• Savoir tourner la page.

           Dans l'article d'hier je vous disais qu’une partie de votre peine était due à des regrets ou des remords. Peut on maîtriser notre tendance à ainsi regretter ?

            Nous regrettons souvent les conséquences néfastes ou non désirées de nos actes ou des événements de notre passé : ce sont nos remords.
            D'où un premier" conseil, de lucidité: face aux événements, “n'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, y compris ce qui aurai pu être pire et pas seulement ce qui aurait pu être mieux!”.
        Pensez à ceux qui sont dans des situations bien plus difficile que vous et relativisez donc les inconvénients de votre situation. Et voyez aussi que celle-ci a certes des inconvénients mais aussi des avantages. Alors pensez aussi à ces cotés positifs.
        Et puis si vous aviez fait différemment, vous ne savez pas ce qui se serait passé. La vie ne se vit qu’une fois ! Alors les résultats du “si j’avais su...” sont toujours hypothétiques.

            Les sujets perfectionnistes, cherchant toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, sont globalement moins satisfaits de leur existence, car ils sont plus exposés aux remords et regrets que ceux qui se contentent d'un « choix acceptable ».
             D'où un deuxième conseil, de sagesse : “apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes.”
            Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.
        Certaines de mes guenons en perpétuelle recherche du bonheur, rêvent toujours de situations et d’êtres parfaits et du coup, sont toujours déçues. Ce ne sont ni leurs actes ni leurs conséquences qui font leur malheur, mais l’impossible attente d’une solution idéale qu’elles avaient imaginée et qui ne peut arriver.

            Certaines personnes ont tendance à tout reporter au lendemain, et l’habitude de subir les événements, voire pire, de renoncer à agir. C’est une préférence de notre cerveau, qui poussée à l’extrème, nous incite à rassembler toujours plus d’information, sans passer à la décision et à l’action.
            Puisque les regrets liés à l’inaction sont les plus graves, et que l’inaction entraîne une encore plus grande hésitation à agir, , on pourrait conseiller “dans le doute il faut toujours agir”
            Un tel conseil doit cependant être adapté : chez les personnes qui ont l’action facile, les regrets sont moins importants en cas d’échec lié à une action que si l’échec est lié à une inaction, mais c’est l’inverse chez les personnes hésitantes et inhibées, pour lesquelles les échecs liés à l’action sont plus douloureux.
            D’où l’utilité de connaître sa propre personnalité.
            Et puis évidemment, agir ne veut pas dire: faire n’importe quoi.

            En fait il est impossible de ne rien regretter car chaque choix se fait au détriment d’un autre.
            Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment ses regrets.
            Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des regrets anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de regretter en occasions d'apprendre
             « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon.»


    “Surtout ne te retourne pas, ne reste pas dans le passé, tire la leçon de tes erreurs, essaie de bien définir ce qu’il ne faut pas recommencer dans une telle situation et tourne la page. Ne garde que les bons souvenir du passé et tourne toi résolument vers l’avenir, vers les projets et les décisions que tu dois prendre, vers les actions que tu dois mener sans rechercher l'impossible ni la perfection.”

        C’est ce que me disaient mes grands parents quand j’étais ado.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

    Surtout ne te retourne pas.

      Je constate que beaucoup de personnes sont tristes parce qu’elles n’arrivent pas à “sortir de leur passé” et que celles qui ont réussi à enfin tourner la page, sont libérées en grande partie de leur souffrance.
        Le poids du passé est fait surtout de remords de ce que l’on a fait et qui était une erreur, et des regrets de ce que l’on n’a pas fait et qu’il aurait probablement mieux valu que l’on fasse.
        J'ai déjà fait un article sur la physiologie des remords et des regrets, mais je vais revenir sur cette question..


        Notre retour sur le passé est constitué de deux attitudes :
             - nous regrettons certaines de nos actions actuelles (ou très proches) et qui ont échoué. Nous regrettons nos erreurs actuelles. Ce sont des regrets “à chaud”, très intenses, mais qui s’atténuent au fur et à mesure que le temps passe.
        On les appelle des “remords”

            - en ce qui concerne le passé, ce que nous regrettons surtout, ce sont nos inactions, les actions que nous n’avons pas eu le loisir, le courage ou l’intelligence de faire. Nous regrettons nos faiblesses passées. Ces regrets s’effacent beaucoup moins et restent dans notre mémoire ou dans notre inconscient. Ce sont ces pensées que j’appelerai des “regrets”
        Si vous voulez un bon exemple de ce type de regrets, lisez  “A la recherche du temps perdu” de Proust.

        Notre tristesse vient, surtout dans le deuxième cas, de la certitude que nous avons qu’il est impossible de remonter le temps, que nous n’aurons pas une “deuxième chance”.et du stress qui accompagne cette constatation.

        Certaines personnes sont plus sensibles aux retours sur le passé :
            - les “réalistes”, les “analystes”, qui vivent plutôt dans le présent et le passé seront plus sensibles que les “imaginatifs”, orientés vers l’avenir.
            - les personnes peu actives auront tendance à ressasser leurs regrets, alors que ceux qui sont occupés en permanence n’ont pas le temps d’y penser
            - Les optimistes regardent le “verre à moitié plein” et le bon coté des choses, tandis que les pessimistes, qui voient le ”verre à moitié vide “, ne retiennent que les aspects négatifs, d’où regrets.
            - les indécis auront plus de regrets que ceux habitués à décider et à agir.
            - ceux qui n’ont pas une bonne opinion d’eux mêmes et qui n’ont pas confiance en eux, ont tendance à être plus critiques, moins sûrs d'eux et donc à regretter, ce qui ajoute à leur mal-être.
            - certaines raisons physiologiques peuvent intervenir : sensibilité à l’hormone du stress, le cortisol, par exemple.

        Milan Kundéra décrivait ainsi la tristesse qu’engendre les regrets dans “L’insoutenable légèreté de l’être” :

    « On ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car on n'a qu'une vie et on ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures......
     Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même? C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même "esquisse" n'est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l'ébauche de quelque chose, la préparation d'un tableau, tandis que l'esquisse qu'est notre vie n'est l'esquisse de rien, une ébauche sans tableau.
    Une fois ne compte pas, une fois c'est jamais. Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout. »

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Anxiété ou dépression

         C'est actuellement la période des examens qui se termine et toi sont fatigués, profs, comme élèves. C'est aussi l'approche des vacances et cela ne se déroule pas toujours bien, soit au bureau dans attente du départ, soit que ce que l'on pensait faire ne se passe pas comme prévu.
         Bref beaucoup de stress dans l'air. 
         D’autres ont un gros chagrin d’amour parce que l'autre part en vacance seul(e).

         Certain(e)s sont proches d’une petite dépression passagère, qui s’installe pendant quelques jours, puis heureusement s’atténue et disparaît avec les vacances
         Pour d'autres, c'est plus sérieux, on n'a plus goût à rien et on se croit en dépression.
        C’est vrai que la frontière entre une grande anxiété, un grand stress et une dépression est assez floue et on ne sait pas trop où on en est.
        Certaines d’entre vous me disent qu’ils ou elles ne comprenaient pas comment leur souffrance pouvait cohabiter avec une vie de tous les jours, active et joyeuse, et d'autres ont aussi honte de cette peine et se croient des exceptions, des personnes  “anormales”, des folles à envoyer à l’asile.
    Heureusement ce n'est pas vrai !

        Parlons d’abord un peu de la dépression.
        Dans une étude publiée en 1995 , Marie Choquet, médecin spécialiste des adolescents indique que la dépression est un trouble de l’adolescence qui touche 7,5 % des garçons et 22,5 % des filles de moins de 18 ans. L’”épisode dépressif majeur”, la dépression profonde, varie selon les études de 3 à 7 % de la population des 12 à 23 ans. Ce sont de très fortes proportions.
        Vous n’êtes donc pas “anormal(e)”.

        L’opinion publique pense que le déprimé est apathique, qu’il ne sort plus, ne parle plus et dépérit. Ce cliché est vrai pour l’adulte, faux pour l’enfant ou l’ado.
        L’adolescent au contraire déborde souvent d’énergie, se perd dans l’action, sort régulièrement, est apparement gai et en mouvement permanent.  
        Ce qui fait le fond de sa dépression, c’est une autodévalorisation, la conviction qu’il n’a pas de valeur qu’il est inutile et abandonné et sans défense dans un monde hostile et affreux. Cest évidemment faux, mais encore faut il l’en convaincre.
      

    Anxiété ou dépression


            En général il s’agit au départ d’anxiété, de stress, et l’ado s’en sort au bout de quelques semaines, mais s’il persiste dans cette voie, ces sentiments qui tournent en rond dans son cerveau émotionnel s’ancrent peu à peu et on glisse vers la dépression avec la fatigue qui s’installe et la perte de toute envie, la difficulté à prendre une décision et agir, le repli sur soi.

        Il ne faut donc pas trop vous affoler d’une période de crise passagère. Ce n’est sans doute qu’une vague d’anxiété.
        Vous me demandez comment je fais la différence entre anxiété et dépression.

        Je ne suispas psychiâtre, donc ce que je vais vous dire n’est qu’une “recette” que j’emploie et seul un médecin compétent pourrait vraiment répondre :

    Quand vous êtes seulement                       Quand c’est plus grave
          anxieuse


    Vous êtes inquète.                                 Vous êtes triste

    Vous êtes préoccupée mais                   Vous êtes découragée et vous
    vous essayez de vous adapter               n’avez plus envie de faire des
    de vous en sortir seule.                          efforts.

    Vous essayez de prévoir les                  Vous ruminez les échecs et ne
    problèmes, de tourner la page,               pensez que regrets et remords.
    d’anticiper les difficultés.

    L’anxiété varie. Vous vous sentez           Vous vous sentez toujours mal
    aussi par moment rassurée et                dans votre peau
    détendue.

    Vous avez des doutes sur votre                Vous avez la certitude que votre
    avenir :                                                     avenir sera déplorable :
    “Que va t’il se passer”?                           “ Cela va mal se passer ! “

        Alors ne paniquez pas et si vraiment cela ne va pas, confiez vous à quelqu’un.

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Une "overdose de tristesse".

              Je vous avais dit, dans l'article d'hier, que je ferai un article sur une situation critique "l'overdose de tristesse" qui explique certains actes dramatiques.

              Ce n’est pas une notion “officielle” ni chez les neurobiologistes, ni chez les psys, c’est moi qui l’appelle ainsi, mais j’ai plusieurs fois constaté ce phénomène.
              Un ado ou un jeune peut avoir des problèmes, nombreux mais assez bénins et être actif joyeux, plein de vie. Personne ne s’attend à quoi que ce soit.
              Et puis un jour cela va moins bien, il est fatiguée, il a eu des ennuis : mauvaise note en classe, copains ou copines qui lui font la tête, reproches des parents ...
              Alors la tristesse le gagne et le soir, avant de dormir, il rumine sa peine.
              Ses sentiments négatifs tournent en rond dans son cerveau émotionnel, (le circuit de Papez), et à chaque ”tour” les centres amygdaliens rajoutent un zeste de stress et cela s’accumule.
              Il se sent malheureux, les larmes viennent, la tristesse augmente, il ne raisonne plus et les pensées morbides apparaissent tout à coup ! Le contact entre le cerveau émotionnel et le cortex frontal est coupé et celui ci ne peut plus prévoir les conséquences possibles des actes qu’on va commettre.
              Le jeune est là, au bord du gouffre, et il serait temps de se ressaisir.

              Cet engrenage m’a été très bien décrit par une de mes correspondantes, il y a plus de 10 ans; elle est en parfaite santé, et n'appartient pas à eklablog : donc vous ne pouvez l’identifier et je peux la citer, en coupant les aspects trop personnels :

        “.....parce que on en a marre de vivre, on se dit que si c'est comme ça toute la vie , il vaut mieux abandonner tout de suite.
        parce qu'on est lâche et qu'on préfère la facilité plutôt que de se battre .
        parce que les choses tristes se reflètent en nous comme dans un labyrinthe de miroirs et sont décuplées et nous font plus mal qu'elles ne devraient.
        parce que on renonce à chercher le bien et l'on ne pense plus qu'au mauvais
        parce qu'on se dit que ça ne changera jamais quoi qu'on puisse faire
        parce que c'est rapide, simple, qu'on se dit qu'on ne fera plus de mal
        parce qu'on a l'impression que personne ne nous pleurera
    voilà c'est tout ce que je trouve pour l'instant ...

          .....c'est complètement idiot... il suffit d'une amie qui ne va pas bien, qui t'explique ses problèmes, enfin, ce qui ne va pas, pourquoi elle est triste.
           .. puis elle te dit que elle est complètement folle, que ses parents vont la faire enfermer , et que pour ça il n’y a qu'un moyen de se délivrer;
         ... alors t'essaies de lui expliquer que c'est pas vrai, que c'est quelqu'un de génial, que tu l'adores plus que tout, mais elle te croit pas...
         ....et ça continue...

          ....et c'est comme ça que t'as envie de mourir, parce que tes amis, ce sont des gens auxquels tu tiens énormément, et rien que d'imaginer une semaine sans eux, c'est dur, mais une vie c'est impossible, alors tu te dis que si t'arrives à ne rien faire pour les aider, autant partir avec eux, tu ne manqueras rien ...
          ....alors tu sens les larmes couler sur tes joues, depuis déjà plusieurs longues minutes...
          ....il n'y  a plus personne avec toi, personne sur msn; te voilà toute seule
          ... face à ce couteau de randonnée qu’on t’a offert, il y a quelques mois ...et là, tu te demandes si tu seras assez courageuse pour l'enfoncer;
          ... mais non , tu n'y arrives pas; tu as trop peur de souffrir;
          ....alors tu retournes dans l'armoire à pharmacie celle que tu as évitée depuis quelques mois,           
         ....mais là ça recommence.tu prends des plaques de médicaments
    et tu réfléchis à tout ce qui se passe de bien et de pas bien; tu sais que tu as plein de belles choses dans ta vie, mais voir des gens aimés souffrir, ça me fais énormément mal
          ...alors tu te dis pourquoi pas; tu vas jusque la salle de bain avec le verre qui te sert depuis plusieurs années tous les soirs , tu fais attention à ne réveiller personne surtout; tu reviens dans ta chambre, tu te mets bien confortablement dans le lit , les larmes continuent à tomber

         ... tu éteins ton réveil ... les larmes sont encore plus grosses, il n'y a plus personne pour te sauver ..
        ....et là, tu revois le visage des gens qui sont morts, ce qui te donne envie d'aller les rejoindre, cela fait tellement longtemps que tu ne les a pas revus;
         ...
    alors tu avales le premier cachet ... puis le deuxième , puis tu es prête à avaler tous les autres, et à attendre ton heure venir ..

        Si tu veux savoir ce que j'en pense là dans l'instant ... je pleure, je tremble comme quand je dois réciter au prof de maths la liste des intégrales usuelles que j'ai apprise la veille ....
     et je veux aller visiter un autre pays.......sauf si tu m’en empêches, vite, vite.... “


        Peut être avez vous compris maintenant, ce qu’est une “overdose de tristesse”, alors que finalement les raisons de désespoir n’étaient pas si importantes que cela.
        Dans ces cas là il faut effectivement intervenir, vite !

    Partager via Gmail

    1 commentaire
  • Réfléchir avant de trop s'attrister sur son sort.

              Ces derniers temps j'étais allé faire un tour sur les blogs et j'avais visité quelques blogs de jeunes; certains semblaient heureux, d'autres très occupés dans des univers fantastiques de jeux de rôle, plusieurs déssinaient très bien, mais quelques uns se faisaient du souci..
              Comme j'ai laissé quelques commentaires, j'ai eu droit ensuite à des mails pour me parler de leurs problèmes.
              Cela m'a ramené à quelques années en arrière, où j'avais, sur mon ancien blog et sur messagerie, beaucoup de doléances analogues.

              Là je n'ai pas de cas alarmant, ce sont des problèmes importants mais pas catastrophiques.    
              Heureusement personne ne m'a dit   “Je souffre trop, quitter la vie est le seul moyen de m’en sortir”.  Car cela m'est déjà arrivé et c'est toujours angoissant
              Quand on en est là, c’est vrai que l’on est au bord du gouffre et je voudrais attirer votre attention sur le caractère insidieux du stress et de la souffrance psychologique !
              La personne a l’air bien et soudain le cafard la submerge; elle ne sait pas bien pourquoi, elle ne raisonne plus, les pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel (le circuit de Papez) ; des neuromédiayteurss empêchent de bien fonctionner les centres de votre cerveau qui ne sait plus voir les choses agréables, ni produire raisonnement logique et volonté.        
              Dans un prochain article je décrirai ce que j’appelle “une overdose de tristesse”
              A ce stade, on ne peut plus s’en sortir seul, il faut appeler à l’aide le plus vite possible.
             Mais, avant d’en arriver là, comme c'est la cas pour les jeunes dont j'ai parlé en début d'article, on peut se prendre en main et réfléchir en se demandant : mes problèmes sont ils à la hauteur de ma souffrance?  

             Rien de plus naturel que la détresse d’un handicapé ou de quelqu’un qui a une maladie très longue ou incurable : il est normal qu’alors la vie soit parfois un fardeau.
             C’est aussi normal que la souffrance soit très forte, dans le cas d’un grave accident, d’un viol, du décès de quelqu’un qu’on aimait beaucoup, des enfants battus qu'il m'est arrivé de rencontrer parfois. Là il faut aussi se faire aider pour en sortir.

             Pour un ado, c’est une épreuve difficile que des parents qui se séparent ou se font du mal; mais il faut se dire que c’est surtout eux qui souffrent, qu’ils ont besoin de l’aide et de l’amour de leurs enfants. Vous vous n’êtes que, pour un temps avec eux, et vous serez un jour indépendant (vous y aspirez et cela a ses avantages, mais cela a aussi ses inconvénients!). Et même s’ils se séparent vous continuerez à les voir et à être leur enfant.
             Un petit ami vous a laissée tomber : bien sûr, il y a de quoi vous rendre malheureuse. Mais pensiez vous vraiment à 15 ans trouver l’amour de toute votre vie? Dans quelques années vous auriez changé d’avis.
             Votre vocabulaire est d’ailleurs symptomatique : un véritable ami est un “grand” ami, alors que votre amoureux n’est que le “petit” ami !! Paradoxal !!
             Alors, garçon ou fille en mal d'amour, pleure un bon coup et dis toi que, quelque part dans ce monde, quelqu'un dont tu ignores aujourd'hui l'existence, t'aimera un jour. Un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s (mais pas tout de suite, évidemment et il faut le chercher et il vaut mieux bien le connaître avant de l'aimer!).

             A part ces gros chagrins, vous avez un ordinateur, probablement la fibre, une chaîne pour écouter vos CD, un smartphone; vous pouvez regarder télévision et DVD. Vous ne devez pas être SDF.!
             Vos parents (dites vous), sont sévères, ne vous comprennent pas (c’est vrai pour tous les ados!) et ne vous aiment pas (ce n’est sûrement pas vrai).
             Vous vous sentez seul(e)? Qu’avez vous fait pour l’éviter, est-ce vraiment la faute des autres? Il faut souvent faire le premier pas.
             Vous vous sentez nul(le) ? Faites donc le tour de vos défauts et de vos qualités : vous verrez que celles ci existent et prenez des résolutions pour combattre et diminuer vos défauts.
             Rien ne vous réussit, il y a trop d’obstacles : écoutez le conseil d’une camarade de 16 ans qui m’écrivait un jour : “Tu sais, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus, et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir, ni combien d'obstacles nous devrons surmonter avant d'atteindre le bonheur et la réussite. On peut se reposer quand on est trop las, mais il ne faut surtout pas abandonner.! ”
             Peut être avez vous au contraire trop de choses, êtes vous trop gâté(e) et passez vous à coté du bonheur.?

             Pendant la guerre nous n’avions rien, il n’y avait ni téléphone, ni télé, ni CD, ni ordinateur, on mangeait à peine à notre faim, et pourtant je me demande parfois si, enfant, je n’étais pas plus heureux que mes petits enfants qui ont tout ce qu’ils pourraient désirer.
             Je crois que vous vous êtes peu à peu laissé(e) submerger par la facilité et que vous vous êtes complu(e) dans la souffrance. Cela ne vaut pas la peine de stresser ainsi.
             Il faut bouger, agir, s’amuser, mais aussi travailler, car vous préparez votre avenir, ne pas avoir le temps de s’ennuyer et reconstituer autour de soi un univers plus joyeux de rire et de beauté (sports, poésie, photos, musique, peintures.....). Donnez vous des objectifs et cherchez à les atteindre.
             Et pensez que vous pourriez sans doute bien réussir dans vos études si vous vous y mettiez, si vous travailliez beaucoup.
             D’une part cela vous occuperait tellement que vous ne penseriez plus à vos problèmes, mais pensez aussi à la fierté de vos parents et à votre satisfaction d’avoir réussi !

        Pour la plupart de celles ou ceux qui m’écrivent, je crois qu’un saine réflexion logique et objective sur leur sort, devrait permettre de diminuer fortement le niveau de ces idées tristes et de cette souffrance que vous vous imposez à vous mêmes, souvent de façon exagérée et cela vous éviterait d’aller trop loin, de dépasser un stade pour lequel le retour en arrière devient difficile et éprouvant..

    Partager via Gmail

    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique