• Ne mangez pas trop de soja !

    Ne mangez pas trop de soja !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Certaines personnes mangent du soja sous diverses formes : pousses de soja !notamment les végétariennes car ce sont des protéines), ou du lait de soja (parce que c’est bon pour la santé, écologique et diététique ! ) .

        Est ce si bon que cela ?

        Il faut savoir que des études ont montré que les organismes asiatiques étaient habitués à digérer du soja et notamment le lait de soja. Leur système digestif contient des diastases qui permettent de l’assimiler, alors qu’au contraire ils ont du mal à le faire pour du lait de vache.
        Les occidentaux ont un système digestif différent adapté à la digestion du lait de vache, mais qui ne métabolise pas aussi bien la légumineuse soja, notamment sous forme de lait.
        Et paradoxalement la consommation des occidentaux en matière de soja est parfois supérieure à celle des asiatiques.

        La mode est actuellement à la consommation de soja, mais les scientifiques ne savent pas bien les conséquences de consommations importantes de cette légumineuse, surtout en occident où elle est insuffisamment métabolisée par nos organismes.

        Il semble que le soja ait des qualités, mais que sa consommation présente aussi des risques. 

         L’autorité sanitaire américaine, a reconnu qu une consommation régulière de soja aidait à diminuer le mauvais cholestérol et les triglycérides dans le sang.
         Il semble être antioxydant. La graine de soja contient de la vitamine E et des flavonoïdes, qui freinent le vieillissement cellulaire.    
        Il soulage certains effets de la rnénopouse (fatigue, troubles de l'humeur) et est donc à la mode chez les cinquantenaires féminines. Le soja améliorerait la forme physique, psycholo-gique et sexuelle des femmes ménopausées selon une étude de 2009 dans le « Journal of  Endocrinology Investisment ».    
        Le soja contient 36 % de protéines, comparables aux protéines animales, mais très peu de mauvaises graisses. On y trouve aussi des vitamines A, B, E et K, ainsi que des minéraux (fer, calcium) .

        Mais ces qualités sont souvent surévaluées et il serait moins efficace qu'on ne le pensait... voire nocif.

        Sur les bouffées de chaleur. Quatre études ont montré que le soja n'était pas plus efficace qu'un placebo.
        Il était réputé pour prévenir l'ostéoporose et renforcer les os.  En 2009, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu, au contraire, qu'il n'y avait aucun rapport entre la consommation de soja et le maintien de la densité osseuse.
        Les flavonoïdes de soja, les isoflavones, sont des phyto-estrogènes qui agissent sur l'organisme comme un surplus d'œstrogènes. Les scientifiques conseillent de ne pas trop en abuser. La génistéine et la daidzéine, deux isoflavones du soja, sont des œstrogènes non stéroïdiens qui partagent de remarquables similitudes, dans leur structure et certaines propriétés chimiques, avec l’œstradiol, la plus importante hormone sexuelle féminine.
        L'Agence francaise de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande de ne pas surexposer les enfants aux phytoestrogènes, qui peuvent accélérer ou entraver leur développement sexuel.. Les femmes enceintes doivent être prudentes.
        Certaines études montrent que le soja limite le développement des cellules cancéreuses du sein, mais d'autres prouvent qu'il les favorise. Ce qui est certain, c'est qu'il ne faut pas en consommer trop si on a des antécédents familiaux de cancer du sein, notamment les compléments alimentaires, plus concentrés.
        Une étude parue en 2006 dans « Gynécologie obstétrique & fertilité » a confirmé que les œstrogènes végétaux ou chimiques étaient responsables de certains cancers des testicules, de malformations génitales et d'une baisse de la qualité du sperme des hommes.
        - Une étude de 2002, dans la revue « Environmental Health Perspectives », a montré que le soja aggraverait les problèrnes thyroïdiens.
         Et vous trouverez une étude de 2018 sur les effets desphytooestrogènes du soja à l'adresse https://www.agriculture-environnement.fr/2018/05/14/soja-danger-pour-sante-publique

        Alors il vaut mieux consommer du soja avec précaution.
        L'Agence francaise de sécurité sanitaire des aliments recommande de ne pas consommer par jour plus d’un milligramme par kilo de poids de l’individu d’isoflavones, avec un maximum de 60 mg.


        A titre d’information,
            - un verre de lait de soja de 100 ml = 10 mg d’isoflavones.
            - Yaourts de 100 g = 25 mg d’isoflavones.
            - 100g de haricots de soja = 20 mg d’isoflavones.

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  • Grippe et coronavirus Càvi-19 : comparaison.

               Quelques lectrices et lecteurs m’ont demandé de comparer la grippe et le Covi-19.

    Mais c’’est un peu comme comparer des choux et des carottes qui sont tous deux des légumes, mais ont bien des différences.

     

    Mortalité :

     

               Ce qui est évident et bizarre, c’est que l’épidémie actuelle de corona-virus, qui affole la population, est, pour le moment un tout petit événement, par rapport aux épidémies de grippe qui sévissent tous les ans, dont on parle peu et qui n’affolent personne.

               Pourtant dans le monde entier, alors que le corona-virus a fait actuellement un peu plus de 3 000 morts et de 100 000 malades, la grippe contamine chaque année plusieurs centaines de millions de personnes et fait entre 300 000 et 650 000 morts.

               En France lors de l’hiver 2018-19, l’épidémie d’environ 8 semaines, de virulence plutôt moyenne, a engendré 1,8 millions de consultations, 44 750 séjours hospitaliers, et 8 117 décès dont 84% de personnes âgées de plus de 75 ans.

               Les létalités (le nombre de morts par rapport à la population infectée), des deux virus sont différentes. Sur l'ensemble de la population, la grippe a un taux qui varie selon les années de 0,2 à 0,5 %, tandis que celle du coronavirus est de 2,3% (si l’on ne compte que les cas confirmés par des tests de l’ARN viral prélevés), et de 2,6% si l’on compte tous les cas de personnes contaminées. Dix fois plus environ que la grippe saisonnière en France. 

              La létalité du coronavirus est certes plus à craindre, mais le nombre de décès imputables à la grippe est beaucoup plus important vu le grand nombre de personnes contaminées. Et pourtant les pouvoirs publics ne prennent pas des mesures aussi sévères lors des épidémies de grippe ! 

               En fait, alors que les médias et les réseaux sociaux ne se soucient pas de la grippe, ce sont eux qui affolent la population à propos du coronavirus. mais évidemment, c’est le

    « péril jaune », alors c’est plus extraordinaire !

     

               Cependant les deux maladies ne touchent pas les mêmes personnes. 

               La grippe saisonnière touche beaucoup les enfants, mais avec un très faible taux de mortalité, alors que les personnes âgées, moins touchées, ont le plus fort taux de mortalité. 

              Pour le coronavirus, selon les statistiques chinoises, les enfants ne sont pas du tout touchés par le Covid-19. Les moins de 10 ans représentent moins de 1% des personnes contaminées. On observe des formes graves de Covid-19 chez des adultes de moins de 65 ans, ce qui est rare pour la grippe. Mais les vieillards sont aussi les plus touchés : la létalité des personnes âgées de plus de 80 ans est de 14,8%. Elle est de 8% pour les 70 à 79 ans, de 3,6% pour les 60-69 ans, 1,3% pour les 50-59 ans, 0,4% pour les 40-49 ans, et 0,2% pour les 10-39 ans. Les femmes meurent moins que les hommes : 1,7% de létalité contre 2,8%. 

               Les patients déjà atteints de maladies cardiovasculaires sont les plus menacés (10,5%) devant les diabétiques (7,3%) ou les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques (6,3%) ou d’hypertension (6%). Au total, 80% des cas de Covid-19 sont bénins.

               Toutefois les calculs de létalité ne sont pas faits de la même façon pour les deux maladies; pour le coronavirus, on compare les décès au nombre de personnes porteurs du virus. Pour la grippe, on met en place un système de surveillance auprès des acteurs médicaux et on calcule un nombre de cas probables de malades.

     

    Symptômes et période d’incubation :

     

              Les symptômes des deux maladies sont comparables : écoulement nasal, fièvre, toux, courbature, céphalée, fatigue; les formes sévères sont analogues (difficultés respiratoires, pleurésies, détresse respiratoire…) mais elles sont plus fréquentes pour le Covi-19. En outre celui-ci peut provoquer une insuffisance rénale aiguë voire une défaillance multi-viscérale souvent mortelles. Une proportion plus importante de patients risque d’aller en réanimation.

               La période d'incubation du Covid-19 est plus longue que celle de la grippe, puisqu'elle peut aller jusqu'à 12/14 jours contre 3/6 jours pour la grippe.

    On ne connait pas bien la durée minimale d’incubation du Covi-19; elle semble être de 6 jours environ. On ne sait pas encore à partir de quand un malade est contagieux et s’il y a des porteurs sains, mais la contagion est peu probable tant que le malade ne tousse pas et n’a pas d’écoulement nasal.

               Le fait que les symptômes des deux maladies soient très proches, explique pourquoi les chinois ont mis plus d’un mois à s’apercevoir de l’existence du coronavirus COVI-19, ce qui a entraîné des contagions nombreuses. En fait il a fallu des cas très graves différents de ceux de la grippe pour donner l’alerte.

     

    Transmission et contagiosité; diagnostic :

     

               Le mode de transmission est le même pour les deux maladies : transmission par voie aérienne en toussant ou éternuant, par contact rapproché entre deux personnes, ou par l'intermédiaire d'un objet ou d'une surface, préalablement touché par un malade.

               Dans les deux cas, le risque de contagion respiratoire est limité à moins de deux mètres environ.

               La contagiosité du Covid-19 est légèrement supérieure à celle de la grippe saisonnière. Le « taux de reproduction de base » - RO (nombre moyen de personnes auxquelles un malade risque de transmettre la maladie) se situe entre 2 et 3, quand il n'est que d’1,5 pour la grippe saisonnière. Toutefois ce facteur n’est pas constant et il varie avec l’environnement et la météorologie.

               Le diagnostic du covi-19 se fait par prélèvement de mucus nasal et salivaire et recherche de l’ARN du virus.

               En période de circulation du virus de la grippe, le tableau clinique par observation des symptômes est suffisant pour poser le diagnostic. La détection du virus n'est, pour l'instant, pas réalisée en pratique courante.

     En dehors d'une période épidémique déclarée, les syndromes grippaux peuvent avoir d'autres origines, virus divers, voire bactéries.

     

               En définitive, les conséquences des épidémies annuelles de grippe sont pour le moment, sans commune mesure avec celle du coronavirus chinois, mais évidemment on ne sait pas ce que serait une épidémie importante et ses conséquences. Les chinois semblent avoir enrayé cette épidémie.

               Le fait que ce nouveau virus soit inconnu a sûrement contribué à l’affolement actuel, alors qu’on est habitué à la grippe, et que l’on a un vaccin pour celle-ci, que la plupart des gens n’utilisent malheureusement pas, par négligence..
               Mais il est quand même anormal qu’on ne se préoccupe pas des nombreuses victimes de la grippe, alors que les médias consacrent la moitié d’un journal télévisé à l’annonce de tous les nouveaux cas de covi-19, que certaines mesures contradictoires sont prises, sans toujours en prévoir les conséquences économiques, que les renseignements donnés à la télévision sur les masques et les solutions hydroalcooliques et les savons tout aussi efficaces, ne sont pas assez précis.

               Il est étonnant que l’on insiste autant sur les désinfections, alors que le virus ne peut subsister en dehors de l’homme plus de quelques heures.

               Les réseaux sociaux par ailleurs diffusent des âneries notoires et certaines personnes spéculent sur cette crise (notamment les masques et les désinfectants).
               Il s’ensuit un affolement assez anormal et il est curieux de voir par exemple les « droits de retrait » qui sont invoqués dans des régions où il n’y a pas de foyer de contagion, alors que personne ne songe à cela en période d’épidémie grippale où le risque de contamination est des milliers de fois plus grand, vu le nombre de porteurs du virus.


    Nota : Les statistiques sur la grippe 2018/19 sont tirées du rapport de surveillance de la grippe en France de la Santé publique http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2019/28/pdf/2019_28_1.pdf

     

    Grippe et coronavirus Càvi-19 : comparaison.

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  •          

    Un point rapide sur le coronavirus chinois Covid 19


              On en parle tellement partout, radio, télévision, journaux, réseau sociaux, et l'on dit tellement de bêtises que cela m'a semblé utile de revenir sur ce sujet, maintenant que l'on a davantage de renseignements sur le coronavirus chinois Covid.19.

             J'ai déjà fait un article le 28/01/2020,  sur ce virus, où je rappelais ce qu'était un virus, et notamment qu'il ne pouvait pas se reproduire, ni vivre longtemps à l'extérieur de cellules animales qu'il infectait, et je disais que l'infection se propageait essentiellement par voie respiratoire ou cutanée, soit que nous respirions ou que nous touchions des gouttelettes expulsées par des personnes porteuses du virus, en toussant ou éternuant, présentes dans l'air jusqu'à un à deux mètres maximum de la personne, ou déposés sur des objets. Ces gouttes contenant du virus et déposées sont appelées "fomites" et deviennent inactives au bout de quelques heures.
             Je vais dans cet article, donner plus d'information sur le virus

    Les divers coronavirus :

             On connait les coronavirus depuis de nombreuses années et il y en avait 4 principaux, dénommés ainsi à cause de leur forme circulaire et de leurs protubérances (qui leur permettent de s'attacher aux cellules pour les infecter, et qui font penser à une couronne, ou à la couronne solaire lors d'une éclipse). Mais ces 4 types de virus, lorsqu'ils infectaient l'homme, ne produisaient que des rhumes relativement bénins, sauf complications par des infections bactériennes.
             Le principal réservoir de ces virus est la chauve-souris, qui est insensible à son action. Pour qu'il infecte l'homme, il faut en général qu'un mammifère intermédiaire soit infecté.
             La chauve souris est aussi porteuse du virus Ebola, qui a sévit fortement en Afrique (et sévit encore), mais ce n'est pas un coronavirus.
             Les coronavirus provoquant des pneumonies graves et pouvant être mortels sont apparus en 2002 et sont au nombre de 3 :
                      - le syndrome respiratoire aigu sévère ou SRAS-cov-1, qui a sévi en 2002/2003,  principalement dans les pays asiatiques, pendant 7 mois, avec 8346 cas dénombrés et 646 décès.
                      -  le syndrome respiratoire du Moyen Orient ou MERS, avec 2374 cas et 823 décès, qui sévit encore depuis 2012.
                      - Le SRAS-cov-2 ou covid 19 actuellement en cours et qui a touché environ 90.000 personnes, principalementt en Chine, et provoqué environ 3.000 décès.
             On peut penser que la chute-souris est l'animal initial (souche connue de coronavirus RaTG13), mais il faut un intermédiaire pour le passage à l'homme. Il semble que pour le SRAS, ce fut une civette et pour le MERS, le dromadaire. Pour le virus chinois, on soupçonne un pangolin, animaux vendus sur le marché de Wuhan.

    Un point rapide sur le coronavirus chinois Covid 19
     
                           SRAS - COV1                       MERS                SRAS  COV2 ou Covid 19

    Structure des coronavirus COV   

    Un point rapide sur le coronavirus chinois Covid 19     Ces virus comportent une enveloppe, une capside, et un matériel génomique constitué d'ARN. Cet ARN monobrin, est l'un des plus gros qui existe parmi les virus, compor-tant de l'ordre de 30 000 bases puriques (en N sur le schéma ci-contre.
        Les protéines S réagissent avec des protéines des membranes cellulaire un peu comme une colle, pour arrimer le virus à la cellule. Les protéines M et E vont ensuite percer la membrane cellulaire et injecter l'ARN du virus dans la cellule. Le matériel cellulaire de la cellule, au lieu de la reproduirere identique à elle même produira à la place l'ARN du virus, qui se reproduira et se multipliera .       

    Les symptômes provoqués par le Covid-19

              Le plus souvent, le Covid-19 provoque des symptômes proches de ceux d’une grippe: de la fièvre, de la toux, des maux de gorge, des difficultés respiratoires, des douleurs musculaires et de la fatigue. Une pneumonie sévère, un syndrome de détresse respiratoire aiguë ou encore un choc septique peuvent intervenir dans les cas les plus graves et conduire au décès. On constate également des insuffisances rénales.
              Tous les malades ne sont pas réceptifs de la même façon : les enfants, qui ont un bon système immunitaire sont peu touchés. La maladie est rarement mortelle au dessous de 40 ans. Par contre la mortalité est beaucoup plus forte chez les vieillards ou chez les personnes déjà atteintes d'une maladie respiratoire ou cardiovasculaire, ou souffrant de diabète.

    Les dangers du Covid-19, par rapport à d'autres virus : 

            Trois paramètres permettent de caractériser rapidement un virus par rapport à d'autres :

    La contagiosité
             On donne en général deux paramètres importants : la distance de contamination et le nombre de personnes contaminées en moyenne par une personne porteuse du virus/

             L'un des virus les plus contagieux est celui de la rougeole, pour lequel une personne peut en moyenne en contaminer 18 et cela jusqu'à 30 mètres de la personne contaminée. Pour le Covi-19, la distance n'est que de 2 mètres et le nombre de personnes de 3, comme le SRAS. Toutefois il semble que le virus chinois ait dix fois plus d'affinité pour les cellules humaines que celui du SRAS.

    La durée d'incubation :
            Elle a été estimés pour le Covi-19 à environ 12 jours maximum, ce qui détermine les durées de quarantaine de 14 jours.

            L'exemple le plus extrême est le VIH qui peut déclencher le sida entre quelques mois et 7 à 10 ans après la contamination : sauf dépistage un individu peut donc transmettre la maladie pendant des années sans qu'on s'en aperçoive : il est provisoirement "porteur sain". C'est ce qui a permis la dissémination mondiale du sida.
           L'autre problème est de savoir à partir de quand une personne peut transmettre le virus et si cela intervient avant qu'elle ne présente des symptômes de la maladie.
           Ce paramètre semble encore mal connu pour le Covi-19; les premier cas en Chine semblaient montrer que l'on avait des symptômes lorsque l'on était contagieux, mais des cas plus récents, notamment en France, semblent montrer qu'on peut être porteur sain dans un premier temps. Cela veut dire qu'on a déjà un infection suffisante pour transmettre le virus, avant d'avoir les symptômes de la maladie. Mais cela n'est sans doute vrai pour toutes les personne.

    La létalité :
           Le virus le plus mortel est le virus Ebola, qui peut tuer jusqu'à 90% des malades. Le virus de la grippe aviaire bien que peu transmis à l'homme, est mortel à environ 60%Les coronavirus MERS et SRAS étaient très dangereux avec 35% et 10% de mortalité.

            Bien qu'on n'ait pas encore des chiffres bien établis, car en début d'épidémie, les personnes peu atteinte n'ont sans doute pas été détectées en Chine, le Covi-19 ne semble pas avoir une létalité supérieure à 2 à 3 %.
            Le virus de la grippe a une létalité au moins 10 fois moindre, 1 à 2 pour mille, mais comme il y a chaque année des millions de personnes contaminées, il y a des milliers de morts.

    La psychose actuelle.

            C'est un peu paradoxal que ce virus chinois suscite une telle pd-sychose, alors que la grippe annuelle contamine et tue beaucoup plus et qu'il existe un vaccin efficace, mais que la plupart des gens ne se font pas vacciner.
            J'ai été témoin  ou j'ai vu à la télévision des choses aberrantes, qui me font douter de l'intelligence de certaines personnes :
            J'ai vu, dans une queue du dimanche chez le boucher, des gens laisser un vide de deux places derrière une dame chinoise, qui ne revenait pas de voyage, ne toussait et n'éternuait pas. J'ai vu des gens porter des masques dans la rue, alors qu'il n'y a pas de personne contaminée dans le secteur, et que de toute façon ces masques ne protègent pas contre le virus qui est trop petit.
            Les autorités ont annulé le marché du dimanche de Creil, ce qui est pénalisant pour les agriculteurs qui vendent leur production, alors que, en plein air on ne risque pas de contamination si on est à plus d'un mètre face à une personne qui tousse ou éternue, et qu'on ne touche pas des objets de l'environnement. Mais la grande surface voisine était restée ouverte, alors que c'est un lieu clos, où il vaut mieux rester à plus de deux mètres d'une autre personne. C'est absurde.
           Au lycée Lakanal à Sceaux, 12 élèves venant d'Italie, sont en quarantaine de 14 jours, mais par pure précaution. D'autres élèves disent sur les réseaux sociaux, qu'il y a 12 élèves du lycée atteints par le corona virus. On s'étonnera ensuite si les gens s'affolent quand on voit de pareilles inepties.

          Les pharmacies n'ont plus de masques et là encore cela montre le manque d'information. La plupart des masques vendus ne protègent pas des virus, car ils ne filtrent que les poussières supérieures à 50 µ, alors que les virus ne font que quelques microns, et d'autre part n'adhèrent pas aux joues sur le coté. Par contre ils arrêtent les postillons et gouttes d'éternuement et isolent correctement une personne porteuse du virus.
           Les seuls masques efficaces sont les "masques chirurgicaux coques" FFP2 et FFP3.
    Ces masques se colmatent peu à peu et leur durée de vie maximale est de 6 heures et ils doivent ensuite être jetés à la poubelle. Dans certaines conditions, cette durée peut même être abaissée à 3 heures et ces masques, potentiellement contaminés ne sont,en aucun cas, lavables. En fait ils sont réservés aux personnels médicaux, amenés à soigner les malades contaminés.
          En fait, porter un masque en prévention pour aller faire ses courses, n'a de sens que lors d'une épidémie véritablement présente dans le secteur où l'on se trouve, et les masques n'ont aucun sens si on ne se lave pas les mains puisqu'en pratique on touche des surfaces contaminées.

           On ne trouve plus de solution hydroalcoolique dans les pharmacies. Certes cela permet une désinfection si on est loin de tout lavabo et robinet, mais faut il, comme le font certaines personnes s’en appliquer sur les mains avant chaque repas.
              Les gels hydroalcooliques ont des propriétés bactéricides, virucides et fongicides (tuant les bactéries, les virus et autres champignons) sans avoir aucun effet nettoyant : les bactéries meurent, évitant ainsi toute propagation vers d’autres personnes, mais elles restent sur vos mains. 

             Les solutions hydroalcooliques ne remplacent donc pas le lavage des mains. D’ailleurs, celles-ci doivent être propres et sèches avant toute utilisation de ce gel. et les effets de ces gels sur le long terme sont mal connus.
            Les bactéries contenues sur nos paumes ne sont pas toutes mauvaises et certaines d’entre elles nous permettent de combattre les autres, plus mauvaises, notamment les souches plus résistantes aux antibiotiques. À force de tout aseptiser en voulant se protéger, on perd également notre meilleure défense immunitaire.
           Le savon de Marseille de ma grand mère est tout aussi efficace si on se lave bien les mains !        
     
         Enfin j'ai été étonné du manque de logique d'un propos de notre premier ministre, qui recommandait à la télé de se laver les mains toutes les heures. Cette fréquence imposée est absurde.
           Si on n'a touché aucune surface susceptible d'être contaminée pendant une heure, pourquoi se relaver les mains. Et par contre si on vient de sortir à l'extérieur et que l'on a touché des surfaces inconnues, il faut alors se laver les mains, car on pourrait les avoir contaminées.

         Mais virus ou pas virus, mes parents m'ont toujours dit qu'il fallait se passer les mains à l'eau et au savon avant de manger. Où est passé le bon sens d'autrefois ?

    Les Tests :

              Et j'ai entendu certaine personnes avoir peur des tests, peur d'avoir mal. C'est absurde.
              Le test ressemble à un test d'ADN, sauf qu'on ne vous prend pas que de la salive mais aussi un peu de mucus nasal, avec des espèces de coton-tiges. Ils sont ensuite soigneusement scellés dans un tube car ces prélèvement peuvent contenir des virus.
              Le test en labo ressemble à un test d'ADN. Mais on le fait après une culture rapide du prélèvement pour multiplier le nombre de virus et donc être plus sensible. Puis on fait le séquençage, et on regarde si'il contient l'ARN caractéristique du Covi-19.
              Ce test en labo dure environ 3 heures.

     Nota : La plupart des virus ont besoin d'être dans le corps d'un animal pour vivre et se reproduire. Mais il existe aussi des virus qui peuvent vivre dans des plantes en se servant de leurs cellules pour se reproduire. C'est le cas par exemple du virus de la tomate qui sévit actuellement. Mais ces virus ne sont alors pas nocifs pour l'homme et les animaux dans les cellules duquel ils ne peuvent se reproduire.
    Mais il y a aussi des virus de bactéries et des virus de virus, qui vivent au détriment de leur hôte.

     

     

     

     

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  •  Il ne faut pas avoir peur du coronavirus chinois

           Des pestes antiques et du Moyen Age aux virus modernes,  Ebola et Zika ou du SRAS (le syndrome respiratoire aigu sévère), l’humanité a peur des épidémies depuis des millénaires, car autrefois, virus et bactéries ont décimé des populations entières, car la médecine embryonnaire de l’époque n’arrivait pas à les contenir.
               Alors, à chaque apparition d’une nouvelle menace, même minime, l’opinion imagine des conséquences apocalyptiques, plausibles ou non, en oubliant que la médecine a fait des progrès.
              C’est bien le cas actuellement pour le coronavirus chinois (qui n’est pas jaune et n’a pas les yeux bridés !).
              Je voudrais essayer de ramener les craintes actuelles dans le domaine du raisonnable.

               J’ai déjà fait un article sur les virus, que vous pouvez consulter en cliquant dans la rubrique Accueil / Santé au 1/8/2019.

     « Qu’est ce qu’un virus ».

              J’y rappelais que ce n’est pas un être vivant C’est une “entité biologique” qui nécessite une cellule hôte d’un homme ou d’un animal, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Il ne peut se multiplier seul, ni subsister longtemps à l’extérieur.
             Il est composé d'une molécule d'acide nucléique (soit d'ADN soit d'ARN), entourée d'une coque de protéines appelée "capside" et parfois d'une enveloppe. Il ne possède en général aucun enzyme pouvant produire de l'énergie. Les virus sont le plus souvent de très petite taille, comparée à celle d'une bactérie, comprise entre 10 et 250 nanomètres. ( nanomètre = un millionième de mm).

     Ci-dessous le virus de la grippe.

    Il ne faut pas avoir peur du coronavirus chinois

     Qu’est ce qu’un coronavirus

               Les coronavirus forment une famille comptant un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies très diverses chez l’homme, allant du rhume banal au SRAS, et qui causent également un certain nombre de maladies chez l’animal (principalement des mammifères et des oiseaux) 
     Il ne faut pas avoir peur du coronavirus chinois        
     Ce sont virus constitués d'une enveloppe entourant une capside à symétrie hélicoïdale. Leur génome est d’environ 30 00 bases puriques, , valeur très élevée pour un virus è ARN. Le terme coronavirus provient de l'apparence au microscope électronique, caractérisée par une frange de grandes protubérances entourant l'enveloppe avec l'apparence d'une couronne, par analogie avec la couronne solaire.

              La plupart de ces virus déclenchent, chez l’homme comme chez l’animal, des syndromes respiratoires analogues à des pneumonies.
              Une nouvelle forme de syndrome respiratoire, analogue au SRAS, est apparue à Wuhan (en Chine) début décembre 2019. La pneumonie de Wuhan est due à un nouveau coronavirus, dont six génomes ont été communiqués à la communauté scientifique internationale. En janvier 2020, le virus a été nommé 2019-nCoV.
               La maladie est apparue chez des clients du marché aux poissons de Wuhan (où l'on vend aussi des oiseaux, des serpents et des lapins). Elle est d'origine animale et se transmet entre êtres humains. elle peut avoir été transmise dans ce marché par un animal ou par un homme qui avait été Au 27 janvier 2020, 80 décès ont été recensés sur environ 2 700 personnes infectées.

              Dans l’article du 3/8/2019, je parlais des conditions de contagion et j’expliquais que, pour les virus, ils se propageaient surtout soit par les voies respiratoires, (par exemple grippe), soit par contact avec des liquides du corps humain (Ebola).         
               Le virus chinois, comme celui de la grippe, se propage principalement par respiration de gouttelettes contenant des virus, expectorées par les malades (ou les porteurs sains) et par absorption des virus lorsque les gouttelettes se déposent sur des surfaces (ou y sont déposées par des objets contaminés, les mains en particulier), et nous touchons ces surfaces avec nos mains que nous portons ensuite à la bouche, au nez ou aux yeux. Les virus passent alors par les muqueuses de ces organes.
               Ces dépôts de gouttelettes infectées sur des surfaces où elles sèchent et qu’elles contaminent avec des bactéries ou des virus ont reçu un nom bizarre et peu connu : des “fomites”. Elles sèchent plus vite en été et la chaleur et les rayons UV du soleil, tuent les virus en quelques heures. En hiver, la contamination peut être active plusieurs jours.
    (Pour votre culture générale, Wikipédia indique que “fomite était le nom autrefois donné aux éclats de bois se détachant des arbres lorsqu'on les abattait à la hache et désignait également les étincelles du silex ou que le marteau fait surgir lorsqu'il frappe le fer chauffé au rouge sur l'enclume.”.)
              Le virus peut également se transmettre par la salive et donc une contamination des lèvres et des mains du malade.
              La consommation d'aliments crus contaminés peut transmettre le virus, mais il est détruit à la cuisson.
             Les paquets venus de Chine sont en principe inoffensifs, le virus ne pouvant survivre l'air libre que qu'une dizaine d'heures.

    Dans l’article du 4 août je parlais de la lutte contre les virus.

             
     Il n’y a pas de médicament général très efficace pour lutter contre les virus. Les antibiotiques sont sans effets, mais peuvent éviter que le malade affaibli par le virus, ne succombe ensuite à une infection par des bactéries diverses.

               Il existe des médicaments antiviraux spécifiques d’un virus donné.  mais ils ne ne tuent pas les virus. Ils les empêchent de se multiplier, pour permettre à l’organisme de les éliminer plus facilement. Un des principaux moyens de suivre l’efficacité d’un traitement antiviral est d’ailleurs de mesurer la charge virale, c’est-à-dire le nombre de virus présents dans le sang.  
               Il existe aussi des vaccins pour atténuer préventivement l’effet du virus comme c’est le cas pour la grippe.

               Donc, dans la cas d’un virus nouveau, comme le virus chinois, on n’a pas de médicament spécifique.
        
        Alors que faire ?

               La première chose à faire c’est que les personnes atteintes contaminent le moins possible les autres. Il faut donc les mettre à l’écart et rechercher toutes les personnes qu’elles ont pu rencontrer pour examiner leur état de santé et éventuellement les isoler également.
               En Chine il a fallu d’abord qu’ils identifient le virus en cause, lequel était inconnu. Pendant  plus d'un mois il y a pu avoir contamination, et fialement le nombre de malades actuels (environ 2000) n’est pas très grand, vis à vis de ce délai
               Maintenant les chinois ont pris des mesures drastiques et la propagation est beaucoup mieux contrôlée.
                En France on sait la nature du virus et ses effets. Donc dès l’apparition des 3 cas, les personnes ont été mises en chambres stériles et leurs contacts éventuels ont été recherchés pour examiner leur état de santé. Le risque de propagation est donc très faible.

                Par ailleurs les études ont montré que la contagion était très peu probable en plein air, même sans masque, si on se maintient à plus de 2 mètres des autres personnes. car la dilution dans l’air des gouttelettes est très rapide et les UV jouent leur rôle protecteur.
                Par contre la contagion est plus probable dès que l’on séjourne nombreux dans des locaux peu ventilés, comme les bureaux, le métro, les classes, les magasins…
                Les études des dépôts de particules dans les diverses parties du système respiratoire ont montré que le risque principal était dû aux particules de 1 à 10 μm. Or les masques en tissus des pharmacies arrêtent les particules à partir de 50 μm, et donc sont peu utiles, car ils n’arrêtent pas les particules les plus fines, qui sont pourtant les plus disséminées et les plus dangereuses, Inutile de dévaliser les pharmacies !
    Les personnels sanitaires qui utilisent des masques de chirurgien sont mieux protégées, car ils arrêtent mieux les particules fines..
                Les études ont également montré que la contamination par les surfaces sur lesquelles s’étaient déposées les gouttelettes contenant des virus (les “fomites”) était aussi importante que la transmission dans l’air dans le cas de la grippe et du SRAS et il est presque certain qu’il en est de même pour le nouveau virus. Porter des gants dans le métro et se laver souvent les mains avec du savon est donc une précaution utile.

                Lors de l’épidémie de Stras en Chine, virus de virulrnce analogue à l’actuel et alors tout aussi inconnu, il y a eu 600 morts, ce qui est au moins deux fois inférieur aux victimes annuelles de la grippe en France. C’est très regrettable, mais ne parlons pas de cataclysme !
               Certains français s’indignet qu’in ne prenne pas la température des passagers d’avions venat de Chine. Ce serait une mesure parfaitement inutile et inefficace. On peut être proteur qain du virus (on ne connait pas exactement le temps d’incubation du virus, mais ilest compris entre 2 et 12 jours, et par ailleurs il suffit d’avoir pris une aspirine ou du paracétamol pour ne pas avoir de fièvre.
               Mais actuellement le danger encouru en France face à ce nouveau virus est bien inférieur à celui du virus grippal (qui a fait l’an dernier plus de 1200 morts et plus de 100 000 malades). Il est peu probable, vu les précautions peises que l’on ait plus de quelques dizaine de cas sévères. 
              
    Alors ne nous affolons pas et gardons nous de jouer les augures de scènes apocalyptiques qui risquent d’affoler les personnes peu informées. 

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  •           J'ai fait plusieurs articles sur notre horloge circadienne et nos horloges biologiques fin avril 2018.
              Je commence par les résumer brièvement.

    Il ne faut pas confondre le jour et la nuit.

             Les neurones du noyau suprachiasmatique de l'hypothalamus battent le mesure jour et nuit et sont en quelque sorte l'horloge de référence. Mais ils sont influencés par des cellules spéciales de la rétine qui lui indiquent s'il fait jour ou nuit. Ils agissent alors sur une glande, l'épiphyse, qui produit de la mélanine, qui va agir afin de provoquer le sommeil. Ils vont aussi entraîner des productions de préformons dans l'hypophyse, et ces hormones, associées aux signaux nerveux issus du noyau, vont synchroniser un certain nombre d'horloges biologiques.

     


            Ces horloges sont représentées sur le schéma ci-contre :Il ne faut pas confondre le jour et la nuit.
                   - pour reposer le cœur, le rythme cardiaque et la pression artérielle diminuent la nuit.
                   - la réponse immunitaire est plus importante le jour, car le risque microbien est plus important.
                  - l'horloge "estomac" se cale sur les heures des repas.
                  - le foie est un organe qui a de multiples fonctions métaboliques. Il fournit les éléments qui permettent d'entretenir une température plus élevée le jour et les éléments nécessaire aux réactions d'urgence, provoquées notamment par les centres amygdaliens pour notre survie.
                 - la réparation et l'entretien des muscles se produit la nuit quand on dort et et bouge moins.
                - les reins filtrent moins vite la nuit de façon à ce que la vessie ne dérange pas le dormeur.
                - les gênes commandés par l'horloge circadienne intervient dans la production des hormones et la différenciation des gamètes.  
              D'ailleurs, les cellules des organes de notre corps n'ont pas une activité permanente mais ont des cycles basés sur l'alternative jour nuit, et notamment les gènes qui président aux fonctionnement des cellules, ne sont actifs qu'à certains moments précis dans le cycle de 24 heures.        

              Notre corps, si on ne lui impose pas un rythme différent est donc réglé sur l'alternance jour-nuit, et, à la campagne, les paysans suivaient autrefois ce rythme, au moins dans leurs travaux. Les animaux les suivent aussi le plus souvent.
              Il est certain qu'avec l'importance maintenant de la population citadine, les lumières électriques, la télévision, internet et les réseaux sociaux et les smartphones et leurs SMS, l'occupation des journées a beaucoup évolué et une partie de la nuit n'est plus consacrée au sommeil et au repos du corps
              Certains travaillent en outre la nuit, ce qui perturbe encore plus les rythmes circadiens.
              Mais être devant les écrans avant de s'endormir, les reconsulter si on se réveille, grignoter n'importe quand, ce la semble anodin, mais les perturbations sont presque aussi importantes.
              Certaines personnes peuvent vivre des épisodes de dérèglement circadien, sans se rendre compte des causes et avec de désagréments importants : insomnies, maux d'estomac ou de tête, variations de pression artérielle, et surtout fatigue générale.
    Elles peuvent en arriver à peu dormir et se sentir en forme la nuit et avoir besoin de dormir le jour, et dormir tout le week-end pour récupérer. Il arrive même que leurs horaires de sommeil se décalent tous les jours, et la vie devient complètement anarchique. Elles peuvent même arriver à avoir des troubles comportementaux et de l'humeur, voire à développer des maladies comme par exemple le diabète, ou l'obésité, du fait d'un dérèglement métabolique.
              Ce sont sans doute des personnes dont le noyau suprachiasmatique est plus vulnérable et n'a pas supporté des abus de veille à un instant de leur vie.

               Peut on donner quelques conseils pour éviter de tels dérèglements (conseils que ne suivent pas malheureusement, rien des jeunes que je connais :

                       - Il faut essayer de caler ses activités sur les heures de jour. Bien sûr on ne va ps se lever à 5 heures en été, ni se coucher à 17 heures en hiver. Mais passer quelques heures sans un énorme éclairage avant de se coucher stipule la production de mélanine. Pour les enfants s'endormir dans le noir ou avec une faible veilleuse, et pour les ados proscrire tablette, ordinateur et smartphone de la chambre.
                        - dans la mesure du possible, aller se coucher et se réveiller à des heures régulières, pour préserver les rythmes de sommeil.
                        - ne pas grignoter, ne pas manger la nuit et avoir des repas à des heures régulières et pas trop tardives. Des chercheurs ont par exemple montré que les personnes qui prenaient régulièrement leur repas de midi après 15 heures, prenaient plus de poids à nombre de calories égales, du fait d'une réaction différente des horloges métaboliques.
                        - de même prendre ses repas sur une période de 12 heures et jeuner 12 heures, préserve davantage d'une prise de poids.
                        - une activité physique régulière est très bénéfique, mais il faut éviter de la pratiquer avant de se coucher, notamment si elle sollicite le cœur, car la fréquence cardiaque, la pression artérielle et la température corporelle, baissent le soir et baissent encore la nuit, pendant le sommeil, avant de remonter le matin.

              Il faut toutefois signaler que notre horloge biologique a tendance à se dérégler avec l'âge, d'où des troubles du sommeil et de la mémoire.

              Les médecins et biologistes prennent maintenat en compte ces troubles de nos rythmes circadiens et il existent science récente mais qui peut améliorer notre vie : la chronobiologie..

                       

     

                       

     

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