• Un grand amour peut exister entre ados, mais c'est rare.

    Un grand amour peut exister entre ados, mais c'est rare.     

     

     

     

     

     

     

     

                 

    Mon article d’hier a suscité quelques remous, parce que j’ai eu l’air de dire qu’on ne pouvait aimer vraiment quand on était très jeune (avant 20 ans), et cela a fait “hululer” certaines de mes correspondantes qui m’ont écrit “L’amour, c’est chouette à tout âge”
        En fait je n’avais pas tout à fait dit cela :


        Ce que j’ai dit c’est que :

                - aux âges de l’adolescence, il y a en général un décalage important entre la matûrité sentimentale, les attentes et les désirs sentimentaux des filles et ceux des garçons. Cela rend difficile l’éclosion d’un sentiment durable.
                - les buts poursuivis par les uns et les autres peuvent être très divers, certains souhaitent des camarades avec lesquels délirer et s’éclater, d’autres rêvent d’un véritable ami, d’un confident qui vous console et vous conseille, sans rien exiger de vous; d’autres ne souhaitent que des aventures, sentimentales, ou physiques ou les deux; certains veulent vivre une amourette parce qu’elle apporte une présence, une amitié et qu’elle répond à une mode, à un souci du regard des autres. Certains enfin rêvent du grand amour mais sans toujours se rendre compte de ce que c’est.
                - pour vivre vraiment un amour, il faut être au même niveau de souhaits sentimentaux; l’amour doit être réciproque et de “même grandeur” ou bien il meurt. Il faut donc que les deux amoureux ne soient pas “décalés”.
            - un véritable amour n’existe pas sans sa part de rêves, de projets d’avenir, de souhaits de vivre ensemble. Certains ne souhaitent pas s’engager ainsi, alors que leur vie est encore tellement remplie de points d’interrogations quant à l’avenir.
                - pour compliquer les choses, le cerveau des adolescents n’est pas mature en ce qui concerne la prévision de l’avenir et notamment des conséquences des actes que l’on projette. Cela ne facilite pas les choses.
                - l’adolescent qui s’éloigne peu à peu du nid familial est en manque d’amour maternel et paternel. Il a donc un désir de combler ce vide et il voudrait trouver cela dans l’amour d’une personne du sexe opposé, cela d’autant plus que, par ailleurs, le désir est normal et résulte de la puberté et des hormones.
            Je pense que c’est une des raisons de cette soif d’amour.
            Mais je constate que, parmi mes correspondantes, ce désir est beaucoup moins grand si elles ont un ami, un grand ami sincère qui leur apporte ce qu’il leur manque, et elles hésitent souvent à transformer cette amitié qu’elles jugent stable, en une amourette sans lendemain qui pourrait la détruire.
            Celles qui ont vraiment un ou plusieurs amis se passent plus facilement d’un “petit ami”, du moins pour elles mêmes, peut être moins lorsque le regard des autres les préoccupe.
            - la mode, le martelage des médias, le “qu’en dira t’on” des copains, le désir d’être ce que l’on voudrait être sans se contenter de ce que l’on est, tout cela influe sur cet engouement de vivre un amour quel qu’il soit.
            Et l’image que nous donnent les médias ou également les adultes n’est pas celle du grand amour : celui là est sans histoire, il ne se remarque pas. Il ne fait pas sensation, donc il ne convient pas aux médias. Aujourd'hui la moitié des couples divorcent.
       
            Je crois donc que le grand amour peut arriver, qu’il est même possible très jeune, mais qu’il est très rare et qu’il a peu de chance de déboucher sur le long terme, et cela encore plus aujourd’hui qu’hier, car les médias et l’exemple des adultes d’aujourd’hui ne va pas dans ce sens et que le sexe a diminué la place des sentiments, surtout chez les garçons.
            A vrai dire je crois que la plupart d’entre vous se contentent facilement d’un(e) petit(e) ami(e et ne souhaitent le grand amour que comme un désir lointain, qu’ils ou elles espèrent pouvoir réaliser un jour, quand ils ou elles seront adultes et “installé(e)s dans la vie active”.

        Je peux vous donner un exemple de grand amour entre ados.
        Quand j’étais jeune j’ai connu deux adolescents de 14/15 ans qui habitaient deux maisons voisines et venaient ensemble, main dans la main, au lycée, en première, puis en terminale; assis l’un à coté de l’autre en classe, ils étudiaient ensemble chez eux devoirs et leçons, et venaient le dimanche faire du sport avec nous. Quand on ne savait pas faire un devoir, ou qu'on n'avait pas compris un cours, ils nous aidaient, complétant chacun les explications de l'autre.
        Ils passaient douze heures par jour ensemble et avaient acquit une ressemblance intellectuelle comme deux jumeaux.
        Nous ne savions pas s’ils s’aimaient, car on ne les a jamais vu s’embrasser. Parfois la jeune ado avait la tête sur l’épaule du garçon, alors qu’assis contre un mur, ils lisaient le même livre.
        Mais devant toute difficulté, ils faisaient front commun, comme un vrai couple et on les voyaient rarement l’un sans l’autre.
        A force de vivre ainsi côte à côte, d'avoir reçu la même instruction (j'ai su aussi depuis qu'ils avaient les mêmes préférences cérébrales), ils avaient acquit une élaboration de pensée proche l'une de l'autre. Il arrivait souvent que l'un commence une phrase et que l'autre la finisse spontanément.
        On avait bêtement essayé de les mettre en contradiction l'un avec l'autre, mais on n'a jamais réussi.
       Puis ils sont partis à Paris préparer les grandes écoles d’ingénieurs et nous les avons perdus de vue.
       J’ai su plus tard, alors que la mort les avait séparés, qu’ils avaient fait maints projets d’avenir, sur leur métier futur de chercheur, sur les enfants qu’ils auraient, la maison qu’ils habiteraient, les animaux qu’ils élèveraient. Bref leur bonheur à deux.

        Je pense que si le sort avait été plus clément, ils auraient pu vieillir ensemble.
        Je sais donc que l’amour peut exister entre deux jeunes, mais il faut qu’il soit très fort, très complet, très réciproque pour être durable et cela ne se construit que sur le long terme.

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          Le confinement a eu des effets néfastes sur les amours de certain(e)s de mes correspondant(e)s. Séparé(e) de leu bien-aimé(e), ils s'ennuyaient, ont été beaucoup sur les réseaux sociaux, ont connus d'autres jeunes et leur amour semble maintenant  en veilleuse. Beaucoup de jeunes rêvent d’un grand amour, mais ne savent pas trop comment le reconnaître et comment savoir si un de leur ami(e)s qui leur est cher(e)les aime vraiment.
            Y a t’il une recette, un philtre d’amour?

            Eh bien non, je n’ai pas de solution et je crains qu’il n’y ait plusieurs réponses à la question.
            Qu’appelle on amitié et qu’appelle on amour ? (pour m'éviter des "e" nombreux, je parlerai au féminin, mais cela concerne aussi les garçons)

           Je l’ai déjà dit, il y a les copains, les copines. On peut avoir un certain attachement pour eux, mais, à mon avis, ce n’est ni de l’amitié, ni de l’amour.

            A mon sens, ce que j’appelle un véritable ami doit être presque comme un amoureux, il doit aimer vraiment son amie, mais la différence avec l’amour est qu’il ne la désire pas, qu’il n’y a pas attirance physique (cela ne veut pas dire qu’il la trouve moche et qu’il n’aime pas qu’on lui dise que l’on tient à lui et que, si l’on se pend à son cou, cela ne lui plaise pas. lol). mais il n’a pas de projet d’avenir, ni physique, ni sentimental, si ce n’est de rester son ami.
            Si l’ami et l’amie ont le même âge, c’est peut être provisoire, peut être n’est il pas sûr de lui, peut être sera t’il vraiment amoureux un jour de celle dont l’amitié lui tient tant à coeur: ce sont des choses qui vont lentement.

            Alors un véritable amour qu’est ce ? : cela se déduit, à mon avis, de ce que je viens de dire : c’est un très grand ami, que l’on aime tellement que l’on a envie de ne jamais le quitter, de rester toujours avec lui, qu’il vous aime éternellement (utopie, je sais, mais on peut rêver !), et on a envie de faire des projets d’avenir avec lui, de vivre avec lui.

            Souvent mes correspondantes me disent : “on est trop jeunes pour penser à cela”. Je veux bien, mais je pense que, pour cette raison, ce que vous prenez pour le grand amour n’est qu’une attirance passagère, une amourette et non le grand amour que vous croyez avoir trouvé.
            Ce n’est pas parce que vous avez échangé quelques baisers avec un garçon, que vous l’aimez et qu’il vous aime. Ce n’est pas parce que vous aimez sortir avec lui et que les autres l’appellent votre “petit ami”, que vous voulez faire votre vie avec lui. Ce n’est pas non plus parce que votre copain de classe est mignon que vous allez lui tomber dans les bras (enfin cela je n’en suis pas certain, mais je ne dirai pas que c’est de l’amour!).
            Cela ne veut pas dire qu’une amourette ne vaut pas la peine d’être vécue, qu’elle n’apportera pas son lot de joies. Mais il faut savoir qu’elle n’est que provisoire et il ne faut pas que l’un des deux s’engage trop loin, sous peine de souffrir ensuite. Le grand amour sans réciprocité meurt vite.

           Je ne sais pas donner de recette précise, car chacun est un cas particulier, mais ce dont je suis certain, c’est que le véritable amour, celui auquel la plupart d’entre vous rêvent, ne se construit pas en un jour. Il passe par l’amitié, par une communion des esprits qui ne peut exister réellement que peu à peu et qui dépend des “affinités” entre les cerveaux, les coeurs, les cultures et les goûts et c’est une construction lente de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
           
    Et à un moment cet amour passe par la redoutable épreuve de la vie en commun : supporter l’autre près de soi tous les jours, ceux où tout va bien, mais aussi ceux où tout va mal. Tous les amours n’y résistent pas.

            Certaines de mes correspondantes, qui sont des “vieilles” de plus de 20 ans, me confirment souvent ce que je viens de vous dire.
       
            Ce que je dis là n’est pas nouveau et je demande aux fidèles qui lisent mon blog depuis longtemps de m’excuser de cette répétition.
            Mais c’est un problème éternel qui se repose et se reposera encore.

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  • L'amour éternel existe t'il ?


       
    Les jeunes que je côtoie ou avec lesquels je corresponds, et quelques plus anciens, sans doute parce que j'ai dû écrire que j'étais marié à la même personne depuis 65 ans, me demandent souvent si je crois qu'un amour peut durer toute une vie .

         Je crois que la plupart des jeunes de 13 à 15 ans confondent souvent l’amour avec une très grande amitié, avec une relation très intellectuelle et utopique, le rêve d’avoir un frère jumeau ou un “prince charmant”, qui compense l’éloignement inéluctable des parents; où alors, cédant à la mode, surtout les ados filles veulent pouvoir afficher un compagnon qui sera chargé de les accompagner dans leurs sorties, d’être leur chevalier servant et accessoirement de leur apporter quelques sensations, que leur évolution en femme leur fait désirer (un peu comme on veut, pour faire comme les autres, fumer quelques cigarettes.). Pour les garçons, j'ai l'impression que la plupart veulent surtout afficher leurs conquêtes auprès de leurs copains

        Une grande évolution me semble se produire chez les filles de 16/17 ans (et pas chez les garçons) et elles rêvent davantage qu'eux, me semble t’il, d’une relation beaucoup plus durable de “couple”, sans d’ailleurs bien se rendre compte de ce que cela recouvre, si ce n’est qu’elle est moins intellectuelle et platonique, et qu’elles aimeraient, en général en vain, faire des projets avec le garçon qu’elles aiment.
        Je constate que l’amour d’un tel couple dure rarement plus de 18 mois et que c’est presque toujours le garçon qui rompt, le plus souvent pour retrouver sa liberté et échapper à une nouvelle “emprise familiale”, celle de sa petite amie, alors qu’il a bien du mal déjà à se libérer de celle de sa propre famille.

        Un nouveau cap va être franchi, si, grâce à l’aide financière des parents, les deux membres du couple ne se voient plus épisodiquement, mais peuvent vraiment “vivre ensemble sous le même toit”.
        Et là paradoxalement, je constate autour de moi que la plupart du temps le couple rompt au bout de quelques mois et en général avant deux ans : en fait chacun ne voyait l’autre que de façon discontinue, en essayant de mettre à profit ces instants agréables, et en ne voyant que le bon coté de l’autre et des situations (l’amour est aveugle dit on !).
        Mais lorsque l’on est obligé de vivre tous les jours avec quelqu’un, on ne voit plus uniquement le bon coté des choses. Il faut accepter toutes les situations, les joies et les peines, ne plus être égoïste et accepter l’autre tel qu’il est, avec ses qualités mais aussi ses défauts.
        Il faut assimiler le nouveau joug d’une nouvelle famille : celle du couple.
        A cela on ne résiste pas toujours, et cela autant fille que garçon.

        Une troisième difficulté attend le jeune couple, c’est le début de la vie professionnelle. Jusque là le couple a fait son “nid pour deux”, où il se sent en sécurité et qui est sa nouvelle famille.
        Et là tout à coup, un nouvel univers se présente pour chacun, qui va le capter plus ou moins.
        Si ce nouvel univers n’est pas attractif, le couple n’est pas trop perturbé, si ce n’est que les copains ou amis qu’on peut se faire dans son métier, vont entrer en concurrence avec les relations internes du couple.
        Mais si le travail devient intéressant, puis passionnant, il finit par devenir un concurrent du couple qui prend de l’énergie, du temps et de la passion. L’équipe à laquelle on appartient professionnellement peut devenir aussi une nouvelle famille.
        Si chacun des membres du couple ne s’intéresse pas très fortement à la vie professionnelle de l’autre, (et ce n’est pas facile à faire, car cela peut être un métier très différent et cela prend de la volonté, de l’énergie et du temps, ce qui nécessite un très gros effort), la vie du couple peut fortement en souffrir, et j’ai souvent vu des séparations en résulter.
        Certaines de ces séparations sont d’ailleurs dues à des liaisons qui se sont créées entre ceux et celles qui avaient des activités dans des équipes voisines au sein de l’entreprise.

        Après cette épreuve, le couple qui a alors des enfants, devient plus stable en général pour un certain temps, répartissant son activité entre les professions de chacun et le travail commun qu’est l’éducation des enfants.
        Mais l’épreuve suivante vient quand les enfants ont grandi, sont devenus ados et échappent peu à peu à la famille. L’amour des premières années du couple s’est transformé en tendresse, et certains couples ont du mal à résister aux remous que causent l’émancipation plus ou moins houleuse de leur progéniture.
        Dans certains cas malheureusement, ce sont les divergences du couple, qui rendent cette émancipation encore plus difficile, les enfants faisant les frais de cette mésentente. Chacune des deux personnes a évolué en s'éloignant de l'évolution de l'autre : on diverge.
        La voix populaire appelle cela la crise de la quarantaine ! (même si cela vous arrive à 50 ans !)

        Après le couple qui a résisté, se retrouve dans une atmosphère moins tempétueuse, faite en général d’amitié et de “frittages raisonnables” en intensité car chacun connait bien les limites à ne pas dépasser.

        Encore que je viens de lire dans la presse le cas d’un homme de 84 ans qui vient de tuer sa femme du même âge, après une dispute ! Il a vraiment pris le temps de la réflexion !!
    L’amour n’est pas toujours éternel !

    L'amour éternel existe t'il ?

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  • La jalousie est elle un sentiment utile ?

        La jalousie est un sentiment très courant des que deux personnes tiennent l'un à l'autre.

        Deux amis peuvent être jaloux comme deux amoureux, mais la jalousie d’amour est en général plus forte - et aussi plus dévastatrice !.
        Tout être humain a tendance à être jaloux plus ou moins. C’est lié à l’existence du “moi” et à un certain égoïsme qui fait partie de l’héritage séculaire de la lutte pour la vie.
        Ce n’est pas spécifique de l’homme, les animaux le sont aussi, certes pour des raisons sexuelles à l’état sauvage mais aussi sentimentales pour les bêtes apprivoisées.
        Quand je prenais un de mes petits-enfants sur les genoux, mon petit York, Truffe, venait gratter mes jambes avec sa patte, puis il montait aussi sur mes genoux,; il ne chassait pas l’enfant car il l’aimait aussi, mais il fallait que je caresse les deux à la fois. Comme cela l’enfant tolérait aussi le chien. C’était plutôt jaloux ---> “pas de jaloux”.

        La jalousie est plus forte en général en amour car un véritable amour est accompagné d’un sentiment d’appartenance mutuelle, de possession, qui fait partie de la sensation de couple.
        Chacun a un rapport privilégié à l’être aimé par rapport aux autres personnes et donc demande la réciprocité et est donc malheureux ou irrité si cette réciprocité n’est pas totale.
        Cela dit j’ai connu de simples amis qui étaient jaloux, mais en général à un degré moindre.
        Il faut dire que le sentiment de jalousie pour un même fait ou comportement, est d’une intensité très différente d’une personne à l’autre.

         Il m'arrive de dire que la jalousie est un sentiment utile. Je ne dis pas cela à la légère, mais je m’appuie d’une part sur mon expérience et surtout sur des études scientifiques nombreuses que l’on trouve facilement dans la littérature de psychologie ou neuropsychologie. Je vais donc vous en dire quelques mots.

         Dans mon travail autrefois j’ai toujours encadré des équipes d’hommes et de femmes et beaucoup de mes collaborateuirs me parlaient de leurs problèmes personnels, souvent concernant leur couple. Depuis que je suis en retraite, je me suis occupé ou j’ai correspondu, par l’intermédiaire des blogs, avec de nombreux jeunes, et là encore on me parlait souvent de chagrins d’amour.
         Je peux vous dire que je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui ne soit pas jaloux, ne serait ce qu’un peu, du moins s’ils aimaient vraiment la personne sentimentalement.
        «Celui qui n'est pas jaloux n'est pas amoureux » aimait à dire saint Augustin.

         Les études faites par des scientifiques sur la jalousie montrent qu’un peu de jalousie n'est pas obligatoirement néfaste et font apparaître l'importance de ce sentiment dans l'attachement et dans la pérennité du couple. Toutefois, de la passion à la destruction, il n'y a qu'un pas, et c'est ce pas qu'il ne faut pas franchir.

      
      Les émotions universelles sont supposées avoir rempli dans un lointain passé (et peut-être encore aujourd'hui) une fonction importante pour la survie de notre espèce. (ce sont des archétypes). C'est parce qu'elles ont été nécessaires à la survie, qu'elles se manifestent chez tout un chacun.

        La jalousie apparaît comme l’un des sentiments les plus universels, que ce soit au cours des temps, ou dans les diverses parties du monde, comme le montrent des études d'ethnologues.
        Il semble toutefois que, d’une culture à l’autre, on ne se montre pas jaloux dans les mêmes proportions et pour les mêmes faits.

        De nombreuses études de psychologie ont montré que les hommes et les femmes réagissaient différemment en matière de jalousie. Si les hommes sont plus regardants sur les aventures sexuelles de leur conjointe, les femmes sont plus inquiètes des sentiments que leur partenaire pourrait vouer à une autre.
        Correlativement les femmes en moyenne (2/3 environ) pardonnent davantage une aventure sexuelle passagère de leur conjoint avec une étrangère qu’il n’aime pas, qu’un attachement à une amie qui pourrait être une rivale. A l’inverse, les hommes (2/3 environ) pardonnent difficilement une incartade sexuelle d’un soir de leur femme.
        Les neurophysiologues estiment que ce comportement a plusieurs causes.
        Une différence de comportement dans l’acte sexuel, certes contrôlé par l’hypothalamus, mais beaucoup plus lié au cerveau émotionnel chez les femmes, ce qui se traduit dans le fait que 77% des hommes déclarent que ce n’est pas un problème pour eux d’avoir des relations sexuelles suivies avec quelqu’un qu’ils n’aiment pas, alors que 70% des femmes disent que cela est impossible pour elles. (Etudes d’Eugène Mathès de l’université d’Illinois).
        Une attente différente dans le couple due à “l’évolution” , les hommes ayant tendance à perpétuer l’espèce et donc à avoir le maximum de rapports, alors que la femme recherche la sécurité pour elle et ses enfants et donc un protecteur stable qui ne la quitte pas.
        Les questions que se posent les deux partenaires en cas de soupçon d’infidélité sont d’ailleurs très différentes, les hommes se posant plutôt et plus rapidement des questions de rapports sexuels et les femmes de rapports sentimentaux. Il semble ainsi que les réactions du cerveau aient été ainsi “cablées” par l’évolution.
       
        Ces études montrent également que la jalousie, si elle n’est pas exagérée est bénéfique à la stabilité du couple.
        Des personnes amoureuses mais ne vivant pas en couple avaient rempli un questionnaire permettant d’évaluer leur degré de jalousie.
        Sept ans plus tard, il s’est avéré que 25% de ces personnes vivaient encore en couple et que c’étaient celles qui avaient eu un score assez élevé dans le precédent questionnaire, alors que les 75 % de personnes qui n’avaient pas poursuivi leur relation ou avaient divorcé avaient des scores de jalousie plus faibles, sauf quelques unes qui avaient au contraire des scores très forts.
        Les études ont également montré une certaine corrélation entre la stabilité du couple et la confaince en son partenaire, et également que les personnes ayant confiance en elles-mêmes étaient moins jalouses.
        Cela ne paraît pas anormal, car si la jalousie est une interrogation sur la conduite de l’autre, c’est surtout un doute sur le sentiment que l’autre porte sur soi. Et ce doute remet en question l’idée que nous nous faisons de nous.
        Il semble que les personnes ont d’autant plus de jalousie vis à vis du partenaire qu’ils sentent leur estime de soi menacée.   

        Enfin, il ne faut pas que la jalousie dépasse toutefois certaines limites.
        Quiconque a traversé les affres de la jalousie sait que si elle est exagérée, elle détruit tout sur son passage, et cause une souffrance indicible, aiguisant les soupçons et sapant la confiance en l'autre. Toute la difficulté consiste à la maintenir dans des limites raisonnables, à contenir ses assauts pour qu'elle ne se transforme pas en un ouragan dévastateur.

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  • Vos ruptures sont elles raisonnables ?

        C'est la rentrée des classes , alors quelques ados, après avoir relu quelques articles sur mon blog,  m'écrivent à nouveau, surtout des filles.
        Et je suis perplexe de constater le grand nombre de ruptures pendant les vacances et les raisons qui les ont provoquées.

        Je suis tout à fait d’accord avec vous quand vous avez affaire à un égoïste, un dominateur, quelqu’un qui ne recherche que la satisfaction de son plaisir, de son pouvoir, voire de son sadisme, quand il ne vous respecte pas et n’a pas d’égards pour vous.
        Certes, il arrive parfois aussi que ce soit lui qui vous quitte parce qu’il ne cherchait pas vraiment à être amoureux. Il arrive aussi que vous le quittiez parce qu’il vous a été infidèle. Quelquefois aussi, simplement parce que vous avez assez de lui.
        Mais je constate alors que, plutôt que reconnaître que l’on ne s’aime plus, vous préférez souvent tous deux ne donner aucune explication.

        Ce qui m’étonne surtout c’est que vos brouilles reposent le plus souvent, sur des incidents ou des problèmes mineurs, sur des malentendus, en général résultant de maladresses mutuelles, mais que vous prenez tous les deux au tragique, comme s’il s’agissait de graves injures, et que vous vous en vouliez vraiment  à mort !.
        C’est, si vous rompez vraiment ensuite, le meilleur moyen d’être tristes.
        Si votre petit ami a simplement “regardé” une autre fille, s’il vous a souhaité votre anniversaire avec 3 jours de retard, s’il a mal compris une de vos attitudes et a eu un mot malheureux, qu’en plus vous avez mal interprété, cela vaut il la peine de tout casser, surtout s’il vous a demandé pardon ?
        S’il ne fait que regarder une de vos copine, regardez la avec lui, mais ne lui faites pas une crise de jalousie. Il ne comprendra pas, vous fera une remarque pas très gentille sous l’effet de l’agacement et sans se rendre compte qu’elle peut vous blesser, remarque que vous interpréterez de travers, croirez intentionnelle, ruminerez et amplifierez, et d’échelon en échelon de l’échelle de perroquet, vous finirez par rompre ..... pour ensuite le regretter et être très malheureux tous les deux, mais sans qu’aucun ne veuille revenir en arrière.

        C’est une attitude d’enfant gâté, qui n'accepte pas les contrariétés !
        Si vous voulez être heureuse de façon durable, si vous voulez être adulte, il faudra apprendre que, lorsqu’il y a un différent avec ceux que vous aimez, que ce soit votre petit ami, les parents, les frères et soeurs, et même les ami(e)s, il faut mettre de coté la peine et la rancoeur que l’on a sur le moment, et essayer de s’expliquer, de voir pourquoi cela s’est passé ainsi, ce que chacun avait voulu dire, ce qui a mal été interprété, reconnaître les bétises que l’on a faites, s’excuser et demander pardon mutuellement; puis ensuite oublier ce qui s’est passé, et repartir comme avant l’incident, comme s’il n’avait pas eu lieu.
       
        Si vous n’êtes pas capable de faire cela, c’est que vous ne savez pas aimer, que vous ne savez pas accepter l’autre tel qu’il est, avec ses faiblesses passagères, que vous ne vous acceptez même pas vous même (car vous n’êtes pas idéale non plus !!), et vous vous préparez bien des ruptures et bien des peines dans votre vie future.

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