper, il existera statistiquement des gens qui le feront. Et c'est d'eux seuls que le service après-vente ou l’équipe d'Eklablog entendra parler.
                Edward Murphy était en fait un optimiste, mais il avait conscience que les problèmes inattendus peuvent toujours survenir. Il travaillait dans l’aéronautique américaine, sur les problèmes de sécurité et de fiabilité.
              Ce principe, selon lequel le très peu probable peut quand même arriver, que ce soit par la défectuosité d’une pièce ou l’erreur d’une personne, est à la base de la qualité de nombreux matériels ou services.
                C’est son application à la construction aéronautique et spatiale, qui réduit à presque zéro, le nombre d’accidents. C’est son application qui fait que les automobiles sont beaucoup plus fiables aujourd’hui qu’autrefois.
                Mais c’est un travail qui coûte cher et par ailleurs il entre parfois en contradiction avec l’intérêt de l’industriel, car il prolonge la vie du produit vendu et diminue donc les ventes. C’est la raison pour laquelle, les appareils ménagers et audiovisuels sont plutôt moins solides qu’autrefois.           

               Le domaine où l’application de la loi de Murphy est le plus sensible est sûrement l’informatique : les logiciels des microordinateurs, téléphones portables et autres appareillages (le logiciel qui fait fonctionner Eklablog aussi). Ce sont des processus complexes et donc quelques petites failles peuvent se glisser dans leur conception, qui ne se manifesteront qu’à l’occasion d’utilisations inhabituelles ou erronées peu imaginables.
              Pourtant, vu le nombre très grand d’utilisateurs et la fréquence d’utilisation, quelqu’un finira par utiliser l’appareil de cette façon et tomber sur la faille, avec des conséquences en général limitées à lui même, parfois à l’ensemble du processus.
              Quant à moi, je suis plutôt optimiste : je pense que la plupart du temps tout va bien, sauf parfois quand cela va mal. Mais il faut alors se battre et sortir de la mauvaise passe. Mais cela demande de la volonté et de l’énergie.

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  • L'opinion d'autrui est elle si importante ?

                 Il est certain que, lorsqu'on est un vieux singe, comme moi, on a reçu une éducation il y a bien longtemps, et on a ensuite mis en mémoire des tas de souvenirs au cours de sa vie. On a donc parfois du mal à réagir comme les jeunes d'aujourd'hui et certaines réactions de ceux-ci m'étonnent toujours.
                 J'ai par exemple du mal à comprendre pourquoi vous attachez tant d'importance à l'opinion d'autrui, et à celle de vos camarades en particulier, au point de faire parfois d'énormes bêtises du fait de cette attention exagérée.
                Certes se moquer complètement de l'opinion des autres serait être asocial, égoïste et extrêmement prétentieux. Mais en faire sa religion est un excès tout aussi regrettable.

                 Je pense que c'est en partie une question de mode et d'influence du multimédia : des images diffusées par la télévision d'une part, et des réseaux sociaux et smartphones d'autre part.
                Etant ado, certes mes camarades comptaient pour moi, j'avais des contacts nombreux, mais réels (parfois même physiquement rugueux). Cela dit, je ne me sentais pas orphelin lorsque je n'étais pas avec eux, et je ne m'ennuyais pas le moins du monde. Effectivement le téléphone portable et la messagerie ne nous manquaient pas et nous aurions même trouvé cela horripilant, de ne pas pouvoir ainsi être tranquille une seule minute.

                Et d'une part je ne passais pas mon temps à regarder (et envier) ce qu'ils avaient (au contraire on essayait d'avoir des choses différentes, ce qui nous donnait plus de possibilités tous ensemble).
                D'autre part si mes camarades avaient une certaine opinion sur un sujet donné, je ne me sentais pas obligé de la partager et j'avais mes propres raisons et mon libre-arbitre.
                Bien sûr je préférais qu'ils aient une bonne opinion de moi, plutôt qu'une mauvaise, mais l'image que je donnais de moi n'était vraiment pas une grande préoccupation et mes actes étaient rarement conditionnés par ce souci.
                Enfin, conséquences de la guerre sans doute, nous avions très peu d'argent de poche et de ce fait, nous étions forcés d'avoir le sens de la valeur des choses, et de l'effort qu'il fallait fournir pour les obtenir.
                La vie était certes plus difficile et moins attrayante, mais paradoxalement, je crois que nous étions plus heureux.

                 La première attitude qui m'étonne aujourd'hui, c'est votre envie quasi générale et irrépressible de posséder la même chose que le voisin ou même mieux que lui. Posséder, même des choses inutiles est devenu une compétition. C'est la société de consommation.
                Il vous faut le plus souvent le dernier smartphone, avoir un micro-ordinateur plus performant, des chaussures et vêtements de marque, pas forcément parce que vous en ressentez l'utilité, mais surtout parce que vos copains viennent de les avoir.

                Il faut avoir autant d'amis qu'eux sur facebook, avoir comme eux (ou elles) une (ou un) petit(e) ami(e), aller plus loin dans les niveaux des jeux sur internet, avoir chargé les mêmes musiques et les mêmes films (même s'ils ne sont pas à votre goût).
               Bizarrement la seule envie que vous n'ayez pas souvent c'est d'avoir de meilleures notes qu'eux en classe. Ce n'est pas étonnant car la compétition générale de possession et les réseaux médiatiques, vous prennent tellement de temps que vous n'avez pas assez de temps à consacrer aux études. Autrefois celui qui travaillait bien, n'était pas traité d'intellectuel par ses camarades, qui avaient trop besoin de lui pour les aider dans leurs devoirs.

                Cette mode a deux inconvénients :
                           - le premier est que c'est très onéreux et donc vos parents réagissent contre ce gaspil-lage dangereux, qui voudrait que tout le monde dépense comme les plus riches, sans en avoir les moyens. Les conflits avec les parents, même laxistes, sont nombreux de ce fait.
                            - le second inconvénient tout aussi regrettable, est que cela ne vous rend pas plus heureux, au contraire.
               Souhaiter sans cesse du nouveau, l'avoir sans effort et presque sans l'avoir désiré longtemps, fait que l'on se lasse vite de ce que l'on a, parce qu'on désire tout de suite mieux, ou le joujou suivant. Un désir permanent de possession devient une addiction, comme une drogue, créant manque et souffrance.
                Mais il est certain que les médias avec leurs publicités et les films et téléfilms, ainsi que la sortie incessante de nouveaux modèles, font de nous tous des otages de la société de consommation.

                 La deuxième attitude qui m'étonne aussi de la part des jeunes, c'est l'importance qu'ils accordent à leur image au regard des autres.
                Certes, là encore, un minimum est nécessaire.

                Il y a toujours dans un groupe, quelques vantards, des Tartarins de Tarascon, mais cette tendance est aujourd'hui généralisée, de vouloir épater copains et copines.
                Il faut se vanter de ses exploits, pratiquer des sports, non pour se faire plaisir et soigner son corps, mais pour faire des performances dont on puisse se vanter, raconter ses aventures sentimentales et donc en avoir beaucoup, montrer ses dessins et écrire des romans, même si on n'est pas doué et qu'on ne trouve pas de plaisir à les réaliser, fumer même si on sait que c'est dangereux.
                Le pire c'est que lorsqu'un copain vous dit "t'es pas cap de faire cela", là vous foncez tout droit pour le faire, sans vous soucier des conséquences possibles. On veut faire des exploits en skateboard, en trottinette, en planche à voile (mais la planche, c'est ringard!) mais mieux en windsurf, (gare aux membres cassés), en moto, voire en auto, on va faire du hors-piste, on se saoule aussi pour faire comme le copain ou on fume un joint, et on conduit ensuite.... et c'est l'accident.            C'est aussi la grosse bêtise que l'on fait pour pouvoir filmer l'exploit avec son téléphone portable et pouvoir le montrer aux copains ou le publier sur internet.
                La seule image qui ne vous intéresse pas c'est celle du bon élève en classe, sans se rendre compte que l'instruction, c'est ce qui rend intelligent, et donne quelques chances d'avoir un métier, par ces temps affreux de chômage.
                 Les actions, heureusement rares, (mais trop fréquentes aujourd'hui alors qu'inexistantes autrefois sauf par quelques fous échappés d'asiles), que je ne comprends pas du tout, c'est lorsqu'un jeune frappe son professeur ou ses parents, voire les blesse sérieusement, lorsqu'il blesse ou même tue un camarade ou une petite amie, avec un couteau ou une arme à feu, et souvent pour un motif futile, ou lorsque un ou des garçons violent une fille. Les jeunes en question ont l'air sains d'esprit et ne sont pas des idiots complets, alors que peut il se passer dans leur tête, pour avoir ainsi des comportements d'animaux sauvages.?
                Je comprends qu'étant ado, vous n'ayez pas encore d'expérience de la vie et que vous vous laissiez entraîner dans des comportements moutonniers. Le problème, c'est que cela devient une habitude, et je constate que des jeunes maintenant adultes , ont ce même comportement, car ils ne peuvent s'en débarrasser?. C'est devenu une seconde nature. C'est cela qui m'inquiète pour l'avenir.

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  • On peut ne pas être de mon avis.

              J'avais publié il y a quelques jours (le 15 avril), un article sur la liberté de penser, mais qui évidemment reflétait en partie des idées personnelles. Je comprends donc parfaitement qu'on ne soit pas d'accord avec moi et qu'on me le dise. Cela permet de discuter, de mieux comprendre l'opinion d'autrui, et éventuellement de modifier la mienne.        
              Mais je n'apprécie ces discussions que si elles sont d'abord polies et de bonne foi, et si cela me permet de discuter ave mon interlocuteur de façon détendue, sans avoir l'impression d'être devant un tribunal.

                  J'ai publié à plusieurs reprises des articles sur ce que je pensais de l'homosexualité et des problèmes qu'elle pose. Si certains faits étaient indéniables, certaines opinions étaient personnelles. Il m'arrive aussi, (rarement) de parler de religions. Je sais que ce sont des sujets délicats et je reste prudent pour essayer de ne blesser personne, mais bien entendu les opinions sur ces sujets divergent beaucoup.
              A la suite de mon dernier article sur la liberté de pensée du 15 avril 2021 et celui du 1er février 2017sur le mariage homosexuel, j'ai reçu sur mon mail "singe intelligent" une violente diatribe d'une jeune femme, mais qui a ignoré ma réponse, pourtant mesurée et avec qui je n'ai donc pu malheureusement discuter. Alors je vais essayer de m'exprimer sur ce blog.

             Mon interlocutrice a été très choquée que je dise qu'un musulman ou un juif possèdent une Vérité équivalente à celle d'un catholique et que l'athéisme est pour moi l'équivalent d'une religion, au plan philosophique. Il semble que ce soit scandaleux de ne pas être d'accord avec les prêtres et le Pape, et de critiquer leurs paroles. et qu'ainsi je ne  respecterais pas les religions,
            Je risque ainsi l'excommunication et l'enfer.
           J'ai déjà eu, il y a quelques années, des critiques analogues dans un précédent blog et donc je ne suis pas terrorisé !

                Je considère effectivement queI les homosexuels sont des gens normaux, et que le mariage homosexuel me semble sans conséquences néfastes, et c'est honteux, parait il, que je ne voies pas qu'il s'agit d'une dissolution de la famille, d'une éducation catastrophique de ces enfants adoptés (ou conçus), qui auront deux pères ou deux mères, car cela transforme la famille dans son organisation originelle conçue par Dieu.....

               C'est très gentil de me prévenir que je risque l'enfer à cause de mes opinions iconoclastes, mais je mourrai tranquille, car je ne suis pas un bon catholique et je ne suis pas croyant. Mais je ne juge pas utile de m'en vanter, ni de penser que les autres devraient être comme moi.
                Cela dit je respecte la foi de tous ceux qui en ont une, mais effectivement, j'ai eu, dans ma jeunesse des personnes très chères qui étaient de religion juive et musulmane,  j'ai dans ma famille catholiques et protestants, et j'ai eu à l'X, un camarade orthodoxe. Cela m'a amené à discuter des diverses religions, et je trouve que chacune a ses qualités et ses défauts et que je ne vois pas pourquoi ceux qui ont une foi, la renierait pour une autre.              
                 Par contre ceux qui font du prosélytisme m'agacent et je condamne fermement ceux qui font des guerres de religion, qu'ils aient été catholiques au moment des croisades et de l'inquisition, ou aujourd'hui certains musulmans qui veulent éliminer tous ceux qui ne pensent pas comme eux. 
               Pour moi, chacun a la liberté de penser, dans la mesure où il ne nuit pas à son voisin et où il ne se montre pas intolérant.

               Je sais bien qu'on a longtemps brûlé les homosexuels, que certains musulmans voudraient les condamner à mort, que encore au siècle dernier on considérait cet état comme une maladie mentale, mais heureusement la société évolue.
               Oui, pour moi, un homosexuel est un homme ou une femme comme les autres, à part entière, qui a les mêmes droits et je ne vois pas pourquoi je le condamnerais même s'il n'a pas les mêmes orientations que moi; sinon pourquoi ne pas mettre au pilori un littéraire sous prétexte que je suis scientifique, ou un extraverti parce que je suis introverti et un gaucher puisque je suis droitier.!

                Quant au mariage homosexuel, je constate que l'Espagne et le Portugal, pays tout à fait catholiques, l'ont autorisé depuis longtemps et que d'autre part il ne s'agit que d'un problème juridique civil et non d'un mariage religieux.
                Que le pape et la hiérarchie catholique ne veuille pas unir religieusement deux personnes du même sexe, je l'admets volontiers; c'est le problème de chaque religion. Qu'ils considèrent qu'un bon catholique ne doit pas être homosexuel, chaque partisan d'une religion accepte ses principes (même si certains les gênent).
                Mais qu'ils veuillent en faire une loi pour tous, me paraît être de l'intolérance et un abus de pouvoir. Même si le mariage civil de deux personnes du même sexe est autorisé, cela n'oblige pas les catholiques à utiliser cette facilité, si elle est contraire à leur foi.

                 Pour l'adoption ou la conception d'un enfant par deux personnes d'un même sexe, je pense qu'un enfant d'un couple homosexuel ne sera pas malheureux si ses parents l'aiment (hélas trop de parents hétéros ne s'occupent pas convenablement de leurs enfants !) et si ses copains ne le tournent pas en dérision. Les études ne semblent pas montrer de contre-indication formelle. Et très franchement, je me demande quelle expérience ont les prêtres catholiques, du mariage et de la paternité, vu leur célibat.
                J'ai eu parmi mes collaborateurs ingénieurs, deux couples du même sexe qui avaient deux enfants chacun, qui m'ont semblé très normaux et très heureux et bien élevés
                Quant à la construction "originelle" de la famille, je connais des civilisations qui en ont de fort différentes. La polygamie existe, et les pharaons égyptiens se mariaient entre frères et sœurs. Faut il les ignorer ?
                Et hélas, un divorce est certainement plus néfaste pour un enfant que d'avoir deux pères ou deux mères, et les contacts que j'ai avec des jeunes qui en souffrent, me le montrent de façon très pragmatique.

                 Tiens, je viens de m'apercevoir que je publie cet article, un dimanche, le jour du Seigneur. Oui mais si je l'avais publié un samedi j'aurais choqué les israélites, et le vendredi les musulmans. Tant pis j'aurais un peu plus droit à l'enfer, et une combinaison d'amiante, c'est mauvais pour la santé !! Je ne sais pas d'ailleurs si on en trouve encore sur le marché.

