•  

    Les animaux sont ils racistes ?

      Les animaux sont ils racistes.?C'est une question qu'on se pose souvent.

        Si j’en crois ces photos des deux chats amoureux, il semble bien que la couleur de fourrure n’ait pas d’importance

    Les animaux sont ils racistes ?

    Les animaux sont ils racistes ?


     

     

     

     

     

     

     

     

     

        Par contre j’ai été témoin de la scène suivante que je ne sais comment interpréter :

        Une oasis avec une grande mare d’eau douce, chose rare dans le désert du Sahara.

    Les animaux sont ils racistes ?


          Des chameaux noirs ou bruns boivent de l’eau tranquillement et tout à coup, ils s’arrêtent de boire, reculent tous de quelques pas (en réalité ce sont des dromadaires, ils n’ont qu’une bosse, mais en Afrique on les appelle des chameaux).
        Apparaît un chameau tout blanc, immaculé, qui marche tranquillement vers l’eau avec un port altier de roi !   
        Ce chameau approche de l’eau, boit et pendant qu’il se désaltère, tous les autres chameaux sont immobiles et attendent. Puis il d’éloigne, ses libations achevées et alors, tranquillement, les autres chameaux se remettent à boire.
        J’ai été étonné et j’ai interrogé les chameliers. Mais ce sont des personnes qui n’ont pas appris la zoologie et ils m’ont simplement dit qu’un chameau blanc était rare, beaucoup plus cher à la vente, et qu’on l’appelait le "prince des chameaux".
        J’avais recherché dans des livres; c’est en fait une modification génétique qui existe chez beaucoup de mammifères et peut entraîner une absence de pigmentation : ce sont des albinos.
        Et leurs semblables leur confèrent souvent une qualité de dominant.
        En Afrique certains hommes noirs sont albinos et ils étaient considérés comme sorciers (ou tués par le sorcier en place qui avait peur pour son privilège !).
         Un conseil si vous allez au zoo voir chameaux et dromadaires, ne les caressez pas et ne leur donnez pas à manger. Ils sont peu sociables et leurs morsures sont redoutables. Les chameliers auxquels il manque des doigts de la main sont très nombreux !

         Ces zèbres ont l'air de bien s'entendre, mais sont ils si différents ?

    Les animaux sont ils racistes ?

     

         Ces corbeaux par contre ont l'air de ne pas être d'accord :

    Les animaux sont ils racistes ?

         Et cette dame devrait être punie pour inciter son chien au racisme !

    Les animaux sont ils racistes ?

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •           A la télévision, en ce moment, on reparle des ours des Pyrénées et le Ministre de l'Ecologie s'est fait des ennemis en voulant réintroduire quelques ours pour remplacer ceux ou celles qui sont morts. Evidemment tous les éleveurs ont hurlé au scandale. Pourtant ils sont remboursés chaque fois qu'un ours (ou une autre bête), tue une de leur brebis.
             Peut être est ce un souvenir de mon enfance, parce que j'avais des nounours en peluche, mais j'aime bien les ours et quand j'étais jeune, j'en ai vu de près.
     


            Quand j'avais une dizaine d'années, c'était la guerre et nous ne pouvions pas aller loin dans la montagne, car les allemands contrôlaient la frontière avec l'Espagne.
              J'habitais à Pau et nous allions souvent, à vélo, dans un petit village des Pyrénées de 1000 habitants, Laruns, dont vous voyez là une photo plus récente.
    (à l'époque les photos en couleur n'existaient pas et je n'ai pas retrouvé de photo du village de cette époque)


     

           Il y avait beaucoup d'ours à cette époque dans la montagne et un paysan de Laruns que connaissaient mes parents, avait recueilli un ourson orphelin.

              Maman et grand-mère lui donnaient souvent le biberon et l'ours les connaissait bien.
              Sur cette photo avec Maman, il avait un an et ne tétait plus.
     

     


              Le même petit ours au même endroit avec ma grand mère.
              Il grognait après mon père qui prenait la photo !
              Mais il était relativement apprivoisé et on pouvait le caresser, je me souviens ses poils étaient à la fois doux et rugueux. (comme de la laine). (excusez la mauvaise qualité des photos, elles datent de 1943 et sont prises avec un vieux Kodak)



             Ma grand mère n'aimait pas que les ours, elle donnait aussi le biberon aux petits agneaux qui avaient perdu leur mère, comme on le voit sur cette photo.

                 Après la guerre en 1946 on avait de nouveau accès à la montagne et à trois reprises je me suis trouvé nez à nez avec un ours adulte (mais je n'avais pas d'appareil photo, hélas ! )
                  La première fois c'était en forêt une ourse et son petit, mais ils étaient à une vingtaine de mêtres. L'ourse a fait partir son ourson et s'est tourné vers moi en grognant fortement. Je suis resté sans bouger et elle est partie à reculons en me surveillant : l'amour maternel.
                  La deuxième fois c'était au détour d'un rocher et j'étais à 5 ou 6 mètres de lui. Pour me montrer qu'il était une grosse bête il s'est mis debout et il m'a regardé manifestement curieux. Je n'étais pas très rassuré mais on m'a toujours dit que, dans ces cas, là, il ne faut pas bouger et surtout ne pas tourner le dos. On est resté ainsi deux ou trois minutes, puis il est parti.
                  La troisième fois c'était un ours qui pêchait des truites dans un torrent  : d'un coup de patte rapide, il en a envoyé une sur l'herbe de la berge et a ensuite été la manger, puis il est parti, calmement.

              S'ils ne se sentent pas menacés, les ours sont très pacifiques; D'ailleurs ils mangent autant de baies et légumes que de viande.

              Une amie qui faisait une promenade en bateau dans l'Ariège, a eu la chance de photographier les ébats d'un ours.  D'abord dans l'herbe, puis lui aussi dans la rivière


           

     

     

     

     

     

     

     

     

                 Il n'a pas l'air farouche, mais intéressé par ces gens sur un bateau, mais bientôt l'amusement reprend ses droits, on batifole dans l'eau !

     

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •      Je reçois parfois des mails qui me posent des questions curieuses.
    J'essaie d'y répondre dans la mesure du possible, mais mes connaissances scientifiques sont forcément limitées.
        Voici une question originale d'une de mes lectrices :

        “... j'ai vu, après m'être servi de mon micro onde, deux fourmis en sortir vivantes. Comment est ce possible ?..”

        Quel est le cri de la fourmi ? : la fourmi croonde. Tout le monde sait cela !
        Je ne suis pas un spécialiste des fourmis, mais je peux essayer de donner une réponse partielle.

        Un four à micro-ondes est une cage métallique dans laquelle on génère des ondes analogues aux ondes radio d'une fréquence de 2500 Mhz environ.
        Le champ électromagnétique créé change de sens 2,5 milliards de fois par seconde et comme les molécules d'eau sont très petites, elles sont sensibles à ce champ magnétique, et elles s'agitent en tous sens. Plus les molécules sont agitées, plus elles ont d'énergie, plus elles sont “chaudes” et, à partir d'un Mhz, elles n'arrivent plus à suivre l'agitation du champ électromagnétique, sont en retard sur celui ci et elles cèdent alors de l'énergie sous forme de chaleur.
        Pour ceux et celles qui ont étudié le principe de Carnot - Clausius en terminale, c'est toujours le bon vieux principe de la dégradation de l'énergie en chaleur.
        Dans un métal au contraire les atomes sont attachés entre eux suffisament et le métal réfléchit les ondes. Il ne chauffe pas. Par contre dans un métal, il y a touours des électrons libres et dès qu'il y a une aspérité, des électrons peuvent être arrachés au métal, créer des étincelles et abîmer le four.    
        Donc on ne met jamais de métal dans un four à micro-onde.
        Tous les aliments contiennent de l'eau, mais pas forcément de façon homogène. Certaines parties vont donc ds'échauffer plus et même parfois l'eau se transformer brusquement en vapeur de telle sorte que l'aliment explose (essayer de faire cuire un oeuf sans le percer !!).   
        Mais en réalité c'est un peu plus compliqué et le magnétron qui produit ces ondes électromagné-tiques, produt en fait ce qu'on appelle un “champ stationnaire”, (vous avez dû voir cela en TS avec les interférences de la lumière), c'est à dire que vous avez une alternance de zones où le champ est très fort et de zones où il est quasiment nul..
        Mais le four a été étudié pour que ce réseau de zones à champ fort soit très serré, (quelques millimètres) de telle sorte que l'aliment est très grand par rapport à ce réseau et la chaleur se diffuse en lui par conduction. En outre le four comporte en général une “sole tournante”, qui fait régulièrement passer tous les points de l'aliments dans le champ électromagnétique.

        Prenons maintenant le cas d'animaux vivants.
        Je ne vous conseille pas de mettre votre chat dans le four à microondes pour le sécher. Vous le tuerez par élévation de température et brulûres internes, la plus horrible des morts, car sa taille est analogue à celle d'un gros roti  (ou d'un lapin à cuire en civet IOI).
        Mais la taille de nos fourmis est beaucoup plus petite, de l'ordre du millimètre, c'est à dire de l'ordre de grandeur du réseau d'interférences.
        Donc si la fourmi a un instinct suffisant pour déceler les gradients de chaleur, elle va se mettre dans la zone où l'onde électromagnétique est quasi nulle, et même si elle a mis quelques dizièmes de secondes à le faire, comme elle a un grand rapport surface corporelle / poids, elle va évacuer facilement la chaleur engendrée pendant ces quelques dizièmes de seconde.
        Toutefois, il ne faut pas qu'elle ait eu envie de faire un tour de manège et soit sur la sole tournante 
        Une fois le four arrêté elle pourra ressortir indemne

        Moralité, si vous voulez cuire un plat de foumis au micro-onde, tuez les avant et placez le plat sur la sole tournante, qu'elles rentrent bien dans le flux d'ondes électromagnétique une partie du temps. !
        Mais je n'en ai jamais mangé et ne puis vous dire si c'est savoureux !.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Les singes et le langage.

             Je ne sais pas si vous avez entendu parler des études menées par des chercheurs pour essayer de "converser" avec des chimpanzés ?

              Mais voyons d'abord ce qui permet à l'homme de parler et de s'exprimer par le langage.
              Pour que nous puissions parler, nous hommes, il faut six conditions
                        - un sens de l'ouïe capable de transformer les vibrations dans l'air de la parole, en signaux nerveux susceptible d'être interprétés dans le cerveau. (l'oreille et le nerf auditif)
                        - un langage codé qui corresponde aux objets, évènements, idées et qui soit différençiable sur le plan auditif (les mots, la grammaire, la syntaxe).
                        - des centres dans le cortex du cerveau, qui interprètent ces signaux, qui identifient les “mots” leur donne un sens et les mémorisent . Nous avons vu dans un précédent article que c'étaient les centres de Wernicke et de Geschwind, situés principalement dans l'hémisphère gauche, les centres de l'hémisphère droit se chargeant d'analyser l'émotivité associée.
                        - des centres capables de construire la parole à partir des mots. Puis de commander l'exécution de ces phrases sous forme de sons. Nous avons vu que c'était le centre de Broca et les centres de commande des mouvements précis des muscles de la bouche et du larynx qui se chargeaient de ces tâches.
                        - des organes de production des sons, principalement chez l'homme les “cordes vocales” (mais tout le larynx, le palais et la langue y participent.
                        - enfin un coordinateur, un chef d'orchestre qui analyse, pense, réfléchit, prévoit, ordonne : c'est le cortex frontal.

              Chez le singe supérieur et notamment le chimpanzé, certes le cortex est beaucoup moins développé que chez l'homme, notamment le cortex frontal, mais il semble bien que les centres dont nous venons de parler existent sous une forme simplifiée.
              Par contre l'appareil vocal du singe ne peut émettre des sons aussi variés que ceux des hommes. Le singe peut comprendre des mots, mais ne peut pas parler, pour des raisons “mécaniques” et acoustiques.

              Des chercheurs ont donc pensé qu'on pouvait dans une certaine mesure apprendre à des chimpanzés à comprendre des mots et à s'exprimer à condition de se servir d'un autre support que la parole.

              Les premiers essais ont été faits sur des micro-ordinateurs, reliés à un grand tableau “sensitif” sur lequel on plaçait des idéogrammes.
    Certains étaient concrets (un dessin de banane ou de pomme par exemple), d'autres abstraits parce qu'ils représentaient des “actions” ou des “demandes”.`
              Les chercheurs ont appris aux singes à reconnaître ces idéogrammes, par un système de récompense qui met en jeu leurs centres d'apprentissage et du plaisir. Ils arrivaient ainsi à leur faire taper par exemple, sur les quatre touches suivantes :
                        “... TOI    DONNER  MOI   BANANE  “
    ou bien 
                        “... MOI   VOULOIR  MANGER  BANANE “
    ce qui implique non seulement la reconnaissance des mots, mais celle des actions (manger, donner) et plus compliqué celle de la représentation des personnes (l'existence du toi qu'on voit, mais du moi qu'on ne voit pas !) et puis plus compliqué celle d'un sentiment abstrait : vouloir. (le souhait, le désir).
              Les chercheurs ont ainsi appris aux chimpanzés en expérimentation plusieurs centaines de mots et arrivent à leur faire “taper” des phrases avec sujet, verbe (voire deux verbes) et deux ou trois compléments. Des adjectifs également dans la mesure où ils avaient une représentation visuelle ( par exemple les formes et les couleurs).
              En fait la limitation venait de la méthode : de la grandeur du tableau à utiliser.

              Dans ces essais les chercheurs se sont aperçu que le singe pouvait comprendre les mots sous forme de sons : (il faisait le lien entre “banane “ prononcé et le dessin du tableau, et obéissait à des ordres d'action (verbes compléments).

              Certains chercheurs ont donc décidé d'apprendre à leurs singes le langage  des signes (américain : l'ameslan assez différent du LSF français) des sourds muets - sous une forme simplifiée, notamment en nombre de mots, et d'autre part pour le singe qui n'a pas appris l'alphabet ni à lire, le signe est une entité en elle même, sans rapport avec l'écriture. (alors que pour l'homme, certains signes représentent les lettres de l'alphabet).
    De plus dans les phrases des mots supplémentaires sont introduits par exemple pour expliciter des indications données dans le langage des signes pour l'homme, par des mouvements de la main vers soi ou vers l'interlocuteur.
              Cet apprentissage est beaucoup plus long que pour un enfant (5 à 6 ans) mais il a abouti à une compréhension mixte (langage parlé + signes) de l'homme vers le singe et signes du singe vers l'homme.
              Les résultats ont été comparables à ceux obtenus précédemment, mais avec un nombre de mots ou d'expressions plus important.

              Mais je voudrais relater une expérience plus complète dans laquelle un couple de chercheurs américains a élevé une guenon bébé, abandonnée par sa mère, au milieu de leurs enfants, en la traitant comme un bébé humain (elle dormait dans un lit, s'habillait, mangeait à table etc...) et à laquelle ils ont appris à comprendre notre langage et à répondre par signes.
              L'intelligence de la guenon a été très proche de celle des enfants jusqu'à 2 ans, ou plus exactement l'usage de la parole, l'apprentissage de la guenon ayant été beaucoup plus lent que celui des enfants par la suite.
              La guenon se considérait comme la fille de la famille, appelait ses “parents” papa” et “maman”, s'est habituée à la vie “humaine”, à son image dans le miroir et a acquis une certaine coquetterie (habits et colifichets) et déclare devant son miror où elle se pare : “moi est belle” ce qui est très abstrait comme notion.
              Toutefois ses rapports avec les amis de ses “frère et soeur” sont moins cordiaux et elle n'admet que difficilement le chien et le chat de la maison (jalouse?).
              Au contact des enfants la guenon développe son langage au point de former des mots nouveaux en combinant des signes qu'elle connaît.
              L'expérience n'a pu être menée à terme, car après sa puberté, les instincts d'un animal se sont éveillés et surtout la force d'un chimpanzé adulte est énorme par rapport à celle d'un enfant.
              La guenon devenant par moment dangereuse pour son entourage (disons imprévisible), elle a été séparée des enfants et remise dans un habitat spécifique, mais ses “parents” ont continué à la visiter régulièrement et à “parler” avec elle.
              Elle a eu des bébés singes avec un autre chimpanzé “savant” et chose absolument extraordi-naire, la guenon a appris à ses enfants une partie des signes qu'elle connaissait et ils s'en servaient entre eux.
              Malheureusement je n'ai plus de contact avec ces chercheurs depuis plus de 30 ans et d'ailleurs ils sont à la retraite comme moi.
              Je n'ai pas vu d'étude récente dans ce domaine.
              Je crains qu'il n'y en ait plus, car elles étaient surtout financées par l'armée américaine, qui aujourd'hui ne s'intéresse plus aux singes, mais à l'informatique et aux robots.

              Si vous vous intéressez à la question , un excellent écrivain, Robert Merle, a publié à la fin des années 80, un roman passionnant, qui s'inspire de façon très fidèle de cette expérience et qui s'appelle “Le propre de l'homme”. 

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •           Désœuvrés, les porcs d’élevage s’ennuient et ont tendance à agresser leurs congénères en leur mordant la queue. Depuis 2001, la réglementation européenne oblige les éleveurs à prévoir des distractions dans les porcheries.           
              On leur met des ballons ou des bouts de bois ou de plastique, qu'ils peuvent mordiller et traîner, mais attachés à une chaîne pour qu'ils ne les perdent pas.           
             Mais les porcs trouvaient cela moyenâgeux et réclamaient du multimédia.           

             Pour divertir les cochons d'élevage, les designers néerlandais Kars Alfrink, Irene Van Peer et Hein Lagerweij ont conçu un jeu interactif permettant aux porcs de jouer avec les hommes, par Ipad interposé, et les porcheries sont équipées d’écrans tactiles exploitant le goût des porcs pour les stimuli lumineux.           
             Et cela permet aussi aux enfants amis et employés de l'éleveur de rivaliser avec les astuces de cochons, en jouant à "Pig Chase".            
             Dans une porcherie expérimentale, les porcs ont droit à un écran géant sur lequel sont projetés  des ronds lumineux bleus, blancs et rouges que le cochon va pourchasser avec son groin.           
             Il doit appuyer sur le rond bleu qui est au centre du rond rouge. S'il réussit, bingo ! notre cochon a droit à un véritable feu d’artifice à l’écran, ce qui le remplit d'aise.            
             Il paraît que les cochons ont appris à réussir le coup tellement vite que c'était un feu d'artifice continu.  
             
              Alors pour corser l'aventure, on a relié l'écran à un Ipad et un homme va essayer de faire durer le jeu en déplaçant lui aussi les ronds grâce à sa tablette.          
             Au début les porcs étaient furieux, mais ils se sont pris au jeu et il paraît qu'ils arrivent à battre un joueur humain novice.           
             Et une fois l'apprentissage terminé, plus besoin de récompense, le cochon est devenu aussi accroc au jeu vidéo qu'un ado. Certains chercheurs envisagent même de leur apprendre à se servir d'un joystick.           
            Cela ne m'étonne pas, car étant enfant, j'ai connu dans les Pyrénées de petits cochons noirs qui étaient aussi sociables et aussi intelligents qu'un chien et auxquels on apprenait très vite, des tas de tours.            

             Il paraît que les cochons se bousculent devant l'écran, mais s'ils apprennent à jouer plus vite que des chimpanzés, ils se lassent aussi plus rapidement. Les primates pouvaient y passer des heures, les cochons en moyenne quinze minutes. Mais ils y reviennent et il faut bien de la place pour tout le monde.           

            Ils ont de la chance, ces cochons et ce sont des sages : je n'ai jamais vu un ado prêter sa console au copain, au bout d'un quart d'heure.            
            D'ici la fin de l'année, le prototype du jeu devrait être proposé aux éleveurs pour le tester et juger de son efficacité.           

            Et chez le boucher, pour des raisons de traçabilité, notera-t-on le score du cochon sur l’emballage des rôtis de porc ? Et le consommateur préférera-t-il qu’une viande soit intelligente ou pas ?

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique