•             Des statues dans nos villes, mais des statues vivantes, dans lesquelles se cachent un homme ou une femme grimés et s'obligeant à une immobilité figée. J'ai vu autrefois de tels artistes sur le boulevard Montparnasse à Paris, et c'était impressionnant. On avait envie de les toucher pour voir en quoi ils étaient faits : terre, cuivre, étain, marbre ou chair.

             Je vous laisse apprécier :

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive17-copie-3.jpg



    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive31.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive29-copie-2.jpg





    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive25-copie-1.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive22-copie-2.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive23-copie-1.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive06-copie-4.jpg


    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive12-copie-3.jpg
    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive10-copie-3.jpg




    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive15-copie-2.jpg

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Diapositive14-copie-3.jpg

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •      Je suis tombé par hasard sur un blog avec une grande "affiche" qui posait la question : "l’homme est il naturellement bon ou mauvais ?"
        C’est un sujet de dissertation bateau que beaucoup d’entre vous ont sûrement eu et que j’ai traité aussi dans mon enfance.
        Rappelez vous, en première où Jean Jacques Rousseau se faisait le chantre de la bonté innée de l’homme.
        Et en philo, Kant affirmait que l’homme était un “animal” comme les autres, avec ses instincts, et qu’il ne devenait un être moral que lorsque sa raison s'élevait jusqu'aux concepts "du devoir et de la loi", ce qui signifie que l'homme peut devenir moral grâce aux sociétés qu'il a  mises en place et aux cultures qu'elles partagent.

    L'homme est il naturellement bon ou mauvais ?    Il y a ceux qui croient que l’homme est naturellement bon et que le système le pervertit, et ceux qui croient que l’homme est naturellement mauvais et que le système, notamment éducatif,  doit le recadrer.
        Rassurez vous, je ne vais pas me lancer dans la philosophie; il y a, sur eklablog, beaucoup de profs beaucoup plus douées que moi à ce sujet.
        Je vais vous faire part de certains résultats de recherches de biologistes concernant l’altruisme et le dévouement vis à vis d’autrui.

        Tania Singer et ses collègues de l'Université de Zurich, ont demandé à des supporters de football d’observer un supporter de la même équipe, ou de l'équipe adverse, en train de recevoir une décharge électrique. Les supporters avaient la possibilité d'aider la personne souffrante en déviant une partie de la décharge sur eux-mêmes, ou bien de ne rien faire et, dans ce cas, ils pouvaient soit regarder ailleurs, soit observer la scène.
        La plupart des supporters compatissaient avec une personne arborant les couleurs de la même équipe et prenaient sur eux une partie de sa douleur physique, mais préféraient regarder souffrir une personne soutenant l'équipe adverse

    http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/Naccumbens.jpg
        Dans leur cerveau, deux zones très différentes s'activaient :
             - dans la situation de compassion, le cortex insulaire antérieur du cerveau émotionnel ;
             - dans la situation de cruauté, c'était le noyau accumbens, généralement impliqué dans les sensations de plaisir.
        La “zone de la cruauté” (le noyau accumbens) est un générateur de plaisir, activé aussi bien par la nourriture que par l'alcool, les drogues ou le sexe.
        Son implication dans des situations analogues à celle de l’expérimentation laisse penser que la cruauté à l'égard des groupes externes est un comportement profondément ancré. Elle aurait rempli une fonction de survie au cours de l’évolution.
        Le psychologue turc Muzafer Sherif a observé, dans les années 1960, que des individus normaux placés en situation de pénurie formaient rapide- ment des groupes antagonistes qui s'affrontaient pour l'accès aux ressources.
        La sélection naturelle aurait ainsi privilégié la capacité d'aider et celle de tuer.

     L'homme est il naturellement bon ou mauvais ?    L’existence de structures cérébrales différentes, dédiées à des manifestations d'altru
    isme envers les personnes affichant la même appartenance identitaire que lui, et d'hostilité vis-à-vis des membres de groupes externes,suggère que l'être humain est double vis-à-vis des thématiques altruistes. Il n'est ni bon ni mauvais, mais exprime ses tendances compassionnelles ou cruelles selon l'identité de la victime.
        Mais pour expliquer l'existence de sentiments universels d'altruisme, non cantonnés à des groupes d'appartenance il ne faut plus se référer à la théorie de l'évolution, mais à l'influence des cultures.

        Ce n'est pas l'homme qui est bon ou mauvais, mais les messages culturels qu'il produit collectivement et qui agissent en retour sur lui, dans l’un ou l’autre sens.
        Méfions nous donc des réseaux sociaux
        Au fond les biologistes donnent plutôt raison à Kant !

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Intelligence et esprit critique.

                Nous sommes parfois très étonnés de voir une personne réputée très intelligente dire manifestement une bêtise (je ne parle pas de Trump, il n’est pas très intelligent), et ce qui arrive plus souvent, avoir une attitude peu compatible avec son niveau intellectuel ou son expertise dans son domaine.
               Cela tient le plus souvent à notre façon de mesurer l’intelligence et à la différence que l’on doit faire entre « l’intelligence » et « l’esprit critique ».

     

                Nous mesurons ce que nous appelons l’intelligence par des tests principalement de QI. Si vous lisez les articles que j’ai fait sur ce sujet, vous y verrez que l’on teste principalement trois domaines : notre connaissance de la langue et de la signification de phrases; la logique mathématique et la reconnaissance visuo-spatiale.

                Les tests sont des exercices qui mettent en jeu des points de détail, des réponses simples, et une analyse réduite de situations peu complexes.

                Ils ne garantissent pas que l’on sache pour autant analyser une situation dont les facteurs sont nombreux et compliqué, faire la part dans un amas de données, de celles qui sont importantes et de celles sans utilité, et également de résister à des arguments ou croyances irrationnelles.

                Certes, les personnes à fort QI sont moins sensibles aux biais cognitifs, mais ce qui permet de nous en protéger c’est « l’esprit critique ».

                Pour jauger correctement une information, , il faut être capable de la saisir, de la comprendre, de la traiter, de l’analyser, d’en examiner la vraisemblance, d’en saisir les conséquences. Certes l’intelligence est nécessaire pour ces tâches, mais il faut en plusune analyse logique empreinte de scepticisme.

     

                Les psychologue ont trouvé des différences entre l’intelligence et l’esprit critique :

                L’intelligence se concentre sur des problèmes de détail, de bas niveau, de compréhension, de représentation, de fonctionnement.

                L’esprit critique, est lui, à un niveau lus général, plus élevé, à partir d’éléments plus complexes et généraux. Il demande par exemple d’expliquer sa pensée et celle d’autrui ou d’estimer la fiabilité d’assertions ou de sources d’information. Il faut tester des hypothèses, évaluer des arguments, rechercher des preuves. C’est déterminer si on peut faire confiance à une information.

                La seconde différence est de nature psychologique : l’intelligence est basée sur le raisonnement. L’esprit critique est presque un trait de personnalité car il se fonde sur des qualités, sur un état d’esprit. 

                Il demande une ouverture d’esprit, l’imagination de supposer diverses solutions, un certain scepticisme et l’envie de connaître la vérité, le besoin de la rigueur et d’avoir des preuves, l’envie de connaître de nouvelles choses…

     

                Quelqu’un d’intelligent peut décider de croire à quelque chose, qui évidemment ne doit pas être complètement absurde, mais il peut ne pas avoir le besoin absolu de la vérité.

     La personne qui a un fort esprit critique ne voudra croire que ce qui répond à de nombreux critères. Elle doit donc avoir une grande humilité intellectuelle, et douter de sa propre pensée en premier lieu. Il faut notamment savoir changer d’avis, si cela se justifie.

     

                Comment développer l’esprit critique : ce devrait être un des buts de notre enseignement primaire et secondaire.

                Certes il faut au départ rendre les gens intelligents, en leur donnant la meilleure compréhension possible de la ou les langues, en développant la logique par l’étude des mathématiques, de la physique-chimie et des SVT, et en exerçant leur facultés de représentation de l’espace et du dimensionnement.

                Il faut ensuite les habituer à la pensée d’autrui, aux vis divers et divergents et l’étude de la littérature et de la philosophie est importante, non pas en tant que connaissances des auteurs, mais quant à la compréhension et la discussion sur des pensées différentes et des avis divergents sur un même sujet.

                Il faut à la fois développer la curiosité intellectuelle mais aussi l’humilité face au savoir : admettre qu’on ne sait pas, que l’on peut se tromper.

                Il faut aussi développer les capacités d’analyse logique, apprendre à reconnaître les situations, les éléments, les informations à risque, à mettre en doute et à faire des vérifications, à ne pas généraliser à partir d’exemples en nombre limité, de savoir peser les risques et la probabilité d’une réussite ou d’un échec, des avantages par rapport aux inconvénients d’une décision ou d’une situation.

                C’est aussi apprendre à chercher de l’information fiable (notamment sur internet, et par recours à des experts, qui en soient vraiment

                Il existe des tests d’esprit critique, comme il existe des tests de QI
    .

                 Bien entendu, il ne faut pas confondre l’esprit critique et la critique systématique irraisonnée et sans s’assurer de sa pertinence (à la façon de Trump et de beaucoup d’hommes politiques). C’est l’inverse de l’esprit critique.

                L’esprit critique est une qualité indispensable qui complète l’intelligence et nous en avons besoin plus que jamais, si l’on pense aux réseaux sociaux et à toutes les fausses informations qui y circulent ou aux discussions sans fin et entre égos passionnées sur l’hydroxychlorokine.

    Intelligence et esprit critique.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • En intermède, je vais vous présenter des figurines en fil de fer, qui m'ont paru ingénieuses.

    Un cochon et une vache :
    http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/achatventeprixstatuehippopotameenmetalafrique.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/topiairefigurine.jpg
    Un loup et un animal martien non identifié :

    http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/IMGP2866.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/coch01.jpg

    Le chat botté et un chat noir, serviteur du diable :

    http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/T2eC16hyME9s5qJFg1BRUItN3g6035.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/BlackCatbyreynaldomolinawire.jpg

    Enfin la panthère rose et la dame aux larmes de perles :

    http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/PinkPantherinWirebyreynaldomolinawire.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/PrayingMermaidbyreynaldomolinawire.jpg




    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/Unknown-copie-7.jpg

                J’ai eu, quand j’avais une dizaine d’années une preuve de l’intelligence des rats.
 
               Mes grands-parents paternels vivaient dans un petit village de Dordogne de 300 habitants où j’allais quelques semaines en vacances l’été. Mon grand-père était sabotier, et cultivait son potager et sa vigne. Un grand champ fournissait la nourriture de lapins, et il élevait des poules et quelques oies. Ma grand mère tenait l’épicerie du village. Ce n’était pas comme les épiceries actuelles, il n’y avait pas de frigo. On vendait des œufs pondus le jour ou la veille. L’huile était dans de grandes bouteilles de deux litres, bouchées par un bouchon de liège et les gens venaient avec une petite bouteille qu’on leur remplissait.

              Ma grand-mère s’était étonnée que des œufs disparaissaient ainsi que de l’huile des bouteilles ?
              Alors grand-père, papa et moi, nous sommes restés dans un coin de la boutique et nous avons vu vers 23h …. 4 rats, disons de la taille de grosses souris.
              Deux sont montés sur la bouteille d’huile, ont enlevé le bouchons avec les dents et le plus grand a trempé sa queue dans l’huile, la sortait, et les autres venaient lécher l’huile !!!!
              ls n’ont quand même pas été assez intelligents pour remettre le bouchon !
              Puis l’un des rat s’est allongé dos par terre, (le plus petit, peut-être une rate ?). Les trois autres ont pris un œuf et l’ont chargé délicatement sur le ventre de celui allongé, qui a mis ses 4 pattes autour pour bien le tenir. Puis les trois rats ont trainé cette luge improvisée jusqu’à leur trou.
               On s’est frotté les yeux pour voir si on ne rêvait pas !

               J’ai eu aussi un petit chien York pendant 18 ans, qui a connu mes enfants et certains de mes petits enfants et nous discutions avec lui de telle sorte qu’il comprenait (on ne sait pas exactement jusqu’où ), environ 300 mots. Sortir, promener, dehors, les clés, voiture, partir, aller…autant de mots qui lui faisaient immédiatement chercher sa laisse et nous l’apporter, de même que si nous mettions un vêtement d’extérieur ou nos souliers.
        Il reconnaissait un peu de syntaxe, puisque « la toilette à truffe lui faisait chercher sa brosse, et la toilette à maman et il allait dans la salle de bain.

              Mais des études font état d’un chien plus doué, Chaser, un border-collie, qui connaissait mile mots et comprenait et exécutait des ordres complexe tels que « prend la laisse et apporte la près de la balle », ou « prend la balle et apporte la près de la laisse » Pour cela il faut réfléchir !
        Une corneille face à un vase avec un col qui l’empêchait de boire l’eau, à un niveau plus bas que la longueur de son bec, a fini par trouver une solution intelligente : mettre des cailloux dans l’eau pour que le niveau monte.
             Vous pouvez lire aussi les articles que j’ai faits sur des « perroquets savants ».

               De nombreuses études ont été faites sur les émotions des animaux et ont montré qu’ils étaient capables d’éprouver les émotions primaires (joie tristesse, peur, colère, acceptation, anticipation, surprise et dégoût.
    Ils arrivent même a éprouver certaines des émotions secondaires chères au psychologue américain Robert Plutchik.
               Et des expériences ont montré que des chiens étaient sensibles à l’injustice quand ils coopéraient tous deux à uen tâche et que seul l’un était récompensé. Au bout de plusieurs injustices, le maître essuyait des réactions de refus s’il sollicitait à nouveau le chien « blessé ». On peut aussi constater des jalousies ou un animal pas content qui boude.
                 Bien sûr nous avons tendance à faire de l’anthropomorphisme et leur prêter des émotions humaines, et ils n’atteignent pas évidemment la complexité de celles-ci, mais elles sont présentes de façon certaine.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Psycho/plutchik2D-copie-1.png
               Lorsqu’on apprend à des rats à faire certaines tâches avec trois sortes de récompenses : importante s’ils réussissent, moyenne s’ils ne font rien et rien s’ils se trompent.
               Après entrainement, les rats sont plus doués pour certaines tâches; si on les leur propose ils essaient de les faire. Mais si on leur propose une tâche pour laquelle ils ont été moins entrainés, ils préfèrent ne rien faire et acquérir une récompense beaucoup plus faible, plutôt que de prendre le risque de ne rien avoir.
              Ils font en quelque sorte un calcul de probabilité, comme d’ailleurs le font inconsciemment les enfants.    

              Les études sur des grands singes, sur des éléphants et des dauphins, mais aussi sur des corbeaux, des pies et des mésanges, ont montré que ces animaux avaient une conscience de soi suffisante pour se reconnaître dans un miroir et agir sur eux mêmes en voyant leur image.

           Et les animaux font même preuve d’altruisme en aidant leurs pareil en cas de danger ou de souffrance.

          Certes ils n’ont pas la même conscience que nous du monde, et on agit, non pas en fonction de l’état de l’environnement, mais de l’idée que l’on s’en fait. Mais il est indéniable qu’ils ont une sorte d’intelligence et ressentent des émotions, cela allant bien au delà du simple apprentissage ou du réflexe de Pavlov.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/images-copie-4.jpg

    Partager via Gmail

    votre commentaire