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     Corona virus et génétique. Corona virus et génétique.

                Cela fait longtemps que je n’avais pas parlé du coronavirus. On finit par être trop habitué à sa présence!

              J’ai lu des études qui essayaientde voir si nous étions tous égaux devant cette pandémie et effectivement certaines constatations sont troublantes :
               Pourquoi le virus tue t’il surtout les personnes âgées ? Mais il y a aussi quelques cas graves parmi les moins de 65 ans, et pas seulement des personnes prédisposées (diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires….)
               Pourquoi les enfants sont ils rarement malades, souvent asymptomatiques, la maladie étant souvent bénigne et ils semblent peu contagieux.?
              Pourquoi y a t’il en réanimation, trois patients sur quatre qui sont des hommes ?
               Pourquoi une telle dispersion de gravité, de l’asymptomatique à la mort respiratoire ?

               Des études ont été faites pour essayer de voir si la génétique avait une influence sur cette maladie..
              Dès 1920, madame Leslie Webster avait montré que des infections virales et bactérienne entrainaient soit une situation asymptomatiques ou très bénigne, soit des symptômes graves, chez de souris ayant des patrimoines génétiques différents. Seule l’intensité des phénomènes variait selon la nature du microbe concerné.
              Depuis le génome peut être déchiffré et on a découvert en 2015, sur des maladies virales humaines, que la mutation des allèles d’un gène particulier pouvaient rendre la maladie grave, alors que la non-mutation la conservait à faible niveau. Or ce gène régule la production d’interférons, molécules qui stimulent la réponse immunitaire de l’organisme aux infections virales.
              Des centres de séquençage de 22 pays, étudient actuellement des génomes de malades du coronavirus diversement atteints, pour déterminer si l’on trouve des différences génétiques sur certains gènes, en rapport avec la gravité de la maladie.
               On connait aussi des gènes qui pour certaines infections (VIH, coronavirus de la gastroentérite, et une forme de paludisme), empêchent la prolifération du virus dans les cellules, ce qui empêche la maladie de se déclarer. On étudie actuellement le génome de personnes qui ont passé du temps auprès de malades touchés ensuite gravement par le covid19, sans protection, et qui ne se révèlent pas ensuite positifs aux tests. La prolifération du virus a probablement été empêchée.

               En ce qui concerne la différence de sensibilité hommes-femmes, deux hypothèses : les oastrogènes féminins favoriseraient la lutte contre le covid19.
              Autre hypothèse : le chromosome X possède un gène qui code une protéine qui a une action importante sur la reconnaissance par l’organisme d’organismes pathogènes. Or l’homme n’a qu’un chromosome X (le second étant Y) alors que la femme possède deux chromosomes X. Elle lutte probablement ainsi mieux contre les virus qui sont mieux et plus précocement détectés.

              Pour les enfants, il semble de plus en plus qu’ils ne sont pas très malades, souvent asymptomatiques et peu contagieux. (moins de 2% des cas, mais les enfants ont été moins souvent testés).
              Il ne semble pas que la réouverture des écoles dans divers pays ait augmenté les contaminations.
              Cela est particulier au covid19, car pour la grippe, les enfants sont les premiers à être infectés et sont des facteurs de transmission importants au sein des écoles.
              Diverses études sont en cours. 
             
     Une des hypothèses qui expliquerait pourquoi la plupart des enfants présentent des symptômes plus légers est que leurs poumons contiendraient moins de récepteurs de protéines virales (ou des récepteurs moins matures), qui sont la porte d’entrée du covid19 dans les cellules. Mais pour confirmer cette hypothèse, il faudrait étudier des échantillons de poumons d’enfants, très difficiles а obtenir. Il semble que ce serait notamment vrai pour les cellules nasales, qui sont les premières infectées par le virus.

               Certains pensent aussi que les enfants sont plus couramment exposйs а d’autres coronavirus, comme ceux qui provoquent le rhume, ce qui les protègerait contre ce coronavirus plus grave, en quelque sorte une immunisation croisée.
              Les enfants produisnt aussi des niveaux moins élevs de cytokines, protéines à l’origine de l’inflammation aigüe des poumons sous l’effet de l’infection virale.
              Seul point négatif quelques cas d’enfants développant une réaction inflammatoire grave cardiaque, similaire а la maladie infantile rare dite de Kawasaki ont été rapportés а Londres et New-York (et une cinquantaine en France, ayant tous évolués favorablement après traitement, un mort à Marseille toutefois, mais probablement dû à une maladie concomitante).

              Finalement il semble que le système immunitaire réagisse mieux chez les personnes jeunes, ce qui expliquerait que les enfants soit moins touchés et les personnes âgées davantage;le système immunitaire est presque vierge chez l’enfant et il doit donc réagir à tous les microbes qu’il va rencontrer, et la nature le rend plud performant.
              Le système immunitaire des personnes âgées est moins actif, et leur processus respiratoire en partie dégradé. Le corps se fatigue généralement plus vite notamment en raison de la dégénérescence des cellules et de la fonte musculaire.
              Par ailleurs, les seniors sont également plus sensibles aux complications de la maladie telles que confusion aiguë ou la déshydratation. En outre, des formes atypiques du développement du virus sont souvent constatées.
               Les seniors vivent souvent également davantage dans des lieux confinés, où les contacts avec d’autres personnes sont nombreux (par exemple EPAHD), ce qui favorise la contamination.

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  • La respiration et nos poumons.

        Avec l’épidémie de coronavirus, on a beaucoup parlé de nos poumons et de la difficulté à respirer pour les personnes malades.
        Bien sûr je me souviens de ce que j’ai appris au CM2, puis ensuite en terminale sur la respiration et le poumon, mais c’est bien vieux, j'ai voulu voir ce que l’on disait aujourd’hui sur la question,et j‘ai pensé que cela pouvait intéresser quelques lecteurs.

        La respiration est une fonction automatique de notre corps, mais elle est particulière.
        En effet, vous ne pouvez pas entendre votre cœur battre, sauf dans quelques circonstances exceptionnelles. Sauf si vous prenez votre pouls sur votre poignet, vous ne savez pas à quel rythme il bat. De même, sans tensiomètre vous ne pouvez mesurer la tension dans vos artères, et vous ne pouvez volontairement modifier ces paramètres.
        Pourtant toutes ces fonctions sont régulées par l’hypothalamus dans votre cerveau, via le système nerveux sympathique.
        Mais vous pouvez être conscient de votre respiration et surtout vous pouvez la modifier : respirer plus ou moins vite, plus ou moins profondément, et si vous êtes entraîné, vous pouvez même l’arrêter plusieurs minutes en plongée en apnée.
        Le pilotage automatique de la respiration est assurée par le tronc cérébral et l’hypothalamus, mais le cortex préfrontal peut imposer en partie notre volonté. Pourquoi, les neurobiologistes ne savent pas : probablement une conséquence de l’évolution et de la survie des hommes préhistoriques.
        Evidemment la respiration est essentielle pour notre survie, et notre cerveau ne pourra pas ordonner n’importe quoi. Nos cellules ont besoin d’oxygène pour brûler les aliments et les transformer en énergie. Privés d’oxygène nos neurones meurent et nous aussi. Donc si notre respiration est dégradée par la maladie, comme cela peut être le cas avec le coronavirus, nous sommes alors en danger.
        En temps normal notre respiration est inconsciente : l’air pénètre dans nos narines, il le refroidit, notre système olfactif analyse en permanence les odeurs, nos muscles de ma poitrine se contractent et les articulations des côtes bougent, les alvéoles des poumons se gonflent et dégonflent, mais tout cela est inconscient. Mais un centre surveille nos viscère, « l’insula » et si une anomalie intervient, alors elle parvient à notre conscience, et par exemple, si nous avons un moment d’apnée pendant notre sommeil, nous nous réveillons brusquement (après un éventuel cauchemar) et notre respiration heureusement repart.
        Quand nous avions une respiration perturbée et insuffisante, les tâches courantes sont ralenties, deviennent plus difficiles, l’attention faiblit, comme si le cortex préfrontal venait aider l’hypothalamus et le tronc cérébral et était moins disponible pour les autres tâches.
        Les centres amygdaliens influencent aussi la respiration et agissent sur l’hypothalamus, en cas de danger, de stress, de colère, d’émotions violentes, pour en modifier le rythme.
        Le cortex cingulaire qui intervient dans nos rapports sociaux, peut aussi la moduler pour émettre par exemple des soupirs d’exaspération ou de plaisir.
    http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/Numeriser1-copie-2.jpg
        Mais les études actuelles ont trouvé des phénomènes plus curieux : de nombreux centre du cerveau ont certains neurones qui oscillent au rythme de la respiration. Pendant une inspiration, on reconnaît mieux l’expression de la peur sur un visage que pendant une expiration (peut être pour que, face à un danger, nous prolongions notre inspiration et donnions davantage d’oxygène au cerveau et à notre corps. Notre respiration fait partie des phénomènes qui nous font prendre conscience que nous existons.

        Comment se fait la respiration ? (voir le schéma ci-dessous, emprunté à la revue « Cerveau et Psycho ») :
    http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/poumons.jpg
        Nos poumons contiennent 500 millions d’alvéoles, petits sacs qui se gonflent d’air et comme ils sont irrigués par de très nombreux capillaires, à chaque inspiration quelques litres d’air pénètrent dans les alvéoles et l’oxygène diffuse dans le sang, tandis que du gaz carbonique ‘CO2) en est extrait et est rejeté dans l’air lors de l’expiration.
        les poumons sont des sacs fixés aux côtes et les muscles thoraciques intercostaux agissent pour dilater ces sacs, comme un soufflet. De plus le diaphrage se contracte et il ouvre alors les côtes basses.
        A l’expiration le poumon se vide de lui même, grâce à son élasticité.
        L’hypothalamus reçoit des indications sur la teneur du sang en oxygène et en CO2, et il informe les neurones du troc cérébral qui envoient des signaux aux muscles thoraciques via la moelle épinière (le parasympathique qui ralentit et l’orthosympatique qui accélère).
        Les centres du cerveau émotionnel peuvent modifier la respiration automatique en agissant sur l’e tronc et l’hypothalamus
        On ne peut pas modifier notre respiration automatique, alors qu’on peut apprendre à respirer autrement lorsque l’on commande volontairement notre respiration.
        C’est alors notre cortex préfrontal, qui va commander les centres des prémouvements puis les centres moteurs pour actionner directement la respiration. La contraction du diaphragme peut alors aider à l’expulsion de l’air.        
        A l’inverse, modifier notre respiration peut agir sur notre corps. Ralentir par exemple la respiration diminue l’influence de l’orthosympathique et apaise le corps; respirer plus profondément augment la quantité d’oxygène et favorise l’activité notamment du cerveau
    bien que, si l’on se polarise sur la commande de notre respiration, le cerveau consacre alors une partie de ses ressources à cette commande et ne peut les consacrer à d’autres actions.
        Et savoir que nous avons une action sur notre respiration est rassurant.
        Mais les chercheurs ne savent pas par quel processus la respiration s’installe chez l’embryon et pourquoi chacun d’entre nous a une respiration automatique qui lui est propre et qu’il ne peut modifier.

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  •           J'avais fait le 11 avril un article sur les modèles de prévision des épidémies. Mais ce n'était peut être pas assez clair car j'avais voulu trop simplifier et on m' demandé de faire un article plus complet.
              Je le fais donc aujourd'hui, mais c'est un problème complexe et l'explication va être longue.
              Les principaux renseignements que j'ai utilisés  proviennent d’un article de Wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Modèles_compartimentaux_en_épidémiologie) et d’une visio-conférence du Professeur Philippe Dumas (ENS Ulm, ancien directeur de Polytech Marseille)(https://cloud.cinam.univ-mrs.fr/owncloud/index.php/s/cKCTMduxPzgZO4O#pdfviewer) .


           La propagation d’un agent infectieux au sein d’une population est un phénomène dynamique : les effectifs d’individus sains et malades évoluent dans le temps, en fonction des contacts au cours desquels cet agent passe d’un individu infecté à un individu sain non immunisé, l’infectant à son tour. Un tel phénomène peut être étudié en le modélisant par des équations et en déterminant son comportement à travers la résolution numérique de ces équations.

              Les modèles mathématiques d’épidémies ont besoin de deux grand types de facteurs :
                   - Les caractéristiques de la population démographiques et géographiques : nombre, densité, type d’habitat, sexe, âge, structure familiale et ce qui est plus difficile à connaître les flux journaliers et les taux de contact entre personnes, très différents selon les régions, les lieux, les métiers et occupations de chacun, car dans une épidémie la transmission se fait souvent par contact ou cohabitation dans un même lieu, notamment de travail, une même pièce, un même moyen de transport.
                    - Les données sur la maladie que l’on peut représenter sur le graphique ci-
    après :

    Davantage d'informations sur les méthodes de prévision des épidémies.

               A noter que le temps de latence est celui à partir duquel on est contagieux, et qui peut être inférieur à l'incubation, qui est le temps au bout duquel apparaissent les symptômes de la maladie. Pour le Covid19, il semble que l'on puisse être contagieux 2 ou 3 jours avant l'apparition des symptômes, (s'il y en a, puisqu'il peut y avoir aussi des "porteurs sains").

    Les modèles mathématiques pour prédire les épidémies sont donc très complexes et en général, organisés en "compartiments", dans lesquels on simule les phénomènes par des équations différentielles. 
            Dans le cas d'un virus comme le Covid19, dont les conséquences sont très variables, le compartiment des personnes malades peut être scindé en plusieurs sous-compartiments, tels "personnes à faibles symptômes", "malades à domicile", "personnes hospitalisées" et "personnes en réanimation". Il peut y avoir en outre des gens immunisés à la naissances ou vaccinées

     

    Davantage d'informations sur les méthodes de prévision des épidémies.

     Le but de la simulation est de calculer le nombre de personnes dans chaque compartiment, en fonction du temps S(t),(t), M(t) ....en fonction de paramètres qui régissent les variation de ces fonctions à chaque instant, lesquels dépendent des connaissances que l'on a de la maladie.

    Pour simplifier on se limitera à un système à trois compartiments :

    Davantage d'informations sur les méthodes de prévision des épidémies.
     
              Parmi les personnes saines S d’une population de N membres, I personnes sont infectées, mais parmi elles, G malades guérissent. 

             Les trois compartiments échangeant en permanence des flux.

    Pour modéliser ces échanges, on définit deux paramètres :  
                      - Une probabilité béta, ß, pour qu’une personne infectée rencontre dans la population de N membres, une personne saine et l’infecte.
             La  probabilité ß dépend de l’environnement : elle  sera plus faible, en campagne que dans une ville, et plus forte dans un EPAD où les personnes sont confinées ou à fortiori sur un porte-avion ou un internat à dortoirs.

             Une étude menée sur l’épidémie de covid19 dans le navire de croisière Diamond princess a montré qu’une personne en contaminait en moyenne 7, alors que dans la populaion, c’est un peu inférieur à 3.
                      - Une probabilité gamma, γ, pour qu’une personne infectée guérisse et redevienne donc saine.
              Ces deux paramètres ne sont pas connus. On les fera varier pour connaître leur importance et se rapprocher des résultats expérimentaux, qui permettront de leur attribuer une valeur approximative.. 

    Au départ de l’épidémie, le nombre de personnes infectées I est faible et le nombre de personnes saines S est pratiquement égal à la population N.
              A chaque instant dt, le nombre de personnes nouvellement infectées dI est égal à :        dI = ß. I  dt      et S diminue de cette quantité    dS = - ß.I dt     

              S diminue peu à peu et la probabilité ß ne s‘applique plus qu’à la proportion S/N donc                           dI = ß . S / N. I. dt
              Mais il faut tenir compte des guérisons possibles dG = γ. I dt  que l’on soustrait du chiffre des infectés et en définitive :
                          dI = dt (ß.S / N.I – γ.I)   ce qui s’écrit aussi    dI/I = dt . (ß.S / N. – γ.)
                          soit en intégrant    Ln I = ∫(ß.S(t) / N. – γ.) dt = f(t)  et    I = e f(t)      
              Au début de l’épidémie, le nombre d’infections I va croître donc exponentiellement tant que  (ß.S(t) / (N. – γ ) >0, c’et à dire S/N > γ / ß

              Mais S diminuant, le nombre d’infection ralentit, passe par un maximum et lorsque S/N < γ / ß, le coefficient de l’exponentielle devient négatif et le nombre d’infection diminue de façon exponentielle, ce qui met fin au flux, une grande partie des personnes de la population ayant été contaminées successivement. Dans le cas du coronavirus, si ß = 3 et γ =1, le nombre maximal de personnes contaminées serait de ß / γ = 1 / 3

              Le rapport ß / γ est appelé R0. C’est en moyenne le rapport entre la probabilité de contamination en la probabilité de guérison. C’est en moyenne le nombre de personnes saines que peut contaminer une personne infectée.
              Il y a donc un pic de contamination obtenu pour dI / dt = 0 et donc
                                          S/N  =  γ
     / ß  = 1 / Ro
              Ceci en l’absence de mesures telles de confinement ou autres qui changeraient les divers facteurs.

             Le confinement va diminuer la valeur de S, un nombre faible de personnes risquant alors d’être infecté.
            L’amélioration des soins et de médicaments  accroîtra la valeur du  coefficient γ.            

            L’allure de la courbe pour ß = 0,3, γ= 0,1 et N = 100 000 est la suivante, sans mesure particulière pour lutter contre l’épidémie, qui se propage donc naturellement :

    Davantage d'information sur les méthodes de prévision des épidémies.

    Davantage d'information sur les méthodes de prévision des épidémies.         On remarquera que sur le graphique logarithmique, la partie exponentielle des courbes de montée et de descente de la valeur de I est très voisine de deux droites. (en bleu)
             Ces deux droites sont une approximation des courbes de l’épidémie et se coupent en un point où I = N (alors que le max de I est de 1/R0 par rapport à N serait environ 1/3 pour le covid 19.)
              La droite correspondant au développement de l’épidémie, passe par I0 = 10 pour t = 0 et par le point pour lequel I = N (100 000, et elle a une pente de dI/dt = ß.S(t) / N. –γ c’est à dire pour S = N de ß – γ
             On peut donc calculer une approximation du temps du maximum
                      Ln (100 000) – Ln(10) = (ß – γ) ∆t  d’où ∆t =  (11,2 – 2,3) / (0,3-0,1)  = 46 jours
              La pente de la droite descendante est – gamma puisque elle est issue du point où I = N et qu’elle correspond donc à une absence de nouveaux cas et sa pente ne dépend donc plus que des guérisons et donc du coefficient gamma.

    Davantage d'information sur les méthodes de prévision des épidémies.       Il faut différencier deux pics :

                      - Celui du nombre total de personnes infectées i , (en rouge).

                       -  Celui du nombre de nouvelles personnes infectées chaque jour dI / dt  (en bleu).

    Le pic des nouveaux infectés précède légèrement celui du nombre total d’infectés

               Il faut toutefois se rendre compte que dans le modèle on compte toutes les personnes qui sont dans ces cas, alors que dans la réalité, il est difficile de les recenser, car certaines personnes ne se rendent pas compte qu’elle sont malades et ne consultent pas et il peut y avoir de porteurs sains. Dans le cas  du coronavirus c’est un handicap, car cela peut représenter 20 à 30 % de la population.
              Les valeurs que l’on a des coefficients ß et R0 sont donc approximatives et peuvent être assez variables selon l’environnement.

             Quelques R0 caractéristiques de maladies courantes :

    Davantage d'information sur les méthodes de prévision des épidémies.

              Le modèle ci-dessus montre que si en France on restait face à la maladie sans rien faire, avec R0 = 3 on aurait un tiers de la population infectée, soit 20 millions.
              Si 15% ont besoin de soins intensifs :  --> 3 millions. Disponibles 10 000

              Si 1/3 avec assistance respiratoire : --> 1 million . Disponibles 5 000
              La mortalité même avec un chiffre bas de 3% ---> 600 000 morts

              D’où la nécessité du confinement qui diminue la population qui peut être atteinte S et de « gestes barrières » qui diminuent la probabilité ß de contamination, (la probabilité de guérison γ restant fixe si les moyens de soins ne sont pas débordés par l’afflux de malades)
              Isoler (par exemple en hôtel), les malades, qui ne sont pas gravement atteints, mais sont cependant contagieux, peut être aussi une mesure importante, car elle diminue fortement le contacts infectieux donc le coefficient ß

               En ce qui concerne le confinement, un raisonnement simple permet de comprendre son effet sur le sombre de personnes S0 qui peuvent être contaminés:
              Supposons qu’on soit au début de l’infection qu’il y ait environ 0,1% de personnes infectées. On a donc une chance sur mille d’être infecté .
              Si on confine en coupant ces 60 millions de personnes en 12 millions de groupes de 5 personnes confinées. Il y a 5 pour mille de chances pour qu’une telle cellule soit infectée et donc 99,5 % de chances qu’elle ne soit pas infectée, ce qui représente donc un groupe à risque de 12 millions x 0,5 % = 60 000 personnes
              On a donc fait passer la population à risque de S0 de 60 millions à 60 000, ce qui l’a divisé par 1000, ce qui permet de ramener les besoins sanitaires au-dessous des moyens existants, lorsque l’épidémie va se développer.
              Certes un tel confinement total n’est pas possible, puisqu’il faut q’une partie des personnes travaille ou ayillent se ravitailler, mais cela permet de comprendre l’intérêt de l’opération.

              En définitive, le modèle ci-dessus à 3 compartiments est très simpliste, mais il permet de se rendre compte des principes de prévision, de sa difficulté aussi, car face à un nouveau virus, on ne connaît pas ses caractéristiques, et on obtient difficilement de chiffres du développement de l’épidémie (il est par exemple difficile de connaître le nombre exact de personnes infectées, en raison des cas asymptomatiques et des personnes faiblement atteintes, qui ne consultent pas un médecin.). Les paramètres sont donc difficiles à déterminer.
              Par ailleurs les calculs faits sont plus complexes et ne sont pas littéraux, mais on fait des simulations. Dans le cas ci-dessus des trois compartiments, on serait par exemple parti d’une hypothèse de valeur des paramètres ß et γ, et d’un I0 par exemple de 10 et on aurait demandé à l’ordinateur, de calculer chaque jour la valeur du nombre d’infectés I, de la population restante S et du nombre de guéris G. L’ordinateur trace ensuite les courbes en fonction du temps, que l’on compare à la réalité. On prend une autre valeur des paramètres et on regarde si elle est plus proche du réel.
              Dans le cas du covid19, étant donné la difficulté pour avoir des valeurs réelles de I, il est nécessaire de traiter davantage de compartiments car les seuls chiffres sûrs sont les entrées à l’hôpital, les mises en réanimation et les décès.
              Mais le modèle simple à 3 compartiments permet de se rendre compte de la gravité de la propagation du virus si aucune mesure n’est prise, et de la conséquence inexorable alors, du débordement des moyens sanitaires.

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/psychopathe.jpg

        Nous avons parfois tendance à facilement utiliser le terme de “psychopathe”, et je ne suis pas sûr qu’on sache vraiment ce que c’est. Les auteurs de films non plus d’ailleurs !

        Un psychopathe n’est pas un malade mental !
        C’est quelqu’un qui a un trouble du comportement  dans ceratines circonstances ou dans un certain environnement   
        Il peut dans certains cas être dangereux, délinquant voire criminel.
        Les psychologues définissent un psychopathe comme une personne ayant des pulsions anti-sociales, qu’il maîtrise mal car il n’a pas de culpabilité pour les actes qui en résultent.
        Wikipédia, chère à nos coeurs, dit qu’un psychopathe est un sujet qui a sa propre vision du bien et du mal, qui n'est pas celle acceptée socialement, pouvant donner lieu à une multitude de manifestations singulières asociales, antisociales délictueuses ou criminelles à divers degrés.
        Il faudrait ajouter qu’en général il n’a pas le sens ni du danger, ni de la culpabilité.

        D’après les médecins psychiatres, la psychopathie toucherait 2 à 3 % de la population, surtout des hommes, entre 20 et 30 ans, le trouble semblant disparaître après 40 ans, sans que l’on puisse expliquer pourquoi.
        Contrairement à l’image déformée qu’on lui prête, le psychopathe n’est pas un dangereux tueur en série sanguinaire. C’est surtout un antisocial qui va éprouver des difficultés à maintenir des relations avec les autres.
        En général un psychopathe :
            - n’est pas sensible, on ne peut pas le "prendre par les sentiments" car il est d’une indifférence froide.
            - a des difficultés à maintenir une relation avec autrui, mais il a souvent des facilités à nouer des relations; simplement, elles ne durent pas.
            - a une grande intolérance à la frustration : il ne supporte pas de ne pas obtenir ce qu’il veut, et son seuil d’agressivité est très bas et il va très vite s’énerver.
            -  a tendance à blâmer autrui et à rejeter la faute sur les autres. Il va expliquer de manière très rationnelle et très convaincante, ses difficultés avec la société, en accusant les autres d’en être responsable.
            - ne ressent pas  de culpabilité. Il n’y a aucune remise en question après un passage à l’acte. Même les sanctions ne remettent pas le psychopathe en question.
            - se considère comme irresponsable. Cette irresponsabilité est souvent revendiquée, constante, avec un mépris des règles et des contraintes sociales.

        Nous avons tous des manifestations de ce genre, mais elles sont rares et peu intenses. Ce qui caractérise le psychopathe c’est la fréquence et l’intensité des manifestations.
        On constatera des explosions émotionnelles fréquentes, une personnalité très impulsive, des changements émotionnels fréquents.
        En matière de relations amoureuses, les psychopathes s’engagent dans des relations fortes et intenses, mais qui ne durent pas et explosent. Ils ressentent une forte anxiété liée à un sentiment de vide dans la vie.
        Ils sont souvent sensibles à l’addiction, du fait de leur inconstance émotionnelle et de leur insatisfaction.

        C’est un trouble de la personnalité très mal connu qui n’est constaté que chez les adultes, lorsque justement la personnalité est définitive.
        Il n’existe donc pas de "psychopathes" adolescents et enfants. Mais des troubles peuvent apparaître chez plus jeunes, qui peuvent être des facteurs de risques ou des signes d’une future personnalité psychopathique à l’âge adulte.
        Il ne faut pas dramatiser car il est difficile, chez l’enfant et encore plus chez l’ado, de repérer ou définir des troubles de la personnalité, car l’adolescence est une période de rejet de l’autorité, de prise de risque pour tester les limites.
        Et quand bien même on aurait des enfants et ados "difficiles", il n’est pas possible de prédire si un trouble de la personnalité existera à l’âge adulte. Le risque est au contraire de stigmatiser inutilement certains enfants.
        Jusqu’à présent ce trouble touchait surtout les hommes, mais de plus en plus de femmes semblent aussi en souffrir.
        Il semble qu’il y ait une composante génétique, mais l’influence des facteurs environnementaux, et notamment familiaux, est essentielle pour tous les spécialistes, dans l’apparition du comportement, mais aucune certitude ne semble exister quant aux causes.
        Les médecins considèrent qu’il est très difficile de concevoir un traitement pour ceux très atteints, car les personnes concernées ne respectent généralement pas les règles, ils ne suivent donc pas leur traitement ou les recommandations des médecins.
        Et la psychopathie semble disparaître vers 40 ans, on ne sait pourquoi !
        Cela me rassure, je ne puis plus être psychopathe. Suis je brimé ?

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  •  http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/masquetissufemme.jpg

            Avec le déconfinement prochain du 11 mai, on parle beaucoup de masques et des idées fausses circulent à ce sujet. Alors je voudrais faire un point succinct pour rectifier ces erreurs : une partie des renseignements est issue d’un article de la revue « Pour la Science ». Il s’agit de masques médicaux bien entendu et non de masques industriels (peintures par exemple), de plongée, ou pour intervention des pompiers dans un incendie.

         D’abord contre quoi se protéger : bactéries et virus. Les bactéries sont des cellules vivantes de 0,5 à 5 µ (millième de mm). Les virus, entités inertes faites de protéines et d’ADN ou ARN, ont des dimensions plus faibles 0,03 à 0,3 µ. La taille du Covid 19 est d’environ 0,1 µ…
        Au départ ces microbes proviennent du corps d’être vivants et notamment des hommes contaminés lorsqu’ils toussent éternuent, parlent. Ils sont supportés par des gouttelettes d’eau de 1 à 100 µ, qui s’évaporent rapidement et libèrent leurs hôtes dans l’air et sur les surfaces. Mais si les bactéries pour la plupart du temps restées vivantes, il n’en est pas de même des virus qui perdant peu à peu la couche de lipide qui protège leur coque, se décomposent spontanément au bout de quelques heures sur les surfaces contaminées (voire quelques jours selon le support et l’environnement).
        Les gouttelettes les plus grosses tombent rapidement sur le sol, dans un cercle de 1 mètre environ, mais des gouttes plus petites de 20µ par exemple peuvent mettre environ 4mn à tomber d’une hauteur de 3m et des gouttes de 5µ peuvent mettre de l’ordre d’une heure. Mais évidemment elles sont dispersées par les courants d’air et leur nombre devient faible dans un certain volume d’air; par ailleurs elles s’évaporent rapidement et le virus ne vivra pas dans l’air (du moins celui du coronavirus, car d’autre virus comme celui de la rougeole ou de la varicelle peuvent rester un certain temps en suspension et on peut constater des contamination à quelques dizaines de mètres).
        En plein air, quand on croise une personne, le risque est très faible, sauf si elle vient d’éternuer ou de tousser sans précaution. Discuter quelques minutes à un mètre de distance ne fait pas prendre beaucoup de risques mais dans une pièce fermée, comme par exemple le bus ou le métro, où l’on est proche des autres pendant un certain temps, le port d’un masque peut être utile. Mis en principe une personne malade ou risquant d’être contaminée doit rester confinée et on ne devrait pas en rencontrer (toutefois cette personne peut ne pas le savoir car on peut être contagieux pour le coronavirus, deux jours environ avant les symptômes)
              Il est évidemment indispensable de porter un masque pour les personnes qui risquent de rencontrer de personnes contaminées ou qui préparent des objets (notamment repas). Le risque est encore plus grand pour les personnels soignants qui sont à proximité de malades.

        Comment un masque arrête t’il des particules? Evidemment s’il était constitué d’une surface dont les trous sont très petit, (0,02 µ) rien ne rentrerait, mais on ne pourrait plus respirer non plus.
        Les tissus ont des « trous » très gros et ne sont pas multicouches. Ce sont donc de mauvais filtres qui n’arrêtent que les particules les plus grosses. Par ailleurs ils sont souples et et les masques laissent des interstices sur les joues ou sous le menton (A noter qu’un homme doit être rasé pour porter un masque !).
        Néanmoins ils évitent d’envoyer des gouttelettes dans l’air après un éternuement, arrêtent les gouttelettes extérieures les plus grosses et empêchent de se toucher la bouche ou le nez avec les mains, si celles -ci sont contaminées, avant de les laver.
        Deux tissus semblent appropriés 
            - Le coton : avantages fibre naturelle, souple, respirante, lavable à 60 d° sans perte de propriétés, mais gros inconvénient est hydrophile et donc absorbe les gouttelettes.
            - Le polyester hydrophile, s’électrise (ce qui attire les gouttelettes), résistant, mais c’est une fibre synthétique rêche qui perd au lavage, ses propriétés mécaniques au delà de 40 d° (se déforme et se froisse).
    http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/15116638.jpg    En fait deux sortes de masques seront réalisés en tissus. Ceux destinés aux professionnels en contact avec le public filtreront environ 90% des particules au dessus de 3 µ. Les masques grand public auront une performance moindre : environ 70%.
    Ces masques apportent un minimum de protection dans un magasin ou dans le métro, mais leur port ne dispense pas des « mesures barrières », qui restent essentielles pour endiguer l’épidémie. Ils empêchent des personnes asymptomatiques de contaminer sans le savoir d’autres personnes et évitent qu’on contamine sa bouche ou son nez. Mais il ne protègent pas contre les gouttelettes fines qu'émettrait une personne contaminée sans masque, qui éternuerait moins d'un mètre de vous.
         Le port de ces masque n'est pas utile en plein air, mais il n'est utile dans les transports en commun et dans les magasins, que si tout le monde en porte  
      
     Ils auront deux formes « bec de canard » ou « trois plis ». (photo ci-dessus).


        Le tissu n’assure pas une protection suffisante contre les particules de faible diamètre, pour pouvoir être en contact avec des malades et mais il vaudrait mieux qu’ils soient constitués de fibres non-tissées.
     http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/Numeriser2-copie-6.jpg   Quels sont les mécanismes d’arrêt des fibres non-tissées entrelacées de polypropylène, sur lesquelles les particules vont venir se fixer, à condition des rencontrer, car l’intervalle entre fibres est plus grand que la taille de beaucoup de gouttelettes. ? Ces fibres ont un diamètre de 5µ et laissent des intervalles de 10 à 20 µ, mais peuvent cependant arrêter des gouttes plus petites
         L’air qui pénètre et se trouve face à une fibre, va la contourner et la gouttelette va essayer de suivre le courant d’air. Mais d’une part certaines passeront près des fibres et seront piégées (effet d’interception) et les grosses gouttelettes qui ont une certaine inertie, prendront difficilement le virage et heurteront la fibre.
        Les petites particules s’agitent en permanence en raison du mouvement brownien des molécules d’air (dû à la température). Leurs mouvements désordonnés leur feront cogner les fibres si la couche est assez épaisse. C’est l’effet de diffusion.
        Un masque en fibre non-tissée assurera donc une protection meilleure qu’un masque en tissu. Certains masques grand public en seront constitués.   

    http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/Numeriser3-copie-4.jpg
          Mais l’arrêt des particule n’est pas uniforme et les fibres non tissées ont un rendement plus faible entre 0,1 et 1 µ (cf courbe ci dessus).


        Les masques pour les personnels soignants.

        Les masques dits « chirurgicaux sont faits avec de telles fibres et leur découpe est étudiée pour mieux « coller » au visage. Ils sont destinés surtout à éviter au chirurgien de contaminer par sa respiration celui ou celle qu’il opère, mais il ne constitue pas une protection suffisante pour les soignants qui sont au contact des malades infectés.
    Mais si l’on fait un test avec des particules de 0,06µ dans un flux d’air de 85l/mn, selon l’adhérence du masque chirurgical au visage on trouve un taux d’arrêt entre  4 et 90 %.

        Les malades du Covid19 sont pourvus de masques de chirurgiens pour éviter d’infecter leurs patients

    http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/Numeriser-copie-2.jpg   Les masques dits FFP (filtering face piece), comprennent une protection externe en polypropylène, puis une couche filtrante épaisse de non-tissé, un support de tenue en acrylique et une dernière couche de non-tissé..
        Ils doivent être parfaitement ajustés sur le visage et sur le nez avec une pince. En outre l’expiration les met en pression par rapport à l’extérieur (2 millibars). Pour les mêmes particules de 0,06µ, la filtration est de 94% pour un FFP2 et 99% pour un FFP3. Certains masques sont équipés de soupapes d’expiration.
       Ils sont réservé pour les contacts rapprochés pour soins avec des personnes infectées.

        Ces masques ne peuvent être portés plus de quelques heures (4 à 6) et doivent ensuite être jetés. Il faut évidemment ne pas les toucher en les enlevant (par le élastiques), sous peine de risquer une contamination.
       Il est certain que doter tout le monde de masque chirurgicaux est prohibitif, il en faudrait plus de 100 millions par jour !

        Une constatation qui me choque dans le domaine des masques :
    Il est encore fréquent de croiser, pendant ses achats de première nécessité, des personnes revêtant un masque chirurgical, voire un masque de protection respiratoire individuel FFP2. Il n’est pas aberrant de présumer que toutes ne sont pas malades, car ils devraient dès lors, impérativement rester confinés.
        Pourtant, en contexte de pénurie, se procurer des masques qui seront, le plus souvent, mal utilisés, c’est potentiellement priver le personnel soignant de ces dispositifs de protection, alors qu’il en a cruellement besoin.
        En attendant que chacun puisse disposer de masques de protection, ces personnes doivent être approvisionnées en priorité. Si chacun utilise chaque jour un masque jetable, les pénuries se feront rapidement sentir et les gens qui en ont vraiment besoin viendront peut-être à en manquer.

        Enfin, pour terminer, un mot sur les masques militaires, qui étaient fabriqués dans la manufacture militaire de Saint Etienne. Ils ne sont pas fait à l’origine pour arrêter les microbes, mais les gaz toxiques, mais qui peut le plus, peut le moins. Ce sont donc des masques en caoutchouc étanches et muni d’un double filtre, en non-tissé et d’une cartouche filtrante en charbon spécial.
        Il est d’une forme telle qu’il adhère à la figure et c’est le plus désagréable car il serre notamment aux tempes. Par contre il est muni de deux soupapes, à l’inspiration où l’air passe par la cartouche et à l’expiration ou celle-ci met le masque en pression et empêche toute entrée. On a très chaud sous ce masque, mais contrairement aux masques médicaux on respire bien et on n’a pas l’impression d’étouffer grâce aux soupapes).

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