• Le retour à l'école après le confinement.

     Le retour à l'école après le confinement.        

     

     


     


     Pendant le confinement les écoles étaient fermées et les parents ont dû aider leurs enfants, qui, pour beaucoup , suivaient des cours sur internet.

              Ils se sont aperçu de plusieurs faits :
                        - d’abord ce n’est pas facile de maintenir la discipline et les enfants au calme toute la journée
                         - et c’est encore plus difficile de faire le professeur et expliquer ce que l’enfant n’a pas compris : c’est un métier !
                        - lorsque l’enfant n’avait pas des frères et sœurs de son âge, il s’ennuyait et le manque de sociabilité se faisait sentir.

               Quant aux enfants ils se sont aperçu, pour la plupart
                         - que ce n’était pas facile d’apprendre sans la présence du professeur.
                        - que leurs copains leur manquaient.
                        - et que l’école, ce n’était pas si affreux que cela, et que cela avait de bons côtés.

               Autre conclusion : apprendre seul et apprendre ensemble, ce n’est pas la même chose.

              A quelque chose, malheur est bon !!  dit le proverbe.

              J’ai beaucoup enseigné à des groupes d’adultes, en formation continue. 
               La caractéristique d'un tel enseignement est que le groupe évolue en fonction des avancées et des erreurs de chacun. Les erreurs d’un seul profitent au groupe qui doit en tirer les leçons pour les éviter dans l’avenir et les progrès de chacun profitent aussi au groupe, car c’ést une stimulation par comparaison. Les autres faisaient effort pour y arriver, avec l’aide de l’enseignant et de ceux qui avaient compris. Le groupe progresse par apprentissage au regard des expériences positives et négatives de chacun de ses membres.

              Dans notre cerveau deux systèmes importants permettent ce progrès : le système d’apprentissage te de récompense quej’ai déjà décrit, et celui qui nous fait comprendre les sensations, les émotions et les idées d’autrui.

             Toutefois ce type de progression a des faille, car il peut transmettre des réactions erronées, sous- ou sur dimensionnées par rapport aux circonstances.

             Si nous revenons à la classe, l’enfant apprend plus en voyant ses camarades se tromper ou réussir, qu’en réussissant lui même.
              La présence en classe est donc un plus notable, d’autant plus que le professeur qui va apporter son  expérience et son aide, l’apporte à tous en même temps.
              Et cet apport de l’expert est important, car c’est lui qui peut corriger les apprentissages erronés du groupe, les orienter dans le droit chemin.

             En regardant des articles dans des blogs ou sur des réseaux sociaux, je me suis aperçu que les français, pendant le confinement, s’étaient fortement intéressés aux propriétés de ce coronavirus. Mais faute de mentor, les plus belles âneries ont fleuri sur internet, à ce sujet, qui se propageaient encore plus vite que le virus! (et ont parfois entrainé des paniques ou des comportements aberrants).

    Le retour à l'école après le confinement.

          Apprendre tout seul chez soi, cela va un temps, mais cela ne doit pas trop durer.

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    Regard sur les tableaux de Rembrandt


               J’ai lu une petite étude de Steve Di Paola et ses collègues de l'Universilé de Colombie-Brilannique qui m’a beaucoup intéressé et a répondu à des questions que je me posais depuis des années, après la visite de musées de peinture où j’avais pu admirer des tableaux de Rembrandt. Je vous en résume le contenu.

                Rembrandt [1606-1669], est célèbre par ses portraits qui captent l'attention, mêlant le flouté de certaines zones du visage et les détails des yeux ou des coins de la bouche.
                Les historiens de l'art et les spécialistes de la perception se sont longtemps interrogés sur ce qui fait la magie de ces tableaux.
                 Steve Di Paola a étudié la façon dont l'œil des spectateurs se déplace quand on regarde un tableau de Rembrandt, en utilisant des caméras de précision couplées à des logiciels mesurant les temps de fixation, le nombre de points observés, et la vitesse de déplacement du regard d'un point à l'autre.
                Ils ont constaté que le nombre de points de fixation sur les tableaux de Rembrandt est moins important que dans d'autres représentations de peintres, où Ie niveau de détail est plus uniforme.
                Le regard erre moins, se pose rapidement sur les zones que le peintre jugeait essentielles. L’œil se dirige plus vite vers les zones clés du visage où sont censés transparaître les émotions et le caractère, tels les yeux ou la bouche, et s'y attarde plus longtemps.
                 Les peintures de Rembrandt étaient novatrices et étonnent encore plus à notre époque, où la photographie offre des représentations uniformément détaillées. Les contours des visages de Rembrandt étaient flous, n'offrant pas de point où le regard puisse s'ancrer. Si bien que le regard se focalise sur l'essentiel : les yeux, ou même un seul œil, comme sur cet autoportrait au début de cet article.
                 Les psychologues ont tenté une expérience pour confirmer cet effet : en utilisant des logiciels de traitement d'images, ils ont modifié ce tableau de façon à flouter l'œil qui attirait l’attention pour faire ressortir l'autre. Ils ont constaté que le regard du spectateur était instantanément attiré par l'œil qu’ils avaient rendu net.            


                Ce peintre génial avait anticipé une des règles fondamentales de la perception, selon laquelle notre cerveau, lorsqu’il voit le visage d’une personne, essaie de la comprendre, à partir de l’expression de son visage et principalement par l’observation du regard des yeux et des mimiques de la bouche.

    Regard sur les tableaux de Rembrandt

    Rembrandt : La ronde de nuit.

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          Cette sculpture en bronze est la Louve Capitoline (ou la Louve du Capitole),qui est conservée à Rome au Musée du Capitole.
                   Une réplique a été offerte par la ville de Rome en 1962 à la ville de Paris, à l'occasion du jumelage des deux capitales. Elle se trouve dans le square Paul Painlevé, entre le boulevard Saint Michel et la rue des Ecoles, près du musée de Cluny du Moyen âge.
                   Vous pouvez admirer cette statue qui était, pour tout le monde une réplique de la vieille statue étrusque qui se trouvait à Rome

                    J'avais appris autrefois en histoire en sixième, puis en traduisant des textes latins (notamment l'Enéide de Virgile), la légende de la fondation de Rome.
                   Après la chute de Troie Énée, fils du roi Anchise et de la déesse Vénus, s'est réfugié sur les bords du Tibre et son fils fonda la ville d'Albe.
                   Un des rois d'Albe, Numitor a une fille qui est "vestale" (elle garde le feu pour qu'il ne s'éteigne pas, et en tant que servante de la déesse du feu Vesta, elle a fait vœu de chasteté).
                   Cependant, elle donne le jour à des jumeaux : Romulus et Rémus, qu'elle dit être les fis du dieu de la guerre Mars.
                   Un oracle ayant prédit au frère et rival de Numitor, que les jumeaux ne lui amèneraient que des malheurs, celui-ci ordonne de les tuer, mais l'homme chargé de les tuer, les abandonne en un lieu désert et ils sont recueillis par une louve, qui les allaite, et ils survivent grâce à ses bons soins, avant d'être adoptés par l'intendant des troupeaux du roi.
                    Devenus adultes, les deux frères chassent le roi d'Albe et décident de fonder une ville à l'endroit où ils ont été sauvés par la louve, à 25 kilomètres au nord-ouest d'Albe.            Du haut des collines ils consultent les oracles (le nombre de vautours qu'ils voient) et Romulus est ainsi désigné comme roi de la ville et il tue son frère, le 21 avril de l'an 753 avant JC., date de fondation de la ville, qui s'appellera ROME. 

                  Ce n'est certes qu'une légende, mais la plupart des romains y croient en partie, et tous les livres d'histoire ont, comme celui de mon enfance, une image d'une statue en bronze de la louve et des deux jumeaux. Cette statue était étrusque et provenait donc de l'antiquité, environ le Vème siècle avant JC, mais une datation a détruit cette croyance en 2007.
                  La conclusion de datations au carbone 14, faite dans le laboratoire de Salento, montret que Ia statue n'est pas étrusque, contrairement à ce que les historiens de l'art pensaient, mais date du Moyen Âge, entre 1021 et 1153.
                 Une restauration avait eu lieu en 2000 et on pensait déjà que la statue de la louve ne pouvait pas être étrusque, car elle a été moulée d'un seul tenant. Les fondeurs réalisaient avec une armature métallique entourée d'argile, la partie interne du moule qui existe toujours, à I'intérieur de la statue. Pour donner de la consistance à ce moule, ils lui ajoutaient divers végétaux, notamment de la paille, qui peuvent être datés au carbone-14 et 28 datations confirment cette nouvelle date.
                 Les autorités et la majorité des universitaires étaient convaincues que la statue était étrusque ! Admettre que cette statue, qui est une icône en Italie, dont on voit partout des reproductions, n'était pas une relique du glorieux passé antique, est une déception voire une catastrophe nationale !!!
                Mais j'avoue que l'écolier que j'étais est aussi un peu déçu. La légende était plus jolie que la réalité, comme toujours.

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  •           Le confinement m'a fait ressortir des photos de voyages et de balades, et cela m'a donné envie de faire sur ce blog une nouvelle rubrique : elle sera consacrée à des musées et à des châteaux peu connus;
    Je ne vous parlerai pas du Louvre, ni du musée d'Orsay, je ne vous montrerai pas les grands châteaux de la Loire. Vous les connaissez déjà.
              Ce seront de petits musées province, des châteaux peu connus mais intéressants.

               Je vous parlerai aujourd'hui d'un château fort, dont une partie plus récente a été très bien restaurée et transformée en hôtel-restaurant de luxe, tout à fait hors de mes possibilités financières.
                C’est le château de Fère en Tardennois, sur l’autoroute de l’est à 50 km de Reims, et 20km de Château Thierry et de Soissons.
                Le village de Fère est petit (une commune de 3250 habitants) et possède une ancienne halle au blé intéressante au plan architectural, Et une église, Sainte Macre, rebâtie au Xème siècle : 

     

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    Le château de la Fère


             Le château de Fère-en-Tardenois fut construit de 1206 à 1260 par le petit fils de Louis VI le Gros Robert de Dreux, et offert par la mère de François premier, en 1528 au Connétable Anne de Montmorency, dont vous avez sûrement entendu parler en cours d’histoire, et qui fit construire un grand pont, enjambant les douves. Il a appartenu aux princes de Condé, et le domaine de chasse de 250 hectares est aujourd’hui propriété de l’Etat. Le château lui même est une ruine que l’on visite.
           Il paraît que si l’on visite la nuit le château en ruine on y voit des fantômes ; personnellement, je n’y ai vu que des chouettes et des hiboux !

    Le château de la Fère

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    Un hôtel de luxe est installé dans des bâtiments d'époque à proximité du château :

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    Le château de la Fère

     Le château de la Fère

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •             Des statues dans nos villes, mais des statues vivantes, dans lesquelles se cachent un homme ou une femme grimés et s'obligeant à une immobilité figée. J'ai vu autrefois de tels artistes sur le boulevard Montparnasse à Paris, et c'était impressionnant. On avait envie de les toucher pour voir en quoi ils étaient faits : terre, cuivre, étain, marbre ou chair.

             Je vous laisse apprécier :

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