•            Pour mieux se connaître, mais aussi pour essayer de s'améliorer, réfléchir sur soi-même, sur ses comportements est certainement utile.
               Pourquoi ne pas réfléchir à notre "Persona" !

    Examen de Persona

               Pensez à votre comportement dans un groupe de copains d'amis et éventuellement vis à vis de votre petit(e) ami(e).
               Vis à vis de ces copains, de ces amis, êtes vous parfaitement sincère, totalement vous même? Ou ne jouez vous pas un certain “rôle”, ne voulez vous pas paraître parfois ce que vous n'êtes pas?

         Cela m'étonnerait qu'il n'y ait pas un minimum de “cinéma” dans votre attitude, nous en faisons tous. Je n'appellerai pas cela “mensonges” car je ne veux pas avoir l'air de juger cette attitude qui est presque naturelle et normale.

               Alors , quels sont les points sur lesquels vous déformez un peu la vérité, les informations sur vous même que vous voulez absolument cacher et celles où, pour donner le change, vous fournissez à la place, d'autres informations inexactes? Quels sont vos comportements  vis à vis d'eux qui ne sont pas sincères et naturels, mais qui sont, soit une savante construction et un beau jeu de rôle, soit de petites manies pour vous faire valoir ou vous donner une certaine contenance.
               Essayez donc de faire la liste de tout cela, liste pour vous même bien sûr, que vous déchirerez ensuite.

               Et maintenant réfléchissez. En face de ces inexactitudes, en face de ces comportements, en face de ces personnages que vous composez, essayez maintenant de vous demander : pourquoi fais je cela, quelle est ma raison profonde, qu'est ce que je veux cacher, qu'est ce que je veux faire croire, quelle image de moi voudrais je donner? Et pourquoi, quelle est ma motivation dans tout cela.?
               Si vous arrivez à faire cet examen (ce n'est pas toujours facile de voir clair en soi), vous allez voir apparaître votre Personna et les différences avec votre moi profond.

               Vous allez d'abord vous apercevoir qu'une partie de cette Personna correspond bien à ce que vous êtes réellement, et que cette partie là, c'est celle dont vous n'avez pas honte, celle que vous acceptez sans réticence, celle dont vous êtes content(e), celle que vous n'avez aucune hésitation à montrer aux autres.
               A l'inverse vous allez vous apercevoir que ce rôle que vous jouez , c'est au contraire dans les domaines où vous n'êtes pas satisfaite de vous, où vous n'acceptez pas vos défauts et vos faiblesses, ou bien qui correspondent à des échecs, des déceptions, des regrets, des remords, à ce que vous auriez voulu être, à des rêves non réalisés (Freud qui est très complexé dirait à des “refoulements”), ou à quelque chose que vous aviez et qui vous rendait heureuse et qui s'est évanouï.

               J'ai connu beaucoup de personnes, aussi bien parmi les adultes que parmi les jeunes, qui jouaient le personnage joyeux alors qu'elles étaient tristes et malheureuses au fond d'elles mêmes;, qui jouaient à l'homme ou la femme libre et entreprenant(e), alors qu'il ou elle regrettaient un amour romantique passé, des timides qui faisaient semblant d'être des “tartarins” ou des James Bond, et d'autres qui essayaient de faire le clown au milieu d'amis, pour cacher leur solitude.

               Alors à l'issue de cet examen, vous allez découvrir, non seulement votre Personna, mais un peu de votre moi profond.et peut être, un peu de cette partie cachée, même à vous même, qui est votre inconscient.

               Ensuite, peut être serait il bénéfique que vous vous posiez la question : “est il vraiment nécessaire et bénéfique pour moi que ma Personna soit si différente de moi même de ce que je suis.? “  Est ce que mon rôle ne pourrait pas être plus proche de ce que je suis réellement dans la vie. Mes relations avec autrui, ne gagneraient elles pas à ce que je sois plus sincère?
               Et puis cette connaissance de tout le coté négatif de votre être, ne pouvez vous pas vous en servir pour transformer ces regrets en espoirs et en motivation pour devenir plus conformes à ce que vous voudriez être, en tournant la page du passé, pour ne voir que l'avenir.
                A mon âge c'est sans doute un peu tard, mais vous, vous avez la vie devant vous.

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  •              Que pensent les autres personnes de moi ? C'est une question que se pose souvent notre “Personna”.
                Car si nous jouons un “rôle” , c'est  davantage pour les autres que devant nous mêmes.
     Alors l'effet produit sur les autres (ou que l'on aimerait produire) , nous intéresse beaucoup évidemment.
               Cela est encore plus sensible pour les jeunes que pour les adultes, et notament pour les ados-filles dont l'apparence évolue énormément en quelques années et qui donc sont obligées de “changer de rôle”.
               Le problème de la persona des enfants et des parents peut avoir une grande influence sur l'entente au sein de la famille.Persona des parents et des enfants.
                Des ados garçons, mais surtout filles m'ont souvent écrit qu'ils ou elles elles ne voulaient pas qu'on les voit pleurer (moi j'étais sur internet, je lisais les mails et ne pouvait que m'imaginer la scène !), et ne voulaient plus avoir l'air d'une “enfant”.

               Ainsi  Et votre "personna" fait croire à vos parents que vous n'avez plus besoin d'être consolées et d'être soutenues, parce que vous voulez être “grandes et responsables”.
              Mais quand dans les mails que vous m'envoyez, c'est votre “moi caché” qui s'exprime, là c'est différent et, comme vous savez que je ne vous juge pas, votre vraie personnalité apparaît. 
             Et là vous ne craignez plus de montrer que parfois vous êtes tristes et que vous avez besoin de sentir qu'on vous aime et qu'on est là pour vous soutenir, pour vous aider à trouver les solutions à vos problèmes.

               Vos parents vous aiment et vous les aimez. Mais pourtant devant eux vous jouez votre rôle, votre moi s'efface devant votre personna.
               Eux aussi sont habitués à jouer le “cinéma de leur vie”, et vis à vis de vous le “rôle de tuteurs”, de l'autorité parentale. Alors eux aussi vous paraissent jouer la comédie.
               Ils ne vous comprennent plus et vous ne les comprenez plus. Les dés sont pipés. Vous vous éloignez les uns des autres et la confiance n'est plus là.
               C'est paradoxal que, lors dents échanges de mails, vous m'acceptiez mieux, que vous m'écoutiez mieux que vos parents, peut être parce que je vous écoute aussi.
               Mais surtout parce que nous jouons tous les deux, la carte de la sincérité, de la confiance, que nous arrivons à abandonner nos rôles. Parce qu'au fond, je ne suis que virtuel, je ne serai jamais dans votre entourage réel, je ne connaîtrai pas votre famille, vos amis,  Comme en plus je ne vous juge pas et j'ai de la considération pour vous, que c'est surtout votre vrai moi que vous me montrez, parce que votre personna n'a alors plus guère d'importance.

               La Personna des parents et des enfants, c'est l'engrenage, le cercle vicieux  : les jeunes veulent être indépendants, se plaignent des contraintes parentales, font un vrai cinéma avec les parents et cherchent à tourner ces contraintes et à manipuler les parents, qui ne font plus confiance et deviennent méfiants et tatillons. La compréhension, la confiance diminue, les caractères se braquent, on cache de plus en plus ses vrais sentiments et ses intentions véritables et la vie ne devient plus qu'on horrible jeu de rôles.
              Rares sont les jeunes qui m'écrivent, qui n'aient pas des problèmes de ce type, et ceux qui en ont peu, sont en général ceux qui ont essayé d'être eux mêmes et qui ont eu des parents qui ont bien voulu aussi “jouer le jeu de la sincérité”, mais dès lors, aussi celui de la considération, de l'amour et de la compréhension.

              Nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une personna, puisque nous vivons en société et c'est vrai que toute vérité n'est pas bonne à dire, et que si l'on disait à tout instant tout ce que l'on pense sans réfléchir, la vie serait vite odieuse pour tous.
    Mais il ne faut pas que notre personna prenne trop de place et il faut qu'une part d'elle importante soit constituée de notre vrai moi, et non uniquement de ce que nous voulons paraître;
              Avec notre famille, avec nos amis, jouer un rôle imaginaire et uniquement destiné à satisfaire ses désirs et à façonner l'opinion des autres selon sa propre volonté, faire ainsi un cinéma manipulateur, aboutit en général à l'incompréhension et à l'éloignement et malheureusement rend peu à peu impossible la vie en commun.

     

     

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  •                 J'avais fait en 2016 (30 mai) un article sur la "Persona"; c'était resté assez théorique et plusieurs correspondants m'ont envoyé des mails pour me demander des exemples concrets.
                   Je vais donc faire quelques articles à ce sujet. Le premier aujourd'hui redéfinira la Personne et les suivants donneront quelques exemples.

                   Le “moi” en psycho, (dans les mots croisés on parle souvent de “l'ego”), c'est d'abord la
    personnalité de chacun de nous  (nos capacités, notre comportement), mais aussi nos pensées, nos sentiments, nos désirs.
                  Une partie de ce “moi” est déterminé par la formation de notre cerveau, différente pour chacun d'entre nous, qui aboutit au plan psychologique à des aptitudes et des préférences cérébrales innées qui sont à l'origine de notre “caractère”.
                  Mais notre personnalité est ensuite très fortement influencée par notre apprentissage d'enfant, par notre éducation (les parents), par notre culture (l'école, les lectures et aujourd'hui les médias), par notre expérience de la vie, et par les rapports avec les autres hommes.
                 Nos rapports avec les autres ont une place très importante, encore plus chez les jeunes aujourd'hui, et il arrive souvent à chacun d'entre nous de se demander : "mais que pensent les autres de moi ?"

                Quand on veut appréhender la “structure du moi”, on aboutit à une grande complexité, mais dont on peut résumer les grandes lignes de la façon suivante (voir le schéma ci après).

    Le rôle que nous jouons dans la vie

               Le “moi réel”, ce qui est réellement la personne, ses préférences de comportement, ses aptitudes, ses pensées, bref sa vraie personnalité, mais il est composé de deux grandes parties :      --     
                     - le “moi extraverti”, 
    celui que l'on veut bien montrer aux autres,

                     - le “moi introverti, caché, intÉrieur, profond”, que l'on garde pour soi, que l'on ne veut pas montrer, qui est en quelque sorte notre “jardin secret”.
    Une partie de ce  moi peut ne pas être connu de nous et faire partie de notre inconscient.

              Mais il existe à coté de ces deux “moi réels” deux autres “moi” analogues, irréels” , au sens qui ne sont pas vrais, ne sont pas la réalité, et qui ne correspondent pas à ce que l'on est, mais à ce que l'on souhaiterait être :
                     - le moi que l'on souhaiterait montrer, c'est à dire ce que l'on aimerait être, ce que l'on souhaiterait que les autres pensent de nous, mais qui n'est pas la réalité
            C'est donc un “rôle” que l'on joue vis à vis des autres, un espèce de cinéma. de représentation théâtrale que l'on joue devant les autres et souvent devant soi même..
                     - le moi profond souhaité, qui est fait des désirs de ce que l'on souhaiterait être (mais cette fois ci, en secret, sans le montrer aux autres), de ses phantasmes et aussi des remords et regrets, notamment ceux que Freud appelait des refoulements. (encore qu'il ne considérait guère que les refoulements sexuels), et dont une bonne partie est inconsciente.

             La “partie du moi réel ” et “ la partie fabriquée”,  que l'on montre aux autres, constituent ce que l'on appelle la “Personna”. C'est le  rôle  que chacun de nous joue, en société vis à vis des autres, (jeu auquel nous finissons par croire en partie) et qui comporte une part de réalité.

            Si nous donnons trop d'importance à ce rôle que nous voulons jouer aux yeux des autres, si les autres ne voient en nous qu'un aspect très différent de nous-mêmes, qui ne reflète pas notre personnalité et ce que nous sommes réellement.
           En fait, il faudrait s'accepter et accepter les autres tels qu'ils sont et savoir limiter son rôle et être le plus possible soi même, si on veut  avoir une vie paisible et heureuse au milieu des autres.
            J'essaierai de le montrer dans les prochains articles, mais la caricature de ce chat, qui voudrait trop plaire aux petites chattes, illustre bien le problème que pose la Persona.

    Savez vous ce qu'est votre "Persona" ?

     

     

             

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  •  

                Je constate que beaucoup de mes correspondants jeunes aspirent à une grande liberté, et ont des difficultés dans leur travail car ils acceptent mal l’autorité de leur chef. Ils rêvent d’une société sans hiérarchie, où l’on serait complètement libres.
                Ce rêve est il possible ou n’est ce qu’une utopie?

                Quand je discute avec eux, l’opinion suivante revient souvent : être libre c’est avoir le choix, c’est décider de sa vie. Donc plus on a de choix, plus on serait libre? Est ce tellement vrai ?
               Avoir le choix, est ce être libre et en est on plus heureux ?. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours vrai.

                Il m’est arrivé dans mon existence d’avoir le choix entre deux ou même trois solutions possibles, et d’avoir bien du mal à me décider, car chacune avait des avantage lmais aussi des inconvénients et elles s’excluaient mutuellement.j’étais donc obligé de choisir une voie et de renoncer aux autres, ce qui aavit des inconvénients certains. les solutions avaient une attraction à peu près égale, mais je devais choisir. et cela m’a causé plus te tourment que de bonheur, car la liberté, c’est aussi le risque de se tromper de voie, de solution.

                Avoir un grand nombre de choix peut sembler synonyme d’une plus grande liberté, puisque de nombreuses voies sont ouvertes.
                En fait notre cerveau n’est pas fait ainsi : si nous essayons de raisonner notre choix, le cerveau préfrontal ventromédian va évaluer les bénéfices et les inconvénients de chaque action, les efforts nécessaires. Il va essayer consciemment ou inconsciemment de classer les diverses solutions, mais s’il y a un grand nombre de choix, le problème est trop complexe et le cerveau n’aura pas le sentiment d’être libre mais au contraire d’être tombé dans une impasse.
                Une partie du travail du cerveau est inconscient, et il n’est pas forcément logique. Le cerveau va chercher en mémoire des cas analogues et il peut ainsi « suggérer » des solutions, qui peuvent s’avérer bonnes ou mauvaises
                Lorsque nous avons ainsi pris une décision qui nous est favorable, nous avons l’impression que cela est dû à notre libre-arbitre, alors qu’en fait elle résulte peut être d’une intuition inconsciente.
                D’ailleurs les aires cérébrales qui sont activées lorsqu’on fait un choix « libre » ne sont pas les mêmes que celles qui estiment à quel point notre choix a été fait librement. Le ressenti peut être donc très différent des conditions du choix;

                Nous sommes aussi victimes d’à priori : soit pour conserver une même solution heureuse (on ne change pas une équipe qui gagne !), soit au contraire, face à des situations répétitives, choisir des solutions différentes pour exprimer notre liberté de choix.
                Les psychologue ont montré par ailleurs que le liberté de choix et le sens de la responsabilité de ce choix n’étaient pas non plus dépendants 

               Cependant il faut croire à notre liberté. Les psychologues ont également montré que quel que soit notre degré de liberté, le fait d’y croire avait des conséquences sur nos actes. Les personnes qui remettent en cause leur libre arbitre ont en moyenne des comportement plus égoïstes, stressés, agressifs, voire malhonnêtes. Croire à notre liberté apporterait plus de satisfactions et moins de stress.
               Mais il faut se rappeler que si nous sommes libres de nos choix, nous ne sommes pas libres de leurs conséquences.!

               Il ne faut pas confondre liberté de choix et choix solitaire. Décider seul, sans écouter les autres est une erreur. C’est se priver de l’expérience d’autres personnes, de points de vues et d’éléments différents des siens. Ecouter les autres n’empêche pas de décider librement ensuite, mais c’est augmenter les chances de ne pas passer à côté d’un élément de décision important.

               J’entends aussi souvent de jeunes correspondants dire qu’ils ne supporteront pas qu’un chef décide à leur place.
               C’est ne pas connaître la réalité des tâches. Un organisme où tout le monde décide ce qu’il va faire sans la coordination d’un supérieur va très vite à l’anarchie, car chacun tire dans un sens qui n’est pas celui des autres, sans se soucier des intérêts contradictoires et du travail à réaliser par l’ensemble.  
              Dans une équipe, chacun a une spécialité différente et des travaux particuliers à accomplir. Le chef de l’équipe a la responsabilité des objectifs de toute l’équipe et il doit aider, diriger et contrôler le travail commun, et donc celui de chacun des membres de l’équipe. Il a donc des informations globales que n’a pas chacun des membres de l’équipe et c’est le fait qu’il peut faire cette synthèse qui justifie sa présence.
               Ne pas avoir de supérieur hiérarchique n’est guère possible que si l’on a une profession libérale (médecin, avocat..) ou si l’on est le patron d’une petite entreprise ou artisan. Mais on a alors quelque chose de bien plus redoutable que d’avoir un patron et qui diminue bien plus votre liberté : c’est la concurrence et la loi du marché. ET rester en activité sans faillite n’est pas facile et cause bien des soucis.

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  • L'esprit critique des psychologues.

              Le « bon sens » a beaucoup intéressé les philosophes. Les psychologues trouvent que c’est une notion trop complexe et trop vague et préfèrent définir et étudier « l’esprit critique », qui n’est qu’un des aspects du bon sens.

               Qu’est ce que l’esprit critique ?

               C’est d’abord l’aptitude à adopter vis à vis des problèmes une attitude sceptique, de façon à évaluer quelle est la probabilité pour qu’une assertion ouune hypothèse en sciences), soit vraie, en analysant les données qui semblent la justifier.
               C’est ensuite la maîtrise des méthodes et des principes pour obtenir de bons raisonnements, notamment logiques
               C’est aussi la capacité à appliquer ces méthodes aux problèmes rencontrés.
               Il repose sur une certaine volonté d’aborder ainsi les problèmes, mais aussi sur l’utilisations de nombreuses données en mémoire.
               C’est finalement une certaine expertise.

               Un groupe de chercheurs de Cambridge estime que l’esprit critique repose sur cinq facteurs : l’analyse et notamment la décompositions et divers facteurs logiques, l’évaluation de la fiabilité des faits et des arguments, la faculté de tirer des conclusions justes ou au moins très probables, l’élaboration et la construction logique de raisonnements et de théories, ainsi que de leurs justifications, et enfin la conscience de nos propres limites et la détection de nos erreurs.
              J’ajouterai personnellement qu’il faut une certaine écoute de l’opinion dautrui et un minimum de tolérance, pour éviter le préjugés et l’entêtement dans ses idées.

              Comment acquérir cette aptitude ?

              Autrefois on comptait d’abord sur l’enseignement secondaire des sciences et des auteurs en français et philosophie.        
              La méthode scientifique est basée sur ce scepticisme, et sur l’analyse logique critique des hypothèses des modes opératoires des expériences et de leurs résultats.
              Etudier la pensée de nombreux auteurs et notamment des philosophe, permet d’appréhender que diverses solutions à un problème sont possibles, et que la discussion est ouverte pour les comparer. C’est un entraînement à l’analyse et la synthèse et à débattre des idées, en comparant les points de vue.
              Mais on constate que de nos jours, l’enseignement ne suffit manifestement plus à donner aux élèves un esprit critique suffisant.
              L’explosion des données disponibles sur internet et surtout l’existance de données sur les réseaux sociaux qui n’ont subi aucune vérification, et qui s’avèrent le plus souvent fausses ou tendancieuses, et on constate que beaucoup d’individus tombent dans les pièges qe ces fausses informations, que d’autres s’amusent à diffuser, voire le font dans un esprit maléfique. Le nombre d’arnaques et d’escroquerie sur internet est énorme, tout autant que celui de leurs victimes crédules.

               Trois énormes erreurs sont fréquemment faites dans les raisonnements et les rendent caduques :
                        - lorsque deux phénomènes qui sont liés (même de façon certaine par une corrélation statistique), et que l’un succède toujours à l’autre, croire que le second est la cause du premier; il peut y avoir une cause commune aux deux phénomènes par exemple il ne faut pas conclure que, parce que l’augmentation des dépenses de chauffage l’hiver et la mortalité des vieillards sont en corrélation, moins on chauffera les vieillard, mois ils mourront ! En fait c’est le froid qui est la cause commune des deux faits constatés.
                        - lorsqu’un constate un défaut chez un individu, généraliser l’existence de ce défaut à tous les individus qui lui ressemblent (cela revient à donner une grande probabilité à un fait dont la probabilité est faible).
                       - lorsqu’on est en présence d’un résultat exceptionnellement élevé, reprocher que les résultats suivants soient moins bon. Supposez que très en forme vous obteniez 20/20 à une dissertation, il y a toutes les chances que votre note suivante soit moins bonne (elle ne pourrait être meilleure). En statistique, on appelle cette tendance la « régression vers la moyenne », c’est à dire que la probabilité d’ontenir une note égale à la moyenne de vos notes est plus forte que celle d’obtenir une note exceptionnelle.

               Il faudrait donc compléter les méthodes classiques de l’enseignement secondaire, et on peut le faire de diverses façon qui ont été expérimentées par divers enseignants, par exemple :
                        - mettre sur pied des « petites classes » de discussions par petit groupes, pour habituer les élèves à discuter, à voir les failles des arguments adverses, et à mieux élaborer les siens propres.
                       - des cours pratiques sur l’argumentation, avec notamment certaines notions pratiques de statistiques.
                       - faire examiner aux élèves diverses assertions sur internet, les faire critiquer et faire rechercher la documentation qui permet de les avérer ou de les démentir.

     

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