• http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/Unknown-copie-4.jpg  http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/cecretindeprincecharmantmesamiesmesamoursmaisencoreagathecolombierhochberg6562860.png

                        Il y a longtemps que je n'ai pas fait d'article sur les amours ou sur les préférences cérébrales et, pourquoi pas, les relations entre les préférences cérébrales et les problèmes de couple.

                Depuis 16 ans je corresponds avec des jeunes de Tchatcheblog, de Cowblog, puis d'Eklablog, et une part importante des problèmes que l’on me soumet, sont des chagrins d’amour. Mais j'ai beaucoup moins de jeunes correspondant(e)s sur Eklablog et donc ces échanges sont moins fréquents. Alors moins d'articles les concernent.

               Aujourd'hui je voudrais parler de l'évolution que je constate chez les jeunes dans l'origine des chagrins d'amours, avant de faire plusieurs articles sur les relations entre les problèmes de couples et les préférences cérébrales des deux partenaires.
               Mais j'ai davantage l'expérience des chagrins d'amour des jeunes filles. Les garçons en parlent très peu, pour plusieurs raisons : d’abord ils se font larguer moins souvent. Ensuite leur fierté et leur susceptibilité les empêchent d’en parler. Enfin, en général les garçons n’aiment pas parler de leur problèmes et souvent ceux ci les préoccupent moins.

                Quatre points m’ont frappé plus particulièrement :

                 - La différence de mentalité entre jeunes filles et garçons que je connaissais étant jeune, s’est beaucoup accentuée avec l’évolution de la société.
                Les jeunes filles sont restées très romantiques. Certes le « prince charmant », est resté un mythe, mais elles rêvent d’un compagnon qui soit dingue d’elles, aux petits soins, qui apprécie et reconnaisse les efforts qu’elles font et leur amour, qui les accepte telles qu’elles sont, avec lequel elles aient un vrai fusionnement, et qui soit prêt à parler d’avenir, de vivre ensemble, de faire des projets de vie future. On partage avec lui les joies, mais c’est aussi en même temps, un confident sur lequel on peut s’appuyer, et qui vous aide dans les moments difficiles.

              Les garçons eux, ont évolué dans l’autre sens. L’amour est le plus souvent une aventure, une amourette dans laquelle on partage volontiers les plaisirs mais pas les peines. Leurs copains d’une part avec leurs fêtes (où souvent on se saoule et on fume du crack!), leur formation (s’ils ont le courage d’y travailler), voire les distractions sur internet (jeux en particulier), passent souvent avant les distractions avec la petite amie, jugées trop mièvres. Et pas question d’aliéner sa liberté, de parler d’avenir. On reste vague et surtout on ne s’engage pas !

                 - le deuxième point qui me paraît responsable de bien des chagrins, c’est qu’on s’entiche du premier venu s’il a une bonne tête, s’il est gentil et drôle et s’il a un bon baratin.  Ce qui n’est qu’une simple attirance est pris par les filles (et parfois par les garçons), comme de l’amour auquel on croit.
                On ne connaît pas grand chose de l’autre, ni de sa personnalité, ni de ses goûts, ni de la façon dont il envisage l’amour et l’avenir.
                La libération des mœurs et la contraception (très souhaitable et souvent insuffisante), fait que l’on prend l’attirance physique pour des sentiments.
               Et finalement la rupture vient de ce qu’on a construit un amour comme un château de sable, sans s’assurer qu’il avait des fondations assez solides pour durer.

                 - Le troisième problème est celui bien connu de « l’amour aveugle ».             L’amour fait qu’on a tendance, non seulement à beaucoup estimer l’être aimé (ce qui est nécessaire), mais qu’on le magnifie, et qu’on le pare des qualités qu’il a, mais aussi de celles qu’il n’a pas, et qu’on voudrait qu’il ait.
                Bref on en fait un « rêve », « un prince charmant », qui doit vous apporter ce que vous souhaitez voir en lui.
                On aime donc, non pas un certain partenaire bien vivant et réel, mais un mythe, un rêve, un modèle, c’est à dire le partenaire tel qu’on voudrait qu’il soit.

