• http://lancien.cowblog.fr/images/Chats2/sommeil.jpg

        Beaucoup de jeunes se plaignent de ne pas dormir assez et me demandent souvent comment lutter contre les insomnies.
        Mais  j’ai eu aussi des demandes qui au contraire voudraient savoir pourquoi on dort trop et qu’est ce que l’hypersomnie.


        http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/arton310.jpgD’abord il ne faut pas paniquer parce qu’on a souvent envie de dormir et croire que l'on a une maladie.
        Il faut savoir que pour un adulte jeune les besoins de sommeil sont très variables : certains ont besoin de 8 ou 9 heures, alors que d’autres restent frais et dispos avec seulement 5 ou 6 heures de sommeil. En général les ados ont besoin de davantage.
        Cela dépand aussi des habitudes de vie, et du travail que l’on fait plus  ou moins fatigant physiquement et intellectuellement.
        Tout dépend aussi si l’activité que vous venez de faire est habituelle : par exemple si vous arrivez en vacances au bord de la mer et que vous passez une journée sur un bateau, au soleil et au vent, vous dormez en général comme une masse la nuit suivante !
        Il ne faut pas s’étonner aussi d’avoir envie de dormir si on est fatigué, et il faut accepter ces sommes réparateurs.

        Une deuxième différence entre personnes concerne la manière dont on va procurer ce repos au corps et au cerveau.
        Certains ne peuvent dormir que la nuit. D’autres peuvent facilement faire une sieste, notamment après le déjeuner (mais cela ne facilite pas la digestion).
        Enfin, plus rares, les personnes qui peuvent s’endormir facilement une vingtaine deminutes, à peu près n’importe quand, pourvou qu’ils soient à l’aise et dans un endroit calme.
        L’entraînement peut d’ailleurs permettre d’acquérir cette qualité, comme par exemple pour les navigateurs solitaires;
        Et ces personnes arrivent ainsi à se reposer et ont moins besoin de sommeil la nuit.

        Tout cela n’est pas anormal. Voyons maintenant des situations qui sortent de la norme.

        Je ne parlerai pas du somnambulisme, car je ferai un article à ce sujet.
        La personne est endormie, mais ses centres de perception réagissent et le cervelet et une partie du cerveau traitent leurs informations, et par ailleurs les commandes des mouvements ne sont pas bloquées, de telle sorte que le sujet peut se déplacer comme s’il était éveillé. Mais la personne n’est pas consciente, les informations n’étant pas transmises au cortex frontal.

        Certaines personnes s’endorment alors qu’elles étaient en pleine activité, par exemple en train de marcher dans la rue et donc éveillées (contrairement au somnambule qui était et reste endormi).
        Les causes proviennent d’anomalies de fonctionnement du système éveil, sommeil, mais aussi souvent d’une hypersensibilité à la fatigue.
        Une partie d’entre elles souffrent de narcolepsie.

    http://lancien.cowblog.fr/images/images/RTEmagicCsommeil01jpg.jpg    La narcolepsie est une maladie chronique, la personne ayant un temps excessif de sommeil et une fatigue permanente, qui la fait s’endormir n’importe ou, par exemple pendant la classe ou le travail.
        La personne s’endort très souvent pour des durées faibles
        Une des caractéristiques de la narcolepsie est l’absence presque totale de sommeil profond réparateur, le dormeur passant très rapidement au sommeil paradoxal. C’est vrai également pour le sommeil nocturne qui est donc ponctué de fréquents réveils.
       
        La narcolepsie s’accompagne en général d’un manque d’attention presque permanent pendant l’éveil.
        Les personnes atteintes de narcolepsie peuvent avoir des hallucinations lors de l’endormissement ou de l’éveil.
        Un relâchement du tonus musculaire peut également intervenir, notamment après des émotions, la personne conservant ses sensations mais étant incapable de commander certains de ses muscles.
        Lors de l’endormissement ou de l’éveil, cette incapacité peut devenir, pendant quelques secondes une paralysie complète.
        On connaît mal les causes de la maladie, qui ne sont pas psychologiques, mais résultent probable-ment d’anomalies génétiques des circuits cérébraux du sommeil. L’électroencéphalogramme présente en particuiier certaines anomalies.
       
        L’hypersomnie est une autre anomalie pour laquelle les personnes  dorment beaucoup et très profondément, car elles sont presque insensibles à leur environnement. Elles ont du mal à se réveiller, à se lever le matin et sont fatiguées la journée et en général peu attentives.
        L’hypersomnie est caractérisée par un besoin de sommeil nettement plus important que chez la moyenne des autres dormeurs. On peut arriver jusqu’à dormir 15 ou 16 heures et ce sommeil n’est pas réparateur comme il devrait l’être, notamment les siestes.
        J’ai regardé les articles biologiques ou médicaux que je possédais à ce sujet et j’ai constaté qu’il existait un excellent résumé sur Wikipedia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypersomnie_idiopathique
        Une analyse beaucoup plus complète est faite sur le site http://www.hypersomnies.fr/
        Je vous renvoie à ces références pour ne pas surcharger mon article.
        Là encore, il ne s’agit pas de causes psychologiques, mais génétiques et cérébrales, mais les difficultés d’apatation à la vie courante de ces personnes peuvent entraîner des problèmes psychologiques.

            Il y a d’autres troubles du sommeil, qui ne sont pas liés aux centres du cerveau, mais à d’autres phénomènes physiologiques ou psychiques : ronflement, grincement des dents, apnée du sommeil, paralysie du sommeil et terreurs nocturnes..... Je n'en parlerai pas ici.

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    Danger pour les jeunes : le protoxyde d'azote

             Une mode idiote et dangereuse chez les jeunes qui cherchent des sensations ailleurs que dans le cannabis : l'inhalation du protoxyde d'azote N2O, plus connu sous le nom de "gaz hilarant", utilisé (de moins en moins), comme anesthésiant, qui est un gaz incolore et inodore.

     Danger pour les jeunes : le protoxyde d'azote        On le trouve dans le commerce, dans des cartouches servant à émulsionner de la crème chantilly, coûtant quelques euros et pouvant débiter 8 litres de gaz, que les jeunes recueillent dans un sac en plastique qu'ils respirent ensuite. C'est actuellement la drogue la plus utilisée après le cannabis.

               En apparence, ce n'est pas dangereux, c'est relaxant, euphorisant et cela fait rire sans qu'on puisse s'en empêcher.
               Mais d'une part on risque des accidents si le gaz sort trop brutalement de la capsule (blessures pulmonaires dues à l'augmentation brutale de pression dans l'air; et surtout brûlures dues à l'abaissement du gaz à basse température, sous l'effet de la dépression brutale.
              Surtout on risque des suites physiques sur le cerveau. Pris avec de l'alcool ou du cannabis, on risque des étouffements, par privation d'oxygène, voire des crises d'épilepsie. Mais à dose élevée on constate des arythmiescardiaques, et même des décès par arrêt cardio-respiratoire.
             L'usage régulier de doses faibles peut entrainer des perturbations du métabolisme de la vitamine B12, qui entraînet une sclérose de la moelle épinière et une paralysie des membres. On constate également des diminutions de la population de globules rouges (anémie) et de globules blancs (défenses immunitaires). 

              Le protoxyde d'azotebloque les récepteurs NMDA des synapses, qui transmettent l'influx nerveux, ce qui entraîne une inhibition, une baisse d'activité du cerveau.
              A dose faiblesse blocage entraîne une diminution de la conscience, une diminution du contrôle des émotions, d'où un sentiment d'ébriété et d'euphorie, et un rire que l'on ne peut arrêter

              La vente de ce gaz devrait être interdit et fournir un autre gaz aux cuisiniers. Si l'on constate un usage par les jeunes, il faut être attentifs aux signes de fourmillement dans les membres, avant coureurs d'une paralysie.

