• Apprendre à taper sur un clavier.


      Je voudrais pour poursuivre le précédent article, vous décrire une observation que j’ai faite lorsque j’ai appris à taper sur un clavier, et j’aimerais savoir si vous avez ressenti la même chose.

         J’avais essayé, il y a soixante ans, de taper sur le clavier d’une machine classique sans mémoire, sans possibilité de corrections, et sur laquelle on faisait plusieurs copies en mettant du “papier carbone” entre deux feuilles de papier blanc.
        Ma secrétaire m’avait montré comment me servir de mes dix doigts et quelles lettres attribuer à chacun d’entre eux et je me suis un peu exercé, mais, bien que je ne regardais que mon clavier, je tapais d’une part très lentement, et surtout je faisais une faute de frappe toutes les 3 ou 4 lignes, et comme corriger était très compliqué (il fallait gommer ou mettre un “vernis” blanc sur la lettre erronée, et cela se voyait ! ), ou bien il fallait tout recommencer à chaque fois, ou se contenter d’un texte assez vilain à cause des corrections.
        Comme ma secrétaire tapait vite et bien des textes impeccables, je n’ai pas insisté.

        En 1980 j’ai eu mon premier micro-ordinateur, (un Apple 2) qui était par rapport à aujourd’hui, moins puissant que vos petites calculettes et avec une définition d’écran horrible, mais on disposait d’un traitement de texte simple, d’un tableur pour faire les calculs, d’une base de données et d’un logiciel de dessin géométrique.
        Pour l’époque c’était une révolution. De plus en 1982 on pouvait le mettre en réseau (ultra-lent par rapport à internet), mais c’était un immense progrès car en plus du téléphone, on pouvait envoyer des messages écrits à condition qu’ils ne fassent pas plus d’une page.
        Mais pour moi la révolution, c’était qu’en appuyant sur la touche “arrière”, je pouvais effacer une lettre et la corriger, et ensuite envoyer le message ou tirer la lettre sur une “imprimante à aiguilles” dont la définition vous ferait honte aujourd’hui.
        Pouvoir ainsi corriger les erreurs, c’était la porte ouverte à l’emploi du clavier !!

        J’ai donc repris quelques leçons avec ma secrétaire et je me suis remis avec application à la frappe, avec quatre doigts au début, mais peu à peu avec mes dix doigts, même si je ne respectais pas toujours la répartition des touches pour chacun d’entre eux.
        Mais bien qu’ayant gagné en dextérité digitale, ma vitesse de frappe plafonnait et était très éloignée de celle de mon écriture à la main et au stylo.
        J’ai donc essayé de comprendre pourquoi et j’ai mis un certain temps à réaliser, en comparant les deux modes d’écriture.
        A la main, je concevais ma lettre par phrases ou membres de phrase et je prononçais mentalement les mots correspondants, probablement un par un, mais inconsciemment et très vite de telle sorte que j’avais l’impression que toute la phrase surgissait de ma mémoire vers ma main.
        En fait l’élaboration mettait en jeu des processus de réflexion de mon cortex préfrontal qui émettait les idées et la signification de la phrase, en appelant les concepts de la mémoire, via les mémoires de travail tampons, mais ensuite le cervelet et ses automatismes prenait le relais, il demandait au centre de Broca de faire syntaxe et grammaire, le cortex préfrontal surveillant cela quant aux mots employés, pour qu’ils correspondent bien à ce que je voulais exprimer.
        Les centres de commande moteurs et sensito-moteurs du toucher, commandaient ensuite mes doigts qui tenaient le stylo.
        En essayant de prendre conscience du processus, je me suis aperçu que surveiller les mots de la phrase que j’écrivais à la main, était une tâche annexe pour mon cortex préfrontal, mais que pendant que j’écrivais une phrase, il concevait la phrase suivante.
        Au contraire, quand je tapais un texte, j’épelais les mots de la phrase que je tapais lettre par lettre et évidemment le processus était très lent.


        J’ai essayé de corriger cette tendance et peu à peu je n’ai plus épelé mais j’ai tapé les mots en ne pensant qu’au mot entier et la miracle, ma vitesse a presque doublé.
        Maintenant avec l’habitude, certes le cortex préfrontal et surtout ma vue surveillent plus la frappe qu’ils ne le font quand j’écris à la main, et je pense que c’est parce que la main n’est alors d’aucun secours car elle ne pense qu’aux lettres et aux touches correspondantes.
        Mais peu à peu mon cerveau s’est mis de nouveau à anticiper sur les mots, voire la phrase suivante, et maintenant, quand je compose et que j’écris un texte je vais aussi vite en tapant sur le clavier qu’en écrivant, et l’énorme avantage est que je peux ensuite corriger les erreurs, voire modifier sa structure sans avoir à le corriger (les "copier-coller" ou "glisser-déposer", c'est bien commode !).

        Mais ma main qui tenait le stylo n’inversait jamais les lettres ou ne se trompait jamais de lettre. Alors que celle qui tape, frappe parfois la touche voisine et certaines lettres manquent ou sont inexactes, et en particulier peuvent être inversées si je tape très vite et que mes doigts n’ont pas tapé dans le bon ordre, ce qui ne se serait jamais produit avec un stylo. (je tape souvent "susi" au lieu de "suis" ! )
        Alors j’ai intérêt à me relire et malgré cette relecture je laisse parfois passer des fautes de frappe, à croire que mon cerveau les corrige inconsciemment à la lecture.
        Pardonnez donc, je vous prie les fautes de frappe de mon blog ! J’ai pourtant relu l’article avant de le publier !! lol

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Quand l'œil lit, le cerveau écrit à la main; mais tape t'il sur un clavier ?

      Des neurobiologistes ont étudié comment les enfants japonais apprenaient à tracer les idéogrammes (kanji), qui sont à la fois très nombreux et visuellement complexes. Les traits de plume qui les composent doivent être écrits selon un ordre précis et rigoureusement codifié. Savoir lire les kanji demande aux jeunes Japonais de nombreuses années d'apprentissage.
        Quelle méthode utilisent les élèves pour les mémoriser ? Il faut les écrire des centaines de fois sur le papier, ou avec le doigt, sur la table ou dans l'air.
        Lorsqu'un lecteur japonais adulte hésite devant un caractère complexe ou peu fréquent, il trace en l'air les traits constitutifs du caractère, dans l'ordre approprié, et sa signification lui revient en mémoire. C'est un peu ce que vous faites lorsque vous ne vous souvenez plus du code d'entrée d'un immeuble, mais que le mouvement de vos doigts vous aide à le retrouver.
        La forme visuelle des idéogrammes ne suffit pas toujours pour retrouver leur sens, et il faut faire appel à la mémoire « sensito-motrice ».
        Quand on écrit, l'information nerveuse qui détermine l'ordre d'écriture des traits constituant ces caractères est codée dans certaines zones du cerveau : le cortex moteur qui commande nos muscles et le cortex somatosensoriel qui est le centre de notre toucher (en provenance des terminaisons nerveuses de la peau.) Ces deux zones sont situées sur le dessus du crâne, mais évidemment seules les parties concernant alors les doigts sont concernées; c’est une mémoire sensorimotrice du mouvement et des sensations qui lui sont associées.
        La reconnaissance visuelle des caractères kanji ne nécessite pas toujours l'exécution manuelle du caractère, mais les chercheurs se sont demandé si cette activité motrice ne serait pas mise enjeu de façon automatique dans le cerveau, même en absence de mouvement volontaire de la main et des doigts.
        Lors d'une étude d'imagerie cérébrale, ils ont présenté à des sujets japonais les premiers traits d'un kanji et leur ont demandé de retrouver l'intégralité du caractère, sans faire de mouvement. Ils ont observé que des zones du cerveau normalement mises en jeu dans l'écriture du kanji étaient activées dans ces conditions. Ainsi, retrouver les kanji dans leur mémoire sensorimotrice induirait une sorte d'écriture mentale, automatique et non intentionnelle.

        Qu'en est-il dans notre système alphabétique ?
        Le principe de base est le même: il s'agit, là aussi, d'associer des traits et de les reconnaître comme formant une seule et même lettre.
        Si l’on compare l'activation cérébrale suscitée par des formes connues et inconnues (des lettres et des symboles ressemblant à des lettres mais n'appartenant pas à l'alphabet), on constate que seule la vue de lettres (et non de pseudo-lettres) active, chez des droitiers, une zone située dans le cortex prémoteur gauche qui commande la main droite, laquelle s'active également lorsque les sujets écrivent les lettres et les pseudo-lettres. Chez ceux qui écrivent de la main gauche, c’est le sentre analogue de l’hémisphère droit qui intervient.
        Nous percevons donc les lettres non seulement par la vue, mais aussi par le toucher (dans la mesure où nous apprenons en même temps à lire et à écrire), et plus précisément par la simulation mentale inconsciente des mouvements que l'on exécute en écrivant.
        Cela s'explique par le fait que la correspondance entre le mouvement graphique et la forme produite est unique : à chaque lettre correspondent un seul mouvement et donc un "schéma-moteur" spécifique.

        La situation est très différente lorsqu'on écrit avec un clavier.
    Il s'agit cette fois d'atteindre un point du clavier où se trouve une forme donnée. La correspondance entre le mouvement et la forme de la lettre est arbitraire: un mouvement identique peut aboutir à produire deux lettres différentes, et inversement, la même touche peut être atteinte par des mouvements différents. Il n'y a pas une relation unique entre la lettre et le mouvement, et rien dans le mouvement d'atteinte des touches ne renseigne sur la forme ou l'orientation de la lettre formée.
        Une étude a été faite sur 76 enfants de 3 à 5 ans auxquels on a appris à reconnaitre 15 lettres de l’alphabet, pour la moitié des sujets en associant l’écriture manuelle et pour l’autre moitié, en associant un clavier simplifié ne comportant que ces 15 lettres.
        Trois semaines après les chercheur ont demandé aux enfants de reconnaître des lettres parmi ces quinze, certaines étant même un peu “déformés” volontairement.   
        Chez les enfants les plus âgés (entre quatre et cinq ans), l'écriture manuscrite était bénéfique : les enfants reconnaissaient mieux les lettres qu'ils avaient écrites à la main. Au contraire, les enfants ayant appris au clavier avaient des difficultés à reconnaître certaines lettres.
        En revanche, cette différence n’a pas été constatée sur les plus jeunes. Cela résulte probablement du fait que les structures neuronales contrôlant la motricité fine, nécessaire pour produire des mouvements précis des doigts et du poignet, ne sont pas suffisamment matures chez ces tout petits.        
        D'ailleurs, les lettres qu'ils produisent sont souvent éloignées du modèle, et donc, non seulement ils voient une lettre mal tracée, mais de plus, les signaux sensorimoteurs engendrés par leurs mouvements ne sont pas adéquats pour informer correctement le cerveau sur la forme esquissée par le crayon.
        Les chercheurs ont également observé que les enfants ont souvent tendance à confondre les lettres qu'ils ont apprises avec leur image en miroir surtout chez les plus jeunes.
        Dans une autre expérience menée avec des adultes, auxquels on apprenait des caractères autres que ceux de l’alphabet, soit en les écrivant, soit en les tapant, les expérimentateurs ont vérifié que l’orientation des caractères était mieux mémorisée si on les apprenait en les écrivant manuellement.

        Il semble donc très préférable d’apprendre à lire aux enfants, en même temps qu’on apprend à écrire manuellement, et non de faire cet apprentissage au clavier
        Toutefois il s’agit du premier apprentissage de la lecture et de l’écriture.
        Dans le cas où on apprend à taper alors qu'on sait parfaitement lire et écrire, la situation est différente et je vous parlerai demain de ma propre expérience d'apprentissage du clavier.

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  Le printemps arrive : du fait de l'absence de gelée cet hiver et les températures anormalement hautes de ces derniers jours, les fleurs éclosent avec quelques semaines d'avance;

              Quelques fleurs qui s'ouvrent sur ma terrasse : mimosa, camélia, cerisier, jonquilles, jacynthes , primevère, faux genet, campanules, crocus...

              Les tulipes sont en boutons, les lilas ont de gros bourgeons, les fleurs des avalées s'entrouvrent...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les fleurs du printemps

    Les fleurs du printemps

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les fleurs du printemps

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les fleurs du printemps

     

    Les fleurs du printemps

     

    Les fleurs du printemps

     

     

     

     

     

     

     

    Les fleurs du printemps

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les fleurs du printemps

     

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Le dictionnaire du diable.(suite de J à Z)

                - Journaliste : Écrivain qui tente de trouver sa voie dans la vérité, et qui la disperse dans une tempête de mots.  - Langage : Musique avec laquelle nous charmons les serpents qui gardent le trésor d'un autre.

              - Logique Art de penser et de raisonner en strict accord avec les limitations et les incapacités de l'humaine incompréhension. Toute la logique est basée sur le syllogisme, qui présente une proposition majeure, une proposition mineure et une conclusion - ainsi :
    Proposition Majeure : Soixante hommes peuvent faire un ouvrage en soixante fois moins de temps qu'un seul homme.
    Proposition Mineure :Un homme peut creuser un trou pour un poteau en soixante seconde ; donc - 
    Conclusion : Soixante hommes peuvent creuser un trou pour un poteau en une seconde.
    Cela peut prendre le nom de syllogisme arithmétique, dans lequel, en combinant la logique et la mathématique, nous jouissons d'une double certitude et sommes deux fois comblés de bonheur. 
              - Longévité : Prolongation inconfortable de la peur de la mor
              - Loquacité n. Affection qui redouble chez le malade incapable de refréner sa langue quand vous souhaitez prendre la parole. 
              - Lycée :. École antique où l'on s'entretenait de morale et de philosophie. 2/. École moderne où l'on discute de football. 

              - Mariage :État ou condition d'une communauté comportant un maître, une maîtresse et deux esclaves, l'ensemble ne faisant que deux personnes. 
              - Médire : Faire le portrait d'un homme comme il est, quand il n'est pas là. 
              - Menteur : Personne qui pratique l'expression de la vérité avec une conscience assez lâche.
              - Ministre :. Personne qui agit avec un grand pouvoir et une faible responsabilité.
              - Mythologie : Ensemble des croyances d'un peuple primitif concernant ses origines, sa préhistoire, ses héros, ses dieux, etc., à ne pas confondre avec les récits véridiques qui sont inventés par la suite. 

              - Négociant : Personne engagée dans une démarche commerciale. Une démarche commerciale est une action dans laquelle la chose démarchée est un dollar. 
              - Noces : Cérémonie dans laquelle deux personnes s'engagent à devenir une, une s'engage à devenir rien du tout, et rien ne s'engage à devenir supportable.  

              - Objectif - Le devoir que nous assignons à nos désirs.
              - Opéra : L'acteur singe l'humain - au moins dans son aspect ; le chanteur d'opéra singe le singe. 
              - Orthographe : La science qui épelle avec l'oeil à la place de l'oreille. 

              - Paix : Dans les affaires internationales, période de duperie entre deux périodes de combats.
              - Patience : Forme mineure de désespoir, déguisée en vertu. 
              - Phare :. Construction élevée sise au bord de la mer, dans laquelle le gouvernement entretient une lampe et l'ami d'un politicien. 
              - Pharmacien :. Complice du médecin, bienfaiteur du croque-mort et ravitailleur de la vermine du cimetière. 
              - Philosophie : Route comportant de nombreuses voies et qui s'étend de nulle part à rien. 
              - Plagier : Emprunter la pensée et le style d'un autre écrivain que l'on a jamais, jamais lu. 
              - Politesse : La plus acceptable des hypocrisies. 
              - Politique : Lutte d'intérêts déguisée en débat de grands principes. Conduite d'affaires publiques pour un avantage privé. 
              - Présage : Signe que quelque chose arrivera si rien ne se passe. 
              - Préjugé : Opinion qui se promène sans moyen visible de transport. 
              - Prescription :. Conjecture du médecin qui fera que se prolongera avec un moindre mal la situation du patient. 
             - Prêtre : Homme qui prend en charge nos affaires spirituelles afin d'améliorer ses affaires temporelles. 
              - Preuve : Évidence ayant une once de plausibilité supérieure à son improbabi-lité. Témoignage de deux personnes face à celui d'une seule. 
              - Projeter : Se faire du souci à propos de la meilleure méthode pour aboutir à un résultat accidentel. 

              - Raseur : Personne qui vous parle quand vous souhaitez qu'elle écoute.          
              - Reconsidérer : Chercher une justification pour une décision déjà prise. 
              - Réfléchir : Peser les probabilités dans la balance du désir. 
              - Refus : Les refus appartiennent à différents degrés sur une échelle de valeur décroissante : le formel refus, le refus conditionnel, le timide refus et le refus féminin. Résolu adj. Obstiné dans une voie que nous approuvons.) 

              - Révélation : Livre fameux dans lequel Saint Jean le Divin cacha tout ce qu'il savait. Les révélations sont en fait effectuées par les commentateurs, qui ne savent rien. 
              - Révérence : Attitude sacrée d'un homme envers un dieu, d'un chien envers un homme.
              - Route : Ruban de terre au long duquel on peut cheminer depuis l'endroit où l'on s'ennuie jusqu'à l'endroit où il est futile d'aller.  
              - Ruse  Ce qui tient lieu de cervelle aux imbéciles
               - Seul : En mauvaise compagnie. 

              - Sorcière:. Horrible et repoussante vieille femme, en perverse activité avec le diable.  Belle et attirante jeune personne, dont les perverses activités dépassent le diable. 
              - Souvenir (se) : Se rappeler avec des améliorations de quelque chose de pas nécessairement connu. 
              - Surmenage: Trouble grave qui affecte de hauts fonctionnaires publics quand ils veulent partir à la pêche. 
              - Syllogisme : Formulation logique consistant en une affirmation majeure et une affirmation mineure, et une incohérente. 
              - Travail : L'un des processus selon lequel A gagne des biens pour B. 
              - Vérité :. Compromis ingénieux entre l'apparence et la désirabilité. 
              - Vieillesse : Période de la vie où nous transigeons avec les vices que nous continuons à chérir, tout en repoussant avec horreur ceux que nous n'avons plus la faculté de commettre. 
              - Violon : Instrument qui titille les oreilles humaines par le frottement d'une queue de cheval sur les boyaux d'un chat. 
              - Voisin  Personne qu'on nous demande d'aimer comme nous-mêmes, et qui fait tout ce qu'il peut pour nous faire désobéir. 
               - Voleur :Homme d'affaires candide. 

     


     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

    Je ne sais pas si vous connaissez le « dictionnaire du Diable », d’Ambrose Bierce ?

     

        Ambrose Bierce est un écrivain et journaliste américain qui a vécu au emps de la Guerre de Sécession (il est né an 1842 et mort en 1913).
        C’est une personne ayant un humour un peu noir et incisif, qui a aimé décrire dans ses romans, l’absurdité de la nature humaine et de ses actes.
        Son  « dictionnaire du Diable » est connu pour ses définition, certes amusantes, mais très critiques et assez réalistes.
        En voici quelques unes de A à I :  


                - ABSTINENT : personne faible qui cède à la tentation de se refuser un plaisir.
               - ABSURDITE. Affirmation manifestement incompatible avec son opinion propre.
               - ACCOMPLISEMENT. La fin de l'effort et le début de l'ennui.  
               - ALLIANCE : en politique internationale, union de deux voleurs qui ont leurs mains si profondément enfoncées dans les poches l'un de l'autre qu'il leur est difficile de s'en prendre à un troisième.
              - AMBIDEXTRE : capable de prendre avec un égal talent dans une poche de droite comme dans une poche de gauche.
             - AMITIÉ (n.). Embarcation assez grande pour porter deux personnes par beau temps, mais une seule en cas de 
            - AMNISTIE : magnanimité d'un pays envers des coupables qu'il serait trop onéreux de  sanctionner
           - AMOUR : folie temporaire que l'on peut guérir par le mariage.
          - ANTIPATHIE : Sentiment que nous inspire l’ami d’un de nos amis.
          - ARCHITECTE : Celui qui trace le dessin de votre maison en nourrissant des desseins sur votre argent.
         - ASSISTE : Individu qui compte sur la générosité publique pour un soutien que vous-mêmes n'êtes pas en position de pouvoir obtenir.
          - AVOCAT : homme prêt à tous les mensonges pour faire éclater la vérité.
         - AVOUER : Confesser une faute. Dévoiler les fautes d'autrui est un grand devoir imposé par l'amour de la vérité.

             - BAROMÈTRE (n.). Ingénieux instrument qui nous indique le temps qu’il fait.
            - BATAILLE :. Manière de défaire avec les dents un noeud politique qui ne veut pas céder avec la langue.
          - BEAUTE : Pouvoir qui permet à la femme de charmer un amoureux et de terrifier un mari.
          - BELLE-MERE : vision futuriste de sa propre femme.
         - BIEN-ÊTRE : état d'esprit produit par la contemplation des ennuis d’autrui.
         - BLÉ : céréale dont on arrive, non sans peine, à tirer un assez bon whisky et qu'on utilise pour faire du pain.
         - BRUIT : Puanteur dans l'oreille. Musique non domestiquée. Produit principal et signe authentique de civilisation.

               - CALOMNIER :  Attribuer malicieusement à quelqu'un les actions vicieuses que l'on n'a pas eu la tentation ou l'opportunité de commettre soi-même. - CANNE À PÊCHE : bâton avec un crochet à un bout et un imbécile à l’autre.
            - CANNIBALE ; qui aime son prochain, en sauce.
            - CANON (n.). Instrument utilisé dans la rectification des frontières.

            - CÉLIBATAIRE: homme qui peut avoir plusieurs femmes sur les genoux, mais aucune sur les bras.
           - CERVEAU : Appareil avec lequel nous pensons que nous pensons.
           - CHEMIN DE FER : Le plus important des dispositifs mécaniques qui nous permettent de nous déplacer de là où nous sommes à là où nous ne serons pas mieux.
          -  CIEL : Endroit où les méchants cessent de vous assommer avec la bavardage de leurs affaires personnelles, et où les gentils écoutent avec attention tandis que vous exposez les vôtres.
          - CIRQUE :  Endroit où les chevaux, les poneys et les éléphants sont autorisés à voir des hommes, des femmes et des enfants se conduire comme des idiots.         -    

          - CLAIRVOYANCE : capacité pour une personne, généralement féminine, de voir ce qui est invisible pour son patron - à savoir que c'est un abruti.
             - CLARINETTE (n.). Instrument de torture utilisé par une personne qui a du coton dans les oreilles. Il y a deux instruments qui sont pires qu'une clarinette - deux clarinettes.
            - COCHON ; animal étonnamment proche de la race humaine par la vivacité et la splendeur de son appétit.
            -COMESTIBLE (adj.). Bon à manger et facile à digérer : tel est le cas d’un ver pour un crapaud, d’un crapaud pour un serpent, d’un serpent pour un porc, d’un porc pour un homme, d’un homme pour un ver.
              - COMMERCE : Sorte de transaction à travers laquelle A dépouille B des biens de C et en compensation de laquelle B soulage des poches de D de l'argent de E.
            - CONCLUSION : endroit où on en a marre de penser et de réfléchir.
            - CONFERENCIER :  Homme qui met sa main dans sa poche, sa langue dans votre oreille et sa foi dans votre patience. 
           - CONFIDENT : Personne instruite par A des secrets de B, confiés personnellement par ce dernier à C. 
          - CONNAISSEUR :  Spécialiste qui sait tout à propos d'une chose et rien à propos de tout le reste. 
          - CONSERVATEUR : Homme d’état féru des maux déjà existants, à la différence du Libéral qui désire les remplacer par d’autres.
          - CONSOLATION : Lorsque l'on constate qu'un homme meilleur est plus infortuné que soi. 
          - CONSULTER : Rechercher l'approbation d'autrui pour un projet déjà bien arrêté.
          - CONVERSATION :Foire où chacun propose ses petits articles mentaux, chaque exposant étant trop préoccupé par l'arrangement de ses propres marchandises pour s'intéresser à celles de ses voisins.  
          - CORSAIRE : Politicien des mers.
         - COUARD : Celui qui, dans une situation périlleuse, pense avec ses jambes.

            - DÉDAIN : sentiment d'un homme prudent envers un ennemi qui est trop formidablement à l'abri pour être attaqué.
            - DENTISTE : Prestidigitateur qui, tout en mettant du métal dans votre bouche, subtilise des pièces dans votre poche.
            - DERISION : Manière de montrer que la personne qui en subit les attaques est dénuée des heureuses qualités qui distinguent ceux qui l'attaquent.      
            - DESTINÉE (:. Autorité qui couvre le crime d’un tyran ; excuse qui explique l’échec d’un imbécile.
           - DETRESSE :. Maladie contractée à l'exposition de la prospérité d'un ami.
            - DICTIONNAIRE : gros livre épais qui nous indique comment épeler un mot qu'on ne trouve pas si on ne sait pas l’épeler.
            - DEUX FOIS : Une fois de trop.
           - DIFFÉREMMENT (adv.). Pas mieux.
           - DIFFÉRENCIER (v.i.). Relever des détails qui font qu’une personne ou une chose est, si possible, plus détestable qu’une autre.

            - ÉCONOMISTE : expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.
           - ÉDUCATION : Ce qui révèle, dans les manières et les façons d'un imbécile, son manque d'intelligence. 

           - ÉGOÏSTE : une personne de mauvais goût, plus intéressée à elle-même qu'à moi. 
          - ÉLOQUENCE Art de convaincre les imbéciles par la parole de ce que le cheval blanc d'Henri IV est effectivement blanc. Cela inclut le talent de prouver que le cheval blanc est également de n'importe quelle autre couleur.  
         - ÉMOTION:. Maladie épuisante causée par un afflux du cœur à la tête. Elle s’accompagne parfois d’un copieux écoulement de chlorure de sodium hydraté provenant des yeux.
          - ENVELOPPE :. Cercueil d’un document ; fourreau d’une note à payer ; cosse d’une remise ; robe de nuit d’une lettre d’amour.
         - ÉRUDITION :. Poussière tombée d’un livre dans un crâne vide.
        - ESTIME DE SOI-MÊME :. Évaluation erronée.
        -EXCENTRICITE : Manière de se faire valoir qui est si facile à mettre en oeuvre que les imbéciles l'utilisent pour mettre en relief leur nullité.      

            - FANATIQUE : celui qui s'obstine à soutenir une opinion qui n'est pas la vôtre.
            - FELICITATIONS: Politesse de la jalousie.
            - FIDELITE Vertu particulière de ceux qui ne sont pas loin d'être trompés. 

            - FOI :Croyance sans preuve dans ce qui est affirmé par quelqu'un qui parle sans savoir, ou qui pense sans comparer.

            - GÉNÉALOGISTE : quelqu’un prêt à poursuivre vos ancêtres aussi loin que votre argent pourra aller.

            - HÉSITATION : espèce de retard, avant de dire une bêtise.
           - HISTOIRE : Compte rendu hautement douteux d'événements historiques hautement futiles, causés par des chefs d'une haute scélératesse et des soldats particulièrement stupides.
          - HYPOCRITE : Personne qui, professant des vertus qu'il ne respecte pas, rend évident l'avantage de sembler être ce qu'il dédaigne.

            - IMMIGRANT : individu mal informé qui pense qu'un pays est meilleur qu'un autre.
           - INSURRECTION : Révolution qui a échoué. Tentative infructueuse pour substituer le désordre à un mauvais gouvernement.

            - INTELLECTUEL : individu capable de penser pendant plus de deux heures à autre chose que le sexe
            - INTERPRETE :Individu qui permet à deux personnes de langues différentes de se comprendre mutuellement, en répétant à chacune ce qu'il aurait été intéressant pour l'interprète que l'autre eût déclaré.

            - INTERROMPRE : écouter plus vite que la personne en face ne parle.

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire