• Les diverse sortes d'attachement.

         Il y a quelques années j'ai aidé des jeunes qui étaient mal dans leur peau ou avaient des problèmes ou des chagrins. Cela m'a amené à lire certaines études de psychologie.

         Une des questions que l'on se posait souvent :

                   “Existe t'il plusieurs sortes d'attachement ? “

        Des études de psychologie montrent que, en amitié comme en amour il y a trois grandes sortes d'attitudes dans ce domaine :
            - Certains ont peur de souffrir et se protègent en évitant le contact, en restant avares de sentiments et en se réfugiant derrière une carapace d'indifférence. Je les appellerai des “évitants” (ou insécures)
            - D'autres s'attachent mais gardent la peur de souffrir, guettant anxieusement et jalousement le comportement de l'ami ou du partenaire. Ce sont des “anxieux”
            - D'autres enfin savent s'ouvrir, s'attacher, sans craindre d'être rejetées par celui auquel on s'est attaché. Je les nommerai “confiants”.   
        J'avais lu cela il y a quelques années, puis au contact de ces jeunes, mais aussi des collègues de travail, j'ai rencontré une quatrième catégorie :
            - Des personnes altruiste au grand coeur, qui ne veulent pas s'attacher par peur de faire du mal à l'autre si l'un s'attachait trop à l'autre et que l'autre ne s'attache pas assez au premier. Elles sont à la fois “évitant” et “anxieuses” mais pour des raisons différentes, et je les appellerai volontiers des “masochistes”.

        J'ai lu notamment une étude de l'institut des Neurosciences Cognitives de Lausanne qui reprend ces trois classifications en faisant un parallèle avec le fonctionnement du cerveau.

        Les évitants se caractérisent par une activité anormalement faible du striatum et de l'ATV (aire tegmentale ventrale) même en présence de personnes leur faisant des réflexions aimables. Cela ne vous dit rien : ce sont les centres les plus importants du système d'apprentissage-récompense-sanction (ou du plaisir comme les appellent les journalistes),
        Ils ont des réactions réduites face à des signaux sociaux positifs.
        Ils sont indifférents aux prémices d'une amitié, ressentent peu d'émotion dans ce type de rapport et attendent peu des autres.
        Ils sont donc distants physiquement et affectivement, indépendants et peu portés sur la vie collective et bien sûr introvertis. En général ils sont aussi peu sensibles (perception émotionelle immédiate faible, voir mes articles sur nos préférences cérébrales).
        Ce sont souvent des enfants qui ont eu une enfance malheureuse, se sont sentis rejetés par leurs parents, ou ont subi un traumatisme grave, et se sont donc réfugiés dans un certain isolement en faisant taire leurs émotions.
       
        Les anxieux correspondent à une forte activité de l'amygdale cérébrale, (ces centres à l'origine de l'anxiété, de la peur, de la colère), et tout particulièrement de la partie dorsale de celle de l'hémisphère gauche qui est plus sensible aux réactions sociales (notamment à partir des signaux de l'examen du visage d'autrui).
        C'est pour cela que ces personnes guettent toute remise en question de leur rapport à l'autre. Elles acceptent l'attachement mais le redoutent par manque de confiance en elles.
        Les anxieux sont souvent altruistes et, même s'ils sont introvertis, ont peur de l'opinion d'autrui et ont des "neurones miroirs" très développés à force de scruter l'opinion des autres.

        Les confiants présentent au contraire des évitant, une forte activité des centres de récompense en face d'une situation sociale favorable, et leur amygdales ne s'activent pas trop en cas de reproche ou de doute.
        Ces personnes n'ont pas peur de l'autre et cherchent en lui une relaion agréable, un réconfort, sans se sentir déstabilisées au moindre signe négatif.
        En fait une telle réaction serait nécessaire pour que les rapports soient sains, confaints, durables. Lorsque deux personnes s'attachent, il y a toujours des instants difficiles où l'on peut se sentir critiqué et il faut alors avoir une confiance suffisante en soi et en l'autre, pour ne pas céder à la tentation d'y voir une remise en cause de sa relation avec l'autre, voire de soi-même.

        Cette étude ne parlait pas qe ma quatrième catégorie un peu “masochiste”.
        Les personnes que j'ai connues et qui ont cette réaction sont plutôt introverties et pessimistes, très sensibles (notamment grande perception émotionnelle immédiate), et très altruistes. Elles sont anxieuses et n'ont pas confiance en elles.
        Comme les personnes anxieuses elles doivent avoir des amygdales trop actives au cours des rapports affectifs sociaux, mais comme les évitants, elles doivent avoir un fonctionnement faible de leurs centres “récompense-sanction” qui les empêche de goûter suffisamment aux plaisirs de la vie en société et finalement de se réjouir et d'être heureuses dans les situations favorables et agréables.

        Bien sûr, cette classification est très simplifiée, caricaturale. Mais elle permet cependant de mieux comprendre les relations entre deux personnes, notamment selon qu'elles ont le même type d'attachement ou des modes différents.

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  • Lutter contre les peines de cœur.

        Lutter contre les peines de cœur. 

     

     

     

     

     

     

         
        Quand je discute avec des jeunes et même des moins jeunes, la peine la plus fréquente que je rencontre est le chagrin d'amour. 

       Comment lutter contre la tristesse qui vous envahit dans ce cas. ?

        D'abord il faudrait que ce mauvais moment soit le plus court possible; alors faites en sorte de ne pas le prolonger.
        Surtout ne vous dites pas que vous l'aimez tellement qu'il va revenir, que cela va recommencer.
        Je n'ai jamais encore vu une réconciliation après une rupture, qui ait duré longtemps sans une nouvelle séparation. La rupture qui vient de celui ou celle que vous aimiez , signifie qu'il ou elle ne vous aimait pas comme vous le pensiez, que cette personne s'est lassée de cet amour etl veut aller voir ailleurs ou du moins être libre de ses actions, voire même qu'elle a trouvé quelqu'un d'autre
         Donc si vous reprenez votre partenaire, il ou elle se lassera à nouveau, ce lien lui pèsera et ce sera de nouveau pour vous la crainte d'un départ. Vous serez méfiant(e), morose, jaloux(se) peut être, et cela ne fera que l'indisposer encore plus. Et donc cela finira de nouveau mal, dans le chagrin.
        Donc ne cherchez pas à prolonger votre torture. Dites vous que cet amour est terminé et qu'il faut tourner la page le plus vite posiible.

        Si votre amour qui a rompu, l'a fait avec précaution, est resté gentil, et fait attention à atténuer votre peine, non seulement ne croyez pas qu'il va revenir, mais ne cherchez pas à rester son ami (e). Du moins pas tout de suite.
        Vous l'aimez encore, vous ne pouvez pas être amis sans que vous souhaitiez plus, sans que vous cherchiez à ce que tout recommence, sans être triste parce son amour ne revient pas et que la jalousie vous ronge et c'est encore pire si votre partenaire fréquente quelqu'un d'autre,  a une nouvelle petite amie, car bien qu'il ait rompu, vous allez prendre cela comme une trahison.
        Dans quelques mois vous pourrez peut être redevenir un(e) simple ami(e), mais il faut qu'avant, vous fassiez votre “deuil” de cet amour, que vous l'oubliez, que vous ne l'aimiez plus, que vous ayez tourné la page sur cet épisode.

        Si celui ou celle qui vous a ”abandonné(e)” l'a fait avec peu de prévenance, souvent sans explication par peur des reproches ou pour ne pas se sentir coupable, si même quelquefois il a été critique et voire même méchant et odieux, alors n'hésitez pas à voir tous les mauvais coté de cette personne, à oublier ce que vous avez vécu d'agréable. Transformez votre tristesse en déçeption, voire en colère et en hargne. Cela soulage sur le moment.!
        C'est un peu pénible de se fâcher ainsi contre son ex petit(e) ami(e), mais cela fait baisser rapidement votre amour. Il ne faut pas aller trop loin et qu'il se transforme en haine, mais au moins qu'il disparaisse, et que vous vous rendiez compte un matin, que vous ne l'aimez plus.
        Ne luttez donc pas contre un sentiment de déçeption de frustration, de vexation, de ressentiment contre son attitude. Ce n'est pas agréable de se sentir ainsi, mais votre amour passera plus vite et avec lui votre tristesse.

        Il faut donc tourner la page et le meilleur moyen c'est de penser le moins possible à ce qui vous est arrivé. Plus tard vous pourrez vous souvenir des bons moments passés ensemble, mais pour le moment il faut oublier vite, et le meilleur moyen c'est d'être trop occupé(e) pour ne pas avoir le temps de penser.
        Consacrez vous à votre travail, trouvez vous d'autres occupations, lisez, sortez avec des camarades, rangez votre chambre et faites vous des petits plats, pas trop copieux pour ne pas devenir obèse mais succulents !!! lool
        Plus vous serez occupé(e), plus vous aurez de nouveaux problèmes à résoudre, moins vous penserez à lui ou à elle.

        Surtout ne vous enfermez pas dans un coin, seul(e), à penser à vos malheurs et à pleurer sur eux
        Pleurez un bon coup pendant quelques jours mais pas plus, cela soulage, mais ensuite, il faut sécher ses larmes et surtout ne pas baisser les bras : la vie continue !!

      
     N'ayez ni remords de ce que vous avez mal fait, ni regrets de ce que vous n'avez pas fait. Cela ne sert à rien, le passé ne se change pas, on n'y peut plus rien, alors à quoi bon, si ce n'est vous faire mal.
        Par contre on peut essayer d'examiner froidement - si on le peut !! - la situation pour tirer les leçons du passé. S'i mon ex a rompu, c'est peut être que je l'avais mal choisi(e), que je me suis laissé(e) entraîner trop vite, que je n'ai pas essayé de le ou la connaître suffisamment avant de l'aimer.
        Peut être ai-je été trop possessif(ve), n'ai je pas vu à temps qu'il ou elle s'éloignait

    ou simplement je me suis trompé(e) et ce n'était pas ce qui me convenait.
        Il ne s'agit ni de regretter, ni de chercher des responsabilités juste analyser, comprendre et tirer les leçons des erreurs du passé pour ne pas les recommencer à l'avenir.

        Puis il faut tourner la page et le meilleur moyen c'est de penser non plus au passé, mais au présent et surtout à l'avenir.
        Sauf si l'on est très vieux comme moi, on a encore un grand morceau de vie devant soi.
        Alors d'autres amours il y en aura, peut être encore incertaines car vous n'avez pas encore assez d'expérience, mais un jour  qui arrivera sûrement tôt ou tard, des amours heureuses, qui vous apporteront de la joie.
        Alors en attendant, rêvez un peu, puis faites des projets et essayez de vous donner les moyens de les réaliser
        La satisfaction d'avoir réussi une entreprise, est l'un des meilleurs moyen de rétablir la confiance en vous qui a été entamée par votre mésaventure sentimentale.

        Et puis si cela ne va vraiment pas bien, chercher quelqu'un à qui vous pourrez vous confier et qui essaiera de vous consoler en vous faisant penser à autre chose.

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  •    

    Amour à toutes les sauces !

      

         Aujourd'hui vendredi 13, alors parlons du bonheur d'aimer.

         Aimer n‘est rien , être aimé est un peu mieux
         Le bonheur suprême, c’est d’aimer et d’être aimé (ce n’est pas de moi, mais de Victor Hugo !!).

         Qu’est ce qu’aimer ?.

        L’amour du prochain, l’amour conjugal, l’amour maternel, l’amour filial, l’amour fraternel, l’amour de la patrie, l’amour de Dieu, l’amour propre...
        L’amour passager, l’amour éternel, l’amour libre, l’amour du bien, l’amour de la justice, l’amour de la vérité, l’amour de son métier, l’amour de l’art, l’amour de la nature, l’amour de l’argent, que n’aimerait on pas ?

        Un amant de cœur, un amour de petit chien, mon amour, elle est jolie comme un amour, poupée d’amour, gueule d’amour, un amour d’enfant, vous seriez un amour si... ... vous m’aimiez un peu !

        Un mot d’amour, une lettre d’amour, un poème d’amour, une chanson d’amour, une déclaration, .... un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout,....snif!

        Une histoire d’amour, un mariage d’amour, un chagrin d’amour, une nuit d’amour, de brèves amours, la saison des amours, de belles amours, l’amour à la papa, une amourette....

        Amour quand tu nous tiens, si ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage, on ne badine pas avec l’amour (Musset), le vert paradis des amours enfantines (Baudelaire) l’amour est enfant de Bohème (Bizet Carmen).......

        L’amour en cage, un pommier d’amour.(pour les jardiniers)....

         Vous vous y reconnaissez, vous, dans tout cela ? Moi pas. Alors il va falloir que je vous demande de m’aider à réfléchir car j’ai  le cerveau embrumé !

        Une ado m’avait fait cette réflexion délicieuse (elle avait 12 ans) :

    .....En amour il y a aussi des histoires de maîtresses. Ce que papa appelle de simples histoires de fesses. Mais maman dit que ça la blesse. Papa lui dit qu'il l'aime et les larmes disparaissent...
    Moi avec ma maîtresse, quand j’étais en CM2, ma seule histoire de fesse, c’est une grosse fessée pour cause d'impolitesse. Enfin, tout ça me semble bien complexe. Finalement je n'sais pas si l'amour m'intéresse?...”

       Mais j'ai été déçu par la suite, car je me suis fait avoir : ce sont les paroles d'une chanson que je ne connaissais pas !

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  •         J'ai dit dans mon article précédent que les cas les plus difficiles étaient ceux pour lesquels la tristesse de la personne est démesurée par rapport aux causes réelles à l'origine, qui restent d'ailleurs floues, même pour l'intéressé(e).
       
        J'ai eu l'occasion de discuter avec des jeunes qui se sentaient en permanence tristes, déprimé(e)s. J'avais l'impression au début de nos conversations qu'ils me racontaient des histoires, qu'ils cherchaient à se faire remarquer, mais ensuite, je constatais que leurs souffrances étaient réelles, mais n'avaient pas des causes bien définies.

             La personne était souvent choyée, avait presque tout ce qu'elle désirait (évidemment en fonction de la situation financière et à condition de savoir se limiter, car si chaque fois qu'on vous donne quelque chose, vous désirez immédiatement trois fois plus, la situation n'est pas viable).
             Bien entendu cette personne a quelques ennuis, quelques difficultés familiales ou scolaires, quelques disputes avec des amis, mais pas plus que d'autres, qui ne sont pas tristes pour autant.
             On constate souvent l'effet d'entraînement de l'environnement lugubre et des camarades qui ont les mêmes idées de désespoir, voire de mort.
             Je suis frappé par exemple, par le fait que lorsque j'étais jeune (et c'était pourtant la guerre et la vie n'était pas rose), la scarification était inconnue, parce personne ne nous en avait donné l'idée, que ce n'était pas la mode, et qu'il y avait déjà bien trop de sang versé dans les combats.

             Donc, mettre de l'ordre dans son entourage et dans ses amitiés pour éliminer l'environnement triste,  demande certes un effort important de volonté, mais a déjà une certaine efficacité. Mais bien sûr cela ne suffit pas.

             Il faut d'abord remplacer cet environnement par un autre plus gai et qui surtout vous apporte de la tendresse à la place de l'inquiétude et du désespoir.
             Dans la part des cas, vous avez besoin d'être aimé(e), consolé(e), encouragé(e). Chaque fois que cela est possible, le mileu familial, les parents, les grands-parents, les frères et soeurs, la famille plus éloignée, sont l'environnement qui devrait vous apporter la sécurité et l'amour qui vous manque.
             Ayez aussi des amis, qui puissent vous apporter leur affection, vous faire penser à autre chose, discuter et se divertir avec vous. Mais ils doivent être gais, et ne pas véhiculer les mêmes idées moroses, voire lugubres qui sont, ou ont été les vôtres.
             Trouvez vous plein d'occupations, travaillez (vous êtes au collège ou au lycée ou à la fac), faites du sport, ayez des activités artistiques, amusez vous, occupez vous des autres (par exemple essayez d'être le délégué(e) des élèves ou d'avoir un rôle dans une association, dans un groupe).
             Ayez confiance en vous; parmi ces activités vous allez en réussir certaines : vous n'êtes pas moins doué(e) que les autres et vous n'êtes pas inutile.

             Essayez de vous donner des buts, des objectifs pour l'avenir, pour vos activités. Avoir un but à atteindre, regarder l'avenir, ce n'est jamais triste.
             Et puis si vous écoutez les autres voyez que, au fur et à mesure que vous progressez dans le bon sens, ils vous admirent, vous estiment : “celui ou celle-là, il ou elle, a eu la volonté, le courage de s'en sortir, de ne pas rester à se morfondre, d'aller de l'avant, d'agir !”
             Et si vous êtes plus gai(e), les amis vont revenir vers vous plus nombreux et cela fera boule de neige, pour vous en sortir plus vite.

             Il y a aussi souvent un autre écueil : vous vivez dans un monde imaginaire, où vous vous sentez bien, ou vous vous sentez le maître (fallacieusement puisque'il n'y a rien à diriger, rien à gagner et rien à perdre, si ce n'est la vie et cela n'est pas rejouable!).
            C'est vrai, c'est plus difficile d'affronter la réalité, le quotidien que le rêve et l'irréel.
            Mais il faut absolument revenir à la réalité des choses au quotidien qu'il faut affronter !

             Là, le seul moyen est d'essayer de ne pas faire confiance à vos sentiments, à vos goûts, à vos impulsions; d'essayer de raisonner d'être logique, de discuter chaque chose en spectateur en essayant d'être objectif.
             Vous verrez alors qu'affronter la réalité, cela demande un effort, mais ce n'est pas si terrible que cela, et on est ensuite tellement fier(e), tellement  content(e) d'avoir surmonté les problèmes et vaincu l'adversité.

             S'en sortir, c'est une affaire de courage et de volonté, de travail aussi , de réflexion et de logique, pour vaincre les pulsions, le laisser aller et la facilité.
             Mais bien sûr un coup de main d'une autre personne peut parfois vous aider, en particulier à comprendre vos problèmes et à trouver les solutions pour les résoudre.

     

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  • Sortir de la tristesse (1)

         J'ai quelques correspondant(e)s qui sont jeunes, lycéens, faculté ou début de vie active. Il leur arrive d'avoir des périodes de tristesse, et ils me demandent parfois conseil pour en sortir, surtout quand, après des vacances qui vous ont changé les idées, on reprend le collier et que le blues revient.    
         Que donner comme conseils à quelqu'un qui cherche à retrouver sa joie et sa quiétude d'avant?

         Je crois d'abord qu'il faut distinguer trois cas :

         - celui des personnes qui une raison grave d'être affectées : maladie, mort d'un être que l'on aimait beaucoup, agression ou mauvais traitement, mésentente des parents...
         Dans ces cas on ne peut pas donner de conseil général; chaque cas est un cas particulier et la tristesse ne diminuera que dans la mesure où l'on arrive à diminuer le traumatisme correspondant, et il est difficile de remonter la pente seul (e).
         Il faut avoir le courage de s'en sortir, mais aussi celui d'appeler à l'aide et de préférence un adulte, car vos camarades n'ont en général pas assez d'expérience pour vous aider efficacement et sans risque pour eux-mêmes.

         - celui des chagrins d'amour. Je pense que c'est peut être le cas où, avec beaucoup de volonté, on peut s'en sortir seul(e), en laissant le temps et l'oubli intervenir.
         Quand la séparation intervient progressivement, en général, elle n'est pas trop pénible et les deux personnes restent amis, mais il faut ensuite du temps pour que l'amour s'éteigne et se tranforme en amitié et tendresse.
         Le plus difficile est de tourner la page et d'oublier, de ne plus aimer

         En général, il n'y a vraiment un traumatisme que lorsque la séparation s'est faite brutalement, que l'un des deux aimait beaucoup moins que l'autre, et l'a abandonné(e) - laché(e), plaqué(e) ou laissé(e) tomber dans votre langage! -.
         Essayez alors, plutôt que d'être triste, d'être déçu(e), puis même en colère contre l'autre, et surtout de ne pas vous reprocher la séparation, ne pas vous croire coupable, ne pas vous dire “si j'avais fait autrement cela aurait continué”. C'est très rarement vrai. On vous a quitté(e) parce qu'on ne vous aimait pas assez; peut être aussi parce que votre ami(e) était trop égoïste ou trop immature.
         Et il faut essayer d'oublier le plus vite possible; ne pas continuer à aimer. Vous dire qu'après tout, il ou elle, n'était pas si bien que cela, puisqu'il vous a quitté(e) et qu'il vaut mieux que ce soit maintenant que plus tard, quand vous l'auriez aimé(e) encore plus!. Et que “un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s.
         Ne pensez plus à lui ou à elle, trouvez vous plein d'occupations, travaillez (vous êtes au collège ou au lycée ou à la fac), faites du sport, ayez des activités artistiques, amusez vous, occupez vous des autres. Cela vous évitera de penser à votre chagrin, d'avoir des regrets
         Ayez des amis, qui puissent vous apporter leur affection, vous faire penser à autre chose, se divertir avec vous.
         Plusieurs amis sont souvent aussi agréables qu'un(e) petit(e) ami(e), c'est plus facile à les voir, puisqu'il y a en a plusieurs, les “prises de bec” sont moins graves, et ils sont beaucoup plus fidèles en général!
         Et si vous vous sentez bien dans votre famille, avec vos frères ou soeurs notamment, c'est aussi un environnement salutaire.
         Par contre vous allez avoir tendance à vouloir retrouver très vite un nouvel amour, car le cerveau a horreur dun équilibre détruit et il veut le rétablir.
         Faites attention c'est le piège, car vous risquez de céder à une simple attirance, de croire que c'est le grand amour et d'être à nouveau déçu(e) et triste quelques mois après.

         - celui des personnes dont la tristesse est démesurée par rapport aux causes réelles à l'origine, qui restent d'ailleurs floues, même pour l'intéressé(e).
        Ce devrait être le cas le plus facile à traiter et pourtant il n'en est rien.
        Je vais essayer d”en parler dans l'article suivant.

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