•       J'ai reçu deux mails qui m'ont montré que les photos de phasmes et de mantes religieuses que j'avais prises en Bretagne et que j'avais publiées sur ce blog, vous avaient fait quelques impressions. 

         Alors je publie une très intéressante photo que m'avait envoyée il y a quelques annéesun journaliste qui lisait mon précédent blog de temps en temps.

          Cette photo représente un phasme particulier, le Phyllium Gigantus

          C'est "maman phyllium" sur une feuille, vous la voyez à peine (elle est presque de la taille de la photo) et son petit bébé, beaucoup moins doué encore pour le camouflage (il apprendra rassurez vous ) et qui apparaît alors en rouge en haut à gauche.
          Admirez les fausses nervures. Ses mandibules devant sa tête sont jointes lorsqu'elles ne se joignent pas, on dirait un trou dans une feuille !

         Voilà ce que j'ai trouvé comme renseignement sur Wilkipédia, sur cet insecte.

          "...Les Phyllium ou phyllies forment un genre de phasme dont les espèces ont l'aspect de feuilles d'arbres. Ces espèces se rencontrent de l'Australie jusqu'en Inde et aux Philippines.
          Les Phyllium peuvent faire jusqu'à une dizaine de centimètres. Il ont l'aspect de feuilles, ce qui leur procure un excellent camouflage dans les arbres et arbustes où ils vivent. Les œufs ressemblent à de petites graines, et les petits ont généralement une coloration différente qui rappelle celle des petites feuilles. Les feuilles constituent d'ailleurs le quotidien de leur alimentation.
         Les mâles sont en général plus petits, ont des antennes nettement plus longues et peuvent voler, ce qui n'est pas le cas des femelles....."

         J'ai trouvé aussi sur internet un agrandissement de la tête d'un phyllium de quoi vous faire avoir des cauchemars !!!

     

     

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  • Les singes et le langage.

             Je ne sais pas si vous avez entendu parler des études menées par des chercheurs pour essayer de "converser" avec des chimpanzés ?

              Mais voyons d'abord ce qui permet à l'homme de parler et de s'exprimer par le langage.
              Pour que nous puissions parler, nous hommes, il faut six conditions
                        - un sens de l'ouïe capable de transformer les vibrations dans l'air de la parole, en signaux nerveux susceptible d'être interprétés dans le cerveau. (l'oreille et le nerf auditif)
                        - un langage codé qui corresponde aux objets, évènements, idées et qui soit différençiable sur le plan auditif (les mots, la grammaire, la syntaxe).
                        - des centres dans le cortex du cerveau, qui interprètent ces signaux, qui identifient les “mots” leur donne un sens et les mémorisent . Nous avons vu dans un précédent article que c'étaient les centres de Wernicke et de Geschwind, situés principalement dans l'hémisphère gauche, les centres de l'hémisphère droit se chargeant d'analyser l'émotivité associée.
                        - des centres capables de construire la parole à partir des mots. Puis de commander l'exécution de ces phrases sous forme de sons. Nous avons vu que c'était le centre de Broca et les centres de commande des mouvements précis des muscles de la bouche et du larynx qui se chargeaient de ces tâches.
                        - des organes de production des sons, principalement chez l'homme les “cordes vocales” (mais tout le larynx, le palais et la langue y participent.
                        - enfin un coordinateur, un chef d'orchestre qui analyse, pense, réfléchit, prévoit, ordonne : c'est le cortex frontal.

              Chez le singe supérieur et notamment le chimpanzé, certes le cortex est beaucoup moins développé que chez l'homme, notamment le cortex frontal, mais il semble bien que les centres dont nous venons de parler existent sous une forme simplifiée.
              Par contre l'appareil vocal du singe ne peut émettre des sons aussi variés que ceux des hommes. Le singe peut comprendre des mots, mais ne peut pas parler, pour des raisons “mécaniques” et acoustiques.

              Des chercheurs ont donc pensé qu'on pouvait dans une certaine mesure apprendre à des chimpanzés à comprendre des mots et à s'exprimer à condition de se servir d'un autre support que la parole.

              Les premiers essais ont été faits sur des micro-ordinateurs, reliés à un grand tableau “sensitif” sur lequel on plaçait des idéogrammes.
    Certains étaient concrets (un dessin de banane ou de pomme par exemple), d'autres abstraits parce qu'ils représentaient des “actions” ou des “demandes”.`
              Les chercheurs ont appris aux singes à reconnaître ces idéogrammes, par un système de récompense qui met en jeu leurs centres d'apprentissage et du plaisir. Ils arrivaient ainsi à leur faire taper par exemple, sur les quatre touches suivantes :
                        “... TOI    DONNER  MOI   BANANE  “
    ou bien 
                        “... MOI   VOULOIR  MANGER  BANANE “
    ce qui implique non seulement la reconnaissance des mots, mais celle des actions (manger, donner) et plus compliqué celle de la représentation des personnes (l'existence du toi qu'on voit, mais du moi qu'on ne voit pas !) et puis plus compliqué celle d'un sentiment abstrait : vouloir. (le souhait, le désir).
              Les chercheurs ont ainsi appris aux chimpanzés en expérimentation plusieurs centaines de mots et arrivent à leur faire “taper” des phrases avec sujet, verbe (voire deux verbes) et deux ou trois compléments. Des adjectifs également dans la mesure où ils avaient une représentation visuelle ( par exemple les formes et les couleurs).
              En fait la limitation venait de la méthode : de la grandeur du tableau à utiliser.

              Dans ces essais les chercheurs se sont aperçu que le singe pouvait comprendre les mots sous forme de sons : (il faisait le lien entre “banane “ prononcé et le dessin du tableau, et obéissait à des ordres d'action (verbes compléments).

              Certains chercheurs ont donc décidé d'apprendre à leurs singes le langage  des signes (américain : l'ameslan assez différent du LSF français) des sourds muets - sous une forme simplifiée, notamment en nombre de mots, et d'autre part pour le singe qui n'a pas appris l'alphabet ni à lire, le signe est une entité en elle même, sans rapport avec l'écriture. (alors que pour l'homme, certains signes représentent les lettres de l'alphabet).
    De plus dans les phrases des mots supplémentaires sont introduits par exemple pour expliciter des indications données dans le langage des signes pour l'homme, par des mouvements de la main vers soi ou vers l'interlocuteur.
              Cet apprentissage est beaucoup plus long que pour un enfant (5 à 6 ans) mais il a abouti à une compréhension mixte (langage parlé + signes) de l'homme vers le singe et signes du singe vers l'homme.
              Les résultats ont été comparables à ceux obtenus précédemment, mais avec un nombre de mots ou d'expressions plus important.

              Mais je voudrais relater une expérience plus complète dans laquelle un couple de chercheurs américains a élevé une guenon bébé, abandonnée par sa mère, au milieu de leurs enfants, en la traitant comme un bébé humain (elle dormait dans un lit, s'habillait, mangeait à table etc...) et à laquelle ils ont appris à comprendre notre langage et à répondre par signes.
              L'intelligence de la guenon a été très proche de celle des enfants jusqu'à 2 ans, ou plus exactement l'usage de la parole, l'apprentissage de la guenon ayant été beaucoup plus lent que celui des enfants par la suite.
              La guenon se considérait comme la fille de la famille, appelait ses “parents” papa” et “maman”, s'est habituée à la vie “humaine”, à son image dans le miroir et a acquis une certaine coquetterie (habits et colifichets) et déclare devant son miror où elle se pare : “moi est belle” ce qui est très abstrait comme notion.
              Toutefois ses rapports avec les amis de ses “frère et soeur” sont moins cordiaux et elle n'admet que difficilement le chien et le chat de la maison (jalouse?).
              Au contact des enfants la guenon développe son langage au point de former des mots nouveaux en combinant des signes qu'elle connaît.
              L'expérience n'a pu être menée à terme, car après sa puberté, les instincts d'un animal se sont éveillés et surtout la force d'un chimpanzé adulte est énorme par rapport à celle d'un enfant.
              La guenon devenant par moment dangereuse pour son entourage (disons imprévisible), elle a été séparée des enfants et remise dans un habitat spécifique, mais ses “parents” ont continué à la visiter régulièrement et à “parler” avec elle.
              Elle a eu des bébés singes avec un autre chimpanzé “savant” et chose absolument extraordi-naire, la guenon a appris à ses enfants une partie des signes qu'elle connaissait et ils s'en servaient entre eux.
              Malheureusement je n'ai plus de contact avec ces chercheurs depuis plus de 30 ans et d'ailleurs ils sont à la retraite comme moi.
              Je n'ai pas vu d'étude récente dans ce domaine.
              Je crains qu'il n'y en ait plus, car elles étaient surtout financées par l'armée américaine, qui aujourd'hui ne s'intéresse plus aux singes, mais à l'informatique et aux robots.

              Si vous vous intéressez à la question , un excellent écrivain, Robert Merle, a publié à la fin des années 80, un roman passionnant, qui s'inspire de façon très fidèle de cette expérience et qui s'appelle “Le propre de l'homme”. 

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  • La vie d'une puceronne.

        D’habitude je publie un intermède en photos, ou dessins.
        Aujourd’hui, pour changer, je recopierai un article paru dans « Maison et Jardin », qui montre combien la nature est bien faite, mais parfois assez bizarre.
        C’est l’histoire de la vie des « puceronnes ».

        « Début du printemps, une puceronne, future fondatrice de la colonie, éclôt de son œuf, logé dans une crevasse de l’écorce d’un peuplier, au moment où l'arbre déroule ses feuilles. Parfaite synchronisation !
        Avec ses stylets aiguisés, elle transperce un jeune pétiole. Sa salive provoque une réaction de défense chez l'arbre, qui tord les tissus du pétiole pour tenter d'isoler le parasite; lequel n’attendait pas mieux ! Désormais enrobée dans une spirale qui la protège des intempéries et des ennemis, la mère puceronne fonde son peuple, dans ce renflement de la feuille, que l’on appelle une « galle » et qui mesure une dizaine de millimètres.   
        Sans avoir été fécondée par un mâle, elle produit une grande quantité de pucerons femelles destinées à protéger et nettoyer le royaume. L’intérieur d'une galle est une ville miniature qui grouille de pucerons de toutes formes et à tous les stades de développement. Des filaments de cire isolants protègent la colonie de l'humidité et du froid, et entravent le déplacement des prédateurs.


        Fin août, la diminution de la température et de la luminosité stimule l'apparition d'individus ailés. La galle devient rougeâtre et sèche en s'ouvrant. Des exploratrices se font emporter par le vent. Là où elles atterrissent, elles donnent naissance pour la première fois à des pucerons mâles et femelles.
        À l'automne, les pucerons s'accouplent enfin. Puis, les femelles pondent un œuf unique ! Logé dans une crevasse de I'écorce, puis dans une galle, ce dernier est capable de résister à des froids sibériens.
        Aux beaux jours d'avril, il en sortira une nouvelle fondatrice qui donnera naissance à un autre petit royaume spiralé.

        La qualité de la sève et la taille de ta feuille peuvent être l’enjeu de combats acharnés pour un territoire de quelques millimètres carrés. Chez certaines espèces de Pemphigus, (pucerons), les femelles fondatrices se poussent et se donnent des coups de pattes pour conquérir le meilleur bout de pétiole, le plus proche des sources de sève.
        Pour se débarrasser de l'excès de sucres contenus dans le liquide, les pucerons sécrètent du miellat, apprécié par tes fourmis. En échange de ces déjections sucrées, celles-ci protègent les pucerons des coccinelles et autres prédateurs.
        La protection est aussi assurée au sein de la colonie par des puceronnes spécialisées, trapues, avec une épaisse armure. Cette armée féminine professionnelle patrouille le long du pétiole, prêtes à transpercer les larves de coccinelles ou d'autres envahisseurs avec leurs pattes élargies. EIles perdent souvent la vie lors de cet élan altruiste envers la colonie… »

                        Alexandro Staehli & Sofia Matos.

        N’est ce pas extraordinaire !  Ci dessous des photos de galles des pucerons.

    La vie d'une puceronne.La vie d'une puceronne.

     

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  •           Désœuvrés, les porcs d’élevage s’ennuient et ont tendance à agresser leurs congénères en leur mordant la queue. Depuis 2001, la réglementation européenne oblige les éleveurs à prévoir des distractions dans les porcheries.           
              On leur met des ballons ou des bouts de bois ou de plastique, qu'ils peuvent mordiller et traîner, mais attachés à une chaîne pour qu'ils ne les perdent pas.           
             Mais les porcs trouvaient cela moyenâgeux et réclamaient du multimédia.           

             Pour divertir les cochons d'élevage, les designers néerlandais Kars Alfrink, Irene Van Peer et Hein Lagerweij ont conçu un jeu interactif permettant aux porcs de jouer avec les hommes, par Ipad interposé, et les porcheries sont équipées d’écrans tactiles exploitant le goût des porcs pour les stimuli lumineux.           
             Et cela permet aussi aux enfants amis et employés de l'éleveur de rivaliser avec les astuces de cochons, en jouant à "Pig Chase".            
             Dans une porcherie expérimentale, les porcs ont droit à un écran géant sur lequel sont projetés  des ronds lumineux bleus, blancs et rouges que le cochon va pourchasser avec son groin.           
             Il doit appuyer sur le rond bleu qui est au centre du rond rouge. S'il réussit, bingo ! notre cochon a droit à un véritable feu d’artifice à l’écran, ce qui le remplit d'aise.            
             Il paraît que les cochons ont appris à réussir le coup tellement vite que c'était un feu d'artifice continu.  
             
              Alors pour corser l'aventure, on a relié l'écran à un Ipad et un homme va essayer de faire durer le jeu en déplaçant lui aussi les ronds grâce à sa tablette.          
             Au début les porcs étaient furieux, mais ils se sont pris au jeu et il paraît qu'ils arrivent à battre un joueur humain novice.           
             Et une fois l'apprentissage terminé, plus besoin de récompense, le cochon est devenu aussi accroc au jeu vidéo qu'un ado. Certains chercheurs envisagent même de leur apprendre à se servir d'un joystick.           
            Cela ne m'étonne pas, car étant enfant, j'ai connu dans les Pyrénées de petits cochons noirs qui étaient aussi sociables et aussi intelligents qu'un chien et auxquels on apprenait très vite, des tas de tours.            

             Il paraît que les cochons se bousculent devant l'écran, mais s'ils apprennent à jouer plus vite que des chimpanzés, ils se lassent aussi plus rapidement. Les primates pouvaient y passer des heures, les cochons en moyenne quinze minutes. Mais ils y reviennent et il faut bien de la place pour tout le monde.           

            Ils ont de la chance, ces cochons et ce sont des sages : je n'ai jamais vu un ado prêter sa console au copain, au bout d'un quart d'heure.            
            D'ici la fin de l'année, le prototype du jeu devrait être proposé aux éleveurs pour le tester et juger de son efficacité.           

            Et chez le boucher, pour des raisons de traçabilité, notera-t-on le score du cochon sur l’emballage des rôtis de porc ? Et le consommateur préférera-t-il qu’une viande soit intelligente ou pas ?

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  •           En vacances en Bretagne, on va évidemment souvent sur la plage, à la limite des flots, chercher des coquillages, et il y en a de toutes sortes.

              Nous connaissons presque tous, au moins de nom, la “crépidule”, ce drôle de coquillage gastéropode qui se fixe sur les coquilles des huîtres, celles des coquilles St-Jacques, et même sur les coques de bateaux (pas facile à nettoyer ensuite !).
             Importée par inadvertance des Etats-Unis, elle a trouvé des conditions climatiques favorables à son épanouissement dans les eaux européennes;  elle vit dans des eaux situées près de la surface mais elle peut vivre également un certain temps en zones découvrantes.


              En effet, comme le montre la photo ci-dessus, à l’intérieur de la coquille une cloison calcaire supporte le pied (ventouse) de l’animal, ses organes se situant en dessous de la cloison et, en cas d’absence prolongée d’eau de mer, la chambre renfermant les organes devient étanche et peut ainsi retenir un volume d’eau suffisant pour permettre à l’animal de survivre.
              Sédentaires, elles se nourrissent en recueillant les organismes planctoniques du courant. Elles les filtrent alors grâce à un filet muqueux, puis les font tomber dans une gouttière spéciale jusqu'à la bouche, où le plancton arrive moulé en petits cylindres. Les ferments servant à la digestion sont soudés dans l'estomac en un bâton qui se raccourcit lors de l'absorption de nourriture, mais se reconstitue ensuite.

              Les crépidules ont reçu le nom de “crépidula fornicata”, car elles organisent entre elles de véritables partouzes ! lol
              Montées et accrochées les unes aux autres, les crépidules forment des amas compacts, accidentés et en apparence sans ordre ni symétrie, construits aux hasards des rencontres.
             En réalité il y a cependant un certain ordonnancement : à la base de grosses femelles, au sommet de l’empilement un mâle plus petit, et sous lui des intermédiaires en train de changer de sexe, car les crépidules sont des transsexuelles.

              Jeunes les crépidules sont libres et de sexe mâle. Mais elles ne restent pas longtemps seules. Un coquillage qui grandit devient alors femelle, fondatrice d’une “réunion”, émettant des phéromones qui vont attirer des larves et de jeunes petits mâles, et l’empilement commence.
              Si le mâle qui se trouve en haut de l’empilement se fait monter dessus par un collègue, il accepte, pas contrariant du tout, de se transformer en femelle.
              Comment les petits mâles du dessus peuvent ils atteindre les femelles en dessous ou en bas du tas.?
               Monsieur Crépidule a un organe très particulier (je ne sais si je dois l’appeler pénis !) beaucoup plus long que son propriétaire, qui, pour éviter des déplacements fatigants à son propriétaire, fera le trajet lui même, et une fois le travail terminé se résorbera de lui même car monsieur deviendra madame !
              Donc une crépidule peut avoir des enfants en tant que père, puis en tant que mère.

              J’ai été déçu, je croyais que monsieur Linné avait baptisé les crépidules “fornicata” à causes de leurs moeurs spéciales, mais il n’en n’était rien car il n’a étudié que des coquilles séparées.et ce nom viendrait du latin “fornix” qui désigne des voûtes, des arcades, ceci par allusion aux formes de leurs coquilles. Il parait qu’ensuite les arcades romaine abritaient des lunapars, d’où la signification de “forniquer”. 

              Mais les crépidules ne détiennent pas le record de longueur de zizi. Celui-ci est attribué à un autre bête marine la “balane”. qui ressemble à un coquillage mais est en réalité un crustacé, et qui vit dans l’eau de mer très peu profonde.
             En forme de cône tronqué il mesure à sa base de l’ordre de 3 à 5 cm et  ses parois sont formées de plaques se terminant en pointe et formant une sorte de petit cratère comme sur un volcan.


             L'opercule  qui ferme l'orifice supérieur est enfoncé à l'intérieur du cône formé par ces plaques, et est constitué de deux paires de petites plaques mobiles qui s'écartent pour laisser passer de petits tentacules  plumeux qui permettent à la balane d'attraper sa nourriture.
            En cas de danger ou d’absence d’eau, l'opercule se ferme hermétiquement.
            La balane commune  vit en général en groupe, fixée aux rochers ou sur les structures immergées telles les coques de bateau.
            Les balanes, attirés par des phéromones passent donc leur vie accrochées à leur support et se rassemblent en gratte-ciels si elles n’ont que peu de place, ou s’étalent si la place ne leur est pas comptée.
            Les balanes sont hermaohrodites et pourraient se féconder eux mêmes, mais c’est plus amusant à plusieurs et meilleur pour le mélange des gênes.
            Alors quand on ne peut pas se déplacer, on envoie ses organes sexuels en mission, et le balane envoie un pénis d’une longueur de plus de dix fois son corps, qui va explorer les alentours à la recherche d’une partenaire.

          J’espère que je ne vous ai pas trop choqué(e)s par ces propos un peu lestes.
     

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