•  

    Savez vous ce qu'est votre "Persona" ?

     Beaucoup de ceux que je côtoie se demandent souvent "Que pensent les autres de moi ?"
     C'est l'occasion de se demander ce qu'est leur "Persona".

               A coté de la personnalité, du « moi », C.G. Jung, un psychiatre contemporain de Freud au début du XXème siècle, mais beaucoup plus réaliste et pragmatique, appelle du nom de « Persona » (avec un seul n), la partie de notre "moi", pas forcément réelle, que nous voulons montrer aux autres, et la personnalité que nous aimerions avoir (une partie réelle et une autre désirée).
              Et notre Persona nous fait faire un certain cinéma et si nous jouons un “rôle” , c'est  davantage pour les autres que devant nous mêmes.
             Alors l'effet produit sur les autres (ou que l'on aimerait produire) , nous intéresse beaucoup évidemment.
             Cela est encore plus sensible pour les jeunes que pour les adultes, car le groupe de copains a davantage d’importance pour eux, et notamment pour les ados-filles dont l'apparence évolue énormément en quelques années avec la puberté, et qui donc sont obligées de “changer de rôle”.    

             Le “moi” en psycho, (dans les mots croisés on parle souvent de “l'ego”), c'est d'abord la personnalité de chacun de nous  (nos capacités, notre comportement), mais aussi nos pensées, nos sentiments, nos désirs.
            Une partie de ce “moi” est déterminé par la formation de notre cerveau, différente pour chacun d'entre nous, qui aboutit au plan psychologique à des aptitudes et des préférences cérébrales innées qui sont à l'origine de notre “caractère”.
            Mais notre personnalité est ensuite très fortement influencée par notre apprentissage d'enfant, par notre éducation (les parents), par notre culture (l'école, les lectures et aujourd'hui les médias), par notre expérience de la vie, et par les rapports avec les autres hommes.
            Nos préférences cérébrales évoluent donc au cours de notre vie, ainsi que nos aptitudes.

              Quand on veut appréhender la “structure du moi”, on aboutit à une grande complexité, mais dont on peut résumer les grandes lignes de la façon suivante (voir le schéma ci après).

    Savez vous ce qu'est votre "Persona" ?

               Le “moi réel”, ce qui est réellement la personne, ses préférences de comportement, ses aptitudes, ses pensées, bref sa vraie personnalité, mais il est composé de deux grandes parties :      --     
                     - le “moi extraverti”, 
    celui que l'on veut bien montrer aux autres,

                     - le “moi introverti, caché, intÉrieur, profond”, que l'on garde pour soi, que l'on ne veut pas montrer, qui est en quelque sorte notre “jardin secret”.
    Une partie de ce  moi peut ne pas être connu de nous et faire partie de notre inconscient.

              Mais il existe à coté de ces deux “moi réels” deux autres “moi” analogues, irréels” , au sens qui ne sont pas vrais, ne sont pas la réalité, et qui ne correspondent pas à ce que l'on est, mais à ce que l'on souhaiterait être :
                     - le moi que l'on souhaiterait montrer, c'est à dire ce que l'on aimerait être, ce que l'on souhaiterait que les autres pensent de nous, mais qui n'est pas la réalité
            C'est donc un “rôle” que l'on joue vis à vis des autres, un espèce de cinéma. de représentation théâtrale que l'on joue devant les autres et souvent devant soi même..
                     - le moi profond souhaité, qui est fait des désirs de ce que l'on souhaiterait être (mais cette fois ci, en secret, sans le montrer aux autres), de ses phantasmes et aussi des remords et regrets, notamment ceux que Freud appelait des refoulements. (encore qu'il ne considérait guère que les refoulements sexuels), et dont une bonne partie est inconsciente.

    Savez vous ce qu'est votre "Persona" ?

               La “partie du moi réel ” et “ la partie fabriquée”,  que l'on montre aux autres, constituent ce que l'on appelle la “Persona”. C'est le  rôle  que chacun de nous joue, en société vis à vis des autres, (jeu auquel nous finissons par croire en partie) et qui comporte une part de réalité.
              Les deux “moi profonds réel et imaginaire” constituent le "moi caché” dont une partie est également réelle et une partie souhaitée ou regrettée (qui d'ailleurs pourra devenir en partie réelle en vieillissant, d'une part parce qu'on arrivera à réaliser certains souhaits, à transformer certains regrets et à avoir conscience de certains phantasmes inconscients).

              On n'a pas conscience de tous ces "moi".
              Une partie est consciente (celle dans l'ellipse) et une partie inconsciente, surtout en ce qui concerne la partie non réelle et notamment les refoulements.
              Toutefois en réfléchissant, en s'étudiant (les psy appellent cela “l'introspection”), on peut accéder petit à petit à une partie de l'inconscient, difficilement chez un jeune, un peu plus avec l'âge, mais jamais totalement, et pas toujours de façon très claire

              Nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une persona, puisque nous vivons en société et c'est vrai que toute vérité n'est pas bonne à dire, et que si l'on disait à tout instant tout ce que l'on pense sans réfléchir, la vie serait vite odieuse pour tous. 
              Il y a dans notre cerveau un centre, pas très loin de ceux du langage, qui gère nos “rapports sociaux” sur le plan notamment de nos paroles et malheureusement les personnes dont ce centre est lésé, ne sont pas d'un commerce très facile.
             Mais il ne faut pas que notre persona prenne trop de place et il faut qu'une part d'elle importante soit constituée de notre vrai moi, et non uniquement de ce que nous voulons paraître;
            Avec notre famille, avec nos amis, jouer un rôle imaginaire et uniquement destiné à satisfaire ses désirs et à façonner l'opinion des autres selon sa propre volonté, faire ainsi un cinéma manipulateur, aboutit en général à l'incompréhension et à l'éloignement et malheureusement rend peu à peu impossible la vie en commun.

           Il faut s'accepter et accepter les autres tels qu'ils sont et savoir limiter son rôle et être le plus possible soi même, si on veut  avoir une vie paisible et heureuse au milieu des autres.
            

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Les robots et l'empathie

          « Don Diègue robot » dira t’il un jour à son fils « Rodrigue as tu du coeur ? ».

        Je crains que « Rodrigue robot » ne réponde : « non papa, je n’ai que du carreau » , car pour un robot un jeu de cartes est plus naturel que des émotions.

        On nous parle très souvent de robots à la télévision.
        Il y a 20 ans, les robots n’étaient que des machines qui aidaient l’homme pour des tâches fastidieuses, tels les robots ménagers ou ceux des usines de mécanique
        Les robots intelligents n’existaient que dans les films de science fiction, tel le célèbre D2, mais ils ressemblent à des machines.
        Depuis quelques années la robotique a fait des progrès - ce que l’on appelle du mot pompeux « d’intelligence artificielle ». Nous pouvons trouver des tondeuses ou des aspirateurs qui se débrouille tout seuls, si l’environnement n’est pas trop compliqué.
        Mais ils sont programmés pour une tâche précise et n’ont aucune capacité d’invention. Ils s’adaptent tout au plus en fonction des perceptions de leurs capteurs.
        C’est bien moins intelligent que le moindre animal domestique.
        Mais des films comme « Real Humans » nous montrent des robots bien proches de l’homme et ayant des sentiments.

        Depuis quelques années on a vu apparaître des robots auxquels on a donné un physique d’homme ou d’animal domestique, avec comme but de tenir compagnie à des personnes âgées ou à des enfants malades.
        Le premier écueil a été d’imiter la marche des vivants et notamment la bipédie des hommes.
        Cela a l’air tout simple, mais c’est un problème d’équilibre difficile et rien ne vaut notre cerveau. La robotique n’imite pas encore parfaitement la marche de l’homme.
        Deuxième écueil, la parole. Certes ce n’est pas difficile de faire parler un robot : l’ordinateur sait imiter la voix humaine et former des mots et des phrases à partir de phonèmes. Quant à la syntaxe et la grammaire, c’est logique ou bien question de mémoire, donc pas de problème.
        Mais c’est un autre problème de dire des choses intelligentes et de comprendre un interlocuteur et lui répondre. Les situations que l’on rencontre sont tellement nombreuses qu’on ne peut mémoriser des réponses à l’avance.
        Il faut donc là une véritable intelligence artificielle, qui puisse imaginer pour s’adapter, après avoir interprété et analysé la parole de son interlocuteur.
        On en est encore au balbutiement.

        Mais le summum de la difficulté c’est de rendre le robot empathique.
        Il faut d’abord pour pouvoir répondre à des émotions, comprendre celles des autres. Donc le premier stade c’est de rendre le robot capable de déceler des émotions chez son interlocuteur humain.
        On commence à peine à le faire.
        Il s’agit essentiellement que le robot reconnaisse les émotions d’une part aux mimiques du visage et d’autre part aux intonations de la voix. C’est tout un apprentissage.
        Le stade d’après sera de faire apprendre au robot, comment réagir face aux émotions des hommes et d’avoir des attitudes et des réponses appropriées. C’est encore plus difficile.
        Les chercheurs pensent que d’ici quelques dizaines d’années, il sera possible d’avoir des robots capables de tenir compagnie aux personnes âgées et aux enfants.
        Mais il faudra que ces personnes comprennent que, même si le robot semble avoir de l’empathie et répondre à leurs émotions, ce n’est qu’un dressage et que lui n’éprouve aucune émotion, contrairement aux hommes et aux animaux.
        Ils ne faudra pas trop s’attacher à nos robots : ils ne le méritent pas.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

     

        J'ai expliqué, dans mon dernier article, l'aspect physiologique du rire, quasi inconscient. (ou du moins on ne le maîtrise pas, même si on le ressent).
        Mais évidemment il faut se poser la question : on ne rit pas sans raison. Qui déclenche le rire? Et cela c'est beaucoup plus difficile à déterminer,  

        Il existe des cas de rires incontrôlés, qui se déclenchent tout seuls. C'est considéré comme une anomalie, analogue à des crises d'épilepsie. Cette maladie est due à de petits amas anormaux de neurones dans l'hypothalamus ou dans son environnement.
        Des stimulus chimiques (par exemple l'inhalation de protoxyde d'azote) peuvent aussi déclencher le rire, involontairement, par action sur des centres voisins de l’hippocampe.
        Vous pouvez aussi déclencher le rire par des actions sensorielles sur la peau, qui sont transmises au cortex somatosensoriel (responsable du sens "toucher", sur le dessus du crâne). Ce sont les "chatouilles", l'information sensorielle étant transmise d'une part à l'hypothalamus et d'autre part au cortex préfrontal (médioventral), qui "sait" donc qu'on vous torture ainsi et qui va essayer (en vain ou avec succès selon les individus et les circonstances) d'inhiber l'hypothalamus pour qu'il ne déclenche pas le processus de rire, au grand dam de ceux qui vous chatouillent.  

        Il y a ensuite des processus plus ou moins volontaires de rire.
        D'abord chez le jeune enfant de quelques mois, le cortex préfrontal n'est pas mature et la réaction provient du cerveau émotionnel. C'est une sensation émotionnelle qui le déclenche : la vue de sa famille, du biberon, d'un jouet.
        De la même façon chez l'enfant ou l'adulte, des réactions émotionnelles, transmises par les cortex cingulaire et insulaire à l'hypothalamus peuvent provoquer au moins le sourire, voire le rire.
        Il arrive souvent que l'on rit ou sourit, alors qu'on n'a pas vu, lu ou entendu quelque chose de drôle, mais simplement qu'on est heureux, avec des souvenirs plaisants ou avec des amis ou parents. C'est le cerveau émotionnel qui déclenche ces réactions, mais le cortex préfrontal est impliqué dans la régulation de ces émotions
       Le cortex préfrontal ventromédian est en effet impliqué dans le circuit de récompense. Il réagit donc aux événements et sensations qui apportent du plaisir et cette information participe au déclenchement du rire, conséquence d'une euphorie, d'une anticipation sur le plaisir.

        Mais le rire est le plus souvent provoqué par le cerveau qui réfléchit, le cortex frontal. Celui-ci intervient d'abord en faisant une interprétation de nos sensations : vue et lecture, écoute d'une histoire. il réfléchit ensuite à l'interprétation intelligente à faire.
        Très souvent, l'effet comique vient d'un décalage soudain et inattendu entre la perception d'une apparence, d'un stimuli, et d'une information d'ordre cognitif ou social, qui est le plus souvent l'anticipation de la situation résultant de ces stimuli. Dès lors, une appréciation synthétique de l'ensemble et de ce décalage, générera une réponse non logique mais émotionnelle qu'est le rire.
        Lorsque vous regardez une caricature, lorsque vous lisez ou écoutez une histoire, votre cortex préfrontal réfléchit et anticipe les conclusions, ce qui va arriver, et cela inconsciemment et très vite.Et puis vous lisez ce qu'il y a dans la bulle de la caricature, ou vous remarquez un détail contradictoire, vous lisez ou écoutez la chute de l'histoire, et c'est en contradiction avec ce que votre cerveau avait prévu, complètement décalé et inattendu. C'est en général la surprise de ce décalage qui provoque le rire. En quelque sorte le cerveau se moque de son préfrontal qui s'est trompé dans ses prévisions !!
        Mais si vous n'avez pas compris remarqué ce décalage et qu'il faut vous l'expliquer, l'histoire perd presque tout son caractère amusant et vous ne riez pas.
        Dans le même ordre d'idées le rire vient aussi de l'absurdité en contradiction avec une certaine logique : c'est ce qui fait le succès des shadocks ! (voir image ci dessus).         
        De plus le rire est un phénomène de groupe, un partage avec d'autres humains: :  »Le rire cache une arrière-pensée d'entente, une complicité avec d'autres rieurs, réels ou imaginaires ».
        Le rire a "une fonction sociale", il est le reflet des moeurs d'une société, d'où des plaisanteries intraduisibles ou un humour propre à telle ou telle communauté. 
        Un psychiatre américain, Allan Reiss, de l'université de Standford, a même trouvé quelque chose de curieux en faisant visionner des dessins animés.
        Les hommes n'ont pas le même sens de l’humour que les femmes. Certes, ils trouvent les mêmes dessins animés drôles et les notent de la même manière que les femmes. Par contre l’image de l’activité cérébrale est différente. Lorsque les femmes sont confrontées à un dessin animé amusant, leurs régions du cerveau dédiées au langage et à la hiérarchisation des informations, sont plus actives que celles des hommes.
        Par ailleurs le circuit de récompense dopaminergique réagit davantage chez les femmes, bien que les deux sexes donnent les mêmes notes aux dessins animés.
        Les hommes ont plus d’attente quand on leur dit qu’on va leur raconter une histoire drôle, alors que les femmes sont à priori, plus sceptiques.
        Allan Reiss a également montré en 2008 que les enfants sont plus sensibles à l'humour que les adultes, et que la perception de l'humour change au moment de la puberté, ce qui correspond aussi à une modification du système d'apprentissage et de récompense, qui perd un tires de ses neurones entre 7 et 14 ans.

    Partager via Gmail

    1 commentaire
  •  

    Le rire est il vraiment le propre de l'homme ?

    Le rire est il vraiment le propre de l'homme ?

       

         Dans ces derniers temps si tristes du fait des attentats,, beaucoup d’entre nous veulent réagir et penser à des choses moins stressante et plusieurs correspondants me demandent « qu’est ce que le rire ? Comment rire? Pourquoi les histoires drôles nous font elle rire ? ». 
        Il faut bien séparer deux choses : le mécanisme biologique du rire qui déclenche un certain nombre de réactions physiologiques automatiques et presque inconscientes, et puis l'aspect "intellectuel" qui fait que l'on rit parce qu'on lit une histoire drôle, qu'on voit une caricature, un film, ou qu'on est témoins d'une scène humoristique.

        Le mécanisme biologique semble provenir au départ de l'hypothalamus, qui est un très gros centre du cerveau central, et dont le rôle est multiple, car il régule (ou participe à la régulation) de nombreuses activités élémentaires vitales.
        « Le rire est le propre de l’homme » disaient Rabelais et Bergson, mais en fait certains animaux domestiques et les singes semblent avoir un mécanisme proche du rire.
         Rire ne s'apprend pas, c'est inné chez l'espèce humaine. Mais on rit 10 fois moins seul qu'en présence d'autres personnes et donc le rire a un rôle social.. Les chercheurs en psychologie cognitive ont trouvé que les mêmes parties du cerveau étaient activées lorsqu'une histoire drôle est racontée ou lorsqu'un rire est entendu. Le rire est donc communicatif.

        Ce sont des centres de la partie latérale de l'hypothalamus qui semblent en cause au départ. Ils agissent d'abord sur les centre générateurs des mouvements (sur le dessus du crâne), lesquels en passant par des relais situés dans le tronc cérébral (au dessus de la colonne vertébrale, dans la partie supérieure du cou), activent d'abord les muscles de la face (mimiques), des cordes vocales et de la respiration.  
        Puis l'action passe par le système sympathique : accélération du rythme cardiaque, dilatation des artères d'où une moindre pression artérielle, et dilatation des bronches. Dans le cas de fous-rires, l'hypothalamus étant plus sollicité, peut agir par l'intermédiaire du sympathique sur la vessie, (d'où les enfants qui font pipi de rire dans leur culotte). Il peut aussi agir sur les muscles des yeux et des glandes lacrymales et déclencher le « rire aux larmes ».
        L'action de l'hypothalamus se fait aussi par le canal de l'hypophyse, qui excite notamment les glandes surrénales. Il y a alors production d'adrénaline et de noradrénaline, qui sont des hormones et des neurotransmetteurs excitateurs. L'adrénaline participe à la modification du rythme cardiaque et de la pression artérielle, et libère du glucose dans le sang pour faire face à des consommations plus grande d'énergie.
        Ensuite l'hypothalamus commande au parasympathique de calmer le jeu et de ralentir toutes ces actions. En même temps il provoque la sécrétion d'endorphines par l'hypophyse, (des analogues de la morphine), qui sont des calmants.
        L'hypothalamus est relié à tout le cerveau émotionnel, et notamment aux centres amygdaliens qui ont un rôle principal en cas de peur, de colère et de stress. Dans le cas du rire, l'hypothalamus diminue le rôle de ces centres, et par ailleurs il fait produire par les surrénales une hormone anti-stress, le cortisol.
        L'hypothalamus est relié aux centres que l'on nomme centres d'apprentissage ou du plaisir, (voir mes articles sur mon blog), qui libèrent de la dopamine. Il y a donc une deuxième sensation de plaisir qui accompagne le rire.
        Dans mon prochain article, je parlerai du « déclenchement du rire ».

    Le rire est il vraiment le propre de l'homme ?

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

    Que faire si on est victime de harcèlement ?

                J’ai  fait hier un article sur le harcèlement en général, scolaire ou sur internet. Aujourd'hui, je vous donnerai quelques conseils, si vous subissez un tel calvaire.

                 D’abord il faut prendre ces harcèlement au sérieux et si votre enfant ou un camarade en est victime, il faut savoir ce qu’il en est réellement et faire le point avec lui.
                 Le harcèlement est quelque chose qui va très vite, comme une vague qui déferle: en quelques jours, le jeune se replie. Et le harcèlement touche tous les milieux.
                 Le harcèlement en milieu scolaire ou le cyber-harcèlement ont des conséquences bien connues sur les victimes : augmentation de l'anxiété, symptômes dépressifs, troubles du comportement alimentaire, faible estime de soi, mauvais résultats scolaires, difficultés d'ajustement psychosocial, crainte de fréquenter les lieux scolaires.       
                 Certains harcèlements ont mené leur victimes au suicide, et une enquête aux USA réalisée sur 37 fusillades dans les établissements scolaires de l974 à 2000 et sur 41 agresseurs, a révélé que 71 % d’entre eux se sentaient harcelés, persécutés, ou blessés par les autres personnes de leur entourage scolaire avant leur acte.

        Alors que faire si on est ainsi harcelé(e).?

    Que faire sur internet ?

                  - D’abord des mesures de précaution, ne pas converser avec n’importe qui, essayer de voir si la personne a un site pour voir ce qui y est traité.
                  - Rester discret, ne pas donner son nom ou son adresse à quelqu’un qu’on ne connait pas. Ne pas raconter sa vie à n’importe qui. Ne pas publier n’importe quoi et réfléchir à ce qu’on publie et aux conséquences possibles.
                 - Etre prudent avec une webcam : quelqu’un peut filmer à votre insu ou vous choquer avec des images ou gestes et faire ensuite du chantage.    
                - Si votre interlocuteur est désagréable ou commence à vous harceler, cela ne sert à rien de lui demander d’arrêter, cela ne fait que l’exciter. 
               - On peut lui voler dans les plumes verbalement, cela en arrêtera certains et cela vous calmera peut être, mais cela risque aussi l’inciter à faire pire.
               - Le mieux c’est de couper le contact et de l’exclure de votre site.
              - Si sur un site autre on dit du mal de vous, ne le relevez pas et n’y allez plus. Dites vous que peu de personnes le verront. Y aller ne fait que satisfaire le harceleur. Vous pouvez évidemment répondre, mais cela risque d’augmenter le niveau du  harcèlement. Si vous arrivez à tourner en dérision votre adversaire avec humour, en ayant l’air par ailleurs de ne pas souffrir de ce qu’il a écrit, vous avez quelques chances de le faire renoncer.
               - Mais surtout ne faites pas une montagne avec de petites remarques désagréables : ne vous montrez pas susceptible : que l'on se moque gentiment parfois d'un camarade, qu'il y ait parfois des heurts verbaux entre deux personnes, c'est normal.
               Ne prenez pas trop au sérieux ces agissements. Ce que pensent des imbéciles n'a pas beaucoup d’importance. Effacez ces commentaires désagréables s’ils sont sur votre site. Et si vraiment cela devient insupportable, changer de blog, en créer un autre dont vous ne donnerez l'adresse qu'à vos amis et recopiez y vos articles.
              - Et si vraiment cela va plus loin que vous ne le supportiez, confiez vous à un(e) ami(e), à un adulte en qui vous avez confiance ou à vos parents. L’essentiel est de sortir de la solitude.
            Il m’est déjà arriver d’avoir une explication avec un harceleur et de le menacer de poursuites juridiques, pour lui faire arrêter d’importuner une correspondante.
        Certains harceleurs ne sont pas conscients du mal qu’ils font : ils pensent qu'insulter via Internet, ça reste virtuel
             - Et si cela devient vraiment odieux, il faut couper les réseaux sociaux pendant un temps, bien que ce soit très difficile pour les jeunes.

    Que faire pour un harcèlement en classe ?

               - S’il s’agit de petites moqueries sans grande répercussion, il ne faut pas vous montrer trop susceptible. Ce que j’ai dit plus haut reste vrai.
               - Si un groupe vous prend pour souffre douleur, et si vous avez de bons camarades, allez avec eux et en groupe, ignorez l’autre groupe et serrez vous les coudes.
               - Si vous êtes un souffre-douleur isolé(e), parlez en à l’infirmière, à un prof sympa ou à vos parents qui eux verront les professeurs.
               - Et dans le cas de vols, rackets, mauvais traitements, il ne faut pas le cacher, il faut porter plainte.
            
            Ensuite il faut se reconstruire et pour cela ne pas croire tout ce qui vous a été méchamment dit. Il n’y a pas le dixième de vrai. Confiez vous à des amis, discutez avec eux : vider son sac fait du bien.
            Puis repartez de l’avant : c’est l’avenir qui compte, pas le passé.

            Et un point qu’il ne faut pas oublier, mais je ne peux guère en parler car c’est tout de suite très personnel : un petit ami à l’esprit tordu peut être un manipulateur, un harceleur, et la conduite à tenir est la même, mais c’est plus difficile si vous l’aimez.

     

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique