• Savez vous pourquoi et comment on baille ?

    Savez vous pourquoi et comment on baille ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


              Un article que j'ai fait récemment sur l'ennui, m'a valu quelques mails, et quelqu'un m'a dit qu'il "baillait d'ennui toute la journée". Cela m'incite à faire un article sur les baillements.
             Et j'espère que vous baillerez par contagion à cette lecture.

              Tout le monde bâille, les lions, les chiens, les rats, les hippopotames, les poissons et bien sûr les hommes et les femmes, les enfants et les adultes; mais personne ne sait pourquoi.                                          
              Actuellement, la plupart des recherches portent sur la nature contagieuse du bâillement, et sur son côté suggestif. J'espère bien qu'en lisant cet article, plus de la moitié entre vous auront envie de bâiller, car le simple fait d'y penser suffit à la plupart des gens pour en éprouver le besoin.
                 Oui mais voilà : avant six ans les enfants n'ont pas cette "contagion par imitation".Et pourtant les enfants de six ans bâillent moins que ceux de deux ou trois ans.

                Et même le fœtus baille ! Et il le fait davantage à 24 semaines d'âge fœtal qu'à 36 semaines. Passée cette phase, le fœtus bâille beaucoup moins. Est ce lié au développement de son cerveau, ou à la régulation du flux sanguin cérébral comme le croient certains chercheurs ?
                Par ailleurs l'embryologie du système nerveux et de la face montre un parallélisme étroit entre bâillement et succion : mêmes structures neuro-anatomiques, même période d'apparition fœtale.
                Il se peut donc que le bâillement soit initialement un comportement spontané du fœtus, remplissant une fonction de maturation du cerveau, et que nous gardions cette contraction ensuite comme un vestige, qui se réactiverait à la vue d'autres personnes en train de bâiller, ou lorsque nous sommes vraiment trop fatigués ou à l'approche de l'endormissement.
                Nous baillons aussi d'ennui et le bâillement s'accompagne d'une baisse de vigilance.             Nous baillons plus de 250 000 fois au cours de notre vie, 5 à dix fois par jour et plus fréquemment au réveil.

                Le bâillement comporte trois phases, suivies d'une sensation de bien-être et de détente, notamment relâchement des muscles : une longue inspiration, une apnée d''environ une seconde, et une expiration rapide, parfois accompagnée d'une stimulation des glandes lacrymales et associée ou non à des étirements des membres, du cou et évidemment de la mâchoire.
                Il ne semble pas que le bâillement améliore l'oxygénation du cerveau, mais il provoque cependant une forte augmentation de son activité électrique.
                Il semble lié chez les singes mâles, à une augmentation brusque du taux de testostérone. Un singe castré ne baille plus. On n'a pas fait l'essai chez l'homme !

                 Il semble qu'au départ ce soit le tronc cérébral qui déclenche le bâillement en faisant contracter les muscles du larynx, du visage et de la mâchoire, mais le cortex préfrontal intervient sûrement dans le phénomène de contagion et d'imitation. Ce qui est bizarre est que la contagion touche même les aveugles. Les "neurones miroirs, qui nous font comprendre autrui par imitation intérieure sont également activés.
               De nombreux neurotransmetteurs sont sollicités. Certes c'est l'acétylcholine qui déclenche la contraction des muscles. Mais presque tous les neurotransmetteurs interviennent et notamment la dopamine, donnant une sensation de bien être et déclenchant la production d'ocytocine par l'hypothalamus (comme lors de l'allaitement du bébé).
                Evidemment dans la contagion, les centres de perception sont concernés : vue, audition, mais aussi les centres du langage si nous lisons un texte qui parle de bâillement.

                 Jai à peine fini mon article que je viens de bailler deux fois de suite !!
                 Autre question : si l’on comprend aisément pourquoi il convient de mettre la main devant la bouche lorsque l’on tousse ou éternue, il est curieux de mettre la main devant la bouche lorsque l’on bâille : en effet, il n’y a là a priori, pas de risque de contamination de ses voisins (on inspire) et il n’y a pas plus de risque  particulier d’inoculation d’un virus, puisqu’un bâillement n’est au final qu’une respiration particulière.
                Il semble que cette habitude, devenue bienséante, ne soit issue ni d'une marque de politesse; ni d’hygiène, mais résulte d’une superstition selon laquelle le diable profiterait des bâillements pour pénétrer l’âme des pauvres humains.
             Mais, même si l’on s’inquiète moins du diable et de ses diableries, aujourd’hui qu’autrefois, la politesse veut tout de même que l’on évite d’exposer ses amygdales à tout bout de champ à ses voisins.  (Là je ne parle pas des centres du cerveau, mais des glandes au fond de la gorge).

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              Je trouve commode que l’on puisse trouver chez le pharmacien, sans ordonnance, des médicaments courants et non remboursés par la sécurité sociale. 
               
    Et beaucoup de personnes se soignent ainsi pour de petites indispositions : rhume, maux de tête, maux de gorge, problèmes intestinaux. cela évite d’aller chez le médecin, généraliste, de moins en poins nombreux et pour lequel il faut plusieurs jours pour avoir rendez vous ;

               Le problème c’est que s‘automédiquer, cela peut être dangereux, car malheureusement beaucoup de personnes s’en servent n’importe comment et ne lisent jamais les notices.

               Un premier point, d’après l’agence du médicament, presque 70% de ces médicaments sont peu actifs, c’est à dire peu efficaces et c’est pour cela qu’ils ne sont plus remboursés par la Sécurité sociale. S’ils ne présentent pas de risques, ils ont l’utilité d’un placébo.
               La plupart des études montrent par exemple que les médicaments homéopathiques n’ont la plupart du temps pas plus d’effet qu’un placébo, sauf dans certaines allergies ou migraines allergiques.
               Le problème c’est que certains des médicaments en vente libre ne sont pas sans risques si on les prends sans précaution et si on n’a pas d’ordonnance, on n’a pas de prescription médicale. Et même des médicaments efficaces et utiles peuvent présenter un certain danger.

                On a eu l’exemple du paracétamol, qui est utile contre la douleur, voire la fièvre, mais qui ne devrait être utilisé que si on en a vraiment besoin, donc pour un temps limité et sans dépasser 3 g par jour. (6 comprimés 500 mg ou 3 comprimés 1000 mg)
               Or beaucoup de personnes en prennent dès qu’elles croient qu’elles vont avoir mal, c’est à dire presque tout le temps, alors que d’autres, qui ont entendu dire qu’on pouvait aller jusqu’à 6 cachets par jour, avalent 6 fois un comprimé d’un gramme, c’est à dire le double de la dose maximale.
               L’agence Nationale de Sécurité des médicaments (ANSM) a mis en garde en 2014 en signalant qu’on avait constaté des cas d’accidents cardiaques, dus à l’usage abusif du paracétamol. Les surdosage sont dangereux pour le foie, au point de nécessiter une greffe, par hépatite grave. On considère que c’est actuellement la première cause de greffe de foie en France.

               Bon nombre de médicaments anti-rhume sont constitués pr un mélange de 3 composants actifs : un vasoconstricteur (nez bouché), un antihistaminique (nez qui coule) et du paracétamol ou de l’ibuprofène (mal de tête). Ces mélanges ne sont pas justifiés, et ils cumulent des risques de surdosage et d’effets indésirables qui peuvent être graves (accidents cardiovasculaires ou neurologiques, vertiges, dans de rares cas un infarctus …).
               Dans ces médicament le composé vasoconstricteur, la pseudoéphédrine  est un vasoconstricteur qui contracte les vaisseaux sanguins et augmente le diamètre des cavités nasales, afin de décongestionner les nez bouchés. Mais étant assimilée par voie orale, elle contracte les vaisseaux sanguins de tout l’organisme, ce qui n’est pas bon pour le cœur. Ce médicament est aussi nocif en cas de glaucome de l’œil.
               Les antihistaminiques sont souvent présents dans des médicaments anti-maux de tête comme l’ibuprofène et peuvent entraîner des somnolences dangereuses si l’on conduit un véhicule. Des pictogrammes signalent en principe ce danger sur la boîte : 
                                    

    Danger des médicaments sans ordonnance.

