• Les nouveaux variants du coronavirus19

              Une nouvelle vague du covid19 est en cours, avec de nouveaux variants dénommés BA4 et BA5. D'où sortent ces nouveaux noms et quelles sont les propriétés de ces nouveaux mutants.?

            Avant de traiter ce sujet, je pense utile de faire quelques rappels. Ce sont des notions que j'ai citées dans mes anciens articles sur le covid ou sur l'ADN, mais vous ne les avez pas forcément retenues et elles sont nécessaires pour la compréhension de la suite de l''article.

    ADN et ARN; codon; mutations

            L'hérédité de nos cellules est supportée par notre ADN, énorme molécule qui a la forme d'un escalier en spirale, les montants étant constitués par des sucres phosphorés, et les barreaux par deux "bases puriques", choisies dans un groupe de quatre, que nous appellerons uniquement par les lettres C, G, T, A, et dans ces barreaux, on trouve toujours face à face C,G et T,A.
            C'est la succession de ces bases qui code notre hérédité et le rôle de nos cellules.

           Dans nos cellules, l'ADN va reproduire des séquences qui seront libérées et seront appelées "ARN messager" (ARNm). Ces ARNm sont constitués d'une succession de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de bases et vont migrer dans la cellule et "s'exprimer" en dirigeant la synthèse  d'un ou plusieurs des 26 acides aminés, lesquels vont permettre la synthèse des protéines nécessaires à la vie des cellules.
         Une différence entre ADN et ARN, la base T (thymine) est remplacée par la base U (uracile) dans les ARN.

         Le support génétique du coronavirus n'est pas un ADN, mais un ARN; Comme pour nos cellules ce sont des morceaux de cet ARN qui seront à l'origine de la synthèse d'acides aminés et ceux-ci donneront ensuite des protéines spécifiques du virus.

         Un codon est une séquence de trois bases sur un ARNm, spécifiant l'un des vingt-deux acides aminés dont la succession sur l'ARN messager détermine la structure d'une protéine à synthétiser.(voir le tableau en fin d'article.)

         Dans le coronavirus, de petites excroissances lui permettent de se fixer sur les cellules de notre système respiratoire et d'y pénétrer pour s'y reproduire et multiplier.
    Ces excroissances sont constituées par une protéine complexe appelée "spike". Cette protéine se fixe sur des récepteurs de nos cellules du système respiratoire, notamment l'un d'eux appelé ACE2.

         Des mutants des coronavirus existants à un moment donné, apparaissent. Ces mutations correspondent à des substitutions de codons, qui donc engendrent une synthèse différente des acides aminés et protéines.
         Les mutation sont codées par une lettre, un nombre, une lettre. La première lettre représente l'acide aminé qui était codé avant la mutation, le nombre l'emplacement de la mutation sue l'ARN et la seconde lettre l'acide aminé codé après la mutation.
         Par exemple la mutation L452R, se fait sur le codon qui débute à la 452ème base purique de l'ARN du Corona, et au lieu de synthétiser la leucine L, ce sera l'arginine R qui sera synthétisée.
        Cette mutation L452R de la protéine Spike est connue pour conférer une plus grande affinité avec le récepteur humain ACE2, utilisé par le virus pour pénétrer dans nos cellules et donc le virus mutant est plus contagieux. Une autre mutation D614G a des effets analogues. (D = aspartic; G = glycine).
       La mutation F486V, toujours dans la protéine Spike, confère une assez grande capacité d'évasion immunitaire au virus (les vaccins sont moins efficaces).

    Classification des coronavirus.
         
         Jusqu'à présent une nomenclature était utilisée , classant les virus dans l'ordre d'apparition dans des zones géographiques données, en utilisant une lettre grecque pour chaque famille de virus. Nous avons eu droit aux variants alpha, (Angleterre); bêta, (Afrique du Sud); gamma, (Brésil); delta (Inde), et depuis l'an dernier omicron.
         Cette nomenclature simpliste ne tient compte que de façon très générale de la structure de l'ARN du virus. Depuis 2021, des nomenclatures plus précises sont apparues. L'une des plus usitée est la nomenclature "pangolin", accompagnée de logiciels permettant de classer les virus.
        Ce n'est pas facile de faire une telle nomenclature. Compte tenu de toutes les mutations dans la séquence génétique du covid19, il existe déjà des milliers de variants et essayer de nommer tous les variants nécessiterait une énorme banque de données, ne mettant pas en lumière ce qui est important et de ce qui ne l’est pas.
       Le système Pangolin est très complexe et dépasse mes compétences. Il tient compte de la structure génétique de l'ARN du virus, en créant des "lignées" et des sous-lignées lorsque des mutations ayant des conséquences importantes apparaissent.
    A l'origine deux lignées A et B. Il pourra apparaître des lignées C,D... dans l'avenir.
    On a vu apparaître des sous lignées (B1,B2,B3, B4, B5 ..) et des variants de celles-ci : B1, puis B1.1, B1.1.1 etc... On peut aussi avoir des mélanges BA1, BA2...

     Les variants qui sévissent actuellement.

          On peut considérer que ce sont toujours des omicrons. 
          Dans la classification Pango,  en France, la première vague Omicron a été causée par une lignée BA1, puis de septembre 2021 à mars 2022 les virus ont été des BA2. En décembre 2021 deux nouvelles lignées sont apparues BA4 et BA5, qui ont été détectées en France en mai et sont maintenant devenues majoritaires. Le BA5 va prendre le pas.
           Ces deux variants possèdent la mutation , qui facilite la contamination L452R (mais elle était déjà présente dans le variant delta, mais absente des BA1 et BA2), et fait nouveau, la mutation F486V qui favorise l'évasion à l'immunité. Ces variants sont donc nettement plus contagieux que BA1 et BA2, bien que peu différents au plan génétique.
          On peut penser que ces mutation se produisent par hasard, mais que leur probabilité est d'autant plus grande que le virus se réplique, donc qu'il circule. Donc à chaque vague, la probabilité de mutation et de nouveaux variants augmente.

         Nous sommes face à une nouvelle vague, puisque le nombre de contaminations oscille actuellement entre 100 000 et 200 000 par jour.
         Certes on peut dire qu'une des raisons est la contagiosité du virus et le "vieillissement" de nos vaccinations.
        Mais je pense que le relâchement de la population y est aussi pour beaucoup.
        Quand le gouvernement a levé les contraintes, pendant un mois les trois quart des personnes, dans les magasins ou les transports autour de chez moi, gardaient le masque. Puis l'habitude a disparu et actuellement moins de 10% des personnes gardent le masque en espace clos.
        Alors que le virus circule énormément, c'est prendre un risque inutile, car il suffit de quelques personnes qui ont le covid, sont asymptomatiques ou ne le savent pas encore, mais elles sont contagieuses et, dans un espace fermé, elle envoient dans l'air des aérosols contaminés qui stagnent.
        Avoir un masque en arrête une grande partie, et la dose que vous risquez de recevoir est très faible, et, si vous êtes vacciné, le virus sera probablement éliminé ou vous n'aurez qu'une réaction mineure.
        Avec les variants BA4 et surtout BA5 très contaminants, le relâchement complet de la population vis à vis des gestes barrière, entraine une vague importante de contamination.
       Je ne comprends pas que le gouvernement n'ait pas imposé à nouveau le masque dans les transports et les lieux clos où il y a beaucoup de monde.

       Enfin, pour terminer par quelque chose de plus amusant une petite histoire personnelle.    
       Une de mes petites filles et son mari, ne se sentant pas très bien ont fait un test, qui s'est avéré positif. 

    Ils se demandaient lequel des deux avait attrapé le virus et avait contaminé l'autre.
       Le hasard les a mis d'accord : l'un avait le virus BA4 et l'autre le BA5. Chacun avait attrapé le virus, sur son lieu de travail ou dans les transports.!

    La liste des acides aminés, les lettres les représentant et les codons qui régissent leurs synthèse;.

    STOP n'est pas un acide aminé; c'est un codon qui stoppe la lecture d'une séquence d'ADN ou d'ARN, lors de l'expression d'un gène ou d'un morceau d'ARNm.

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  •        

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        J'ai souvent entendu des collégiens, mais aussi par des lycéens et parfois par des adultes, des femmes notamment, se plaindre d'être harcelé(e)s sur internet, soit sur les réseaux sociaux, soit par SMS ou mail. 
        Ce mode de harcèlement est différent du harcèlement scolaire, et les vacances n'y mettent pas un  terme malheureusement.

        Contrairement à ce que l’on croit souvent, ce n’est pas internet qui a créé le harcèlement
        Avant l'ère d'internet, de nombreuses recherches ont été effectuées sur le harcèlement classique chez les jeunes dans le cadre scolaire.
        Le harcèlement peut être physique ou psychologique, il implique une intention de nuire de la part de l'agresseur et souvent en se servant de différences physiques, sociales, intellec-tuelles pour imposer son pouvoir.
        Ses formes peuvent être physiques (pousser, frapper, extorquer des objets ou de
    l'argent) ou verbales. L’exclusion sociale d’un groupe est également un cas fréquent du harcèlement, de même que l'atteinte à lo réputation.
        Les travaux de recherche décrivant les auteurs et victimes de harcèlement scolaire indiquaient qu'auteurs et victimes étaient plus fréquemment des garçons, que les auteurs étaient généralement plus forts physiquement, dominants, impulsifs, et avaient souvent des difficultés scolaires. Les victimes semblaient anxieuses, socialement en retrait, isolées, et physiquement plus vulnérables.

        Mais effectivement la venue des moyens informatiques et multimédias a changé la donne, non pas dans l’esprit des harceleurs et harcelés, mais dans la facilité de communication, avec internet et le téléphone portable, et aussi par le bouleversement des habitudes de vie, surtout des jeunes.
        Le « vidéo-linchage », appelé curieusement « happy slapping » aux USA, existe aussi en France depuis 20 ans : c’est, par exemple, une agression collective d’une victime tout en la filmant au moyen d’un téléphone portable, puis la diffusion du film humiliant de cette agression qui, comme un virus, peut atteindre un maximum de personnes en un minimum de temps. Dans certains cas extrêmes, l’agression physique peut être très violente et certaines d’entre elles ont même entraîné la mort de la victime.
        Depuis la loi du 5 mars 2007, la diffusion de ces images constitue une infraction pénale passible d'une peine de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 75 000 euros.

        Heureusement ce n’est pas la pratique la plus courante, mais des études américaines montrent combien les phénomènes d’harcèlement sont courants entre jeunes.
        Michele Ybarra, de l’université de Baltimore, a interrogé 1 500 adolescents âgés de 10 à 15 ans utilisateurs d'Internet, et a observé que durant l'année précédente, 35 % avaient été victimes de harcèlement ou de sollicitations sexuelles, tandis que 21 % en avaient été auteurs.
        Dans une autre enquête auprès de 3 767 adolescents américains utilisant ou non Internet, Robin Kowalski, de l'Université de Caroline du Sud, a observé que, durant les deux mois qui avaient précédé l'enquête, 11 % des jeunes avaient été victimes de cyberharcèlement, 7% en avaient été auteurs et victimes, et 4 % en avaient été auteurs.

        Mais il ne faut pas croire que le cyberharcèlement ait remplacé le harcèlement « classique » en classe. Une étude de Kirk William et Nancy Guerra de l’université de Californie, montrent que le harcèlement le plus fréquent est de loin le harcèlement verbal, à égalité avec le harcèlement physique vers 13 ans alors que le harcèlement sur internet est faible, puis celui-ci augment mais reste très inférieur aux deux autres, lesquels sont alors maximaux vers 15 ans, puis vers 18 ans les trois tendances diminuent un peu.
        Il est difficile de trouver des études françaises sur ce sujet avec des statistiques simples et compréhensibles qui ne mélangent pas tout.
        Par contre on trouve de nombreux articles sur le harcèlement à l’école et le cyber-harcèlement.
        
        Laurent Bègue, professeur de psychologie à l’université de Grenoble, a essayé de cerner la psychologie du harceleur : qu’est ce qui pousse un individu à pourchasser un autre, à tenter de le rabaisser, de l'humilier ou de lui faire peur, voire de le frapper.
        Il y a certainement d’abord un problème d’éducation et de fréquentation : certains jeunes croient qu'il est valorisant de harceler autrui, que c'est quelque chose de toléré. Cela résulte probablement d'une absence de discours clair condamnant ces pratiques dans l'entourage familial ou professoral, ou de la fréquentation d'individus pour qui cela ne pose pas de problèmes.
        Les élèves qui se sentent mal à l’école et qui ont de mauvais résultats en classe, sont peu surveillés par leurs parents, ne suscitent pas l’intérêt des professeurs et sont peu attachés aux institutions et usages de la société. On constate qu’ils sont plus enclins à devenir harceleurs.
        Un autre facteur est le manque de réaction de l’environnement qui « laisse faire ». et le harceleur peut avoir l'impression que sa victime est isolée, donc sans défense.
        L’usage de l’alcool et du cannabis qui diminue les facultés intellectuelles est souvent un facteur aggravant.
        Le harcèlement est souvent un phénomène de groupe, qui crée un « souffre-douleur », et on peut se demander en quoi un groupe d'élèves se sent suffisamment menacé par un seul enfant pour qu'on lui assigne la place du bouc émissaire.
        Le bouc émissaire occupe la place de celui qu'on exclut, de celui dont personne ne veut, de celui auquel on ne s'identifie pas; on harcèle pour avoir bonne conscience, pour s'assurer qu'on est du bon côté, avec la majorité ; être en groupe contre l'autre permet de renforcer la cohésion, en s’unissant contre un « ennemi » commun auquel on attribue tous les défauts que l'on n'assume pas, mais qui sont le plus souvent ceux du groupe lui même.
        Le bouc émissaire a donc une double fonction : il réveille les blessures narcissiques du harceleur ou du groupe, et en est l'antidote.   

        Le harcèlement classique et le cyberharcèlement ont de nombreux points communs, mais le cyberharcèlement se distingue par plusieurs aspects.
        D'abord, par l'implication des filles. Alors que le harcèlement physique est I'apanage des garçons, notamment dans la cour de l’école où les filles sont peu enclines à la violence physique, elles se rattrapent par l’écrit sur Internet, si bien que Ia parité de sexe est atteinte chez les harceleurs.
        Par ailleurs, contrairement au harcèlement classique, qui peut être évité par certains dispositifs de surveillance, le cyberharcèlement ne se limite pas aux murs du collège ou du lycée, et est permanent car, à n’importe quel instant du jour et de la nuit, le harceleur peut faire circuler un courriel ou un SMS malintentionné, ou encore déposer un message dégradant sur la page personnelle de sa victime.
        Surtout le harceleur est à distance de sa victime, son identité éventuellement dissimulée sous un pseudo, et il ne voit pas les réactions de souffrance de sa victime, ce qui l’empêche de culpabiliser ou d’avoir pitié, voire même de se rendre compte des conséquences de son action.
        En outre, contrairement aux harceleurs classiques, les cyberharceleurs n’ont pas besoin d’être plus forts physiquement ou intellectuellement que leurs victimes, et par contre ils peuvent diffuser des rumeurs ou des photos dégradantes pour la victime à des centaines, voire des milliers, de personnes.
        L’anonymat qui peut être une bonne chose pour protéger ce qu’on écrit sur soi-même sur un blog, peut être catastrophique en matière de harcèlement : 67% des victimes ne connais-sent pas leur agresseur d’après une étude qui montre par ailleurs, par comparaison entre des agressions avec ou sans anonymat, que la violence est deux fois plus grande quand l’anonymat donne l’impression d’impunité.
        Enfin, plus la fréquentation en temps d’internet est grande,  plus le risque d’être victime, voire agresseur est grand.

        Cela dit j’ai parlé surtout des jeunes, mais l’agressivité est une modalité du comportement des êtres vivants et particulièrement de l'être humain, chez qui elle se traduit par la violence principalement vis à vis de ses semblables. Elle touche tout autant les adultes, mais sous des formes plus diverses.

        Certains psychologues se sont demandé si l’éducation actuelle n’était pas en partie responsable de l’augmentation du harcèlement.
        Diverses causes sont avancées : Manque ou diminution de l’activité physique des jeunes, qui détend et fait évacuer stress et agressivité, suppression de tout enseignement moral à l’école primaire (qui pourrait pourtant être fait en respectant la laïcité), manque de sommeil, fatigue des parents dans le cadre de la vie actuelle, nourriture trop sucrée qui favorise l’agressivité, mais aussi résidus de produits chimiques et insuffisance d’hydratation, et surtout le manque d’éducation des parents trop laxistes, les traumatismes laissés par les divorces et les familles recomposées, et une société plus violente encensée par les médias : journaux télévisés, films, téléfilms, bandes dessinées…

         La violence en général et les nouvelles formes de violence méritent toute l'attention des scientifiques et des pouvoirs publics, mais aussi des enseignants et des parents, car elles peuvent menacer le développement social et émotionnel des adolescents, pour lesquels Internet et le téléphone portable occupent une place centrale dans la vie quotidienne.
        Mais un éducation des jeunes devrait être également faite pour qu’ils ne restent pas indifférents aux souffrances d’une victime, et n’hésitent pas à agir
        

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  •     Rêver de « châteaux en Espagne, c’est faire des projets irréalisables.
        Cette expression date du XIIIe siècle, car l'Espagne, depuis le Moyen-Âge, subissait l'assaut des Maures et, pour ne pas leur faciliter la tâche, avait détruit tous ses châteaux pour que les envahisseurs ne puissent s'y reposer.
        Il en reste cependant un certain nombre et si vous posez la question à Google, vous trouverez quelques jolies photos. En voici quelques unes en intermède :

    Saragosse: la forteresse, seul élément conservé du temps des Maures, construit au XIème siècle.

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    Tolède : XVème siècle

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    Le château de Simancas, également de cette époque

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    Château de Manzanares el Realconstruit vers 1470

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    Egalement du XVème siècle, Le Medina del Campo

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      La forteresse de Coca, toujours du XVème siècle

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    Grenade : l’Alhambra, le palais rouge, avec ses magnifiques jardins, édifié vers 1350 et qui fut épargné à cause de sa magnificence.

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    Cordoue : l’Alcazar,construit, à partir de 1330 sur les ruines d'une forteresse
     
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    L’alcazar de Ségovie, construit vers 1200 après la reconquête de Ségovie sur les Maures

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    L’Escurial de Madrid, bien qu'il paraisse d'une architecture récente, date en fait de 1580 environ

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    Enfin, à Palma de Majorque : le palais royal La Almudai

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/images-copie-23.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/fetefemmepaslachecommefeteL2.jpg
        Il y a longtemps que je n'avais pas publié un intermède.
        Je publie beaucoup de photos trouvées sur Google, mais pour changer ce sera un texte, qui a été écrit par Lancelot Feral. Il est censé donner des conseils aux jeunes femmes sur le «fonctionnement intellectuel de l’homme ». Il est à la fois très macho, mais aussi très critique sur le niveau de culture et d’intelligence des hommes. Le mieux est d’en sourire car c’est évidemment une caricature à gros traits. Mais, comme dans toute caricature, il y a une partie de vrai.

    1.Les hommes ne lisent pas dans les pensées.

    2. Pleurer, c’est du chantage.

    3. Exprimez-vous clairement ! Laissez-nous vous l’expliquer une fois pour toutes :

    4. Les sous-entendus subtils NE MARCHENT PAS !

    5. Les sous-entendus moins subtils NE MARCHENT PAS !

    6. Les allusions claires NE MARCHENT PAS NON PLUS!

    7. Oui et Non sont des réponses parfaitement acceptables pour pratiquement toutes les questions.

    8. Venez nous voir quand vous avez un problème mais seulement si vous avez envie qu’on trouve une solution. Si c’est pour vous écouter vous plaindre, il y a les copines pour ça.

    9. Tout ce qu’on a pu dire il y a 6 mois ou plus est non recevable dans une engueulade. En fait, tout commentaire qu’on ait pu faire devient nul et non avenu au bout de 7 jours.

    10. Si tu penses que t’es trop grosse, c’est probablement vrai. Alors ne demande pas.

    11. Si quelque chose qu’on a pu dire peut être interprété de 2 façons et que l’une d’elle vous rend triste ou en colère, on voulait dire l’autre.

    12. Vous pouvez SOIT nous demander de faire quelque chose, SOIT nous dire comment vous voulez le faire. Pas les deux. Si vous connaissez déjà la meilleure façon de le faire, vous n’avez qu’à le faire vous même.

    13. Dans la mesure du possible, dites ce que vous avez à dire pendant la pub.

    14. Christophe Colomb n’avait pas besoin qu’on lui montre le chemin. Nous non plus…

    15. Tous les hommes voient seulement 16 couleurs, comme les paramètres par défaut de Windows.

    16. Par exemple, « pêche » est un fruit, pas une couleur. Pareil pour pomme et citron. On n’a aucune idée de ce qu’est le fuchsia.

    17. Si on vous demande ce qui ne va pas et que vous nous répondez « rien », on agira exactement comme si tout va bien. On sait que vous mentez, mais on s’en branle.

    18. Si vous nous posez une question à laquelle vous ne voulez pas qu’on réponde, attendez-vous à une réponse que vous ne voulez pas entendre.

    19. Quand on doit aller quelque part, quoique vous puissiez porter convient parfaitement…vraiment. Vous avez ASSEZ de fringues.

    20. Ne nous demandez pas à quoi on pense à moins d’être prête à parler de foot, de bagnoles ou de jeux vidéo.   


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        Je  suis trois fois arrière-grand-père depuis un an, etj’ai 3 frères et sœur, 4 enfants et 8 petits enfants, et j’ai donc vu un certains nombres de nouveaux nés dans la famille, plus quelques uns chez dea amis ou dans l’immeuble où j’habite.
        Bien sûr toutes les personnes de la famille, hommes ou femmes s’intéressent à l’enfant, parce qu’il est de la famille, mais je ne sais pas si vous avez observé un groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes dans une réunion, où l'on amène un nourrisson.
        La plupart des jeunes femmes se bousculent et s'extasient. « Quel chou ! Qu’il est mignon ! Il a de beaux yeux; de jolies petites mains toutes fines. Il ressemble à sa maman ! »
        Les hommes, pendant ce temps, après avoir considéré d'un air surpris cette incompréhensible manifestation de vénération enfantine, s'en vont discuter de sport, d’automobile ou de leur travail.

        Les psychologues de l'Université de Saint Andrews ont montré que ce phénomène était un problème d’hormones.
        Ils ont par exemple montré à de jeunes femmes, et de jeunes hommes, des visages de bébé plus ou moins attirants et présentant des différences certaines.
        Les femmes ont beaucoup mieux détecté ces différences que les hommes, mais cette faculté diminuait considérablement après 50 ans, chez les femmes ménopausées, et  par contre était encore meilleures chez les femmes qui prenaient la pilule, laquelle augment le taux de progestérone et d’œstrogènes.

        Ce résultat est logique, puisque les estrogènes et la progestérone reproduisent l’environnement hormonal de la femme enceinte, l’organisme se préparant à la venue d’un probable nouveau-né.
        Pour les hommes, c'est au moins une explication possible de leur relative inaptitude à s'extasier devant le premier poupon venu, s’il n’est pas le leur ou celui de la famille..

        La naissance d'un enfant est généralement la concrétisation d'un désir profond et puissant. Elle est aussi, le plus souvent, le fruit d'une histoire d'amour, d'une rencontre entre un homme et une femme. Mais l'envie de maternité relève aussi d’aspirations très inconscientes, propres à l'histoire de chaque femme.
        Il existe dans le désir d'enfant, une dimension nettement biologique, dont la privation peut entraîner de véritables phénomènes de manque et de frustration chez la femme, car c’est une manifestation hormonale et elle est beaucoup moindre chez l’homme, qui ne portera jamais l’enfant dans son corps.
        Cette cause biologique du désir d'enfant ne doit cependant pas faire négliger tous les autres aspects, notamment psychologiques à l'origine du désir d’enfant, car ils  sont nombreux. Accomplissement de la féminité, envie de donner ce que l'on a pas reçu soi-même, compenser un déficit affectif et surtout fonder une famille avec celui dont on partage la vie.
        C’est ce dernier désir qui est plus important chez l’homme. Certes il y a une part inconsciente, commandée par l'impératif biologique de dissémination de son capital génétique. Mais la part consciente du désir d'enfant est généralement, pour l'homme, corrélée à la stabilité économique, au désir de transmettre des valeurs et surtout d’avoir un lien plus profond avec sa compagne.
        D’ailleurs quand les enfants ont grandi et quittent le nid familial, un grand vide se produit au sein du couple, et il faut trouver une autre occupation, un autre lien commun, si on ne veut pas le mettre en danger. 

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