• Anxiété ou dépression

         C'est actuellement la période des examens qui se termine et toi sont fatigués, profs, comme élèves. C'est aussi l'approche des vacances et cela ne se déroule pas toujours bien, soit au bureau dans attente du départ, soit que ce que l'on pensait faire ne se passe pas comme prévu.
         Bref beaucoup de stress dans l'air. 
         D’autres ont un gros chagrin d’amour parce que l'autre part en vacance seul(e).

         Certain(e)s sont proches d’une petite dépression passagère, qui s’installe pendant quelques jours, puis heureusement s’atténue et disparaît avec les vacances
         Pour d'autres, c'est plus sérieux, on n'a plus goût à rien et on se croit en dépression.
        C’est vrai que la frontière entre une grande anxiété, un grand stress et une dépression est assez floue et on ne sait pas trop où on en est.
        Certaines d’entre vous me disent qu’ils ou elles ne comprenaient pas comment leur souffrance pouvait cohabiter avec une vie de tous les jours, active et joyeuse, et d'autres ont aussi honte de cette peine et se croient des exceptions, des personnes  “anormales”, des folles à envoyer à l’asile.
    Heureusement ce n'est pas vrai !

        Parlons d’abord un peu de la dépression.
        Dans une étude publiée en 1995 , Marie Choquet, médecin spécialiste des adolescents indique que la dépression est un trouble de l’adolescence qui touche 7,5 % des garçons et 22,5 % des filles de moins de 18 ans. L’”épisode dépressif majeur”, la dépression profonde, varie selon les études de 3 à 7 % de la population des 12 à 23 ans. Ce sont de très fortes proportions.
        Vous n’êtes donc pas “anormal(e)”.

        L’opinion publique pense que le déprimé est apathique, qu’il ne sort plus, ne parle plus et dépérit. Ce cliché est vrai pour l’adulte, faux pour l’enfant ou l’ado.
        L’adolescent au contraire déborde souvent d’énergie, se perd dans l’action, sort régulièrement, est apparement gai et en mouvement permanent.  
        Ce qui fait le fond de sa dépression, c’est une autodévalorisation, la conviction qu’il n’a pas de valeur qu’il est inutile et abandonné et sans défense dans un monde hostile et affreux. Cest évidemment faux, mais encore faut il l’en convaincre.
      

    Anxiété ou dépression


            En général il s’agit au départ d’anxiété, de stress, et l’ado s’en sort au bout de quelques semaines, mais s’il persiste dans cette voie, ces sentiments qui tournent en rond dans son cerveau émotionnel s’ancrent peu à peu et on glisse vers la dépression avec la fatigue qui s’installe et la perte de toute envie, la difficulté à prendre une décision et agir, le repli sur soi.

        Il ne faut donc pas trop vous affoler d’une période de crise passagère. Ce n’est sans doute qu’une vague d’anxiété.
        Vous me demandez comment je fais la différence entre anxiété et dépression.

        Je ne suispas psychiâtre, donc ce que je vais vous dire n’est qu’une “recette” que j’emploie et seul un médecin compétent pourrait vraiment répondre :

    Quand vous êtes seulement                       Quand c’est plus grave
          anxieuse


    Vous êtes inquète.                                 Vous êtes triste

    Vous êtes préoccupée mais                   Vous êtes découragée et vous
    vous essayez de vous adapter               n’avez plus envie de faire des
    de vous en sortir seule.                          efforts.

    Vous essayez de prévoir les                  Vous ruminez les échecs et ne
    problèmes, de tourner la page,               pensez que regrets et remords.
    d’anticiper les difficultés.

    L’anxiété varie. Vous vous sentez           Vous vous sentez toujours mal
    aussi par moment rassurée et                dans votre peau
    détendue.

    Vous avez des doutes sur votre                Vous avez la certitude que votre
    avenir :                                                     avenir sera déplorable :
    “Que va t’il se passer”?                           “ Cela va mal se passer ! “

        Alors ne paniquez pas et si vraiment cela ne va pas, confiez vous à quelqu’un.

     

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  • Une "overdose de tristesse".

              Je vous avais dit, dans l'article d'hier, que je ferai un article sur une situation critique "l'overdose de tristesse" qui explique certains actes dramatiques.

              Ce n’est pas une notion “officielle” ni chez les neurobiologistes, ni chez les psys, c’est moi qui l’appelle ainsi, mais j’ai plusieurs fois constaté ce phénomène.
              Un ado ou un jeune peut avoir des problèmes, nombreux mais assez bénins et être actif joyeux, plein de vie. Personne ne s’attend à quoi que ce soit.
              Et puis un jour cela va moins bien, il est fatiguée, il a eu des ennuis : mauvaise note en classe, copains ou copines qui lui font la tête, reproches des parents ...
              Alors la tristesse le gagne et le soir, avant de dormir, il rumine sa peine.
              Ses sentiments négatifs tournent en rond dans son cerveau émotionnel, (le circuit de Papez), et à chaque ”tour” les centres amygdaliens rajoutent un zeste de stress et cela s’accumule.
              Il se sent malheureux, les larmes viennent, la tristesse augmente, il ne raisonne plus et les pensées morbides apparaissent tout à coup ! Le contact entre le cerveau émotionnel et le cortex frontal est coupé et celui ci ne peut plus prévoir les conséquences possibles des actes qu’on va commettre.
              Le jeune est là, au bord du gouffre, et il serait temps de se ressaisir.

              Cet engrenage m’a été très bien décrit par une de mes correspondantes, il y a plus de 10 ans; elle est en parfaite santé, et n'appartient pas à eklablog : donc vous ne pouvez l’identifier et je peux la citer, en coupant les aspects trop personnels :

        “.....parce que on en a marre de vivre, on se dit que si c'est comme ça toute la vie , il vaut mieux abandonner tout de suite.
        parce qu'on est lâche et qu'on préfère la facilité plutôt que de se battre .
        parce que les choses tristes se reflètent en nous comme dans un labyrinthe de miroirs et sont décuplées et nous font plus mal qu'elles ne devraient.
        parce que on renonce à chercher le bien et l'on ne pense plus qu'au mauvais
        parce qu'on se dit que ça ne changera jamais quoi qu'on puisse faire
        parce que c'est rapide, simple, qu'on se dit qu'on ne fera plus de mal
        parce qu'on a l'impression que personne ne nous pleurera
    voilà c'est tout ce que je trouve pour l'instant ...

          .....c'est complètement idiot... il suffit d'une amie qui ne va pas bien, qui t'explique ses problèmes, enfin, ce qui ne va pas, pourquoi elle est triste.
           .. puis elle te dit que elle est complètement folle, que ses parents vont la faire enfermer , et que pour ça il n’y a qu'un moyen de se délivrer;
         ... alors t'essaies de lui expliquer que c'est pas vrai, que c'est quelqu'un de génial, que tu l'adores plus que tout, mais elle te croit pas...
         ....et ça continue...

          ....et c'est comme ça que t'as envie de mourir, parce que tes amis, ce sont des gens auxquels tu tiens énormément, et rien que d'imaginer une semaine sans eux, c'est dur, mais une vie c'est impossible, alors tu te dis que si t'arrives à ne rien faire pour les aider, autant partir avec eux, tu ne manqueras rien ...
          ....alors tu sens les larmes couler sur tes joues, depuis déjà plusieurs longues minutes...
          ....il n'y  a plus personne avec toi, personne sur msn; te voilà toute seule
          ... face à ce couteau de randonnée qu’on t’a offert, il y a quelques mois ...et là, tu te demandes si tu seras assez courageuse pour l'enfoncer;
          ... mais non , tu n'y arrives pas; tu as trop peur de souffrir;
          ....alors tu retournes dans l'armoire à pharmacie celle que tu as évitée depuis quelques mois,           
         ....mais là ça recommence.tu prends des plaques de médicaments
    et tu réfléchis à tout ce qui se passe de bien et de pas bien; tu sais que tu as plein de belles choses dans ta vie, mais voir des gens aimés souffrir, ça me fais énormément mal
          ...alors tu te dis pourquoi pas; tu vas jusque la salle de bain avec le verre qui te sert depuis plusieurs années tous les soirs , tu fais attention à ne réveiller personne surtout; tu reviens dans ta chambre, tu te mets bien confortablement dans le lit , les larmes continuent à tomber

         ... tu éteins ton réveil ... les larmes sont encore plus grosses, il n'y a plus personne pour te sauver ..
        ....et là, tu revois le visage des gens qui sont morts, ce qui te donne envie d'aller les rejoindre, cela fait tellement longtemps que tu ne les a pas revus;
         ...
    alors tu avales le premier cachet ... puis le deuxième , puis tu es prête à avaler tous les autres, et à attendre ton heure venir ..

        Si tu veux savoir ce que j'en pense là dans l'instant ... je pleure, je tremble comme quand je dois réciter au prof de maths la liste des intégrales usuelles que j'ai apprise la veille ....
     et je veux aller visiter un autre pays.......sauf si tu m’en empêches, vite, vite.... “


        Peut être avez vous compris maintenant, ce qu’est une “overdose de tristesse”, alors que finalement les raisons de désespoir n’étaient pas si importantes que cela.
        Dans ces cas là il faut effectivement intervenir, vite !

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  • Réfléchir avant de trop s'attrister sur son sort.

              Ces derniers temps j'étais allé faire un tour sur les blogs et j'avais visité quelques blogs de jeunes; certains semblaient heureux, d'autres très occupés dans des univers fantastiques de jeux de rôle, plusieurs déssinaient très bien, mais quelques uns se faisaient du souci..
              Comme j'ai laissé quelques commentaires, j'ai eu droit ensuite à des mails pour me parler de leurs problèmes.
              Cela m'a ramené à quelques années en arrière, où j'avais, sur mon ancien blog et sur messagerie, beaucoup de doléances analogues.

              Là je n'ai pas de cas alarmant, ce sont des problèmes importants mais pas catastrophiques.    
              Heureusement personne ne m'a dit   “Je souffre trop, quitter la vie est le seul moyen de m’en sortir”.  Car cela m'est déjà arrivé et c'est toujours angoissant
              Quand on en est là, c’est vrai que l’on est au bord du gouffre et je voudrais attirer votre attention sur le caractère insidieux du stress et de la souffrance psychologique !
              La personne a l’air bien et soudain le cafard la submerge; elle ne sait pas bien pourquoi, elle ne raisonne plus, les pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel (le circuit de Papez) ; des neuromédiayteurss empêchent de bien fonctionner les centres de votre cerveau qui ne sait plus voir les choses agréables, ni produire raisonnement logique et volonté.        
              Dans un prochain article je décrirai ce que j’appelle “une overdose de tristesse”
              A ce stade, on ne peut plus s’en sortir seul, il faut appeler à l’aide le plus vite possible.
             Mais, avant d’en arriver là, comme c'est la cas pour les jeunes dont j'ai parlé en début d'article, on peut se prendre en main et réfléchir en se demandant : mes problèmes sont ils à la hauteur de ma souffrance?  

             Rien de plus naturel que la détresse d’un handicapé ou de quelqu’un qui a une maladie très longue ou incurable : il est normal qu’alors la vie soit parfois un fardeau.
             C’est aussi normal que la souffrance soit très forte, dans le cas d’un grave accident, d’un viol, du décès de quelqu’un qu’on aimait beaucoup, des enfants battus qu'il m'est arrivé de rencontrer parfois. Là il faut aussi se faire aider pour en sortir.

             Pour un ado, c’est une épreuve difficile que des parents qui se séparent ou se font du mal; mais il faut se dire que c’est surtout eux qui souffrent, qu’ils ont besoin de l’aide et de l’amour de leurs enfants. Vous vous n’êtes que, pour un temps avec eux, et vous serez un jour indépendant (vous y aspirez et cela a ses avantages, mais cela a aussi ses inconvénients!). Et même s’ils se séparent vous continuerez à les voir et à être leur enfant.
             Un petit ami vous a laissée tomber : bien sûr, il y a de quoi vous rendre malheureuse. Mais pensiez vous vraiment à 15 ans trouver l’amour de toute votre vie? Dans quelques années vous auriez changé d’avis.
             Votre vocabulaire est d’ailleurs symptomatique : un véritable ami est un “grand” ami, alors que votre amoureux n’est que le “petit” ami !! Paradoxal !!
             Alors, garçon ou fille en mal d'amour, pleure un bon coup et dis toi que, quelque part dans ce monde, quelqu'un dont tu ignores aujourd'hui l'existence, t'aimera un jour. Un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s (mais pas tout de suite, évidemment et il faut le chercher et il vaut mieux bien le connaître avant de l'aimer!).

             A part ces gros chagrins, vous avez un ordinateur, probablement la fibre, une chaîne pour écouter vos CD, un smartphone; vous pouvez regarder télévision et DVD. Vous ne devez pas être SDF.!
             Vos parents (dites vous), sont sévères, ne vous comprennent pas (c’est vrai pour tous les ados!) et ne vous aiment pas (ce n’est sûrement pas vrai).
             Vous vous sentez seul(e)? Qu’avez vous fait pour l’éviter, est-ce vraiment la faute des autres? Il faut souvent faire le premier pas.
             Vous vous sentez nul(le) ? Faites donc le tour de vos défauts et de vos qualités : vous verrez que celles ci existent et prenez des résolutions pour combattre et diminuer vos défauts.
             Rien ne vous réussit, il y a trop d’obstacles : écoutez le conseil d’une camarade de 16 ans qui m’écrivait un jour : “Tu sais, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus, et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir, ni combien d'obstacles nous devrons surmonter avant d'atteindre le bonheur et la réussite. On peut se reposer quand on est trop las, mais il ne faut surtout pas abandonner.! ”
             Peut être avez vous au contraire trop de choses, êtes vous trop gâté(e) et passez vous à coté du bonheur.?

             Pendant la guerre nous n’avions rien, il n’y avait ni téléphone, ni télé, ni CD, ni ordinateur, on mangeait à peine à notre faim, et pourtant je me demande parfois si, enfant, je n’étais pas plus heureux que mes petits enfants qui ont tout ce qu’ils pourraient désirer.
             Je crois que vous vous êtes peu à peu laissé(e) submerger par la facilité et que vous vous êtes complu(e) dans la souffrance. Cela ne vaut pas la peine de stresser ainsi.
             Il faut bouger, agir, s’amuser, mais aussi travailler, car vous préparez votre avenir, ne pas avoir le temps de s’ennuyer et reconstituer autour de soi un univers plus joyeux de rire et de beauté (sports, poésie, photos, musique, peintures.....). Donnez vous des objectifs et cherchez à les atteindre.
             Et pensez que vous pourriez sans doute bien réussir dans vos études si vous vous y mettiez, si vous travailliez beaucoup.
             D’une part cela vous occuperait tellement que vous ne penseriez plus à vos problèmes, mais pensez aussi à la fierté de vos parents et à votre satisfaction d’avoir réussi !

        Pour la plupart de celles ou ceux qui m’écrivent, je crois qu’un saine réflexion logique et objective sur leur sort, devrait permettre de diminuer fortement le niveau de ces idées tristes et de cette souffrance que vous vous imposez à vous mêmes, souvent de façon exagérée et cela vous éviterait d’aller trop loin, de dépasser un stade pour lequel le retour en arrière devient difficile et éprouvant..

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  • Au secours d'un chagrin d'amour.

    Au secours d'un chagrin d'amour.
       

     

     

     

     

     Des roses de mon "jardin sur le toit"

     

        Une correspondante d'Eklablog me demande pourquoi je m'occupe parfois de jeunes ados. Alors le mieux , c'est que je vous raconte ce qui est arrivé à une de mes correspondante, qui m'a autorisé à en parler, mais évidemment je vais lui donner un surnom : Falbala. Et ne cherchez pas; elle n'est pas sur Eklablog. Je veux vous montrer combien des ados peuvent être méchants, peut être en partie inconsciem-ment et que ceux qui en souffrent ont parfois besoin qu'on les aide un peu.

            J’ai connu Falbala il y a  une dizaine d'années, en avril. C’était une jeune de 16 ans qui appartenait à un groupe de jeunes “gaulois” d’une classe de première S et leurs camarades d’une autre première ES d’un lycée, dans laquelle était une autre jeune fille de 17 ans, Ikéa.
            Falbala avait depuis un an un petit ami, Périphéric, qu’elle aimait à la folie, de tout son coeur. Elle m’en faisait des descriptions romantiques et dithyrambiques : l’amour est aveugle!
            Mais elle pleurait parfois parce que, lorsque elle avait une fête de famille et ne pouvait sortir avec lui, celui-ci allait se promener avec une autre fille. Mais ce n’était jamais la même, et il lui disait qu’il n’aimait qu’elle, Falbala, et qu’elle était le “menhir de sa vie”; et après tout, se promener n’est pas interdit. Pourquoi serait il resté cloîtré comme un druide?
            Bref Falbala pleurait parfois “sur mon épaule virtuelle”, mais tout allait encore bien à la fin des classes, en juin.
            Pourtant ce qui m’étonnait, c’est que Périféric et Falbala se connaissaient peu, ne savaient pas vraiment ce qu’il y avait dans le coeur de l’autre, n’avaient pas de projet commun; ce n’était pas un vrai couple au plan sentimental, mais je ne m’en étonnais pas trop; cela semble l’habitude et la règle aujourd’hui : ma conception de l’amour est probablement archaïque !

            Et puis mi juillet, coup de tonnerre : je reçois un mail de Falbala me disant que Périferic vient de lui téléphoner qu’il part en camping avec Ikéa, parce qu’elle, au moins, veut bien faire l’amour avec lui. Falbala dit qu’elle n’y survivra pas et à distance ce n’est pas facile de consoler!. Alors, entre mail, Messenger et portable, on se débrouille néanmoins, et Falbala remonte peu à peu la pente et surmonte son gros chagrin d’amour.
            Fin août, elle revoit Périféric et lui avoue, avec quelques larmes, qu’elle a failli se suicider à cause de lui, mais que maintenant, tout va bien, qu’elle est forte et responsable, qu’il n’est plus son petit ami, mais qu’elle voudrait qu’il reste son copain.
            Périféric se montre gentil et l’embrasse sur les deux joues.

            Mais sans doute culpabilise t’il, et sa position n’est pas très glorieuse vis à vis des copains du groupe qui aiment bien Falbala. Et puis, qu’on ne le regrette pas plus que cela, que Falbala soit de nouveau joyeuse, cela choque son amour-propre !
            Alors il  raconte aux copains qu’il l’a quittée parce qu’elle “est frigide”.
            Et de son coté, Ikéa raconte partout que Falbala pleure tout le temps pour récupérer son ami, (ce qui est faux), qu’elle est “hystérique et dépressive.”
            A la rentrée en terminale, Falbala voit avec stupeur les jeunes du groupe lui faire la gueule et rire derrière son dos. Elle s’énerve, pleure un peu , ce qui aggrave son cas. On appelle à nouveau papynet au secours.
            La peine de Falbala est terminée, certains de ses amis ont reconnu leur erreur, mais d’autres n’ont pas voulu se “déshonorer” ainsi, et le groupe est maintenant coupé en deux.
            Et Périféric a quitté Ikéa, qui est furieuse !

            Aujourd'hui, Falbala a 25 ans, un mastère de sciences et elle est ingénieur dans une entreprise.

            Sans doute me direz vous, c’est une banale affaire, un jeune égoïste un peu lâche et menteur et une garce, qui ont profité de la naïveté d’une jeune fille amoureuse.
            Mais je ne veux juger ni Périféric, ni Ikéa.
            Ce qui m’étonne et me soucie, c’est que des jeunes dans un groupe, qui se disent amis, soient crédules à ce point, et surtout, qu’ils enfoncent ainsi Falbala, leur amie, sans se rendre compte du mal qu’ils lui ont fait.

            Pour moi  (non seulement aujourd’hui, mais aussi quand j’avais votre âge), les copains, c’est un peu comme “les copains d’abord” de la chanson de Brassens : la solidarité d’abord.
            Quant à la grande amitié, c’est presque un amour platonique, c’est partager joies et peines, même si cela vous en coûte un peu, c’est ne pas laisser tomber l’ami(e), c’est le soutenir, le consoler, l’aider à remonter la pente et le défendre, bec et ongles, vis à vis des autres, surtout quand ils sont injustes avec lui.

            Peut être ai-je une conception archaïque de l'amitié. Je vais faire deux article sur ce sujet.

    Au secours d'un chagrin d'amour.Au secours d'un chagrin d'amour.

      

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  • Effort physique, remède contre la dépression.

         Madame Kelly Lambert, neurobiologiste à l’université d’Ashland aux USA a fait de nombreuses études et articles, sur le bien être apporté par l’effort et le lien avec les dépressions.
        Ce chercheur s’intéresse depuis dix ans à l’impact de nos activités et de notre style de vie sur notre santé mentale.
        Elle s’était basée sur deux études faites dans les années 70 par Martin Séligman, sur plusieurs groupes de personnes d’âges différents, qui avaient montré que le risque de dépression chez des personnes adultes, (qui avaient pourtant connu la guerre et les privations et avaient les soucis normaux de la vie et des responsabilités), était dix fois moindres que chez des jeunes et adolescents dont la vie était plus facile et moins traumatisante.
        Mais la même étude montrait que l’activité physique de ces jeunes était nettement moindre que celle des adultes et c’était encore plus vrai pour des adultes plus âgés.
        Il s’agissait non seulement d’activités sportives, mais surtout des activités physiques dans la vie quotidienne, qui est largement facilitée par des machines, en appuyant seulement sur des boutons.

        Madame Lambert s’est donc demandé s’ il y avait un bien-être psychologique, une “récompense”  liés à l’effort .
        Elle pensait en effet que nos ancêtres depuis la préhistoire, pour subsister, devaient cultiver, chasser, se défendre, construire et ne pas paresser dans les grottes (qui avaient moins d’attrait sans télévision IOI) et que l’évolution avait peu à peu conservé les humains dont le cerveau était  “cablé” pour favoriser ces activités physiques.
        Elle a fait l’hypothèse que ces efforts permettaient non seulement de survivre, ainsi que sa famille ou sa tribu, mais aussi de mieux contrôler les événements et l’environnement et donc apportaient des émotions “positives”  et activaient notre système de récompense.

        Elle a essayé avec son équipe de chercher ce qui pouvait se passer dans le cerveau et notamment s’il y avait des liens entre l’amoindrissement des capacités motrices et la difficulté de concentration et la perte de plaisir et d’estime de soi et le sentiment de dévalorisation, qui sont fréquents dans les dépression.
        En faisant des études notamment sur des populations de rats, elle a montré qu’il y avait des liens étroits entre le circuit de la récompense (ou du plaisir, et notamment le noyau accumbens dont j’ai déjà parlé dans certains articles), les centres qui contrôlent nos mouvements (notamment un centre du cerveau émotionnel qui s’appelle le striatum) d’autres centres du cerveau émotionnel (et notamment les centres amygdaliens dont je parle souvent, qui contrôlent peur, stress, colère...) et enfin le cortex préfrontal qui contrôle nos processus de pensée et notamment prévoit et anticipe les conséquences de nos actes et qui est à la base de notre concentration sur nos activités.
        Elle a montré que les activités physiques favorisaient la production et la diffusion de neuromédiateurs tels que la dopamine et la sérotonine qui sont essentielles pour développer des “émotions positives”, et que le circuit de la récompense était maintenu actif par les stimulations nerveuses provoquées par l’effort.
        Les expériences sur les rats ont montré que des groupes de rats que l’on entraînait à l’effort quotidien, avaient des capacité de résistance et d’adaptation à des situations stressantes, beaucoup plus grandes que d’autres groupes qui ne suivaient pas le même entraînement physique.

        Il est certain que notre vie s’est beaucoup “intellectualisée” et que notre activité physique a énormément diminué depuis des décennies; nous n’utilisons plus notre cerveau de la même façon, mais son organisation profonde n’évolue que lentement, beaucoup moins vite que nos activités; Il y a donc une certaine inadaptation de notre cerveau à la vie actuelle.
        Certes les activités intellectuelles qui sollicitent les cortex frontal et préfrontal apportent une certaine récompense, mais les récompenses liées à l’effort qui activent à la fois cortex préfrontal, striatum, cerveau émotionnel et circuit de la récompense sont plus complètes et nous prépare mieux à affronter les épreuves de la vie. On note une meilleure activation des circuits ayant la dopamine comme neurotransmetteur.
        On a également montré que le sport favorisait la sécrétion de sérotonine qui permet les émotions positives et d’endorphines qui luttent contre la douleur et le mal-être.

        Madame Kelly Lambert termine son article par un conseil audacieux : quand nous nous sentons mal, anxieux et angoissés, avant d’aller voir le psy et de nous bourrer de médicaments psychotropes, d’une part ayons des activités intellectuelles pour ne pas nous ennuyer et nous distraire de nos malheurs, mais surtout essayons d’avoir des activités physiques et sportives, car elles stimuleront  nos systèmes de récompense et de réactions positives et amélioreront notre résistance à la dépression.

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