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    Le système glyphatique du cerveau 

                Il existe des protéines fluorescentes de diverses sortes, constituées d'environ 250 acides aminés. Un peu comme sur votre imprimante, il y en a en particulier des vertes, cyan, jaunes, bleues et rouges.
               Elles servent de marqueurs, notamment la protéine flurescente verte d'une méduse, est issue d'un gêne particulier que l'on peut prélever.
               Si on fusionne ce gêne in vitro avec un gêne que l'on veut étudier, on peut ensuite introduire le gène résultant de cette fusion dans des cellules ou dans un embryon d'animal qui va alors synthétiser la protéine de fusion, alors fluorescente.  
              On pourra alors l'observer à l'aide d'un microscope à fluorescence, par exemple et savoir ce qu’elle devient.         
              Cette méthode permet d'étudier les protéines dans leur environnement naturel : la cellule vivante et donc de faire des études sur le développement de cellules particulières.

               Les journalistes ont évidemment trouvé cela sensationnel, sans se soucier de l’aspect recherche correspondant.
               Début 2006, les taiwanais expliquaient qu'ils avaient créé des cochons phosphorescents en insérant de l'ADN de méduse dans des embryons de porcs.
               Il y a de quoi être médusé !!!

               L'ADN de méduse a été inséré chez 265 embryons inséminés dans 8 truies. 4 petits cochons sont nés.
               A la lumière du jour, les yeux, dents, pieds et ongles des mutants sont teintés de vert. Dans l'obscurité, une faible lumière verdâtre fait briller les cochons. A part cela, les animaux restent complètement normaux.
             Début 2008, l'agence de presse Xinhua indique qu'une des truie qui était devenue fluorescente en décembre 2006, a eu des porcelets. Le papa était normal, la maman brillait sous les ultra-violets. 11 progénitures ont vu le jour et parmi celles-ci, 2 ont acquis la caractéristique brillante de leur maman. Le gêne a donc été transmis.
             Les cochons sont des animaux intéressants car les manipulations faites sur eux peuvent donner une bonne idée du résultat de ces mêmes manipulations sur l’homme...
             Et puis cela pourrait avoir certains avantages comme par exemple pouvoir manger des pieds de cochons au restaurant sans éclairage (quoique verts ce ne serait pas très engageant !), ou retrouver dans le noir mon saucisson fluorescent.
            Mais il ne semble pas qu'on en soit encore à de telles applications IooI

            En fait c’est un chinois, le professeur Wu Shinn-Chih, qui avait réalisé les premières expérience à l'université d'Agriculture de Harbin en Chine du Nord et avait créé des cochons et des lapins fluorescents.
            M. Wu espère que la technologie mise au point pourra être en particulier utilisée pour suivre le développement de tissus quand des cellules souches sont employées pour générer de nouveaux organes humains destinés à en remplacer d'autres déficients.

             Des chercheurs américains ont utilisé cette technique sur des souris de laboratoire pour visualiser la circulation sanguine et lymphatique dans le cerveau.

     

    Le système glyphatique du cerveau

            Une découverte importante a eu lieu ces dernières années dans le domaine du cerveau, sans que les journaux, même scientifiques, ne lui accordent l’importance méritée.

     Les neurobiologistes étaient persuadés que les vaisseaux lymphatiques, qui transportent notamment les cellules du système immunitaire, et évacuent de l’organisme les déchets et les toxines, ne s’étendaient pas jusqu’au cerveau.

           J’avais donné quelques indications dans un autre blog, sur un nouveau procédé, qui consistait à modifier génétiquement des gênes d’animaux, en leur ajoutant un gêne de méduse, ce qui rendait phosphorescents les organes traversés par le sang ou la lymphe, lorsqu’on les éclairait avec une lumière d’une longueur d’onde spécifique..

     Cette technique avait été utilisée sur des lapins et des souris.

     

           En utilisant cette méthode, Kari Alitalo et Aleksanderi Aspelund, de l’université d’Helsinki, ont découvert que le système lymphatique existait aussi au sein du cerveau. La découverte a été confirmée par des chercheurs américains.

           D’une part des vaisseaux lymphatiques normaux existent autour du cerveau, mais des vaisseaux particuliers, dont les parois sont faites de cellules gliales, transporte aussi la lymphe et le liquide cérébro-spinal dans le cerveau. Il transporte les cellules immunitaire et évacue les déchets toxiques.

           Il a été dénommé  « système glymphatique ».

     

           Il n’est pas exclu que certaines maladies neuro-dégénératives, telle les maladies d’Alzeimer, de Parkinson, ou d’Huntington (paralysie, pertes de mémoire, symptômes psychatriques et mort), pourraient être dus à l’accumulation de toxines, en raison d’un mauvais fonctionnement de ce système glymphatique.

           Dans des maladies auto-immunes, telle par exemple la sclérose en plaque, le système immunitaire attaque les cellules du cerveau, notamment les cellules gliales qui forment la myéline, isolant les faisceaux d’axones.

     

           Les chercheurs ont également découverts que des traumatismes d’ordre comportemental supportés par des souris, pouvaient entraîner des dommages dans le système glymphatique et que d’autre part l’évacuation des toxines était beaucoup plus importante pendant le sommeil que pendant l’éveil, la circulation du liquide de ces vaisseaux étant deux fois plus élevée.

           Ils ont aussi constaté que dormir sur le côté était plus bénéfique que dormir sur le dos, sans doute en raison de la position de valves dans ces vaisseaux.

           Les chinois étudient actuellement comment amliorer cette circulation, avec certains produits qui contiennent des oméga-3. La respiration profonde améliorerait aussi ce fonctionnement.

            Bref c’est le début de recherches qui pourraient aboutir à des méthodes intéressantes de soins de maladies, contre lesquelles nous n’avons actuellement que des moyens de lutte peu efficaces.

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  •      Je ne sais pas si vous avez lu des articles sur une découverte qui peut être très importante en médecine humaine : la possibilité de remplacer du sang humain, quelque soit son groupe et son rhésus, par de l’hémoglobine extraite des vers marins arénicoles.

        Qu’est ce que ce vers marin ?
       
        Vous avez sûrement vu, lors des basses mers, une plage criblée de petits trous dans le sable humide et truffée de petites bosse de boue en forme de tortillon, comme le montre la photo ci-dessus.
        Ce sont des logements de vers arénicoles, dont le nombre, sur certaines plages favorables, peut être supérieur à 100 par mètre carré.


        Le ver arénicole (ou ver de vase et « buzuk » en breton), que vous voyez sur la photo ci-dessus, mesure environ 15 cm de long et de l’ordre du cm de diamètre, de couleur marron-rougeâtre, avec de nombreux anneaux.
        Son anatomie est décrite sur le schéma ci-dessous :


        La tête qui comporte quatre annelets supporte une bouche globuleuse avec de nombreuses papilles, qui permet d’absorber la vase, le ver séparant  dans son tube digestif les éléments nutritifs et rejetant sur la plage la vase sous forme de tortillons, que l’on voit nombreux sur les plages, dans la partie recouverte par les marées. Le tube digestif comporte un œsophage, un estomac et un intestin.
        Le thorax qui comporte 19 annelets, qui supporte des pseudopodes garnis de soies.
        L’abdomen, muni de branchies ramifié, comporte un système circulatoire commandé par deux cœurs.
        La queue de diamètre moindre se termine par un anus en bout de système digestif.
        La peau de l’arénicole sécrète une substance fluorescente gris-vert, quelque peu irritante, qui colore les doigts lorsqu’on la manipule.
        Le ver est doté d’un système nerveux rudimentaire, la tête abritant deux ganglions faisant office de cerveau.
     

        Le ver creuse une galerie dans la vase de 10 à 30 cm de profondeur en forme de U, comme le montre la caricature ci-dessus. Le bout de la queue affleure la surface en haut du puits le plus étroit, ce qui permet au ver de rejeter à l’extérieur les tortillons de vase (on appelle cela des « turricules ».
        Le corps du ver, hors la queue se trouve dans la partie horizontale du U.
        L’autre puits vertical est comblé en surface par de la vase ou du sable humide avec une légère dépression ou parfois un trou, que l’on aperçoit sur la plage à une dizaine de cm du tortillon.
        Le ver est animé de contractions de son corps qui provoque un pompage de l’eau depuis le haut du puits caudal, cequi permet à l’animal de récupérer l’oxygène de l’eau dans ses branchie et d’amener à sa bouche des sédiments dont il tirera sa nourriture. L’animal « pompe » pendant une quinzaine de minutes, puis avale les sédiments pendant 7 mn et le cycle recommence tant que le trou est recouvert par l’eau de la marée. Quand la marée se retire, il respire l’oxygène de l’air, saturé d’humidité, qui pénètre dans ses puits.
        Si la galerie reste pleine d’eau, lors de faibles marées, l’animal peut épuiser l’oxygène dissous, ou si à marée basse ses puits s »’ssèchent et que l’oxygène de l’air n’atteint plus les branchies à travers de l’eau, il se met alors en métabolisme anaérobie et peut ainsi rester sans « respirer » pendant plusieurs heures.

        Les espoirs médicaux grâce à ce ver arénicole.


        Le professeur Frank Zal, chercheur du CNRS étudie ce ver depuis 1990 et il avait été étonné que le ver puisse ainsi survivre en l’absence de respiration pendant des heures. il a pensé que cette étonnante capacité était dû à son sang qu’il a donc étudié.

        Dans le sang humain l’oxygène est transporté par l’hémoglobine, contenue dans les globules rouges du sang. Le problème est que ces cellules ont des caractéristiques particulières : rhésus + ou _ et nombreux groupes sanguins, principalement A, B, AB et O. (voir mon article du 8 décembre 2015).
        Le problème est qu’en cas de besoin thérapeutique de transfusion sanguine, on ne peut pas recevoir d’un donneur n’importe quel sang suivant les caractéristiques de son propre sang. Dans la majorité des cas, les receveurs seront transfusés avec les globules rouges d'un donneur du même groupe sanguin. Deux exceptions : les individus de groupe O- sont "donneurs universels" et peuvent donc donner leur sang à n'importe quel receveur, tandis que les individus de groupe AB+ sont "receveurs universels ». La transfusion avec un sang non compatible risque d’entraîner des accidents cardiaques graves, voire la mort.
        D’où un problème en cas d’accident ou blessure demandant une transfusion car o ne dispose que de très peu de sang O-, et il faut donc attendre de déterminer le groupe et le rhésus de la personne avant d’acheminer le sang adéquat.
       
        Le ver arénicole n’a pas de globules rouges (donc ni groupes, ni rhésus), mais son hémoglobine est voisine de celle de l’homme, mais elle a deux propriétés extraordinaires : elle peut acheminer 50 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine et elle peut être lyophilisée sans dommages.

        En 2007 le professeur Zac a quitté le CNRS et fondé une société HEMARINA, basée à Morlaix, en Bretagne nord, pour étudier les applications de ses découvertes.
        Cette société a créé des élevages de vers et étudié l’extraction et la purification du sang des arénicoles. D’abord, les vers sont tués par surgélation ; puis, à partir de glaçons entiers de 250 à 300 kg d’arénicoles, les animaux sont décongelés dans une solution qui libère leur hémoglobine. Le mélange obtenu est ensuite purifié et filtré, pour obtenir un résultat de quelques kilos d’hémoglobine pure.

        Actuellement la première application de cette hémoglobine, du à son pouvoir oxygénant, est de mieux conserver les organes destinées à des greffes en les immergeant dan un liquide contenant cette hémoglobine marine.
        Les essais physiologiques de transfusion à l’homme vont bientôt pouvoir être faits, les essais sur animaux s’étant révélés positifs, mais l’agrément d’un médicament est chose longue, pour des raisons de sécurité et d’étude des effets secondaires.
        Les services de la protection civile et de secours d’urgence sont très intéressés ainsi que les armées, car, en cas de blessure nécessitant une transfusion d’urgence, il ne serait plus nécessaire de chercher les caractéristiques du sang de l’accidenté, mais seulement de disposer de quantités suffisantes d’hémoglobine de ver arénicole.
        La Marine américaine semble avoir déjà effectué des essais de cette hémoglobine lyophilisée sur des humains.

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  • La maladie de Lyme          La végétation a particulièrement proliféré cette année, et en Bretagne, où je suis en vacances, et les syndicats d'initiatives signalent que l'on peut parfois être piqué par une tique, soit directement si elle s'est accrochée à votre peau, ou si elle était tapie dans les poils de votre chien.
              La tique, ou Ixodida, est un acarien, qui fait partie des arachnides
              Ces tiques et leurs larves peuvent transmettre. la maladie de Lyme (ou Borreliose de Lyme). Cette infection septicémique grave touche non seulement les chiens mais également l'homme et d'autres animaux (quelques milliers de cas humains par an en France et la majorité des contaminations survient entre les mois de mars et de septembre).

    La maladie de Lyme

              La bactérie responsable est un spirochète c’est à dire une bactérie de forme hélicoïdale qui répond au doux nom de "Borrelia burgdorferi".
              Après l’inoculation cutanée de la bactérie, lors de la piqûre de tique, la maladie de Lyme évolue en trois grandes phases, séparées par des périodes d’absence de signes de la maladie.

              La phase primaire est caractérisée par une lésion, survenant entre 3 et 30 jours après la piqûre de tique, érythème rouge, centré sur le point de piqûre, s’étendant progressivement de façon centrifuge, ovale  et pouvant mesurer jusqu’à 50 cm et non infectée.
             Des manifestations générales (maux de tête, douleurs articulaires, légère ascension de la température corporelle, fatigue) et un gonflement des ganglions proches de la lésion cutanée peuvent y être associés traduisant la dissémination de la bactérie dans l’organisme.
             En l’absence de traitement, cet érythème évolue pendant quelques semaines (extension progressive) et disparaît sans séquelle, de façon trompeuse.

              La phase secondaire survient plusieurs semaines ou mois après la disparition de érythème et se caractérise par :
                     - des manifestations cutanées analogues à celles observées lors de la phase primaire de la maladie;
                    - des manifestations cardiaques : syncopes (perte de connaissance), palpitations (sensation de battement cardiaque dans la poitrine), douleurs thoraciques. Ces manifestations cardiaques évoluent le plus souvent vers la guérison sans séquelle
                    - des manifestations neurologiques : une inflammation très douloureuse des racines des nerfs innervant le territoire de la piqûre de tique). Le nerf facial est fréquemment touché. Une méningite peut également survenir dans de rares cas.

             La phase tertiaire se manifeste des mois ou des années après le début de l’infection par :
                    - des inflammationss cutanées évoluant vers une atrophie de la peau, des nodules violacés, arrondis, à contours nets, fermes, localisés sur le front, le lobe de l’oreille et régressant spontanément en quelques mois;
                   -  des atteintes articulaires : identiques à celles observées dans la phase secondaire ;
                  - des atteintes neurologiques : touchant la moelle épinière ou le cerveau (manifestations neuro-psychiatriques diverses).
             L’évolution vers une phase tertiaire reste rare, même en l’absence de traitement.

             La maladie présente une évolution très favorable lorsqu’elle est traitée.
             Il est donc indispensable, dès qu’on repère une tique sur la peau, de l’enlever, en ne tirant dessus avec une pince à épiler qu’après l’avoir endormie à l’éther ou à l’alcool à 90 d° afin de décrocher son rostre, qui sinon resterait dans la peau.
            Les tiques adultes sont visibles sur la peau et peuvent être retirées rapidement. Toute personne qui a retiré une tique de sa peau sait qu'elle a été piquée et doit aller consulter un médecin si elle ressent des symptômes dus à cette piqûre.
            Par contre, les jeunes tiques ou "nymphes" sont difficilement visibles sur la peau  car grosses comme une tête d'épingle. La taille minuscule de la nymphe est la raison pour laquelle beaucoup de malades de Lyme  ne se rappellent pas d'avoir vu de tiques sur eux. Dans les cheveux , par exemple, il est très difficile de repérer une nymphe. Les piqûres dues aux nymphes passent facilement inaperçues et sont responsables d'une grande partie des cas de maladie de Lyme.
           Lorsque vous vous promenez en forêt ou dans des herbes, mettez plutôt des chaussures au lieu de nu-pieds, des pantalons au lieu de robe (ou de kilt !).
          Et si vous trouvez une tique sur votre chien ou votre chat, après l’avoir soigné, examinez vous soigneusement vous même.

     

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    Essais sur un utérus artificiel.

            Je lisais dans la presse des articles sur des chercheurs japonais et chinois, puius américain, qui essayaient de créer des animaux en gestation dans des boîtes, des sortes « d’utérus artificiels ».

            L’embryon d’animal était enfermé dans un sac plastique, contenant un liquide composition voisine du liquide amniotique et le cœur du fœtus faisant circuler le sang dans un échangeur qui l’enrichit en oxygène, jouant ainsi le rôle du placenta.

             Dans le cas des chercheurs japonais une pompe externe faisait circuler le sang. Le liquide est un fluocarbone qui peut transporter de l’oxygène et du CO2 dissous, pour maintenir l’oxygénation du sang

     Il semble que les animaux ainsi créés soient viables, mais cette gestation est très onéreuse.

            Les chercheurs de l’hôpital de Philadelphie a ainsi réalisé la mise à terme de sept agneaux extrait par césarienne apès 15 semaines dans le ventre de brebis et donne pour objectif d’améliorer la survie des grands prématurés.

            Mais si l’agneau est une bon animal test au niveau de la formation des poumon, il l’est moins au plan des hémorragies cérébrales, car son cerveau est plus vite formé que chez un fœtus humain.

            De plus on ne pourra guère examiner si les capacités intellectuelles de l’animal sont atteintes, faute de tests psychologiques efficaces.

             L’hôpital de Philadelphie avait tenu la vedette il y a un an, en effectuant une opération chirurgicale, in utero, pour enlever une grosseur, suspectée d’être une tumeur, sur le bras d’un fœtus, ceci à 22 semaines de gestation, la naissance s’étant ensuite effectuée normalement à 35 semaines, la mère et l’enfant étant en bonne santé.

     

             Bien entendu, les journalistes, en recherche de sensationnel sont enthousiastes. Même la Croix approuve, voyant sans doute là un moyen de faire campagne contre l’avortement.

            J’avoue être un peu effrayé par ces études, tout en reconnaissant qu’elles sont nécéssaire au plan de la connaissance néonatale.

            Mais je vois mal une application rapide à l’humain.

            D’une part la responsabilité serait trop grande de faire naître un handicapé et je pense que de longs essais sur des singes seraient nécessaires.

            D’autre part je que l’on ne néglige fortement le développement cérébral qui se fait in utero, à partir du contact avec l’extérieur (sons) et avec la mère (voix, toucher).

            Les chercheurs de Philadelphie envisagent dailleurs un sac amniotique maintenu dans l’obscurité, exposé à une caméra permettant de surveiller le fœtus, ainsi que des haut-parleurs diffusant l’ambiance sonore qu’un fœtus ordinaire entend au travers du ventre de sa mère.

            Il est indéniable que le fœtus développe in utero, ses capacités de développement, l’usage de ses sens, du début de leur interprétation par le cerveau, et du début de la formation des centres d’apprentissage. sans compter tout ce que l’on ignore sur le développement du cerveau émotionnel et de la relation mère-enfant.

     

            Que l’on fasse des essis biologiques de la sorte pour accroître nos connaissances, je n’y vois pas d’objection, mais je pense qu’il ne faut pas se presser de passer à la pratique sur l’homme, même pour aider des prématurés à rester en vie, tant qu’on n’est pas sûr de ne pas créer des malades et des handicapés à vie. 

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  • Les troubles bipolaires.

     

    Evidemment, comme j’ai fait un article sur les personnes borderline (aux limites), on m’a tout de suite posé la question, « Quelle est la différence avec quelqu’un de « bipolaire ? »

    Cela ne m’étonne pas = ce sont les deux « tartes à la crème » des journaux de psychologie qui voient partout des malades mentaux et veulent nous persuader que nous le sommes un peu. Il faut bien faire du sensationnel.

    Cela dit, certaines personnes ont vraiment des troubles bipolaires et c’est alors aussi une affection de l’humeur qu’il vaut mieux soigner, car ils peuvent conduire à la dépression.

     

    Les troubles bipolaires sont aussi appelés « troubles maniaco-dépressifs », mais cette appellation ne fait que compliquer les choses et nous induire en erreur.

    On ne sait déjà pas bien ce qu’est une dépression, car elle peut avoir maintes formes et être plus ou moins grave, mais maniaque a, dans le vocabulaire courant, une signification différente de celle en psychologie.

    Dans le langage courant être maniaque, c’est être obsédé par quelque chose, par exemple l’ordre et la propreté, et s’occuper alors de détails, avec un goût et un soin excessif (souvent en reprochant aux autres d’être négligents sur ce point).

    En psychologie, l’état maniaque, c’est lorsque l’on est très euphorique et excité, hyperactif et d’humeur très irritable, avec une perte du sens de la réalité.

    Finalement les troubles bipolaires c’est une succession d’épisodes où l’on est maniaque, puis dépressif. Autrefois on appelait aussi cela être cyclothymique, mais c’était une appellation plus générale pour quelqu’un qui passait sans cesse de la bonne humeur optimiste au pessimisme le plus complet.

     

    Comment décrire les troubles bipolaires ?

     

     La phase « maniaque » :

    Bien entendu je connais des excités, des hyperactifs et des coléreux qui ne sont pas bipolaires, et le comportement d’une personne atteinte de tels troubles est assez différent dans la phase maniaque :

    - Elle peut être très facilement distraite par ce qui l’entoure et a du mal à être attentive. Elle peut perdre totalement le contact avec la réalité.

     - Elle peut avoir une confiance aveugle en soi : c’est la meilleure, le roi du monde; et donc pendre des risques trop importants voire même avoir des comportements dangereux..

     - Elle peut avoir un contact facile et familier avec les autres, se traduisant par une grande communicabilité et une capacité étonnante à détecter et à réagir aux attitudes d’autrui

       - Elle peut avoir des idées incessantes et en tous sens, parler sans cesse très rapidement, rire souvent même sans raison. Désinhibé, le patient chante au milieu de ses phrases, fait des plaisanteries caustiques, osées, des jeux de mots faciles, des calembours

     - Elle peut tenir des propos invraisemblables et avoir également des projets grandioses et peu réalistes .

     - Elle peut avoir une agitation motrice très forte, ne tient pas en place, se lève brutalement, déambule.

     - Elle peut ne pas avoir besoin de beaucoup de repos ( moins de 3h de sommeil par nuit )

     - Elle peut devenir très agressive et violente en paroles envers sa famille et ses plus proches 

     - Elle n’a pas conscience de ses comportements anormaux et ne se reconnait pas malade.

     

     La phase dépressive :

    « Déprimer », étymologiquement, signifie « rabaisser ». La dépression est l’abaissement de l’humeur.

    La phase dépressive est en quelque sorte le miroir de la phase maniaque : le sujet présente des signes de grande tristesse, il est ralenti et n’a goût à rien, parfois il veut mourir. Il perd son élan vital, ralentit son psychisme, perd tout intérêt pour l’environnement et l’action, n’a plus de plaisir pour ses activités habituelles.

    On peut avoir des troubles de concentration, de mémoire, voire de raisonnement,

      Il y a en général perte de la confiance en soi et afflux d’idées négatives

     Il peut y avoir agressivité ou repli sur soi.

     L’appétit et le sommeil sont perturbés

     

     La « mélancolie » est une forme particulière de dépression, caractérisée par l’intensité de la tristesse et de la douleur morale du patient qui éprouve un malaise permanent. (là encore la signification de ce mot en psychologie est très différente deu langage courant).

     Le patient se sent indigne de vivre; les idées suicidaires souvent dissimulées et déterminées sont fréquentes avec parfois des passages à l’acte grave. 

     Parfois, la mélancolie s’accompagne de signes délirants avec des idées de culpabilité, de ruine, d’incurabilité (« cela n’ira jamais mieux ») jusqu’à des hallucinations.

     

     Les causes du bipolarisme sont mal connues. La maladie intervient souvent après un stress important ayant crée une grande anxiété ou un grand traumatisme. 

    Il semble que le mécanisme de certains neurotransmetteurs soit modifié, notamment celui de la sérotonine, et qu’il y ait une hyper activité des centres amygdaliens, peu contrôlés alors par le cortex préfrontal.

     on constate en général une concentration importante permanente de cortisol pendant la phase dépressive.

     

     Il ne faut pas confondre les troubles bipolaires qui se succèdent avec des intervalles de plusieurs jours voire plusieurs mois, avec une personnalité multiple.

     

     Le trouble de double personnalité fait partie des troubles dissociatifs de l'identité, définis par la présence de deux ou plusieurs identités. Plusieurs états distincts de personnalité vont se succéder chez un même individu. Ainsi, il peut avoir des difficultés à évoquer des souvenirs et n'a pas nécessairement conscience de cette succession d'états qu'il vit. Pour les personnes ayant vécu des traumatismes psychiques ou physiques, la double personnalité permet d'éloigner de la perception les souvenirs traumatiques.

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