• http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne2/11580532425026800x400.jpg

        Je suis souvent étonné du manque de bon sens des gens, alors qu’ils ne sont certainement pas idiots, et notamment des jeunes, mais aussi des moins jeunes,qui font n’importe quoi, pour épater le copain; cela dit des adultes font parfois la même chose.
        Quand je vois le nombre d’accidents d’auto et de moto, et le nombre de jeunes qui se tuent, parce qu’au sortir d’une boîte de nuit où ils ont trop bu et fumé du cannabis, et ceux qui s’enivrent en groupe à celui qui boira le plus et finira en coma éthylique, je me demande s’il leur arrive de réfléchir un peu aux conséquences de leurs actes.
        Alors que les jeunes de 18 à 24 ans ne représentent que 9% de la population, leur morts correspondent à 24% des tués sur la route.
        Je me pose aussi des questions sur l’éducation que leur ont donnée leurs parents, et je vois encore une fois combien maintenant l’influence des copains est supérieure à celle des parents.

        Mais je suis encore plus horrifié par la bêtise de ceux qui font n’importe quoi, parce qu’on leur a dit « t’es pas cap » sur internet ou qu’ils ont fait un pari sur Facebook.
        L’alcool ou la drogue n’obscurcit pas leur cerveau et ils sont entièrement conscient de leurs actes.

        Et l'été est l'occasion, sur nos plages de nombreux accidents qui pourraient être évités, mais je me demande si la publicité qu'on leur donne sur la télévision n'est pas un encouragement à vouloir réaliser des exploits complètement absurdes et dangereux.
        J’ai vu avec effarement les images de la noyade de ces jeunes, l’un qui a sauté à l’eau avec son vélo et qui a été entraîné au fond de l’eau par son poids, parce qu’il avait attaché le vélo à sa jambe pour pouvoir le récupérer, l’autre parce qu’il a plongé d’un plongeoir alors que la mer était basse et qu’il n’y avait que très peu d’eau au dessous, que l’on a sauvé mais qui est estropié pour la vie.
        Un troisième est parti en mer à vélo, à marée basse sur une plage très plate (ci dessus) et a failli se noyer quand la marée est montée; il a été sauvé par un  pécheur.
        Comment peut on être bête à ce point à 18 ou 19 ans ?

        Mais on a montré aussi une femme d’une cinquantaine d’année, qui à la suite d’un même pari, s’étalait sur des rochers et d’était blessée au dos.
        Un « défi » sur Facebook consiste à se jeter dans une eau glaciale dans les 48 heures, parfois sous des prétextes écologiques. Celui qui relève le pari doit ensuite poster la vidéo de ses exploits et inviter d'autres à le faire, seuls ou en groupes, via les réseaux sociaux. Si le gage n'est pas accompli, le perdant doit offrir un dîner au restaurant.
        Bien sûr on dit que Facebook est responsable, car de nos jours, l faut toujours trouver un responsable à tout
        Je ne suis pas un défenseur de Facebook, que je n’apprécie guère, mais un site qui permet à tous de s’exprimer, ne peut censurer tous les participants, ni même savoir ce qu’ils disent, car trop nombreux.
        Une personne censée devrait réfléchir et ne pas se laisser entraîner dans des jeux aussi stupides, de même que lorsqu’on joue à s’étrangler, se mettre un sac de plastique sur la tête ou qu’on maintient la tête d’un copain sous l’eau, pour voir combien de temps on peut tenir sans respirer.
        Il faut que dans ce domaine, on apprenne un peu de biologie au début du collège, et que, si on arrête de respirer, l’évanouissement vient brutalement sans prévenir, et que si on ne vous ranime pas rapidement, le cerveau meurt.

        Je sais bien que les Shadocks, s’insurgeant contre des propos de Descartes et Pascal sur l’intelligence humaine, disent que la connerie de l’homme est la chose la mieux partagée dans le monde actuel.
        L’homme est, dit on, « un animal doué de raison », mais les animaux ne feraient jamais des choses aussi absurdes.
        On a parfois l’impression que, dans notre monde moderne, le progrès scientifique apporte toujours beaucoup, mais le cerveau humain, lui, marche à reculons.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •   Le serment du jeu de paume : 20 juin 1789   

    Qu'est ce que notre nation ?

           J'ai fait hier un article sur le "biais tribal", et cela me fait forcément penser aux nationalismes exacerbés que l'on voit proliférer dans notre monde, peut être en réaction à une mondialisation beaucoup trop contraignante économiquement et injuste au plan social.
           Je me rappelle à un devoir de philo en terminale, qui m'avait fort peu inspiré "qu'est ce que la Nation". Mais je n'avais que 15 as et pas d'expérience.
           J'ai eu l'occasion, lors de la campagne électorale, de discuter su internet quelques minutes avec un jeune d'une vingtaine d'années,  partisan d'Eric Zeimour, à qui j'ai posé la question. Et il a presque aussi peu traité le problème que moi il y a 75 ans.
          C'est vrai que la "Nation" est une entité complexe, à la fois très matérielle et très abstraite et intellectuelle.

          J'aime bien consulter les dictionnaires, une habitude de l'avant internet.
          Mon ami le petit Robert indique une nation est "« un groupe humain constituant une communauté politique, établie sur un territoire défini et personnifiée par une autorité souveraine ».
         Ma petite amie la Rousse est plus complète et plus claire : "Ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d'origine, d'histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique."

          Je me souviens quand j'étais enfant, la Nation, c'est synonyme de patrie et d'un ensemble de territoires, par opposition à d'autres pays "étrangers" (mais pas au sens raciste d'aujourd'hui).
          Mes parents et grands parents me parlaient des villes et villages de France qu'ils avaient visités, des montagnes et bords de mer, et j'allais chez mon grand père dans un petit village de Dordogne. 
          Et à l'école, c'était l'histoire de France depuis les gaulois jusqu'à la guerre de 14-18. Cet ensei-gnement transmet des valeurs communes, des références qui nous unissent, une histoire commune.
    Cela explique le succès de bandes dessinées comme Astérix.          
         Etant tout jeune j'ai connu la guerre de 40 et alors, la Nation, c'était la France, envahie par l'Allemagne, et qui essayait de résister du mieux qu'elle pouvait.

          Mais la nation, c'est aussi quelque chose de concret, qui nait à un beaucoup plus petit domaine : celui du village, du quartier, de la ville. Ce sont les paysages où l'on vit, les gens que l'on voit, les coutumes du pays, la cuisine que l'on mange, les fêtes auxquelles on assiste : C'est le "pays".
          C'était beaucoup plus vrai autrefois, car les gens se déplaçaient peu, alors qu'aujourd'hui les voyages sont courants et les professions exigent en général des changements de lieu.
          Ce sentiment d'appartenance peut aujourd'hui être très variable, tant dans son étendue géographique, que dans sa nature. Certains vont jusqu'à le trouver compatible à une ouverture au monde, d'autres estimeront que cette ouverture menacerait leur "identité nationale".

         Quand adulte, on réfléchit à ces notions, on s'étonne que des personnes qui ne se connaissent pas, qui appartiennent à des régions parfois très différentes, aient le sentiment d'appartenir à une nation.
          On s'perçoit alors que deux éléments très importants ont joué un rôle : la langue, et le pouvoir politique.
          L'histoire de France nous apprend comment les rois de France ont peu à peu réuni des provinces et constitué une nation, mais deux faits importants les ont aidé : l'invention de l'imprimerie qui a permis d'échanger des informations par les livres et journaux  et l'enseignement car l'école a appris aux enfants une langue commune et des éléments historiques et géographiques communs et puis il a éveillé les intelligences.. 
          Pour moi, enfant, par exemple la France, c'était la liste des départements et de leurs chefs lieux que l'on apprenait par coeur et qu'on devait savoir placer sur une carte.
          Et, dans une première approximation, pour beaucoup de gens une nation, c'est l'ensemble des gens qui parlent une certaine langue. En fait il y a des pays où les langues et dialectes restent multiples, mais le sentiment national y est il aussi fort. Je n'en suis pas sûr.
           La langue est un ciment culturel très puissant u fait des échanges qu'elle permet.
           Peu à peu le sentiment d'appartenance naît, par le partage d'intérêts, mais aussi d'une culture commune, et de valeurs communes
           Et malheureusement l'un des puissants ciments est la présence d'un ennemi commun : : on le voit actuellement dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine.

          Evidemment un des aspects de la nation, c'est le pouvoir politique, qui a deux aspects : concret celui de tous les jours : les mairies, les services publics, les institutions, les impôts, le commerce, l'industrie, l'agriculture, la police, l'armée, mais aussi les artistes, la musique et les oeuvres d'art, et pour les jeunes les écoles et facultés; ....et d'autre part l'aspect plus abstrait de convictions politiques, des gouvernements, avec ses corollaires : les droits civiques, les lois, la règlementation.
          Alors qu'avant le XVIIIème siècle, le mot nation désignait surtout des gens d'origine commune,  au sens large du terme : naissance, langue, coutumes...), la politique étant alors d'avantage l'apanage des rois des nobles et du clergé plutôt que du peuple.
           De nos jours le pouvoir politique a pris une grande importance, et dans une même nation, la présence d'ethnies, de religions différentes, a amené des conflits et des souhaits de séparation nationale
           On constate aussi des mouvements internes, comme l'exclusion ou la désignation d'un bouc émissaire, comme les migrants par exemple, ou des minorités ethniques, et les membres de la nation croient qu'en se débarrassant de ces minorités, ils se débarasseront de leurs problèmes.
          Pour éviter de tels conflits, il faudrai réaliser un travail commun sur les origines et l'évolution de la nation, les luttes communes, l'évolution du peuplement, les apports des diverses parties et l'élimination de nombreux préjugés.
          Mais l'opposition entre de nombreuses nations subsiste également, et la mondialisation économique a été un facteur aggravant du fait des inégalités sociale qu'elle a engendrées.

          Internet aurait pu être, comme l'imprimerie, du fait de l'universalisation de sa communication, un facteur d'apaisement entre les rivalités des nations et apporter une aspiration à une unité mondiale, mais les réseaux sociaux fonctionnent en fait en ilots, les membres discutant avec ceux qui ont les mêmes idées, et ils fabriquent plus de la fragmentation que du dialogue.
        Il faudrait trouver des objectifs communs pour créer des traits-d'union, comme par exemple la lutte contre le réchauffement climatique.

         Il est certain que si l'on regarde les oppositions lors de la dernière campagne présidentielle, on se pose quelques questions sur l'unité d'une nation.
         Certes la mondialisation économique, la puissance des GAFA, la règlementation européenne bureaucratique et tatillonne ont apporté des raisons de repli sur soi.
          Mais quand je discute avec des jeunes, qui ont beaucoup voyagé en dehors de France, qui ont le souci d'éviter les guerres, qui voudraient limiter l'évolution climatique, et dont l'instruction dépasse le simple cadre de la nation, je vois les progrès importantspar rapport à il y a 70 ans. L'opposition Allemagne-France a presque disparu, l'intérêt d'être plus forts vis a vis des USA, de la Russie, de l'Inde et de la Chine, en se réunissant au sein de l'Europe est compris, la communication avec d'autres langues, d'autres cultures et d'autres religions ne paraît plus anormale, l'effort commun pour la planète paraît souhaitable, et même si heureusement on continue à tenir à sa famille et sa nation, celle-ci n'est plus forcément en opposition avec les autres nations du monde.

    La place de la Nation à Paris 

    Qu'est ce que notre nation ?

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • Après les plaques et les casseroles, les voitures à induction.


              Je viens de lire un article très intéressant sur une invention qui va bientôt bouleverser notre vie et nous permettre de circuler en voiture sans nous préoccuper des augmentations du prix des carburants.

               Renault et PSA, en collaboration avec deux startup allemande et américaine, ont mis au point un procédé qui permet, sous la chaussée d'une autoroute, d'enterrer des câbles qui permettent de créer un champ magnétique local relativement important au dessus de la chaussée.
                C'est sans danger pour les humains qui sont soumis en permanence au champ magnétique terrestre. Seul inconvénient, on ne pourra plus utiliser de boussole sur l'autoroute, mais, même les scouts ne le faisaient plus, au temps des GPS.

    • Après les plaques et les casseroles, les voitures à induction.


                 Si on implante alors un gros solénoïde plat sur le plancher avant de la voiture (c'est un gros enroulement fr fil électrique), on peut alors générer, grâce au déplacement de la voiture dans le champ magnétique, un courant électrique d'une trentaine d'ampères, permanent tant que la voiture roule, et d'autant plus intense qu'elle va vite. On charge ainsi en permanence les batteries.
                 Mais les batteries font en même temps rouler la voiture et leur charge ne serait pas possible en même temps.
                 Alors, sur le plancher de la voiture, derrière le solénoÏde, on met un plus grand nombre de batteries au lithium, plus puissantes que celles actuelles, et la moitié des batteries est capable de faire rouler la voiture électrique à 130 km/h de moyenne, avec une climatisation et quelques appareils de communication en fonctionnement.
                  Mais bien sûr elles se déchargent plus vite. Alors tous les quarts d'heure, on commute sur l'autre moitié des batteries et on recharge celles qui viennent de fonctionner.
                  De plus la voiture est propulsée par deux moteurs électriques, directement reliés aux roues avant, et qui tractent ainsi la voiture, alimentés en permanence tant qu'ils sont sur autoroute.
                  Arrivé au plus proche de la ville de destination, on quitte l'autoroute. On commute alors l'ensemble des batteries qui ont environ 200 km d'autonomie à 90 km/h et l'on peut arriver dans les villes autour de l'autoroute.
                   Vu le réseau important d'autoroutes en France, cela permet de joindre à peu près toutes les villes de France sans voiture à essence ni hybride, uniquement avec l'électricité.
                   Evidemment il faiut équiper toutes les autoroutes et créer des relais qui alimentent les câbles enterrés. Cela coûte un certain prix et demande deux ou trois ans.
                   Le prix de l'électricité sur l'autoroute, qui est proportionnel à la distance, sera compris dans le prix du billet entre l'entrée et la sortie, avec probablement trois tarifs suivant la puissance de la voiture.
                  Vu le nombre de voitures qui sera produit, leur prix devrait baisser considérablement
                  Bref c'est, à échéance 2030, la fin des voitures neuves à essence, gaz oil, ou hybrides.

                 

                 J'ai un peu rêvé : pour aller chez moi en Bretagne, j'irai jusqu'au début de l'autoroute : 40 km sur mes batteries; puis je serai pris en charge par le système jusqu'à Auray, . Là, je quitterai l'autoroute et j'aurai 15km jusqu'à St Colomban, chez moi. Pas de problème mes batteries seront suffisantes.!

                 Vous avez peut être rêvé aussi
                 Mais s'il est peut être pensable de faire une telle voiture demain, il n'est pas possible de créer un champ magnétique sous les autoroutes, capable de générer un puissant courant électrique dans un gros bobinage dans une voiture.

     
                 Eh oui, c'était un poisson d'avril !

    Après les plaques et les casseroles, les voitures à induction.

    Après les plaques et les casseroles, les voitures à induction.

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Nous sommes au printemps

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous sommes au printemps

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

           L'hiver, on met devant sa fenêtre des plantes en pot, comme sur la photo ci-dessus.
         D'habitude, en février pas de fleurs sauf quelques crocus. et en mars les jonquilles apparaissent vers le 15, puis au début avril les mimosas et les arbres sont en fleur.
         Cette année il n'a pratiquement pas gelé en région parisienne (pas au dessous de -1) etavec la douceur de ces derniers jours, la végétation s'est réveillée. Pourtant nous ne sommes au printemps. que depuis dimanche dernier.
         Et, dans mon jardin sur le toit, on voit non seulement crocus bleus et jaunes et hellébores, mais aussi des petits iris, des primevères, des sylles, et des jonquilles qui sont en pleine floraison, le cerisier du Japon a ses fleurs roses avant ses feuilles, et le mimosa d'hiver est en fleur avec 3 semaines d'avance.
      
    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/DSC00432.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/DSC00383.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/hellebore1gd.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/DSC00428.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/1003718.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/DSC00433.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/1001029.jpg

    Nous sommes au printemps

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous sommes au printemps

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous sommes au printemps

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/0111209euthanasie.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/133827.gif

         La campagne électorale pour la présidence bat son plein, mais très perturbée par les événements d'Ukraine.
         Le problème de l'euthanasie va-t il être évoqué.

    Le droit au suicide assisté qu’est ce?

         Cela consiste à prendre soi-même des médicaments préparés par un médecin et qui conduisent, à coup sûr, à une mort sans douleur. La question revient régulièrement dans l’actualité et, lors de la dernière campagne présidentielle, « la fin de vie dans la dignité » figurait parmi les grands engagements sociétaux du candidat. L’a t ‘il oublié?

        Le rapport du professeur Sicard, en décembre 2012, rejetait catégoriquement l’euthanasie, mais ouvrait une discrète porte à l’assistance au suicide. Le Conseil d’éthique a toutefois à l'époque, écarté cette deuxième option, qui reste donc illégale.
        Que faire, alors, lorsqu’un malade ne survit que grâce à des tubes branchés en permanence à un corps en proie à de terribles souffrances? Depuis 2005, la loi Leonetti empêche « l’obstination déraisonnable ». En clair, une sorte d’euthanasie passive : l’arrêt des soins est permis si l’achar-nement thérapeutique est établi.

        La procédure de la loi Léonetti ne concerne  que l’arrêt de soins thérapeutiques :

        « L’obstination déraisonnable » du corps médical et la « prolongation artificielle de la vie » du patient sont proscrites, y compris lorsque ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté. Le médecin peut prendre le risque d’abréger la vie du patient en lui administrant une dose de soins palliatifs qu’il juge nécessaire à son confort, à condition d’en informer le patient, éventuellement la personne de confiance ou un proche.

        La décision de cesser l’administration d’un traitement, lorsque le prolonger semble relever de l’ « obstination déraisonnable », doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance », de la famille, à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient.
        La procédure d’autorisation du patient est stricte : les directives anticipées doivent figurer sur un document écrit, daté et signé sur lequel leur auteur doit porter son nom, son lieu et sa date de naissance. Lorsque ce dernier est en incapacité d’écrire mais néanmoins apte à exprimer sa volonté, il peut demander à deux témoins, dont la personne de confiance, d’écrire le document, en attestant qu’il est l’expression de sa volonté libre et éclairée. Les directives anticipées sont inscrites dans le dossier médical du patient. Elles sont modifiables à tout moment et valides pendant trois ans au terme desquels l’auteur doit seulement confirmer leur validité par écrit sur le même document.
       La désignation d’une personne de confiance doit se faire par écrit et peut être révoquée à tout moment.

       Cette loi a été complétée et précisée par la loi Claeys-Léonetti du 2 février 2016.
       Celle-ci n'apporte pas de changement spectaculaire. Elle précise surtout les obligations des soignants :

    • Une obligation pour les professionnels de santé de mettre en œuvre tous les moyens à leur disposition pour que toute personne ait le droit d’avoir une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible de la souffrance (article 1 de la loi)
    • Une prise en charge de la fin de vie qui renforce les droits des patients
    • Une meilleure prise en compte de la souffrance réfractaire du malade en phase avancée ou terminale par des traitements analgésiques et sédatifs
    • Une obligation pour le médecin de respecter la volonté de la personne après l’avoir informée des conséquences de ses choix et de leur gravité, de refuser ou ne pas recevoir un traitement (article 5 de la loi)
    • Un rôle renforcé d’information auprès de leurs patients sur la possibilité et les conditions de rédaction des directives anticipées rédigées par le patient ou des personnes qui l'assistent.   

        Bien entendu, si on autorise l’euthanasie, ou le suicide assisté, comme dans toute action il peut y avoir des abus; la famille peut vouloir l’héritage ou se venger, et on peut toujours espérer de Dieu un miracle qui va sauver le malade.
       Personnellement je pense que, si Dieu voulait faire des miracles, il ferait mieux de s’occuper des génocides en Syrie ou dans les pays où règnent des conflits, par exemple en Ukraine, et de ceux qui meurent de faim dans le monde.

        Il faut donc qu’une euthanasie soit très rigoureusement encadrée. Est ce possible?
        Voyons ce qui se passe aux Pays bas où les médecins accompagnant le suicide d’un malade ne sont pas poursuivis par la justice. Ils doivent, en revanche, s’assurer de plusieurs critères précis : le patient formule une demande volontaire et réfléchie, ses souffrances physiques sont reconnues comme insupportables, sans perspective d’amélioration, et il doit être convaincu, à l’instar de son soignant, qu’il n’existe aucune alternative.
        Le Luxembourg a légalisé l’euthanasie et l’assistance au suicide en 2009. Là encore, la situation médicale est prouvée sans issue et la demande, formulée par écrit, doit émaner d’un patient majeur. En Belgique, l’euthanasie est un droit strictement réglementé. Rien n’encadre, en revanche, le suicide assisté.
        En Suisse, la loi laisse la possibilité de réclamer une aide pour mourir, et des associations aident les patients désireux d’en finir, au terme de nombreux entretiens. Mais certaines facturent cet accompagnement vers la mort à hauteur de 7500 €. Business is business, on n’est pas banquier pour rien en Suisse !!

        Une majorité des français est favorable à l’euthanasie, pour les personnes qui en font la demande et qui souffrent de «maladies insupportables », mais les gouvernements n’ont jamais décidé de sauter le pas, et de lancer une large discussion sur le sujet.sans doute par peur de perdre des électeurs.
        Les intégristes catholiques sont évidemment contre cette pratique, comme ils sont hostiles au mariage pour tous ou à l’avortement. Pourtant ils restent libres dans les deux cas de ne pas profiter de cette règlementation si elle ne correspond pas à leurs valeurs.
        Mais ils veulent imposer leurs volonté et leurs valeurs à tous, comme dans les états totalitaires : c’est cela l’intégrisme, qu’il soit d’ailleurs catholique, musulman, israélite ou de toute autre croyance. C’est aussi l’attitude des dictateurs politiques, comme Poutine.

        Certes on ne pense guère à la mort quand on est jeune, et même les personnes d’âge mur répugnent en France à préparer leur fin. Pourtant la mort est finalement un acte de notre vie, le dernier.
        Je pense que beaucoup de personnes âgées n’ont pas tellement peur de la mort, mais elles ont peur de souffrir. Etre un légume, cloué dans un lit, ne pouvant plus profiter de quoi que ce soit de la vie, et savoir que c’est irrémédiable est une chose insupportable, et en plus souffrir ou du moins être obligé de s’administrer des doses croissantes de morphine, est ce une fin raisonnable et digne de l’être humain.?
        Nous avons beaucoup plus de considérations pour nos animaux domestiques !

    Partager via Gmail

    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique