• Mangeons plus d'oméga 3 et moins d'oméga 6.

              Il est malheureusement évident que les journalistes et encore plus les publicistes, se soucient fort peu de  se renseigner sur les données techniques concernant les produits dont ils parlent.
              On voit de très nombreuses publicité faire l’apologie des oméga 3 et 6, et surtout de denrées alimentaires diverses en contenant, sous prétexte qu’ils  protègent contre les excès de 

              Le problème est en fait beaucoup plus complexe et il faut donc apporter quelques précisions.


              Il faut d’abord savoir que nous ne synthétisons pas les acides linolénique AL (oméga 6) et alphalinolénique ALA (oméga 3) et que nous ne synthétisons que des quantités trop faibles d'acide docosahexaénoïque DHA (oméga3). Nous devons donc trouver ces éléments essentiels dans notre nourriture.
              Par contre une partie du DHA est transformée en acide éicosapentaénoïque EPA (oméga 3) et l’acide arachidonique AA (oméga 6) est en quantité suffisante, tant que les apports en acide linolénique sont suffisants. .

              Les apports nutritionnels conseillés, doivent non seulement assurer les besoins minimaux pour éviter les carences, mais ne pas entraîner des excédents nuisibles et également assurer une nutrition globalement suffisante et équilibrée.     
              Par ailleurs il est nécessaire de limiter, surtout si l’on n’a pas atteint les quantité minimales, de ne pas dépasser un rapport acide linéique / acide alphalinéique de 4 et un rapport oméga 6 / oméga 3 de 5.

              De nombreuses études montrent que des changements qualitatifs intervenus au cours des dernières décennies dans la composition en acides gras de la ration alimentaire (essentiellement dans les pays industrialisés, celle des humains, mais aussi celle des animaux d’élevage dont nous consommons les produits dérivés) sont restés bien trop longtemps ignorés et posent aujourd’hui de vrais problèmes.   
     
             
    Il a été prouvé que l'excès d'oméga-3 peut provoquer :

                        - des problèmes d’anti-coagulations, proche de l'hémophilie et des possibilités accrues d'hémorragie (car ils sont anti-thrombiques et anti-athérogènes) ;
                        - des taux plus élevés de LDL, appelé indûment “mauvais cholestérol”;
                        - une baisse de la glycémie, surtout chez les diabétiques ;
                        - une baisse des réponses immunitaires et inflammatoires (car ils sont anti-inflammatoires.
              Mais, le plus souvent, dans les pays occidentaux, nous ne mangeons pas assez d'oméga-3

              Une consommation excessive d’Oméga 6 favorise le développement du tissu adipeux dès la petite enfance et contribue à l’augmentation du surpoids et de l’obésité. Ces excès ont été associés à une augmentation des maladies inflammatoires et auto-immunes, des démences ou de certains cancers.
              Des données récentes montrent une augmentation du rapport Oméga 6 / Oméga 3 dans le lait maternel et dans la plupart des aliments consommés par l’enfant et l’adulte. Ces résultats laissent présager un impact à haut niveau sur les générations présentes et futures.
              Pour pouvoir être utilisés par l’organisme, les acides gras Oméga 6 et Oméga 3 entrent  “ en compétition” car ils sont métabolisés par un même type d’enzyme. Celui qui est apporté en excès sera immédiatement plus utilisé que l’autre.
              Il est donc très important qu’oméga 3 et oméga 6 soient consommés de façon équilibrée.
              Cela n’est pas vrai actuellement car, alorsque le rapport oméga6 / oméga3 devrait être de 5 environ,, ce rapport est plutôt de 15 dans notre alimentation quotidienne.
              La consommation en oméga 6 a globalement augmenté de 250 % entre 1960 et 2000 en France, alors que la consommation d’Oméga 3 a, elle, diminué de 40 % environ. Le rapport oméga 3 / oméga 6 a ainsi quadruplé en 40 ans avec des apports en oméga 6 qui atteignent presque le maximum toléré

             
    L’important est donc de ne pas écouter la publicité qui vante les bienfaits des oméga 6, et de connaître les sources des oméga 3, pour essayer d’en consommer davantage et de limiter les consommations qui apportent des oméga 6.
        

    Mangeons plus d'oméga 3 et moins d'oméga 6.          L'acide alpha linolénique (Oméga 3 ALA) est d'abord présent dans les plantes.
              On en trouve ainsi dans les graines de lin, le germe de blé, le chanvre, les noix, le soja, le colza et donc les huiles de ces végétaux et  les margarines qui contiennent ces huiles.
              Dans le chocolat, 2% des acides gras sont sous forme d'acide alpha linolénique.
              Parmi les végétaux, on trouve aussi des plantes telles que la luzeme, les épinards, la mache, le pourpier, de telle sorte que la chair des animaux qui s' en nourrissent en contient: (le lapin est la viande naturellement la plus riche en acide alpha linolénique, avec le cheval, les escargots qui eonsomment du pourpier et des poules qui consomment des escargots (ayant mangé du pourpier); le gibier sauvage est aussi riche en acide alpha linolénique. 
              La viande d'élevage, les produits laitiers ont une faible teneur mais représentent, en raison de la quantité eonsommée, la première source d' acide alpha linolénique; la graisse du porc, le beurre, qui a un rapport d' oméga 6 / oméga 3 de 2,5, ce qui est intéressant et dans une moindre mesure, la chair et le lait des ruminants. le jaune d’oeuf.
              Dans l' alimentation humaine, les produits marins restent la principale la source d' oméga 3, non seulement en acide alpha linolénique, mais aussi et surtout en EPA et DHA. . les poissons ont des teneurs variables en lipides, permettant de distinguer poissons maigres, mi-gras et gras. Les espèces les plus riches sont les sardines, pilchars, anchois, harengs, maquereaux, saumon, flétan, légine, thon rouge..
              Les algues et les microalgues du phytoplancton sont riches en acides gras oméga 3, et certaines algues sont comestibles.

              Reste à éviter de consommer trop d’oméga 6 pour essayer de se rapprocher du rapport préconisé de 5, en particulier les huiles de tournesol ou de maïs (qui peuvent être judicieusement remplacées par l’huile de colza).
              Les Oméga 6 sont aussi présents dans les aliments industriels et dans les produits des animaux (les viandes, les œufs ou encore les produits laitiers) nourris à base de soja et de maïs et dont l’alimentation devrait également être maîtrisée au niveau des élevages.          

     

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  •          J'ai fait ce week-end un article sur le cholestérol, l'interprétation des résultats des analyses de sang dans ce domaine et l'influence de la nourriture sur ces taux.
              Il me parait normal de parler de la prévention contre le cholestérol et notamment de ce dont nous parle en permanence la pub, notamment à la télévision, les acides gras  "oméga".
              C'est assez difficile de parler de ces corps sans faire un minimum de chimie; je vais essayer de résumer ce qu'ils sont et leur action dans l'organisme, en simplifiant au maximum. J'espère que ce ne sera pas trop difficile à lire. Si je vais donner quelques formules chimiques et les noms des omégas pour les curieux, nous les appellerons ensuite uniquement par une abréviation.

              Les oméga 3 et les oméga 6 sont des “acides gras non saturés”, (on dit même poly-insaturés), c’est à dire qu’ils ont une longue chaîne d’atomes de carbone liés entre eux et liés à des atomes d’hydrogène, et comportant en bout de châine un groupement acide (-COOH). Ils sont non saturés parce que dans la chaîne, deux carbones au moins sont liés par une double liaison chimique, qui peut s’ouvrir pour réagir par la suite.  (Je rappelle pour ceux qui l’auraient oublié, qu’un atome de carbone possède quatre possibilités de liaison chimique, et l’hydrogène une seule. Un groupe CH2 a donc encore deux possibilités de liaison).
              Les acides gras oméga 3 et 6 sont présents dans tout l' organisme et assurent de nombreuses fonctions physiologiques : ce sont des constituants importants des membranes cellulaires de tous les tissus, et notamment dans le système nerveux, cardiovasculaire, hormonal, immunitaire, etc. Ce sont également des substances qui stockent de l'énergie dans le tissu adipeux, et en foumissent à l' organisme, lors d'un effort musculaire par exemple.
              D’autres acides gras polyinsaturés existent, mais moins importants: il existe aussi de oméga 9, mais nous nous limiterons aux 5 acides gras essentiels omega 3 et 6 suivants :

                    OMEGA 3 :

                        - l’acide alpha linolénique :
    CH3-CH2-(CH=CH-CH2)3-(CH2)6-COOH

              Nous l’appellerons pour simplifier ALA . Par exemple,  -(CH2)6- veut dire qu’il y a 6 groupes CH2  liés par une liaison chimique, les uns à la suite des autres.(voir ci dessous la formule développée, et ci contre la formule en 3D) : 

                        - l’acide éicosapentaénoïque : CH3-CH2-(CH=CH-CH2)5-(CH2)2-COOH nous l’appellerons pour simplifier EPA.
                        - l’acide docosahexaénoïque : CH3-CH2-(CH=CH-CH2)6-CH2-COOH
    nous l’appellerons pour simplifier DHA. 
             
    Vous voyez que la première double liaison de ces formules chimiques se trouve sur le troisième carbone de la chaîne. C’est pourquoi on les appelle oméga “3”, alors que dans les formules suivantes des oméga “6”, la première double liaison est sur le sixième carbone de la chaîne.

                        OMEGA 6 :

                        - l’acide linolénique : CH3-(CH2)4-(CH=CH-CH2)2-(CH2)6-COOH
    nous l’appellerons pour simplifier AL                 
                        - l’acide arachidonique : CH3-(CH2)4-(CH=CH-CH2)4-(CH2)2-COOH
    nous l’appellerons pour simplifier AA.

              L’acide linolénique AL et l’acide alphalinolénique ALA ne sont pas synthétisés par notre organisme. Nous les trouvons dans la nourriture. Par contre les autres oméga, qui sont lesproduits particulièrement actifs, sont produits dans notre corps à partir des deux premiers, mais en général en quantité insuffisante pour les oméga 3, et il faut trouver un complément dans la nourriture.
              Nous en parlerons dans le prochain article
              L’AA et l’EPA interviennent dans les réactions d’agrégation des plaquettes sanguines, (formation des caillots), dans la vaso-constriction des vaisseaux sanguins et dans les réactions inflammatoires.
              Le DHA est à l’origine dans la production de neuromédiateurs chimiques qui interviennent dans l’immunité et l’inflammation.
              Les neuromédiateurs selon qu’ils sont issus des familles oméga 3 ou 6 ont souvent des rôles antagonistes sur les phénomène et assurent ainsi un équilibre biologique.
              Mais surtout le DHA a une grande influence sur le fonctionnement cérébral.
    Plus de la moitié du DHA incorporé dans le foetus et dans les six premiers mois de la vie d’un enfant est destiné au cerveau, et il est nécessaire, par la suite, d’avoir un apport régulier de cet acide gras.
              Les cellules des vaisseaux sanguins formant la barrière hémato-encéphalique, qui protège le cerveau, ainsi que les astrocytes, cellules nerveauses de soutien différentes des neurones), synthétisent en permanence du DHA à partir de l’acide alphalinolénique.
              Le DHA apporte des phospholipides indispensables aux membranes des neurones, et notamment ceux des membranes des vésicules contenant des neurotransmetteurs.
              Les oméga 3 participent à l’activité d’enzymes, de transporteurs de protéines dans les axones, et sur l’activité des gènes qui président aux réactions chimiques. Ils influent donc sur la production des neurotransmetteurs.
              Un insuffisance de DHA entraîne la diminution de dopamine dans le cortex frontal, mais l’augmente dans le circuit de récompense et d’apprentissage.; elle modifie également la production de sérotonine, qui régule notre humeur, et peut entraîner l’anxiété, voire la dépression, alors que, en concentration normale, le DHA lutte contre le stress et l’anxiété.
               La production d’acétylcholine  neurotransmetteur essentiel, qui intervient dans les processus d’apprentissage et de mémorisation, dans le sommeil et l’éveil, dans les commandes des muscles , est également dépendante du DHA,
               Des études récentes semblent même montrer que le déficit en DHA semble perturber le renouvellement des neurones de l’hippocampe, faible chez l’homme, mais indispensable pour la mémoire (la maladie d’ALzeimer serait en partie due à la mortalité des neurones de l’hippocampe).

               D’autres études ont montré que les oméga 3 en quantité normale protégeaient  le coeur contre l’infarctus du myocarde et limitait la tension artérielle.
               L’effet protecteur cardiovasculaire des oméga3 s'explique par leur action anti-inflammatoire (ce qui protège de l'athérosclérose, dépôts de cholestérol sur la paroi interne des artères) et anti-agrégante (prévient la formation d'un caillot de sang, ou thrombose).
               Selon la consommation d’autres acides gras monosaturés les oméga 3 diminuent ou agmentent le taux de LDL et de HDL, c’est à dire le cholestérol total, mais ils stimulent la production de HDL, qui détruit les athéromes et donc augmenteraient la proportion HDL/LDL, ce qui est bénéfique. (voir mon article d'hier)       

               Les Oméga 6 participent à l'élaboration des médiateurs cellulaires. Ils interviennent également sur le développement du système nerveux, de l'équilibre cardiovasculaire, de l'immunité, de la guérison artérielle. des blessures et des réactions allergiques et inflammatoires. Mais consommés en excès, ils peuvent empêcher les Oméga 3 de tenir leur rôle, notamment lors de la protection cardiovasculaire et provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l'asthme ou l'arthrite.
               Les acides gras polyinsaturés oméga 6 diminuent le LDL, mais aussi le HDL.Ils ne protègent donc pas autant que les oméga 3, contre les maladies cardiovasculaire.

               Après-demain je vous parlerai des pubs et des problèmes de nourriture liés aux oméga 3 et aux oméga 6, et ceux pour prévenir l'excès de cholestérol

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  • Cholestérol et régimes alimentaires. Les diverses graisses.

     Cholestérol et régimes alimentaires. Les diverses graisses.

               

     

     

     

     

     

               Dans mon article d'hier, je disais qu'il fallait limiter notre taux de cholestérol total et notamment notre taux de lipoprotéine LDL, qui le transporte, mais qui, en excès, risque de se déposer dans nos artères.

               Si l'on a un fort taux de cholestérol, et qu'on veut le réduire, il faut veiller à son alimentation pour qu'elle soit équilibrée, c'est à dire  :
                        - des repas  réguliers : trois repas par jours par exemple
                        - peu d’alcool (qui augmentent les triglycérides)
                        - moins de graisses, particulièrement les graisses animales
                        - moins de sucre
                        - moins de sel
                        - plus de fruits et de légumes
                        - plus de poissons.

               Mais surtout une alimentation riche en cholestérol alimentaire ou en graisses saturées fait augmenter votre taux de « mauvais » cholestérol (LDL), tandis qu’une alimentation riche en graisse mono ou poly insaturés le fait baisser

               Le cholestérol alimentaire est exclusivement présent dans les denrées animales, comme les œufs, les produits laitiers gras (fromages et beurre) ou les viandes.

              Quant aux acides gras, on les classe en trois catégories :
                        - les acides gras saturés,
    que l'on trouve par exemple dans l'huile de coco, l'huile de palme ou l'huile d'olive.

                        - les acides gras mono-insaturés, que l'on trouve par exemple dans l'huile de noix, l'huile de colza ou le saindoux.
                        - les acides gras poly-insaturés, que l'on trouve par exemple dans l'huile de soja ou l'huile de tournesol.

             De plus il existe ce que l'on appelle les "graisses trans"ont aussi tendance à faire augmenter le taux de « mauvais » cholestérol LDL,  notamment dans des produits industriels comme le beurre ou les fromages gras.

              Enfin, les phytostérols permettent également de réduire le taux de « mauvais » cholestérol. Ce sont des stérols d’origine végétale, présents dans les céréales, les fruits et les légumes, ou dans les margarines, ou certains yaourts, ils agissent comme une « éponge » absorbant le cholestérol présent dans l' intestin avant qu’il ne puisse passer dans votre circulation sanguine.

              Il faut citer également les fibres alimentaires solubles, glucides complexes, comme les « pectines  » ou les « gommes  ». En se dissolvant, elles créent un « gel » qui peut absorber le cholestérol et l’évacuer du corps.! Ces fibres solubles existent dans les fruits (notamment les pommes) ou les légumes (comme les haricots, les aubergines ou les pois) et les céréales.

              Les médias, toujours à la recherche du sensationnel, se sont emparés essentiellement de l'effet bénéfique des acides gras non saturés et nous inondent de publicité pour les "oméga 3 et oméga 6.
             Dans mon prochain article de mardi, je vous expliquerai ce que sont ces produits.

     

     

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  • "Bon" et "mauvais" cholestérol.

                Il est certain qu''au moment des fêtes on mange trop de sucres et trop de graisses. Le sucre conduit vers le diabète elles graisses vers l'excès de cholestérol, qui favorise l'hypertension artérielle et les maladies de cœur.
                Et certains font en début d'année un examen de contrôle médical, pour lequel on fait une prise de sang pour mesurer diverses concentrations de composés chimiques.
                Alors vous vous avez parce que votre taux de cholestérol dépasse la norme (supérieur à 2g/l). Vous avez tort; il faut analyser les chiffres de façon plus détaillée en regardant les lignes suivantes de votre analyse.

                Voyons d'abord quel est le risque pour nos artères :   
                L athérosclérose  est une  perte d’élasticité des artères due à la sclérose, provoquée par l’accumulation de corps gras (essentiellement le mauvais cholestérol) au niveau du tissu interne des artères. Ce dépôt constitue alors l’athérome qui pourra aller de la simple plaque rétrécissant la lumière artérielle (sténose) jusqu’à l’obtuération du vaisseau (thrombose), qui risque de provoquer des phlébites, des oedèmes pulmonaires, des AVC ou des infrctus.

                Toutes les artères du corps peuvent être atteintes par l’athérome mais surtout les artères de gros et de moyen calibre : l’aorte et les artères des membres, les carotides, les artères rénales, les artères coronaires, les artères digestives.
                L’athérome va progressivement infiltrer les tissus de l'artère provoquant une calcification par dépôt de carbonate de calcium et de cristaux de cholestérol. La plaque est d’abord lisse puis peut s’ulcérer et alors entrainer la migration en aval de débris d’athérome ou l’adhésion de caillots. Les tissus se décollent et, avec les caillots, vont obstruer l'artère.
                Il s'agit donc d'un risque grave et dangereux.

                Mais voyons maintenant ce qu'est le cholestérol.
                Le cholestérol est une graisse apportée pour un tiers par l'alimentation(origine exogène) et aux deux tiers fabriquée par le foie, qui peut produire à partir de protéines, de graisses et de glucides, un gramme de cholestérol par jour ! On peut assimiler le cholestérol à une particule de graisse qui se déplace dans notre corps via la circulation sanguine. Le cholestérol est un lipide (une graisse), et un stérol (alcool donc groupement -C-OH), qui est le précurseur de nombreuses synthèses dans notre organisme 

                Le cholestérol est indispensable à organisme car il a plusieurs fonctions :
                        - Participer à la constitution des membranes des cellules de notre corps ;
                        - Contrôler le développement de certaines cellules du foetus ;
                        - Participer à la formation de synapses du système nerveux;
                        - Entrer dans la composition de la bile ;
                        - Participer à la protection des os contre la décalcification, en étant unprécurseur de la vitamine D;
                        - Il fait partie de la graisses corporelle.  

                Les divers taux de cholestérol :
                Vous avez sûrement entendu parler de “bon” et de “mauvais” cholestérol : ces appellations sont erronées et un abus de langage : il n'y a qu'un seul cholestérol.

                Par contre il y a deux modes de transport du cholestérol dans le sang, mettant en jeu deux types de protéines.
                Le cholestérol n’est pas soluble dans le sang et il faut donc que d’autres molécules se chargent de le transporter des lieux de production aux cellules de notre corps; ce sont ces protéines de transports que l’on appelle ainsi, mais elles ne sont pas du cholestérol.

    "Bon" et "mauvais" cholestérol.

                Les lipoprotéines à basse densité (LDL : Low Density Lipoprotein) et les lipoprotéines à très basse densité (VLDL), transportent donc le cholestérol, ce qui est bénéfique, mais des taux importants de LDL ou VLDL conduisent au dépôt de cholestérol sur les parois des artères.
                En effet les récepteurs à LDL et VLDL du foie et des tissus sont en effet très sensibles et, au moindre changement biochimique d'une LDL, du fait d'une oxydation ou dégradation liée à la fumée de cigarette ou à d'autres facteurs, les lipoprotéines transportant le cholestérol ne sont plus reconnues, et sont alors phagocytées par les globules blancs, puis forment un dépôt dans les vaisseaux sanguins sous forme de “plaques d'athérome”, ce qui accroît le risque de maladies cardiovasculaires, comme on l'a vu ci-dessus
                D’où pour les LDL et VLDL, le nom de « mauvais » cholestérol, alors que ce n’est pas du cholestérol.

                Les lipoprotéines à haute densité (HDL : High Density Lipoprotein) déchargent les artères et les tissus extrahépatiques du cholestérol oxydé, et le ramènent vers le foie où il est dégradé ; on parle alors de « bon » cholestérol, même si le cholestérol récupéré est usé et va être recyclé .

                En définitive : 
                            - Plus le taux sanguin de HDL-cholestérol est élevé, plus le risque d'athérosclérose est faible ;

                            - A contrario le risque d'athérosclérose est d'autant plus fort que le LDL-cholestérol est élevé.
                Dans votre résultat d'analyse, vous devez trouver le taux de cholestérol total, celui de LDL En fait le taux de cholestérol total est voisin de la somme LDL + HDL puisqu'il est transporté principalement par ces deux protéines. Mais il peut être légèrement supérieur car il y a un peu de cholestérol libre dans le sang (non transporté).
                Les taux normaux de ces substances sont les suivant :
                            - cholestérol       < 2g/l
                            - LDL                  <1,6 g/l
                            - HDL                 > 0,35 g/l
                            - Triglycérides   < 1,5 g/l
              Les triglycérides sont une autre catégorie de lipides, qui est associée au risque d'athérosclérose, mais de façon moins nette que le cholestérol. 
              Toutefois la valeur maximale admise du LDL peut être moindre si vous avez des "facteurs de risque" que seul le médecin peut estimer (tabagisme, hypertension artérielle, sédentarité, surpoids, trop de cholestérol.total, hérédité, diabète, maladies notamment cardio-vasculaires ...) : il est courant de prendre des valeurs maximales de 1,3, 1,0 ou 0,7 g/l pour un deux ou trois facteurs de risque.

                Don,sii vous avez un peu trop de cholestérol, ce n'est pas grave si vous avez beaucoup d'HDL qui l'éliminera. Par ailleurs ce taux augmente avec l'âge et on considère qu'il est normal au dessous de 2g, plus la valeur de l'âge après la virgule (2,60 g:litre à 60 ans, à condition d'avoir un LDL normal et un HDL élevé.
                Ce qui est mauvais c'est d'avoir trop d'LDL

     
     
     

     

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    Gueule de bois

                      Savez vous ce qu'est une veisalgie ?

              Au lendemain des fêtes, beaucoup se plaignent d’avoir la « gueule de bois » et appliquent des recettes diverses pour soulager cette sensation inconfortable qui se manifeste à la suite d'une consommation excessive d’alcool.
              Cette expression bien courante vient de la sensation de raideur des muqueuses de la bouche sous l’effet de l’alcool, car elles sont déshydratées, et on a donc l’impression d’avoir un palais en bois.
              Le terme médical pour la gueule de bois est la « veisalgie ». Dans certaines régions francophones comme au Québec ou en Belgique, on peut rencontrer le terme « xylostomiase »
    La consommation d’environ 1,5 g d’alcool par kg de poids corporel (de 3 à 5 consommations pour une personne de 60 kg; de 5 à 6 pour une personne de 80 kg) conduit presque invariablement à une veisalgie plus ou moins prononcée.

              Quant à la cause, elle est en fait multiple, l’alcool étant de l’éthanol, mais il donne par transformation des aldéhydes (voir votre cours de chimie de terminale), et par ailleurs les alcools et vins que l’on consomme contiennent aussi des esters très volatils, qui leur donnent des parfums, mais contribuent aux troubles cérébraux ultérieurs. D’autres substances peuvent aussi contribuer à ce malaise.
              Les alcools blancs sont en général moins nocifs que les alcools bruns ou le vin (à quantité d’alcool équivalente bien sûr). Plus vous êtes maigre et plus l’alcool aura d’action. Dilué par de l’eau et des aliments l’alcool sera moins absorbé par l’organisme et la déshydratation moindre.


    Gueule de boisGueule de bois

     

                        Les effets sur l'organisme :

              L’alcool est transformé par le foie en divers composés chimiques dont l’aldéhyde éthylique ou acétaldéhyde, une substance qui peut notamment causer des nausées, des vomissements, des sueurs, etc., lorsque l’organisme en est saturé. Il peut s’écouler jusqu’à 24 heures pour que le corps transforme l’acétaldéhyde en acétate, une substance aux effets nettement moins désagréables.
              La digestion de l’alcool exige un énorme effort de la part du foie. Lorsqu’il est au maximum de sa forme, le foie peut éliminer environ 35 ml d’alcool éthylique pur en une heure, ce qui équivaut à environ une bière, un verre de vin ou 50 ml de vodka. Tandis qu’il peine à digérer l’alcool, l’organisme souffre de déshydratation.
              Durant l’intoxication alcoolique et la veisalgie qui s’ensuit, l’organisme subit une acidose, c’est-à-dire que le corps a plus de mal que d’habitude à maintenir l’équilibre acide/base nécessaire à son intégrité
              A part cette sensation de gueule de bois, l’abus d’alcool, même s’il est en deçà de l’ivresse, entraîne une baisse de la mémoire, de la vigilance, de l’attention, et des réflexes (d’où les accidents de véhicules), une sensation de fatigue et de faiblesse, des maux de têtes et éventuellement des nausées.
              De plus l’abus d’alcool peut entraîner une hypoglycémie, avec des vertiges et des contractions musculaires.

                        Quels sont les remèdes ?

              Bien sûr le plus radical aurait été de boire moins, mais c’est trop tard pour le faire.
    On peut limiter l'effet de l'alcool en mangeant et buvant de l'eau en même temps que l'absorption d'alcool.

              Evidemment il ne faut pas boire encore de l’alcool. Les remède du type boire de la bière ou du pastis le lendemain matin est totalement absurde et ne fera qu’indisposer plus encore votre estomac. Il faut au contraire s’abstenir de consommer de l’alcool pendant deux ou trois jours.
              Par contre on peut boire beaucoup d’eau voire des jus de fruits, ce qui réhydrate et diminue la concentration d’alcool dans le sang. Toutefois il vaut mieux boire un jus de tomate plutôt que du jus d'orange, acidifiant.

    Gueule de bois         Mais chacun y va de sa recette : douche froide , café fort, avec du sel !!, une cuillerée d’huile d’olive, des huîtres ou de la soupe de poisson, de la soupe à l’ail dans le midi ou de la bouillabaisse, des filets de hareng marinés enroulés autour de cornichons et d’oignons (les rollmops), du jus d’artichaut, du jus de tomate avec des jaunes d’oeufs (cela vaut mieux que de les mélanger à du rhum !).
              Au plan médical, tous ces remèdes ne semblent pas avoir beaucoup d’effet, et la caféine du thé ou du café risque même d’être mauvaise pour le cœur, et qui sont acidifiants.
       

    Gueule de bois       L’élimination d’alcool est lente, mais c’est le remède le plus efficace : 0,1 à 0,15 g parheure, et ni l’exercice physique, ni la douche froide ne l’élimineront plus vite. Par contre ils vous réveillent un peu de votre torpeur, mais l’exercice physique doit ne pas être ni dangereux (on sous-estime le danger), ni éprouvant pour le cœur.
              Les pansements gastrique ou à la rigueur l’huile peuvent éviter des désagrément stomacaux mais n’élimineront pas l’alcool non plus.
              Ne prenez pas de médicaments : l’alcool interagit négativement avec plus de 150 médicaments.
              Le métabolisme de l’alcool peut renforcer l’effet toxique du paracétamol pour votre foie, déjà éprouvé par les agapes, et l’aspirine ou l’ibuprofène, s’ils soulagent les maux de tête, peuvent irriter votre estomac et aggraver votre gastrite alcoolique.

              Mangez léger le lendemain : toasts grillés et bouillon salé, pas trop gras, et des mets léger, mais c’est mieux que la diète complète. Rien de tel qu’une bonne sieste pour attendre la remise en état de votre foie. Et pas de somnifère surtout dont l'effet est aggravé par l'alcool (Romy Schneider en est morte).… Les hydrates de carbone, pain, craquelins...) sont plutôt alcalinisants.
              Il est évidemment peu recommandé de faire à nouveau un gueuleton !
              Le plus terrible, c’est effectivement le repas du premier de l’an après le réveillon de la veille !!

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