• Réfléchir avant de trop s'attrister sur son sort.

              Ces derniers temps j'étais allé faire un tour sur les blogs et j'avais visité quelques blogs de jeunes; certains semblaient heureux, d'autres très occupés dans des univers fantastiques de jeux de rôle, plusieurs déssinaient très bien, mais quelques uns se faisaient du souci..
              Comme j'ai laissé quelques commentaires, j'ai eu droit ensuite à des mails pour me parler de leurs problèmes.
              Cela m'a ramené à quelques années en arrière, où j'avais, sur mon ancien blog et sur messagerie, beaucoup de doléances analogues.

              Là je n'ai pas de cas alarmant, ce sont des problèmes importants mais pas catastrophiques.    
              Heureusement personne ne m'a dit   “Je souffre trop, quitter la vie est le seul moyen de m’en sortir”.  Car cela m'est déjà arrivé et c'est toujours angoissant
              Quand on en est là, c’est vrai que l’on est au bord du gouffre et je voudrais attirer votre attention sur le caractère insidieux du stress et de la souffrance psychologique !
              La personne a l’air bien et soudain le cafard la submerge; elle ne sait pas bien pourquoi, elle ne raisonne plus, les pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel (le circuit de Papez) ; des neuromédiayteurss empêchent de bien fonctionner les centres de votre cerveau qui ne sait plus voir les choses agréables, ni produire raisonnement logique et volonté.        
              Dans un prochain article je décrirai ce que j’appelle “une overdose de tristesse”
              A ce stade, on ne peut plus s’en sortir seul, il faut appeler à l’aide le plus vite possible.
             Mais, avant d’en arriver là, comme c'est la cas pour les jeunes dont j'ai parlé en début d'article, on peut se prendre en main et réfléchir en se demandant : mes problèmes sont ils à la hauteur de ma souffrance?  

             Rien de plus naturel que la détresse d’un handicapé ou de quelqu’un qui a une maladie très longue ou incurable : il est normal qu’alors la vie soit parfois un fardeau.
             C’est aussi normal que la souffrance soit très forte, dans le cas d’un grave accident, d’un viol, du décès de quelqu’un qu’on aimait beaucoup, des enfants battus qu'il m'est arrivé de rencontrer parfois. Là il faut aussi se faire aider pour en sortir.

             Pour un ado, c’est une épreuve difficile que des parents qui se séparent ou se font du mal; mais il faut se dire que c’est surtout eux qui souffrent, qu’ils ont besoin de l’aide et de l’amour de leurs enfants. Vous vous n’êtes que, pour un temps avec eux, et vous serez un jour indépendant (vous y aspirez et cela a ses avantages, mais cela a aussi ses inconvénients!). Et même s’ils se séparent vous continuerez à les voir et à être leur enfant.
             Un petit ami vous a laissée tomber : bien sûr, il y a de quoi vous rendre malheureuse. Mais pensiez vous vraiment à 15 ans trouver l’amour de toute votre vie? Dans quelques années vous auriez changé d’avis.
             Votre vocabulaire est d’ailleurs symptomatique : un véritable ami est un “grand” ami, alors que votre amoureux n’est que le “petit” ami !! Paradoxal !!
             Alors, garçon ou fille en mal d'amour, pleure un bon coup et dis toi que, quelque part dans ce monde, quelqu'un dont tu ignores aujourd'hui l'existence, t'aimera un jour. Un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s (mais pas tout de suite, évidemment et il faut le chercher et il vaut mieux bien le connaître avant de l'aimer!).

             A part ces gros chagrins, vous avez un ordinateur, probablement la fibre, une chaîne pour écouter vos CD, un smartphone; vous pouvez regarder télévision et DVD. Vous ne devez pas être SDF.!
             Vos parents (dites vous), sont sévères, ne vous comprennent pas (c’est vrai pour tous les ados!) et ne vous aiment pas (ce n’est sûrement pas vrai).
             Vous vous sentez seul(e)? Qu’avez vous fait pour l’éviter, est-ce vraiment la faute des autres? Il faut souvent faire le premier pas.
             Vous vous sentez nul(le) ? Faites donc le tour de vos défauts et de vos qualités : vous verrez que celles ci existent et prenez des résolutions pour combattre et diminuer vos défauts.
             Rien ne vous réussit, il y a trop d’obstacles : écoutez le conseil d’une camarade de 16 ans qui m’écrivait un jour : “Tu sais, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus, et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir, ni combien d'obstacles nous devrons surmonter avant d'atteindre le bonheur et la réussite. On peut se reposer quand on est trop las, mais il ne faut surtout pas abandonner.! ”
             Peut être avez vous au contraire trop de choses, êtes vous trop gâté(e) et passez vous à coté du bonheur.?

