•        Aujourd'hui, intermède. C'est le 11 novembre et j'ai la flemme.
          J'ai trouvé sur Wamiz des caricatures sur les "métiers de chats", qui m'ont bien amusées.
          Je vous les montre en deux articles (le suivant demain)    :

    http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/remededepression.jpgUn remède affectueux contre le stress

    http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/masseur.jpgUn masseur en cas de lombalgie


    http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/reveil.jpg        Un réveil matin efficace

    http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/bouillotte.jpgUne bouillotte pour chauffer le lit

    http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/Rechauffeurtete.jpgUn réchauffeur de tête

    http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/assistantlit.jpgUn assistant pour faire le lit

    http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/pliagevetements.jpgUn assistant pour plier les vêtements

    ou faire les valises
    http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/assistantvalise.jpg

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/chatmoucher.jpg
             J’ai lu récemment des compte-rendus d’études faites depuis 1988 par Martin Sorg et ses collègues de la société d’entomologie de Krefeld, en Rhénanie du Nord, sur les populations d’insectes, leur dénombrement, celui des divers stades de reproduction et aussi sur leur environnement et leur nourriture, mais également sur leurs prédateurs, animaux insectivores.

             Cette étude met en lumière un effondrement de la biomasse des insectes volants, et cela est d’autant plus alarmant que l’étude a été faite au sein de réserves naturelles censées préserver la biodiversité.
             Cette biomasse a diminuée en trois décennies de 76% et même de 82% pendant les mois d’été où les insectes sont plus actifs.
    Parallèlement les plantes et les oiseaux ont également diminués en nombre et en variétés.
    Ci-dessous deux graphiques quand au nombre d’insectes, l’un selon une droite de régression entre 1990 et 2016, l’autre selon de nuages de mesures, mois par mois,  au cours des années 1990 et 2016.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/Numeriser2.jpg

             Un autre laboratoire, le centre Helmholtz pour la recherche environnementale, coordonne des recherches concernant le papillons. La courbe ci dessous montre que la diminution est moins forte (environ 11%), et même que dans certaines régions leur biomasse a légèrement augmenté.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/Numeriser4.jpg
             En se servant de nombreuses observations de bénévoles férius d’entomologie, une estimation de l’évolution sur des périodes allant jusqu’à 150 ans a été faite, sur 7444 espèces d’insectes et on constate que 44 % voient leur nombre diminuer, 41% ont restées stables et seulement 2% ont augmenté, les résultats n’étant pas probants pour 15% dont certaines ont disparu.
        On constate - notamment sur les abeilles et les papillons- que les espèces communes résistent à peu près alors que les espèces rares disparaissent, ce qui après tout est conforme aux lois de l’évolution.

            Il est passible que le changement climatique ait une petite part de responsabilité, difficile à apprécier, mais les responsables sont surtout les changements des méthodes en agriculture. L’agriculture intensive, les fauchages et labours fréquents d’une part détruit une partie de la végétation qui servait d’abri et de garde-manger pour les insectes, de même que l’urbanisation intensive, et d’autre part l’emploi de pesticides est ceratainement la cause majeure de leur disparition.
             Actuellement les espèces courantes ne semblent pas en extinction, mais leur nombre d’individu a fortement diminué en trente ans, notamment en dehors des réserves naturelles.
        Cette diminution est grave car la pollinisation des plantes est tributaire à 40% du sort des insectes.
    Par ailleurs ils servent de nourriture aux oiseaux et la diminution du nombre d’insectes entraine automatiquement une diminution du nombre d’oiseaux.

             Dans la lutte contre le changement climatique, nous ne pouvons pas faire beaucoup de choses individuellement, car c’est au niveau des gouvernements et de l’industrie qu’une action est significative, pour modifier les émissions de gaz à effet de serre et faire évoluer les habitudes de vie, sans perturber exagérément les conditions de travail et de vie..
             Par contre au niveau de la biodiversité, une action de tous les citoyens peut être efficace, mais l’action des pouvoirs publics pour réglementer l’usage des pesticides est essentielle.

        Je constate moi-même sur ma terrasse que en vingt ans, le nombre d’oiseaux a considérablement diminué - à part les pigeons et qu’on ne voit plus beaucoup d’insectes.
Alors j’ai essayé de mettre quelques mangeoires avec des graines et un peu d’eau; mésanges, pinsons, verdiers, rouges-gorges  reviennent peu à peu.
J’ai aussi essayé de planter des plants de nos campagne, et des abeilles et bourdons, scarabées et coccinelles reviennent assez nombreuse butiner sur les fleurs.
             En Bretagne j’essaie tous les étés de planter quelques fleurs et je vois revenir des papillons, mais là bas, le nombre d’oiseaux diminue moins. Ils nichent plus facilement qu’à la ville.

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  •           Jusqu’à présent les panneaux solaires étaient à 90% d’origine chinoise, l’Europe étant totalement dépassée dans ce domaine et l’industrie française inexistante. 

              Grace au travail de recherche du CEA depuis une dizaine d’années, d’un industriel grenoblois de fours ECM, et l’association avec une entreprise italienne, Enel Green Power, la donne changera peut être légèrement, dans les prochaines années.

               Pour comprendre le problème voyons d’abord comment fonctionne un capteur solaire photo-voltaïque.
               Les 4 schémas ci-dessous décrivent succinctement le principe :

    Des panneaux photovoltaïques européens performants et moins chers.

    On dope une zone de silicium cristallin                Au contact des zones N et P les électrons
    ayant quatre électrons externes, avec                  et les trous diffusent les uns vers les autres
    du phosphore qui en possède 5 d’où                    qui s’annihilent et créent un champ
    un excédent d’électrons.N.                                    électrique : c’est la jonction qui possède
    On dope une autre zone avec du bore                  un champ électrique entre N et P.
    ayant trois électrons externes d’où un
    déficit d’électrons, des « trou positif » P

    Les photons solaire transmettent leur                     Les trous et les électrons soit se recom- 
    énergie aux électrons du silicium qu’ils                   binent, soit sont séparés par le champ

    arrachent aux atomes, créant des paires                électrique et collectés sur les extrémités
    électron-trous. (ronds et point blanc sur                  des zones N (pour les trous) et P (pour
    le schéma).                                                              les électrons), générant un courant élec-
                                                                                     trique continu de faible voltage.

    Des panneaux photovoltaïques européens performants et moins chers.

               Actuellement le silicium utilisé monocristallin a un rendement qui approche les 20% mais il est très cher. Il représente 40% du marché. Les 60% autres % utilisent du silicium polycristallin, moins cher, mais de rendement très inférieur
              Le constructeur de four ECM a eu l’idée de fondre 10% de silicium monocristallin et 90% de polycristallin et d’obtenir des lingots parallélépipédiques de silicium à 95% monocristallin, donc d’un coût bien moindre, qui ne nécessite qu’une température de 200 d° au lieu de 800.

    Des panneaux photovoltaïques européens performants et moins chers.         Le CEA-Liten a imaginé une structure particulière, appelée hétérojonction,  en ajoutant deux couches fines d’une dizaine de nanomètres, de silicium amorphe et de silicium amorphe dopé, qui augmentent l’attraction des électrons vers les zones de collecte.

              Par ailleurs l’épaisseur des capteurs a pu être diminuée de 170 à 110 µ. Les cellules devenant très souple il a fallu concevoir des automates spéciaux pour la manipuler.
              Les surfaces sont composées de pyramides qui piègent les photons par réflexions successives,, et les couches de silicium sont revêtues d’un oxyde métallique transparent, qui améliore la collecte des électrons.
              La cellule est biface, ce qui permet de capter les photons renvoyés par le sol ou le toit, et améliore donc sensiblement le rendement.
              Enfin le rendement de toute cellule photovoltaïque baisse avec la température, mais le coefficient de température des cellules du CEA est moindre.

     La société italienne Enel Green Power construit une usine à Catane, qui produira des panneaux solaires sur ce modèle, pour une puissance d’environ 80 Mw par an.
              Elle espère obtenir des panneaux ayant un rendement de 30%, bien supérieur à celui des produits chinois et pour un coût analogue.

              L’Europe espère ainsi remonter la pente, vis à vis du monopole chinois, ce qui et une bonne chose.

               Mais il ne faut pas oublier que, même si les panneaux ont un meilleur rendement, à moindre coût, le rendement du soleil lui même et faible, car il est absent la nuit,  (alors qu’on voudrait charger les batteries des véhicules électriques), et l’hiver ou par mauvais temps et que le soleil est absent, alors que ce sont les périodes les plus froides où l’on a le plus besoin d’électricité.

     De plus le courant produit est faible, de basse tension, et continu. IL faut donc le rendre alternatif pour le transporter- ce qui affecte le rendement -, et multiplier le nombre de cellules ce qui exige de grandes surfaces.

     Le solaire photovoltaïque n’est donc intéressant que si on ne le transporte pas, c’est à dire sur le toit des maisons, mais cela limite les puissances à 3 à 5 kW et exclut donc le chauffage.

     Réaliser des centrales solaires est peut être de nature à satisfaire les écologistes souvent peu techniciens, mais est une aberration sur le plan de la surface exigée et des coûts. Quant à faire une centrale flottante sur des lac, je souhaite bien du plaisir à ceux qui devront faire des jonctions électriques dans l’eau, ce qui augmentera le coût et le risque de pannes.

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  • Nous sentons nous toujours responsables de nos actes ? (5) 

           Je reviens sur l'article que j'ai lu dans le magazine "La Recherche" d'octobre dernier.
             Il pose la question du vécu des personnes auxquelles on ordonne de faire un acte qu'ils estiment contraire à leurs valeurs, et quelle est la notion de responsabilité devant les actes qu'ils font réellement, mais aussi celle de ceux qui ont ordonné ces actions.
             Et, dns une relation hiérarchique, la responsabilité est elle une grandeur stable quelle que soit la situation, ou une donnée variable qui peut disparaître dans certaines situations, et pour certains individus.
              C'est le problème de la responsabilité individuelle, face au libre arbitre des individus. Les psychologues baptisent cette notion du nom barbare "d(agentivité" et se posent la question de comment la mesurer.

             Un psychologue anglais, Patrick Haggard a montré une variation de deux paramètres, qui variaient différemment lorsque les personnes étaient ou non dans une situation de coercition.
             Il était demandé à des volontaires d'appliquer ou non une sanction, mais certains étaient laissés libres de leur décision alors que pour d'autres il s'agissait d'un ordre.
             Peu après qu'ils aient pris leur décision d'agir on leur faisait entendre un son et on leur demandait d'estimer le temps écoulé entre leur action et la réception du son.
    Nous sentons nous toujours responsables de nos actes ? (5)

          Il apparaît que cette estimation est beaucoup plus courte si les cobayes ont pu agir librement, par rapport à l'estimation de ceux ayant reçu un ordre.
            Par ailleurs si on enregistre la réaction encéphalographique du nerf auditif, on constate que l'amplitude est plus faible pour les personnes ayant eu ce libre choix.

     

              Diverses expérimentations ont été menés, sur le donneur d'ordre comme sur des exécutants.
               Ces expériences ont montré une perte du sentiment de responsabilité, aussi bien pour les exécutants que pour le donneur d'ordre.

              Il semble finalement que , dans une situation hiérarchique, il y a une perte partielle de la notion de responsabilité, pour l'(exécutant qui reçoit des ordres car il ne se sent pas responsable des décisions et pour le décideur, car ce n'est pas lui qui exécute les actions.
              Toutefois les cobayes qui ont été employés pour ces expérience n'étaient pas des personnes habituées à donner des ordre , voire à en recevoir (c'étaient des étudiants), et on peut se poser des questions sur la validité des expériences.
               Le laboratoire expérimentateur se propose de réaliser à nouveau des essais avec des officiers des armées, plus habitués à s-ces actions, des personnes en entreprise, et aussi des médecins pilotant un robot lors d'une opération.

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  • Nous sentons nous toujours responsables de nos actes ? (4)Faut il toujours se soumettre à l'autorité ?

     

         À la fin de son livre, Milgram écrivait : « Je suis certain que l'obéissance et la désobéissance ont pour origine un aspect complexe de la personna-lité, mais je sais que nous ne l'avons pas encore trouvé. »


        Je voudrais vous parler à ce sujet d’une enquête faite en complément de cette expérience par les psychologues qui ont assisté à l’émission de FR2, et notamment Laurent Bègue de l’Université de Grenoble.

        La plupart des participants à l'expérience “Zone extrême”  ont été recontactés pour répondre à un « sondage d'opinion », organisé par l'Université de Grenoble huit mois après leur participation à l’émission de téléréalité, quelque peu “trafiquée”.
        Pour ne pas biaiser les données on n’a révélé le lien entre l’émission télévisée et cette enquête téléphonique qu’après avoir posé les questions concernant leur personnalité et on leur a demandé alors s'fls acceptaient que les données prélevées soient analysées statistiquement et reliées à celles qui avaient été enregistrées lors de leur expérience télévisuelle.

        L’outil utilisé est un questionnaire US de l’université d’Orégon, basé sur les théories simplifiées américaines de personnalité dites du “big five” qui décrivent  cinq grands facteurs (qui ressemblent en plus simple aux préférences cérébrales que je vous ai décrites dans de précédents articles.
        Je vous ai déjà parlé cette théorie, dont je vous résume ci après les bases : la personnalité peut être brièvement résumée par cinq “traits” :

        - l’extraversion bien connue qui consiste à tirer son énergie et sa motivation du milieu extérieur et notamment de la présence des autres humains. Ce n’est pas différent de la préférence cérébrale que j’ai expliquée
        - l’agréabilité (traduction littérale) ou amabilité et conscience des autres :
    on pourrait décrire la personne comme empathique, altruiste, aimable, coopérative, sentimentale, l’opposée étant exigeant, combattif, intransigeant, assez froid. C’est un peu de la préférence L / V mais aussi tolérant / intolérant.
        - la méticulosité, ou rigueur : la personne étant rigoureuse, fiable, pragmatique, disciplinée ayant le sens de l’analyse critique, et la volonté de réussir; le contraire est impulsif, instinctif, improvisant de façon désordonnée.
        C’est assez voisin du S / G des préférences cérébrales, mais avec un peu du L / V et du J / P.
        - la sensibilité au stress et l’équilibre émotionnel : le lymphatique d’humeur égale, réfléchi et ayant confiance en lui, s’oppose au réactif inconstant, sensible à la critiqueanxieux et stressé. C’est voisin de la préférence optimiste / pessimiste des préférences cérébrales.
        - l’ouverture d’esprit et l’imagination, qui oppose le rêve, la recherche de la nouveauté, la créativité, le non conformisme, au goût de ce qui est habituel, établi, des usages, de repères stables et du conservatisme.
        Ceci s’apparente en partie avec la préférence S / G
     
        Les réponses aux questionnaires ont donné les résultats suivants :
            a) - plus les participants ont un niveau élevé de “méticulosité”, plus le niveau moyen des chocs administrés était élevé. (le tiers des sujets les moins consciencieux administrait en moyenne des chocs de 363 volts, tandis que le tiers des plus consciencieux administrait 460 volts).
            b) - paradoxalement un résultat analogue a été observé chez les sujets ayant un niveau élevé d'amabilité; ls tendaient à électrocuter davantage la victime, probablement pour éviter un conflit désagréable avec l'animatrice.
            c) - on n’a pas trouvé de relation avérée avec 3 les autres traits
            d) - on a constaté une relation entre le bien-être subjectif et la soumission : moins les participants se sentaient heureux, plus ils se rebellaient. En revanche, aucun lien significatif n'a été observé entre l'empathie et la rébellion.
            De plus, dans cette expérience, le stéréotype selon lequel les femmes sont plus empathiques que les hommes s'est révélé infondé, tant au niveau de la mesure psychologique que sur le plan des conduites, où hommes et femmes se soumet- taient dans les mêmes proportions, conformé- ment à ce qui a été observé dans d'autres études.

            e) - Deux variables d'attitudes “politiques” ont eu une influence sur la soumission :
        • constatation bizarre être politiquement de gauche conduisait les femmes à administrer en moyenne des décharges moins élevées.
        • les personnes ayant déjà réalisé, ou été disposées à réaliser divers actes de contestation sociale (signer une pétition, participer à un boycott, prendre part à une manifestation, participer à une grève) refusaient plus rapidement de continuer que les autres.

        Laurent Bègue résume ainsi ces constatations :
        « Les sujets identifiés comme"consciencieux" etlou "aimables" se révèlent statistiquement plus enclins à se soumettre à l'autorité de l'animatrice. En revanche, la propension à se rebeller dans la vie réelle se traduit dans La zone extrême, par une plus grande désobéissance - notamment chez les femmes. Les insatisfaits sociaux et individuels semblent plus portés à s'opposer à une situation de soumission potentielle à l'autorité, les sujets très adaptés socialement finissant par être prisonniers du système, de par les qualités qu'ils y ont développées. ».


        A mon avis, ces résultats sont assez sommaires car le modèle “big five” est trop simplifié et que par ailleurs le nombre de participants représente une statistique trop faible.

        Quelques  autres avis sur ces expériences :
        Hegel disait déjà que c'est le serviteur qui accorde au maître sa légitimité.
        Yves Jeanneret pense que la possible nocivité sociale de la téléréalité tient à « la banalisation de ses dispositifs ». Les émissions de téléréalité font appel à des valeurs et des méthodes de compétition à outrance et d'individualisme forcené, que le public intègre peu à peu jusqu'à tolérer des processus qu'il aurait hier jugés inacceptables.
        Roland Barthes complète cet avis en disant qu’aujourd'hui, la notion de pouvoir est devenue tellement invisible et et on a tellement banalisé ses règles et ses injonctions que l'on se croit plus libre qu'autrefois. En réalité, on n'est pas libres du tout!
        Le philosophe Michel Terestchenko pense que les émissions de télé-réalité ne font que refléter et scénariser ce qui existe dans la société, la cruauté du lien social, les logiques de compétition et d'exclusion.
        Réflexions à méditer !

        Finalement les résultats des expérience de Milgram, comme ce jeu télévisé  montrent que les auteurs d'actes barbares ne sont pas nécessairement des monstres, tandis que le sens commun voudrait que de tels actes ne puissent être conçus que par des personnalités maléfiques ou des fous.
        Elles nous font prendre conscience de l'importance des situations environnemen-tales et des facteurs individuels constituant notre personnalité et notre vécu.
        Nous devons aussi reconnaître que nous sommes vulnérables et que l'idée que nous nous faisons de notre comportement dans pareilles circonstances, et la croyance en la fidélité à nos principes moraux peuvent être mis en défaut..
        Ce n'est pas à un moment donné dans une exparience, qu'un individu va se découvrir vigilant, résistant, fidèle à ses peincipes. Il faut qu'il ait auparavant adopté dans son existence quotidienne cette attitude de remise en cause de l'ordre, de doute et de discussion vis à vis des règles et des coyances pour ensuite les accepter (c’est le “surmoi” de Freud).
        Ce qui sépare les rebelles des obéissants, c'est la réponse que chacun apporte au conflit intérieur qu'il livre entre ses valeurs et le poids de l'autorité.            
        Ces expériences montrent que les désobéissants résolvent ce conflit en privilégiant la fidélité à leur propre conscience alors que les autres vont s'en remettre à l'autorité : dans “la zone extrême”, les candidats pensent qu'ils sont pris dans un engrenage inéluctable dont ils ne sont pas responsables et  ils se défaussent sur les organisateurs du jeu !
              

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