• Psychologie, comportement

              

  • http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/femmesadmirantunenfant1897marycassattcartepostaler5d8021a16fd84bf4ab7187ff2e69e7e4vgbaq8byvr324.jpg

        Je  suis trois fois arrière-grand-père depuis un an, etj’ai 3 frères et sœur, 4 enfants et 8 petits enfants, et j’ai donc vu un certains nombres de nouveaux nés dans la famille, plus quelques uns chez dea amis ou dans l’immeuble où j’habite.
        Bien sûr toutes les personnes de la famille, hommes ou femmes s’intéressent à l’enfant, parce qu’il est de la famille, mais je ne sais pas si vous avez observé un groupe de jeunes hommes et de jeunes femmes dans une réunion, où l'on amène un nourrisson.
        La plupart des jeunes femmes se bousculent et s'extasient. « Quel chou ! Qu’il est mignon ! Il a de beaux yeux; de jolies petites mains toutes fines. Il ressemble à sa maman ! »
        Les hommes, pendant ce temps, après avoir considéré d'un air surpris cette incompréhensible manifestation de vénération enfantine, s'en vont discuter de sport, d’automobile ou de leur travail.

        Les psychologues de l'Université de Saint Andrews ont montré que ce phénomène était un problème d’hormones.
        Ils ont par exemple montré à de jeunes femmes, et de jeunes hommes, des visages de bébé plus ou moins attirants et présentant des différences certaines.
        Les femmes ont beaucoup mieux détecté ces différences que les hommes, mais cette faculté diminuait considérablement après 50 ans, chez les femmes ménopausées, et  par contre était encore meilleures chez les femmes qui prenaient la pilule, laquelle augment le taux de progestérone et d’œstrogènes.

        Ce résultat est logique, puisque les estrogènes et la progestérone reproduisent l’environnement hormonal de la femme enceinte, l’organisme se préparant à la venue d’un probable nouveau-né.
        Pour les hommes, c'est au moins une explication possible de leur relative inaptitude à s'extasier devant le premier poupon venu, s’il n’est pas le leur ou celui de la famille..

        La naissance d'un enfant est généralement la concrétisation d'un désir profond et puissant. Elle est aussi, le plus souvent, le fruit d'une histoire d'amour, d'une rencontre entre un homme et une femme. Mais l'envie de maternité relève aussi d’aspirations très inconscientes, propres à l'histoire de chaque femme.
        Il existe dans le désir d'enfant, une dimension nettement biologique, dont la privation peut entraîner de véritables phénomènes de manque et de frustration chez la femme, car c’est une manifestation hormonale et elle est beaucoup moindre chez l’homme, qui ne portera jamais l’enfant dans son corps.
        Cette cause biologique du désir d'enfant ne doit cependant pas faire négliger tous les autres aspects, notamment psychologiques à l'origine du désir d’enfant, car ils  sont nombreux. Accomplissement de la féminité, envie de donner ce que l'on a pas reçu soi-même, compenser un déficit affectif et surtout fonder une famille avec celui dont on partage la vie.
        C’est ce dernier désir qui est plus important chez l’homme. Certes il y a une part inconsciente, commandée par l'impératif biologique de dissémination de son capital génétique. Mais la part consciente du désir d'enfant est généralement, pour l'homme, corrélée à la stabilité économique, au désir de transmettre des valeurs et surtout d’avoir un lien plus profond avec sa compagne.
        D’ailleurs quand les enfants ont grandi et quittent le nid familial, un grand vide se produit au sein du couple, et il faut trouver une autre occupation, un autre lien commun, si on ne veut pas le mettre en danger. 

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/43532995p.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/vengeancedinfirmiere.jpg

        Dans mes conversations avec mes correspondant(e)s dans mes anciens blogs, ou avec des adultes, lorsque je travaillais, j’ai assez souvent entendu des récits de vengeances entre jeunes ou moins jeunes, et j’avoue, que, même si je les approuve pas, cela m’amusait souvent.
        Mais cela m’incite à penser que la recette de ce plat nécessite certains ingrédients.
        Afin de rester discret l’histoire que je vais raconter est ancienne, au temps où j’écrivais sur Tchatcheblog, en 2005.

        Némésis avait eu un mauvais rhume et avait manqué quelques jours de classe en première, ce qui pour elle était une catastrophe, car elle était parmi les meilleures élèves. Elle avait demandé à sa camarade Aimée de lui faire des photocopies des cours et exercices.
        Mais Aimée, probablement un peu jalouse de sa camarade, ne s’est pas pressée et n’a bien voulu le faire qu’au bout de dix jours et après deux autres demandes. Némésis a raté un devoir en classe et en a été très vexée et elle était furieuse contre sa camarade.
        Un mois après, un devoir de maths difficile à faire à la maison et AImée sèche sur la solution et demande à Némésis si elle peut l’aider.
        Némésis est heureuse que sa camarade ait des difficultés; mais cela ne la calme pas pour autant : ce n’est pas à cause d’elle si elle sèche, alors ce n’est pas une vraie vengeance. Finalement elle se décide : elle lui passe une partie de la solution, mais à elle de trouver le reste qui manque.
        Bien sûr Aimée se trompe dans ses calculs sur la deuxième partie, et n’a pas une note excellente. Joie de Némésis. C’est mieux, mais encore insuffisant, car Aimée ne peut que s’en prendre à elle même; alors ce n’est pas une vraie vengeance.
        Némésis raconte alors à une autre camarade qu’elle a fait exprès de ne donner qu’une partie de la solution, ce que cette camarade s’empresse bien sûr, de répéter à Aimée. Mais cela ne lui suffit encore pas : Némésis va jusqu’à insinuer auprès de sa camarade qu’elle a fait exprès de fausser un peu sa solution pour se venger de l’attitude  passée d’Aimée.
        Là elle avait sa "vraie" vengeance !
     
        Horrible comportement, me direz vous, mais plus courant qu’on ne croit.
        La vengeance n'est pas chose facile, et suppose un dosage habile de certains ingrédients indispensables.
        D'après les psychologues allemands Mario Gollwitzer et Markus Denzler, de l'université de Coblence et de l'université d'Amsterdam, il ne faut pas que l'offenseur souffre de façon fortuite, et encore moins qu’il ne comprenne pas la raison qui a poussé le vengeur, la raison profonde, qui est son comportement passé qui a blessé le vengeur.
        Ils ont pu constater cela en faisant jouer des comparses en partenariat avec des cobayes, les gains devant être partagés, et les comparses faisaient exprès de garder une partie des gains pour eux seuls. Bien sûr les cobayes étaient furieux.
        On proposait alors deux sanctions possibles contre les joueurs supposés indélicats : soit une sanction des organisateurs du jeu, soit c'était Ie joueur offensé qui pouvait imposer une tâche rébarbative à son partenaire.
        Presque tous les joueurs ont choisi la deuxième solution.
        Mais pour qu’ils aient entière satisfaction, il a fallu que les organisateurs affichent clairement que c’était le prix à payer pour avoir gardé pour eux. une part anormale de l'argent gagné 

        Difficile, donc, de réussir sa vengeance. ll faut parfois attendre longtemps avant que la lumière se fasse dans l'esprit de la personne qui vous a humilié et, à qui, vous avez , à votre tour, joué un tour pendable. Cela laissera le temps à votre vengeance de refroidir encore davantage.

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/shadok11.jpg

         J'ai déjà écrit plusieurs articles sur le bon sens, le 31/8/2017, et le 24/2/2020, mais je crains que ce soit une qualité négligée aujourd'hui et je voudrais revenir sur cette notion.
        J’ai relevé sur internet cette « égalité » et je pense que c’est un bon exercice de réflexion, digne d’un sujet de bac :
                      « Intuition = bon sens = logique »
        Tous trois certes font partie de nos comportements, de notre façon d’agir face à une situation nouvelle, surtout quand nous voulons prendre une décision.

        Qu’est ce que le « bon sens »? 
         Un vieux dictionnaire de mon enfance dit que c’est la « capacité de bien juger, sans passion, en présence de problèmes qui ne peuvent être résolus par des raisonnements scientifiques ».
        SI je consulte mon petit ami Robert ou ma petite amie La Rousse, je lis :
             « capacité à distinguer le vrai du faux, d’agir raisonnablement », mais aussi ce qui m’a étonné :        
             « manière commune d’agir à tous les hommes, ensemble des opinions dominantes dans une société ».
            Je trouve que ces deux aspects sont très différents. Cette deuxième définition autrefois s’appelait le « sens commun ».
            J’ai d’ailleurs trouvé dans mon livre de philosophie d’il y a 75 ans, l’explication suivante : « Le bon sens diffère du sens commun en ce qu'il consiste dans l'emploi des facultés, tandis que le sens commun est un ensemble de connaissances innées ou acquises, résultant, pour tous les humains, de ces facultés appliquées spontanément à leurs objets respectifs. ».  
         Il faut croire que le sens du mot a évolué puisqu’on semble confondre les deux maintenant, à moins que ce soit un appauvrissement du vocabulaire.

        Le bon sens serait donc une façon de raisonner intuitive qui nous permettrait d’agir raisonnablement et de prendre de bonnes décisions.
        Alors agir raisonnablement, est ce agir logiquement.?
        Pas forcément, car notre cerveau a deux sortes de préférences décisionnelles, toutes deux rationnelles, différentes par les critères de choix utilisés :
                    - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L) : ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”.
                   - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V) : la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”.
        Notre cerveau pratique les deux modes selon les circonstances, mais l'un d'entre eux nous est préférentiel, pour lequel nous sommes plus “doués”, et que nous pratiquons d'instinct (comme le droitier avec sa main droite).
         L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entrainement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant.
        Si notre cerveau est plutôt « logique », cette logique transparaîtra dans notre bon sens. Mais une personne qui fera ses choix à partir de critères de valeurs et goûts, peut tout autant faire preuve de bon sens, en appliquant ces critères plus altruistes, de façon tout aussi rationnelle.
        Que l’on soit « logique » ou « valeurs», le problème est d’appliquer des critères pertinents pour prendre les bonnes décisions et donc c’est valable pour le bon sens.
        Mais, à l’inverse, si on raisonne en général logiquement, on prendra souvent de bonnes décisions par une analyse pertinente, à condition d’avoir de bonnes informations !!
        Donc on aura tendance à dire que vous avez du bon sens.

        On a dit que le bon sens est une façon de raisonner intuitive, en partie inconsciente Donc bon sens = intuition.?
        Là également, ce n’est pas aussi simple.
        Le bon sens est plutôt une qualité, une attitude régulière, une façon d’agir en général.Vous avez du bon sens.
         L’intuition, elle s’applique à un cas particulier, à des circonstances : vous avez une intuition, l’intuition de…
        Mais qu’est ce que l’intuition ?
        Si vous lisez un cours de psycho, vous verrez que l’intuition est un « mode de perception » inconscient et involontaire, une sensation : vous « avez l’impression, la sensation, l’intuition de…. ». C’était l’interprétation de Jung.
        Pourtant pour la plupart des personnes, l’intuition n’est pas un mode de perception, mais un mode de décision (sans logique). C’est d’ailleurs conforme au dictionnaire et à un cours de psychologie d’Oxford qui constate cette évolution de signification par rapport au concept de Jung. Il faut donc veiller à ce qu’il n’y ait pas de confusion.
        Sous cette réserve, le bon sens est intuitif, c’est une capacité de réponse raisonnable immédiate. Mais on peut aussi parler de bon sens quand vous raisonnez volontairement que ce soit à partir de critères logiques, ou à partir de valeurs. Là c’est que habituellement vous disposez d’informations intuitives pertinentes, qui vous amènent à prendre intuitivement de bonnes décisions.

        Mais comment le cerveau a t’il une intuition? du moins une « bonne » intuition.?

        Les neurobiologistes pensent qu’il n’y a pas de bonne intuition sur un sujet donné , si on ne dispose pas de données importantes sur ce sujet.
        L’intuition résulterait d’une comparaison inconsciente de solutions ou de jugements, à partir des données que l’on possède en mémoire.
        Certains vont même plus loin : ils pensent que, alors que le cortex préfrontal comparerait logiquement et plus ou moins consciemment les solutions possibles, notre cerveau émotionnel comparerait les conséquences des décisions au plan des émotions et de l’altruisme, et jouerait inconsciemment des scénarios, dont il donnerait des résultats à notre cortex frontal. Il utiliserait pour cela également des centres du cervelet, capable de faire rapidement de nombreux "calculs".
        L’intuition résulterait donc d’une simulation assez complète des décisions par de nombreux centres du cerveau, à partir des données perçues sur la situation, et de celles que nous avons en mémoire sur des situations analogues.
        On peut alors penser que le bon sens, c’est la capacité de bien utiliser ces données en mémoire et cette simulation des conséquences de nos actes.

        Il y a donc des analogies entre logique - bon sens et intuition, mais aussi bien des nuances

        On pose aussi souvent la question :   le bon sens est ce l’intelligence ?.
        J’en doute quand je vois certaines personnes à des postes importants, qui a ont sûrement une  intelligence certaine pour être parvenu à ce poste, dire d’énorme bêtises ou faire des maladresses indignes de leur fonction. Mais cependant,  il ne faut pas être idiot pour avoir du bon sens

        Voyons ce que disent quelques littérateurs connus :
            Le bon sens est la « la saine et droite raison », dit le Littré et il reprend ensuite une définition assez curieuse due à Rivarol en 1827 « La portion de jugement et de lumière, départie à tous les hommes bien organisés. »
            L’encyclopédie de l’Agora écrit « Le bon sens est l'intermédiaire entre l'ignorance et la connaissance bien assurée. Il est la raison sans raisons. Entre la sphère théorique où l'on s'entend rarement sur le sens d'un mot ou d'une idée et la sphère pratique où l'on doit agir, le plus souvent sans être assuré de pouvoir le faire en connaissance de cause, il y a un vide. Le bon sens comble ce vide. »
            Pour Descartes, le bon sens est « la chose du monde la mieux partagée, car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils n'en ont. En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égal en tous les hommes », mais Boileau est plus réservé : « Tout doit tendre au bon sens, mais pour y parvenir le chemin est glissant et pénible à tenir; pour peu qu'on s'en écarte aussitôt on se noie. »

        Je ne citerai pas les shadoks, ils ne sont pas des philosophes et sont assez malpolis !

        La psychologie et la philosophie sont choses difficiles !!!

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/persuasion.png     J'ai eu souvent, dans mon travail, à discuter, négocier, et à me demander comment convaincre au mieux mes interlocuteurs. J'ai suivi quelques stages, j'ai lu et j'ai appris pr expérience. Alors je me dis que c'est peut être intéressant de faire le point.
         Quatre facteurs interviennent dans ce processus de persuasion : les caractéristiques du récepteur du message, celles de son émetteur, c’est à dire la personnalité de votre interlocuteur et la vôtre propre, la nature et le contenu du message et enfin les moyens utilisés pour le faire passer.

    Le contenu du message : soigner sa crédibilité; adapter la présentation.

        Il est très connu en psychologie, que les informations provenant d’une source peu crédible, parce que pas suffisammentcompétente, même si elles suscitent la curiosité et l’intérêt, sont peu crues, même si elles s’avèrent exactes.
        Si vous voulez convaincre quelqu’un dans un domaine donné, vous avez intérêt à bien vous renseigner sur ce domaine, pour en parler en connaissance de cause et sans dire si possible de bêtise, ou même des inexactitudes. Si le sujet est important pour votre interlocuteur, ne le sous-estimez pas : il a dû se renseigner lui aussi.
        
        Le contenu de votre message qui doit convaincre l’autre doit aussi être soigné. 
    Vous ne convaincrez pas sur un même sujet, vos parents, vos professeurs ou vos camarades, ou un interlocuteur professionnel, avec les mêmes arguments. De même on n’explique pas un projet de la même façon aux cadres et aux ouvriers d’une entreprise.
        Votre interlocuteur voit le problème à sa façon, avec son référentiel propre. Il faut s’adapter à son état d’esprit, à sa manière de voir les choses, aux conséquences qui le touchent et le concernent et à sa façon de raisonner et à son vocabulaire..
        Les publicistes disent que le message doit être « adapté à la cible ».
        Il faut notamment employer un langage que votre interlocuteur comprenne bien.
Personnellement par exemple cela m’agace qu’on m’écrive en langage SMS, parce que je suis obligé de faire un effort pour comprendre.
        Ce n’est pas aussi facile que l’on croit. J’ai organisé des conférences pour des associations d’ingénieurs et l’un de mes problèmes est que les conférenciers exposent leurs recherches d’une façon suffisamment claire pour que des gens, certes habitués à la technique, mais non spécialistes de ce domaine, puissent comprendre l’exposé.

    Votre interlocuteur et vous même : essayer de lui ressembler le temps du message

        Les psychologues vous diront : « si vous voulez convaincre votre interlocuteur, essayez de lui ressembler ». 
        Bien sûr il ne s’agit pas d’imiter tous ses tics car il pourrait croire que vous vous moquez de lui, mais d’essayer de tenir compte de sa personnalité si vous pouvez en avoir une idée, en particulier de ses préférences cérébrales.
        On peut ensuite appliquer quelques règles, pour réussir une négociation dans un contexte « gagnant-gagnant », qui est le seul bénéfique à moyen terme, à condition d'avoir une idée des préférences cérébrales de votre interlocuteur, ce qui est assez facile si vous le voyez souvent (voir mes articles sur les préférences cérébrales) :

            • avec un E : le laisser s'exprimer; l'écouter; être convivial; dire cependant ses arguments; éviter la polémique; recentrer le débat.
            • avec un I : ne pas le bousculer; lui laisser le temps de parler;
            • avec un S : exposer ses arguments sous forme factuelle et analytique; parler pré sent; être très concret; ne pas sauter d'étape.
            • avec un G : exposer l'essentiel de ses thèses et propositions; utiliser des sché- mas et des modèles ou images; parler futur....
            • avec un L : exposer le pour et le contre de façon logique; avoir un argumentaire sans faille; éviter le subjectif; être rigoureux....
            • avec un V : exposer les avantages et les inconvénients pour les personnes; défendre des "thèses"; faire appel aux sentiments, aux valeurs et aux goûts
            • avec un J : faire valoir tout ce qui permettra de prévoir, d’avoir prise sur les événements, d’être à l’heure, conforme au budget prévu, avec peu de risque.
            • avec un P : au contraire, ne pas parler prévisions à l’avance, mais adaptation à l’imprévu, ce qui est liberté, aventure, découverte de l’inconnu.
            • avec un Optimiste : attention à ne pas être trop optimiste, à ne pas promettre la lune et à bien exposer les risques. 
            • avec un Pessimiste : donner des idées et des pensées positive, ne parler des risques qu’avec précaution.

    Utilisez les meilleurs moyens pour faire passer l’information.

        La façon dont vous défendrez votre opinion n’est pas neutre. Là encore certaines méthodes sont souhaitables.
        Ce qu’on vous a enseigné en classe pour faire une bonne dissertation est valable :
        Il faut faire une introduction qui pose le sujet et annonce le plan de vos arguments
        Il faut avoir trié ceux ci pour mettre ensemble certains d’entre eux en deux à quatre grandes classes.
        Il faut faire une conclusion qui résume votre avis et la décision que vous souhaitez.

        Il faut par ailleurs faire attention à votre façon d’exposer, qui sera conforme à votre préférence à vous S ou G, alors que environ la moitié de notre auditoire a la préférence opposée à la vôtre et risque d’avoir du mal à suivre.
        Il faut donc que nous nous imposions de rédiger à la fois comme un G et comme un S pour pouvoir faire passer l’information aussi bien aux G qu’aux S. Il faut donc à la rédaction comme lors de l’exposé que nous alternions la démarche pas à pas par énumération analytique, et la démarche globale, par synthèse et schémas ou modèles.
        Si vous voulez faire passer une information relativement abstraite, la démarche conseillée est la suivante :

    http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/communicationSG.jpg
        Si vous avez à faire passer une information relativement concrète et très fournie, en faits et informations, une démarche un peu différente est préférable :

    http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/communication2SG.jpg
        Mais on peut également user du procédé suivant : exposer les faits oralement pas à pas, (S), tandis que l’on projette un transparent les résumant par un schéma. (G).

    Votre intervention doit être soigneusement préparée :

        Rappelez vous enfin les règles enseignées par les profs en communication :
            • la communication s’adresse à des femmes et des hommes : quel est le Message, quel est l’Enjeu, quelle est la Cible (la nature des interlocuteurs) ?
            • que vais je dire ; est ce conforme à l’objectif ; est ce compréhensible par la cible qui a une culture, un niveau d’instruction et donc un langage définis?
            • la cible va t’elle écouter le message. Quel est le meilleur vecteur pour que les personnes le lisent (écrit), le voient (images, vidéo), ou l’écoutent (oral)?
            • la cible va t’elle accepter le message ; quelles sont les résistances culturelles et les intérêts propres ?
            • quelles peuvent être les interprétations erronées (il y a ce que l’on voulait faire comprendre, ce qu’on voulait dire, ce que l’on a dit, ce que les autres ont entendu, ce que les autres ont compris, ce que les autres ont retenu.?
            • quelles peuvent être les objections ?

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/images-copie-11.jpg

         Je vous ai souvent dit qu’il n’y avait pas d’explication valable des préférences cérébrales au niveau du fonctionnement du cerveau. Cela reste toujours vrai, car il s’agit d’un comportement et dès lors, tout le cerveau est concerné.
        Mais des études ont toujours lieu pour essayer d’expliquer certains ressentis des personnes et les chercheurs s’intéressent donc au sentiment d’agrément qu’apporte la fréquentation d’autres humains, et à l’inverse aux désagréments du sentiment de solitude.
        Des études menées à à l'Université de Californie à Los Angeles, ont montré que nous aurions une certaine disposition génétique qui nous ferait plus ou moins être sensible à la solitude.
       

        Une des (multiples, car il y a des causes socio-éducatives) causes de la souffrance sociale, serait en effet une protéine cérébrale impliquée dans les effets des « endor-phines ». (de morphine et endogène)
        Les endorphines sont de grosses protéines, de la famille de la morphine, qui sont naturellement produites par notre organisme et comprennent jusqu’à 31 acides aminés. Elles interviennent de deux principales façons :
               - Sécrétées par l’hypophyse et l’hypothalamus, elles agissent sur le système de récompense et provoquent une sensation  de plaisir due à la libération de dopamine.
        En faisant de l'exercice physique, la fabrication d'endorphines peut être augmentée jusqu'à cinq fois la quantité normale. C'est pourquoi on recommande souvent aux personnes un peu déprimées, aux anciens fumeurs, anciens buveurs et a fortiori aux personnes opioïdo-dépendantes en cours de sevrage, de reprendre progressivement une activité physique régulière (jogging, vélo, natation) d'au moins 30 minutes par jour, à un rythme soutenu car celle-ci augmente naturellement la production d’endorphines et donc une sensation de bien-être. Elles interviennent aussi dans le plaisir sexuel, étant libérées dans des états d’excitation et notamment l’orgasme, et entrainent ensuite une relaxation.
            - Ces endorphines sont présentes aussi dans la moelle épinière et au niveau du thalamus où elles agissent sur des relais nerveux (des synapses), dans le circuit de transmission de la douleur. Elles sont produites spontanément en cas de douleur par l’organisme , pour en diminuer l’intensité. Un usage trop fréquent d’antialgiques (comme le paracétamol), diminue la production d’endor phines et la lutte naturelle contre la douleur, entrainant l’augmentation des doses d’antialgique pour un même effet.

        En fait la sensation de réconfort dépend de la puissance de l'effet des endorphines sur le cerveau, laquelle est réglée par le degré de sensibilité du récepteur des endorphines, nommé « récepteur opioÏde de type mu ».
        Les personnes ayant les récepteurs « mu » les plus sensibles, seraient à la fois les mieux réconfortées par la présence d'un entourage, et les plus affectées par la solitude.
        Cette sensibilité du récepteur mu serait en partie d’origine génétique.
        Les biologistes ont constaté que les individus porteurs de la variante « sensible » du récepteur mu étaient plus affectés par les situations de rejet social que ceux dotés de la variante  moins sensible..
        Ils ont observé que certaines zones de leur cerveau s'activaient davantage lors des situations de mise à I’écart, qu’ils ont baptisées « zones de la souffrance sociale », qui provoquent un sentiment de détresse face à l’isolement.
        La souffrance d'être rejeté s'enracine en quelque sorte comme une douleur physique, puisque les endorphines sont moins présentes pour diminuer ses effets.

       Mais rien ne prouve que ce gène soit aussi à l'origine de votre préférence cérébrale extraverti(e) ou introverti(e)

        0n comprend mieux aussi, à travers ces études, pourquoi l'usage des droguesmorphiniques est fréquent chez les personnes rejetées ou désinsérées socialement. L’injection de la substance permet de remplacer - pour une courte durée et au prix de quelle illusion - la présence des endorphines naturelles et à travers elles la présence des autres humains..

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