• La pub à la télé et l'influence du multimédia.

              J'ai écouté récemment une émission de télé qui parlait de l'influence de la publicité sur nos achat et citait des réflexions du professeur américain Neil Postman.
    La pub à la télé et l'influence du multimédia.         Ce n'était pas un inconnu pour moi, car j'avais entendu, il y a environ 25 ans, un interview de cette personne qui avait écrit un livre  "Se distraire à en mourir" et j'avais emprunté ce livre en bibliothèque et je l'avais trouvé intéressant. Mais évidement c'était avant la révolution médiatique.
              En effet, Neil Postman aurait un an de plus que moi (1931) mais est malheureusement mort en 2003.
              C’est un professeur de l’Université de New-York et il y a été président du département de la culture et de la communication.
              Son ouvrage le plus connu publié en 1985, ”Se distraire jusqu’à la mort” est une analyse de l’évolution de l’information. J'en ai retenu quelques idées :

              L'ère de la communication électronique (à l'époque la télévision) a succédé à l'ère de l'imprimé et modifie profondément l'ensemble de la société humaine. Postman pense que la forme de la télévision force les chaînes à présenter comme un spectacle n'importe quel programme, quel qu'en soit le contenu,  et que son audience ne tient pas à son contenu mais à l'image et à sa mise en scène.
              Il compare l’information et l’utilité de l’action que nous pourrions avoir à partir de cette information, et il en déduit que l'utilité des informations que nous recevons n'a cessé de décroître depuis le Moyen Âge et que les informations que nous recevons via la télévision (ou Internet maintenant mais qui n’en n’était qu’à ses débuts en 85) ne sont que des distractions sans aucune importance.
              Il considère que l’abondance d’informations “trivialise” la culture.
              Pour lui le rôle d'une culture est de filtrer les informations afin de permettre sa préservation. La télévision ne rendant plus cela possible, les structures qui rendaient les sociétés stables sont affaiblies et leur capacité à contrôler l'information diminue encore.
              Cela fait penser au “Meilleur des mondes” d’Huxley où les gens aiment leur oppression et les technologies qui détruisent leur pensée, parce qu’elles leur procurent du plaisir et des distractions.
              Mais ce n’est pas nouveau : “panem et circenses” : du pain et les jeux du cirque pour que le peuple soit heureux, disait Juvénal.
              La voie de la démocratie et de la liberté semble bien étroite.

              Lorsque regarde les publicité on et parfois perplexe parce que parfois elles parlent d'un produit et montrent autre chose, ou montre le produit, mais aucune mention n'est faite de lui dans le discours. On s'aperçoit alors que les buts de la publicité ne sont pas forcément de vendre un produit en soi mais de donner une image générale à la marque. C’est tout à fait vrai que c’est une des évolutions majeures des dernières années dans la publicité télévisée. 
              Avec même parfois des clips tellement éloignés du sujet qu’on se demande où ils veulent en venir et de quelle marque il s’agit.!!!  En plus adroit, de nombreux clips humoristiques , comme par exemple autrefois ceux de Georges Clooney et d’une marque de café, qui sont fort amusants et où on nous montre, sans le dire, que cette marque a séduit Saint Pierre au Paradis : le summum de la qualité ! lol
              Mais le jour où je voudrai acheter des capsules de café, j’en achèterai peu de diverses marques et je comparerai leurs qualités moi même avant de me décider. Pourtant il ne s’agit que d’achats de faible valeur.
              J’espère tout de même que pour un achat très important en coût, ce n’est pas la publicité pour une marque qui vous fera acheter une voiture de cette marque et que vous irez comparer leurs qualités.
              Cependant quand je vois de jeunes enfants vouloir absolument des chaussures, un vêtement de telle marque, très cher, et qui n’est pas de meilleure qualité que des produits bien moins onéreux, tout cela parce que ses copains en ont et qu’il veut avoiir la même chose, je me demande si l’éducation de nos jours développe vraiment l’intelligence des enfants !
              Je crains que Neil Postman n’ait raison : les médias font de nous des moutons qui n’ont plus d’imagination et qui sont heureux de rentrer dans le premier moule tout fait qu’on leur propose.!
             Une décision relève souvent de motivations implicites et cachées, voire irrationnelles.
             La publicité se contente souvent de jouer sur des ressorts assez triviaux, de bas instincts plutôt que de convaincre par le rationnel. Cette persuasion de bas niveau se diffuse à travers l'ensemble des médias, notamment aujourd'hui les réseaux sociaux, ce qui aboutit à une information dispensée comme un divertissement, à base de sensationnel et de raccourcis, et d'arguments incomplets, qui sont volontairement tronqués, voire même inexact. Et le bon sens de nos ancêtres ayant disparu, nous gobons cela sans même nous apercevoir de ces déficiences.

     

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  • Apprendre à taper sur un clavier.


      Je voudrais pour poursuivre le précédent article, vous décrire une observation que j’ai faite lorsque j’ai appris à taper sur un clavier, et j’aimerais savoir si vous avez ressenti la même chose.

         J’avais essayé, il y a soixante ans, de taper sur le clavier d’une machine classique sans mémoire, sans possibilité de corrections, et sur laquelle on faisait plusieurs copies en mettant du “papier carbone” entre deux feuilles de papier blanc.
        Ma secrétaire m’avait montré comment me servir de mes dix doigts et quelles lettres attribuer à chacun d’entre eux et je me suis un peu exercé, mais, bien que je ne regardais que mon clavier, je tapais d’une part très lentement, et surtout je faisais une faute de frappe toutes les 3 ou 4 lignes, et comme corriger était très compliqué (il fallait gommer ou mettre un “vernis” blanc sur la lettre erronée, et cela se voyait ! ), ou bien il fallait tout recommencer à chaque fois, ou se contenter d’un texte assez vilain à cause des corrections.
        Comme ma secrétaire tapait vite et bien des textes impeccables, je n’ai pas insisté.

        En 1980 j’ai eu mon premier micro-ordinateur, (un Apple 2) qui était par rapport à aujourd’hui, moins puissant que vos petites calculettes et avec une définition d’écran horrible, mais on disposait d’un traitement de texte simple, d’un tableur pour faire les calculs, d’une base de données et d’un logiciel de dessin géométrique.
        Pour l’époque c’était une révolution. De plus en 1982 on pouvait le mettre en réseau (ultra-lent par rapport à internet), mais c’était un immense progrès car en plus du téléphone, on pouvait envoyer des messages écrits à condition qu’ils ne fassent pas plus d’une page.
        Mais pour moi la révolution, c’était qu’en appuyant sur la touche “arrière”, je pouvais effacer une lettre et la corriger, et ensuite envoyer le message ou tirer la lettre sur une “imprimante à aiguilles” dont la définition vous ferait honte aujourd’hui.
        Pouvoir ainsi corriger les erreurs, c’était la porte ouverte à l’emploi du clavier !!

        J’ai donc repris quelques leçons avec ma secrétaire et je me suis remis avec application à la frappe, avec quatre doigts au début, mais peu à peu avec mes dix doigts, même si je ne respectais pas toujours la répartition des touches pour chacun d’entre eux.
        Mais bien qu’ayant gagné en dextérité digitale, ma vitesse de frappe plafonnait et était très éloignée de celle de mon écriture à la main et au stylo.
        J’ai donc essayé de comprendre pourquoi et j’ai mis un certain temps à réaliser, en comparant les deux modes d’écriture.
        A la main, je concevais ma lettre par phrases ou membres de phrase et je prononçais mentalement les mots correspondants, probablement un par un, mais inconsciemment et très vite de telle sorte que j’avais l’impression que toute la phrase surgissait de ma mémoire vers ma main.
        En fait l’élaboration mettait en jeu des processus de réflexion de mon cortex préfrontal qui émettait les idées et la signification de la phrase, en appelant les concepts de la mémoire, via les mémoires de travail tampons, mais ensuite le cervelet et ses automatismes prenait le relais, il demandait au centre de Broca de faire syntaxe et grammaire, le cortex préfrontal surveillant cela quant aux mots employés, pour qu’ils correspondent bien à ce que je voulais exprimer.
        Les centres de commande moteurs et sensito-moteurs du toucher, commandaient ensuite mes doigts qui tenaient le stylo.
        En essayant de prendre conscience du processus, je me suis aperçu que surveiller les mots de la phrase que j’écrivais à la main, était une tâche annexe pour mon cortex préfrontal, mais que pendant que j’écrivais une phrase, il concevait la phrase suivante.
        Au contraire, quand je tapais un texte, j’épelais les mots de la phrase que je tapais lettre par lettre et évidemment le processus était très lent.


        J’ai essayé de corriger cette tendance et peu à peu je n’ai plus épelé mais j’ai tapé les mots en ne pensant qu’au mot entier et la miracle, ma vitesse a presque doublé.
        Maintenant avec l’habitude, certes le cortex préfrontal et surtout ma vue surveillent plus la frappe qu’ils ne le font quand j’écris à la main, et je pense que c’est parce que la main n’est alors d’aucun secours car elle ne pense qu’aux lettres et aux touches correspondantes.
        Mais peu à peu mon cerveau s’est mis de nouveau à anticiper sur les mots, voire la phrase suivante, et maintenant, quand je compose et que j’écris un texte je vais aussi vite en tapant sur le clavier qu’en écrivant, et l’énorme avantage est que je peux ensuite corriger les erreurs, voire modifier sa structure sans avoir à le corriger (les "copier-coller" ou "glisser-déposer", c'est bien commode !).

        Mais ma main qui tenait le stylo n’inversait jamais les lettres ou ne se trompait jamais de lettre. Alors que celle qui tape, frappe parfois la touche voisine et certaines lettres manquent ou sont inexactes, et en particulier peuvent être inversées si je tape très vite et que mes doigts n’ont pas tapé dans le bon ordre, ce qui ne se serait jamais produit avec un stylo. (je tape souvent "susi" au lieu de "suis" ! )
        Alors j’ai intérêt à me relire et malgré cette relecture je laisse parfois passer des fautes de frappe, à croire que mon cerveau les corrige inconsciemment à la lecture.
        Pardonnez donc, je vous prie les fautes de frappe de mon blog ! J’ai pourtant relu l’article avant de le publier !! lol

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  • Quand l'œil lit, le cerveau écrit à la main; mais tape t'il sur un clavier ?

      Des neurobiologistes ont étudié comment les enfants japonais apprenaient à tracer les idéogrammes (kanji), qui sont à la fois très nombreux et visuellement complexes. Les traits de plume qui les composent doivent être écrits selon un ordre précis et rigoureusement codifié. Savoir lire les kanji demande aux jeunes Japonais de nombreuses années d'apprentissage.
        Quelle méthode utilisent les élèves pour les mémoriser ? Il faut les écrire des centaines de fois sur le papier, ou avec le doigt, sur la table ou dans l'air.
        Lorsqu'un lecteur japonais adulte hésite devant un caractère complexe ou peu fréquent, il trace en l'air les traits constitutifs du caractère, dans l'ordre approprié, et sa signification lui revient en mémoire. C'est un peu ce que vous faites lorsque vous ne vous souvenez plus du code d'entrée d'un immeuble, mais que le mouvement de vos doigts vous aide à le retrouver.
        La forme visuelle des idéogrammes ne suffit pas toujours pour retrouver leur sens, et il faut faire appel à la mémoire « sensito-motrice ».
        Quand on écrit, l'information nerveuse qui détermine l'ordre d'écriture des traits constituant ces caractères est codée dans certaines zones du cerveau : le cortex moteur qui commande nos muscles et le cortex somatosensoriel qui est le centre de notre toucher (en provenance des terminaisons nerveuses de la peau.) Ces deux zones sont situées sur le dessus du crâne, mais évidemment seules les parties concernant alors les doigts sont concernées; c’est une mémoire sensorimotrice du mouvement et des sensations qui lui sont associées.
        La reconnaissance visuelle des caractères kanji ne nécessite pas toujours l'exécution manuelle du caractère, mais les chercheurs se sont demandé si cette activité motrice ne serait pas mise enjeu de façon automatique dans le cerveau, même en absence de mouvement volontaire de la main et des doigts.
        Lors d'une étude d'imagerie cérébrale, ils ont présenté à des sujets japonais les premiers traits d'un kanji et leur ont demandé de retrouver l'intégralité du caractère, sans faire de mouvement. Ils ont observé que des zones du cerveau normalement mises en jeu dans l'écriture du kanji étaient activées dans ces conditions. Ainsi, retrouver les kanji dans leur mémoire sensorimotrice induirait une sorte d'écriture mentale, automatique et non intentionnelle.

        Qu'en est-il dans notre système alphabétique ?
        Le principe de base est le même: il s'agit, là aussi, d'associer des traits et de les reconnaître comme formant une seule et même lettre.
        Si l’on compare l'activation cérébrale suscitée par des formes connues et inconnues (des lettres et des symboles ressemblant à des lettres mais n'appartenant pas à l'alphabet), on constate que seule la vue de lettres (et non de pseudo-lettres) active, chez des droitiers, une zone située dans le cortex prémoteur gauche qui commande la main droite, laquelle s'active également lorsque les sujets écrivent les lettres et les pseudo-lettres. Chez ceux qui écrivent de la main gauche, c’est le sentre analogue de l’hémisphère droit qui intervient.
        Nous percevons donc les lettres non seulement par la vue, mais aussi par le toucher (dans la mesure où nous apprenons en même temps à lire et à écrire), et plus précisément par la simulation mentale inconsciente des mouvements que l'on exécute en écrivant.
        Cela s'explique par le fait que la correspondance entre le mouvement graphique et la forme produite est unique : à chaque lettre correspondent un seul mouvement et donc un "schéma-moteur" spécifique.

        La situation est très différente lorsqu'on écrit avec un clavier.
    Il s'agit cette fois d'atteindre un point du clavier où se trouve une forme donnée. La correspondance entre le mouvement et la forme de la lettre est arbitraire: un mouvement identique peut aboutir à produire deux lettres différentes, et inversement, la même touche peut être atteinte par des mouvements différents. Il n'y a pas une relation unique entre la lettre et le mouvement, et rien dans le mouvement d'atteinte des touches ne renseigne sur la forme ou l'orientation de la lettre formée.
        Une étude a été faite sur 76 enfants de 3 à 5 ans auxquels on a appris à reconnaitre 15 lettres de l’alphabet, pour la moitié des sujets en associant l’écriture manuelle et pour l’autre moitié, en associant un clavier simplifié ne comportant que ces 15 lettres.
        Trois semaines après les chercheur ont demandé aux enfants de reconnaître des lettres parmi ces quinze, certaines étant même un peu “déformés” volontairement.   
        Chez les enfants les plus âgés (entre quatre et cinq ans), l'écriture manuscrite était bénéfique : les enfants reconnaissaient mieux les lettres qu'ils avaient écrites à la main. Au contraire, les enfants ayant appris au clavier avaient des difficultés à reconnaître certaines lettres.
        En revanche, cette différence n’a pas été constatée sur les plus jeunes. Cela résulte probablement du fait que les structures neuronales contrôlant la motricité fine, nécessaire pour produire des mouvements précis des doigts et du poignet, ne sont pas suffisamment matures chez ces tout petits.        
        D'ailleurs, les lettres qu'ils produisent sont souvent éloignées du modèle, et donc, non seulement ils voient une lettre mal tracée, mais de plus, les signaux sensorimoteurs engendrés par leurs mouvements ne sont pas adéquats pour informer correctement le cerveau sur la forme esquissée par le crayon.
        Les chercheurs ont également observé que les enfants ont souvent tendance à confondre les lettres qu'ils ont apprises avec leur image en miroir surtout chez les plus jeunes.
        Dans une autre expérience menée avec des adultes, auxquels on apprenait des caractères autres que ceux de l’alphabet, soit en les écrivant, soit en les tapant, les expérimentateurs ont vérifié que l’orientation des caractères était mieux mémorisée si on les apprenait en les écrivant manuellement.

        Il semble donc très préférable d’apprendre à lire aux enfants, en même temps qu’on apprend à écrire manuellement, et non de faire cet apprentissage au clavier
        Toutefois il s’agit du premier apprentissage de la lecture et de l’écriture.
        Dans le cas où on apprend à taper alors qu'on sait parfaitement lire et écrire, la situation est différente et je vous parlerai demain de ma propre expérience d'apprentissage du clavier.

     

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  • J'en ai marre d'être pris pour un imbécile !

           J’ai fait un article il y a quelques jours, sur la difficulté qu’avaient les jeunes à se concentrer longtemps, ce qui leur nuisait en matière d’études notamment. Cela m’a valu quelques mails.
        Certains jeunes m’ont approuvé, allant jusqu’à me dire qu’ils n’arrivaient pas à écouter leur prof et qu’ils avaient ”un courant d’air entre les deux oreilles”
        J’ai appris une expression nouvelle, merci lol
        D’autres correspondants m’ont dit en plaisantant je l’espère, qu’il ne faisaient vraiment attention qu’à des “histoires courtes comme la pub à la télé".
        J’avoue que je regarde très peu cette publicité, bien que j’en apprécie parfois quelques éléments, comme, il y a quelques années, les démêlés de Georges Clooney avec Saint Pierre et les capsules de café, ou la contractuelle qui mettait des papillons de contredanse aux menhirs de Carnac !

        Mais en général la publicité m’agace car en la regardant, j’ai l’impression d’être “pris pour un imbécile”, incapable de réfléchir et d’avoir du bon sens.
        On dirait que les publicistes prennent le consommateur pour un “crétin des Alpes” comme dirait le capitaine Haddock, incapable de comprendre, de raisonner, de juger et de savoir ce dont il a besoin.
        Le marketing peut donc décider à sa place, lui bourrer le crâne, et  accessoirement lui vendre très cher des cochonneries (et encore là j’insulte les porcs !).
        C’est vrai que le consommateur qui réfléchit est un mauvais consommateur ! Il n’achète que ce qui lui sert ou lui fait plaisir et pas l’inutile !
        Quant aux pauvres on s’en fiche, puisqu’ils n’ont pas assez d’argent pour consommer !

        Le comble me paraît être atteint avec le marché de l’art.
        Je n’irai pas polémiquer  sur l’art figuratif et l’art abstrait : chacun ses goûts.
    Mais je considère qu’on ne peut vendre cher une oeuvre que si elle représente créativité, technicité et travail.
        Je n’aime pas énormément la peinture moderne, mais j’admets que Picasso ou Dali sont de grands peintres comme Rembrandt, Renoir, Manet, Monet ou Caillebotte.
        Mais quand je vois qu’à grand renfort de pub, on a réussi à faire acheter plus de 100 000 € un tableau où il n’y a que deux rectangles de couleur sur une toile blanche, (un enfant de la maternelle est plus inventif !), je me demande vraiment comment des gens inintelligents ont pu devenir riches et être aussi dénués de bons sens, sans s’apercevoir qu’on les prend pour des gogos

        Hélas si on réfléchit bien, cela ne se limite malheureusement pas à la publicité pour nous faire acheter. Le problème c'est que ce phénomène s'est étendu à tout les domaines où la télé et l’image peuvent servir à convaincre les gens d’agir dans un sens quelconque.
        Et évidemment c’est encore pire chez ceux qui font de l'image leur gagne pain, non seulement les publicistes mais tous ceux qui travaillent pour les médias.
        Même les informations de tous les jours doivent capter notre attention, nous en mettre plein la vue, traiter du sensationnel et se succéder encore plus vite que notre vie trépidante.
        Quand il n’y a pas d’attentat en Irak ou en Europe, et qu’on n’a pas de tsunami ou de tempête à mettre sous nos yeux, on va chercher tous les petits accidents, disputes qui ont tourné mal ou faits divers, qui certes sont malheureux pour ceux qui les ont subis, mais qui n’ont quand même pas leur place dans un journal télévisé national.
        Et du coup on oublie vite les catastrophes importantes dont il faudrait s’occuper sérieusement. Il ne faut pas que le public se lasse et donc il ne faut pas qu’on en parle trop longtemps et on zappe en permanence d’une information à l’autre. Et il faut des blessés à tous les repas, parce que cela fait sensationnel et cela éduque les enfants aux drames de la vie !!!
        Alors comment voulez vous ensuite que les jeunes aient une attention soutenue : on leur apprend en permanence le contraire et comment voulez vous qu’ils aient confiance en l’existence quand on ne leur montre que la misère du monde sans chercher à en trouver les remèdes. !
        Le spectateur ne doit pas penser, il doit gober sans réfléchir. Alors je me souviens qu'au moment de la guerre du golfe, comme on n’vait pas d’image d’avions irakiens, on lui a montré des avions US qui décollent en cachant les cocardes et en prétendant que c'étaient les avions irakiens qui s’enfuiaient, mais comme c'était présentateur connu, tout le monde l'at cru !

        Malheureusement nos politiques, au lieu de s’occuper d’essayer de résoudre les problèmes du pays et de ses habitants, ne pensent aussi qu’à  leur image.
         On nous fait regarder dans toute les directions à la fois et pendant ce temps on ne se préoccupe pas du reste, des problèmes sensibles et graves.
         Nous avalons tout sans même faire attention, nous ne ppouvons pas tout filtrer, entre la télé, la radio, l'Internet, les panneaux dans nos villes et tout le papier gâché trouvé dans nos boites à lettres. On nous bourre nos sens avec les titres, des images, des logos, mais on ne nous explique pas les problèmes et nous ne les découvrons que lorsqu’un scandale éclate ou lorsqu’on nous a tellement pris pour des imbéciles que la révolte finit par gronder, comme les gilets jaunes, ou les récentes grèves.
        On nous sert des discours populistes pleins de bon sens apparent et d’évidences, mais qui sont creux car, certes il y a des constatation< réalistes (et évidentes) et donc on adhère, mais il n’y a pas de solutions véritables évoquées et l’on se garde bien de faire un bilan chiffré.

          Même le gouvernement ne sait ni étudier les problèmes, ni les chiffrer, ni faitre une concertation avec les intéressés. Il faut là aussi gober tout ce qu'il dit. Voir par exemplela réforme des retraites, (et tous nous savons qu’il faut faire quelque chose car on ne pourra continuer à les financer dans le cadre actuel), mais on ne demande l’avis de personne, on n’examine pas certaines autres solutions et on se garde de montrer comment on atteindra l’équilibre financier : on affirme sans chiffres, et en plus on affirme des choses fausses : que le nouveau système est plus juste, que l'universalité c'est l'optimum, et que les retraites demain seront plus fortes qu'aujourd'hui !
        Et ni le gouvernement, ni l’opposition, ne veulent réfléchir à des solutions  ayant un peu d’efficacité pour lutter contre le chômage et la dérive financière mondiale.
        "Casse toi pauvre c... ", ne cherche pas à comprendre; tu es seulement là pour voter pour moi ! .disait notre précédent Président. L'actuel est plus poli, mais encore plus autoritaire et méprisant.
        Et pendant ce temps le chômage et la pauvreté ne diminuent guère, mais on endort l’opinion en lui faisant de beaux discours et en lui faisant voir les images des malheurs encore plus importants dans les autres pays.
        Mais on se garde bien de trop montrer ce qui est trop dramatique comme le sort d’Haïti, car on pourrait se demander où sont passés tous les millions qui ont été récoltés auprès des donateurs émus par la misère de ces hommes, femmes et enfants et on trouve indécent que les filets jaunes montent qu'ils n'ont pas assez de ressources pour vivre correctement

        Trop d’informations, temps d'attention limité, mémoire courte, pas le temps ni les moyens de recouper l’information, c'est le problème de la majeure partie de la société moderne et c’est comme cela qu’on se fait mener par le bout du nez.
         On prend les gens pour des imbéciles sur le moment, mais un jour ils s’en aperçoivent car posséder est éphémère. J’ai déjà fait des articles pour montrer que l’on se lasse des biens que l’on achète sans les avoir désirés assez longtemps, et que la consommation finit par être une dépendance, une addiction, une drogue.
        Quand aux aspects politiques, les ministres de Louis XVI prenaient aussi le peuple pour des incultes et des imbéciles : on sait où cela les a menés !
        Certes une révolution n’est plus envisageable, mais je crains qu’un jour nous ne nous réveillions chinois, car même si leur virus est très méchant, heureusement, il ne les tuera pas tous.

     

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  • Rumeurs et fausses nouvelles sur le Net.

        J’ai déjà fait un article sur les fausses nouvelles qui circulent sur le web.
        Mais j’ai lu un compte-rendu d’une étude faite par Mehdi Moussaïd, de l’Institut Max Planck de Berlin, qui m’a paru intéressant.


       Les rumeurs et fausses nouvelles se répandent sur le Net, mais en général lentement et auprès d’un grand nombre de personnes. L’étude en cause concerne leur diffusion sur Twitter, par paliers successifs que l’on appelle « cascades ».

        Ces cascades sont très peu nombreuses(que ce soit des informations vraies ou non).
        Sur Twitter, 93% des twits ne sont pas lus, et 6,5% sont lus par 3 personnes au plus. Donc seulement 0,5% sont lus par plus de 3 personnes.
        Seulement 1/100 000 donne lieu à une propagation massive  en touchant plus de 500 personnes.

       La diffusion peut avoir deux allures :
            - Soit elle est « horizontale, c’est à dire très importante en une seule ou peu de fois : c’est le cas de sites de personnes très connues, qui ont un très grand nombre de visiteurs. Ces cas sont limités.
            - Soit elle est « verticale », c’est à dire qu’elle touche un nombre peu important de personnes, mais qui la répercutent à d’autres et ainsi l nombre croit très rapidement. C’est le cas le plus fréquent.

        L’étude a porté ensuite sur les rumeurs et fausses nouvelles diverses(notamment politiques),  220 000 twits erronés ont été trouvés parmi un milliard de twits examinés.
        On s’aperçoit que les nouvelles vraies dépassent en général moins de 1000 lecteurs, alors que les fausses nouvelles en dépassent souvent 100 000 et sont presque toutes de nature verticales.. Elles se propagent plus vite et plus longtemps que les informations vraies.
        Ces critères permettent de repérer ces fausses nouvelles, qui ne passent pas inaperçues, d’utant plus que celles qui sont dangereuses sont celles qui ont une grande diffusion.

       Un logiciel a été créé par le MIT et l’université d’Harvardet a été essayé sur 209 rumeurs tirées de 938 000 twits. 75% ont été détectées par le logiciel. Les critères qu’il utilise sont en cours d’amélioration. Ce logiciel pourra servir aux opérateurs du web pour « épurer leurs sites, ou au moins mettre un « indice de fiabilité » des nouvelles.

        Le mécanisme des fausses rumeurs a été étudié : on a demandé à des acteurs initiaux de mettre sur internet un dossier d’information et on a suivi sa transmission.
        Dès la troisième transmission, on constate une transformation importante : 52% des informations ont disparu et les autres sont déformées. A la 10ème transmission, le dossier n’est plus reconnaissable, presque toutes les informations étant inexactes.
        Le dossier représente le point de vue dominant du groupe de transmission.
        Les éléments les plus négatifs et les plus alarmants sont exagérés. Les personnes privilégient les informations en fonction de leurs préjugés. Le dossier est d’autant plus déformé que les lecteurs ont des préjugés communs.

        Cela dit, il n’y a pas que le net qui propage parfois de fausses rumeurs et les journaux, la télévision le font aussi. Les journalistes, à la recherche du sensationnel, ne vérifient pas assez leurs sources.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/file201809101231101nauzyl.jpg

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