• Hypnose et cerveau

       Pour continuer l’article d’hier, sais t’on ce qui se passe dans le cerveau, lorsqu’on est en état d’hypnose ?
        Il n’y a pas beaucoup de publications sur ce sujet et cela semble encore peu connu.

        D’abord rien à voir avec le sommeil :  si l’on regarde les tracés des électroencéphalogrammes, et les rythmes de certains neurone du tronc cérébral (qui sont entre autres, le métronome du cerveau, son « oscillateur » sous diverses fréquences, et du thalamus, qui coordonne nos sensations, on constate qu’on est éveillé, avec des fréquences autour de 40 hz.
        Ce n’est donc pas non plus le rêve, au sens habituel du terme.
        Ce n’est pas non plus une rêverie, comme lorsque éveillé, notre imagination vagabonde d’une pensée à l’autre. En fait, contrairement à ce que beaucoup croient, le cerveau est, dans ce cas en forte activité, non seulement au niveau du cerveau émotionnel, (sentiments et émotions) mais aussi du cortex frontal (qui dirige l’opération), de l’hippocampe (mémoire), mais aussi des centres d’interprétation des sens (notamment le cortex visuel primaire qui imagine des images) et mêmle des centres de Geschwind et de Broca, à l’origine d’un dialogue lexical intérieur (on se raconte intérieurement une histoire !).
        Lors de l’hypnose, on constate au contraire une baisse d’activité du cerveau.
        Ce n’est pas une méditation non plus, car les électroencéphalogrammes sont différents dans les deux cas. Mais c’est l’état qui se rapproche le plus de l’hypnose.

        Alors que ce passe t’il dans l’hypnose?

        Ce n’est pas facile à définir, car les questions posées aux divers patients ne sont pas les mêmes, et l’activité cérébrale dépend en partie des questions posées. Par ailleurs le mécanisme d’hypnose est avant tout sensoriel, et les sensibilités des organes et des centres d’interprétation du cerveau, peuvent être assez différentes selon les individus.
        Il faut donc trouver des facteurs communs qui seraient importants en cas d’hypnose.
        On a pu notamment observer, par IRM, la réaction de certaines zones du cerveau (voir le schéma ci dessous)
            - le cortex cingulaire antérieur, qui est activé lorsque nous faisons attention, et dans le contrôle cognitif des émotions et sentiments (habituellement en liaison avec le cortex préfrontal). Il reste très actif même quand le cerveau est au repos,
            ll est beaucoup moins actif dans l’hypnose, sauf dans sa région dorsale, qui est au contraire très active, zone qui contrôle la concentration, ce qui explique qu’une personne hypnotisée soit tellement absorbée qu’elle ne se soucie plus de rien d’autre.

            - le précunéus : il est situé entre les aires somato-sensorielles sur le dessus du crâne (qui nous renseignent sur l’état de notre corps, de nos membres, de nos muscles…) et l’aire d’interprétation visuelle à l’arrière de notre crâne. Il reçoit des informations très élaborées en provenance des divers centre d’interprétation des sens et semble participer à la mémorisation épisodique. Il semble avoir un rôle dans la « conscience de soi ».
        Il a habituellement une grande activité quand le cerveau est au repos, ou lorsqu’on est éveillé et il a alors des connexions nombreuses avec le cortex frontal.
        Il est au contraire presque inactif dans le cas de l’hypnose.

            - dans le cortex temporal, les centres liés à la mémorisation et notamment à la production d’images mentales, qui sont ensuite « visualisées » dans les centre primaires d’interprétation de la vue du cortex occipital, restent au contraire très actifs en cas d’hypnose, comme dans la réalité.

          - Le cortex préfrontal est peu actif dans l'hypnose, sauf le préfrontal dordolatéral qui échange avec l'insularité (qui nous renseigne sur nos états internes), tous deux intervenant dans la conscience de soi et la flexivité cognitive.

    Hypnose et cerveau

        Mais d’autres centres aussi sont activés suivant les circonstances de l’hypnose :
            - les centres de Wernicke et de Geschwind, qui interviennent pour comprendre les paroles du thérapeute hypnotiseur. Mais en fait sous hypnose, il semble qu’il y ait valorisation des termes à répercussion positive et atténuation des termes à répercussion négative.
            - les centres prémoteurs, qui préparent un mouvement (d’habitude sur ordre du cortex préfrontal). Il semble qu’ils provoquent alors des images mentales des mouvements.
    Mais les centres moteurs peuvent également intervenir, car on constate pendant l’hypnose certains mouvements des membres ou des yeux, involontaires ou sur commande de l’hypnotiseur : balancement des pieds, ou lévitation ou de paralysie des bras par exemple.
    Lorsque le thérapeute demande de bouger ou de bloquer un membre, les phases de mouvement ne semblent pas modifiées dans le cerveau, mais ce sont les phases de transmission des ordres moteur et de préparation motrice qui sont différentes dans l’éveil normal et dans l’hypnose.
        On constate même une hyper activité de la partie motrice quand on donne des ordres de mouvement sous hypnose.
        Par contre il y a pendant l’hypnose détente des muscles.
            - les expériences sous hypnose montrent une sensibilité particulière des centres d’interprétation sensorielle.
        Par exemple le centre d’interprétation auditive réagit de la même façon si on écoute un morceau de musique, réellement en étant éveillé, et si sous hypnose, on vous demande de l’écouter, sans qu'il y ait de son extérieur.
        Lorsqu’on présente un  objet rouge à un individu, les neurones « rouges » du centre d’interprétation visuelle restent activés, même si on lui dit que l’objet est bleu. Par contre, sous hypnose, les neurones « rouges » s’éteignent et les neurones bleus sont activés quand le thérapeute lui dit que l’objet est bleu et il peut faire de même avec d’autres couleurs.

        On ne sait pas ce qui provoque l’hypnose dans le cerveau, mais les données ci dessus donnent une approche des conséquences :

        Le cerveau contient une multitude de centres,  qui d’une part interprètent le monde extérieur grâce à nos sens, et d’autre part créent des actions dans notre corps et dans l’environnement par l’intermédiaire de nos membres (et du langage).
        En temps normal, quand nous somme éveillés, notre cortex préfrontal est le chef d’orchestre de ces centres : il reçoit des information sur l’état de notre corps et de l’environnement, consulte notre cerveau émotionnel, réfléchit, organise et donne des ordres pour améliorer son information à partir de nos sens, et pour déclencher des actions.
        Il est aidé par le cortex cingulaire antérieur qui focalise notre attention et oriente notre conscience.
        Il est aidé aussi par le précunéus qui différencie nous même par rapport au monde extérieur, notamment au niveau des images mentales.

        Dans le cas de l’hypnose, les connexions semblent modifiées.
        Le rôle du cortex préfrontal, de cortex cingulaire antérieur et du précunéus sont fortement diminués. Nos sens et nos centres moteurs n’obéissent plus au contrôle rationnel et aux ordres du cortex préfrontal.
        Notre attention est relâchée et nous avons une conscience du « moi » très réduite et surtout de sa place dans l’environnement.
        Les mouvements sont déconnectés de l’intention et de l’attention.
        D’où notre dépendances aux ordres de l’hypnotiseur.
        Par contre il y a une hyper activité des centres qui interprètent les données des sens, activité sous forme d’images mentales, non liées aux perceptions réelles. Une particulmarité des sensations sous hypnose est que les sujets ont une impression beaucoup plus grande de "vivre dans un souvenir" avec toutes ses sensations, que s'ils se remémoraient ce souvenir en état normal de veille.
         L’hypnose, par sa capacité à modifier la perception de la réalité, favorise la « flexibilité psychologique », soit notre aptitude à prendre du recul face à une situation donnée, car si l’on est trop en prise avec un problème, on fait obstacle à sa résolution.
        Elle nous met dans une forme de perception globale dans laquelle nous recevons toutes les informations en même temps, sans fournir de signification. Cet état de confusion permet de circuler d’un élément de la réalité à un autre sans avoir à justifier de liaisons logiques et de sortir de notre manière habituelle d’assembler des pensées, et de faire des choix.

        Cependant il reste une veille de nos sens et même de notre cortex frontal :
    Des personnes sous hypnose et placées en position d’écriture automatique, et dont on avait plongé la main dans l’eau glacée écrivaient « sortez ma main de l’eau » l’individu étant encore sensible aux états dangereux, et si on veut imposer à un sujet sous hypnose, une action qui le choque profondément, il sort de son état.

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  •  

    Qu'est ce que l'hypnose

         J'ai fait les 5, 7, et 9 février 2018 trois articles sur les "états de conscience"
         Un lecteur m'a demandé ce qu'était et ou se plaçait l'hypnose
         Pour répondre à cette question, je vais essayer d'abord de décrire ce que sont divers états d'hypnose.

         Milton Erikson est un psychiatre américain, du début du 20ème siècle, qui a fait de nombreux travaux sur l'hypnose, ses application thérapeutiques, et une nouvelle conception de l'inconscient.
    (ne pas confondre avec Erik Erikson, psychiatre germano-américain très connu pour ses travaux sur  les stades du développement psychosocial et sur le développement des enfants.)

         En effet, il faut raisonner autrement que les anciens adeptes de Freud, et se dire, comme Erickson et les neuropsychologues, que l'inconscient n'est pas un perturbateur psychologique, par les pulsions et refoulements notamment sexuels qu'il engendre, mais une partie utile de notre psyché, qui peut être une ressource pour le patient, si on lui apprend à l'utiliser pour trouver des solutions à ses problèmes, en changeant ses comportements.
        Il faut aussi savoir que les divers sujets ont une sensibilité différentes vis à vis de l’hypnose, 10% des personnes sont très faciles à hypnotiser, 80% sont sensibles à l'hypnose, et 10% seulement sont réfractaires (et beaucoup plus quand on voulait les « endormir » dans les méthodes anciennes).
      Enfin l’hypnotiseur n’est pas tout puissant et dominateur, et on ne peut faire dire ou faire n'importe quoi à la personne sous hypnose, et notamment quelque chose de contraire à ses principes.

        Jusqu'à Erickson l'hypnose consistait à plonger le patient dans un pseudo sommeil profond. Il a mis au point une méthode d'hypnose brève et "éveillée", fondée sur la relation patient-thérapeute et à mettre au point l’auto hypnose, et les méthodes thérapeutiques actuelles s’inspirent de ses travaux.
        Dans les séances selon les méthodes thérapeutiques actuelles, (je ne parlerai pas des méthodes utilisées sur scènede cabarets!) le sujet reste éveillé, les mains sur les genoux et les yeux fermés.
        Il a donné son consentement à cette séance car il la pratique dans un but thérapeutique précis, qui lui a été expliqué, et il sait qu’en rouvrant les yeux il peut arrêter le phénomène.
        Il a au préalable décrit son problème au thérapeute qui connait donc le problème et la façon dont le patient l’exprime.
        Le thérapeute centre alors l’attention du sujet sur son corps et ses sens : les sensations qu’il a sur la position de son corps et les sensations (sons, odeurs,..) perçus de son environnement.
        Puis on lui demande de se remémorer un souvenir agréable, éventuellement, s’il le souhaite, de le décrire en quelques mots, puis de se concentrer sur lui.
        La personne éprouve une sensation de bien être, ses muscles se détendent, voire sont parfois animés de mouvements involontaires (notamment des tapotements des doigts), Souvent la déglutition, la respiration et les cillements de paupières se font plus lents ou plus rapides. Les perceptions sensorielles paraissent plus claires, plus précises, plus sensibles, et d'autre part la fatigue musculaire disparaît (par exemple si on maintient une jambe levée).
        Le thérapeute demande alors au sujet de se remémorer les sensations de son souvenir, images, sons, odeurs, toucher, formes couleurs et il évoque ce souvenir par des questions auxquelles le patient ne répond en général que par oui, rarement par non car c’est une notion que l’inconscient a peine à avoir), ou par un signe.
        Puis le thérapeute aborde des questions sur le problème en cause, et il va se guider dans ses questions sur les expressions du patient qui trahissent ses émotions, positives ou négatives.
        Les questions ont pour but de mieux définir le problème, d’évoquer certaines raisons enfouies dans l’inconscient, puis de suggérer des solution, mais par un dialogue, où à tout instant, on sollicite l’accord du patient.
        Les problème ne sont pas évoqués brutalement, mais on utilise des métaphores, des comparaisons, des sensations, pour petit à petit arriver au réel problème. Il faut en effet ne pas heurter le patient, car, dans ce cas, le sujet sort de l’état d’hypnose.
        A la fin de la séance, en rouvrant les yeux, en respirant profondément, en bougeant ses membres et son corps, le patient reprend en quelques secondes, le sens de la réalité et de son environnement.
        Malheureusement je n’ai jamais subi d’hypnose, alors je ne peux vous donner mes impressions, mais seulement rapporter ce que j’ai lu.
        Je n’ai jamais non plus essayé de pratiquer cette technique sur quelqu’un : comme toutes les techniques, ce n’est pas facile, et il faut donc avoir été formé pour la pratiquer.
       
        Il est également possible, semble t’il, de pratiquer ce que l’on appelle l’auto-hypnose.
        Ce n’est ni conduire une voiture en hypnose, ni tenter d’hypnotiser votre véhicule, mais seulement d’avoir un dialogue avec votre inconscient.
        J’ai essayé quelques fois, mais sans guère de succès. C’est relaxant, mais pas très efficace sur moi. Sans doute suis-je trop rationnel ou bien je n’avais pas la bonne méthode. Je n’ai d’ailleurs jamais bien su détendre mes muscles.
        
        Peut être que certains d’entre vous qui auraient pratiqué cette technique pourraient compléter ce texte par leur commentaire.

        Demain je reviendrai sur le comportement du cerveau sous hypnose.

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  •                Nous avons vu dans le précédent article que des anomalies de l'équilibre résultent le plus souvent d'un dysfonctionnement du système vestibulaire et de l'incohérence des interprétations que peut en faire le cervelet
    .              Mais le symptôme « vertige » ne renvoie pas à un phénomène, une sensation uniques. Les sensations les plus fréquentes sont les suivantes : tendance à tomber, environnement visuel qui tourne, sensation que le sujet tourne sur lui-même, perte d'équllibre, faiblesse posturale, tête lourde, sentiment que l'on va s'évanouir...
     .            Les patients souffrant de problèmes vestibulaires développent souvent des troubles émotionnels.
                Réciproquement plusieurs études ont montré qu'un trouble vestibulaire peut être lié à un grand nombre de symptômes anxieux, surtout ceux caractérisant des troubles paniques : agoraphobie (la phobie des grands espaces ou de la foule) ou acrophobie (la phobie des hauteurs).
                Les dysfonctionnements du système vestibulaire créent un handicap, de sorte que le patient redoute les apparitions de vertiges : la crainte d'être victime de vertiges ne fait que renforcer l'anxiété.
    Vertiges et stress, ou anxiété.Vertiges et stress, ou anxiété.













     
                Des études ont été faites mettant en jeu un plateau oscillant et une cabine fermée sur ce plateau. Le patient peut être dans ou hors cabine, les yeux ouverts ou fermés. On peut ainsi différencier les signaux de l'oreille interne, de la vue et de la proprioception.
                On a montré ainsi que les patients souffrant de troubles paniques maîtrisaient moins bien les conflits de signaux contribuant à l'équilibre.

                Des études ont été faites aussi en environnement virtuel : un ordinateur projette un certain environnement visuel en 3D, sur des lunettes que porte le patient et on envoie également des signaux sonores sur un casque. On peut ainsi créer un environnement différent, voire contradictoire avec les signaux reçus de l'oreille interne ou sur la situation de nos membres.
              La encore les patients souffrant de phobies ou simplement très stressés et anxieux sont plus sensibles à ces conflits, y compris à un simple décalage de quelques dixièmes de secondes entre les signaux sonores et visuels.
                On reconnaît une anxiété généralisée à six principaux symptômes :                          
                               - agitation, sentiment d'être à bout, tension permanente;
                               - sensation de fatigue, de ralentissement, non justifiée par une activité physique ou mentale intense;     
                                - difficulté de concentration, fuite dans les idées, défaut de la vigilance;
                                - irritabilité, nervosité ;              
                                - tension musculaire;           
                                - trouble d'endormissement (insomnie), réveil nocturne.                                                     
                Le patient anxieux ressent en permanence des angoisses et des soucis sans que sa situation personnelle ne le justifie forcément. Cette anxiété interfère en permanence avec l'attention portée aux autres ou à ses propres actes, et notamment à l'opinion des autres qui sont souvent interprétés à tort, source de nombreux malentendus et conflits.
               L'esprit anxieux n'est pas le seul à souffrir et le corps pâtit aussi de ce trouble. Par exemple, le sentiment de fatigue des anxieux (comme celui des dépressifs) est bien réel et peut se mesurer par une baisse des capacités musculaire

               Au bout d'une période d'anxiété forte peuvent apparaître des vertiges et ce peuvent être des signes avant-coureurs d'une dépression.
               Il ne faut cependant pas s'affoler, le vertige est souvent considéré comme une urgence par les personnes qui en sont victimes alors que dans la très grande majorité des cas, le vertige est une manifestation bénigne. 

              Mais il est prudent de consulter un médecin qui fera faire un bilan, car le vertige peut aussi être le signe d'une anomalie physiologique :    
                        - forte migraine, accident vasculaire cérébral.       
                        - réaction à certains médicaments; allergies    
                        - hypertension artérielle;  
                        - troubles de la vision;    
                        - lésions su rachis cervical:
                        - lésion du nerf acoustique;        
                        - tumeur du cervelet;  
                        - une infection de l'oreille interne. 

             Ne vous affolez pas, ces cas sont très rares, surtout si on est jeune, mais il ne faut pas les négliger,

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  • Le 14 juillet, on a la flemme, alors un intermède s'impose !

    Malgré le Brexit, on trouve encore sur le Daily Telegraph des annonces d'offres d'emploi.
    En voici quelques unes pour vous amuser.

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        Première édition de La République dédicacée par l'auteur. Evidement, l'ouvrage est usé (surlignage, soulignage, pages cornées, manque le dos, etc.), mais d'un bon état général vu son âge.


    Annonces d'offres d'emploi au Royaume UniRecherche assistant personnel textos.
        Je reçois 40-50 textos par heure, et je ne peux pas gérer à la fois ma charge de travail et mes responsabilités SMS.
        Ma boîte est vite pleine et il faut la vider toutes les deux heures.
        C'est un job à plein temps, et il faudra me suivre partout, car j'ai toujours mon portable sur moi. Pas sérieux s'abstenir.

     

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    Recherche poney

         Mon fils fête son anniversaire bientôt, et comme il y aura plein d'enfants, je me suis dit que ce serait bien d'avoir un poney.
        Si vous en avez un à vendre, merci de me contacter et de mettre immédiatement de la sauce barbecue sur sa litière : j'adore le poney mariné longtemps à l'avance, pour qu'il ait un maximum de goût quand j'en prend possession.


          Mitres papales
    Avec cette crise terrible, je suis dans l'obligation de mettre fin aux activités de mon entreprise.
    Je possède plus de 1300 mitres papales (reproductions) dont je dois absolumenT me débarrasser. Ces chapeaux viennent de Chine et sont un peu trop petits pour une tête d'adulte ; et, comme ils irritent la peau, il est préférable d'avoir les cheveux longs ou de porter une calotte en dessous (comme le vrai pape).
    Les chiens n'aiment pas porter ces mitres, mais elles pourraient convenir à un gros chat ou à un chien docile.

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         Couches culottes à vendre.
    J'ai un paquet de couches-culottes pour chien de petite taille. je ne veux pas les jeter parce que c’est  hors de prix (tous les propriétaires de petit chien incontinent savent ça).
    SVP, n'essayez pas de les mettre à un chat: je vous assure, ça ne marche pas..

        

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  •               Un lecteur qui a consulté mes articles sur l'oreille et l'ouïe, (15 et 16 juin 2018); me demande ce qu'est un vertige et s'il y a un lien entre l'équilibre physique, et notamment le sens de l'équilibre et le ressenti émotionnel et notamment le stress et l'anxiété?  

                 Examinons d'abord comment nous conservons notre équilibre et comment il peut être perturbé physiquement. 
                 Plusieurs systèmes sensoriels permettent l'orientation spatiale (statique ou dynamique) et contrôlent la posture, l'équilibre et la locomotion. Ce sont le système visuel, le système vestibulaire de l'oreille interne (pour la perception du mouvement et de l'orientation) et les centres sur le dessus du cerveau derrière les centres sensoriels et moteurs qui contrôlent ce que l'on appelle la "proprioception", c'est à dire les informations provenant des muscles et des articulations.
                Ces données nous informent, d'une part, de nos changements de posture (par exemple la position d'un membre par rapport au tronc) et, d'autre part, de nos changements de position dans l'environnement (la position de mon pied par rapport au mur ou à un pied de table).

                Le système vestibulaire de l'oreille interne (voir schéma ci dessous), a trois fonctions principales :                                        
                            - le maintien de la posture, c'est à dire tenir debout en équilibre par exemple;
                            - la coordination des mouvements des yeux et de la tête;
                           - la perception du mouvement et de l'orientation dans l'espace.

     

    Qu'est ce qu'un vertige (et pas avoir le vertige).



                Il est composé de trois canaux semi-circulaires (le canal horizontal, le vertical antérieur et le postérieur) et d'organes dits "otolithiques" (l'utricule et le saccule).
               (A noter que la cochlée, que l'on voit sur le schéma, ne participe pas à cette fonction mais est destinée à l'analyse des sons en mesurant leur fréquence, qui se traduit en musique par les notes - voir mes articles des 15 et  16 juin 2018).
                Ces différents capteurs détectent les accélérations linéaires et angulaires de l'organisme et de la tête, et les transmettent au cerveau via Ie nerf vestibulaire.
               Les canaux et les organes otolithiques sont tapissés de plaques de tissus, les "macules", constituées de cellules sensorielles ciliées reposant sur des cellules de soutien. Les cellules sensorielles ont un long cil, qui rentre dans une membrane gélatineuse parsemée de cristaux de carbonate de calcium, nommés "otolithes" (d'où le nom d'organe otolithique).
                Quand la tête amorce ou termine un mouvement, le liquide baignant les organes otolithiques (l'endolymphe) courbe les cils.
                Dans I'utricule, la macule est horizontale et les cils sont verticaux lorsque la tête est droite; ils détecteront les mouvements dans le plan horizontal.
               Dans le saccule, la macule est presque verticale et les cils se fichent horizontalement dans la membrane otolithique. La macule sacculaire réagit surtout aux mouvements verticaux.
                Le fléchissement des cils stimule les cellules sensorielles qui transmettent leur excitation aux fibres nerveuses du nerf vestibulaire. Le cerveau peut alors analyser ces informations vestibulaires et les intégrer aux autres données sensorielles.
                Quand le corps bouge ou se penche, la tête suit le mouvement et l'oreille interne détecte donc aussi les mouvements de tout le corps.
                 Par ailleurs les yeux et le système d'interprétation de la vue situé à l'arrière du cerveau fournit en permanence des images au cerveau, qui nous renseignent sur la position du corps par rapport à l'environnement et sur les mouvements relatifs correspondants (de notre corps ou de l'environnement s'il est mouvant).
                Dans une faible proportion l'oreille nous fournit aussi des indications sur la localisation des sons provenant de l'environnement.
                Enfin les centres de proprioception fournissent des informations sur la position et l'état de contraction des muscles, notamment quand nous bougeons ou que l'environnement bouge.
                En particulier la pression sous les divers endroits de la plante des pieds, varie, sous l'effet du poids du corps, lorsque nous bougeons, ou lorsque nous sommes debout sur une plate forme qui bouge. C'est vrai aussi pour nos cellules sensitives des fesses et du dos, lorsque nous sommes assis dans un véhicule en marche ou dans un bateau ou un avion qui s'incline.

                 Tous ces signaux neuronaux sont transmis au cervelet, qui en examine la cohérence, car quand nous avons fait notre apprentissage de nos mouvements, de la marche, puis de la conduite de véhicules, éventuellement d'acrobaties diverses, les signaux correspondants ont été mémorisés.
                 Mais on peut rencontrer des cas d'anomalies, de contradiction d'incohérence entre les divers signaux. 

               C'est le cas lorsque nous sommes dans la cabine d'un bateau soumis à de forts mouvements sous l'effet du vent et des vagues. Notre vue est limitée à la paroi de la cabine, qui est proche et ne bouge pas énormément. Par contre notre oreille interne détecte des mouvements importants du corps, donc des accélérations liées aux mouvements du bateau. Notre corps est en déséquilibre par rapport à sa station verticale normale, ce qu'il corrige habituellement grâce à l'interprétation que fait le cervelet des signaux de la vue et de l'oreille interne, qui habituellement sont corrélés.
                Mais là il y a contradiction, et le cervelet va plus ou moins bien gérer la situation selon les individus.  

              Les personnes vont ressentir désorientation, déséquilibres et réflexes inappropriés, qui s'ils persistent vont réagir sur l'hypothalamus et le système sympathique, entraînant vertiges, pâleur, sueurs, nausées, vomissements...)
                Si les personnes peuvent regarder au loin l'horizon extérieur, alors les signaux vestibulaires et visuels sont plus cohérents et ces symptômes de déséquilibre ne se produisent pas.

                Dans mon prochain article, je parlerai de vertige et des liens avec le psychique.           

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