• Psychologie, comportement

              

  • http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/phobiessociales28.jpg 

                De nombreuses personnes sont timides, en particulier des enfants, et cela perturbe leur vie sociale pendant quelques temps, mais d’autres personnes, peu nombreuses souffrent de phobie sociale et là, c’est une véritable maladie.

                La phobie sociale n’est pas une grande timidité; la timidité, éventuellement avec un soutien extérieur, peut être peu à peu vaincue quand on se confronte régulièrement aux difficultés qu’elle suscite, qui relèvent de l’embarras; la phobie au contraire s’aggrave face aux situations qui la provoquent et elle relève davantage de la honte que de l’embarras : on craint toujours d’être humilié et que l’on se moque de vous.avec des réactions physiques importantes et du stress qui peut aller jusqu’à la panique.

                 Les personnes atteintes de phobie sociale se dévaluent en permanence, ont peur de ne pas être à la hauteur, et se trouve une multitude de défauts qu’elles tentent de cacher aux autres. Ces troubles peuvent s’accompagner de manifestations diverses, la peur de le foule (agoraphobie) ou la peur de voir le visage des autres par exemple.

                 Ce dernier cas a fait l’objet d’études cliniques, qui ont montré certaines anomalies du fonctionnement cérébral.

                 Le développement des réseaux sociaux et des relations sur internet a aggravé les situations : on pourrait croire qu’internet, qui ne nécessite pas de contact physique, faciliterait la communication. C’est vrai pour les personnes timides.qui ont des difficultés à nouer des liens dans les situations concrètes de la vie, mais au contraire les phobiques craignet le harcelement d’inconnus et se referment encore plus sur eux=mêmes.

     Les études sous IRM ont montré des anomalies de fonctionnement des centres amygdaliens (qui sont à l’origine de la peur et du stress), mais aussi des cortex préfrontal médian et dorsolatéral, de l’insula et du cortex cingulaire ‘en communication avec l’hippocampe (qui oriente la mémoire), centre qui sont à l’origine des stimuli émotionnels, de la perception de soi et de l’évaluation de la pensée des autres (ce que kes psys appellent du nom barbare de “théorie de l’esprit”). Les centres amygdaliens sont en général suractifs et engendrent des réactions exagérés du système sympathique et la production enexcès de cortisol, l’hormone du stress. Des études sur des jumeaux ont fait apparaître une composante génétique sans qu’on puisse préciser les gènes concernés…

     

                Pour lutter contre la peur du regard des autres, les psychologues préconisent des exercices assez particuliers pour dédramatiser ces situations dans lesquelles on se sent gêné.

        Je cite comme exemple l’un d’entre eux :

     

                “ Des camarades doivent emmener la personne phobique dans le métro et,  lui chanter, devant tout le monde: « Joyeux anniversaire ! . La personne se sent alors au centre de tous les regards, mais on lui demande de ne pas baisser les yeux, et de ne pas quitter le wagon. Elle doit rester pendant dix minutes dans une situation embarrassante. Progressivement son rythme cardiaque, sa tension et sa transpiration diminuent; après ces minutes qui semblent interminables, elle se retrouve dans une situation qui, habituellement, déclenche sa panique, mais qui désormais l’affole moins. Des passagers lui tapent parfois sur l'épaule en descendant du wagon et lui lancent: « Joyeux anniversaire! . A ce moment,la personne s'aperçoit qu'il s'agit d'un « non-événement », et cette prise de conscience change sa vision de la vie en société. Alors qu'elle croyait être jugée négativement par les autres, elle s'aperçoit que le jugement d’autrui peut être bienveillant.”

     

                 Lorsqu’une personne phobique est laissée face à ses peurs, les évitements permettent de fuir les situations angoissantes, mais la maintiennent  dans l'idée fausse qu'elle ne peut les affronter. 

        Il faut donc lui apprendre à s'exposer à des niveaux croissants d'anxiété, en provoquant des situations faiblement, puis plus fortement anxiogènes (aborder des inconnus, se faire remarquer dans un lieu public, prendre la parole dans une réunion, etc.). 
        Elle peut alors constater que son angoisse peut être forte « à l'intérieur» sans que cela soit perçu par les autres, ce qui n'a pas de conséquences. 

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/7200610dentistetorddents.jpg
        Je me suis amusé en lisant un article d’un professeur de psychologie clinique sur la peur du dentiste.
        Il m’a appris que 90% des personnes avaient peur d’aller chez le dentiste, mais que 10% avaient en fait une vraie phobie et que certaines en avaient tellement peur, qu’elles repoussaient sans cesse les rendez vous de façon néfaste à leur santé. La seule pensés de se trouver chez le dentiste provoquaient chez elle une accélération de leur rythme cardiaque et des sueurs froides !
        Certes ce n’est jamais agréable de se trouver sur le fauteuil du dentiste, la bouche grande ouverte, à la limite de la crampe.
        Mais si je compare les séances d’aujourd’hui et celles d’il y a 60 ans, c’est le jour et la nuit. La roulette qui est commandée aujourd’hui par un fluide sous pression, n’est bien sûr pas agréable, mais guère douloureuse. Autrefois les fraises utilisées, analogues à celles servant à la coupe des métaux, faisait une vibration énorme qui vous emplissait toute la t^pete et résonnait dans les os du crâne. C’est tout juste si elles ne faisainet pas trembler le fauteuil sur lesquels vous vous agrippiez désespérément pour échapper au tremblement de terre.
        C’est pourquoi les personnes stomatophobes sont essentiellement les jeunes jusqu’à 40 ans environ, les personnes plus âgées se rassurant en se disant que c’est bien moins terrible qu’autrefois.
        De plus ces personnes ne se limitent pas à la peur de la roulette et des piqûres, mais ont en outre honte de l’état de leurs dents et de leur peur du dentiste.
        Il semble que ces peurs pourraient être « soignées » si on les prenait rapidement en charge, mais il est difficile de savoir leur origine, car les études reposent sur des déclarations à postériori, après les soins, alors qu’il serait intéressant de prendre les gens « sur le fait ».
        Et plus la personne est restée sur ses peurs passées et plus le temps depuis lequel elle n’a pas été voir un dentiste est important, et plus grande est la crainte.

        La plupart des personnes parlent d’une expérience douloureuse.
        C’est vrai pour certains, mais actuellement les moyens de lutte contre la douleur sont efficaces, et la douleur est souvent due à une carie avant d’aller chez le dentiste, plus qu’à l’intervention elle même.
        Mais une séance peut être éprouvante pour d’autres raisons. Certains enfants (voire adultes) qui s’agitaient outre mesure, ne permettaient pas les sonis et il a fallu les immobiliser sur le fauteuil, ce qui est certainement traumatisant.
        Le fait que les parents aient aussi peur du dentiste, influe sur le comportement des enfants, et certaines personnes paniquent rien qu’à la vue du fauteuil et à l’odeur du désinfectant. 
        Il est possible que le fait d’’être plus sensible à la peur en général, soit héréditaire : ce serait une plus grande activité des centres amygdaliens.

        En fait il faudrait se confronter peu à peu à ses peurs, les énoncer, en avoir conscience, les évaluer en importance - comme pour la douleur. Des personnes auxquelles on faisait voir des films de soins dentaires, en commençant par les plus supportables, s’habituaient à cette vue et avaient beaucoup moins peur ensuite , en situation réelle.
        Il faut aussi surmonter sa peur en luttant contre elle : remplacer les idées négatives - je vais avoir très mal - par des idées positives : ce ne sera pas long et je n’aurais plus mal après.
        Il faut aussi lutter contre des idées erronées sur les traitements, et les « histoires drôles » qui circulent notamment sur tout ce qui aurait été enfermé dans les dents pour oubli du dentiste, ou sur les dentistes qui se sont fait de grandes canines pour jouer au vampire !!!!
        Enfin des techniques de décontraction fonctionnet, exactement comme pour l’accouchement sans douleur.
        Et puis évidemment il y a des dentiste sympas et d’autres moins attentionnés.
        Personnellement j’ai une dentiste sadique, qui sait que je m’intéresse à la technique et me détaille donc tout ce qu’elle va me faire, mais justement, cela m’intéresse et on parle de la façon dont fonctionnent ses instruments, et aussi des études de dentiste, car c’est non seulement un métier de chirurgien qui doit avoir des connaissances scientifiques, mais aussi être particulièrement adroit de ses mains, et travailler à l’envers à partir de l’image dans un tout petit miroir, ce qui demande un entraînement qui est loin d’être évident.
        Alors ma dentiste sait m’intéresser et du coup je ne stresse pas de ce que l’on va me faire, même si je ne trouve pas cela des plus agréables, et qu’évidemment j’aime mieux me servir de mes dents pour un bon goûter avec mes petits enfants.

        
        Mais connaissez vous le poème de Boris Vian « la peur du dentiste » qu’a chanté Henri Salvador sous le titre « Le blues du dentiste dans le noir »? En voici les paroles :

    Ce matin là en me levant
    J'avais bien mal aux dents
    Oh oh la la
    J' sors de chez moi et j'fonce en pleurant
    Chez un nommé Durand Mm Mm
    Qu'est dentiste de son état
    Et qui pourra m'arranger ça
    La salle d'attente est bourrée de gens
    Et pendant que j'attends
    Oh oh la la
    Sur un brancard passe un mec tout blanc
    Porté par deux mastards Mm Mm
    Je m'lève déjà pour fout' le camp
    Mais l'infirmier dit: Au suivant!
    Je suis debout devant le dentiste
    Je lui fais un sourire de crétin
    I'm'pouss' dans l'fauteuil et me crie:
    En piste il a des tenailles à la main
    Oh oh oh oh Maman
    J'ai les guiboll's en fromag' blanc

    Avant même que j'ai pu faire ouf
    Il m'fait déjà sauter trois dents
    En moins d'un' plombe
    Mes pauvres molaires sont r'tournées
    Dans leur tombe
    Oh oh la la
    Voilà qui m'plombe mes deux plus bell's dents
    Cell's que j'ai par devant Mm Mm
    I'm grill' la gueul' au chalumeau
    Et il me file un bon verre d'eau
    Il me dit faut régler votre dette
    Je venais d'être payé la veille
    Ce salaud me fauche tout mon oseille
    Et me refile cinquante ball' net
    Oh oh oh oh maman
    Et il ajoute en rigolant
    J'suis pas dentist' je suis pomblier
    Entre voisins faut s'entr'aider oh oh
    Et moi je gueul' ce soir
    Le blouse du dentiste dans le noir.

     


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  • La soif de la nouveauté : un  mal du siècle ou un déficit d'éducation ?

         Il m’arrive souvent de montrer à des adolescents qu’ils ont pris une attitude détestable qui consiste à regarder en permanence ce que leurs camarades possèdent et qu’eux n’ont pas (mais ils ont d’autres choses ! ). Ils n’ont de cesse ensuite de satisfaire leur désir de possession et dès qu’on leur a permis d’acheter l’objet convoité, ils s’en désintéressent pour avoir un nouveau désir.
        Je connais quelques ados pour lesquels ce défaut est poussé à l’extrême, et leurs désirs sont alors de toutes sortes, et disparaissent sitôt satisfaits, pour faire immédiatement place à un autre, et je pense qu’il s’agit d’un véritable dérèglement du système de récompense de leur cerveau .
        En fait j’estime également que leurs parents sont fautifs d’être trop laxistes et de satisfaire tous leurs caprices sous prétexte de “vouloir se faire aimer”.
        Ils ne se rendent pas compte qu’une telle éducation conduit ensuite à un style de vie analogue.

        Je dis souvent à de jeunes adolescentes, qu’il ne faut pas choisir un petit ami uniquement parce qu’il est mignon et a un bon baratin et de l’humour, qu’il ne faut pas être ainsi impatiente dans le domaine de l’amour mais connaître beaucoup mieux  et choisir soigneusement l’élu de son coeur en fonction de ses qualités. Mais à leur âge une telle erreur n’est pas grave et elle ne risque guère que de leur causer les tourments d’une rupture.

        Mais les adultes sont ils plus raisonnables de nos jours, que les jeunes.?
        L’importante influence de la publicité témoigne bien de notre appétit de consommation encouragé par les médias et la mode, la pression du paraître et du qu’en dira t’on
        Je vois certains acquérir un chien ou un chat, puis s’apercevoir ensuite que c’est une sujétion : il faut le promener, l’emmener en vacances, s’occuper de lui.
        Alors on finit par abandonner la pauvre bête ou la confier à une association.

        Mais pire : certains parents, qui ont pourtant désiré leur enfant, s’en occupent peu ensuite, pris par leur travail, mais peut être aussi parce que leur “joujou” a cessé de leur plaire et ils ne se rendent pas compte des ravages que provoque cette attitude chez leur enfant  qui se sent privé de tendresse et se croit mal aimé. J’ai dû essayer d’en consoler certains.
        J’ai entendu parler à la télé de parents qui avaient adopté un enfant et l’ont renvoyé ensuite dans son pays parce qu’il ne leur “convenait pas”
        Et quand je vois le nombre de divorces, souvent plusieurs pour une même personne, je pense que pour les adultes aussi malheureusement, on croit s’aimer et puis quand on s’est lassé, on change de partenaire
        Tant qu’il n’y a pas d’enfant cela vaut peut être mieux que de continuer à se regarder en chiens de faience, mais les enfants sont souvent les grandes victimes de ces séparations qui leur laissent un profond traumatisme.

        Et ne sommes nous pas contaminés sur le plan collectif, notamment dans le domaine politique. Nous nous entichons d’une personne qui a un grand baratin, et nous l’élisons, pour nous apercevoir ensuite qu’elle ne convient pas du tout et n’a pas les qualités que nous lui prêtions.

        La société de consommation est certes responsable d’une partie de ces méfaits.
        Mais réfléchissons : élevons nous nos enfants pour qu’ils sachent ensuite vivre leur vie. ?
        Faut il vraiment céder à tous leurs caprices ?
        Ne leur apprenons nous pas à être instables et à ne pas se satisfaire de ce qu’ils ont ?
        Sauront ils que le bonheur est fait des petites joies de tous les jours et non de la posssession de biens multiples dont on ne se sert pas.
        Leur apprenons nous à être heureux ?
        Et vous, les jeunes qui courrez après vos désirs, comment élèverez vous vos enfants demain ?
       

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  • Etre ou paraître ?


       Nous avons tous le choix, adultes, jeunes ou ados entre deux attitudes : être ou paraître.

        Bien sûr nous avons tous ce que Jung appelait une “persona” , c’est à dire ce que nous voulons montrer aux autres de notre “moi”, dont une partie est véridique et une autre correspond non pas à ce que nous sommes, mais à ce que nous souhaiterions être ou à ce que nous souhaiterions que les autres voient en nous.
        Mais si une persona qui ne s’écarte pas trop de la réalité est supportable, trop privilégier le “paraître” conduit à l’esprit moutonnier, voire à l’esclavage et à l’addiction. Et les médias aujourd'hui nous poussent à paraître et ce sont les ados qui sont le plus sensibles à cette tendance et notamment qui sont les plus accros aux marques.
        Que vous soyez attentifs à votre look, je veux bien, mais vous êtes souvent esclave des marques, des nouveautés et surtout de ce qu’ont vos camarades au point de vider votre porte-monnaie et de faire “péter les plombs” à vos parents.
        En définitive, vous êtes esclaves des “marchands de soupe” et de leur publicité.
        Quel que soit le milieu, social, professionnel, notre “société de l’apparence” fait porter le jugement sur le paraître, la manière d’être .

        Pourquoi les ados seraient ils plus sensibles à l’apparence ?
        A mon avis parce qu’ils n’ont pas assez d’exparience et sont en train de construire leur personnalité. Ils éprouvent le besoin d’appartenir à un groupe, en intégrant ses codes, pour prendre de la distance par rapport à leur famille, leur environnement, car lorsqu’on est plusieurs, on se sent plus fort !
        Il y a donc l’habillement qu’il faut porter mais aussi la musique qu’il faut écouter, les jeux et sports qu’il faut pratiquer, les émissions qu’il faut regarder et, à l’inverse, les fringues qu’il ne faut pas porter, la musique qu’il ne faut pas écouter, etc., en général ce que pratiquent les parents ou ce qu’ils aimeraient que vous pratiquiez.
        J’avoue que quand je vois sur la place de la Bourse un jeune traider de trente ans se balader en trottinette, un sac noir à son guidon, je ris.
        Mais je souris tout autant quand je vois un ado en baggy qui montre les trois quarts de ses fesses ou son nombril (qui n’est pas malgré Georges Fourest en forme de crysobéryl ), ou qui s’est teint les cheveux en rouge et vert et ressemble à une carotte, ou saute sur le trottoir comme un marsupilami en écoutant la musique de son smartphone.
        C’est encore plus  pour se donner une identité, donc de l’importance, pour se faire remarquer qu’un moyen de choquer ses parents, devenus d’ailleurs plus tolérants là-dessus que leurs propres parents et le paradoxe c’est que pour se distinguer, l’ado cherche à ressembler aux autres.

         En fait vous êtes le jouet des médias : les marques de chaussures de sport par exemple consacrent 80% de leur publicité aux jeunes de 12 à 20 ans ! et je lisais un article qui disait que 95% des garçons et 75% des filles de 12 à 15 ans voulaient absolument porter des chaussures de marque et si possible les mêmes que celles de leur copain (ou à la rigueur celles qui sont encore plus chères), chaussures que les garçons en particulier, massacraient ensuite allègrement en jouant au foot et en les traînant dans la boue.
        Et il ne faut pas croire que les chaussures de marque sont forcément de meilleure qualité parce qu’elles sont plus chères. C’est juste que leur budget de publicité est beaucoup plus important parce que ce sont de grosses sociétés qui peuvent se le permettre.  “ Des marques, pas des produits” disait un dirigeant de Nike !
        Si vous analysez la publicité et le discours des marques, vous verrez qu’elles mettent souvent en oeuvre des scènes de la vie quotidienne qui montrent les jeunes en leur donnant des repères qui évidemment mènent ensuite à la marque. C’est adroit car les jeunes d’aujourd’hui manquent de repères : parent laxistes, qui divorcent, familles recomposées, chômage, société assez anarchique...
        Alors les marques sont perçues comme des signes d’identité, identité éphémère de façade, car le discours comme la marque sont aussi périssables que la marchandise. Mais la pression du groupe est forte car on a peur, si on ne suit pas ses règles, de passer pour un ringard et un “bouffon” comme on me dit parfois. Celui qui maintient son originalité va être méprisé. On est dans une logique de soumission ! Et le meilleur est celui qui a le dernier produit. Du coup, on entre dans un univers où la consommation est grandissante.

        Certes la pub donne envie d’acheter mais comment ne pas se laisser duper.?
        D’abord savoir que les entreprises ne sont pas philanthropes : elle pensent à gagner le plus d’argent possible et non à faire votre bonheur.
        Vous dire que votre argent est limité, comme le budget de vos parents, et que donc il vaudrait mieux l’employer intelligemment.
        Vos copains vous snobent avec leurs marques futiles, snobez les avec votre intelligence, avec vos résultats en classe (ils viendront vous demander des tuyaux pour les devoirs !), avec vos connaissances des livres, de la musique, du cinéma, des sciences, bref par une culture moins éphémère que des objets périssables.
        Et puis regardez un peu moins la pub et ce qu'ont les autres !!
       
    Méditez cette pensée trouvée sur un blog :
    "Quand tu regardes une chose, une personne, dans une direction, quand tout le monde regarde par là, n'hésite pas à te retourner, cherche un autre point de vue, cherche à voir et à montrer autre chose."

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  • Bon sens et crédulité : l'instruction ne fait malheureusement pas tout.


              J'examinais hier les mécanismes de notre cerveau qui pouvaient nous conduire à être crédules, notamment les jeunes, mais aussi toutes les personnes, en matière de communication.

              Pourtant, en moyenne, les jeunes sont plus instruits aujourd’hui qu’autrefois, mais l’un de mes grands pères, qui habitait la campagne et n’avait que le certificat d’études, n’aurait jamais cru les sornettes que beaucoup de gens, théoriquement intelligents et instruits, avalent aujourd’hui sans sourciller. 

               Je suis souvent très étonné des bêtises qui circulent sur internet, de celles que l’on me raconte parfois dans des mails, et des croyances de certain(e)s de mes correspon-dant(e)s.  Certes c’est souvent par manque du savoir ou de la culture correspondante, mais dans beaucoup de cas, une réflexion logique et rationnelle aurait dû suffire pour douter de la véracité de l’information, ou au moins, ne pas la croire sans vérification de sa véracité.

               Je crois qu’il y a quatre types de raisons à cette évolution :
                        - D’abord, les enseignements primaires et secondaires donnent sans doute au moins autant de connaissances qu’autrefois, mais elles sont souvent mal apprises, car l’attention des élèves n’est plus aussi grande et le contenu de l’enseignement, trop théorique, ne les intéresse pas parce qu’ils n’en voient pas l’intérêt.
                Les professeurs, par ailleurs, n’ont souvent pas su ou pu développer leur curiosité intellectuelle.  Mais surtout les programmes actuels et surtout l’absence d’exercices pratiques d’application, aussi bien en français pour comprendre la pensée d’autrui qu’en physique et mathématiques, ne développent plus l’esprit critique et l’autonomie intellectuelle.
               Pour ne pas fatiguer les élèves - et les parents - il y a beaucoup moins de travail à faire à la maison qu'il y a 30 ans, mais ces exercices, par leur répétition faisaient acquérir des connaissances et des mécanismes.

                         - Parallèlement les parents ne remplissent souvent plus leur rôle d’éducateur dans bien des domaines. D’une part ils n’en ont plus le temps, travaillant souvent tous deux dans le couple, quand ils ne sont pas mono-parent, et stressés par le rythme et l’atmosphère du travail actuel.           
           
        D’autre part ils ne servent plus de modèles à leurs enfants, comme lorsque j’étais jeune. Les enfants sont aujourd’hui intégrés au groupes de copains, qui sont devenus les modèles à la place des parents, aidés par le développement du numérique et la pression de la société de consommation.                     
           
       On veut avoir tout ce qu’ont les copains, voire plus, et la plupart du temps, pas en ce qui concerne les choses importantes, mais pour des tas d’objets dont on pourrait, soit se passer, soit acquérir avec un bien meilleur rapport qualité-prix.  La publicité est malheureusement toute puissante pour déformer l’esprit des jeunes et leur imposer des choix inconscients regrettables.

     

                          - Paradoxalement, alors que l’individualisme s’est développé, c’est l’esprit moutonnier qui fait loi, sous l’impulsion des moyens modernes de communication.  
             
    Le nombre de jeunes ayant une préférence cérébrale fortement influençable est anormalement élevé, car tous veulent appartenir à un groupe, et donc adoptent automatiquement et sans réfléchir les règles et habitudes du groupe, ainsi que ses croyances, sans même essayer de les comprendre, d’en connaître origines et conséquences, et de se demander si elles conviennent à leurs désirs et  leur personnalité.  
           
       Beaucoup sont paradoxalement des individualistes moutonniers, qui suivent une mode, des rites de groupes et croient n’importe quoi.

                         - La facilité de communication aujourd’hui, entre la messagerie, mais surtout les réseaux sociaux, les sites du web, et les téléphones portables, font que n’importe qui peut écrire n’importe quoi, et sans esprit critique, ni culture suffisante, quelqu’un va donc être exposé à croire n’importe quelle baliverne qu’il lira sur internet ou recevra sur son portable.
               Des chercheurs américains ont récemment fait des études dans le domaine de la santé et ont publié un rapport accablant.  Les campagnes d’information des pouvoirs publics sont systématique-ment suspectées et les personnes testées préféraient croire toute autre information qui arrivait sur internet.  Certains accordent quand même plus de crédibilité aux propos d’un médecin, mais d’autres acceptaient sans sourciller, les ragots les plus absurdes, les propos de lobbyistes ou ceux de mages, diseuses de bonne aventure, ou astrologues. ‘ Les pires rumeurs sont diffusées sur les vaccins et les risques associés, et la non vaccination contre la grippe ou la rougeole, a entrainé de nombreuses morts aux USA.
               Je suis parfois effaré par les bêtises que je dois rectifier auprès de mes correspondant(e)s, concernant le sida, le risque de grossesse et la contraception, et le manque de connaissance des notions élémentaires concernant les hormones et la fertilité, alors que des cours sont en principe donnés sur ces sujets, au collège et au lycée.

               Il ne faut pas s’étonner qu’ensuite, quelques jeunes un peu paumés et déjantés, se laissent convaincre d’aller faire le djihad en Syrie ou en Irak, en croyant faire œuvre utile et agérable, mêmes des jeunes filles ,qui seront ensuite transformées en bombe humaine ou en poupées sexuelles des terroristes, en se rendant compte trop tard, des conséquences de leur crédulité.  
              Et que penser des gens qui, malgré toutes les preuves qui existent, croient que les attentats étaient une fable créée sur la télévision et internet par le gouvernement, ou que les camps de la mort de la dernière guerre n'existaient pas.? Où est leur intelligence ?

               Je rends hommage aux gens qui animent Wikipedia, car ils ont institué un auto-contrôle par les lecteurs eux mêmes, qui certes ne permet pas d’être sûr à 100% des informations, mais qui prévient alors le lecteur, et qui élimine toutes les  erreurs importantes.
              Il est normal qu’on ne puisse instaurer la censure systématique sur internet, sauf dans des cas de nuisance très grave, car ce serait ouvrir la porte à  la suppression de la liberté de penser.  
             
    Mais il faudrait que sur les sites, soit mis en place un système de commentaires contradic-toires, qui permette de donner des avis contraires, de mettre en garde contre des idées fausses, et de faire réfléchir aux conséquences des actes engendrés par une trop grande crédibilité. Aux lecteurs d’opinions diverses d’alimenter ces commentaires.

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