                  - En général la jeune fille finit par s’apercevoir que son chéri ne correspond pas à l’image qu’elle se faisait, qu’elle espérait. Si elle a de la chance, et si elle a été réaliste dans ses souhaits, ce n’est pas trop grave car la différence n’est pas prohibitive. Mais il arrive souvent qu’elle soit considérable.
                L’attitude raisonnable serait, surtout si la différence n’est pas prohibitive, d’admettre son partenaire tel qu’il est, d’essayer de faire quelques concessions mutuelles et d’essayer de construire, si c’est possible, sur la réalité des deux êtres.
              Mais je constate que ce n’est pas ce qui se passe : en général chacun espère que c’est l’autre qui fera des concessions, ou même que sa personnalité changera à votre contact.
                C’est une énorme erreur : la personnalité de quelqu’un qui a une vingtaine d’années change peu et, je n’ai jamais vu un garçon aimé par mes lectrices , mais ne correspondant pas à leur rêve, changer de personnalité pour devenir le prince charmant. Tout au plus fera t’il des efforts et souvent, qui ne seront que passagers et s’estomperont dans le temps. Ce n'est que retarder la séparation.

                 Lorsque les conditions que je viens de décrire sont remplies, je n’ai malheureusement jamais vu les problèmes se solutionner : soit il y a eu assez rapidement rupture, ce qui est le cas favorable; soit l’un des deux aimant trop l’autre, cette personne n’a pas voulu entériner le fossé qui s’était créé, et a alors abdiqué en essayant de faire toutes les concessions possibles pour garder l’être aimé. Mais sa personnalité ne pourra que très peu évoluer, pas plus que celle de son compagnon, et c’est alors une succession de crises pénibles, de heurts, de reproches mutuels, qui finiront par créer tellement de souffrances que la séparation deviendra inéluctable.

                 Finalement le problème c’est que l’amour est un sentiment, une succession d’émotions. Alors c’est le cerveau émotionnel qui traite principalement le problème et le plus souvent, il n’écoute pas le cortex préfrontal qui prêche le rationnel et la logique. La subjectivité remplace l’objectivité.
                Cela ne se passe bien que si on a bien choisi son partenaire de départ et si on a évalué un minimum, les chances que l’on avait d’avoir une liaison durable.
                Mais pour cela il faut arriver à maîtriser ses émotions et ses sentiments, ne pas laisser tourner en rond dans le cerveau émotionnel les idées tristes, avec l’amygdale qui aggrave la situation de stress à chaque tour, et arriver à garder une communication minimale entre le cerveau émotionnel et le cortex préfrontal, qui réfléchit en examinant objectivement les situations.           

              Dans les prochains articles, j’examinerai l’importance des préférences cérébrales sur ces processus d'entente ou de mésentente entre deux personnes.

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  •           Certains de mes lecteurs savent que j'écoute beaucoup de musique classique, essentiellement de la musique dite baroque, ou du début du romantisme. Comme autrefois mon chien "Truffe", je n'aime pas la musique moderne dissonante ou concrète.  

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Unknown1.jpg          Ceux et celles qui connaissent un peu la musique classique ou qui ont fait du piano, connaissent sûrement la "lettre à Elise" de Beethoven.
                Sinon, allez l'écouter là : https://www.youtube.com/watch?v=-XBnXmanolw
                 Mais le problème de ce morceau qui initialement s'appelait "Bagatelle en la mineur", est de savoir qui est Elise. Car c'est un mystère qui fait toujours l'objet d'hypothèses.
    .
                 Mais pour vous expliquer cela, il faut que je vous parle un peu de la vie amoureuse de Beethoven.
                Pour faire le résumé que je publie ici , je me suis en particulier inspiré d'un texte d'Alain Duault de 2011, paru dans le Figaro

                Ce grand compositeur avait une très haute idée de l'amour, de la vie à deux et il a recherché toute sa vie la femme idéale. Il a souvent aimé, écrit de la musique pour les femmes qu'il désirait, mais il n'a jamais pu fonder un foyer.
               Le compositeur avait avec les femmes une inépuisable capacité d'amour. Et des femmes il en a connu beaucoup : affection fraternelle, grand amour passionné, petit amour passager; beaucoup de femmes ont aimé cet homme. Ses échecs, ses projets de mariage tombant à l'eau, l'ont beaucoup touché et ont aussi inspiré sa musique.

                http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/josephine.jpg A la fin du 18ème siècle, Beethoven (né en 1770) était proche de la famille du comte de Brunswick, lequel avait deux filles Joséphine (dite Pepi) et sa sœur aînée Thérèse, toutes deux élèves de Beethoven, au plan musical.
                Il fut d'abord amoureux de Joséphine, mais celle-ci, si elle admirait le grand compositeur, ne se voyait pas l'épouser et elle se maria à 20 ans, en 1799, au comte de Deym, beaucoup plus riche que le musicien.  


    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/GiuliettaGuicciardi.jpg           En 1801, Beethoven tomba amoureux de la comtesse Giulietta Guicciardi, cousine des soeurs Bruswick qui avait 17 ans, et qui fut aussi son élève. Il lui dédiera la Sonate "Au clair de lune". Son amour fut peut être partagé un moment, car elle lui fera don d'un portrait qu'il gardera toute sa vie. Mais elle se mariera en 1803 avec le comte Robert von Gallenberg, plus fortuné que le compositeur.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/erdody.jpg            Vers 1803 Beethoven fut amoureux de la comtesse Anna-Marie Erdödy, mais qui était déjà mariée, mais séparée de son mari depuis 2 ans.. Il lui écrivit de nombreuses lettres et lui dédia deux trios et deux sonates. Malade elle même à la suite d'un accouchement, elle a su soutenir le compositeur, qui, désespéré de sa surdité croissante , était devenu suicidaire.
                Vers 1808 elle vint au secours du compositeur, qui voulait quitter Vienne et lui permit d'y rester et de continuer son œuvre en lui trouvant des mécènes.
                Il semble que son amour fut partagé en 1812, et qu'ils aient envisagé une relation durable, mais un malentendu les sépara.
                Ils se rapprochèrent à nouveau en 1814 et lui dédia une sonate pour violoncelle. Il semble qu'elle fut son inspiratrice de la symphonie Pastorale entre 1805 et 1808 et de la neuvième en 1819 

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/ThereseBrunswick.jpg

               En 1804 Joséphine devint veuve, et Beethoven revint vers elle et lui dédia la sonate "Appassionata". Mais entre temps il était devenu sourd et c'était, pour lui, un grand obstacle à un mariage, mais surtout la famille Brunswick était hostile à une union avec un "roturier pauvre", si célèbre soit il.. En 1810, elle épousera le baron de Stackelberg.

              Et Beethoven tombe amoureux en 1806, de sa sœur, Thérèse de Bruswick, et il semble qu'ils seront même un temps fiancés, et le compositeur gardera un portrait d'elle; mais là encore, cette idylle n'aboutira pas, probablement en raison du traumatisme causé par sa surdité. (portrait de Thérèse de Brunswick ci-contre à gauche.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/AmalieSebald.jpgLes amours compliqués de Beethoven. Qui est Elise ?            Il semble qu'en 1811 Beethoven soit proche d'une cantatrice, Amalie Sebald, qui avait 24 ans (portrait à droite ci-contre).
               Puis qu'il ait été amoureux entre 1810 et 1812 d'Antonie Brentano.
     

                En 1812 Joséphine se sépare de son mari, homme brutal et ruiné et accompagne Beethoven à Prague. Les mauvaises langues disent que la fille qu'elle aura neuf mois plus tard est de lui. Mais son mari l'obligera à réintégrer le toit conjugal. Elle mourra en 1821 à 42 ans. 
    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Esterazy1.jpg
                Beethoven fut également amoureux de la Comtesse Almerie Esterhazy, jeune femme née en France en 1789.
                On trouve très peu de renseignements sur cette personne qui, en définitive, épousera le capitaine Murray, de l'armée autrichienne.


               Et qui est Elise ? Est ce une de ces femmes?

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/malfati.jpg            Sur la partition manuscrite de la "Bagatelle en la mineur", composée en 1810, il semble qu'il y ait eu d'écrit le prénom de Thérèse.            On a longtemps cru que c'était Thérèse de Brunswick, mais il semble que ce soit une autre Thérèse, une jeune aristocrate de 18 ans, née en 1792, Thérèse Malfatti von Rohrenbach zu Dezza . Elle est son élève, Beethoven en est amoureux et la courtise. Elle, toute jeune et coquette, s'amuse de cet amour. Il finit par la demander en mariage à son père, qui lui refuse la main de sa fille, qu'il mariera en 1816 à Wilhelm von Drossdik, un noble autrichien, qui n'a qu'un an de moins que Beethoven. 
               Mais il écrit pour elle ce petit morceau de piano qui sera l'un des plus célèbres du compositeur.
                 Alors pourquoi Elise?
             Cette "Bagatelle" est restée un manuscrit ignoré jusqu'à la mort du compositeur, en 1827, et ce n'est qu'en 1865 que le musicologue Ludwig Nohl, qui l'a découverte, décide de la publier. Mais le document est en mauvais état et sa lecture est difficile. Ludwig Nohl se concentre sur la musique, avant d'observer la dédicace manuscrite: il lit "für" (pour), puis un prénom dont seules deux dernières lettres, "se", sont distincte, la suite, pâté d'encre illisible même à la loupe.
              Il fait imprimer "für Elise" quand il publie cette Bagatelle deux ans plus tard, en 1867 et cette charmante mélodie et la simplicité de son exécution lui valent un grand succès dans les salons. Il faut donc lui trouver un nom. On l'appellera la "Lettre à Elise".
                Et nouvel épisode du feuilleton : au journal télévisé, il y a quelquesannées on a dit que cette Bagatelle aurait été écrite pour une amie de Thérèse Malfatti, âgée de 14 ans et qui jouait du piano avec elle, et Thérèse aurait demandé à Beethoven, d'écrire une petite pièce pour piano simple à jouer.
                Est ce vrai?
                 Mais une bien plus grande énigme subsiste : Parmi les lettres retrouvées dans les papiers de Beethoven après sa mort, figure une lettre de 8 pages, écrite au crayon, et ne comportant aucun nom de destinataire ni de date.
                 On l'appelle "lettre à l'Immortelle Bien-Aimée"
                Du fait du récit, on a pu reconstituer la date : 6 et 7 juillet 1812.
                Elle parle d'un grand amour et du désir d'une vie commune.http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Malfati.jpg            Mais personne ne sait à qui elle a été écrite. L'hypothèse la plus souvent avancée est Joséphine de Brunswick, mais, du fait qu'elle était mariée, d'autres pensent qu'il s'agissait de la comtesse Anna-Marie Erdödy, qui était en instance de divorce.
                Certains parlent aussi d'Antonia Brentano, mais elle était mariée, et beaucoup moins intime, semble t'il, ce qui rend cette hypothèse peu probable.

                Mais on a également trouvé dans les documents de Beethoven, ce portrait de femme dont personne n'a pu trouver l'identité. (ci contre).

                 Les amours de Beethoven sont donc complexes et plein de mystères ! D'ailleurs je n'ai pas cité plusieurs relations connues mais qui n'ont eu qu'une durée éphémère, et lui ont aussi inspiré des œuvres et leurs dédicaces. 
                 Mais cela n'empêche pas d'apprécier ses œuvres. 

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  • Pourquoi tant de ruptures

         Comme je vous l'ai dit, je m'étonne de certaines ruptures dans des amours qui n’étaient pas des amourettes, mais avaient l’air de devoir durer et je m’interrogeais sur leurs raisons.
         Je vais donc compléter mon article d'hier, mais en faisant abstraction du coronavirus, qui est une raison nouvelle que l'on n'a pas encorebien analysée.


        Une première constatation : lorsque les deux amours diminuent simultanément de part et d’autre, la rupture est plus facile. On s’aperçoit qu’on se plaît moins, qu’on s’entend moins, qu’on s’éloigne mutuellement l’un de l’autre et puis un jour on fait le constat et on se sépare.
        Ces cas là ne font pas trop mal et donc on ne vient pas trop m’en parler.

        Le cas difficile est celui où l’un aime beaucoup plus que l’autre dont l’amour diminue.
        Il y a des cas où cela vient peu à peu : la vie ne correspond plus à l’évolution de chacun, un mal être, ou une situation étouffante s’installe, celui ou cellequ’on aime paraît soudain distant(e), et vos sentiments restent attachés alors que l’autre fuit : l'amour que vous portez ne rencontre plus d'écho.
        Là on est prévenu, mais on reste parfois aveuglé dans son amour pour l’autre, ou l’on n’y croit pas, on pense que c’est passager.
        Mais il y a des cas où c’est plus soudain, brusque, violent par sa soudaineté.
    Pourquoi.?


        Je pense qu’il y a au départ un manque de communication. Celui qui accumule peu à peu des griefs, ou celui qui tergiverse et hésite, n’en parle pas; l’autre n’est pas attentif et ne fait pas d’effort pour diminuer ces griefs qu’il ne soupçonne pas.
        Quand on se parle qu’on se dit (presque) tout, le bon comme le mauvais, avec calme et sans reproches véhéments, on arrive à percevoir les détériorations de la situation quand il est encore temps, et chacun peut faire effort, redresser la barre à temps.
        Rien n’est pire que celui qui rumine dans son coin et ne dit rien. Avec lui on va au clash à terme.
        Dans le silence de l’autre, il faut parler, interroger, prendre la température, être vigilant.

        Il y a aussi des cas ou l’un écrase l’autre et lui fait subir sa loi.
        Cela peut être une différence importante d’instruction et de culture, ou de niveau financier, ou de réussite dans le métier. Cela on le savait au départ, mais les inconvénients n’apparaissent que peu à peu, quand on vit ensemble.
        Cela peut provenir surtout d’un autoritarisme, d’une volonté de dominer, voire simplement d’un charisme et d’une réactivité beaucoup plus grande, qui font que c’est toujours le même qui entreprend et l’autre qui cède, qui fait des sacrifices, qui peu à peu étouffe dans son coin. Et en général celui qui en est la cause ne s’aperçoit de rien et celui qui subit n’ose en parler de peur de choquer l’autre et de le perdre.
        Là aussi le manque de communication est flagrant.

        Mais le problème peut aussi apparaître alors que les deux protagonistes ont à peu près le même niveau et le même caractère fort.. Seulement ils ne le reconnaissent pas ou ne veulent pas l’admettre. Dans un couple il faut le respect absolu de l’autre, de sa liberté de penser et d’une certaine liberté d’agir à l’intérieur de règles communes.
        Je suis souvent frappé par le caractère “macho” de certains garçons qui souffrent d’avoir une compagne qui les égale intellectuellement, qui soit moins timide et plus décidée qu’eux, de telle sorte qu’elle prend plus d’initiatives.
        Ils ont alors une impression fausse d’être à sa remorque et ils le cachent soigneusement, ayant honte de cela.
        Ils ne savent pas combien au contraire ils auraient de la chance d’être ainsi avec quelqu’un qui peut les comprendre, si elle a le même respect pour lui.

        Très souvent on a beaucoup d’activités communes, on s’entend bien, tout a l’air de baigner dans l’huile, mais on s’éloigne peu à peu intellectuellement et sentimentalement l’un de l’autre, parce qu’on a aussi des occupations différentes, des amis différents, et que l’effort pour faire la conquête de l’autre est passé.
        Aujourd’hui avec l’évolution des moeurs et l’influence des médias, les jeunes ne sont pas conscients de l’évolution normale d’un amour. Pour eux ce devrait être l’excitation permanente de la conquête, l’effort pour plaire et s’occuper de l’autre, la volonté de faire des compliments et d’éviter les reproches, les mots doux, les coups de fils et les SMS plusieurs fois par jour, le souhait de n’avoir que des jours de bonheur et pas des jours de peine à partager.
        Et ils sont déçus quand cette situation diminue, évolue et pour eux c’est la catastrophe de la routine, de la contrainte.

        Autrefois la pression sociale était différente. On savait qu’après l’effervescence de la découverte, venait la vie de tous les jours en commun, avec ses occupations parfois sans intérêt voire contraignantes, avec ses joies et ses peines. On savait que le grand amour du début s’émoussait avec la réalisation de la conquête de l’autre , que ce coté motivant allait être remplacé par une habitude mais qu’il resterait un amour moins fort mais plus profond et un profond attachement pour l’autre, mais qu’il fallait entretenir, et qu’il fallait imaginer et réaliser une vie de couple, faite de souhaits, d’efforts et de réalisations communs. On savait qu'on s'engageait non seulement à s'aimer beaucoup, mais dans une "coopération" pour bâtir une vie commune, pour créer un nid où il ferait bon vivre avec des enfants, pour affronter à deux les caprices de la vie et du métier, et probablement un jour pour vieillir ensemble.

        Aujourd’hui, le jeune qui ne sent plus sa passion croit qu’il n’aime plus, parce qu’il n’a plus rien à conquérir, mais tout à défendre et réanimer en permanence.
        C’est d’ailleurs pour cela que plus de 50% des couples mariés divorcent aujourd’hui. Il ne savent pas vivre ensemble, avec amour mais sans passion, en partageant joies, mais aussi les peines, en se soutenant mutuellement. L'amour sentimental et physique peut être là  très fort, mais cette responsabilité commune de bâtir une vie n'est plus dans les moeurs, et lorsque l'amour faiblit, usé par l'habitude, il n'y a pas d'entreprise, de défi commun, de réalisation qui vous motive et soutienne cet amour et on va vers la séparation. C'est plus la société d'aujourd'hui et l'éducation qui est la responsable de ces ruptures.

        Tendresse, respect de l’autre, de ses idées et d’une certaine liberté, communication et effort de vie commune, de former un vrai couple, ce sont des qualités qui ont fait en partie défaut , car la société et les parents d'aujourd'hui n'ont pas su les enseigner..

        Quand je vois un couple sur le point de rompre, et qui vient m'en parler, j’analyse leurs préférences cérébrales, leurs goûts, leurs valeurs (au sens moral), leurs niveaux respectifs et leurs aspirations. En général je trouve les principales sources de divergence qui ont favorisé leur séparation.
        Mais il arrive que je trouve un couple qui en a fort peu, qui aurait pu s’entendre à merveille, et où la divergence est venue d’une susceptibilité mal placée et surtout d’un manque de communication.
        Je regrette alors beaucoup ce qui s’est passé, j'essaie de leur expliquer que tout n'est pas perdu, mais si je ny arrive pas, je pense que celui qui a rompu, regrettera par la suite, quand devenu adulte et plus réfléchi, quand il aura comparé avec d’autres conquêtes, la vie qu’il ou elle aurait pu mener, avec celle ou celui dont il s’est bêtement séparé.

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  • Pourquoi les couples se séparent ils ?

         J'ai eu récemment les doléances de couples qui n'ont pas supporté le confinement et sont sur le point de se séparer, ayant l'impression que leur entente est finie définitivement.
         Cela me rappelle d'autres cas de jeunes correspondant(e)s de mes blogs, auxquels il est arrivé la même mésaventure, bien que sans coronavirus, et je me pose beaucoup de questions sur l‘origine de ces ruptures et je vais donc revenir sur ce sujet dans des articles, bien que chaque cas soit évidemment particulier.

        La plupart d’entre vous m’expliquent que leur copain a brusquement rompu, alors qu’au contraire, ils faisaient des projets d’avenir pour s’établir durablement. Je connais des cas où c’est au contraire la fille qui a rompu quand on lui a proposé de se marier.
        Beaucoup d’entre vous pensent que c’est la peur tout à coup de s’engager, l’un des deux souhaitant une situation stable et d’avenir, et l’autre hésitant, prenant peur de s’engager à long terme, de ne plus avoir de choix, d’aliéner sa liberté de façon définitive.
        Mais en général la personne trouve des tas de raisons autres pour se justifier (quand elle veut bien le faire), la principale étant que l’amour initial s’est peu à peu éteint, et pourtant, dans presque tous les cas que je connais, il n’y avait pas de tierce personne en cause (fille ou garçon), pas de nouvel amour faisant oublier l’ancien, et rien n’apparaissait dans l’attitude du couple pour laisser présager la rupture.
        Alors un amour ne disparaît pas ainsi brutalement.
        Je dis souvent que chez les jeunes, la plupart des amours ne sont que des amourettes et que la rupture au bout de quelques temps est normale.
        Mais là il s’agissait de jeunes plus âgés, ayant connu déjà plusieurs expériences et qui semblaient avoir des sentiments sérieux l’un pour l’autre et s’entendaient bien.

        Refus de s’engager, c’est ce que je vais essayer d’examiner aujourd’hui.
        Quelles peuvent en être les raisons;?


        La peur de ne pas pouvoir vivre de façon autonome, sans l’aide des parents? De ne pas trouver de travail dans cette période de crise et donc de ne pas avoir une indépendance financière suffisante.
        Plus de la moitié des couples dont je parle avaient au moins un emploi rémunéré, voire les deux.
        La crainte, surtout pour les garçons, de ne pouvoir consacrer suffisamment de temps à leur travail et donc de ne pas progresser assez dans leur carrière.? C’est assez peu convaincant car je pense qu’on peut concilier travail et vie de famille. Et qu’on soit marié ou non, être en couple est de ce point de vue, identique.
        Peur d’avoir des enfants à élever, de ne pas être prêts à cela, à ma connaissance, ils n’en étaient pas encore à parler de cela.
        Crainte d’aliéner sa liberté? Mais ils vivaient depuis plusieurs années ainsi, alors pourquoi une prise de conscience aussi brutale.
        Peur des responsabilités, mais certains en prenaient déjà dans leur famille, dans leur travail ou dans le milieu associatif.
        Peur d’être lié, de ne pas se sentir libre, d’être embarqué dans la monotonie, le train-train, de ne plus pouvoir changer de partenaire. L’envie de faire de nouvelles conquêtes,  de se montrer qu’on peut encore séduire. Cela j’y crois davantage, surtout pour les garçons.
        Regrets d’avoir laissé tomber certaines occupations personnelles, certains amis pour l’autre. C’est vrai et en général réciproque, car c’est une nécessité pour vivre non plus en célibataire, mais en couple.
        Mais pourquoi s’en apercevoir tout à coup alors qu’on était dans cette situation depuis plusieurs années?

        C’est cette soudaineté que me choque, de même que la plupart du temps la fuite en avant de celui qui rompt, qui a une attitude “fourbe” de laisser les choses en l’état, sans donner d’explication valable.

         Pourtant dans une rupture, il vaudrait mieux affronter l’autre, lui donner ses raisons, discuter, car chacun a en général des responsabilités dans l’affaire.
        Identifier les problèmes et les raisons pour lesquelles il y a rupture. C'est le seul moyen pour faire le deuil de cette relation et pour ne pas perdre toute estime de soi pour celui  ou celle qui est quittée, et de ne pas culpabiliser pour celui ou celle qui a provoqué la rupture..

        Alors je me pose la question pourquoi en arriver là ?
    Mais dans certain cas je connais aussi celui qui rompt et j’ai deux cas extrèmes très différents :

        Celui qui tout à coup se rend compte qu’il s’est trompé de personne, que cet amour ne lui a pas apporté ce qu’il souhaitait. Il a l’air très décidé, sans appel, mais quand je lui demande ce qu’il aurait souhaité, ce qu’il n’a pas trouvé et ce qu’il attendait, je n’ai aucune réponse ou des réponses très vagues.
        Le cas où les motifs de séparation ne sont pas évidents. On a assez de tout, pas assez d'autre chose, rien ne va plus. On est mal et pourtant on n'est pas mal ; on alterne des moments de paix avec des doutes et des moments d’hésitation. On ne sait plus ce qui est bien, on souffre de cette mésentente, on ne sait pas trop quoi penser. On en a assez mais tant de souvenirs nous empêchent de faire le pas définitivement.
          Alors, la rupture amoureuses devient plus compliquée, on n’aime plus vraiment la personne, mais on lui est encore très attaché(e), la personne est remplie de qualités, on la respecte vraiment. On voudrait s'en séparer, mais, en même temps, on culpabilise, on ne veut pas lui faire de mal et on tergiverse, ou attend.
        Là je ne connais pas plus les motifs réels, mais je comprends pourquoi cela est arrivé brusquement : on se décide un jour parce quil faut bien le faire, mais le mal datait d’assez longtemps

        Demain j’essaierai d’analyser un peu plus ces processus, et les raisons pour lesquelles la situation se détériore ainsi sans qu’on sache vraiment pourquoi.

    Pourquoi les couples se séparent ils ?Pourquoi les couples se séparent ils ?

    Pourquoi les couples se séparent ils ?

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  • Il ne faut jamais désespérer.


          Je sais bien que pendant les vacances, les amours vont et viennent et que les plus belles amours peuvent devenir des cauchemars.

         Et chaque rentrée il y a toujours une jeune ado qui m'écrit désespérée parce que son petit ami l’a quittée, qui considère que la vie ne peut plus rien lui apporter et qu’après tout elle ferait mieux de ne plus vivre.
        C’est toujours une situation difficile, car on ne comprends pas bien un tel désespoir et on a toujours peur de ne pas être assez convaincant et de ne pas maîtriser la situation. 

        Je comprends bien la douleur qu’on peut avoir quand tout à coup celui ou celle que l’on aime disparaît de votre vie.
        Je sais que le raisonnement a ses limites et que des pensées morbides peuvent venir, parce qu’on ne maîtrise plus le fonctionnement normal de son cerveau.

        C’est pour cela que si quelqu’un a de telles pensées, il faut absolument l’aider tout de suite, essayer de lui faire retrouver la raison, c’est à dire un raisonnement normal et sensé.  
        Parce que si l’on raisonne, on s’aperçoit que la mort n’est pas une solution, je l’ai déjà dit plusieurs fois et je vais me répéter :

         La mort, ce n’est pas une délivrance on ne sait pas ce qu’il y a après : paradis, enfer, néant, et si on franchit le pas et que c’est pire qu’ici ou qu’il n’y a rien, c’est trop tard pour revenir. Il n’y a plus de solution.   
        On ne sait pas avant, combien partir est pénible.
        On a peur avant et on est très angoissé, on hésite et c’est une véritable torture de l’esprit, puis juste après on panique, on se sent partir, on a peur, on ne veut plus, on veut revenir à la vie, on crie au secours, aidez moi, soignez moi et personne n’entend et c’est une souffrance horrible.
        On ne pense pas assez à ceux qu’on laisse à qui on aura apporté le malheur. ceux qui ensuite, se reprocheront toute leur vie de ne rien avoir vu venir, parce qu’on ne leur a rien dit.
        Et il y a bien d’autres moyens plus efficaces et moins dangereux d’appeler au secours.
        On risque, de plus, de rester vivant, mais de rester handicapée, physiquement ou cérébralement pour toute la vie.
        
        Au contraire, à votre âge vous pouvez tout attendre de la vie; vous avez la vie devant vous, vous avez l’espoir de pouvoir tout recommencer plusieurs fois et bien des garçons vous trouveront encore adorables, dans les mois, dans les années qui viennent.
        Vous verrez, quand vous aurez mon âge, que le problème est alors qu’on est trop vieux pour pouvoir changer beaucoup sa vie, recommencer un autre métier par exemple. Et pourtant on a envie de vivre !
        Vous ne vous rendez pas compte de la chance et du potentiel que vous avez, car vous n’êtes ni malade, ni dans une famille pauvre, et vous pourriez avoir tout autour de vous, pour être heureuse.
        Faut il vraiment continuer à souffrir? Ne vaut il pas mieux réagir, se redresser et vivre, quitte à s'appuyer un instant sur quelques épaules plus solides qui voudront bien vous aider à retrouver la sérénité?

        J’ai rencontré sur mon précédent blog  et un peu moins sur celui-ci, beaucoup de jeunes qui étaient dans une situation voisine du désespoir, mais presque toutes ont remonté la pente avec courage, et savent aujourd’hui profiter des petits bonheurs que la vie nous apporte tous les jours.
        Vous qui désespérez, vous devriez les imiter! Il faut beaucoup de volonté, mais c'est possible.

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