• Nous avons commencé à voir que les pieuvres étaient fort intelligentes

        Voyons d’abord une activité contrôlée par leur cerveau central : le mimétisme :

        Les pieuvres sont des championnes du camouflage. Leur tégument est recouvert de cellules pigmentaires, les chromatophores, qui en se rétractant ou s’élargissant, font varier les coloris et les aspérités de la peau de l’animal.
           Il existe des cellules de différentes couleurs, on leur donne souvent un nom en fonction de leur pigment : mélanophores (noir), leucophores (blanc), ou encore iridophores (propriétés réflectrices).

        Ce qui est extraordinaire, c’est que , si on perturbe la vue de la pieuvre au moyen d’un collyre, elle perd son don de camouflage. C’est donc le cerveau central qui à partir de ce que voit l’animal, réalise ce camouflage pour qu’il passe inaperçu.
        Et c’est terriblement efficace comme le montre les trois photos ci dessous, la première prise à quelques mètres et vous chercherez la pieuvre, la troisième prise au téléobjectif pour montrer les aspérités artificielles de sa peau et les couleurs correspondantes.
        Et quand une pieuvre a peur parce que vous la dérangez et qu’elle n’a pu se cacher, elle vire au blanc transparent et s’enfuit.

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         Les scientifiques se sont amusés à enfermer une pieuvre dans un cube de matière plastique transparente, percé d’un trou et immergé dans un aquarium dans lequel on met un crabe à l’extérieur de la boite-prison.
        Le trou est de dimension légèrement inférieure au corps de la pieuvre.

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        La pieuvre va parcourir toute la paroi face au crabe, puis ne trouvant pas d’issue explore les autres faces et trouve le trou. Elle passe une tentacule et explore l’extérieur (mais le crabe est hors de portée).
        Alors elle décide de sortir. Avec précaution elle passe une tentacule, puis une seconde puis une à une les autres, qui se compriment à l’endroit du trou qui les resserre.
        Puis elle prend appui sur l’extérieur de la boite et extrait son corps qui, mou s’étire pour pouvoir passer par l’orifice plus petit que lui. Il faut simplement que ce trou soit assez grand pour laisser passer la pseudo-tête où sont les yeux, qui elle, ne peut guère diminuer de volume.
        La première fois la pieuvre met quelques minutes à sortir. Si on refait l’expérience, elle sort en quelques secondes. Ses neuf cerveaux ont mémorisé les gestes à faire.

       Autre épreuve, au lieu d’un trou, un long couloir en plexiglass, qui présente des sinuosités à angle droit et des carrefours avec des tubes qui ne sont que des culs-de sac. Bref un labyrinthe en tubes cylindriques.
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        La pieuvre explore avec précaution le début du tube qui est à peine de la taille de son corps et y glisse peu à peu ses tentacules, puis son corps.
    A chaque croisement elle envoie une tentacule explorer le canal , et si au premier elle envoie une autre tentacule et ne trouve rien qui débouche (un cul-de-sac), elle n’insiste pas et ensuite une seule tentacule suffira.
        Il lui faudra une dizaine de minutes, mais elle trouvera la sortie et le crabe convoité.
        Rebelote : la pieuvre ne mettra que 20 secondes à parcourir le labyrinthe, sans essayer aucun cul-de-sac. Elle a mémorisé le trajet.

        Dernier exploit avec une pieuvre “initiée”, qui a subi un entraînement comme précédemment et à laquelle on présente une boite cubique transparente, munie de quatre orifices sur 4 faces, mais un seul étant ouvert, et dans laquelle il y a un crabe. Elle est dehors cette fois.
        Dans un aquarium contigu, une pieuvre pêchée de la veille et donc “innocente”, qui au départ est calme et peu intéressée.
        Mais quand elle voit la pieuvre savante s’évertuer autour de la boite et du crabe, elle s’approche de la paroi entre les deux aquariums et observe attentive. On croirait voir le film "Fenêtre sur cour" !
        La pieuvre entraînée met une trentaine de secondes à trouver le trou ouvert sur les quatre et à entrer pour manger le crabe.
        On met alors une paroi opaque entre les deux aquariums et on place une boite identique dans celui de la pieuvre “innocente”
        Elle se précipite dessus et en 10 seconde est entrée dedans.
        Elle a appris le processus et sa géométrie en regardant faire sa congénère.
        Les pieuvres arrivent donc à observer et à transmettre leur savoir.

        Dommage que cela ne vive que dans l’eau. J’aimerais bien avoir une petite pieuvre pour la promener en laisse et lui apprendre des tas d’astuces au cours de nos promenades. Peut être en Bretagne pendant les vacances lool Je l'appellerai "octopupuce"

    Nota : si vous voulez voir les aptitudes des pieuvres à se camoufler, tapez dans Google "pieuvres camouflage", vous y trouverez des vidéos : 

     

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  •     Nous savons maintenant ce qu’est une pieuvre, mais nous allons décrire plus dans le détail ce que montrait le film de Thalassa : la pieuvre, cet animal venu du fond des âges et du fond des océans, est l’un des animaux les plus intelligents, ce qui évidemment nous surprend.

        C’est ce qu’ont découvert plusieurs chercheurs en observant passionnément le comportement de ce céphalopode. : la pieuvre est capable de réfléchir, de se souvenir, d’anticiper et d’apprendre…Et elle n’a pas fini de nous surprendre car, aujourd’hui encore, elle continue à évoluer.
        Et ce que les chercheurs ont tiré la conclusion suivante :
     “Les pieuvres ont évolué totalement séparément de nous depuis plus de 500 millions d’années. Et pourtant, elles répondent aux problèmes de la même manière que les mammifères supérieurs comme les dauphins, les singes, et bien sûr les hommes. Cela revient à dire que, quelle que soit la forme du vivant, quelle que soit l’organisation des neurones dans un cerveau, la nature produit toujours une seule et même forme d’intelligence.”
        L’arbre de l’évolution montre en effet que les pieuvres ont suivi un chemin d’évolution parallèle à celui qui a conduit des êtres marins, au mammifère, au singe, puis à l’homme.
        Et, fait nouveau dans l’histoire de ces animaux étranges, les recherches de l’université de Naples vont montrer  que les nouvelles générations de pieuvres sauvages de Capri viennent de faire un « bond » dans l’évolution.
        Les « adultes» parviennent désormais à faire “passer” une partie de leur savoir aux jeunes avant de disparaître. Les pieuvres sont en train d’apprendre à apprendre.



        La pieuvre est un animal solitaire qui ne tolère la proximité d’un congénère qu’au moment de la reproduction. Mais elle tolère très bien la présence de l’homme et n’est pas agressive, sauf si on l’effraie ou l’agresse.
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        Certes une pieuvre est craintive et ne se laisse approcher que peu à peu : il faut gagner sa confiance. on voit des plongeurs jouer avec elles et les “caresser”.   Mais celles élevées en laboratoire dans de grands aquariums et qui reçoivent leur nourriture de l’homme, s’apprivoisent et la présence de l’homme leur devient familière.
        Elles observent leur environnement, observent, analysent et comprennent en partie les gestes de l’homme, sans toutefois qu’on puisse évidemment savoir quel est leur processus de pensée (c’est dommage qu’elles n’aient ni ouïe, ni émission de son)

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        Le film nous montre un chercheur qui vient dans le laboratoire où se trouve la pieuvre dans un aquarium et il va partir de la pièce.
       La pieuvre descend de son aquarium, et suit le chercheur en se propulsant sur le sol, sur ses tentacules (on dirait qu’elle marche lol).
        Elle sort de la pièce derrière le chercheur et rentre avec lui dans un autre laboratoire où il y a des aquariums avec des coquillages.
        Alors la pieuvre monte dans l’un d’eux et se sert à déjeuner (elle adore les coquillages qu’elle ouvre très adroitement avec ses tentacules).
        Le chercheur quitte la pièce un peu plus tard. La pieuvre le suit et retourne dans son aquarium, dans l'autre pièce, pour digérer.


        Un test d’intelligence et de mémoire.
        On immerge dans l’aquariul où est la pieuvre un bocal en verre, fermé par un bouchon en liège dans lequel il y a un crabe.
        La pieuvre vient, considère ce met appétissant et touche le bocal avec ses tentacules : problème !
        La pieuvre envoie plusieurs tentacules autour du bocal, puis en haut et en bas. Aucun trou, aucun orifice Perplexité. On a l’impression qu’elle réfléchit : “pourtant le crabe a bien dû rentrer la dedans, comment?
        Ses tentacules explorent à nouveau. Elle repère sans doute que le bouchon n’est pas transparent et n’a pas la même texture. Alors maintenant elle se concentre sur lui.
        Ses tentacules s’enroulent autour de lui alors que les autres tiennet le bocal. Elle semble essayer des efforts dans tous les sens. Cela dure une bonne minute.
        Puis elle a réussi à faire un peu bouger le bouchon et sans doute sent elle la résistance faiblir et tout à coup tire vers le haut et le bouchon bascule.
        Deux tentacules se précipitent sur le pauvre crabe qui va servir de festin.
        Mais un bouchon, cela ressemble à un cailloux, c’est un problème simple


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        Compliquons le. Un bouchon vissé ce n’est pas une chose que l’on trouve dans la nature. Là le poulpe réfléchit plus longtemps. Il essaie ce qui a marché avec le bouchon de liège, mais sans succès.
        Alors il essaie tous les mouvements jusqu'à ce qu’il sente moins de résistance en agissant sur le coté. Alors il a compris, il enroule sa tentacule autour du couvercle, le dévisse et le fait sauter. Miam c’est bon le crabe.! (moi je l'aime mieux cuit !).
       
        L’opération a duré 6 minutes.
        Quelques jours plus tard on recommence l’expérience : la pieuvre regarde le bocal, se précipite dessus et ses gestes sont précis : en 15 secondes le bocal est ouvert.
        La pieuvre a mis en mémoire un processus intelligent.

        Demain nous parlerons du camouflage des pieuvres,  de la faculté d’une pieuvre de se glisser partout et de trouver des solutions ingénieuses pour se faufiler dans des “trous”, de mémoriser un labyrinthe et enfin de l'apprentissage d'une pieuvre à l'autre.
       

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/pieuvrepirate.jpg

             J'ai retrouvé un livre sur les poulpes, que j'avais acheté il y a quelques année, et je l'ai relu. Cela m'a donné envie de faire quelques articles sur cette bête, vraiment très extraordinaire. J'avais aussi vu, il y a quelques années un documentaire télévisé de Thalassa sur leur intelligence remarquable.
              Les photos qui agrémenteront  mes articles sont tirées du film de Thalassa, mais j’ai dû les transformer en photos jpeg et leur qualité est moins bonne que dans le film.

              Une pieuvre (ou un poulpe) : un animal repoussant, mou, visqueux et gluant, érigé en monstre des profondeurs dans l’imaginaire des hommes depuis notamment le récit d’un roman de Jules Verne d’une immense pieuvre attaquant et bloquant le sous-marin Nautilus dans les profondeurs de l’océan.
               Le mot poulpe vient du grec polypous, qui signifie plusieurs pieds.
    Le mot pieuvre est d'origine plus récente et est introduit en 1865 dans la langue française par Victor Hugo dans son roman Les Travailleurs de la mer et aurait pour origine un terme utilisé par les pêcheurs de Guernesey.
               Mais c’est un animal solitaire et calme et la réputation de monstre qui lui a été faite est fausse. En plongée, on l’approche en général sans danger.
               On ne connaît pas l’origine de la pieuvre, mais il semble qu’elle était déjà présente sur terre il y a 500 millions d’années : pas étonnant qu’elle soit très intelligente !!
                ll y a plus de deux cents espèces de pieuvres, (octopus), mais seules une dizaine sont étudiées.
                Les mensurations des pieuvres bien qu’impressionnantes sont loin d’être aussi gigantesques que les récits des marins le laissaient supposer.
                 Certaines sont même très petites : un corps de l’ordre du centimètre; la plupart pèsent quelques kilogrammes et ont une envergure de l’ordre du mètre, mais il y en a de fort grandes : le record connu semble être une pieuvre de 272 kilos et 20 mètres de bras à bras (des tentacules de 9 mètres) !
    Les poulpes, des bêtes très spéciales.
              La plupart des pieuvres n’ont une espérance de vie que de quelques mois.
    Mais les pieuvres géantes peuvent vivre jusqu’à 5 ans à condition de ne pas se reproduire, pour les femelles.
              En effet une pieuvre femelle peut pondre jusqu’à 100 000 oeufs, qu’elle cache dans des coquillages ou dans le sable et nettoie et aère pendant 40 à 200 jours selon les espèces, jusqu'à ce qu'ils éclosent. Comme elle ne se nourrit pas pendant cette période de surveillance permanente , elle meurt d’épuisement peu après l’éclosion.
       
               Il faut reconnaître que la pieuvre est un animal peu banal :
    2 yeux énormes, 3 cœurs, 8 tentacules, 9 cerveaux,
               Alors voyons d’abord à qui il ressemble anatomiquement.
               Le corps des pieuvres est mou, ne conservant en guise de squelette que deux petits bâtonnets allongés situés dans son enveloppe externe, le “manteau”.
               Grâce à ce corps mou, elle peut fuir avec plus d’agilité et se dissimuler dans des trous. Non seulement, elle peut s’enfouir mais elle est aussi capable de reboucher le trou avec un caillou ou un coquillage.
               Il y a environ 500 millions d’années, la pieuvre était un mollusque à coquille. On pense que c’est pour mieux fuir les prédateurs qu’elle a peu à peu abandonné sa lourde coquille
               La pieuvre est sourde et muette. Par contre, elle a deux énormes yeux, sa vue est excellente et elle dispose de papilles gustatives jusque sous les ventouses de ses bras.
               Elle ne discerne pas les couleurs mais accommode bien sa vue aux variations de distance et de luminosité.

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              Les tentacules sont au nombre de huit. Chez le mâle, le troisième bras dorsal, s’est différencié en organe sexuel copulateur.
              Les bras ont le pouvoir de se régénérer. Sectionnés, ils cicatrisent et repoussent. Les ventouses sont constituées d’une chambre adhésive entourée d’un anneau strié qui se contracte. Chaque bras porte 240 ventouses qui peuvent être articulées une à une.La force des ventouses a été mesurée en laboratoire. Une pieuvre commune de 1,3 à 2,5 kg peut tracter une proie de 18 kg !
              En temps normal, elle se déplaçe plutôt au ras du sol du fond de la mer, qu'elle effleure à peine de la pointe de ses tentacules. Mais elle nage aussi d’une façon particulière : refoulant l'eau de mer par un siphon, la pieuvre se propulse pour échapper à ses poursuivants comme un avion à réaction. Elle prend la fuite en projetant un nuage d'encre sécrétée dans sa « poche au noir ».Cette encre est un simple leurre et n’est pas toxique.
     
               La pieuvre a 3 coeurs : Le cœur principal  est aidé par deux petits cœurs branchiaux qui pompent le sang oxygéné par les branchies.
               La pieuvre a le sang bleu (mais n’est pas royaliste pour autant !! lol ), et non rouge comme chez les vertébrés à cause de l'absence d'hémoglobine, qui est remplacée par l'hémocyanine.

                Doublant son poids presque tous les trois mois, la pieuvre est dotée d'un féroce appétit. Surtout friande de crabes et de coquillages, elle en rejette les carapaces et coquilles. Mais elle ne déteste pas non plus les poissons.
      
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                La bouche qui s'ouvre entre les tentacules, est armée d'une paire de mandibules cornées normalement invisibles en forme de bec de perroquet.
               Admirez cette pieuvre qui mange un coquillage en le tenant avec une de ses tentacules.
               C’est à l’aide de ce bec qu’elle déchiquette la victime avant de l’avaler.
               Comme le ferait un reptile, elle paralyse sa proie à l’aide d’un poison, le cephalotoxin, et un enzyme aide à la prédigestion.
               Il lui faut environ 12 h pour digérer totalement.

                La pieuvre a 9 cerveaux : l’un central qui coordonne et s’occupe notamment des métamorphoses de couleur et d’aspect, et un dans chaque tentacule qui contrôle leur mobilité et leur adresse qui est extraordinaire.
        Cette association de cerveaux multiples confère à cet animal des comportements extraordinaires qui nous étonnent.

        Demain nous parlerons de l’intelligence de la pieuvre

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    Une invasion de mites alimentaires dans ma cuisine.

          Depuis huit jours, on voyait des petits insectes, un peu comme des mite, mais un peu plus petits et plus bruns, voler dans la cuisine et se poser sur les murs jaunes. On se disait que l'hiver approchait et qu'ils se mettaient au chaud.
            Mais leur nombre a augmenté, alors on a ouvert la casse et on en a écrasé une vingtaine. Ils ne laissaient pas cette poudre argentée qui reste sur le mur quand on écrase les mites à laines que chassait ma grand-mère. 
             J'ai donc cherché sur internet et j'ai appris que c'était des mites alimentaires.

              Les mites alimentaires ressemblent aux mites classiques de la laine et des vêtements. Ce sont des petits papillons beiges ou gris foncé, qui aiment pondre dans  les placards des cuisines  dans les aliments, et plus particulièrement dans la farine, le riz ou les pâtes, couleurs larves trouvent ensuite leur nourriture.
     

            Mais elles ne représentent pas pour autant un danger pour la santé de l'homme. Les aliments ne sont pas contaminés, toxiques ou impropres à la consommation, ces petites bêtes qui ne sont pas dangereuses et ne transmettent pas de maladie et si on les chasse, c'est juste que ce n'est pas agréable de les voir se balader dans la nourriture et je ne suis pas friand des larves de mites alimentaires, bien que ce soit peut être l'avenir pour nourrir l'humanité.

    Une invasion de mites alimentaires dans ma cuisine.

     Une invasion de mites alimentaires dans ma cuisine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

          Pour ceux qui aiment la zoologie, Wikipédia m'apprend que les mites sont des lépidoptères et la famille des "Tinéidés" retrouve les teignes (les mites vestimentaires) et celle des "Pyralidés" les fausses teignes dont font partie les mites alimentaires et en particulier la "pyrale de la farine".
              Mais j'espère que le Brexit va interdire l'accès en Europe des mites anglaise, car le terme de "mite" désigne là bas les acariens. Les mites anglaises sont des papillons de nuit les "maths.
               Contamination agio-saxone de notre langage on appelle mite, on appelle "mite rouge" les aoutats qui sont des acariens.
               Les anglais n'ont toutefois pas tort, les mites ressemblent à un papillon de nuit.
               Mais si vous cherchez sur internet des informations sur la famille des pyramides, vous n'êtes pas prêts d'aller vous promener : il y en a 6 000 espèces !!!

               Dans une cuisine, pas question d'utiliser des inscticides.
               Nous avons donc fait la chasse aux mites (pas aux mythes au logis). nous avons vidé tous les placards de leurs contenu et nous avons trouvé que le sol d'une des étagères où étaient rangés du riz et des pâtes, était jonché de mites mortes de larves et d'excréments.
               On a inspecté boîtes et paquets. Ceux neufs étaient intacts, mais un paquet de riz entamé était plein d'insectes et de larves. Je me demande par où était entrée l'aïeule première mite.

    Une invasion de mites alimentaires dans ma cuisine.Une invasion de mites alimentaires dans ma cuisine.

     

     

     

     

     

     

             Le paquet jeté aux ordures, nous avons nettoyé toutes les étagères à l'eau de Javel et remis tout en place.

               Mais maintenant je mets dans le placard à riz et farine, ma réserve d'ail et d'épices et j'espère que cela fera fuir de futures mites immigrantes. Horreur, me voilà devenu raciste!!!

     

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  •           Je discutais avec un jeune élève, dans un mail, des oraux du bac et des programmes de SVT actuels et de mon temps très ancien (de l'ordre de 75 ans) et j'ai parlé de dahu et on m'a demandé ce qu'était cette bête pourtant connue. Alors peut être que cette description vous intéressera.

              J’avoue être étonné. Le niveau du bac a nettement baissé : on ne vous explique plus ce qu’est un “dahu”.?  Quand j’étais jeune, à Pau dans les Pyrénées nous avions en 3ème des cours de zoologie et on nous apprenait les données suivantes :.

              Le “dahu” cela ressemble à un chamois ou à un isard et on en trouve, un peu dans les Pyrénées, et surtout dans les Alpes.
              C’est un animal qui vit exclusivement sur les pentes des montagnes et  que l’évolution darwinienne et la sélection naturelle des espèces, a adapté à cette vie.
              Je vous montre ci-dessous  deux planches anatomiques tirées d'un de mes anciens bouquins de zoologie.

    Un animal des montagnes.         Il a deux pattes plus courtes du coté de l’amont ce qui lui permet d’être beaucoup plus stable sur une pente abrupte qu’il peut parcourir aisément. Mais cela l’oblige à tourner toujours dans le même sens dans sa montagne préférée. Si ce sont les pattes gauches qui sont les plus courtes, il s’agit d’un “dahu lévogyre” .
             Il se déplace dans le sens trigonométrque au flanc de la montagne.

       


    Un animal des montagnes.        Si au contraire ce sont les pattes droites, c’est alors un “dahu dextrogyre” qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre.
           Ces deux espèces se sont conservées jusqu’à nos jours et ne se mélangent pas
           En effet un dahu dextrogyre et un dahu lévogyre, s’ils se rencontrent, peuvent facilement se faire des bisous, mais ne peuvent pas s’accoupler ou bien c’est si dangereux qu’en général, ils finissent tous deux au fond du précipice.


              Les vieux montagnards qui conservent les traditions orales, prétendent cependant que deux espèces issues de croisement ont existé :

    Un animal des montagnes.          Le dahu descentus frontalis :ses pattes arrières plus courtes que ses pattes avant lui valurent de disparaître dès le milieu du 18ème siècle. En effet, tournés vers l'aval, les dahus descentus frontalis se retrouvèrent vite dans la vallée, et incapables de rester à l'horizontale, ils moururent ou furent tués par des chasseurs.



    Un animal des montagnes.

     

          Le dahu ascentus frontalis, qui avait les deux pattes avant plus courtes que les pattes arrières. Faute de place au sommet des montagnes, cette particularité a causé la disparition de cette espèce au milieu du 20ème siècle. 





               Le dahu est un animal “bio” car il se nourrit  exclusivement d'herbes, de plantes, de baies et de feuilles, et il boit exclusivement de l'eau des sources pures, de préférence non gazeuse, mais équilibrée en minéraux et riche en calcium ainsi qu'en oligo-éléments.

               Il paraît que la chasse au dahu est très excitante. Les chasseurs signalent entre eux la position des dahus, par exemple : "dahu à 15 minutes" (pour un dahu dextrogyre, qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre) et "dahu à Pi/2" (pour un dahu lévogyre qui tourne dans le sens trigonométrique). Pour le capturer, il faut lui faire rebrousser chemin et, déséquilibré par ses pattes plus courtes alors vers l'aval, il tombe, cul par dessus tête, en bas de la pente où on le capture.

              Quand j’étais petit, j’ai vu des dahus dans les Pyrénées, mais de très loin, car c’est un animal sauvage, et je n’avais pas de jumelles.

              Et si vous trouvez cela invraisemblable, allez voir sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dahu

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