• Psychologie, comportement

              

  •              Habituellement je ne publie pas le mercredi. Mais on est le 8 mai et il pleut tellement que je ne suis sorti que pour chercher le pain. Alors autant publier un article aussi aujourd'hui.

    Les femmes sont elles plus bavardes que les hommes ?

          J’ai lu un article d’une revue, qui affirmait que les femmes étaient plus bavardes que les hommes, parce qu’elles possédaient une quantité plus grande de protéine FoxP2, et le journaliste citait des essais biologiques sur des souris comme exemple (pas des souris d'ordinateur; des souris de laboratoire à 4 pattes, deux oreilles et une grande queue !)
        J’avoue que cela m’a fait rire et je pense que le journaliste, ou n’a rien compris à ce qui était expliqué dans ces essais, ou a voulu faire du sensationnel, sans vérifier ces dires.

       D’abord qu’est ce que cette protéine FOXP2
        La protéine « Forkhead-box P2 » (FOXP2) est une grosse protéine, qui contient 715 acides aminés.  Présente dans un gène du chromosome 7 chez les humains, dès le foetus, elle a un rôle de transcription dans la formation des centres du cerveau qui commandent les mouvements, notamment l’aire de mouvements complexes qui participe à l’articulation du langage et surtout les ganglions de la base  (notamment le noyau caudé), et du cervelet, qui jouent un grand rôle dans l'apprentissage des capacités motrices complexes, et elle joue peut être un rôle dans la formation d’une partie du centre de Broca
        Les modifications de cette protéine peuvent entraîner une inaptitude à prononcer les mots, et à utiliser syntaxe et grammaire et des difficultés dans l’apprentissage d’automatismes. Il s’ensuit des troubles de l’expression orale qui peuvent être très importants, voire une difficulté d’apprentissage du langage écrit et donc des difficultés de communication.
        Chez la souris, la quantité de FoxP2 est plus forte dans le cerveau des souriceaux mâles que des femelles, or ceux-ci interagissent plus avec leur mère par ultrasons.
        Chez les oiseaux sa présence augmente en phase d’apprentissage du chant dans l’équivalent du striatum humain, qui intervient dans la gestion des mouvements et surtout dans la motivation sexuelle et alimentaire et les circuits du plaisir. En la réduisant, on perturbe cet apprentissage en diminuant la coordination motrice du chant.
        Chez l’être humain, la présence de FoxP2 s’est avérée plus importante à l’autopsie dans le cerveau gauche de filles que de garçons, âgés de 4 ans, ce qui a été rapproché de la meilleure maîtrise verbale observée à cet âge chez les filles. Mais il n’y a aucune preuve de cause à effet.

        Les femmes sont elles plus bavardes que les hommes ?
        C’est une idée assez répandue, mais la réalité est différente.
        D’abord cela dépend des individus, qu’ils soient homme ou femme.
        Les extravertis, qui tirent leur motivation du contact aux autres, parlent beaucoup plus que les introvertis, qui sont à l’aise dans leur univers intérieur. Il leur arrive même de parler sans réfléchir, alors que les introvertis réfléchissent d’abord, mais en oublient parfois de parler.
        Ensuite la formation des personnes à l’expression orale joue. Quelqu’un habitué à intervenir en public, bien qu’introverti, parlera probablement plus facilement.
        Et le sujet est important : la plupart du temps, les hommes seront plus bavards à propos de football, et les femmes sur la mode ou la beauté. Un ingénieur parlera plus technique et un artiste de son art.
        En moyenne et à priori avant éducation, il y a peu de différence entre les capacités d’un homme et d’une femme. De même pour une formation identique, chez les adultes.

        Par contre la formation du cerveau n’est pas aussi rapide pour les hommes et les femmes, sur certains points.

        On admet que chez le enfants, les filles sont meilleures en expression orale et les hommes en orientation spatiale. Mais ensuite les différences s’atténuent chez les adolescents.
         Il est possible que la protéine Fox soit pour une part responsable de la meilleure performance des petites filles en communication orale, mais rien ne le prouve, et l’éducation et le rôle des parents doivent probablement être aussi influents.

       Je pense donc qu’il n’est pas judicieux de tirer de conclusion générale hâtive, et que dans ce domaine de facilité de discussion, la protéine FOXP2 n’est pas l’essentiel.
       

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     J’ai lu avec intérêt un article de Nicolas Guéguen, directeur du Laboratoire d’Ergonomie des systèmes, traitement de l’information et comportement (LESTIC), à Vannes, sur les « doudous ».
    Et oui, une étude sérieuse sur ce objet cher aux petits enfants et cela m’a rappelé beaucoup de souvenirs personnels.
        Jusque là je n’avais lu qu’une seule étude, très empreinte des théories de Freud et qui traitait le doudou « d’objet contra-phobique » !
        Celle-ci est beaucoup plus simple, réaliste et imagée. Je vous la résume, avec quelques compléments personnels, de mon enfance, de celle de mes enfants , et d’une de mes filles, puéricultrice dans une crèche..

        Le doudou doit être doux, facile à saisir et à sucer. C’est un objet très précieux auquel beaucoup d’enfants s’attachent entre 6 mois et 3/4 ans, une peluche ou un simple chiffon. Il parait que certaines jeunes femmes en ont encore besoin le soir pour s’endormir, mais c’est plus rar. Par contre beaucoup d’adultes, hommes et femmes, gardent leur doudou, en souvenir de leur enfance.
        J’ai eu un petit chien en peluche comme doudou, de 6 mois à 3 ans. Il est ensuite resté dans mon armoire à vêtements et lorsque, à 20 ans j’étais à lécole Polytechnique, ma mère a jeté ce vestige tout rapé et sale. Je ne sais pas si j’aurais accepté qu’elle le fasse si elle me l’avait demandé : ce chien avait autant de valeur dans mes souvenirs d’enfant qu’un vrai chien qui, par la suite a partagé 18 ans de ma vie.

        Que représente ce doudou ?

            Le doudou remplace d’abord la mère :

        Lorsqu’il vient de naître, le bébé a une relation fusionnelle avec sa mère : pour lui, elle est la pour subvenir à tous ses besoins dès qu’il donne un signe de désir ou de détresse: nourriture, sommeil, propreté, jouer… Il reconnait sa voix, son odeur, puis son visage, ses gestes…
        Mais au bout de quelques mois il va s’apercevoir que cette mère à lui, a d’autres occupations due prendre soin de lui en permanence, et il va être obligé de l’accepter, de s’y résoudre.
        Dans les six premiers mois, il va découvrir visuellement son environnement, puis son système d’apprentissage va lui apperendre à se servir de ses mains pour essayer de prendre ses pieds, les mains de sa mère, des objets accrochés à son lit; ce sera plus facile lorsqu’il pourra s’asseoir à 6 mois. Il va alors faire une découverte: que les objets ont une existence propre, qu’ils continuent à exister lorsqu’il ne les voit plu, et qu’il peut ensuite les retrouver et les reprendre, et il en garde des images mentales pour les reconnaître.
        L’enfant est maintenant capable d’avoir un doudou, qui va être là quand sa mère n’y est pas: c’est l’épreuve de la distanciation avec sa mère et le doudou est le premier objet sur lequel l’enfant peut avoir à disposition sous sa main. C’est leur objet et d’ailleurs, il est très rare dans une crèche, que le bébé prenne le doudou d’un autre bébé : c’est son doudou qui est le substitut maternel, même si bien sûr, il préfère encore la présence de sa mère.
        Son rôle est de permettre la séparation progressive avec les parents. Le doudou permet de se confronter au monde extérieur tout en se sentant rassuré. L'enfant va vers ce qu'il ne connaît pas mais peut se rassurer grâce à son doudou.

           Puis le doudou s’identifie à l’enfant lui même :

        Des études du comportement d’enfants ont montré que celui-ci tient à un objet qu’il aime, et qu’il ne veut pas le céder, d’autant plus qu’il se sent menacé et qu’il n’a pas confiance en soi.
        Une peur, une fatigue, une douleur, une contrariété après une remontrance, font que l’enfant se recroqueville dans un coin, en serrant son doudou contre lui. C’est un substitut rassurant de la mère, mais c’est aussi un refuge pour l’estime de soi; le doudou c’est alors un peu l’enfant lui-même.

            C’est un objet qui rassure mais pas pour tous :

        Des études ont été faites sur des enfants et ont montré que leur attachement pour le doudou n’était pas le même, certains ne se séparant jamais de leur doudou et étant stressés lorsqu’il n’était pas avec lui, d’autres le considérant seulement comme leur jouet préféré, mais ayant d’autres centres de préoccupation.
        Des essais fait lors d’événements stressants, par exemple un examen médical, ontmontré que la présence de la mère était toujours rassurante pour l’enfant, mais que celle du doudou l’était aussi pour les enfants pou lesquels il était indispensable, mais beaucoup moins pour ceux pour lesquels il n’était qu’un jouet
        Il semble que ce soit le contact avec le doudou qui soit rassurant, l’enfant le triturant dans ses mains et le serrant contre lui, en cas de stress.

            Ce qui compte c’est le « vécu »

        Le doudou n’est pas un jouet comme les autres; ce qui compte, ce n’est pas l’objet mais le « vécu » partagé avec l’enfant, l’attachement sentimental.
        Un de mes enfants avait un doudou qui était tout déchiré et crasseux. On l’avait lavé à la machine, mais son état était encore un peu plus délabré et il devenait dangereux. En cherchant dans les magasins, on a trouvé exactement le même neuf. D’habitude des jouets neufs faisaient toujours plaisir, mais là, le doudou neuf a été refusé et mon fils a mis plus d’un mois à s’y habituer : il n’avait pas partagé avec lui le passé !
        Une de mes petites filles, qui aavit 18 mois, a fait une crise de larmes, parce que sa mère avait lavé à la machine le doudou répugnant de saleté. Mais il n’avait sans doute plus la même odeur rassurante, il était un peu plus raide. Au bout de quelque jours, un peu sali et trituré, il était de nouveau adopté.
        Ma fille m’a confirmé qu’en crèche, il n’y a pas d’échange ou de vol de doudou. Il n’a de valeur que pour l’enfant avec lequel il a passé la tendre enfance. Deux enfants qui avaient des doudous identiques ne se les échangeaient pas : sans doute n’avaient ils pas le même toucher, la même odeur, voire le même goût !

            Son importance diminue en général vers 3 ans :

        Le doudou est une relation normale, qui ne préjuge en rien de l’état psychologique de l’enfant. Les enfant qui ne peuvent se passer de leur doudou ne sont pas plus stressés en moyenne que ceux qui n’en ont pas un besoin permanent.
        Les parents ne sont pas en général inquiets car au moins l’un deux a eu un doudou autrefois, et ils constatent l’effet apaisant sur leur enfant.
        En général le besoin s’estompe vers 3 ou 4 ans. Personnellement, ayant une mère qui ne travaillait pas et une grand-mère et un grand père qui s’occupaient très souvent de moi, je n’ai plus eu besoin de mon chien en peluche, à partir de 2 ans, quand j’ai su parler, car j’avais plein de choses à faire. Il m’attendait sagement sur l’oreiller de mon lit pour m’aider à m’endormir.
        Mais pour certains enfants se séparer du doudou peut être un traumatisme, et donc il ne faut jamais le faire brutalement, mais progressivement en aidant l’enfant à voir d’autres aspects de son environnement, dans un esprit ludique.

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  • Surestimons nous nos capacités ?

         J’ai fait partie de laboratoires ou d’entreprises où l’on confiait des postes importants à certains ingénieurs, mais seulement après s’être assuré qu’ils avaient les compétences et les connaissances pour l’assumer.
        Mais bien entendu, au début de leur nouvelles fonctions, on les suivait de plus près et on les aidait au besoin, car il fllait un certain temps pour qu’ils aient pris l’expérience de ce nouvel emploi.
        Ils acceptaient et même souhaitaient cette petite tutelle provisoire, car ils étaient prudents et modestes et savaient que l’expérience ne s »’acquiert que peu à peu.
        Il y a 50 ans, on faisait confiance aux professeurs pour enseigner à nos enfants et au médecin pour nous soigner.

        Et je suis étonné de voir aujourd’hui le nombre de personnes qui ont un « sentiment de supériorité »et en particulier veulent élaborer les méthodes pédagogique à la place des enseignants ou soigner leurs famille à la place du médecin, alors qu’ils n’ont pas la compétence pour le faire.
        Et en lisant les réponses aux questions du « grand débat », je m’aperçois que cela est vrai dans bien des domaines.
        Certes il fut faire des propositions, des suggestions, mais il faut en même temps être conscient qu’on ne connait pas bien le dossier et que donc celles-ci ne sont pas forcément faisables.
        Mais je me suis demandé d’où venait cette assurance de certains, et j’ai trouvé quelques articles faisant état d’études sur ce sujet.

       Nous avons parfois trop confiance en nous même et nous sommes alors mauvais juges de nos aptitudes. (Il y a par contre aussi d’autres personnes qui n’ont pas confiance en elles).
        Lorsque nous prenons une décision, certes il nous arrive de raisonner, (c’est le cortex préfrontal qui s’en charge), mais il y a tout un mécanisme de réflexion inconscients qui y participe (une grande partie du cerveau émotionnel, et notamment de l’hippocampe qui a accès aux souvenirs), qui aide à prendre des décisions rapidement.
        Bien entendu ce mécanisme est moins fiable (on l’appelle une « heuristique »), et on se trompe parfois.
        Mais pour peu qu’on ait réussi deux ou trois fois, cela nous convainc d’une certaine compétence, même dans des domaines où nous sommes ignorants. C’est dangereux !
        C’est un sentiment illusoire de compétence et de supériorité intellectuelle.
        Il est exacerbé par le pouvoir, et beaucoup de nos politiques ont ainsi la croyance d’être infaillibles, jusqu’au jour où les faits leur montre qu’ils ont fait fausse route.

       Pourquoi évaluons nous aussi mal nos capacités ?
        Les psychologues ont montré que les personnes à faible QI, ou qui ont une faible instruction sont celles qui préjugent le plus de leusrs capacités. C’est probablement une réaction instinctive de souffrance de leur faible niveau et de désir inconscient d’être plus intelligents ou plus instruits.
        La quantité d’informations disponible joue également.
        Devant un sujet que nous connaissons mal, nous sommes conscient que nous manquons d’information et nous en cherchons; Mais avec la facilité que procure internet, nous sommes très vite à la tête d’une très grande quantité de données (plus ou moins pertinentes d’ailleurs), et nous pensons à un moment donné, avoir assez de connaissances pour traiter la question. Google est le responsable de notre croyance de supériorité intellectuelle.
        Mais quelqu’un d’intelligent poursuit alors son étude, se pose mille questions sur ce qu’il comprend mal, et il découvrira alors la complexité des phénomènes et l’énorme lacune de ses connaissances.
        Bien sûr nous nous surestimons davantage quand nous faisons appel à des connaissances récemment acquises, que lorsque nous nous basons sur une exparience que nous avons mis des années à acquérir.
        Il faut bien connaître un domaine pour ne pas surestimer sre capacités dans ce domaine.
        Un certain égocentrisme joue également.
        Les chercheurs ont montré que nous surestimons nos capacités par rapport à celles des autres et également celle de notre famille et de nos proches.
        L’un de domaines où nous surestimons souvent la situation, c’est celui de notre santé (mais à l’inverse il y a les hypochondriaques).
        Enfin la difficulté des tâches joue également : on se  surestime sur une tâche facile, mais au contraire on se sous-estime sur une tâche difficile.
        La civilisation interviendrait aussi. Les Américains seraient plus vaniteux et sûrs d’eux que les Européens et ceux-ci que les Asiatiques, et en dernier les Africains.
        Mais les psychologues n’ont ps réussi à montrer un lien étroit avec l’estime de soi.

        En définitive, le sentiment de supériorité est en quelque sorte un biais cognitif inné, très variable selon les personnes (il y a le biais opposé de sentiment d’infériorité). Mais on peut le rattacher à un autre biais de’optimisme excessif nous faisant sous-estimer les difficultés, et à une illusion de contrôle qui nous fait croire que nous maîtrisons une situation, alors que celle-ci est bezucoup plus complexe que nous ne pensons.

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    Pourquoi se faire faire un tatouage ou un piercing ?

     

     

     

     

     

            De quoi faire frissonner les arachnophobes !

     

     

     

              Dans mon précédent article j’ai décrit des généralités surr le tatouage et le piercing. je voudrais aujourd’hui parler des personnes qui portent ces « messages » 

             Quelles sont les motivations des jeunes qui se font faire percings et tatouages permanents.
             
    Ces motivations sont souvent les mêmes pour celles qui se font des tatouages en décalcomanies. Celles-ci sont seulement plus sages, ayant conscience que leurs motivations peuvent changer, ou bien n’ont pas eu l’autorisation des parents, ou ne veulent pas dépenser de l’argent sur une telle acquisition.

              Pour beaucoup d’abord, céder à la mode et faire comme les autres jeunes qui sont autour d’eux.   C‘est finalement une conséquence de la société de consommation .
             Les médias poussent à faire telle ou telle chose par la pub notamment ou les films, chansons, bandes dessinées, internet et les réseaux sociaux; certains le font, puis cela gagne les autres. Ma copine possède telle chose, je dois en avoir autant, si possible, plus moderne, plus intéressante, plus performante ou plus jolie (ou parfois plus chère!).
             Certes c’est un esprit moutonnier mais il en est souvent ainsi et piercing et tatouages n’échappent pas à l’air du temps.
             Mais ce peut être à la fois moutonnier et individuel, pour se faire remarquer, du fait du motif choisi et de l’endroit de l’application.

             Pour certains, il s’agit seulement de mettre une parure, quelque chose de beau sur leur corps “pour faire joli”.
             
    C’est surtout vrai pour des boucles d‘oreilles, mais c’est aussi valable pour d’autres piercing car les “goûts et les couleurs” sont propres à chacun, comme dit le proverbe. Personnellement je ne trouve pas jolis les piercings dans les lèvres, mais j’admets qu’on ne soit pas de mon avis.

             Par contre les piercings dans la langue sont dangereux pour l’élocution.
             J’ai connu un jeune qui faisait des études de dessin et de peinture et qui avait tatoués sur sa peau, de véritables tableaux !
             Evidemment les psychiatres, surtout freudiens, vont voir une déviance de notre société : c'est le corps proposé en tant que support narcissique pathologique, entrevu comme support d’une « œuvre d’art 

             Une des motivations les plus courante est la volonté identitaire : c’est donner à son corps un aspect original qui vous est propre. Le piercing ou le tatouage devient alors un emblème, un drapeau, un signe de reconnaissance.
             La première manifestation que je trouve souvent chez les personnes avec lesquelles j’en ai parlé, est le tatouage de son animal préféré ou d’un personnage de BD ou de manga. Pour certains ce sont des initiales comme les tags sur les murs.
             Pour les adeptes de certaines mouvances, c’est un signe d’appartenance à un groupe, à une philosophie : cela a été le cas à l’origine des piercinggs pour les Punks, et cela a été vrai plus récemment pour  certains gothiques. Pour le groupe, le tatouage, c’est un tag sur la peau.
             Pour certains rebelles, c’est aussi un signe de provocation vis-à-vis de la société;une contestation destinée à scandaliser    

              Pour certains il semble que ces pratiques dénotent un certain problème psychologique.
             
    Je n’ai personnellement pas remarqué beaucoup ce phénomène, mais la “crise identitaire” dénote effectivement un certain manque de confiance en soi et l’incertitude de l’adolescent, encore à la fois enfant et adulte.

             Je sais que certains psys freudiens faisaient de l’interprétation des tatouages, comme ils le feraient de tags ou de tableaux d’un peintre. Cela m’a toujours paru assez farfelu et les conclusions que je connais dans certains cas réels, me paraissent des plus hasardeuses.
              L’objet corporel devient le symbole, l’emblème de celui qui le porte, dont il modifie en quelque sorte l’identité.Certains psycho-sociologues estiment que “ces pratiques sont loin d'être des manières délirantes de décorer son corps, mais elles ont « une fonction de construction de soi, une dimension identitaire ». Elles auraient aussi une fonction de mise en scène ludique de soi et d'érotisation de son corps. La souffrance vécue par l'incision de la peau indique aux autres une difficulté de vivre: celui qui se tatoue ou porte un piercing n'accepte pas son corps tel qu'il est. En modifiant son corps, il tente de se construire une nouvelle identité corporelle. “
             Par contre je pense que quelqu’un qui a une image de son corps qui ne lui plaît pas peut essayer de la changer par des pratiques de modifications corporelles. Mais ce phénomène me paraît beaucoup moins important que dans le cas des déviances alimentaires. Un tatouage fait rarement -malheureusement - paraître plus maigre.

             Addiction ou pas pour ceux qui ont énormément de piercings ou tatouages.?         
           
     Pour moi ce n’est pas une addiction, car celle ci devraitt être très répétitive, l’objet étant tellement nécessaire qu’il devient désiré en permanence.  Or on ne se fait pas un piercing tous les jours. Alors je parlerai plus d’une “manie de collectionneur” que d’une addiction.

             Par ailleurs je ne crois guère à la souffrance du fait de la “gêne “ du piercing., raison que j’ai lue pour expliquer l’envie de certain. C’est vrai pour les scarifications, mais je crois qu’il s’agit d’un tout autre problème,
              Certes les scarifications sont associées rituellement à des piercings et tatouages dans certaines tribus, mais cela n’a aucun rapport avec nos jeunes.

             Cela dit, dans cet article, je vous ai surtout donné mon opinion personnelle. En fait je n’ai pas trouvé de compte rendu de recherches sérieux sur l’interprétation psychologique des piercings et tatouages. Peut être ai-je mal cherché.
             Vous trouverez quelques articles en mettant les mots clés : « piercing ou tatouage, psychologie, motivation », ou, si cela vous amuse, « piercing, psychanalyse ».
              J’ai trouvé sur internet surtout beaucoup de pub, des articles sur les dangers des percings. Personnellement je n’ai aucune envie ni de me tatouer, ni de me faire perforer, d’une part parce que je n’aime pas me faire remlarquer en public (introversion), et d’autre part l’aimùe le changement et ce décors indélébile m’agacerait très vite.

             J’ai parlé d’image mentale de notre corps, qu’est ce ?

             L’image “psychique” de notre corps nous apparaît d'une façon particulière.    
              Cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas nous le représenter comme un objet parmi les autres, mais il s'agit d'un objet qui a pour nous une importance centrale. C’est une partie de notre “moi”.`
             
    Lorsque nous le voyons dans un miroir, sur une photo, ou sur une vidéo, notre corps nous apparaît sur le plan de l’optique, exactement de la même façon que celui d'une autre personne pourrait nous apparaître. Pourtant, parfois, nous ne le reconnaissons pas comme le nôtre ou du moins nous le voyons d’une façon différente d’une simple image. 

              Nous nous faisons une image de notre corps, qui évolue au cours du temps, au fil de ses transformations et en fonction de l'environnement
              Cette image est une représentation relativement complexe, qui comprend des états de différentes origines : perceptions (dans la glace, sur des photos...), souvenirs, émotions, idées et jugements que nous nous faisons sur nous-mêmes ...
              Cette représentation est essentiellement consciente, partiellement conceptuelle, et elle se modifie lentement au cours du temps. Elle peut être contradictoire : certaines personnes ne “s’aiment pas” et se voient plus grosses et moins jolies qu’elles ne sont réellement.
             De plus nous voyons dans notre image optique du miroir des données psychologiques qui n’y figurent pas et sont un produit de notre cerveau émotionnel.

              L’image mentale est donc une image perçue par nos yeux et notre cerveau, mais transformée ensuite par celui ci, qui y ajoute des éléments psychologiques et des jugements qui deviennent prépondérants dans notre image que nous nous faisons de notre “ moi”.
             
    A ce titre l’image mentale peut être contradictoire : on peut ne pas aimer l’image de soi dans le miroir alors qu’on a un jugement ou une “croyance” positive de soi et de sa personnalité ou de ses qualités..

    Pourquoi se faire faire un tatouage ou un piercing ?

     

     

     

     

     

     

     

    Cette oreille, est-ce un tombeau ?

     

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    Piercing et tatouage

     

     

     

     

     

    Après cela, plus besoin d'aller chez le coiffeur !

     

     

     

     

     

     

     

     

              Lorsque je vais à Paris l’été ou dans le métro, je vois pas mal de personnes tatouées ou avec des inserts un peu partout : nez, oreilles, bouche et d’après les médias il semble qu’il y ait des piercings et tatouages plus intimes.
               J’avoue que personnellement cela ne me tente pas du tout, et j’ai voulu savoir ce qui pouvait motiver ainsi ces personnes. Je suis donc aller lire quelques articles sur les recherches faites à ce sujet.

              Ayant vu lors de voyages en Egypte, que les pharaons et notables pratiquaient déjà des modifications corporelles, j’ai cherché d’abord à faire un peu d’historique sur le sujet, ce qui sera l’objet de ce premier article.
              Le piercing, le tatouage, les scarifications et les implantations sont des pratiques ancestrales.
              On a constaté l'utilisation de tatouages dès la préhistoire néolithique en Europe. A la même période, en Afrique, des petites pierres (des labrets) étaient insérées au niveau de la lèvre inférieure ou dans les lobes des oreilles.
               En Égypte, le corps tatoué et scarifié de la momie de la prêtresse Amunet et des boucles d'oreilles en or sur des corps masculins datent de plus de 4000 ans.
              Plus tard, en Afrique, les scarifications ont supplanté les tatouages, car ils sont plus visibles sur les peaux sombres.
              Les Indiens mayas avaient des anneaux dans la langue, les Papous des osselets dans les narines, les Massaïs se perçaient les oreilles et les légionnaires romains le sein.
              On trouve des traces de piercing sur des images peintes et dans des textes des XIV, XV et XVIème siècles. Sur les visages et sur les corps, des anneaux, des pendeloques et des chaînes traversant la chair montrent que le piercing contemporain est issu d'une longue tradition.
              Puis le tatouage apparaît d'abord en marge de la société, dès le XVIIème siècle, chez les matelots, les soldats et les bagnards.
              Quant au piercing occidental moderne, il serait né avec le mouvement Punk dans les années 1970. Il était associé, il y a quelques années encore à la musique techno, mais il s'est aujourd'hui élargi à la notion de bijou, beau et original.
              Imposé autrefois comme une marque d'infamie que l’on cachait, le piercing ou le tatouage sont aujourd'hui des actes volontaires et revendicatifs. La marque est devenue démarque : une originalité pour de faire remarquer.
              Je parlerai peu des implants qui relèvent d’une opération chirurgicale et sont donc peu répandus. Peu pratiqués en France, ils se sont surtout développés aux États-Unis et en Grande-Bretagne,

              En définitive, l'image du corps est modifiable, par l'imagination, mais aussi par toutes les techniques corporelles (gymnastique, danse, méditation, piercing, mutilations) et par les vêtements (qui font aussi partie de l'image du corps).

              Une enquête de 2016 révèle qu’en France, 10% de la population française déclare porter au moins un tatouage sur le corps. et6% des français envisagent de se faire tatouer. Les emplacements sont les suivants :

          • Avec 37% le tatouage sur le bras est en tête
          • Le haut du dos et les épaules représentent 35%
          • Le bas du dos se classe troisième avec 13%
          • Viennent ensuite le torse et les pieds avec 8% chacun, sans qu’il soit précisé si la cheville fait partie du pied
          • Les jambes sont à 7%, sans distinction entre cuisse ou mollet
          • Le cou représente 5%, mais la nuque est-elle comprise ?
          • Sans surprise les mains son en bas de classement avec 1%, sachant qu’il est possible que le poignet soit compris dans ce décompte
          • Autre partie du corps : 14% :le détail n’est pas donné (inavouable ?)

               Au niveau de l’âge, sans surprise 22% des 18 – 24 ans sont tatoués, chiffre qui décroit au fur et à mesure que l’âge avance, 13% des 25 et 34 ans et 2% des pls de 35 ans.
              Je n’ai pas réussi à trouver d’enquête valable sur les statistiques de piercing. WIkipédia indique que
     « La prévalence varie suivant les milieux et les pays. Elle est estimée à près de 10 % des adultes en Grande-Bretagne et serait plus commune chez la femme de moins de 24 ans où elle atteindrait près de 50 % de la population (sans prendre en compte le simple perçage d'oreille)3. Les chiffres sont proches de ceux retrouvés en Australie4 ou en Allemagne5. Selon Harrison Interactive, 16 % des Américains, soit environ 48 millions de personnes, arbore au moins un piercing. D’autre part, le Journal on Clinical Nursing Research, affirme qu’il y aurait aujourd’hui aux États-Unis 15 à 25 % des collégiens portant un piercing non traditionnel2.
              Le tiers de ces piercings concerne le nombril, le cinquième la narine. Chez l'homme, le téton arrive en première place3. »

              Se faire faire un piercing, voire un tatouage, (je ne parle pas de ceux par décalcomanie), présente un certain danger.
               Les conditions techniques de sécurité nécessaires à un piercing « sécurisé » sont exigeantes : locaux et matériel médical adapté (pince, aiguille, cathéter, stérilisateur, gants), asepsie du site de piercing, procédures du geste analogue à celles d’un médecin.
              Face aux risques de contamination par les virus de l'hépatite, du sida ou de l'herpès notamment, une réglementation sanitaire a été mise en place en 2004: elle concerne les mesures d'hygiène à respecter en cas d'effraction cutanée et de perçage. Mais le contrôle des tatoueurs et perceurs est loin d’être efficient.
              Il faut donc être très prudent sur le choix de l’intervenant.
               Le Ministère de la Santé a édité une recommandation que l’on peut voir sur :https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/qualite-des-soins-et-pratiques/securite/securite-des-pratiques-esthetiques/article/tatouage-et-piercing

              Le piercing est aussi une agression du corps qui fait éprouver sinon du plaisir ou de la douleur, du moins une sensation particulière. Mais surtout, lors d’un piercing ou d’un tatouage inséré dans la peau et donc indélébile, le corps est marqué par le bijou ou le “tableau” et, aux yeux du “porteur”, son corps décidera s'il accepte ou s'il rejette cet objet qui transperce la peau. S'il n'est pas rejeté, le bijou ou le tatouage s'intègre produisant des modifications physiologiques et psychologiques chez le sujet qui le porte.

               Ce sera l’objet de mon prochain article.

    Piercing et tatouage

     

     

     

     

     

    Au moins, je vois ce qu'il y a derrière moi !

     

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