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    Modification de la loi sur l'IVG promulguée le 2 mars 2022 et publiée le 3 au JO.

              Un rapport de 2020  de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale recommandait de traiter l'avortement comme un droit effectif et de rallonger le délai maximal de 12 à 14 semaine. Après une approbation à l'Assemblée, mais une longue discussion au sénat, le texte a été revu à l'assemblée et promulgué le 2 mars 2022.

              Le délai de 12 semaines était extrêmement critique et il a été rallongé àà 14 semaines. 
              Compte tenu de l'épidémie de Covid et des événements d'Ukraine, de l'augmentation de la vie et de la campagne électorale, ce fait est passé inaperçu.
              Je voudrais faire le point sur le passé.
             
              Le 17 janvier 1975, madame Veil avait réussi, après un long combat, à faire adopter une loi légalisant l’l’interruption volontaire de grossesse, considérée jusque là comme un délit, tant pour la femme que pour le médecin qui la pratiquait.
              Toutefois la loi était encore imparfaite car elle avait eu beaucoup de difficultés à être adoptée.
               Elle imposait trois conditions :
                     - que l’IVG soit fait dans les 10 premières seamines de grossesse, ce qui correspond biologiquement au passage de l’embryon, à un foetus doté d’un cerveau qui assure sa vie (mais non sa viabilité, le foetus ne pouvant vivre extérieurement avant au moins 22 semaines).
                      - des entretiens préalables avec la mère pour s’assurer qu’elle était bien décidée à avorter et pourquoi, et qu’elle n’était pas sous la contrainte du père.
                 Il m’est arrive d’essayer d’aider des jeunes qui avaient des problèmes, et j’ai parfois recueilli les confidences de jeunes filles qui ont dû subir un IVG. Je peux vous dire que c’est assez pénible et notamment ces entretien étaient très éprouvants.
                       - l’IVG était autorisé pour un e femme « en situation de détresse », mais cette clause, faite pour rassurer les opposants était très vague, puisque la loi précisait que c’était aux femmes d’apprécier cette situation, après un examen par le conseil d’Etat en 1980.
                Mais certains médecins et personnes chargées des entretiens essayaient de se servir de cette notion pour dissuader leur patiente.

                Plusieurs étapes ont amélioré la loi :
                En 1992, la réforme du code pénal a enfin mis ce code en conformité avec la loi Veil, en supprimant le fait que l’IVG était considérée comme une dérogation à un délit.
                En 1982 un remboursement partiel a été mis en place, mais il a fallu attendre 2013 pour que ce remboursement soit remboursé à 100 % à toutes les femmes.
                En 2001, le délai était porté de 10 à 12 semaines et les entretiens préalables très pénibles moralement,  ont été supprimé, du moins leur obligation, qui retardait l’opération, ce qui était très dommageable car si l’IVG peut être pratiquée par voie chimique (une pilule analogue à la pilule du lendemain, qui a été mise en vente en 1999), pendant les 7 première semaines, il faut ensuite une petite opération chirurgicale, au de la de ce délai.
             La suppression de la notion de détresse ne change pas grand chose en pratique, mais c’est symbolique et cela empêche de mal utiliser cette clause. En fait les partisans anti-IVG ont fait beaucoup de bruit pour peu de chose, ce qui montre bien leur manque d’objectivité.

              De 1976 à 2001, il n'y avait pas de statistiques hospitalières et médicales coordonnées et les évaluation du nombre d'avortements a été évalué par l'Institut National d'Etudes Démographiques (INED). Leur nombre de 245 000 les premières années avait baissé à 206 000 en 2001. Par la suite à partir de 2002, des statistiques médivacles on fourni des éléments fiables.
               On constate que le nombre d'avortements est relativement stable et oscille en général entre 200 000 et 220 000, (en 2021), avec de exception un minimum de 197 800 en 2015 et un maximum de 232 200 en 2019/.
                Le nombre d'IVG pour 100 naissances oscille entre 26,5 et 30,4 et la proportion pour 1000 femmes de 15 à 49 ans entre 14,2 et 15,7

                Personnellement je pense que cette nouvelle loi est une bonne chose, mais qu’elle ne résout pas les problèmes.
                 Certes l’IVG est un progrès par rapport au avortements clandestins qui mettaient la vie des femmes en danger, mais il reste une opération pénible physiologiquement, et beaucoup plus éprouvante qu’on ne croit, psychologiquement. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de le constater en écoutant des jeunes que j'essayais d'aider..
                Je trouve donc que les pouvoirs publics ne mettent pas assez en avant que l’IVG ne devrait être un recours que lorsque la contraception a échoué, et il n’y a pas assez d’effort fait en faveur de la contraception.
               Certes il y a eu des progrès car  il est indispensable que la contraception soit gratuite pour les mineures (visite médicale + médicament) sans passer par les parents s’il y a problème avec eux.i pour les étudiantes qui doivent financer leurs études (bourse ou travail) et pour les chômeuse.
               Un nouveau progrès a été réalisé par la prise en charge par la sécurité sociale, depuis le 1er janvier 2022, de la contaraception pour les femmes jusqu'à 26 ans. (pilules de génération 1 et 2).

               Mais surtout l’information est extrêmement mal faite, tant pour les filles que pour les garçons, notamment au collège ou au lycée, et il existe des croyances totalement aberrantes. Il n’y a pas non plus assez de lieux de conseil , car la pilule n’est pas toujours le moyen le mieux adapté et les autres moyens sont peu connus.
               Je crois que l’on devrait montrer aux jeunes (filles et garçons, lesquels n’ont aucune idée du problème), que l’IVG n’est pas un moyen de contraception, mais une opération pénible lorsqu’on ne peut faire autrement, mais que la contraception lui est bien préférable.
               Enfin il est anormal que des médecins, même catholiques, aient des réticences à conseiller les femmes en matière de contraception.

               Quant aux détracteurs de l’IVG, qui sont souvent les mêmes que ceux du mariage pour tous, j’estime qu’ils ont parfaitement le droit de penser qu’on ne doit pas être homosexuel, ni utiliser l’IVG ou la contraception, si leurs valeurs les en empêchent, mais qu’ils appliquent cela à eux mêmes, et qu’ils laissent les autres libres d’avoir d’autres valeurs et une conduite différente, tout en respectant les lois de la République.
               Quelque soit leur religion, les intégristes qui veulent imposer à tous leur principes, semblent pour moi, des gens intolérants et des égoïstes, et dans bien des cas, des gens dangereux dénués de scrupules et recherchant le pouvoir sur les autres, ou des gens qui sont dénués d’une « intelligence sociale », pourtant indispensable pour vivre en société., complément indispensable de l’intelligence classique (QI).
     
     

     

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  • « Egalité » ou « Equité », ce n’est pas pareil.

     « Egalité » ou « Equité », ce n’est pas pareil.          



     

                Je discutais récemment avec une jeune correspondante sur les problèmes d’égalité homme-femme et elle me parlait des réflexions de certaines de ses camarades.
    Elle s’étonnait de leur manque de bon sens et je suis bien d’accord avec elle.

                Le mode actuellement dans ce domaine, c’est de prôner une stricte égalité entre hommes et femmes, une égalité mathématique sans d’ailleurs en préciser les conditions : autant de femmes que d’hommes dans tous les métiers et tous les postes, donc égalité des salaires, éducation et formation identiques, féminisation des noms de métiers, mêmes droits dans la vie, ce qui est normal, mais même façon de vivre, ce qui est idiot car chacun peut choisir quelle est la sienne.…
                Cette doctrine de quota mathématiques, serait excellente si les femmes et les hommes étaient des robots, parfaitement identiques, sauf dans leur aspect physique extérieur. Mais ce n’et pas le cas : chaque être a un cerveau différent, il s’est développé différemment par apprentissage auprès de ses parents et à l’école, il a une expérience différente de la vie, il a donc ses goûts, ses sentiments, ses aptitudes, ses aspirations propres quant à la vie qu’il voudrait mener. Alors imposer que tous aient le même traitement est absurde.
               De plus hommes et femmes sont physiologiquement différents, notamment au plan hormonal, et cela influe sur leur personnalité et leurs désirs. Et notamment c’est la femme qui fabrique pendant neuf mois, met au monde, et joue un rôle privilégié auprès de ses enfants. Sur le plan professionnel, cela constitue plutôt un handicap. Si l’homme était un hippocampe, ce serait lui qui élèverait ses nouveaux nés dans sa poche.
                Prôner une égalité mathématique est donc un manque de bon sens; certes il y a des inégalités certaines, mais ce qu’il faut mettre en place pour les éviter, ce n’est pas une égalité, mais une « équité ». il faut que dans les mêmes conditions, la femme et l’homme soient traités de la même façon.

                Parlons salaires d’abord. 

               Je suis tout à fait d’accord que dans des conditions identiques, homme et femme doivent avoir le même salaire. Mais la télévision, les journalistes parlent le plus souvent de « salaires moyens ». Cela ne veut rien dire car les populations concernées ne sont pas statistiquement comparables.
               Il faudrait comparer à poste égal et il ne s’agit pas de la simple dénomination du poste, mais de son contenu, des responsabilités qui sont confiées. En entreprise certaines méthodes existent pour évaluer les postes et leur donner une cotation. A cotations égales de postes, les salaires de base homme-femme devraient être égaux.
                Mais ensuite dans toute entreprise (et même chez les employés de l’Etat), en plus des niveaux de cotation de poste, le salaire comporte une part qui dépend de la façon plus ou moins bonne du titulaire de remplir ses fonctions dans le poste. Et il est normal que celui qui remplit le mieux le poste, qu’il soit homme ou femme, ait un salaire plus élevé.
               Par ailleurs les salaires d’entreprises différentes ne sont pas les mêmes et là encore, il faut en tenir compte dans les comparaisons.
                Je suis d’accord que souvent les salaires des femmes dans des conditions voisines, sont moins élevés que ceux des hommes et cela est anormal, mais la comparaison n’est pas évidente car on doit s’assurer que les conditions sont vraiment voisines. C’est cela l’équité.
                Cela est possible : dans l’organisme où je travaillais, nous avions une cotation des postes, des objectifs et une évaluation des services rendus, et tous les ingénieurs et techniciens que j’avais sous mes ordres, étaient traités de façon identique, qu’ils soient hommes ou femmes.

                Parlons ensuite responsabilités dans les entreprises:

                On dit souvent que les femmes n’ont pas accès aux mêmes postes de responsabilité que les hommes. Ce n’est pas entièrement exact. Je connais des femmes PDG d’entreprises importantes, où qui ont des responsabilités de postes importants.
               Mais c’est aussi exact qu’elles ont eu plus de mal à y accéder (et elles n’en n’ont que plus de mérite), car elles ont souvent évolué dans un milieu où la majorité des postes de responsabilité étaient tenus par des hommes. Au fur et à mesure que les femmes occupent un nombre de postes plus important, le nombre de celles qui accèderont à des postes de direction sera plus élevé.
               Car, au départ par exemple, le nombre d’ingénieurs d’un sexe donnéqui arrivent à des postes élevés est plus important si, au départ le nombre d’ingénieurs de ce sexe était plus important dans l’entreprise. Or il y a dix ou vingt ans le nombre de femmes ingénieurs était faible.
               Cependant cela dépendra de la nature des postes en cause, donc des compétences et des formations des personnes, et il est évident qu’il y a des postes et des métiers où les hommes sont plus nombreux et vice versa, certains où ce sont les femmes qui réussissent le mieux.
               Notons deux faits : les femmes qui sont arrivées à de très hauts postes de responsabilité l’ont souvent fait aux dépends de leur vie familiale, et de façon générale, une femme se sent d’avantage responsable qu’un homme de la vie de ses jeunes enfants.
               Un certain nombre de femmes ont donc préféré privilégier leur vie familiale plut^t que d’assumer des responsabilité trop éprouvantes en temps et en stress.

                Voyons maintenant le problème des métiers :

                L’un des arguments fréquents des féministes est que le nombre de femmes ingénieurs est nettement moindre que le nombre d’hommes. C’est exact mais cela est beaucoup moins vrai que lorsque j’étais jeune ingénieur. A l’époque il y avait moins de 10% de femmes. Maintenant leur nombre varie, selon les métiers entre 25 et 40%.
               Pourquoi ce faible nombre et cette forte augmentation?
               Lorsque j’étais jeune le nombre de jeunes filles qui passaient le bac C, (équivalent de S) était faible (10% et 90% de garçons) et en préparation des écoles d’ingénieurs la proportion était la même et bien moindre encore dans celle des grandes écoles 2 à 3%(Polytechnique où seuls les hommes étaient admis, Normale sup sciences, Centrale…)
               Maintenant selon le nombre de filles en bac S est de l’ordre de 40%, et souvent elles réussissent mieux que les garçons parce que plus travailleuses. Il y a donc beaucoup plus de filles dans les classes de préparation d’ingénieurs et donc dans les écoles et les métiers d’ingénieurs.          
             Mais à l’inverse il y a des métiers où les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Pour les métiers de bon niveau, il y a maintenant plus de femmes médecin, sage femme, infirmière, des métiers de la mode et peut être dans les métiers juridiques. et ceux de l’enseignement.
               On trouve de plus en plus de femmes dans des postes importants politiques, dans l’armée, la police, le notariat, les vétérinaires, la mécanique et le bâtiment où il y a trente ans il n’y avait que des hommes.
               J’ai parlé des métiers de cadres. Si maintenant je regarde le monde des ouvriers et des employés, les différences hommes-femme que l’on constate sont souvent dues aux aptitudes. Il y a par exemple plus de chauffeurs de poids lourds hommes, parce qu’un nombre important de ces véhicules demande plus de force, et à l’inverse plus de femme dans les métier de monteur électronique ou de la couture, car ce sont des métiers demandant une grande attention, une plus grande dextérité et minutie, et que les femmes y sont meilleures que les hommes.

                 J’ai jusqu’à présent parlé des aptitudes et de la formation, mais il faudrait peut être tenir compte des envies, des souhaits. Certes ils sont en partie conditionnés par des préjugés ou par les opinions des parents, mais ce sont tout de même des sentiments légitimes. On ne va pas tout de même empêcher une jeune fille de choisir un métier où il y a plus de femmes ou de ne pas aimer la physique ou les maths et de ne pas vouloir faire un métier scientifique, sous prétexte qu’il n’y a pas assez de femmes dans ce domaine.

                Quelques mots enfin de la mode qui consiste à féminiser les noms de métiers des femmes, par rapport au nom masculin du métier.

                 Une exigence que je trouve absurde est la volonté de beaucoup de femmes et surtout des médias, de vouloir féminiser les noms des métiers et de vouloir être "auteure" ou "professeure".
                J'ai connu une entreprise où certaines voulaient qu'on les appelle "ingénieure en cheffe  ou "ingénieure générale", ce qui faisait rire, non seulement les hommes mais beaucoup de femmes quand elles allaient voir leur "cheffe de service". 
               Ce n'est pas logique : si les femmes revendiquent les mêmes postes, les mêmes responsabilités et le même travail que les hommes, elles devraient revendiquer la même appellation et pas une appellation féminisée qui a l'air de supposer un métier un peu différent, que l'on supposera évidemment avec mauvais esprit, au rabais et dévalué.
                Mais évidemment il ne s'agit pas de modifier la langue française quand les métier en "eur" deviennent un métier en "rice" (directeur -directrice), ni de masculiniser certains métiers et de parler de "vétérinair" pour un homme.

    « Egalité » ou « Equité », ce n’est pas pareil.

     « Egalité » ou « Equité », ce n’est pas pareil.

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  • La natalité en France.

             Quand on est âgé comme moi, et qu'on a connu, étant jeune, une société très différente de celle d'aujourd'hui, c'est toujours intéressant de rechercher comment elle a évolué.

              Une des caractéristique qui a évolué, est la natalité.
              Certes les cent ans précédents étaient une vrai révolution, notamment en raison des progrès de la médecine, qui ont permis de réduire considérablement la mortalité infantile. 
               La natalité a beaucoup moins évolué depuis 70 ans, mais son évolution a cependant été nette et je vais essayer de voir les principales évolutions à partir d'articles de l'INSEE et de l'iNED (Institut National d'études démographiques.

               La France est le pays d'Europe qui a la plus forte natalité : 1,9 enfant par femme; vient ensuite l'Irlande et la Suède. La natalité la plus faible en Espagne, Italie, au Portugal et à Chypre : 1,32.
               Dans le monde les taux de natalité les plus élevés sont ceux des pays africains : entre 4,7 et 7,2 pour le Niger. La plupart des pays arabes ont une forte natalité entre 2,5 et 3,5. L'Inde est à 2,3. Les USA et le Royaume Uni sont à 1,8. et la Chine à 1,6; le Japon à 1,4. Ferment la marche, Singapour, Hong-Kong et la Corée du Sud avec 102 enfants/femme.
               Un graphique intéressant est une projection dans l'avenir (2100), de la population mondiale :

    La natalité en France.

               Si nous examinons la situation en France, nous voyons d'abord que la fécondité des femmes relativement augmenté depuis 1994, même si elle a un peu baissé ces dernières années :

    La natalité en France.

               mais que le nombre de naissances, qui avait fortement diminué dans l'entre-deux-guerres, avait fortement augmenté dans la période 1950-70 et se maintenait actuellement :

    La natalité en France.

               Une évolution intéressante de la société est un âge plus élevé auquel la femme a son premier enfant.(graphique ci-dessous) Toutefois le phénomène se stabilise depuis 10 ans.

    La natalité en France.

               D'après l'Institut National d'Etudes Démographiques, les raisons de ce vieillissement sont essentiellement sociologiques. et résultent de la conjugaison de plusieurs facteurs : l'allongement de la durée des études, la progression de l'emploi féminin, le souhait croissant des femmes de ne mettre des enfants au monde qu'une fois installées dans la vie, avec des diplômes, un emploi stable, un logement et une vie de couple.
              Par ailleurs, la diffusion de la contraception aurait contribué au retard en réduisant la fréquence des grossesses non désirées, notamment aux âges jeunes.
                Une autre raison vient encore accentuer ce phénomène : la facilité des couples aujourd'hui à reconstruire un foyer après l'échec du premier ou même du deuxième. Il est en effet fréquent que les familles recomposées (qui seraient quelque 2 millions aujourd'hui) donnent naissance à de nouvelles fratries, à un âge nécessairement repoussé. Selon l'Insee, 728 000 familles recomposées ont un enfant, 275000 ont au moins 3 enfants et environ 350 000 enfants sont nés après la recomposition familiale et 90 % des femmes de famille recomposée ont plus de 30 ans.
               Un graphique intéressant de l'INSEE est l'âge du premier enfant en fonction du niveau d'études :

    La natalité en France.

                Toutefois il existe une limite biologique, notamment la ménopause, et es sociologues, démographes et médecins estiment que les 4 % de naissances actuelles qui surviennent après 40 ans, ne pourront augmenter énormément.
                Le recul de l'âge de la maternité n'est pas une spécificité de la France qui, selon les études, se situe dans la moyenne européenne. Elle est même battue par les Pays-Bas, l'Irlande, l'Italie ou encore le Luxembourg
                Les futures mères fument moins; 17 % le font au troisième trimestre de grossesse, contre 25 % en 1995, mais par contre, bien que un excès de poids soit néfaste pour la santé de la mère et du bébé, 17,3 % sont en surpoids et 9,9 % obèses, (ces chiffres étaient de 15,4 % et 7,4 % en 2003).
               Toutefois, en 2019, la santé des mères et des bébés est toujours satisfaisante, et 60 % des femmes allaitent au sein exclusivement contre 40 % en 1995..

                Enfin, situation négative, du fait de l'augmentation des divorces et des séparations, sur les 8,0 millions de familles avec enfants de moins de 18 ans, 1,9 million sont des familles monoparentales, soit 23 %, et beaucoup d'entre elles sont dans une situation économique difficile..

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