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  • Liberté de penser ?

    Liberté de penser ?

               

                 Actuellement l'école est de nouveau à l'ordre du jour, surtout en région parisienne, mais c'est à cause du coronavirus qui semble s'y propager, et la question est de savoir si on ferme seulement certaines classes, si on avance les vacances de Pâques, ou si on ferme totalement pour quelques semaines.
                Des digressions arrivent parfois, et j'ai iété amené à discuter avec un habitant de ma résidence, du problèmes des caricatures de Mahomet, qui ont récemment coûté la vie à un professeur d'histoire, Samuel Paty.

                J'étais d'accord avec lui sur le fait qu'assassiner quelqu'un, et notamment pour ses idées, est impardonnable et mérite la peine maximale. La vie d'autrui doit être respectée dans notre société.
                Mais nous n'étions pas tout à fait d'accord quant aux caricatures elles-mêmes.
                En ce qui concerne Samuel Paty c'était clair, on ne voit pas quoi lui reprocher : il faisait un cours sur la liberté d'expression et la laïcité et il n'a montré ces caricatures que comme exemple historique.
                L'assassinat des journalistes de Charlie Hebdo a été une monstruosité. Lorsqu'on considère qu'une publication fait du tort à certaines personnes, on peut déposer une plainte et il y a les tribunaux pour juger l'affaire. Frapper quelqu'un pour cela est un délit et le tuer de la barbarie et un assassinat.
                Par contre je trouve que la publication des caricatures telle qu'elle avait été faite étaient un peu de la provocation. Mais le seul à qui l'on pourrait reprocher que ce soit choquant, c'est celui qui les a imaginées, et là encore c'est ensuite une affaire de la justice et non de vengeance et de représailles mortelles.
                  Cela met en cause la liberté d'opinion, les religions et la laÏcité et  la liberté de la presse et d'informer. Je vais essayer d'en parler, mais il ne s'agit que d'une opinion personnelle et bien entendu, vous pouvez en avoir une tout autre..

                Je suis plus à l'aise pour parler sciences et techniques, que pour parler de religions, pourquoi ?
                La notion de Dieu est très difficile à définir. La raison comme la sciences ne peuvent prouver, ni son existence, ni sa non-existence. Si vous lisez les écrits des philosophes, lorsqu'ils parlent de métaphysique, qu'ils défendent l'un ou l'autre point de vue, ils donnent les arguments conformes à leur thèse, mais vous pouvez toujours trouver des exemples qui les contredisent. Les images que nous nous faisons de Dieu sont des images humaines, donc forcément fausses, et, si nous essayons de définir Dieu, nous utilisons des termes très abstraits, et on ne peut s'en faire une image, car nos images mentales sont concrètes et matérielles.
                Tout cela est normal : par définition Dieu est immatériel, et toutes nos représentations sont basées sur nos sens et l'interprétation par notre cerveau de l'environnement matériel.            
                Croire en Dieu est donc une question de foi, de croyance personnelle et je pense donc que chacun doit avoir la liberté de ses croyances et de ses opinions, et donc de sa religion, y compris ne pas croire en Dieu, et que personne ne doit aller contre cette liberté.
                Par contre ce que l'on en fait en pratique est une autre question, si, au nom de ces croyances, on fait du mal à autrui, ou si ses actions sont nuisibles à la société.
                J'ai discuté quand j'étais plus jeune, avec des amis catholiques, protestants, israélites, musulmans et athées et leurs arguments m'ont tous parus valables, sincères et dignes de respect. Je regrette de n'avoir pas connu de bouddhiste.
                Nous avons une croyance parce que nos parents nous ont élevés ainsi, ou parce que nous avons rencontré une personne qui nous a convaincu de sa pertinence, mais je pense que toute personne intelligente doit se rendre compte qu'elle aurait pu naître ailleurs ou rencontrer une personne de convictions différentes et donc avoir, avec la même sincérité, une croyance autre tout aussi valable.
                Je pense que c'est une raison suffisante pour respecter l'opinion et la croyance d'autrui.
                J'estime donc que se moquer de Dieu - quel qu'il soit -, ou de l'athéisme, alors que ce sont des concepts philosophiques, est faire preuve d'un manque d'intelligence et de réflexion et même d'intolérance, car c'est faire fi de la liberté de croyance et critiquer avec des arguments matériels inappropriés, des concepts abstraits et immatériels.          
                 Par contre je trouve normal que l'on puisse critiquer le comportement d'hommes ou de femmes, dans la mesure où leur comportement au nom de leur religion, est néfaste pour d'autres humains, ou pour la société en général.
                Que l'on reproche le prosélytisme de fanatiques qui veulent imposer aux autres leurs croyance, le comportement violent de groupes au nom de leur religion, ou la soif de pouvoir de certains religieux qui veulent avoir une emprise sur les autres (et cela quelle que soit la religion en cause), me semble normal, car c'est alors exprimer son opinion vis à vis de com-portements humains, de faits matériels et de situation regrettables et dommageables.            Bien entendu il faut que les faits soient exacts sinon on tombe dans la calomnie.
                Que l'on plaisante sur certains rites ou habitudes religieuses ne me paraît pas répréhensible, mais il faut être conscient que l'on risque de choquer ceux qui les pratiquent.            

                En général une morale est attachée à une religion. Mais il existe aussi un ensemble de règles communément admises par une société à une époque donnée, et qui ont été érigées pour permettre la vie en société et se traduisent en général dans les pays par la loi et la justice.
                Beaucoup de règles sont communes à toutes les religions et sociétés et certains actes sont considérés comme répréhensibles : meurtre, viol, inceste, vol, agression....              
                Elles sont en général bien admises, mais il faut être conscient qu'il peut y avoir des exceptions culturelles : par exemple la civilisation égyptienne ne voyaient pas un inceste quand les pharaons se mariaient entre frère et soeur. Il y a 50 ans à Tahiti - je ne sais pas aujourd'hui, n'y étant pas retourné -, la notion de propriété était presque inexistante pour les autochtones, et donc on pouvait emprunter vos affaires et vous les rendre, sans que cela constitue un vol. Cette absence du sens de propriété empêchait aussi de ressentir la jalousie, et la notion d'adultère était ignorée.
                Critiquer les convictions morales de quelqu'un me paraît tout aussi peu intelligent que de critiquer ses convictions religieuses. Les tourner en dérision me paraît faire preuve de facilité ou de lâcheté, parce qu'on n'est pas capable d'en discuter sérieusement. Qu'on ait une autre croyance, d'autres convictions est normal, qu'on les défende pied à pied l'est aussi, mais il faut que cela reste dans une discussion positive correcte, et de bonne foi, sans jugement de l'autre, et sans intention de le blesser, mais aussi sans intention de le convertir à ses propres croyances.
                Par contre relever certaines erreurs, critiquer celui qui prône une vertu et ne la pratique pas ou même multiplie les actions inverses, me paraît relever de la simple constatation, la poursuite devant les tribunaux pouvant sanctionner des inexactitudes ou des calomnies.

                En résumé je prône la liberté totale des opinions et pense qu'elle devrait être défendue par tous, individus ou collectivités et que les croyances et opinions d'une personne ne regardent qu'elle et n'ont pas à être mises en cause.
                Par contre j'estime que le comportement des personnes doit être conforma à leurs opinions et que chacun doit respecter celles des autres, ne pas faire de prosélytisme, défendre, mais ne pas vouloir imposer les siennes, et ne pas, au nom de ces opinions, porter préjudice aux autres hommes.
                Je sais que c'est parfois difficile, mais je pense que c'est respecter autrui, comme on souhaiterait qu'il vous respecte.         

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