• L'opinion d'autrui est elle si importante ?

                 Il est certain que, lorsqu'on est un vieux singe, comme moi, on a reçu une éducation il y a bien longtemps, et on a ensuite mis en mémoire des tas de souvenirs au cours de sa vie. On a donc parfois du mal à réagir comme les jeunes d'aujourd'hui et certaines réactions de ceux-ci m'étonnent toujours.
                 J'ai par exemple du mal à comprendre pourquoi vous attachez tant d'importance à l'opinion d'autrui, et à celle de vos camarades en particulier, au point de faire parfois d'énormes bêtises du fait de cette attention exagérée.
                Certes se moquer complètement de l'opinion des autres serait être asocial, égoïste et extrêmement prétentieux. Mais en faire sa religion est un excès tout aussi regrettable.

                 Je pense que c'est en partie une question de mode et d'influence du multimédia : des images diffusées par la télévision d'une part, et des réseaux sociaux et smartphones d'autre part.
                Etant ado, certes mes camarades comptaient pour moi, j'avais des contacts nombreux, mais réels (parfois même physiquement rugueux). Cela dit, je ne me sentais pas orphelin lorsque je n'étais pas avec eux, et je ne m'ennuyais pas le moins du monde. Effectivement le téléphone portable et la messagerie ne nous manquaient pas et nous aurions même trouvé cela horripilant, de ne pas pouvoir ainsi être tranquille une seule minute.

                Et d'une part je ne passais pas mon temps à regarder (et envier) ce qu'ils avaient (au contraire on essayait d'avoir des choses différentes, ce qui nous donnait plus de possibilités tous ensemble).
                D'autre part si mes camarades avaient une certaine opinion sur un sujet donné, je ne me sentais pas obligé de la partager et j'avais mes propres raisons et mon libre-arbitre.
                Bien sûr je préférais qu'ils aient une bonne opinion de moi, plutôt qu'une mauvaise, mais l'image que je donnais de moi n'était vraiment pas une grande préoccupation et mes actes étaient rarement conditionnés par ce souci.
                Enfin, conséquences de la guerre sans doute, nous avions très peu d'argent de poche et de ce fait, nous étions forcés d'avoir le sens de la valeur des choses, et de l'effort qu'il fallait fournir pour les obtenir.
                La vie était certes plus difficile et moins attrayante, mais paradoxalement, je crois que nous étions plus heureux.

                 La première attitude qui m'étonne aujourd'hui, c'est votre envie quasi générale et irrépressible de posséder la même chose que le voisin ou même mieux que lui. Posséder, même des choses inutiles est devenu une compétition. C'est la société de consommation.
                Il vous faut le plus souvent le dernier smartphone, avoir un micro-ordinateur plus performant, des chaussures et vêtements de marque, pas forcément parce que vous en ressentez l'utilité, mais surtout parce que vos copains viennent de les avoir.

                Il faut avoir autant d'amis qu'eux sur facebook, avoir comme eux (ou elles) une (ou un) petit(e) ami(e), aller plus loin dans les niveaux des jeux sur internet, avoir chargé les mêmes musiques et les mêmes films (même s'ils ne sont pas à votre goût).
               Bizarrement la seule envie que vous n'ayez pas souvent c'est d'avoir de meilleures notes qu'eux en classe. Ce n'est pas étonnant car la compétition générale de possession et les réseaux médiatiques, vous prennent tellement de temps que vous n'avez pas assez de temps à consacrer aux études. Autrefois celui qui travaillait bien, n'était pas traité d'intellectuel par ses camarades, qui avaient trop besoin de lui pour les aider dans leurs devoirs.

                Cette mode a deux inconvénients :
                           - le premier est que c'est très onéreux et donc vos parents réagissent contre ce gaspil-lage dangereux, qui voudrait que tout le monde dépense comme les plus riches, sans en avoir les moyens. Les conflits avec les parents, même laxistes, sont nombreux de ce fait.
                            - le second inconvénient tout aussi regrettable, est que cela ne vous rend pas plus heureux, au contraire.
               Souhaiter sans cesse du nouveau, l'avoir sans effort et presque sans l'avoir désiré longtemps, fait que l'on se lasse vite de ce que l'on a, parce qu'on désire tout de suite mieux, ou le joujou suivant. Un désir permanent de possession devient une addiction, comme une drogue, créant manque et souffrance.
                Mais il est certain que les médias avec leurs publicités et les films et téléfilms, ainsi que la sortie incessante de nouveaux modèles, font de nous tous des otages de la société de consommation.

                 La deuxième attitude qui m'étonne aussi de la part des jeunes, c'est l'importance qu'ils accordent à leur image au regard des autres.
                Certes, là encore, un minimum est nécessaire.

                Il y a toujours dans un groupe, quelques vantards, des Tartarins de Tarascon, mais cette tendance est aujourd'hui généralisée, de vouloir épater copains et copines.
                Il faut se vanter de ses exploits, pratiquer des sports, non pour se faire plaisir et soigner son corps, mais pour faire des performances dont on puisse se vanter, raconter ses aventures sentimentales et donc en avoir beaucoup, montrer ses dessins et écrire des romans, même si on n'est pas doué et qu'on ne trouve pas de plaisir à les réaliser, fumer même si on sait que c'est dangereux.
                Le pire c'est que lorsqu'un copain vous dit "t'es pas cap de faire cela", là vous foncez tout droit pour le faire, sans vous soucier des conséquences possibles. On veut faire des exploits en skateboard, en trottinette, en planche à voile (mais la planche, c'est ringard!) mais mieux en windsurf, (gare aux membres cassés), en moto, voire en auto, on va faire du hors-piste, on se saoule aussi pour faire comme le copain ou on fume un joint, et on conduit ensuite.... et c'est l'accident.            C'est aussi la grosse bêtise que l'on fait pour pouvoir filmer l'exploit avec son téléphone portable et pouvoir le montrer aux copains ou le publier sur internet.
                La seule image qui ne vous intéresse pas c'est celle du bon élève en classe, sans se rendre compte que l'instruction, c'est ce qui rend intelligent, et donne quelques chances d'avoir un métier, par ces temps affreux de chômage.
                 Les actions, heureusement rares, (mais trop fréquentes aujourd'hui alors qu'inexistantes autrefois sauf par quelques fous échappés d'asiles), que je ne comprends pas du tout, c'est lorsqu'un jeune frappe son professeur ou ses parents, voire les blesse sérieusement, lorsqu'il blesse ou même tue un camarade ou une petite amie, avec un couteau ou une arme à feu, et souvent pour un motif futile, ou lorsque un ou des garçons violent une fille. Les jeunes en question ont l'air sains d'esprit et ne sont pas des idiots complets, alors que peut il se passer dans leur tête, pour avoir ainsi des comportements d'animaux sauvages.?
                Je comprends qu'étant ado, vous n'ayez pas encore d'expérience de la vie et que vous vous laissiez entraîner dans des comportements moutonniers. Le problème, c'est que cela devient une habitude, et je constate que des jeunes maintenant adultes , ont ce même comportement, car ils ne peuvent s'en débarrasser?. C'est devenu une seconde nature. C'est cela qui m'inquiète pour l'avenir.

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  • Dialogues de bambins avec leur institutrice.

    J’aime bien les mots d’enfants; ils sont souvent pleins de naïveté. L’Internaute en a publiés, dialogues avec leur institutrice, qui m’ont fait sourire et je vous les retransmets en intermède :

              Le travail, c’est la santé, mais c’est fatigant :

    C’est pas juste, tu nous donnes toujours du travail et nous on te voit jamais travailler !

    Mes mains sont trop petites pour travailler !

    Faut que tu arrêtes de me faire travailler sinon je n’aurai plus de forces pour jouer à la récré.

    - Thomas, tu ne m’écoutes pas, tu es dans la lune
    - N’importe quoi !. Je ne suis pas dans la lune, je suis dans la classe avec toi.


              Parfois on est un peu amoureux de son instit :

    Moi de toutes façons, je vieillirai jeune alors que toi, tu vieilliras vieille.

    T’es belle, je voudrais bien t’épouser. Mais je sais que je suis trop petit. Mais qua,nd je serai grand ce ne sera pas possible : tu seras vieille et tu ne seras plus belle.


              On doit faire des travaux pratiques :

    - Ton dessin est très beau. Dis moi ce que tu as pris pour le faire
    - J’ai pris cette main là !

    - J’ai demandé de dessiner un carré et toi, tu as dessiné un rond
    - C’est pas grave, j’ai bien dessiné un carré, mais j’ai seulement oublié de mettre les coins.

    - Les moutons vivent dans la bergerie et les cochons ?
    - Dans la cochonnerie.


              On n’est pas toujours sage :

    - Je ne supportes plus les bavardages et tout le bruit que vous faites
    - Moi et Antoine on ne fait que le bavardage. Le bruitage c’est les autres

    Pourquoi quand il y a une bêtise de faite en classe, tu me demandes toujours si c’est moi ? Je fais peut être des bêtises, mais je ne suis pas le seiul; et les autres ils m’aident aussi.


              Et parfois il y a un incident :

    - Où est ce que tu t’es fait mal?
    - Au genou de mon pantalon.

    Je suis tombé en courant dans la maison. J’ai eu un trou à la jambe et j’ai même eu des points de soudure


              Et puis un gosse, c’est logique

    On a fait un sapin de Noël hier; on lui a mis son déguisement de Noël
    On l’a beaucoup enguirlandé.

    - Mais c’est fantastique, tu sais déjà nager ! Où as tu appris?
    - Ben, dans l’eau.

    Je veux bien du gâteau au chocolat, mais tiu peux enlever le gâteau, moi je n’aime que le chocolat

    - Pourquoi tu as un gros ventre ?
    - Parce je porte mon bébé dans mon ventre. Ta maman aussi elle t’a porté ainsi.
    - Ah non, ma maman à moi, elle a utilisé une poussette. C’est plus commode.

    Comment cela se fait il que le Père Noël travaille encore; il est bien trop vieux
    Grand père est beaucoup moins vieux et il est déjà en retraite.

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/PetitPoucet.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/37979chat.jpg

               Quand j'étais gosse, ayant eu la chance que ma grand-mère m'apprenne à lire à 4 ans, je dévorais des livres et notamment des livres de contes (mais aussi les Jules Vernes, mais c'était aussi de l'extraordinaire)
    .           Adulte j'en ai lu à mes enfants, avant qu'ils ne les découvrent eux mêmes, puis à mes petits-enfants. Mais cela fait longtemps que je n'ai pas eu ce plaisir et je le regrette. Mes arrières-petits-enfants sont encore trop petits.
              Ce qui se passe dans les contes est assez différent de la réalité, cela vous le savez bien. Certaines lois physiques sont évidemment transgressées (les bottes de 7 lieues), des miracles s'accomplissent en réalisant des vœux, les princes charmants existent, et des transformations exceptionnelles ont lieu (citrouille carrosse).
                Cependant si les mondes des contes sont plus étonnants que la réalité, ils ne sont pas plus vertueux pour autant et on y retrouve facilement tous les pêchés capitaux et les dangers de notre vilaine Terre.

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               Mais on se pose moins de questions sur certains aspects psychologiques des personnages de contes et j'ai toujours été admiratif devant leurs qualités.
                Le petit Poucet se sent responsable de ses frères, comme s'il était adulte malgré son jeune âge, il est assez imaginatif pour trouver l'idée de semer des petits cailloux, et quand il trouve les bottes de 7 lieues, qu'il n'avait jamais vues auparavant, il sait à quoi elles servent et il sait s'en servir sans consulter une notice ! Même à mon âge, (presque çà), je ne sais pas faire cela, j'ai souvent besoin de consulter les notices de mes appareils!!
             Ces personnage ont une stratégie imaginée à l'avance : par exemple le chat botté sait qu'il va aller voir l'ogre pour le forcer, par vantardise, à  se transformer en souris pour pouvoir le manger.    
              En général on les considère comme des personnes très intelligentes etelles savent réfléchir à ce qu'elles vont faire et les fées et bons génies leur donnent des conseils ou leur enseignent leur expérience d'adulte. La fée conseille à Peau d'Ane de demander une peau d'âne à son père et beaucoup de récits mettent en valeur des préceptes moraux : la princesse de Riquet à la Houppe respecte ses engagements et Riquet et elle, faisant preuve d'altruisme, échangent beauté et intelligence. Le petit chaperon rouge aime beaucoup sa "mère grand" ! 
               Ce qui m'amuse par contre; ce sont les interprétations tout à fait délirantes, des psys férus de psychanalyse, qui voient dans l'aventure du chaperon un chemin initiatique de l'adolescente au seuil de la puberté et dans le loup qui l'attend dans le lit de sa grand-mère qu'il a mangé, un prédateur sexuel; et de l'absence des pères, souvent réelle dans les contes, resurgit le complexe d'œudipe (vaste fumisterie pour les neurobiologistes) et le Prince charmant de la Belle au Bois dormant, est évidemment le résultat de ce transfert de l'amour pour le père. 

    Les vieux contes n'ont plus cours au temps d'internet !

                Ces vieux contes n'enchantent plus les jeunes qui leur préfèrent Harry Potter, et là, si les pouvoirs magiques sont plus que jamais présents, (j'aimerais bien me déplacer à cheval sur un balais au dessus des embouteillages parisiens !), Harry a des parents qui ne s'occupent guère de lui, ne sait pas à l'avance ce qu'il doit faire, découvre bien des choses par lui-même, malgré l'enseignement de son collège de sorciers, et il doit découvrir peu à peu, dans un long parcours initiatique, les règles d'un monde incompréhensible.
               Au fond, il est plus près de la vie actuelle des jeunes.
                D'abord l'image a remplacé le texte et le conte est du cinéma et moins sur le papier, avec évidemment une démarche différente, faisant davantage appel à la vue qu'aux mots et avec maints effets spéciaux.
    .           Les adultes d'Harry Potter ne possèdent pas le mode d'emploi des objets qu'ils côtoient, et quand bien même ils le connaissent, comme le sage et vieux Dumbledore, celui-ci ne l'enseigne pas à Harry pour qu'il le découvre par lui même.
               C'est tout à fait l'absurdité de certaines méthodes d'enseignement des maths et des sciences, il y a 15 ans à mes petits enfants, où les explications préalables aux exercices étaient rares, pour que l'élève "fasse preuve de créativité" et invente règles et leur usage. Ce qui est une grave méconnais-sance du fonctionnement du cerveau, qui n'invente rien de toutes pièces, mais se contente de de rapprocher de façon originale des données déjà mises en mémoire, et donc acquises au préalable.           

                Cela rejoint aussi la mentalité des jeunes actuels qui pensent que leurs camarades sont plus à même que leurs parents et que leurs professeurs, de leur apprendre ce qui leur sera utile dans la vie. Tout juste acceptent ils que les adultes leur donnent une idée des objectifs à atteindre, comme dans les jeux de rôle.
                Ce fossé de communication entre adulte et jeunes résulte sûrement ne partie de l'évolution des techniques de communication, l'essentiel passant par le net et le smartphone. 
               Je me rend compte combien mon dialogue avec les jeunes est facilité parce qu'ils s'étonnent qu'un vieux singe de 80 ans puisse manier aussi bien qu'eux le blog et la messagerie et sache comment fonctionne son mac, puisse lui donner des ordres, voire corriger son fonctionnement. Eux ne savent pas du tout comment fonctionne leur smartphone (mais moi non plus !)
    .            Et la proximité réelle des parents est remplacée par celle virtuelle des amis sur facebook et les divers réseaux sociaux ! Le corps n'est plus ressenti que comme un objet qu'il faut nourrir, dont il faut assouvir les passions et supporter (mal) les souffrances, il peut faire du sport pour réaliser des performances afin d'épater la galerie, mais il n'est plus le partenaire constant du plaisir intellectuel et de l'amour sentiment.
                Une autre évolution qui me frappe, est que la punition n'est pas ressentie comme un encouragement à s'améliorer et à ne pas retomber dans les mêmes erreurs, mais comme une humiliation insupportable; ils ne sont pas coupables, mais honteux et ils manquent tellement d'estime d'eux-mêmes que, lorsqu'ils sont punis, ils ne peuvent plus penser être estimés, et ont parfois même une envie d'abandonner l'existence.
               Pour beaucoup de jeunes, la punition (ou la sanction scolaire) est ressentie comme une marginalisation, une honte insupportable et entraîne alors chez eux une réaction à l'opposé de ce qui était recherché : une crise d'agressivité visant à rejeter la honte qu'ils ont l'impression qu'on veut leur imposer. D'où les violences vis à vis des parents et professeurs.
                Le paroxisme est une susceptibilité à fleur de peau, qui les amène à considérer ne serait ce qu'un regard ou une petite dispute, comme une offense, qui ne devrait entraîner qu'indifférence ou haussement d'épaule et qui conduit parfois hélas au meurtre.
                Le sens de la punition n'étant plus compris, celui de la gratification ne l'est plus non plus, celle-ci n'étant souvent plus perçue que comme un service que les parents doivent aux enfants, puisque c'est eux qui ont voulu les mettre sur cette Terre.
                Et le dernier point qui nous éloigne des contes de fées, c'est que avec le virtuel et les jeux vidéos, le monde des adolescents est devenu la culture de l'improvisation et de l'adaptation aux événements qu'on ne maîtrise plus, et que cela malheureusement favorise l'absence de réflexion et l'abandon de la logique et du bon sens pratique, qui sont couplés à la réalité et aux sensations du corps. Mais beaucoup de ces jeux sont aussi des jeux de combat et d'affrontement, ce qui malheu-reusement les incitent à la violence dont ils minimisent les conséquences, qui ne sont plus virtuelles.

                Alors oui, malgré mon âge, j'ai la nostalgie de nos vieux contes de fées et aussi des contes et légendes de nos régions et de nos villes.

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  • L'homme est souvent un animal crédule et irréfléchi

                 Je suis toujours étonné par les fausses nouvelles parfois complètement absurdes, qui circulent sur les réseaux sociaux, et surtout par le nombre de gens qui y croient, mais aussi par le nombre de personnes qui lisent leur horoscope ou consultent une voyante. Cela m’arrive d’être contacté en démarchage téléphonique, je lui dit qu’elle n’est pas une bonne voyante car, si elle prédisait bien l’avenir, elle aurait su que je n’étais pas intéressé par ses prédictions, et elle n’aurait pas perdu son temps à m’appeler (en général elle raccroche alors le téléphone).
               Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est un récent sondage de l’Ifop, organisme sérieux, qui disait que 58% des français déclarait croire à au moins une des disciplines de parascience : astrologie (41%), lignes de la main (21%) , sorcellerie (28%), voyance (26%), numérologie (26%) et cartomancie (24%).
                 Sans parler des croyances comme la crainte de passer sous une échelle, du pain posé à l’envers sur la table, du verre brisé, ou de rituel personnels particuliers pour conjurer le mauvais sort.
                 Pourquoi, après des siècles de progrès intellectuel et scientifique, l’homme reste t’il aussi irrationnel et illogique?

                 Les psychologues pensent que les gens qui y croient cherchent à réduire leur stress en se donnant davantage l’impression - ou l’illusion -, de contrôler les situations. 
               
    Plus on et en permanence sous pression et plus on a de chances d’y croire, ce qui est le cas de nombreux artistes ou athlètes de haut niveau. Des études ont même montré que ces superstitions augmentaient la confiance en soi, et par conséquence, les performances des individus, en permettant de se sentir mieux armé, face à l’épreuve.. C’était notamment vrai pour des gri-gris et porte-bonheurs divers.

                 Ce qui est curieux c’est lorsque la personne superstitieuse se rend très bien compte que sa superstition est illogique et irrationnelle et donc illusoire. Mais Et pourtAnt elle continue à rassurer l’individu et à lui permettre d’être plus performant et plus endurant.. C’est une sorte de placebo.
                Alors même ceux qui n’y croient pas finissent par respecter ces croyance et cela explique qu’au départ d’une course de voiture, on ne voit jamais de bolide numéro 13 ou que dans un centre de vaccination de 20 cabines, on cherchera vainement la n° 13.

                Mais lorsque nous croyons à une chose avérée, rationnelle et raisonnable, mais sans avoir compris ce qu’était vraiment cette chose, ne sommes nous pas dans un cas voisin.?  Nous faisons confiance à de nombreuses situations qui nous sont proposées pour des raisons diverses: mode, conformité aux habitudes d’un groupe, code sociétal ou archétype, confiance dans celui qui nous a désigné la chose….
                Quand un scientifique mentionne dans ses rapports les résultats de ses expériences, je le crois à priori, même si j’essaie de comprendre ses résultats, et je n’ai pas ses compétences qui me permettraient de douter des expériences.
                 Il y a aussi des choses incertaines, mais dont on ne peut démontrer l’existence, ni la non-existence, c’est alors une question de foi : c’est le cas des religions et de leurs croyances. Mais le plus souvent  elles nous rassurent, car elles apparaIssent comme une aide dans l’adversité et notamment devant la mort.
                Enfin il y a ce que notre inconscient nous pousse à croire : ce sont des sentiments, des émotions. Pourtant nous savons que là aussi il y a incertitude; « l’amour est aveugle » dit le proverbe.

                  Alors finalement, il nous faut admettre que l’homme est crédule, parce que c’est pour lui un moyen de se rassurer, d’avoir confiance en lui, en l’environnement, en l’avenir. Il croit en des choses véridiques sans avoir su forcément les vérifier, il croit en des choses qui le touchent, notamment émotionnellement, et il croit même à des choses irrationnelles; illogiques, sauf si il a pu se démontrer à lui même de leur absurdité.

    L'homme est souvent un animal crédule et irréfléchi

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  • « Egalité » ou « Equité », ce n’est pas pareil.

     « Egalité » ou « Equité », ce n’est pas pareil.          



     

                Je discutais récemment avec une jeune correspondante sur les problèmes d’égalité homme-femme et elle me parlait des réflexions de certaines de ses camarades.
    Elle s’étonnait de leur manque de bon sens et je suis bien d’accord avec elle.

                Le mode actuellement dans ce domaine, c’est de prôner une stricte égalité entre hommes et femmes, une égalité mathématique sans d’ailleurs en préciser les conditions : autant de femmes que d’hommes dans tous les métiers et tous les postes, donc égalité des salaires, éducation et formation identiques, féminisation des noms de métiers, mêmes droits dans la vie, ce qui est normal, mais même façon de vivre, ce qui est idiot car chacun peut choisir quelle est la sienne.…
                Cette doctrine de quota mathématiques, serait excellente si les femmes et les hommes étaient des robots, parfaitement identiques, sauf dans leur aspect physique extérieur. Mais ce n’et pas le cas : chaque être a un cerveau différent, il s’est développé différemment par apprentissage auprès de ses parents et à l’école, il a une expérience différente de la vie, il a donc ses goûts, ses sentiments, ses aptitudes, ses aspirations propres quant à la vie qu’il voudrait mener. Alors imposer que tous aient le même traitement est absurde.
               De plus hommes et femmes sont physiologiquement différents, notamment au plan hormonal, et cela influe sur leur personnalité et leurs désirs. Et notamment c’est la femme qui fabrique pendant neuf mois, met au monde, et joue un rôle privilégié auprès de ses enfants. Sur le plan professionnel, cela constitue plutôt un handicap. Si l’homme était un hippocampe, ce serait lui qui élèverait ses nouveaux nés dans sa poche.
                Prôner une égalité mathématique est donc un manque de bon sens; certes il y a des inégalités certaines, mais ce qu’il faut mettre en place pour les éviter, ce n’est pas une égalité, mais une « équité ». il faut que dans les mêmes conditions, la femme et l’homme soient traités de la même façon.

                Parlons salaires d’abord. 

               Je suis tout à fait d’accord que dans des conditions identiques, homme et femme doivent avoir le même salaire. Mais la télévision, les journalistes parlent le plus souvent de « salaires moyens ». Cela ne veut rien dire car les populations concernées ne sont pas statistiquement comparables.
               Il faudrait comparer à poste égal et il ne s’agit pas de la simple dénomination du poste, mais de son contenu, des responsabilités qui sont confiées. En entreprise certaines méthodes existent pour évaluer les postes et leur donner une cotation. A cotations égales de postes, les salaires de base homme-femme devraient être égaux.
                Mais ensuite dans toute entreprise (et même chez les employés de l’Etat), en plus des niveaux de cotation de poste, le salaire comporte une part qui dépend de la façon plus ou moins bonne du titulaire de remplir ses fonctions dans le poste. Et il est normal que celui qui remplit le mieux le poste, qu’il soit homme ou femme, ait un salaire plus élevé.
               Par ailleurs les salaires d’entreprises différentes ne sont pas les mêmes et là encore, il faut en tenir compte dans les comparaisons.
                Je suis d’accord que souvent les salaires des femmes dans des conditions voisines, sont moins élevés que ceux des hommes et cela est anormal, mais la comparaison n’est pas évidente car on doit s’assurer que les conditions sont vraiment voisines. C’est cela l’équité.
                Cela est possible : dans l’organisme où je travaillais, nous avions une cotation des postes, des objectifs et une évaluation des services rendus, et tous les ingénieurs et techniciens que j’avais sous mes ordres, étaient traités de façon identique, qu’ils soient hommes ou femmes.

                Parlons ensuite responsabilités dans les entreprises:

                On dit souvent que les femmes n’ont pas accès aux mêmes postes de responsabilité que les hommes. Ce n’est pas entièrement exact. Je connais des femmes PDG d’entreprises importantes, où qui ont des responsabilités de postes importants.
               Mais c’est aussi exact qu’elles ont eu plus de mal à y accéder (et elles n’en n’ont que plus de mérite), car elles ont souvent évolué dans un milieu où la majorité des postes de responsabilité étaient tenus par des hommes. Au fur et à mesure que les femmes occupent un nombre de postes plus important, le nombre de celles qui accèderont à des postes de direction sera plus élevé.
               Car, au départ par exemple, le nombre d’ingénieurs d’un sexe donnéqui arrivent à des postes élevés est plus important si, au départ le nombre d’ingénieurs de ce sexe était plus important dans l’entreprise. Or il y a dix ou vingt ans le nombre de femmes ingénieurs était faible.
               Cependant cela dépendra de la nature des postes en cause, donc des compétences et des formations des personnes, et il est évident qu’il y a des postes et des métiers où les hommes sont plus nombreux et vice versa, certains où ce sont les femmes qui réussissent le mieux.
               Notons deux faits : les femmes qui sont arrivées à de très hauts postes de responsabilité l’ont souvent fait aux dépends de leur vie familiale, et de façon générale, une femme se sent d’avantage responsable qu’un homme de la vie de ses jeunes enfants.
               Un certain nombre de femmes ont donc préféré privilégier leur vie familiale plut^t que d’assumer des responsabilité trop éprouvantes en temps et en stress.

                Voyons maintenant le problème des métiers :

                L’un des arguments fréquents des féministes est que le nombre de femmes ingénieurs est nettement moindre que le nombre d’hommes. C’est exact mais cela est beaucoup moins vrai que lorsque j’étais jeune ingénieur. A l’époque il y avait moins de 10% de femmes. Maintenant leur nombre varie, selon les métiers entre 25 et 40%.
               Pourquoi ce faible nombre et cette forte augmentation?
               Lorsque j’étais jeune le nombre de jeunes filles qui passaient le bac C, (équivalent de S) était faible (10% et 90% de garçons) et en préparation des écoles d’ingénieurs la proportion était la même et bien moindre encore dans celle des grandes écoles 2 à 3%(Polytechnique où seuls les hommes étaient admis, Normale sup sciences, Centrale…)
               Maintenant selon le nombre de filles en bac S est de l’ordre de 40%, et souvent elles réussissent mieux que les garçons parce que plus travailleuses. Il y a donc beaucoup plus de filles dans les classes de préparation d’ingénieurs et donc dans les écoles et les métiers d’ingénieurs.          
             Mais à l’inverse il y a des métiers où les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Pour les métiers de bon niveau, il y a maintenant plus de femmes médecin, sage femme, infirmière, des métiers de la mode et peut être dans les métiers juridiques. et ceux de l’enseignement.
               On trouve de plus en plus de femmes dans des postes importants politiques, dans l’armée, la police, le notariat, les vétérinaires, la mécanique et le bâtiment où il y a trente ans il n’y avait que des hommes.
               J’ai parlé des métiers de cadres. Si maintenant je regarde le monde des ouvriers et des employés, les différences hommes-femme que l’on constate sont souvent dues aux aptitudes. Il y a par exemple plus de chauffeurs de poids lourds hommes, parce qu’un nombre important de ces véhicules demande plus de force, et à l’inverse plus de femme dans les métier de monteur électronique ou de la couture, car ce sont des métiers demandant une grande attention, une plus grande dextérité et minutie, et que les femmes y sont meilleures que les hommes.

                 J’ai jusqu’à présent parlé des aptitudes et de la formation, mais il faudrait peut être tenir compte des envies, des souhaits. Certes ils sont en partie conditionnés par des préjugés ou par les opinions des parents, mais ce sont tout de même des sentiments légitimes. On ne va pas tout de même empêcher une jeune fille de choisir un métier où il y a plus de femmes ou de ne pas aimer la physique ou les maths et de ne pas vouloir faire un métier scientifique, sous prétexte qu’il n’y a pas assez de femmes dans ce domaine.

                Quelques mots enfin de la mode qui consiste à féminiser les noms de métiers des femmes, par rapport au nom masculin du métier.

                 Une exigence que je trouve absurde est la volonté de beaucoup de femmes et surtout des médias, de vouloir féminiser les noms des métiers et de vouloir être "auteure" ou "professeure".
                J'ai connu une entreprise où certaines voulaient qu'on les appelle "ingénieure en cheffe  ou "ingénieure générale", ce qui faisait rire, non seulement les hommes mais beaucoup de femmes quand elles allaient voir leur "cheffe de service". 
               Ce n'est pas logique : si les femmes revendiquent les mêmes postes, les mêmes responsabilités et le même travail que les hommes, elles devraient revendiquer la même appellation et pas une appellation féminisée qui a l'air de supposer un métier un peu différent, que l'on supposera évidemment avec mauvais esprit, au rabais et dévalué.
                Mais évidemment il ne s'agit pas de modifier la langue française quand les métier en "eur" deviennent un métier en "rice" (directeur -directrice), ni de masculiniser certains métiers et de parler de "vétérinair" pour un homme.

    « Egalité » ou « Equité », ce n’est pas pareil.

     « Egalité » ou « Equité », ce n’est pas pareil.

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