             Pendant la guerre nous n’avions rien, il n’y avait ni téléphone, ni télé, ni CD, ni ordinateur, on mangeait à peine à notre faim, et pourtant je me demande parfois si, enfant, je n’étais pas plus heureux que mes petits enfants qui ont tout ce qu’ils pourraient désirer.
             Je crois que vous vous êtes peu à peu laissé(e) submerger par la facilité et que vous vous êtes complu(e) dans la souffrance. Cela ne vaut pas la peine de stresser ainsi.
             Il faut bouger, agir, s’amuser, mais aussi travailler, car vous préparez votre avenir, ne pas avoir le temps de s’ennuyer et reconstituer autour de soi un univers plus joyeux de rire et de beauté (sports, poésie, photos, musique, peintures.....). Donnez vous des objectifs et cherchez à les atteindre.
             Et pensez que vous pourriez sans doute bien réussir dans vos études si vous vous y mettiez, si vous travailliez beaucoup.
             D’une part cela vous occuperait tellement que vous ne penseriez plus à vos problèmes, mais pensez aussi à la fierté de vos parents et à votre satisfaction d’avoir réussi !

        Pour la plupart de celles ou ceux qui m’écrivent, je crois qu’un saine réflexion logique et objective sur leur sort, devrait permettre de diminuer fortement le niveau de ces idées tristes et de cette souffrance que vous vous imposez à vous mêmes, souvent de façon exagérée et cela vous éviterait d’aller trop loin, de dépasser un stade pour lequel le retour en arrière devient difficile et éprouvant..

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  • Au secours d'un chagrin d'amour.

    Au secours d'un chagrin d'amour.
       

     

     

     

     

     Des roses de mon "jardin sur le toit"

     

        Une correspondante d'Eklablog me demande pourquoi je m'occupe parfois de jeunes ados. Alors le mieux , c'est que je vous raconte ce qui est arrivé à une de mes correspondante, qui m'a autorisé à en parler, mais évidemment je vais lui donner un surnom : Falbala. Et ne cherchez pas; elle n'est pas sur Eklablog. Je veux vous montrer combien des ados peuvent être méchants, peut être en partie inconsciem-ment et que ceux qui en souffrent ont parfois besoin qu'on les aide un peu.

            J’ai connu Falbala il y a  une dizaine d'années, en avril. C’était une jeune de 16 ans qui appartenait à un groupe de jeunes “gaulois” d’une classe de première S et leurs camarades d’une autre première ES d’un lycée, dans laquelle était une autre jeune fille de 17 ans, Ikéa.
            Falbala avait depuis un an un petit ami, Périphéric, qu’elle aimait à la folie, de tout son coeur. Elle m’en faisait des descriptions romantiques et dithyrambiques : l’amour est aveugle!
            Mais elle pleurait parfois parce que, lorsque elle avait une fête de famille et ne pouvait sortir avec lui, celui-ci allait se promener avec une autre fille. Mais ce n’était jamais la même, et il lui disait qu’il n’aimait qu’elle, Falbala, et qu’elle était le “menhir de sa vie”; et après tout, se promener n’est pas interdit. Pourquoi serait il resté cloîtré comme un druide?
            Bref Falbala pleurait parfois “sur mon épaule virtuelle”, mais tout allait encore bien à la fin des classes, en juin.
            Pourtant ce qui m’étonnait, c’est que Périféric et Falbala se connaissaient peu, ne savaient pas vraiment ce qu’il y avait dans le coeur de l’autre, n’avaient pas de projet commun; ce n’était pas un vrai couple au plan sentimental, mais je ne m’en étonnais pas trop; cela semble l’habitude et la règle aujourd’hui : ma conception de l’amour est probablement archaïque !

            Et puis mi juillet, coup de tonnerre : je reçois un mail de Falbala me disant que Périferic vient de lui téléphoner qu’il part en camping avec Ikéa, parce qu’elle, au moins, veut bien faire l’amour avec lui. Falbala dit qu’elle n’y survivra pas et à distance ce n’est pas facile de consoler!. Alors, entre mail, Messenger et portable, on se débrouille néanmoins, et Falbala remonte peu à peu la pente et surmonte son gros chagrin d’amour.
            Fin août, elle revoit Périféric et lui avoue, avec quelques larmes, qu’elle a failli se suicider à cause de lui, mais que maintenant, tout va bien, qu’elle est forte et responsable, qu’il n’est plus son petit ami, mais qu’elle voudrait qu’il reste son copain.
            Périféric se montre gentil et l’embrasse sur les deux joues.

            Mais sans doute culpabilise t’il, et sa position n’est pas très glorieuse vis à vis des copains du groupe qui aiment bien Falbala. Et puis, qu’on ne le regrette pas plus que cela, que Falbala soit de nouveau joyeuse, cela choque son amour-propre !
            Alors il  raconte aux copains qu’il l’a quittée parce qu’elle “est frigide”.
            Et de son coté, Ikéa raconte partout que Falbala pleure tout le temps pour récupérer son ami, (ce qui est faux), qu’elle est “hystérique et dépressive.”
            A la rentrée en terminale, Falbala voit avec stupeur les jeunes du groupe lui faire la gueule et rire derrière son dos. Elle s’énerve, pleure un peu , ce qui aggrave son cas. On appelle à nouveau papynet au secours.
            La peine de Falbala est terminée, certains de ses amis ont reconnu leur erreur, mais d’autres n’ont pas voulu se “déshonorer” ainsi, et le groupe est maintenant coupé en deux.
            Et Périféric a quitté Ikéa, qui est furieuse !

            Aujourd'hui, Falbala a 25 ans, un mastère de sciences et elle est ingénieur dans une entreprise.

            Sans doute me direz vous, c’est une banale affaire, un jeune égoïste un peu lâche et menteur et une garce, qui ont profité de la naïveté d’une jeune fille amoureuse.
            Mais je ne veux juger ni Périféric, ni Ikéa.
            Ce qui m’étonne et me soucie, c’est que des jeunes dans un groupe, qui se disent amis, soient crédules à ce point, et surtout, qu’ils enfoncent ainsi Falbala, leur amie, sans se rendre compte du mal qu’ils lui ont fait.

            Pour moi  (non seulement aujourd’hui, mais aussi quand j’avais votre âge), les copains, c’est un peu comme “les copains d’abord” de la chanson de Brassens : la solidarité d’abord.
            Quant à la grande amitié, c’est presque un amour platonique, c’est partager joies et peines, même si cela vous en coûte un peu, c’est ne pas laisser tomber l’ami(e), c’est le soutenir, le consoler, l’aider à remonter la pente et le défendre, bec et ongles, vis à vis des autres, surtout quand ils sont injustes avec lui.

            Peut être ai-je une conception archaïque de l'amitié. Je vais faire deux article sur ce sujet.

    Au secours d'un chagrin d'amour.Au secours d'un chagrin d'amour.

      

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  • Effort physique, remède contre la dépression.

         Madame Kelly Lambert, neurobiologiste à l’université d’Ashland aux USA a fait de nombreuses études et articles, sur le bien être apporté par l’effort et le lien avec les dépressions.
        Ce chercheur s’intéresse depuis dix ans à l’impact de nos activités et de notre style de vie sur notre santé mentale.
        Elle s’était basée sur deux études faites dans les années 70 par Martin Séligman, sur plusieurs groupes de personnes d’âges différents, qui avaient montré que le risque de dépression chez des personnes adultes, (qui avaient pourtant connu la guerre et les privations et avaient les soucis normaux de la vie et des responsabilités), était dix fois moindres que chez des jeunes et adolescents dont la vie était plus facile et moins traumatisante.
        Mais la même étude montrait que l’activité physique de ces jeunes était nettement moindre que celle des adultes et c’était encore plus vrai pour des adultes plus âgés.
        Il s’agissait non seulement d’activités sportives, mais surtout des activités physiques dans la vie quotidienne, qui est largement facilitée par des machines, en appuyant seulement sur des boutons.

        Madame Lambert s’est donc demandé s’ il y avait un bien-être psychologique, une “récompense”  liés à l’effort .
        Elle pensait en effet que nos ancêtres depuis la préhistoire, pour subsister, devaient cultiver, chasser, se défendre, construire et ne pas paresser dans les grottes (qui avaient moins d’attrait sans télévision IOI) et que l’évolution avait peu à peu conservé les humains dont le cerveau était  “cablé” pour favoriser ces activités physiques.
        Elle a fait l’hypothèse que ces efforts permettaient non seulement de survivre, ainsi que sa famille ou sa tribu, mais aussi de mieux contrôler les événements et l’environnement et donc apportaient des émotions “positives”  et activaient notre système de récompense.

        Elle a essayé avec son équipe de chercher ce qui pouvait se passer dans le cerveau et notamment s’il y avait des liens entre l’amoindrissement des capacités motrices et la difficulté de concentration et la perte de plaisir et d’estime de soi et le sentiment de dévalorisation, qui sont fréquents dans les dépression.
        En faisant des études notamment sur des populations de rats, elle a montré qu’il y avait des liens étroits entre le circuit de la récompense (ou du plaisir, et notamment le noyau accumbens dont j’ai déjà parlé dans certains articles), les centres qui contrôlent nos mouvements (notamment un centre du cerveau émotionnel qui s’appelle le striatum) d’autres centres du cerveau émotionnel (et notamment les centres amygdaliens dont je parle souvent, qui contrôlent peur, stress, colère...) et enfin le cortex préfrontal qui contrôle nos processus de pensée et notamment prévoit et anticipe les conséquences de nos actes et qui est à la base de notre concentration sur nos activités.
        Elle a montré que les activités physiques favorisaient la production et la diffusion de neuromédiateurs tels que la dopamine et la sérotonine qui sont essentielles pour développer des “émotions positives”, et que le circuit de la récompense était maintenu actif par les stimulations nerveuses provoquées par l’effort.
        Les expériences sur les rats ont montré que des groupes de rats que l’on entraînait à l’effort quotidien, avaient des capacité de résistance et d’adaptation à des situations stressantes, beaucoup plus grandes que d’autres groupes qui ne suivaient pas le même entraînement physique.

        Il est certain que notre vie s’est beaucoup “intellectualisée” et que notre activité physique a énormément diminué depuis des décennies; nous n’utilisons plus notre cerveau de la même façon, mais son organisation profonde n’évolue que lentement, beaucoup moins vite que nos activités; Il y a donc une certaine inadaptation de notre cerveau à la vie actuelle.
        Certes les activités intellectuelles qui sollicitent les cortex frontal et préfrontal apportent une certaine récompense, mais les récompenses liées à l’effort qui activent à la fois cortex préfrontal, striatum, cerveau émotionnel et circuit de la récompense sont plus complètes et nous prépare mieux à affronter les épreuves de la vie. On note une meilleure activation des circuits ayant la dopamine comme neurotransmetteur.
        On a également montré que le sport favorisait la sécrétion de sérotonine qui permet les émotions positives et d’endorphines qui luttent contre la douleur et le mal-être.

        Madame Kelly Lambert termine son article par un conseil audacieux : quand nous nous sentons mal, anxieux et angoissés, avant d’aller voir le psy et de nous bourrer de médicaments psychotropes, d’une part ayons des activités intellectuelles pour ne pas nous ennuyer et nous distraire de nos malheurs, mais surtout essayons d’avoir des activités physiques et sportives, car elles stimuleront  nos systèmes de récompense et de réactions positives et amélioreront notre résistance à la dépression.

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    L'hiver nous démoralise.

         Plusieurs correspondant(e)s me parlent de leur mal être, sans aucune raison, dès que l’on aborde les mauvais jours, à l’approche de l’hiver, et ils (elles) se trouvent “idiot(e)s” d’être ainsi.
        Eh bien non, c’est plus naturel et plus fréquent que vous ne pensez.


        Lorsqu’on lit des articles de psys ou médicaux sur les dépressions, on parle souvent de “dépressions saisonnières” et de stress dû à l’arrivée de la mauvaise saison, qui paraît il, affecte des millions de français.
        Les jours raccourcissent, le froid se glisse sous les portes, et une vague de morosité vous envahit.  Tristesse, ralentissement des activités, manque de motivation, baisse de l'humeur liée à une diminution de l'ensoleillement.

         À l'Université de Toronto et à celle de Vienne, des neurobiologistes ont montré que les "transporteurs de la sérotonine” sont plus nombreux dans le cerveau en hiver qu'en été. La fonction de ces grosses molécules est de détruire un neurotransmetteur, la “sérotonine” pour que son action ne se prolonge pas indéfiniment au niveau des synapses.
        La sérotonine intervient dans la transmission nerveuse de nombreux neurones et a donc des actions multiples : cycle veille-sommeil, thermorégulation, rythme cardiaque et tension artérielle, système digestif et comportement alimentaire, douleur, contrôle moteur, comportement sexuel... Un déséquilibre de l’action de la sérotonine est sans doute à l’origine de la “mort subite du nourrisson”.
        La sérotonine intervient aussi dans la lutte contre le stress, car elle favorise les idées joyeuses (le circuit positif dont j’ai parlé dans un article sur le pessimisme et l’optimisme), et les journalistes l’appellent le “neurotransmetteur de la bonne humeur” !!
        Alors, plus il y a de "transporteurs de la sérotonine" qui l’éliminent, moins il y a de sérotonine, et moins on se sent gai.

        Pourquoi le cerveau agit il ainsi?
        Les chercheurs pensent que c'est 'une adaptation de l'organisme à la « morte saison ». Nos ancêtres lointains vivaient en plein air, parcourant de longues distances à la recherche de gibier. Lorsque l'hiver arrivait, il fallait réduire les déplacements, se confiner dans un espace clos en bougeant le moins possible pendant de longs mois, tout en diminuant ses dépenses énergétiques. La baisse de sérotonine produit en partie ces effets, qui ne sont plus adaptés dans les sociétés urbaines d’aujourd’hui où l'activité économique doit se poursuivre à un rythme constant.

        On ne connait pas le mécanisme par lequel une diminution de sérotonine peut mener à la dépression. Il est certain qu’elle n’est pas le seul neurotransmetteur dont l’action est importante dans ce domaine ; la noradrénaline et la dopamine le sont aussi, mais il existe probablement des actions d’interaction entre ces molécules.
        Certains antidépresseurs utilisés dans la lutte contre la dépression agissent en inhibant les transporteurs de sérotonine et donc en permettant d’augmenter le taux de celle-ci.

        Mais si vous vous sentez triste et stressée à cause du mauvais temps et de l’hiver, n’allez pas pour autant prendre des médicaments. Vous n’avez pas vraiment une dépression et ces médicament ne sont pas sans inconvénients pour la santé.
        Certains médecins recommandent une cure de lumière et de bien-être : augmenter la luminosité dans le lieu où l’on travaille, être bien au chaud, se sentir bien avec les gens qu’on aime, bref se croire en été et profiter au mieux d’un environnement sentimental.
        La pratique régulière d'un sport augmente la sécrétion naturelle de sérotonine et en plus cela change les idées, donne confiance en soi.ALors cela peut aider.
        Et faire fonctionner le “bon circuit positif”. Essayer d’être optimiste, de regarder le verre à moitié plein, le bon coté de ce que l’on a, essayer de sourire d’être plus joyeux, de s’amuser et de plaisanter avec ses amis.

        Et puis penser aux vacances, au prochain été, au beau temps qui viendra.
    Sans tomber dans l’excès cependant comme ce commandant d’un bateau de la “Royale” (la Marine Nationale, pas Ségolène), qui était joyeux chaque fois qu’il faisait mauvais et qu’il y avait une tempête, “parce que cela ne pouvait qu’aller mieux ensuite”, et triste chaque fois qu’il faisait beau, “parce que le temps allait se dégrader forcément”.!! LOL
       

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  • Comment lutter contre angoisse et stress

              Comme je l'ai dit dans mon article précédent,  notre cortex frontal résout  les problèmes ordinaires par référence à notre expérience, aux situations que nous avons déjà connues et aux solutions déjà pratiquées,   
              Il est donc nécessaire d'entraîner notre cortex préfrontal pour qu'il puisse suppléer au mode “normal, courant”  en essayant de trouver des stratégies nouvelles.
              Ces facultés mentales qui activent particulièrement le cortex préfrontal sont : la rationalité, la curiosité, la souplesse d'esprit (comprendre les anomalies), la nuance (ne pas généraliser et faire des classifications hâtives), la relativité (comprendre qu'il existe différents points de vue), la planification de l'action et l'opinion personnelle (ne pas agir par conformisme  - en soi ou de l'environnement - ni par opposition à autrui).

              Face à une situation nouvelle, qui peut devenir stressante, le cortex préfrontal et les autres zones du cortex (voire du cerveau émotionnel) sont en compétition pour savoir si la personne adoptera un mode “normal courant” (du cortex frontal) ou un mode “adaptatif” (du cortex préfrontal).
              Lorsque celui ci est insuffisamment entraîné, les autres zones prennent le dessus et l'aire préfrontale perçoit l'anomalie, previent les centres amygdaliens et engendre le stress; si au contraire il est suffisament réactif, il peut dominer les autres zones et élaborer rapidement des conduites adaptées et éviter ainsi le stress.

              Notre société actuelle érige tellement de “normes” restrictives, notamment dictées par les médias qu'il n'est pas étonnant que nous ne sachions plus utiliser notre cortex préfrontal et notre capacité d'innovation : phénomènes de mode, risque zéro, non droit à l'erreur à l'école ou dans le métier, jeux vidéos répétitifs et primaires, musique en boucle et très standardisée, méthodes de management en entreprises basées sur des normes à respecter, refus des évolutions, des remises en question, conservatisme, culte de l'acquis et refus du changement, tergiversation pour trouver des “produits de remplacement”, refus par exemple de changer nos habitudes alors que nous déplorons chaque jour la dégradation de l'environnement dans notre panète.

              Il faut donc s'entraîner à faire fonctionner son cortex préfrontal et je vais vous donner quelques pistes élémentaires : (cela peut fonctionner sur des situations actuelles, mais aussi à propos de remords et de regrets passés, dont il faudrait tirer les leçons, puis tourner la page).

                        - rationalité : analyser logiquement les situations qui nous stressent, essayer de dégager les cause, les solutions, les actions à faire et les moyens nécessaires pour cela ainsi que la façon de les obtenir (ou de les remplacer).
              Essayer aussi de lister les situations stressantes, de les classer, de comprendre la chronologie des événements : y a t'il des circonstances, des états physiologiques ou psychologiques particuliers et souvent les mêmes qui précèdent ces situations stressantes.

                        - développement de l'opinion personnelle : examiner les situations qui nous stressent; pour lesquelles nous avons une décision à prendre. Voir si nous avons réellement essayé de rechercher des éléments de décison et lesquels. Avons nous cherché vraiment à nous faire une opinion ou avons nous simplement fait référence aux usages, aux normes, à la mode, ou à l'inverse agi par opposition à ceux ci et à des personnes qui nous déplaisent. Se forger une opinion personnelle et valable, c'est le rôle du cortex préfrontal.

                         - relativité des points de vue : comprendre que tous les problèmes sont relatifs. Sur un problème qui nous stresse, se demander “pourquoi”.
                        Dès qu'on a trouvé un fragment de réponse, se demander à nouveau pourquoi, et ainsi de suite. Les débuts de réponse doivent être suivis de nouvelles questions pour ne pas rester “figé sur une conception acquise.

                        - nuance : compendre que les opinions peuvent différer. Discuter avec les autres de ses problèmes, écouter leur analyse (souvent différente de la nôtre car eux sont spectateurs moins concernés alors que nous sommes acteurs et donc pas totalement objectifs). Lister les points qui diffèrent de nos opinions et se demander pourquoi. Est ce une différence de prise en compte des paramètres, une différence de conception, de valeurs, une différence de raisonnement, ou tout autre raison. Se demander ce qui peut être utile dans ces opinions divergentes.

                        - souplesse d'esprit : faites une liste des dix choses qui comptent le plus dans votre vie; également des dix situations qui vous font le plus peur, que vous craignez le plus. Voyez les points communs et demandez vous pourquoi. Voyez aussi les exceptions qui ne figurent pas dans les deux listes, alors qu'il serait normal que ce soit ainsi.

                        - curiosité et imagination : c'est l'un des rôles clés du système préfrontal.
               Il faut essayer de profiter de toute occasion pour essayer d'imaginer, de créer des choses nouvelles, de brasser des idées en dehors des normes et de se demander ensuite ce qu'elles valent. (ce peut être aussi bien scientifique que littéraire). Malheureusement notre système éducatif actuel abolit en partie l'imagination (par exemple il favorise la théorie des ensembles et les calculs formels au détriment de la géométrie, ou il cantonne les élèves longtemps sur une oeuvre unique d'un auteur au lieu de'étudier une multitude de morceaux choisis d'auteurs différents, ce qui développerait leur curiosité et leur souplesse d'esprit).

              Cela dit notre cerveau a ses préférences et certaines d'entre elles nous prédisposent plus ou moins à utiliser notre cortex préfrontal.

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