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         Quand on manque de sommeil, on a des trous de mémoire et des difficultés à apprendre, les erreurs sont nombreuse et la fatigue s’accumule, la concentration est de courte durée et on a des difficultés pour lire ou écouter et réfléchir, et on décroche souvent dans les conversations.
        Vladgslav Vgazovskig et ses collègues, de I'Université du Wisconsin, ont découvert que le cerveau est alors déjà en partie endormi, même si nous ne le savons pas et que nous semblions, aux yeux des autres, éveillés. 
        C'est ce que l'on appelle dormir debout.
        

        Les neurobiologistes  ont implanté dans le cerveau de rats de laboratoire 16 électrodes recueillant l'activité des neurones en diverses zones cérébrales, et ont soumis les animaux à des périodes de plus en plus longues de privation de sommeil. Ils ont constaté que certains neurones entrent dans un état caractéristique du sommeil, notamment l’émission des ondes lentes caractéristiques du sommeil profond.
        Certaines parties du cerveau des rats dorment déjà, alors même que les animaux déambulent dans leur cage et réalisent divers tests, dont les résultats sont de plus en plus mauvais au fur et à mesure que le nombre de groupes de neurones endormis augmente.

        Les pertes d'attention et les baisses de performances généralement attribuées au manque de sommeil résulteraient ainsi du fait que le cerveau dort en partie, présentant une mosaïque de zones éveillées et endormies, le véritable sommeil nécessitant une fusion de toutes ces zones.
        Un tel état intermédiaire de semi-sommeil pourrait servir à reposer alternativement des groupes de neurones, sans priver l'animal sauvage de sa capacité à veiller sur son environnement et de se protéger contre l’action d'éventuels prédateurs. Chez d'autres animaux, tels les dauphins et de nombreuses espèces d'oiseaux, un des deux hémisphères cérébraux dort pendant que l'autre veille. Certains oiseaux s’assoupissent avec un œil ouvert et les flamants roses sur une patte.
    Les mammifères domestiqués terrestres, (tels les vaches ou les chevaux par exemple), se contentent de dormir debout. Si l’homme a de fortes chances de se faire mal en essayant de dormir debout, ce n’est pas le cas des chevaux., qui disposent d’un mécanisme de blocage, une sorte de paralysie musculaire, qui leur permet de dormir droit sur leurs jambes pendant le stade de sommeil lent. Les chevaux ont hérité de cette faculté de leurs ancêtres sauvages, qui pouvaient ainsi échapper à d’éventuels prédateur dès leur réveil. En revanche, pendant la phase de sommeil paradoxal, ils se couchent, tout comme les humains.

        Cela vous arrive t’il de vous sentir ainsi à moitié endormi(e) ?

       L'homme n'est quand même pas comme l'animal, car il n'a plus l'obligation d'être toujours en éveil, face à des prédateurs.
       J'ai déjà fait des articles sur le sommeil (voir notamment celui du 04/04/2018 sur les divers stades de sommeil).
          Au cours du « sommeil lent » ou sommeil profond, l’immobilité est presque totale : le pouls et le rythme cardiaque ralentissent, les yeux ne bougent plus derrière les paupières fermées et l’activité mentale faiblit. En revanche, nous conservons notre tonus musculaire,  nous sommes capables de nous endormir assis, sans avoir la tête qui tombe »,
         C’est d’ailleurs durant ce premier cycle que l’on observe les cas de somnambulisme.
         Le second stade de sommeil est à l’opposé du premier. Pendant le sommeil paradoxal, le pouls et la respiration sont aussi élevés qu’en phase d’éveil, les mouvements des yeux sont rapides derrière les paupières fermées et l’activité cérébrale est intense.  le corps est complètement détendu, le visage inexpressif, les muscles se relâchent complètement. Si une personne est assise ou debout, elle tombe !
          Si nous dormons debout, notre phase de sommeil est celle du sommeil lent et non celle du sommeil paradoxal. Une personne somnambule est  capable de se lever sans en être consciente et certains militaires ou certains navigateurs solitaires, ont appris à contrôler cette phase pour récupérer quelques minutes sans tomber.

     

     

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    L'interprétation des rêves.

                L'épidémie de covid a provoqué rêves et cauchemars et beaucoup de personnes se posent la question de l’interprétation des rêves et je vais revenir sur ce sujet, bien que j'aie déjà fait des articles sur ce sujet.
                  Cela me rappelle que, quand j’étais gosse, j’avais traduit un passage de Suétone, historien latin, qui relatais un songe de Jules César.
                  Celui-ci  rêve qu'il viole sa mère, et gêné par ce rêve, il va interroger un prêtre qui donne son interprétation : César violera Rome, sa mère-patrie, en lui imposant sa volonté malgré les résistances de la cité. Suétone pense même qu’il deviendra le maître du monde, la Terre, notre mère à tous.
                  Peut être que ce rêve a incité César à prendre Rome !
                  Mais malgré cette brillante interprétation, tous les scientifiques - et même Freud - s’accordent à dire que les rêves n’ont aucune valeur prédictive.

        Comment se forment les rêves ?
                 Le cerveau remonte de la mémoire toutes les images, les sensations de la journée, plus certaines correspondant aux dernières pensées que nous avons eu avant de dormir, ainsi que d'autres relatives à nos principales préoccupations.
                Ces sensations sont récupérées dans la mémoire par nos centres habituels d'interprétation des sensations : visuel, auditif, olfactif, sensitif ou gustatif.
                Au plan physiologique, tout se passe comme si arrivaient dans ces centres, des images réelles venues des yeux, des sons en provenance de nos oreilles etc...
                La différence est d'une part que ces sensations lorsqu'elles viennent de nos sens éveillés, représentent la réalité et sont donc cohérentes, alors que, dans le sommeil, elles viennent de façon totalement aléatoire, sans suite logique et sont donc peu cohérentes. D'autre part, alors que nous sommes conscients d'une partie des sensations lorsque nous sommes éveillés, par contre nous n'avons aucune conscience du phénomène lorsque nous dormons (le cortex préfrontal est peu actif et les sens ne remontent pas les informations ver lui, via le thalamus).
                Le cerveau, dans ce mécanisme de remémorisation, va faire du tri : il va éliminer tous les souvenirs conscients ou inconscients de la journée (ou des jours précédents) qui ne servent plus à rien (plus de 999/1000), puis il essaiera d'éliminer certains des souvenirs néfastes qui remontent, pour essayer de nous protéger : (mais il n'y arrivera pas toujours), puis au contraire, il renforcera les souvenirs qui paraissent utiles (y compris les connaissances et informations que nous avons mémorisées volontairement).
                Le cerveau remet donc de l'ordre dans la mémoire et rend en particulier de nombreux neurones à nouveau disponibles pour la journée suivante.
                Le sommeil est donc indispensable à la santé et aux performances de notre cerveau. Quelqu'un privé de sommeil pendant plusieurs jours, finit par avoir un fonctionnement cérébral et une conduite incohérents, presque analogues à ceux d'une personne ayant une maladie mentale grave SI le manque de sommeil continue, il mourra dans la folie.
        Cela c’est l’activité du cerveau pendant toute la nuit, mais ce ne sont pas des rêves, car nous ne rêvons….. que quand nous sommes éveillés.
        En effet, supposons que nous nous réveillions, ne serait ce que quelques secondes, et même si nous nous endormons ensuite. Alors ces sensations (images sons etc...) vont être transmises au cortex frontal, qui sera donc conscient d'une suite de sensations peu cohérente et d'autant plus difficile à interpréter que son fonctionnement à l'état éveillé n'est pas entièrement revenu à la normale.
                Le cortex préfrontal, encore à moitié réveillé, essaie d'interpréter comme il peut ce qu'il reçoit et le renvoie en mémoire avec les explications. Après notre sommeil, nous aurons alors le souvenir d'un rêve, avec une certaine cohérence car le cortex frontal a essayé d'arranger les sensations de façon logique, mais aussi des aspects incohérents et farfelus, car il a fait au mieux, mais avec un ensemble de sensations qui était peu logiques à l’origine et alors que lui même n’était pas au mieux de sa forme.

                A la lumière de ces données comment, non pas donner une interprétation, mais expliquer l'origine de nos rêves, et quelles informations peut on en tirer ?
                La remémoration de sensations inutiles de journées passées ne nous sert à rien et ajoute seulement à l'incohérence, vu leur mélange aléatoire.
                Ce qui peut être intéressant, c'est ce qui correspond à nos préoccupations et ce à quoi nous avons pensé avant de nous endormir (ce qui correspond aussi souvent à des problèmes conscients), ainsi qu’à nos émotions.
                Nous pouvons aussi parfois remonter des informations relatives à des blocages, que le cerveau voudrait éliminer, dont l'origine est souvent traumatique (accident, violence, maladie, etc...), et là ce blocage devient en partie conscient.
                Les rêves ne peuvent donc être "interprétés", mais ils peuvent fournir des renseignements sur les préoccupations que vous avez, souvent à l'origine de stress, voire même sur des blocages inconscients du cerveau émotionnel et sur les conséquences de nos émotions profondes..
                Ils peuvent donc apporter une aide, mais dénuée de toute symbolique, dans la recherche de nos préoccupations, leur connaissance, et donc la recherche de solutions à nos problèmes.

        Les médecins et les scientifiques ont évidemment étudié les cauchemars et pensent que ces rêves sont empreints d'une charge émotionnelle très forte pouvant aller jusqu'à la terreur nocturne, avec un retour à la réalité difficile, notamment pour les enfants.
        Beaucoup d’entre eux se produisent pendant le sommeil profond, et pour ceux du sommeil paradoxal, des liens de cause à effet ont été identifiés. Une personne stressée ou névrosée va revoir régulièrement dans ses rêves, des ­situations de mal-être angoissantes et notamment si elle a subi un traumatisme psychologique profond, comme un bombardement, une agression, un viol, une mise en danger de mort ou perçue comme telle. Dès qu'elle s'endort, le cauchemar revient, comme si le cerveau répétait inlassablement le traumatisme.
        On peut agir sur les cauchemars.
        Des psychiatres américains, pendant la deuxième guerre mondiale, distribuaient des barbitu-riques à des soldats traumatisés jusqu'à ce que leur cauchemar débouche sur un «rêve se finissant bien». Forcé de ­dormir, le pilote d'un bombardier s'étant écrasé en entraînant la mort de tous ses ­camarades, a ainsi fini par rêver qu'il posait son avion sur un lac et qu'il retrouvait ses camarades autour d'un verre au mess de la base.
        Il a pu au moins dormir, mais cela ne lui a pas enlevé son traumatisme.

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                Certaines des personnes qui ont lu mes articles sur le sommeil et les rêves, sont étonnées quand elles se rappellent avoir entendu des bruits réels pendant leur sommeil.
                Ceci n'a rien d'étonnant car le sommeil ne nous coupe pas complètement du monde, pour des raisons de sécurité.
                 Bien entendu, nos yeux étant fermés, nous n'avons pas de signaux visuels, et comme nous ne mangeons pas, notre goût n'a pas l'occasion de fonctionner.

                 Par contre nous avons, pendant le sommeil, une certaine sensibilité aux sons et aux odeurs.             L'odorat est peu sensible pendant le sommeil. Si on soumet une personne endormie à une odeur relativement neutre, la personne n'a aucune réaction. Par contre si on la soumet à une odeur âcre, irritante, des réactions se produisent, pouvant aller, lorsque la concentration est suffisante jusqu'au réveil dans la moitié des cas, si le sommeil est léger et dans un tiers des cas dans un sommeil paradoxal.
                 Par contre la personne endormie est relativement sensible aux sons. Soumis à un son de 80 décibels (le bruit d'un moteur de voiture), les dormeurs sont réveillés dans 82% des cas.                        
                 La douleur est le signal le plus perçu. Au même niveau que les sons en cas de sommeil léger, par contre la douleur reste encore perçue en cas de sommeil paradoxal et même de sommeil profond.
                 Les signaux des odeurs sont analysés par le bulbe olfactif, puis sont transmises via le cerveau émotionnel éventuellement au cortex préfrontal. Elles atteignent aussi le thalamus par une voie parallèle. 
                Les sons par contre passent directement par le thalamus qui les envoie ensuite (comme les signaux de vision) vers les centres d'interprétation. C'est le thalamus qui ensuite alerte éventuellement le cortex préfrontal. Mais une voie parallèle les transmets aux centres amygdaliens qui réagissent immédiatement en cas de danger supposé.
                Les signaux d'odeurs et de sons sont donc déformés par une certaine filtration, mais ils peuvent cependant parvenir atténués, jusqu'à la conscience, au point de réveiller l'individu, en cas de danger supposé, via les centres amygdaliens.
    .           Lorsque l'on parle à un dormeur dont on relève les signaux électriques et magnétiques transmis dans le cerveau, on constate des impulsions dans certains cas particuliers : par exemple quand on prononce le nom ou le prénom du dormeur.  
                Pourtant le thalamus fonctionne très différemment pendant le sommeil, car au lieu de transmettre des signaux à une fréquence de 40 hertz, il ne fonctionne plus qu'à une fréquence de 4 hertz environ (voir mon article du 20 avril 2018).
                Malgré ce fonctionnement au ralenti, le thalamus laisse passer des signaux de sons, même s'il les déforme légèrement

    .            Un autre phénomène est l'influence sur nos rêves des perceptions que nous pouvons avoir lors de micro-réveils, ou de réveils plus importants. On m'en parle de temps à autre, et c'est toujours un problème que d'en comprendre l'origine.
                Enfin pour répondre à la question “est ce qu'un stimulus sensoriel peut provoquer un rêve”, il faut bien distinguer les sensations passées mises en mémoire que l'on élimine et qui sont le matériau des rêves (dont on a ou non conscence) et les stimuli pendant le sommeil

    .          Pour les stimuli extérieurs qui se produisent pendant le sommeil, la réponse est oui dans la mesure où ce stimuli nous réveille pendant au moins un court instant. Ce peut être aussi un stimulus dû au fonctionnement de notre corps.

               Je vais prendre trois exemples un peu extrêmes pour me faire comprendre :
                           - je dors et on fait tomber un gros objet par terre dans la chambre voisine, bruit qui me sort quelques secondes de mon sommeil au moment où j'éliminais des images dérangeantes vues la veille au journal télévisé, sur les guerres en Afrique. Mon cortex qui se réveille essaie de raccorder un grand bruit aux images et il me “raconte” que je suis au milieu des combattants et qu'un obus est tombé pas loin.
                              - je dors et il y a de grands coups de vent qui mugissent dans ma fenêtre entrouverte, alors que j'élimine des images d'une sortie en mer la veille, images inutiles parce que non extraordinaires. Ce bruit me réveille quelques secondes et mon cortex me suggère qu'un coup de vent arrive sur mon bateau et qu'il faut se dépêcher de déborder les voiles et de me mettre au rappel.    
                             - je dors et je me suis trop tourné la tête presque dans mon oreiller, alors que je suis légèrement enrhumé. J'ai beaucoup de mal à respirer et cela me réveille un peu.
               Je rêvais que j'étais au bord de la plage en train de regarder la mer. Mon cortex réagit et d'une part veut expliquer mon étouffement et d'autre part le cerveau veut que je respire. alors il va chercher en mémoire des images d'une grande vague qui arrive et me suggère que je suis en train de me noyer. Je me débats (ou je pense que je me débats), je me retourne et du coup je me réveille en sursaut en respirant une grande bouffée d'air.

                Si vous réfléchissez et essayez de vous rappeler, je susi sûr que vous trouverez de nombreux exemples personnels analogues dans vos propres rêves.

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  • La conscience et la mort

                J'ai lu un article très morbide, mais néanmoins intéressant par son coté insolite.                     Cela montre encore une fois, combien nous connaissons mal à quoi correspond la conscience (pas au sens moral du terme, mais "être conscient de ").

                 Un meurtrier, condamné à mort, a été guillotiné le 28 juin 1905.
                 Le docteur qui l'assistait, alors que la tête venait de rouler sur le sol, l'appela par son nom. La tête rouvrit les yeux et fixa intensément le docteur avant de fermer à nouveau ses yeux à jamais. Le docteur a consigné les faits dans les Archives d'Anthropologie criminelle.            

                  Le chimiste bien connu Lavoisier, qui le premier a énoncé la loi de conservation de la matière, a été guillotiné sous la révolution. Ses découvertes chimiques sont en partie conditionnées par le fait qu'après avoir servi à l'administration des Poudres, il était fermier général (les collecteurs d'impôts du royaume), et que son service possédait la balance la plus précise d'Europe, (pour peser l'or), qui lui a permis de faire des pesées moléculaire de gaz et d'énoncer la loi de Lavoisier (une mole de gaz pèse, à zéro degré, 22,4 litres).            Mais ce poste de fermier général lui valut d'être guillotiné à Paris lors de la terreur, le 8 mai1794, à l'âge de 50 ans, ainsi que l'ensemble de ses collègues.
                Son assistant étant guillotiné juste avant lui, il lui demanda avant de mourir, qu'il cligne des yeux s'il l'entendait prononcer son nom, juste après que le couperet soit tombé. Il semble que la tête séparée du corps ait réussi à le faire, quelques secondes après.

                 Les biologistes se sont évidemment posés des questions sur ces problèmes de conscience après la mort.
                On sait que le corps et la colonne vertébrale gardent des possibilités de réaction : des canards et des poules auxquels on a coupé le cou dans une ferme, s'envolent chez le voisin.
                Mais on n'avait pas de connaissance sur ce qu'il se passait au niveau du cerveau.            
                Des essais sur des rats montrent que l'activité cérébrale d'un rat est caractérisée par des ondes de 13 à 100 hertz, qui reflètent son état de conscience.
                On constate, lorsqu'on décapite un tel rat, que ces ondes restent actives pendant 4 secondes, puis diminuent et disparaissent complètement au bout de 17 secondes.            Cela est probablement lié à l'activité des neurones qui jouent à l'intérieur du cerveau, le rôle de métronomes, étant en quelque sorte des oscillateurs électriques à des fréquences données. Ils ne sont pas immédiatement privés d'oxygène et continuent donc à envoyer leurs signaux.
                Ce qui se passe dans le cerveau, on ne le sait pas, mais il est probable que la conscience reste possible, de même que les perceptions dans ce délai de 4 secondes.    Ensuite il est probable que la conscience décline et le relevé des encéphalogrammes suggère que le rat tombe progressivement dans les 17 secondes, dans une torpeur analogue au sommeil.
                Puis on constate qu'au bout d'environ 50 secondes, se produit une intense onde de basse fréquence, vraisemblablement due à la dépolarisation de l'ensemble des neurones du cerveau, qui, privés d'oxygène, cessent de fonctionner et basculent donc dans la mort.           

                 Il est probable que les phénomènes sont voisins pour le cerveau humain, à quelques secondes près.
                 Le problème est évidemment différent lors d'une mort naturelle de maladie par exemple, car le cerveau n'est pas brutalement privé d'oxygène, mais peut l'être partiellement, ou que certaines liaisons ne sont plus possible, ce qui peut par exemple entraîner un coma, sans qu'il y ait mort immédiate.
                 Même si les neurobiologistes avancent sur la connaissance des problèmes de conscience, cela reste un phénomène mal connu, car il concerne l'ensemble du fonction-nement du cerveau, et des liaisons internes, notamment entre le cerveau émotionnel et le cortex préfrontal.

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/images-copie-19.jpg

                Quelquefois certaines personnes, qui font des rêves, voire des cauchemars, me demandent de les interpréter.
                Tout dépend de ce que l'on appelle "interprétation".

                La plupart des interprétations sont aussi fiables que celles des diseuses de bonne aventure.            
               D'abord les rêves n'ont aucune valeur prédictive; Même Freud le disait. Donc ne comptez pas sur eux pour connaître ce qui va se passer demain. 
               Ensuite, il n'y a aucune symbolique dans les rêves, contrairement à ce que croyait Freud qui pensait qu'il ya avait une correspondance entre les sujets des rêves et des refoulements sexuels et il faisait correspondre des symboles sexuels à certains objets ou personnages vus dans les rêves. On sait aujourd'hui que c'est erroné : les neurobiologistes ont montré que les refoulements n'existent pas plus que le complexe d'Oedipe; par contre il peut y avoir des blocages inconscients dus à des traumatismes, ou des idées fixes, des obsessions.
                Il n'y a donc pas, à proprement parler, d'interprétation des rêves.
               Alors que peut ont faire?
               Il faut pour cela savoir comment se produisent les rêves et j'ai fait plusieurs articles à ce sujet  que je vais essayer de résumer.
                Dans notre sommeil deux phases se succèdent :
                           - le sommeil profond, qui est une phase dans laquelle le cerveau a une activité réduite (les ondes cérébrales dont la fréquence principale lorsqu'on est éveillé, est de 40 Hz, n'ont plus que quelques hertz) et pendant lequel le cerveau récupère avec une importante activité chimique concernant notamment des synthèses de protéines;
                          - puis le sommeil dit "paradoxal", où la fréquence remonte à presque 40 Hz et pendant laquelle le cerveau a une intense activité interne.
                Le cerveau remonte de la mémoire toutes les images, les sensations de la journée, plus certaines correspondant aux dernières pensées que nous avons eu avant de dormir, ainsi que d'autres relatives à nos principales préoccupations.
              Ces sensations sont récupérées dans la mémoire par nos centres habituels d'interprétation des sensations : visuel, auditif, olfactif, sensitif ou gustatif.
                Au plan physiologique, tout se passe comme si arrivaient dans ces centres, des images réelles venues des yeux, des sons en provenance de nos oreilles etc...
               La différence est d'une part que ces sensations lorsqu'elles viennent de nos sens éveillés, représentent la réalité et sont donc cohérentes, alors que, dans le sommeil, elles viennent de façon totalement aléatoire, sans suite logique et sont donc peu cohérentes. D'autre part, alors que nous sommes conscients d'une partie des sensations lorsque nous sommes éveillés, par contre nous n'avons aucune conscience du phénomène lorsque nous dormons.
                Le cerveau, dans ce mécanisme de remémorisation, va faire du tri : il va éliminer tous les souvenirs conscients ou inconscients de la journée (ou des jours précédents) qui ne servent plus à rien (plus de 99%), puis il essaiera d'éliminer certains des souvenirs néfastes qui remontent, pour essayer de nous protéger : (mais il n'y arrivera pas toujours), puis au contraire, il renforcera les souvenirs qui paraissent utiles (y compris les connaissances et informations que nous avons mémorisées volontairement).
              Le cerveau remet donc de l'ordre dans la mémoire et rend en particulier de nombreux neurones à nouveau disponibles pour la journée suivante.
                Le sommeil est donc indispensable à la santé et aux performances de notre cerveau. Quelqu'un privé de sommeil pendant plusieurs jours, finit par avoir un fonctionnement cérébral et une conduite incohérents, presque analogues à ceux d'une personne ayant une maladie mentale grave.
               Mais supposons que nous nous réveillions, ne serait ce que quelques secondes, et même si nous nous endormons ensuite. Alors ces sensations (images sons etc...) vont être transmises au cortex frontal, qui sera donc conscient d'une suite de sensations peu cohérente et d'autant plus difficile à interpréter que son fonctionnement à l'état éveillé n'est pas entièrement revenu à la normale.
               Le cortex préfrontal essaie d'interpréter comme il peu t ce qu'il reçoit et le renvoie en mémoire avec les explications. Après notre sommeil, nous aurons alors le souvenir d'un rêve, avec une certaine cohérence car le cortex frontal a essayé d'arranger les sensations de façon logique, mais aussi des aspects incohérents et farfelus, car il a fait au mieux, mais avec un ensemble de sensation qui était peu logique à l'origine.

                 A la lumière de ces données comment, non pas donner une interprétation, mais expliquer l'origine de nos rêves, et quelles informations en tirer ?
                La remémoration de sensations inutiles de journées passées ne nous sert à rien et ajoute seulement à l'incohérence, vu leur mélange aléatoire.
                Ce qui peut être intéressant, c'est ce qui correspond à nos préoccupations et ce à quoi nous avons pensé avant de nous endormir (ce qui correspond aussi souvent à des problèmes conscients).            Nous pouvons aussi parfois remonter des informations relatives à des blocages, que le cerveau voudrait éliminer, dont l'origine est souvent traumatique (accident, violence, maladie, etc...), et là ce blocage devient en partie conscient.
               Les rêves ne peuvent donc être "interprétés", mais ils peuvent fournir des renseignements sur les préoccupations que vous avez, souvent à l'origine de stress, voire même sur des blocages inconscients du cerveau émotionnel.
              Ils peuvent donc apporter une aide, mais dénuée de toute symbolique, dans la recherche de nos préoccupations, leur connaissance, et donc la recherche de solutions à nos problèmes.

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