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  • Les médicaments contre le covid19

           Plusieurs correspondant(e)s m'ont demandé de faire le point sur les médicaments contre le covid19. Je vais essayer de répondre à votre delmande, mais c'est assez technique et mes explications risquent d'être soit peu claires, soit fastidieuses (ou les deux ! ).
            Il faut d'abord savoir un peu comment fonctionne une cellule animale et je ferai un bref résumé.

            Ensuite je publie une planche du journal La Recherche, qui explique l'action des médicaments. 
           Je résumerai ensuite pour d-ceux qui reculeraient devant cette lecture un peu aride et je vous donnerai quelques nouvelles des essais en cours.

          Les cellules humaines sont des cellules dites "eucaryotes", car elles ont un noyau et divers organes distincts et bien délimités. (contrairement aux bactéries, qui sont en général "procaryotes", tous les éléments intérieurs étant mélangés, et la cellule n'ayant pas de noyau.).

         Le schéma ci-dessous montre les divers éléments d'une cellule eucaryote :

    Les médicaments contre le covid19

             La cellule est majoritairement composée d'eau, et pour qu'elle soit confinée, la membrane dite "plasmique" est composée de lipides (des graisses - l'eau et l'huile ne se mélangent pas !). Elle limite l'intérieur de la cellule que l'on appelle le "cytoplasme".
            La cellule est une petite usine et comprend principalement :
                        - du noyau qui contient chromosomes et ADN.
                        - des mitochondries, qui produisent de l'énergie chimique (grâce à de transformations chimiques, notamment de l'adénosine phosphatée), pour alimenter les transformations cellulaires.
                        - de l'appareil de Golgi, et le réticule endoblasmique, qui fabriquent les protéines nécessaires à la vie de la cellule et notamment sa reproduction, à partir d'acides aminésceci sous le contrôle de l'ADN et des ARN messagers qui en dériven et que lisent les ribosomes..
                    
             Voici maintenant la planche résumant les actions du covid 19 sur la cellule et celles des médicaments antagonistes. ce schéma est très réduit et pour le lire, je vous conseille le sortir du blog sur votre bureau d'ordinateur et de l'agrandir, pour pouvoir lire le texte.

    Les médicaments contre le covid19

          Résumons très rapidement ce  schéma : 
                    - le virus, grâce à des protéines spécifiques s'accroche à la cellule, fusionne avec la membrane cellulaire et injecte son ARN dans le cytoplasme de la cellule. Le "camostat mésylate" et "l'hydroxychloroquine" sont sensés empêcher cette opération, en bloquant les protéines du virus.
                   - le virus va se servir de ribosomes pour lire son ARN et le transformer en polypeptides qui serviront ensuite à la synthèse de nouveaux virus. Le "Lopinavir " et le Elle est très réduite et pour la lire, je vous conseille la sortir du blog sur votre bureau d'ordinateur et de l'agrandir, pour pouvoir lire le texte. sont censés empêcher cette opération.
                   - enfin le virus va se servir de l'appareil de Golgi de la cellule, pour assembler les polupeptides sous formées éléments constitutifs du virus et les virus ainsi créés sont expulsés de la cellule (et vont en contaminer d'autres)? Le "Remdésivir" et le "Favipiravir" sont censés empêcher cette opération.

              Divers essais cliniques ont été faits soit sur des malades hospitalisés, soit moyennement, soit gravement atteints. Les quatre premiers médicaments n'ont pas montré une efficacité intéressante.
               D'autres essais ont eu lieu sur des malades atteints récemment ou de façon bénigne, pour voir si 'son pouvait enrayer la progression de la maladie, en abaissant la charge virale.
    D'autres molécules ont aussi été essayées dans ce but et pas uniquement des antiviraux, mais par exemple l'azythromycine, un antibiotique qui agirait sur des bactéries qui participent aux cotés du virus à l'infection des poumons.

              Le fameux essai européen Discovery, qui devait, à partir du 22 mars, avoir lieu sur 3100 patients, n'a pu rassembler que 750 volontaires, tous français à l'exception d'un luxembourgeois.Chaque produit est testé sur 150 patients ce qui est insuffisant pour tirer des conclusions valables.
              A mi-essai, les scientifiques savent qu’aucun de ces médicaments testés n’est l le remède miracle. : pas d’effet notable sur le Covid-19 pour l’hydroxychloroquine. Pour le remdesivir et l'association de lopinavir et ritonavir), un petit effet, mais  rien de spectaculaire.
          Toutefois l'es essais portent sur des patients hospitalisés et donc atteints sérieusement. On n'a pas de conclusions sur une diminution des effets chez des personnes moins atteintes;

             Un autre essai important a débuté au début juin-llet, mené par une centaine de pays sur 5500 patients : Solidarity, mais ses résultats ne seront connus que vers la fin de l'année.

             En ce qui concerne la lutte en début d'infection, pour l'enrayer en stimulant les défenses immunitaires, les laboratoires anglais annoncent qu'un médicament à base d'interféron (le SNG001) réduirait de 79% le développement de l'infection, mais les essais n'ont été faits que sur un nombre réduit de personnes; il serait facile d'emploi, par inhalation.

             Par ailleurs la dexaméthasone, un anti-inflammatoire, semble diminuer la mortalité des malades très gravement atteints en limitant l'inflammation des poumons qui est les principale cause de mortalité.

             Ceux d'entre vous qui seraient intéressés par plus de détails, peuvent consulter Doctissimo : https://www.doctissimo.fr/sante/epidemie/coronavirus-chinois/coronavirus-chinois-covid2019-quels-traitements

     

     

     

     

     

     

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    http://lancien.cowblog.fr/images/images/dessindenfantsoleil.jpg    Je n'ai pas pu aller, comme tous les ans en vacances en Bretagne, à Saint Colomban, entre Carnac et la presqu’île de Quiberon, et, par nostalgie, j'essaie de me rappeler les images des vacances des autres années.
    Je me rappelle avoir vu de nombreuses personnes s’exposer au soleil sur les plages, (quand il y a assez de place ! ), avec l’idée de montrer au retour à leurs copains, combien ils sont bronzés.
        Ils ne savent pas ce qu’ils risquent, à s’exposer ainsi aux rayons ultraviolets, responsables du bronzage, qui induisent des cancers de la peau, sans parler des “coups de soleil”, qui eux sont dûs à la fois aux UV et aux rayons infrarouges qui entraînent une température trop forte de la peau, qui la sensibilise.
        Avec 90.000 nouveaux cas chaque année en France et 1 300 décès, les cancers de la peau sont les cancers les plus fréquents, et ils représentent environ un tiers des cas de cancers, deux fois plus que les cancers du sein.

        L’exposition au soleil serait responsable de la majorité des cancers de la peau.
         Ces cancers adviennent dans les parties du corps les plus exposées aux rayons solaires et on observe une augmentation constante du nombre de cancers de la peau dans les pays industrialisés, depuis 30 ans, due à l’exposition au soleil à des fins de bronzage ou récréatives (pas uniquement sur les plages, mais dans des cabines de bronzage et puis pour certains métiers, sus à l'exposition quotidiennennr, comme pour les pêcheurs ou les navigateurs ou certains paysans).

        Les cancers de la peau atteignent les couches de l’épiderme, qui constituent la surface de notre peau. On trouve dans l’épiderme deux types principaux de cellules les “kératocytes” (90% des cellules), qui produisent la kératine, insoluble dans l' eau, qui protège et imperméabilise la peau,et les mélanocytes, qui produisent la mélanine, qui colore la peau, et fait bronzer les peaux blanches.
        80% des cancers de la peau sont au niveau des kératocytes les plus profonds et sont facilement repérés et enlevés par chirurgie et sutout ne produisent pas de métastases.
        Les cancers des kératocytes des couches supérieures sont moins fréquents, sont facilement traités, mais peuvent produire des métatstase, d’où la nécessité d’un diagnostic précoce.
        Par contre, les cancers moins fréquents des mélanocytes sont souvent résistants aux traitements chimiothérapeutiques et  produisent de nombreuses métastases mobiles, même aux premiers stades de leur développement, de sorte qu’il n’existe aujourd'hui aucun traitement efficace et que ces cancers entraînent une mortalité très importante. (la quasi totalité des morts par cancer de la peau).

        Les rayonnements UV émis par le soleil sont classés en trois catégories :    
            - Les plus énergiques (longueurs d’ondes de 240 à 280 nm), les UV  “C”, sont réfléchis ou absorbés par l’atmosphère.
            - Les UV “B”, entre 280 et 320 nm de longueur d’onde, sont aussi fortement absorbés et ne constituent que 5% du rayonnement reçu à la surface de la terre, mais plus énergétiques, ils sont plus dangereux que...
            - Les UV “A”, entre 320 et 400 nm, les moins énergiques, mais qui constituent 95% du rayonnement reçu.
        Sur la figure ci dessous, la courbe blanche représente l’énergie reçue selon la longueur d’onde des UV et donc la surface sous cette courbe l’énergie totale reçue.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/-copie-2.jpg

        Ces rayonnements UV sont absorbés  par les cellules de la peau et induisent des mutations de leur ADN : la courbe bleue indique le coefficient d’absorption, très fort pour les UV C, assez fort pour les UV B et qui décroit fortement pour les UV A.
        Les UVB sont donc plus dangereux, mais la forte proportion d’UVA fait que ces rayonnements, bien qu’ayant un faible coefficient d’absorption sont néanmoins dangereux.
        Comment agissent ils sur l’ADN ?

        Je rappelle que l’ADN, est une très longue double hélice, formée d’un squelette de sucres et de phosphates, qui forment les montants de l’hélice, tandis que quatre bases forment les barreaux (cytosine, guanine, thymine, adénine), et sont le support mémoire de l’hérédité, et des caractéristiques cellulaires.
        L’ADN, qui se réplique identique à lui même, donne naissance à des “ARN messagers” qui conditionnent la synthèses de 21acides aminés et de centaines de milliers de protéines, nécessaires à tous les stades de la vie de nos cellules et de notre corps. (voir mes articles à ce sujet, des 3,4, et 6 juillet 2010).
        Ce sont des modifications de l’ADN et de ces synthèses qui peuvent donner un caractère cancéreux aux cellules.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/-copie-4.jpg
       L'absorption des ultraviolets par l' ADN déclenche une série de mécanismes qui entraînent I'apparition des dommages ou de photoproduits.
        Les UVB peuvent “casser” des barreaux de l’échelle d’ADN, qui se réassemblent de façon erronée entraînant des mutations au niveau de l’ADN et donc des cellules.
        Les UVB et les UVA entraînent une série de réactions à l’origine de lésions (voir figure ci-dessous)
        Si on irradie de l’ADN par un laser ultraviolet pendant un instant très court (a). Une partie de l’énergie absorbée par l’ADN est dissipée sous forme de chaleur dans l' environnement (b). Une autre est transférée aux bases, qui passent d'un état excité à un autre. Une petite fraction de cet ADN excité émet de la fluorescence (b), tandis qu'une autre, encore plus petite, subit des réactions chimiques avec formation de photoproduits (c), qui sont issus de liaisons chimiques entre les bases. L’effet de ces photo-produits est analogue à une mutation.
        Des réactions d’oxydation favorisent en outre ces réactions néfastes.
        Dans certains cas la mutation entraînera la mort de la cellule. Dans d’autres cas la réplication de l’ADN, lors de la division cellulaire, se fera avec une erreur dans cette transcription. Des mécanismes de réparation annihileront la plupart du temps ces erreurs.
        Mais dans certains cas l’erreur subsistera, entraînant des synthèses erronées de protéines. Certaines pourront entraîner des proliférations anormales de cellules, les cancers.

        Les diverses études, menées ces dernières années ont amené les pouvoirs publics à classer “installations dangereuses”, les appareils de bronzage aux UVA et d’en faire un contrôle précis.
        Mais il est important que les personnes prennent conscience du danger de l’exposition au soleil et limitent cette exposition, surtout pour les enfants, et utilisent des crèmes solaires suffisamment absorbantes pour les UV A et B.
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  •    On a beaucoup parlé de l'hydrochlorokine à propos du Covid 19 et il ne semble pas, d'après les derniers essais que ce soit le médicament miracle.
        Mais c'est un bon médicament contre le paludisme, mais ce n'est pas un vaccin.
        Des recherches ont lieu depuis 30 ans dans ce domaine, et des essais sont en cours en Afrique.
        J'ai pensé que quelques renseignements sur ce vaccin intéresserait peut-être certain(e)s de me lectrices et lecteurs.

        Le paludisme ou malaria (la “maladie des marais”), est une maladie parasitaire qui a fait  en 2009, 225 millions de malades et 780 000 morts, principalement des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes, et surtout en Afrique subsaharienne.
         C’est un moustique femelle, l’anophèle, qui injecte à la victime, un parasite,  protozoaire du genre “Plasmodium” de quelques microns, après avoir pompé le sang d’un animal (ou homme) à sang chaud, infecté par la maladie.
         Un protozoaire, si vous ne l'avez pas appris au lycée, est un organisme unicellulaire eucaryote (c’est à dire avec un noyau), qui se nourrit par phagocytose (il ingère d’autres cellules, de la même façon que les globules blancs ingèrent les bactéries), en se fixant sur la “proie”, en l’ingérant dans la cellule et en la digérant et éventuellement en rejetant ensuite des déchets.
          La maladie est répandue par un moustique  Le moustique pompe dans le sang infecté des malades, des “gamétocytes” mâles et femelles qui se réunissent et donnent naissance à de petits bâtonnets de quelques microns de longueur que l’on appelle des “sporozoïtes”.
        Les sporozoïtes du genre  “Plasmodium “ sont les protozoaires du paludisme, qui infectent le sang de la personne piquée par le moustique.


    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/paludisme.jpg

        Véhiculés par le sang, ces sporozoïtes atteignent le foie en une trentaine de minutes et infectent les cellules du foie (les hépatocytes), chargées de la synthèse du glycogène, notamment à partir des graisses, de l’élimination de produits de dégradation de l’hémoglobine, ou d’autres substances toxiques et de la production de la bile.
        Les sporozoïdes vont subir une intense multiplication dans ces cellules du foie pendant 6 à 12 jours, devenant une “sorte d’oeuf bleu” de 40 à 80 microns, qui donne naissance à des vésicules qui produisent certaines protéines qui les emêchent d’être reconnues et phagocitées par les globules blancs. Ces vésicules libèrent dans la circulation sanguine des cellules appelées “mérozoïtes”
        Ces mérozoïtes infectent les globules rouges (hématies) du sang et s’y multiplient et les font éclater, puis vont coloniser d’autres globules rouges.
        Ils vont ensuite se transformer 15 ou 20 jours plus tard, en gamétocytes que pourront pomper des moustiques et le cycle est bouclé !. (je rappelle au passage que seules les moustiques femelles piquent et pompent le sang, nécessaire à l’éclosion de leurs oeufs et contrairement à ce qu'on raconte souvent, elles n'ont pas les yeux bleus !).

        L’infection provoque d’abord la fièvre, puis une atteinte du foie et ensuite une destruction massive des globules rouges qui entraîne une énorme anémie.
        Suivant la nature du Plasmodium (il y  en a plusieurs sortes plus ou moins nocifs), on peut avoir des crises périodiques de fièvre suivie d’anémie, mais non mortelles. Mais dans les cas graves, surtout pour les jeunes enfants, l’anémie peut entraîner la mort.

        Comment faire un vaccin contre le paludisme ?
        Des dizaines de recherches ont eu lieu depuis plus de soixante ans, mais la tâche n’est pas facile. Les voies de recherche utilisées sont résumées sur le schéma ci-dessous.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/IMG.jpg

        Au début de chaque étude, il faut essayer de trouver un “antigène” adapté;
    c’est une macromolécule, la plupart du temps une protéine, reconnue par des anticorps ou des cellules du système immunitaire et capable d'engendrer une réponse immunitaire, c’est à dire une mobilisation des globules blancs qui “apprennent” à reconnaitre l’agent infectieux et à le phagocyter.
        Antigènes et anti-corps sont des molécules (souvent protéines) qui se correspondent et de reconnaissent par leur structure chimique et spatiale et cette reconnaissance déclenche les réactions de défense.
        L’étude la plus avancée avait commencé en 1960 à rechercher ces antigènes et avait trouvé en 1980, une solution prometteuse pour cibler le parasite du paludisme, à son entrée dans le corps et avant qu’il n’infecte les globules rouges. Le vaccin a été mis au point, mais il fallait l’essayer et une difficulté se présentait alors, car il faut passer par l’expérimentation animale avant de le tester sur des humains..

        Le parasite responsable du paludisme“Plasmodium falciparum” est spécifique de l’homme : il n'infecte pas la souris, par exemple. Ia recherche vaccinale se fait donc sur des souris infectées par le Plasmodium spécifique des rongeurs. Mais les deux parasites ne sont pas identiques. Des vaccins efficaces chez l,a souris ne le sont donc pas forcément chez l'homme.
        Pour contourner ce problème, plusieurs équipes ont développé des souris dites “humanisées”, des souris mutantes, aux défenses immunitaires affaiblies, auxquelles on a greffé des globules rouges humains. Lorsqu'elles sont infectées par le parasite humain, l'étape du cycle où le parasite se multiplie dans les globules rouges est ainsi reproduite, ce qui permet d'évaluer rapidement l'efficacité d'un candidat vaccin.

        Le premier vaccin essayé en 1990 et baptisé RTS-S n’avait malheureusement qu’une faible efficacité.  Les chercheurs ont alors développé des adjuvants qui augmentent son action.
        A la suite d’essais encourageants sur l’animal une première campagne d’essais sur des enfants a eu lieu en 2003 au Mozambique lieu d’infection importante, qui touchait de nombreux enfants, mais les essais étaient encourageants mais limités. (phase 2)
          Les recherches ont continué et le vaccin a été amélioré. Des essais cliniques dits "de phase 3" ont été menés pendant plus de 5 ans (de 2009 à 2014), sur environ 15 000 enfants en bas âge et nourrissons, dans 7 pays d'Afrique subsaharienne.
          Le vaccin a évité environ 4 cas sur 10 (39 %) de paludisme, pendant 4 années de suivi, et environ 3 cas sur 10 (29 %) de paludisme grave, avec des baisses sensibles du nombre global des admissions hospitalières, comme de celles dues au paludisme ou à l’anémie sévère. Le vaccin a aussi fait baisser de 29 % les besoins de transfusions sanguines requises pour traiter les cas d’anémie le plus souvent mortels dus au paludisme.
         Lors de l’essai de phase 3, le vaccin a été bien toléré en général, avec des réactions indésirables faibles, semblables à celles constatées avec les autres vaccins de l’enfance.

          Ces résultats sont encourageants, mais les chercheurs se sont aperçu que le vaccin cessait son action dès que les sporozoïtes infectaient les hépatocytes du foie et se transformaient en mérozoites, le transfert vers le foie se faisant très vite ( en 30 minutes).
         Il faut donc une réponse immunitaire plus rapide et un nouvel adjuvant a été mis au point et des essais importants ont été préparés depuis 2015 et les vaccinations ont commencé à partir d'avril 2019 dans 3 pays : Ghana,  Kenya et Malawi. (phase 4). Environ 360 000 enfants devraient recevoir chaque année ce vaccin, tout en continuant à mener les campagnes contre les piqûres de moustique et les soins médicamenteux pour les personnes infectées.
    On espère atteindre une efficacité de l'ordre de 50%

        L’Agence européenne des médicaments (EMA) a procédé à une évaluation scientifique du RTS,S et a publié un « avis scientifique européen » sur le vaccin en juillet 2015, dans le cadre de la coopération avec l’OMS, et a conclu que, dans une perspective réglementaire, la qualité du vaccin et son profil risque-avantage sont favorables.
         La recherche médicale, c’est très complexe, mais très important pour sauver des vies.
         

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