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    Une claque est ce si grave ?

              Il se passe bien des catastrophes dans notre monde, que ce soient les guerres et le terrorisme, les intempéries et tempêtes, le changement climatique, les maladies, la faim et la misère.
              Alors quand je vois les polémiques à la télé pour savoir s'il faut interdire par la loi aux parents de donner une claque ou une fessée à leurs enfants, cela me fait rire mais me navre aussi.
               Il y a, dans ma famille, des professeurs et des instituteurs, et évidemment le procès de ce professeur qui a donné une claque à un jeune qui l'insultait, a provoqué quelques discussions.
               J'ai beau avoir une âme de grand père qui aime ses petits enfants , j'ai parfois dans le domaine de l'education l'imprssion d'être un peu “cromagnon.
               Une claque méritée, est ce si grave ?
               J'en ai reçu quelques unes étant gosse, que je n'avais pas volées et j'en serais plutôt reconnaissant à mes parents qui m'ont éduqué le mieux quils ont pu.

               Bien sûr il ne s'agit pas d'enfants battus. Cela c'est anormal et inqualifiable. J'en ai connus aussi; j'ai même aidé certains d'entre eux à lutter contre ce traitement inepte et cruel.
               Je pense que les parents les aimaient certes quand même, mais mal et que leur méthode d'éducation était mauvaise. Certains même, étaient violents au point que leur manque de maîtrise de soi, était à mon avis maladive.

               Je ne pense pas que la claque ou la fessée soit un bon moyen d'éducation.
               Il me semble que cela arrive lorsque l'on est excédé, lorsque le jeune a dépassé les bornes et qu'on ne s'y attendait pas. C'est une réaction justifiée, mais qui prouve cependant que l'on n'a pas su rester calme, se maîtriser suffisamment vite, et on le regrette d'ailleurs ensuite, même si on ne le dit pas - Je le sais, cela m'est arrivé parfois avec mes enfants, mais cela ne m'arrive plus avec mes petits enfants et ce n'est pas qu'ils soient plus sages !
               Donc la claque il vaut mieux l'éviter, mais cela pose le problème de la “sanction”.

               Pour moi, bien que les parents croient avoir fait leur devoir d'éducateur, je considère qu'ils sont aujourd'hui d'un laxisme étonnant. La punition est ce que les parents craignent le plus.
               Certes toute autorité n'est pas répressive : il faut prévenir plutôt que punir, il faut expliquer et convaincre avant tout, mais je pense que l'on ne parvient pas toujours à le faire et qu' il n'y a pas d'éducation sans recours aux sanctions. Il ne faut pas tomber dans l'excès inverse de croire que toute autorité est répressive et que en conséquence il vaut mieux ne pas faire preuve d'autorité. En fait on renonce ainsi à éduquer.

               Le psychiâtre Claude Halmas écrit
    “ ...Un enfant ne naît pas humanisé, il faut qu'il le devienne. C'est l'éducation qui va le tirer du côté de l'humain en le sortant de son principe de plaisir - « je veux tout tout de suite » - et de son illusion de toute-puissance - « je suis le roi du monde ». C'est l'éducation qui va l'amener à tenir compte de l'autre. C'est de renoncement en renoncement qu'il va se civiliser.
    Et c'est là que l'autorité intervient. Le travail des parents sera de lui mettre des barrières et de lui faire comprendre que celles-ci sont infranchissables. Infranchissables, au risque d'une punitîon...
    L'autorité parentale n'a de sens que si elle inclut la sanction. Quand une chose est interdite, il faut l'expliquer à l'enfant. S'il transgresse, lui rappeler l'interdit. S'il continue, en toute connaissance de cause, le sanctionner. C'est le seul moyen pour lui de croire dans la parole des adultes, de comprendre que l'interdit posé est incontournable. Et c'est même rassurant pour lui....
    La punition effraie les parents parce qu'ils n'arrivent pas à imaginer qu'elle puisse être autre chose qu'une violence faite à l'enfant. C'est au contraire en ne le punissant pas qu'on lui fait violence, car on hypothèque ses possibilités de compréhension de l'interdit. .”

               Je dis souvent que éduquer, le latin “educare” c'est conduire dehors : rendre l'enfant devenu adulte, capable de se débrouiller un jour tout seul hors de la protection du nid familial.
               Mais pour cela il faudra qu'il respecte les règles de la société, qu'il n'empiète pas sur la liberté du voisin s'il ne veut pas qu'on trouble la sienne. Comment le fera t'il, si on ne lui a pas appris.?   

               Pour moi, le père ou la mère qui n'aura pas d'autre réponse aux transgressions de son enfant que de lui donner des coups, sera un parent maltraitant, et c'est condamnable, mais celui qui, tout en respectant son enfant, a un jour cédé à l'énervement devant une attitude provocatrice et lui a donné une claque n'a pas commis un acte répréhensif.
               Ce n'est pas destructeur pour l'enfant, mais c'est même important pour sa construction,  pour son éducation. Cest le meilleur moyen de montrer qu'il y a des limites et de lui permettre d'appréhender ce qu'est un autre être humain, dont on ne fait pas tout ce qu'on veut et que l'on doit respecter.

               Je ne dis pas que la claque est une bonne chose, je dis simplement que c'est normal que les parents (voire les professeurs) aient un accès d'énervement et qu'ils n'ont pas à se sentir coupables de la colère qu'ils éprouvent. Je dirais même que la colère, parfois, est saine, à condition toutefois de savoir le maîtriser et de ne pas “péter les plombs”.
               La claque justifiée et exceptionnelle, pour moi ce n'est pas grave.

               Et me direz vous tu as eu des claques toi, étant enfant. Mais oui.
               Quand j'avais une dizaine d'années, Maman et la mère d'une de mes copines, Hélène, nous avaient emmenés à un enterrement et au cimetière. Nous nous embêtions, alors on regardait autour de nous et Hélène me montre une tombe sur laquelle il y avait écrit “ci git dans l'attente de la résurrection Zoé Nomdedieu”.
               On n'a pas idée d'avoir un nom pareil et à l'époque c'était un juron assez mal vu et en plus j'ai pensé à ma girafe rose en peluche qui s'appelait Zoé!  Alors bêtement j'éclate de rire au beau mileu du discours d'enterrement du curé. Clic, clac : une belle paire de gifles. Du coup c'est Hélène qui avait envie de rire, le chameau!.


     

     
     

     
     
     




     




     



     
     
     

     

      


      

     

     
     

     
     
     




     




     



     
     
     

     

     

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    Dialogue avec les parents et les ami(e)s.

              Une correspondante avec laquelle j’échange quelques mails me posait la question des échanges entre ados et parents et me disait  

     « Je m’entends très bien avec ma mère : nous parlons ensemble, mais je ne peux pas tout lui dire, c'est normal, on a tous nos secrets non ? Ce que je ne dis pas a ma mère, je le dis a mes amies, mais c'est vrai que parfois, l'avis d'un adulte est bien plus précieux que celui d'un/une ado... 

    Après tout, chacun est libre de dire ce qu'il veut à ses parents même si parfois il faudrait tout dire ... “

     

     Là est le dilemme, je suis bien d'accord avec ce commentaire : chacun a son “jardin secret” et on ne peut pas tout dire aux parents, ni d'ailleurs aux ami(e)s.

    D'abord les parents ont l'autorité et donc on a peur de se faire attraper et eux sont parfois obligés de faire des remarques ou de punir. Il faut bien élever ses enfants !!!

     

     Alors, quand on est ado, que dire aux ami(e)s, que dire aux parents, quand chercher l'aide d'un adulte.?

     

                Je crois que tant qu'il ne s'agit pas de choses graves, qui risquent de vous apporter des ennuis, des déboires, de grosses difficultés, beaucoup de tristesse, vous pouvez le dire où non à vos parents ou vos ami(e)s. C'est selon vos relations et c'est au fond, sans importance cruciale.

                 Par contre si vous rencontrez une grosse difficulté, que vous avez fait une grosse bêtise et que vous risquez d'être mis(e) en cause, il vaut mieux le dire aux parents (sauf si évidement ils vous battent, ce qui est quand même rare), quitte à se faire attraper. Il faut avoir le courage de ses actes et de ses responsabilités. 

    Et si ce sont des parents normaux, ils vous aideront à vous en sortir.

     

                  Les copains, les amis peuvent vous aider mais sur des choses ponctuelles, qui peuvent se résoudre au niveau de jeunes et qui ne nécessitent pas l'expérience de la vie ou la connaissance des lois et des relations humaines.

                  Je connais une jeune qui aidait souvent ses copines et a eu le courage et la gentillesse d'aller chercher chez le pharmacien une “pilule du lendemain” pour une de ses amies qui n'osait pas le faire (ce qui était idiot, mais la timidité paralyse ..!.)

                   Mais vos ami(e)s ont le même âge que vous et risquent d'être vite dépassé(e)s si vous avez un  gros problème.

     

                    Si les parents sont trop sévères, si vous avez vraiment peur de leur parler d'une chose difficile et qui dépasse l'expérience d'un ado, il faut aller voir un autre adulte : vos grands parents, l'infirmière du lycée, un prof que vous connaissez bien.

                    Beaucoup d'ados se sont adressées ainsi à moi et j'ai toujours essayé de les aider, sans les juger surtout.

                     Il ne s'agit pas de leur dicter leur conduite, mais de les faire profiter de son expérience qui est plus grande avec l'âge, de leur expliquer les points qu'ils ne connaissent pas ou n'ont pas compris, de les aider à chercher des solutions et en prévoir les conséquences, bref de leur donner des éléments de décisions qu'ils ne pouvaient trouver eux mêmes. Mais c'est ensuite à eux de décider, mais en connaissance de cause.

                     Souvent également de les consoler, de leur remonter le moral, de les rassurer et de les aider à reprendre confiance en eux mêmes. Quelquefois de les aider à sortir du précipice.

                     Enfin un dernier point, si vous êtes malade, là il ne faut pas hésiter, il faut en parler aux parents et voir le médecin.

     

    Dialogue avec les parents et les ami(e)s.

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    La plupart des enfants surdoués sont heureux de leur sort.

              Les journalistes et certains psys ont tendance à mettre en lumière tous les ennuis d’enfants « surdoués » malheureux, qui ont des troubles psychologiques à tel point qu’il ne réussissent pas en classe et sont malheureux

     

           En fait il ne faut pas croire qu’il y ait beaucoup de surdoués malheureux; pas plus que chez les enfants moins doués. Et évidemment les psys ne voient que ceux qui ont des problèmes ! La plupart des surdoués sont bien dans leur peau et ont de bons résultats en classe.

     

           Pourquoi un enfant surdoué peut il avoir des problèmes ?

           Une des caractéristiques dominantes des enfants surdoués est leur lucidité, laquelle se manifeste - je l’ai dit dans l’article précédent - par leur faculté de comprendre, dès leur plus jeune âge, les concepts des adultes. 

          Face à toute situation, ces enfants envisagent immédiatement les risques, les possibilités d'échec et de défaite. Cette conscience de tous les instants peut les paralyser. Leur esprit porté vers l'abstraction est également souvent fasciné par la mort, ce qui est une source d’inquiétude et de stress.

         Certes, de nombreux enfants surdoués dominent cette angoisse et obtiennent des résultats brillants dans leurs études. Mais parfois aussi, l'enfant s'engage dans un dangereux repli sur soi et ne réussit plus en classe.

         La peur de mal faire est sans doute la source des résultats médiocres à l'école. L’attitude de retrait résulte vraisemblablement de la peur d'être jugé par les autres enfants. 

         Avec un surdoué encore plus qu’avec d’autres enfants, les écarts entre l'attente de l'enfant et ses résultats, risquent de le conduire dans une impasse dont il ne sortira que très difficilement. Cela explique le grand nombre d'enfants très intelligents que l’on trouve en situation d'échec scolaire. 

         Mais si on ne leur avait pas mis dans la tête qu’ils étaient surdoués, je ne suis pas sûr que l’on se trouverait dans pareille situation. Les parents se sont persuadés que leur gosse était un génie et ils le lui ont tellement dit que l’enfant a fini par le croire. A partir de là, il est persuadé qu’il peut réussir sans rien faire, et même, pour certains d’entre eux plus fragiles, ils se sentent anormaux, et en souffrent. L’âge affectif ne suit pas toujours l’âge intellectuel et certains enfants, en avance intellectuellement, n’ont pas la maturité émotionnelle correspondante.

         Les jeunes surdoués que j’ai connus depuis 5 ans, qu’ils aient des problèmes ou non, m’ont souvent dit qu’ils avaient l’impression, pour leur entourage, d’être des “bêtes de cirque”. C'est complètement aberrant de les traiter ainsi

        

         Un autre risque guette les enfants surdoués ou précoces: celui de développer une fausse personnalité.

          Lorsque l'enfant tient trop à l’estime  de ses parents, il déploie parfois des efforts démesurés pour leur offrir une image qu'il croit être celle qu'ils attendent de lui. Dès lors, il ne se montre pas sous son vrai jour, mais sous le jour qu'il croit apprécié de ses parents. 

         C’est en quelque sorte une “persona” beaucoup trop développée et, si une telle distorsion de la personnalité peut arriver chez n'importe quel enfant, mais le bouleversement de la personnalité est plus profond chez les enfants surdoués en raison de leur empathie surdimensionnée, cette faculté de ressentir très profondément les émotions et les réactions intimes de leurs proches. 

         Si l'enfant discerne le moindre signe de mécontentement chez l'un de ses parents, il ressent ce mécontentement de façon intense et fera tout pour ne plus le faire réapparaître. 

     

          La plupart des enfants surdoués ou précoces connaissent un développement moteur et psychologique harmonieux. Ils peuvent apporter énormément aux autres sur le plan affectif, technique, artistique, sportif ou scientifique. 

          Le principal risque est qu'ils s'ennuient en classe, dès le cours préparatoire. Face à un problème de mathématiques, la solution peut leur apparaître si évidente qu'ils rechignent à en fournir la démonstration.

     En effet un tel élève a, en général, une bonne mémoire, une certaine curiosité intellectuelle, et surtout il comprend vite ce qu’on lui explique et si l’explication est logique et bien faite, il a déjà retenu la leçon et n’a besoin que de faire les exercices demandés.

        Comme aujourd’hui on ne donne plus guère d’exercices, et que de plus l’enseignement est devenu relativement théorique, sans applications pratiques, et l’enfant s’ennuie en classe en ne fait aucun effort pour apprendre et ne s’intéresse donc pas à la classe.

         Pour éviter l’ennui, le plus important est de soutenir leur motivation et leur sens de l'effort, en leur proposant de bonnes méthodes de travail ou des activités supplémentaires pour qu'ils occupent leurs facultés intellectuelles généralement plus vives : activités ludiques, sportives ou artistiques..

         Autrefois on prenait les élèves dans une classe correspondant à leur capacité réelle et il était courant de voir un enfant de six ans sachant lire, écrire et faire les 4 opérations débuter en CE2, s’il était capable de suivre cette classe, mais par contre on lui disait que c’était normal et qu’il n’avait rien d'un surdoué. C'est parce que ses parents s'étaient beaucoup occupé de lui.

         Aujourd’hui, sous un prétexte aberrant d’égalité des chances, on rechigne à faire sauter une ou deux classes aux enfants doués et auxquels on a appris des méthodes de travail et des connaissances, et on leur dit qu’ils sont “exceptionnels”. Rien d’étonnant à ce qu’ils s’ennuient et ne se sentent pas bien dans leur peau.

     

          Une autre notion est assez discutable : des psychologues soutiennent que les enfants surdoués ont une manière de raisonner différente, et que leur esprit va dans des directions différentes, explore en « gerbes », comme un feu d’artifice, foisonne d’idées, est en général créatif car il fait des associations inattendues, et évidemment l’enfant pose des tas de questions.

          C’est souvent vrai, mais ce n’est pas l’apanage des surdoués : tout enfant de préférence cérébrale de perception « Globale » très marquée a un tel comportement, même s’il est moyennement doué.

          Et effectivement l’enseignement « pas à pas » est plutôt fait pour les personnes de préférence « Sensitive » et il peut arriver que l’enfant ait l’impression d’être exclu d’une classe où on ne s’intéressent pas à lui, où il ne fait rien qui l’intéresse, et où il n’est pas à l’aise.

     

          Bref je suis étonné de voir des « surdoués » en échec scolaire. Je ne susi pas sûr que ce soit parce qu’ils sont surdoués. Je pense qu’il y a d’autres raisons qu’on n’a pas vu ou qu’on ne veut pas voir. En général les jeunes en échec scolaire le sont, soit parce qu’ils ne sont pas doués intellectuellement, mais surtout parce qu’ils ne sont pas motivés pour travailler, et/ou qu’on n’a pas su les intéresser à ce qu’on leur demandait d’apprendre, et qu’on avait oublié de les persuader de l’intérêt des études.

         Il est par ailleurs évident que chacun ne peut suivre toutes les orientations possibles et là encore, les professeurs étaient autrefois formés pour aider les jeunes à s’orienter dans leurs études et leur futur métier.

         Il faut reconnaître aussi que la tâche des professeurs est plus difficile aujourd’hui, d’une part en raison de la mauvaise éducation des enfants, et malheureusement de celle des parents, et du fait qu’ils n’ont pas été formés pour se trouver dans de telles difficultés.

     

         Enfin je constate qu’alors qu’autrefois l’élève doué était respecté par ses camarades qui avaient besoin de lui pour les aider, alors qu’aujourd’hui, on le traite bêtement « d’intellectuel » et on se moque de lui. Evidemment les jeunes qui se livrent à ce jeu méchant ne sont pas eux, très intellectuels.

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    Qu'est ce qu'un enfant surdoué ?

        Il m’arrive de recevoir des mails de jeunes ou de parents qui me demandent un avis sur les « surdoués » et les ennuis qu’on leur prédit souvent dans la presse.
        Je trouve que l’on raconte beaucoup d’informations inexactes à ce sujet et je voudrais donc donner quelques précisions qui pourraient intéresser d’autres personnes que ceux qui m’ont écrit et à qui j’ai répondu.
     

     Qu’est ce qu’un enfant précoce et qu’un enfant surdoué pour les psychologue ?

        La définition qu’on donne souvent est liée au QI et pourtant le QI ne teste qu’une partie de l’intelligence et si on fait plusieurs tests à divers intervalles, les scores varient de quelques points. A mon avis, le QI n’est pas une référence suffisante pour classer un individu dans une catégorie s’il n’est pas accompagné d’un bilan psychologique plus important. Il s’agit toutefois de tests de QI rigoureux par rapport à ceux des magazines, et destinés aux enfants, issus des tests initiaux de Binet
            Un enfant doué a un QI entre 110 et 120, un enfant précoce un QI supérieur à 120 et un enfant surdoué un QI supérieur à 130.
            En France les enfants de QI supérieur à 120 représentent environ 6,5 % et ceux de QI supérieur à environ 2 % de la population d’enfants, soit 1 sur 50 environ, ce qui n’est pas négligeable. (la médiane de QI- 50%- est par définition 100).
        J’en ai connus aussi quand j’étais enfant, mais on ne les appelait pas ainsi. On disait simplement qu’ils étaient un peu plus doués que les autres (et encore !) et on parlait d’enfant « précoces » ou « en avance ».
        En fait cette dénomination de “surdoué” date de 1970 et le docteur Ajuriaguerra, définissait alors ce néologisme comme “un enfant qui possède des aptitudes supérieures qui dépassent nettement la moyenne des capacités des enfants de son âge. «

            Il ne faut pas croire qu’un enfant surdoué est un “prodige” comme Mozart, la plupart d’entre eux ne réalisent pas des choses exceptionnelles. Autrefois on disait  simplement qu’ils avaient de grandes “facilités” et probablement un certain “potentiel” et les professeurs les suivaient particulièrement afin de les encourager et de veiller à ce qu’ils se servent de cette capacité favorable.
            En effet autour des années 40, dans la lointaine province ou je vivais (les Pyrénées), tous les enfants passaient en classe vers 10 ans (souvent à l’entrée en sixième) un QI type Binet, qui ensuite servait aux professeurs à adapter leur enseignement et à soutenir aussi bien les meilleurs que les moins bons résultats.

        Les bases biologiques de ces intelligences sont méconnues. On avance souvent deux raisons : un nombre de centres de mémoires tampons plus important et une meilleures myélinisation entraînant une vitesse plus grande de propagation de l’influx nerveux, mais ce sont des hypothèses. D’autres constatations sont faites .
            À l'Université de Lille, Jean-Claude Grubar a montré que le sommeil des enfants précoces comporte des phases de sommeil paradoxal (le sommeil des rêves), plus longues que chez les autres enfants du même âge.
            De plus, on constate que les mouvements de leurs yeux dans les phases de sommeil paradoxal, sont presque deux fois plus fréquents chez les surdoués que chez les enfants du même âge, ce qui est, au contraire. caractéristique de l'adulte.    
            La longueur des phases de sommeil paradoxal et la fréquence élevée mouvements oculaires refléteraient une capacité inconsciente à organiser, pendant ces phases de sommeil, les informations emmagasinées durant l'éveil.
            On constate aussi que ces enfants évaluent mieux que d'autres les conséquences de leurs actes et les risques qu'ils prennent. C'est une question d'entraînement au contact des adultes, et il est probable donc que leur cerveau préfrontal est mature plus précocement. C’est pour cela qu’on les appelait « précoces ».

          Je pense qu’un enfant précoce ou surdoué a certainement certaines prédispositions génétiques ou du moins innées. Mais je reste persuadé que le rôle des parents et de l’éducation et de l’instruction est fondamental.
            J'ai connus des cas précis que je ne citerai évidemment pas.
            Si les parents et les grands parents s’occupent beaucoup de cet enfant, lui apprennent à parler relativement tôt, conversent avec lui, répondent à ses questions, ses facultés se développent tout jeune.
            Si à partir de 4 ans on lui apprend rapidement à lire et à écrire puis à compter et à effectuer les quatre opérations, qu’on le fait dessiner et acquérir des repères spatiaux, il va lire beaucoup et acquérir du vocabulaire et des facultés logiques et de calcul, souhaiter développer ces notions par curiosité et donc se perfectionner en mathématiques très élémentaires et en vision spatiale.
            Rien d’étonnant qu’à 8 ou 10 ans, si on lui fait passer un test de QI, basé sur la logique, le calcul, la représentation spatiale et la connaissance de la langue, qu’il ait un score très élevé. Il n'est pas super-intelligent, il est simplement entraîné et a eu une" éducation précoce".
            C’est un enfant qui avait certes des facilités, mais qu’on a formé avec temps, attention et amour, et qui a développé son esprit et son intelligence par l’exercice, et à qui en plus, cela plaît de le faire, et qui donc, a pris l'habitude de travailler, sans que cela lui en coûte.
            Mais c’est un enfant tout à fait normal et pas une bête de cirque, comme l’on voudrait nous le faire croire aujourd’hui (les médias et les psys, mais aussi quelques parents!).

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           Le dialogue ados-parents est encore moins facile aujourd’hui qu’autrefois; pourquoi?

          J’ai souvent constaté que les jeunes avaient souvent assez peu confiance en eux, surtout les filles, pourtant, on fait tous des erreurs mais ce n’est pas une raison pour ne pas avoir confiance en soi. Les gens heureux ont tendance à avoir un niveau d’estime de soi t élevé. : ils acceptent ce qu’ils sont, rayonnent de confiance, sont fiers de ce qu’ils réalisent.

         Mais la façon dont se forge l’estime de soi, de nos jours, est assez différente de ce qui se passait quand j’étais jeune. Qu’en est il donc aujourd’hui.

     

         Comme autrefois «  l’estime de soi » repose sur l'acceptation de soi, avec une appréciation de ses forces, de sa valeur et le fait de se sentir capable de faire face aux défis  et difficultés de la vie, mais aussi une connaissance de ses défauts et une volonté de les combattre. 

         Mais d’une part la confiance en soi ne résulte pas que de l’estime de soi, et d’autre part, les points de comparaisons pour s’évaluer soi même, ont changé.

     

         D’abord, il est très important pour les jeunes d’aujourd’hui, d’être en accord avec les valeurs de leur groupe, alors qu’autrefois, certes le groupe de copains était important pour nous, mais nous étions beaucoup plus indépendants d’esprit, car nous n’avions pas le bombardement incessant de la télé, de sa pub et d’internet, et nous avions beaucoup plus de temps pour réfléchir, n’étant pris ni par l’ordinateur, ni par le téléphone, qui n’existaient pas (le téléphone fixe était après la guerre, réservé aux professionnels et si leurs parents en étaient dotés, les jeunes n’y avaient pas accès).

         En effet les jeunes ne fondent plus leur estime de soi sur leurs valeurs personnelles, mais plus sur le fait d’être capable d’agir selon les valeurs dominantes de leur environnement culturel, et notamment de leur groupe.

     

         Cependant dans des études faites par des psychologues auprès de jeunes du monde entier, on retrouve des valeurs très classiques, qui sont à la base de l’estime de soi : remplir son devoir, aider les autres, améliorer son statut social, contrôler sa vie.

     Ils ajoutent que dans les pays en développement, Asie, Afrique, Amérique du Sud, où les valeurs de tradition dominent, «faire leur devoir» est très important pour les jeunes, pour se sentir bien avec eux-mêmes.

         En Europe et aux USA, le sentiment «de contrôler leur propre vie», est le plus important, et ce n’est pas toujours facile. 

         Personnellement, au contact des jeunes avec lesquels je correspond, j’ai l’impression que le problème, et l’image qu’ils ont d’eux mêmes, sont beaucoup plus complexes, et que des préoccupations mineures et des rituels de leur groupe et de leur environnement interviennent, avec autant d’importance voire plus que les problèmes cruciaux.

     

           En fait ce que je constate quand je compare ma jeunesse et les temps actuels, je pense que progressivement, nous sommes passés d'une société de règles, où les adultes (parents et professeurs principalement), donnaient des ordres que l’on respectait, car nous pensions d’une part qu’ils nous éduquaient et d’autre part qu’ils nous faisaient bénéficier de leur expérience, à une société de normes plus ou moins explicites, dictées par la mode, les médias et l’environnement des copains.

         Chacun a donc perdu ses repères. Les ados ont gagné en liberté, mais ressentent en même temps des angoisses nouvelles car ils ignorent contre qui ou quoi se heurte, et on constate que 10% d’entre eux ont des velléités dépressives.

     Quant aux parents, ils ne savent pas gérer leur rôle dans cette période de mutation et ont tendance à laisser faire, de peur qu’on ne les aime plus.

         La discussion parents, enfants est souvent inexistante, on n’ose plus aborder des tas de sujets devenus tabous; en classe le lien entre professeurs et une partie des élèves n’existe plus, et l’expérience de la vie des anciens ne sert plus aux jeunes qui se retrouvent seuls face à la vie.

     

         Il faut être conscients que, contrairement à ce qui se passait autrefois, maintenant, du fait des textos, messagerie, réseaux sociaux sur Internet, les adolescents passent désormais plus de temps entre eux qu'avec leurs parents. 

         Cela n'est pas sans conséquences : ils apprennent la sexualité à travers des images plus ou moins pornographiques et surtout ils sont soumis à la pression des médias, de la publicité, de la consommation. La comparaison avec ce qu’a son copain compte plus que ce que l’on a soi-même, et même si l’on est comblé, c’est une catastrophe si on n’a pas une babiole sans importance qu’ont les autres et que vos parents vous ont refusé.

         Les modèles médiatisés sont totalement contradictoires avec ceux que la plupart des parents ont envie de transmettre à leurs enfants : par exemple pour les filles, vouloir plaire à tout prix au risque de devenir objet, et pour les garçons ne voir dans l’amour qu’un passe temps sexuel et se vanter de ses conquêtes, et pour tous, ne pas se respecter, ne s'estimer qu'aux marques que l'on porte, mépriser l’effort et ne penser qu’à profiter de la vie.… Et l'autoritarisme ne sert plus à rien car les adolescents sont plus sensibles aux gains qu'aux pertes. Les punitions ont moins de portée que les carottes.

     

         Ce qui me navre, c’est que, les codes ayant changé, les parents ne voient plus ce qui se passe et les adolescents qui vont mal sont trop souvent sous-évalués, voire ignorés, car ce ne sont pas forcément eux qui font le plus de bruit.

         Je n’ai pas d’action directe sur les jeunes qui m’écrivent, n’ayant que des contacts virtuels, mais je constate que les écouter, leur laisser exposer leurs problèmes car ils sont soulagés de trouver une oreille qui les entendent et ne les juge pas, essayer de les décortiquer avec eux pour qu’ils comprennent mieux la situation et en minimisent les inconvénients et contraintes, les aider à trouver des solutions aux problèmes, voire quelquefois les aider dans leurs difficultés scolaire, arrive à les soulager d’un certain stress, d’une certaine angoisse.

         En fait c’est un rôle que jouaient autrefois les parents et surtout les grands parents.

    Nous avions avec eux des « contrats » de comportement et les deux parties le respectaient, mais ils résultaient d’un dialogue et donc d’une compréhension mutuelle.

         Pourtant c’est sûrement possible encore. Il m’arrive souvent de montrer à certain(e)s de mes correspondant(e)s que ce qu’ils ou elles ont fait était préjudiciable à elles mêmes et aux autres, et de leur montrer qu’on peut mieux faire, et c’est accepté sans acrimonie. Seulement celai intervient après une longue discussion où je les ai écouté(e)s et où j’ai essayé de les comprendre, d’appréhender le comportement de jeunes qui n’ont plus les mêmes valeurs que moi…(encore que souvent ce ne soit pas si sûr….)

     

        Mais même si le monde a changé, il ne faut pas croire que le problème de la jeunesse est nouveau, comme le montrent ces témoignages plutôt alarmistes :

     

    « Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du coeur. Les jeunes gens

    sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d'autre-

    fois. Ceux d’aujourd'hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. »

     

     Citation datant de plus de 3000 ans, découverte sur une poterie d'argile dans les ruines de Babylone.

     

    « Notre monde atteint un stade critique. Les enfants n'écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être loin »

     

     Citation d'un prêtre égyptien, (2 000 avant J.C.)

     

    « Je n'ai plus aucun espoir pour l'avenir de notre pays si la jeunesse d'aujourd'hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible. »

     

     Hésiode (700 avant J.C.)

     

    «  Notre jeunesse est mal élevée; elle se moque de I'autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d'aujourd'hui (....) ne se lèvent.pas quand un vieilIard entre dans une pièce. Ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Il sont tout simplement mauvais. "

     

     Socrate (470 - 399 avant ).C.)

     

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