               Un autre exemple nous est donné par des bêtises de jeunes.            
               Sans doute avez vous déjà utilisé un sirop pour la toux, (ou des comprimés), contenant de la codéine, qui est un analgésique assez fort, efficace mais dangereux : c’est de la méthyl-morphin
               Il est dangereux si on en prend trop et surtout si on en prend trop souvent, il y a un risque important d’addiction. L’utilisation de codéine peut provoquer des réactions analogues à des allergies (démangeaisons, rougeurs, nausées…), et les médecins prescrivent souvent de la prométhazine, qui est un antihistaminique modéré.
               On trouve en vente libre chez le pharmacien des sirops à la codéine et d’autres contenant de la prométhazine.
               Des jeunes ont vu sur internet que des américain faisaient, avec ces sirops un cocktail, (le « purple drank » car il est violet), en les mélangeant avec des sodas voire de l’alcool, lequel cocktail a des effets relaxant et désinhibant.
             Et finalement c’est une véritable drogue, dangereuse en cas d’excès mais surtout capable d’induire une addiction tenace, et cela à partir de produits en vente libre chez le pharmacien.
             D’ailleurs les adultes mélangent aussi paracétamol et codéine pour renforcer l’effet analgésique de chacun des produits et là encore c’est dangereux et susceptible de provoquer des addictions.

               Avant de commencer le traitement, quelque soit le médicament, lisez toujours la notice, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Une recommandation pertinente, mais rarement suivie. Dans la notice, consultez en priorité la rubrique « Quelles sont les informations à connaître avant de prendrece médicament ».
               Il faut dire que les notices sont très longues, souvent difficiles à lire tant les caractères sont petits et étroits. Et pourtant, ne pas les lire, c’est un peu jouer à la roulette russe.
               J’ai eu l’occasion de lire une notice sur un léger somnifère qui avait été conseillé à une personne de ma famille, lequel est en vente tout à fait libre et non remboursé.
               J’ai été étonné de voir suR la notice qu’il était conseillé de ne pas l’employer plus de 5 jours. On ne précisait pas pourquoi. Mais alors pourquoi le mettre en vente libre. 

               Je ne suis pas contre ces médicaments, ils sont utiles, mais ce sont des produits dangereux et s’ils sont en vente libre sans ordonnaNce, on n’a pas de prescriptions quant aux précautions à respecter.
               Je pense que les pharmaciens devraient disposer, lorsqu’ils vendent de tels médicament d’une simili-ordonnance préimprimée et très simple, qui indique les doses et les durées à ne pas dépasser, et qu’il commentent éventuellement pour l’expliquer aux personnes qui auraient du mal à comprendre ce document.
               Il faudrait aussi que les parents enferment les médicaments dans des armoires situées à une certaine hauteur et fermée à clé, les enfants devant demander à leur parent de leur donner les médicaments. Il est anormal qu’un enfant de 12 ans puisse aller prendre lui même, sirops à la codéine et à la prométhazine pour s’ en faire une « potion magique » qui est en réalité une drogue.
               J’ai été scandalisé par les propos d’une jeune médecin, qui, amenant son bébé de 18 mois à la crèche, riait parce qu’il avait réussi à marcher jusqu’à une petite table, avait pris une boîte qui contenait des pilules contraceptives et avait réussi à en extraire 4 pour les avaler.

     Ce n’est peut être pas dangereux, mais je trouve la mère d’une négligence notoire.

     

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  • Mangeons plus d'oméga 3 et moins d'oméga 6.

              Il est malheureusement évident que les journalistes et encore plus les publicistes, se soucient fort peu de  se renseigner sur les données techniques concernant les produits dont ils parlent.
              On voit de très nombreuses publicité faire l’apologie des oméga 3 et 6, et surtout de denrées alimentaires diverses en contenant, sous prétexte qu’ils  protègent contre les excès de 

              Le problème est en fait beaucoup plus complexe et il faut donc apporter quelques précisions.


              Il faut d’abord savoir que nous ne synthétisons pas les acides linolénique AL (oméga 6) et alphalinolénique ALA (oméga 3) et que nous ne synthétisons que des quantités trop faibles d'acide docosahexaénoïque DHA (oméga3). Nous devons donc trouver ces éléments essentiels dans notre nourriture.
              Par contre une partie du DHA est transformée en acide éicosapentaénoïque EPA (oméga 3) et l’acide arachidonique AA (oméga 6) est en quantité suffisante, tant que les apports en acide linolénique sont suffisants. .

              Les apports nutritionnels conseillés, doivent non seulement assurer les besoins minimaux pour éviter les carences, mais ne pas entraîner des excédents nuisibles et également assurer une nutrition globalement suffisante et équilibrée.     
              Par ailleurs il est nécessaire de limiter, surtout si l’on n’a pas atteint les quantité minimales, de ne pas dépasser un rapport acide linéique / acide alphalinéique de 4 et un rapport oméga 6 / oméga 3 de 5.

              De nombreuses études montrent que des changements qualitatifs intervenus au cours des dernières décennies dans la composition en acides gras de la ration alimentaire (essentiellement dans les pays industrialisés, celle des humains, mais aussi celle des animaux d’élevage dont nous consommons les produits dérivés) sont restés bien trop longtemps ignorés et posent aujourd’hui de vrais problèmes.   
     
             
    Il a été prouvé que l'excès d'oméga-3 peut provoquer :

                        - des problèmes d’anti-coagulations, proche de l'hémophilie et des possibilités accrues d'hémorragie (car ils sont anti-thrombiques et anti-athérogènes) ;
                        - des taux plus élevés de LDL, appelé indûment “mauvais cholestérol”;
                        - une baisse de la glycémie, surtout chez les diabétiques ;
                        - une baisse des réponses immunitaires et inflammatoires (car ils sont anti-inflammatoires.
              Mais, le plus souvent, dans les pays occidentaux, nous ne mangeons pas assez d'oméga-3

              Une consommation excessive d’Oméga 6 favorise le développement du tissu adipeux dès la petite enfance et contribue à l’augmentation du surpoids et de l’obésité. Ces excès ont été associés à une augmentation des maladies inflammatoires et auto-immunes, des démences ou de certains cancers.
              Des données récentes montrent une augmentation du rapport Oméga 6 / Oméga 3 dans le lait maternel et dans la plupart des aliments consommés par l’enfant et l’adulte. Ces résultats laissent présager un impact à haut niveau sur les générations présentes et futures.
              Pour pouvoir être utilisés par l’organisme, les acides gras Oméga 6 et Oméga 3 entrent  “ en compétition” car ils sont métabolisés par un même type d’enzyme. Celui qui est apporté en excès sera immédiatement plus utilisé que l’autre.
              Il est donc très important qu’oméga 3 et oméga 6 soient consommés de façon équilibrée.
              Cela n’est pas vrai actuellement car, alorsque le rapport oméga6 / oméga3 devrait être de 5 environ,, ce rapport est plutôt de 15 dans notre alimentation quotidienne.
              La consommation en oméga 6 a globalement augmenté de 250 % entre 1960 et 2000 en France, alors que la consommation d’Oméga 3 a, elle, diminué de 40 % environ. Le rapport oméga 3 / oméga 6 a ainsi quadruplé en 40 ans avec des apports en oméga 6 qui atteignent presque le maximum toléré

             
    L’important est donc de ne pas écouter la publicité qui vante les bienfaits des oméga 6, et de connaître les sources des oméga 3, pour essayer d’en consommer davantage et de limiter les consommations qui apportent des oméga 6.
        

    Mangeons plus d'oméga 3 et moins d'oméga 6.          L'acide alpha linolénique (Oméga 3 ALA) est d'abord présent dans les plantes.
              On en trouve ainsi dans les graines de lin, le germe de blé, le chanvre, les noix, le soja, le colza et donc les huiles de ces végétaux et  les margarines qui contiennent ces huiles.
              Dans le chocolat, 2% des acides gras sont sous forme d'acide alpha linolénique.
              Parmi les végétaux, on trouve aussi des plantes telles que la luzeme, les épinards, la mache, le pourpier, de telle sorte que la chair des animaux qui s' en nourrissent en contient: (le lapin est la viande naturellement la plus riche en acide alpha linolénique, avec le cheval, les escargots qui eonsomment du pourpier et des poules qui consomment des escargots (ayant mangé du pourpier); le gibier sauvage est aussi riche en acide alpha linolénique. 
              La viande d'élevage, les produits laitiers ont une faible teneur mais représentent, en raison de la quantité eonsommée, la première source d' acide alpha linolénique; la graisse du porc, le beurre, qui a un rapport d' oméga 6 / oméga 3 de 2,5, ce qui est intéressant et dans une moindre mesure, la chair et le lait des ruminants. le jaune d’oeuf.
              Dans l' alimentation humaine, les produits marins restent la principale la source d' oméga 3, non seulement en acide alpha linolénique, mais aussi et surtout en EPA et DHA. . les poissons ont des teneurs variables en lipides, permettant de distinguer poissons maigres, mi-gras et gras. Les espèces les plus riches sont les sardines, pilchars, anchois, harengs, maquereaux, saumon, flétan, légine, thon rouge..
              Les algues et les microalgues du phytoplancton sont riches en acides gras oméga 3, et certaines algues sont comestibles.

              Reste à éviter de consommer trop d’oméga 6 pour essayer de se rapprocher du rapport préconisé de 5, en particulier les huiles de tournesol ou de maïs (qui peuvent être judicieusement remplacées par l’huile de colza).
              Les Oméga 6 sont aussi présents dans les aliments industriels et dans les produits des animaux (les viandes, les œufs ou encore les produits laitiers) nourris à base de soja et de maïs et dont l’alimentation devrait également être maîtrisée au niveau des élevages.          

     

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  •          J'ai fait ce week-end un article sur le cholestérol, l'interprétation des résultats des analyses de sang dans ce domaine et l'influence de la nourriture sur ces taux.
              Il me parait normal de parler de la prévention contre le cholestérol et notamment de ce dont nous parle en permanence la pub, notamment à la télévision, les acides gras  "oméga".
              C'est assez difficile de parler de ces corps sans faire un minimum de chimie; je vais essayer de résumer ce qu'ils sont et leur action dans l'organisme, en simplifiant au maximum. J'espère que ce ne sera pas trop difficile à lire. Si je vais donner quelques formules chimiques et les noms des omégas pour les curieux, nous les appellerons ensuite uniquement par une abréviation.

              Les oméga 3 et les oméga 6 sont des “acides gras non saturés”, (on dit même poly-insaturés), c’est à dire qu’ils ont une longue chaîne d’atomes de carbone liés entre eux et liés à des atomes d’hydrogène, et comportant en bout de châine un groupement acide (-COOH). Ils sont non saturés parce que dans la chaîne, deux carbones au moins sont liés par une double liaison chimique, qui peut s’ouvrir pour réagir par la suite.  (Je rappelle pour ceux qui l’auraient oublié, qu’un atome de carbone possède quatre possibilités de liaison chimique, et l’hydrogène une seule. Un groupe CH2 a donc encore deux possibilités de liaison).
              Les acides gras oméga 3 et 6 sont présents dans tout l' organisme et assurent de nombreuses fonctions physiologiques : ce sont des constituants importants des membranes cellulaires de tous les tissus, et notamment dans le système nerveux, cardiovasculaire, hormonal, immunitaire, etc. Ce sont également des substances qui stockent de l'énergie dans le tissu adipeux, et en foumissent à l' organisme, lors d'un effort musculaire par exemple.
              D’autres acides gras polyinsaturés existent, mais moins importants: il existe aussi de oméga 9, mais nous nous limiterons aux 5 acides gras essentiels omega 3 et 6 suivants :

                    OMEGA 3 :

                        - l’acide alpha linolénique :
    CH3-CH2-(CH=CH-CH2)3-(CH2)6-COOH

              Nous l’appellerons pour simplifier ALA . Par exemple,  -(CH2)6- veut dire qu’il y a 6 groupes CH2  liés par une liaison chimique, les uns à la suite des autres.(voir ci dessous la formule développée, et ci contre la formule en 3D) : 

                        - l’acide éicosapentaénoïque : CH3-CH2-(CH=CH-CH2)5-(CH2)2-COOH nous l’appellerons pour simplifier EPA.
                        - l’acide docosahexaénoïque : CH3-CH2-(CH=CH-CH2)6-CH2-COOH
    nous l’appellerons pour simplifier DHA. 
             
    Vous voyez que la première double liaison de ces formules chimiques se trouve sur le troisième carbone de la chaîne. C’est pourquoi on les appelle oméga “3”, alors que dans les formules suivantes des oméga “6”, la première double liaison est sur le sixième carbone de la chaîne.

                        OMEGA 6 :

                        - l’acide linolénique : CH3-(CH2)4-(CH=CH-CH2)2-(CH2)6-COOH
    nous l’appellerons pour simplifier AL                 
                        - l’acide arachidonique : CH3-(CH2)4-(CH=CH-CH2)4-(CH2)2-COOH
    nous l’appellerons pour simplifier AA.

              L’acide linolénique AL et l’acide alphalinolénique ALA ne sont pas synthétisés par notre organisme. Nous les trouvons dans la nourriture. Par contre les autres oméga, qui sont lesproduits particulièrement actifs, sont produits dans notre corps à partir des deux premiers, mais en général en quantité insuffisante pour les oméga 3, et il faut trouver un complément dans la nourriture.
              Nous en parlerons dans le prochain article
              L’AA et l’EPA interviennent dans les réactions d’agrégation des plaquettes sanguines, (formation des caillots), dans la vaso-constriction des vaisseaux sanguins et dans les réactions inflammatoires.
              Le DHA est à l’origine dans la production de neuromédiateurs chimiques qui interviennent dans l’immunité et l’inflammation.
              Les neuromédiateurs selon qu’ils sont issus des familles oméga 3 ou 6 ont souvent des rôles antagonistes sur les phénomène et assurent ainsi un équilibre biologique.
              Mais surtout le DHA a une grande influence sur le fonctionnement cérébral.
    Plus de la moitié du DHA incorporé dans le foetus et dans les six premiers mois de la vie d’un enfant est destiné au cerveau, et il est nécessaire, par la suite, d’avoir un apport régulier de cet acide gras.
              Les cellules des vaisseaux sanguins formant la barrière hémato-encéphalique, qui protège le cerveau, ainsi que les astrocytes, cellules nerveauses de soutien différentes des neurones), synthétisent en permanence du DHA à partir de l’acide alphalinolénique.
              Le DHA apporte des phospholipides indispensables aux membranes des neurones, et notamment ceux des membranes des vésicules contenant des neurotransmetteurs.
              Les oméga 3 participent à l’activité d’enzymes, de transporteurs de protéines dans les axones, et sur l’activité des gènes qui président aux réactions chimiques. Ils influent donc sur la production des neurotransmetteurs.
              Un insuffisance de DHA entraîne la diminution de dopamine dans le cortex frontal, mais l’augmente dans le circuit de récompense et d’apprentissage.; elle modifie également la production de sérotonine, qui régule notre humeur, et peut entraîner l’anxiété, voire la dépression, alors que, en concentration normale, le DHA lutte contre le stress et l’anxiété.
               La production d’acétylcholine  neurotransmetteur essentiel, qui intervient dans les processus d’apprentissage et de mémorisation, dans le sommeil et l’éveil, dans les commandes des muscles , est également dépendante du DHA,
               Des études récentes semblent même montrer que le déficit en DHA semble perturber le renouvellement des neurones de l’hippocampe, faible chez l’homme, mais indispensable pour la mémoire (la maladie d’ALzeimer serait en partie due à la mortalité des neurones de l’hippocampe).

               D’autres études ont montré que les oméga 3 en quantité normale protégeaient  le coeur contre l’infarctus du myocarde et limitait la tension artérielle.
               L’effet protecteur cardiovasculaire des oméga3 s'explique par leur action anti-inflammatoire (ce qui protège de l'athérosclérose, dépôts de cholestérol sur la paroi interne des artères) et anti-agrégante (prévient la formation d'un caillot de sang, ou thrombose).
               Selon la consommation d’autres acides gras monosaturés les oméga 3 diminuent ou agmentent le taux de LDL et de HDL, c’est à dire le cholestérol total, mais ils stimulent la production de HDL, qui détruit les athéromes et donc augmenteraient la proportion HDL/LDL, ce qui est bénéfique. (voir mon article d'hier)       

               Les Oméga 6 participent à l'élaboration des médiateurs cellulaires. Ils interviennent également sur le développement du système nerveux, de l'équilibre cardiovasculaire, de l'immunité, de la guérison artérielle. des blessures et des réactions allergiques et inflammatoires. Mais consommés en excès, ils peuvent empêcher les Oméga 3 de tenir leur rôle, notamment lors de la protection cardiovasculaire et provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l'asthme ou l'arthrite.
               Les acides gras polyinsaturés oméga 6 diminuent le LDL, mais aussi le HDL.Ils ne protègent donc pas autant que les oméga 3, contre les maladies cardiovasculaire.

               Après-demain je vous parlerai des pubs et des problèmes de nourriture liés aux oméga 3 et aux oméga 6, et ceux pour prévenir l'excès de cholestérol

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  • Cholestérol et régimes alimentaires. Les diverses graisses.

     Cholestérol et régimes alimentaires. Les diverses graisses.

               

     

     

     

     

     

               Dans mon article d'hier, je disais qu'il fallait limiter notre taux de cholestérol total et notamment notre taux de lipoprotéine LDL, qui le transporte, mais qui, en excès, risque de se déposer dans nos artères.

               Si l'on a un fort taux de cholestérol, et qu'on veut le réduire, il faut veiller à son alimentation pour qu'elle soit équilibrée, c'est à dire  :
                        - des repas  réguliers : trois repas par jours par exemple
                        - peu d’alcool (qui augmentent les triglycérides)
                        - moins de graisses, particulièrement les graisses animales
                        - moins de sucre
                        - moins de sel
                        - plus de fruits et de légumes
                        - plus de poissons.

               Mais surtout une alimentation riche en cholestérol alimentaire ou en graisses saturées fait augmenter votre taux de « mauvais » cholestérol (LDL), tandis qu’une alimentation riche en graisse mono ou poly insaturés le fait baisser

               Le cholestérol alimentaire est exclusivement présent dans les denrées animales, comme les œufs, les produits laitiers gras (fromages et beurre) ou les viandes.

              Quant aux acides gras, on les classe en trois catégories :
                        - les acides gras saturés,
    que l'on trouve par exemple dans l'huile de coco, l'huile de palme ou l'huile d'olive.

                        - les acides gras mono-insaturés, que l'on trouve par exemple dans l'huile de noix, l'huile de colza ou le saindoux.
                        - les acides gras poly-insaturés, que l'on trouve par exemple dans l'huile de soja ou l'huile de tournesol.

             De plus il existe ce que l'on appelle les "graisses trans"ont aussi tendance à faire augmenter le taux de « mauvais » cholestérol LDL,  notamment dans des produits industriels comme le beurre ou les fromages gras.

              Enfin, les phytostérols permettent également de réduire le taux de « mauvais » cholestérol. Ce sont des stérols d’origine végétale, présents dans les céréales, les fruits et les légumes, ou dans les margarines, ou certains yaourts, ils agissent comme une « éponge » absorbant le cholestérol présent dans l' intestin avant qu’il ne puisse passer dans votre circulation sanguine.

              Il faut citer également les fibres alimentaires solubles, glucides complexes, comme les « pectines  » ou les « gommes  ». En se dissolvant, elles créent un « gel » qui peut absorber le cholestérol et l’évacuer du corps.! Ces fibres solubles existent dans les fruits (notamment les pommes) ou les légumes (comme les haricots, les aubergines ou les pois) et les céréales.

              Les médias, toujours à la recherche du sensationnel, se sont emparés essentiellement de l'effet bénéfique des acides gras non saturés et nous inondent de publicité pour les "oméga 3 et oméga 6.
             Dans mon prochain article de mardi, je vous expliquerai ce que sont ces produits.

     

     

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