• Pourquoi tant de ruptures

         Comme je vous l'ai dit, je m'étonne de certaines ruptures dans des amours qui n’étaient pas des amourettes, mais avaient l’air de devoir durer et je m’interrogeais sur leurs raisons.
         Je vais donc compléter mon article d'hier, mais en faisant abstraction du coronavirus, qui est une raison nouvelle que l'on n'a pas encorebien analysée.


        Une première constatation : lorsque les deux amours diminuent simultanément de part et d’autre, la rupture est plus facile. On s’aperçoit qu’on se plaît moins, qu’on s’entend moins, qu’on s’éloigne mutuellement l’un de l’autre et puis un jour on fait le constat et on se sépare.
        Ces cas là ne font pas trop mal et donc on ne vient pas trop m’en parler.

        Le cas difficile est celui où l’un aime beaucoup plus que l’autre dont l’amour diminue.
        Il y a des cas où cela vient peu à peu : la vie ne correspond plus à l’évolution de chacun, un mal être, ou une situation étouffante s’installe, celui ou cellequ’on aime paraît soudain distant(e), et vos sentiments restent attachés alors que l’autre fuit : l'amour que vous portez ne rencontre plus d'écho.
        Là on est prévenu, mais on reste parfois aveuglé dans son amour pour l’autre, ou l’on n’y croit pas, on pense que c’est passager.
        Mais il y a des cas où c’est plus soudain, brusque, violent par sa soudaineté.
    Pourquoi.?


        Je pense qu’il y a au départ un manque de communication. Celui qui accumule peu à peu des griefs, ou celui qui tergiverse et hésite, n’en parle pas; l’autre n’est pas attentif et ne fait pas d’effort pour diminuer ces griefs qu’il ne soupçonne pas.
        Quand on se parle qu’on se dit (presque) tout, le bon comme le mauvais, avec calme et sans reproches véhéments, on arrive à percevoir les détériorations de la situation quand il est encore temps, et chacun peut faire effort, redresser la barre à temps.
        Rien n’est pire que celui qui rumine dans son coin et ne dit rien. Avec lui on va au clash à terme.
        Dans le silence de l’autre, il faut parler, interroger, prendre la température, être vigilant.

        Il y a aussi des cas ou l’un écrase l’autre et lui fait subir sa loi.
        Cela peut être une différence importante d’instruction et de culture, ou de niveau financier, ou de réussite dans le métier. Cela on le savait au départ, mais les inconvénients n’apparaissent que peu à peu, quand on vit ensemble.
        Cela peut provenir surtout d’un autoritarisme, d’une volonté de dominer, voire simplement d’un charisme et d’une réactivité beaucoup plus grande, qui font que c’est toujours le même qui entreprend et l’autre qui cède, qui fait des sacrifices, qui peu à peu étouffe dans son coin. Et en général celui qui en est la cause ne s’aperçoit de rien et celui qui subit n’ose en parler de peur de choquer l’autre et de le perdre.
        Là aussi le manque de communication est flagrant.

        Mais le problème peut aussi apparaître alors que les deux protagonistes ont à peu près le même niveau et le même caractère fort.. Seulement ils ne le reconnaissent pas ou ne veulent pas l’admettre. Dans un couple il faut le respect absolu de l’autre, de sa liberté de penser et d’une certaine liberté d’agir à l’intérieur de règles communes.
        Je suis souvent frappé par le caractère “macho” de certains garçons qui souffrent d’avoir une compagne qui les égale intellectuellement, qui soit moins timide et plus décidée qu’eux, de telle sorte qu’elle prend plus d’initiatives.
        Ils ont alors une impression fausse d’être à sa remorque et ils le cachent soigneusement, ayant honte de cela.
        Ils ne savent pas combien au contraire ils auraient de la chance d’être ainsi avec quelqu’un qui peut les comprendre, si elle a le même respect pour lui.

        Très souvent on a beaucoup d’activités communes, on s’entend bien, tout a l’air de baigner dans l’huile, mais on s’éloigne peu à peu intellectuellement et sentimentalement l’un de l’autre, parce qu’on a aussi des occupations différentes, des amis différents, et que l’effort pour faire la conquête de l’autre est passé.
        Aujourd’hui avec l’évolution des moeurs et l’influence des médias, les jeunes ne sont pas conscients de l’évolution normale d’un amour. Pour eux ce devrait être l’excitation permanente de la conquête, l’effort pour plaire et s’occuper de l’autre, la volonté de faire des compliments et d’éviter les reproches, les mots doux, les coups de fils et les SMS plusieurs fois par jour, le souhait de n’avoir que des jours de bonheur et pas des jours de peine à partager.
        Et ils sont déçus quand cette situation diminue, évolue et pour eux c’est la catastrophe de la routine, de la contrainte.

        Autrefois la pression sociale était différente. On savait qu’après l’effervescence de la découverte, venait la vie de tous les jours en commun, avec ses occupations parfois sans intérêt voire contraignantes, avec ses joies et ses peines. On savait que le grand amour du début s’émoussait avec la réalisation de la conquête de l’autre , que ce coté motivant allait être remplacé par une habitude mais qu’il resterait un amour moins fort mais plus profond et un profond attachement pour l’autre, mais qu’il fallait entretenir, et qu’il fallait imaginer et réaliser une vie de couple, faite de souhaits, d’efforts et de réalisations communs. On savait qu'on s'engageait non seulement à s'aimer beaucoup, mais dans une "coopération" pour bâtir une vie commune, pour créer un nid où il ferait bon vivre avec des enfants, pour affronter à deux les caprices de la vie et du métier, et probablement un jour pour vieillir ensemble.

        Aujourd’hui, le jeune qui ne sent plus sa passion croit qu’il n’aime plus, parce qu’il n’a plus rien à conquérir, mais tout à défendre et réanimer en permanence.
        C’est d’ailleurs pour cela que plus de 50% des couples mariés divorcent aujourd’hui. Il ne savent pas vivre ensemble, avec amour mais sans passion, en partageant joies, mais aussi les peines, en se soutenant mutuellement. L'amour sentimental et physique peut être là  très fort, mais cette responsabilité commune de bâtir une vie n'est plus dans les moeurs, et lorsque l'amour faiblit, usé par l'habitude, il n'y a pas d'entreprise, de défi commun, de réalisation qui vous motive et soutienne cet amour et on va vers la séparation. C'est plus la société d'aujourd'hui et l'éducation qui est la responsable de ces ruptures.

        Tendresse, respect de l’autre, de ses idées et d’une certaine liberté, communication et effort de vie commune, de former un vrai couple, ce sont des qualités qui ont fait en partie défaut , car la société et les parents d'aujourd'hui n'ont pas su les enseigner..

        Quand je vois un couple sur le point de rompre, et qui vient m'en parler, j’analyse leurs préférences cérébrales, leurs goûts, leurs valeurs (au sens moral), leurs niveaux respectifs et leurs aspirations. En général je trouve les principales sources de divergence qui ont favorisé leur séparation.
        Mais il arrive que je trouve un couple qui en a fort peu, qui aurait pu s’entendre à merveille, et où la divergence est venue d’une susceptibilité mal placée et surtout d’un manque de communication.
        Je regrette alors beaucoup ce qui s’est passé, j'essaie de leur expliquer que tout n'est pas perdu, mais si je ny arrive pas, je pense que celui qui a rompu, regrettera par la suite, quand devenu adulte et plus réfléchi, quand il aura comparé avec d’autres conquêtes, la vie qu’il ou elle aurait pu mener, avec celle ou celui dont il s’est bêtement séparé.

    Pourquoi tant de ruptures

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Pourquoi les couples se séparent ils ?

         J'ai eu récemment les doléances de couples qui n'ont pas supporté le confinement et sont sur le point de se séparer, ayant l'impression que leur entente est finie définitivement.
         Cela me rappelle d'autres cas de jeunes correspondant(e)s de mes blogs, auxquels il est arrivé la même mésaventure, bien que sans coronavirus, et je me pose beaucoup de questions sur l‘origine de ces ruptures et je vais donc revenir sur ce sujet dans des articles, bien que chaque cas soit évidemment particulier.

        La plupart d’entre vous m’expliquent que leur copain a brusquement rompu, alors qu’au contraire, ils faisaient des projets d’avenir pour s’établir durablement. Je connais des cas où c’est au contraire la fille qui a rompu quand on lui a proposé de se marier.
        Beaucoup d’entre vous pensent que c’est la peur tout à coup de s’engager, l’un des deux souhaitant une situation stable et d’avenir, et l’autre hésitant, prenant peur de s’engager à long terme, de ne plus avoir de choix, d’aliéner sa liberté de façon définitive.
        Mais en général la personne trouve des tas de raisons autres pour se justifier (quand elle veut bien le faire), la principale étant que l’amour initial s’est peu à peu éteint, et pourtant, dans presque tous les cas que je connais, il n’y avait pas de tierce personne en cause (fille ou garçon), pas de nouvel amour faisant oublier l’ancien, et rien n’apparaissait dans l’attitude du couple pour laisser présager la rupture.
        Alors un amour ne disparaît pas ainsi brutalement.
        Je dis souvent que chez les jeunes, la plupart des amours ne sont que des amourettes et que la rupture au bout de quelques temps est normale.
        Mais là il s’agissait de jeunes plus âgés, ayant connu déjà plusieurs expériences et qui semblaient avoir des sentiments sérieux l’un pour l’autre et s’entendaient bien.

        Refus de s’engager, c’est ce que je vais essayer d’examiner aujourd’hui.
        Quelles peuvent en être les raisons;?


        La peur de ne pas pouvoir vivre de façon autonome, sans l’aide des parents? De ne pas trouver de travail dans cette période de crise et donc de ne pas avoir une indépendance financière suffisante.
        Plus de la moitié des couples dont je parle avaient au moins un emploi rémunéré, voire les deux.
        La crainte, surtout pour les garçons, de ne pouvoir consacrer suffisamment de temps à leur travail et donc de ne pas progresser assez dans leur carrière.? C’est assez peu convaincant car je pense qu’on peut concilier travail et vie de famille. Et qu’on soit marié ou non, être en couple est de ce point de vue, identique.
        Peur d’avoir des enfants à élever, de ne pas être prêts à cela, à ma connaissance, ils n’en étaient pas encore à parler de cela.
        Crainte d’aliéner sa liberté? Mais ils vivaient depuis plusieurs années ainsi, alors pourquoi une prise de conscience aussi brutale.
        Peur des responsabilités, mais certains en prenaient déjà dans leur famille, dans leur travail ou dans le milieu associatif.
        Peur d’être lié, de ne pas se sentir libre, d’être embarqué dans la monotonie, le train-train, de ne plus pouvoir changer de partenaire. L’envie de faire de nouvelles conquêtes,  de se montrer qu’on peut encore séduire. Cela j’y crois davantage, surtout pour les garçons.
        Regrets d’avoir laissé tomber certaines occupations personnelles, certains amis pour l’autre. C’est vrai et en général réciproque, car c’est une nécessité pour vivre non plus en célibataire, mais en couple.
        Mais pourquoi s’en apercevoir tout à coup alors qu’on était dans cette situation depuis plusieurs années?

        C’est cette soudaineté que me choque, de même que la plupart du temps la fuite en avant de celui qui rompt, qui a une attitude “fourbe” de laisser les choses en l’état, sans donner d’explication valable.

         Pourtant dans une rupture, il vaudrait mieux affronter l’autre, lui donner ses raisons, discuter, car chacun a en général des responsabilités dans l’affaire.
        Identifier les problèmes et les raisons pour lesquelles il y a rupture. C'est le seul moyen pour faire le deuil de cette relation et pour ne pas perdre toute estime de soi pour celui  ou celle qui est quittée, et de ne pas culpabiliser pour celui ou celle qui a provoqué la rupture..

        Alors je me pose la question pourquoi en arriver là ?
    Mais dans certain cas je connais aussi celui qui rompt et j’ai deux cas extrèmes très différents :

        Celui qui tout à coup se rend compte qu’il s’est trompé de personne, que cet amour ne lui a pas apporté ce qu’il souhaitait. Il a l’air très décidé, sans appel, mais quand je lui demande ce qu’il aurait souhaité, ce qu’il n’a pas trouvé et ce qu’il attendait, je n’ai aucune réponse ou des réponses très vagues.
        Le cas où les motifs de séparation ne sont pas évidents. On a assez de tout, pas assez d'autre chose, rien ne va plus. On est mal et pourtant on n'est pas mal ; on alterne des moments de paix avec des doutes et des moments d’hésitation. On ne sait plus ce qui est bien, on souffre de cette mésentente, on ne sait pas trop quoi penser. On en a assez mais tant de souvenirs nous empêchent de faire le pas définitivement.
          Alors, la rupture amoureuses devient plus compliquée, on n’aime plus vraiment la personne, mais on lui est encore très attaché(e), la personne est remplie de qualités, on la respecte vraiment. On voudrait s'en séparer, mais, en même temps, on culpabilise, on ne veut pas lui faire de mal et on tergiverse, ou attend.
        Là je ne connais pas plus les motifs réels, mais je comprends pourquoi cela est arrivé brusquement : on se décide un jour parce quil faut bien le faire, mais le mal datait d’assez longtemps

        Demain j’essaierai d’analyser un peu plus ces processus, et les raisons pour lesquelles la situation se détériore ainsi sans qu’on sache vraiment pourquoi.

    Pourquoi les couples se séparent ils ?Pourquoi les couples se séparent ils ?

    Pourquoi les couples se séparent ils ?

    Pourquoi les couples se séparent ils ?

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Il ne faut jamais désespérer.


          Je sais bien que pendant les vacances, les amours vont et viennent et que les plus belles amours peuvent devenir des cauchemars.

         Et chaque rentrée il y a toujours une jeune ado qui m'écrit désespérée parce que son petit ami l’a quittée, qui considère que la vie ne peut plus rien lui apporter et qu’après tout elle ferait mieux de ne plus vivre.
        C’est toujours une situation difficile, car on ne comprends pas bien un tel désespoir et on a toujours peur de ne pas être assez convaincant et de ne pas maîtriser la situation. 

        Je comprends bien la douleur qu’on peut avoir quand tout à coup celui ou celle que l’on aime disparaît de votre vie.
        Je sais que le raisonnement a ses limites et que des pensées morbides peuvent venir, parce qu’on ne maîtrise plus le fonctionnement normal de son cerveau.

        C’est pour cela que si quelqu’un a de telles pensées, il faut absolument l’aider tout de suite, essayer de lui faire retrouver la raison, c’est à dire un raisonnement normal et sensé.  
        Parce que si l’on raisonne, on s’aperçoit que la mort n’est pas une solution, je l’ai déjà dit plusieurs fois et je vais me répéter :

         La mort, ce n’est pas une délivrance on ne sait pas ce qu’il y a après : paradis, enfer, néant, et si on franchit le pas et que c’est pire qu’ici ou qu’il n’y a rien, c’est trop tard pour revenir. Il n’y a plus de solution.   
        On ne sait pas avant, combien partir est pénible.
        On a peur avant et on est très angoissé, on hésite et c’est une véritable torture de l’esprit, puis juste après on panique, on se sent partir, on a peur, on ne veut plus, on veut revenir à la vie, on crie au secours, aidez moi, soignez moi et personne n’entend et c’est une souffrance horrible.
        On ne pense pas assez à ceux qu’on laisse à qui on aura apporté le malheur. ceux qui ensuite, se reprocheront toute leur vie de ne rien avoir vu venir, parce qu’on ne leur a rien dit.
        Et il y a bien d’autres moyens plus efficaces et moins dangereux d’appeler au secours.
        On risque, de plus, de rester vivant, mais de rester handicapée, physiquement ou cérébralement pour toute la vie.
        
        Au contraire, à votre âge vous pouvez tout attendre de la vie; vous avez la vie devant vous, vous avez l’espoir de pouvoir tout recommencer plusieurs fois et bien des garçons vous trouveront encore adorables, dans les mois, dans les années qui viennent.
        Vous verrez, quand vous aurez mon âge, que le problème est alors qu’on est trop vieux pour pouvoir changer beaucoup sa vie, recommencer un autre métier par exemple. Et pourtant on a envie de vivre !
        Vous ne vous rendez pas compte de la chance et du potentiel que vous avez, car vous n’êtes ni malade, ni dans une famille pauvre, et vous pourriez avoir tout autour de vous, pour être heureuse.
        Faut il vraiment continuer à souffrir? Ne vaut il pas mieux réagir, se redresser et vivre, quitte à s'appuyer un instant sur quelques épaules plus solides qui voudront bien vous aider à retrouver la sérénité?

        J’ai rencontré sur mon précédent blog  et un peu moins sur celui-ci, beaucoup de jeunes qui étaient dans une situation voisine du désespoir, mais presque toutes ont remonté la pente avec courage, et savent aujourd’hui profiter des petits bonheurs que la vie nous apporte tous les jours.
        Vous qui désespérez, vous devriez les imiter! Il faut beaucoup de volonté, mais c'est possible.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Les chagrins d'amours ne concerne pas que les ados.

         Je vous ai parlé des chagrins d’amour liés à des amourettes  et je disais qu’il fallait vite s’en remettre car c’était chose courante.
        Mais je connais aussi des ruptures et des chagrins plus graves, qui concernent en général des jeunes filles ayant plus de 20 ans, et qui avaient un compagnon avec lequel elles vivaient depuis un à trois ans, et qui pensaient qu’elles resteraient au moins une partie de leur vie avec lui.
        Cela arrive sûrement aussi à des garçons, mais c’est peut être moins fréquent et ils se confient moins à moi.
        Je ne peux donc parler que de ce que je connais et depuis des années, j’ai de nombreux exemples de telles ruptures, hélas..
        Je ne suis pas trop étonné que cela arrive.
        Il est certain que les moeurs ont changé, par rapport au temps où j’étais jeune, et quand on voit que pour des adultes, presque la moitié des mariages récents finissent par un divorce, il n’y a pas de raison que cela n’arrive pas à des jeunes qui ont eu la sagesse de ne pas se marier officiellement.

         Ce qui m’inquiète et que je ne comprends pas, c’est la façon dont cela se passe.
        J’ai bien connu certains de ces couples, parfois même les deux partenaires. Ils étaient bien assortis, ils s’étaient connu un certain temps avant de vivre ensemble, ils avaient des goûts voisins, des éducations et des niveaux de formation voisins, les deux familles avaient adopté l’autre jeune, et il n’y avait pas de gros problème matériel, même si la vie était parfois difficile.
        Bref ils s’aimaient, s’entendaient bien et avaient même fait des projets d’un avenir commun. Il n’y avait pas de tierce personne (amant ou maîtresse) dans le couple. Rien ne laissait prévoir une catastrophe.
        La vie en commun peut devenir monotone, l’amour peut diminuer peu à peu et les personnes d’un couple diverger. On le sent venir, il n’y a plus le même accord, le même entrain, des heurts et des discussions apparaissent. Il n’y a plus la joie d’antan.
        Mais là rien de cela :  tout à coup, soit avant, soit après les vacances, le garçon dit à la fille que tout est fini entre eux.

        Les raisons invoquées ?

    http://lancien.cowblog.fr/images/images/400F2068826236AScQj3AwnVVoRS86yyANDB4mQMWdWP.jpg    Pour certains que le courage n’étouffe pas, aucune raison n’est donnée ; le garçon évite la discussion, il s’est contenté d’un coup de téléphone ou d’un mail.
        Pour d’autres, ils déclarent à leur amie qu’ils ne l’aiment plus, sans autre explication valable. Pourtant l’amour ne disparaît pas comme cela, sans raison, brutalement.
        D’autres évoquent un besoin de liberté, de retrouver une vie qui n’est plus prévue, d’être maître de leur destinée. Là d’ailleurs ils font une grosse erreur; toute vie à deux implique que l’on choisisse ensemble sa vie.
        Certains qui ont été en voyage ou en stage pendant les vacances, disent qu’ils ont découvert une vie différente et que la contrainte du couple leur pèse maintenant.
        Pour certains qui finissaient leurs études, les possibilités d’emploi ont séparé géographiquement les deux partenaires, encore que le garçon n’ait guère fait d’effort.
        Enfin peut être y en a t’il qui ont “pété les plombs”.

        Le mal aurait pu être pire, ils n'avaient pas encore d'enfants.   

        Je ne m’inquiète guère quand je vois finir des amourettes.
        Mais quand je vois  rompre tout à coup, un garçon de plus de 20 ans qui semblait amoureux d’une fille depuis plusieurs années et que tout semblait pour le mieux, leur couple étant bien assorti,, là je me dis que je suis vieux et que je ne comprends plus la mentalité des garçons actuels.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Un grand amour peut exister entre ados, mais c'est rare.

    Un grand amour peut exister entre ados, mais c'est rare.     

     

     

     

     

     

     

     

                 

    Mon article d’hier a suscité quelques remous, parce que j’ai eu l’air de dire qu’on ne pouvait aimer vraiment quand on était très jeune (avant 20 ans), et cela a fait “hululer” certaines de mes correspondantes qui m’ont écrit “L’amour, c’est chouette à tout âge”
        En fait je n’avais pas tout à fait dit cela :


        Ce que j’ai dit c’est que :

                - aux âges de l’adolescence, il y a en général un décalage important entre la matûrité sentimentale, les attentes et les désirs sentimentaux des filles et ceux des garçons. Cela rend difficile l’éclosion d’un sentiment durable.
                - les buts poursuivis par les uns et les autres peuvent être très divers, certains souhaitent des camarades avec lesquels délirer et s’éclater, d’autres rêvent d’un véritable ami, d’un confident qui vous console et vous conseille, sans rien exiger de vous; d’autres ne souhaitent que des aventures, sentimentales, ou physiques ou les deux; certains veulent vivre une amourette parce qu’elle apporte une présence, une amitié et qu’elle répond à une mode, à un souci du regard des autres. Certains enfin rêvent du grand amour mais sans toujours se rendre compte de ce que c’est.
                - pour vivre vraiment un amour, il faut être au même niveau de souhaits sentimentaux; l’amour doit être réciproque et de “même grandeur” ou bien il meurt. Il faut donc que les deux amoureux ne soient pas “décalés”.
            - un véritable amour n’existe pas sans sa part de rêves, de projets d’avenir, de souhaits de vivre ensemble. Certains ne souhaitent pas s’engager ainsi, alors que leur vie est encore tellement remplie de points d’interrogations quant à l’avenir.
                - pour compliquer les choses, le cerveau des adolescents n’est pas mature en ce qui concerne la prévision de l’avenir et notamment des conséquences des actes que l’on projette. Cela ne facilite pas les choses.
                - l’adolescent qui s’éloigne peu à peu du nid familial est en manque d’amour maternel et paternel. Il a donc un désir de combler ce vide et il voudrait trouver cela dans l’amour d’une personne du sexe opposé, cela d’autant plus que, par ailleurs, le désir est normal et résulte de la puberté et des hormones.
            Je pense que c’est une des raisons de cette soif d’amour.
            Mais je constate que, parmi mes correspondantes, ce désir est beaucoup moins grand si elles ont un ami, un grand ami sincère qui leur apporte ce qu’il leur manque, et elles hésitent souvent à transformer cette amitié qu’elles jugent stable, en une amourette sans lendemain qui pourrait la détruire.
            Celles qui ont vraiment un ou plusieurs amis se passent plus facilement d’un “petit ami”, du moins pour elles mêmes, peut être moins lorsque le regard des autres les préoccupe.
            - la mode, le martelage des médias, le “qu’en dira t’on” des copains, le désir d’être ce que l’on voudrait être sans se contenter de ce que l’on est, tout cela influe sur cet engouement de vivre un amour quel qu’il soit.
            Et l’image que nous donnent les médias ou également les adultes n’est pas celle du grand amour : celui là est sans histoire, il ne se remarque pas. Il ne fait pas sensation, donc il ne convient pas aux médias. Aujourd'hui la moitié des couples divorcent.
       
            Je crois donc que le grand amour peut arriver, qu’il est même possible très jeune, mais qu’il est très rare et qu’il a peu de chance de déboucher sur le long terme, et cela encore plus aujourd’hui qu’hier, car les médias et l’exemple des adultes d’aujourd’hui ne va pas dans ce sens et que le sexe a diminué la place des sentiments, surtout chez les garçons.
            A vrai dire je crois que la plupart d’entre vous se contentent facilement d’un(e) petit(e) ami(e et ne souhaitent le grand amour que comme un désir lointain, qu’ils ou elles espèrent pouvoir réaliser un jour, quand ils ou elles seront adultes et “installé(e)s dans la vie active”.

        Je peux vous donner un exemple de grand amour entre ados.
        Quand j’étais jeune j’ai connu deux adolescents de 14/15 ans qui habitaient deux maisons voisines et venaient ensemble, main dans la main, au lycée, en première, puis en terminale; assis l’un à coté de l’autre en classe, ils étudiaient ensemble chez eux devoirs et leçons, et venaient le dimanche faire du sport avec nous. Quand on ne savait pas faire un devoir, ou qu'on n'avait pas compris un cours, ils nous aidaient, complétant chacun les explications de l'autre.
        Ils passaient douze heures par jour ensemble et avaient acquit une ressemblance intellectuelle comme deux jumeaux.
        Nous ne savions pas s’ils s’aimaient, car on ne les a jamais vu s’embrasser. Parfois la jeune ado avait la tête sur l’épaule du garçon, alors qu’assis contre un mur, ils lisaient le même livre.
        Mais devant toute difficulté, ils faisaient front commun, comme un vrai couple et on les voyaient rarement l’un sans l’autre.
        A force de vivre ainsi côte à côte, d'avoir reçu la même instruction (j'ai su aussi depuis qu'ils avaient les mêmes préférences cérébrales), ils avaient acquit une élaboration de pensée proche l'une de l'autre. Il arrivait souvent que l'un commence une phrase et que l'autre la finisse spontanément.
        On avait bêtement essayé de les mettre en contradiction l'un avec l'autre, mais on n'a jamais réussi.
       Puis ils sont partis à Paris préparer les grandes écoles d’ingénieurs et nous les avons perdus de vue.
       J’ai su plus tard, alors que la mort les avait séparés, qu’ils avaient fait maints projets d’avenir, sur leur métier futur de chercheur, sur les enfants qu’ils auraient, la maison qu’ils habiteraient, les animaux qu’ils élèveraient. Bref leur bonheur à deux.

        Je pense que si le sort avait été plus clément, ils auraient pu vieillir ensemble.
        Je sais donc que l’amour peut exister entre deux jeunes, mais il faut qu’il soit très fort, très complet, très réciproque pour être durable et cela ne se construit que sur le long terme.

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique