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    Optimiste, est ce si difficile de l'être ?.

          Beaucoup d’entre nous, je le vois avec mes correspondant(e)s, sont pessimistes et sont souvent envahis par les idées négatives.
          C’est même devenu une certaine habitude, une mode, un conformisme.
          Il est certain qu’avec les catastrophes, les guerres et tous les accidents et les rimes dont la presse et la télévision nous abreuvent, la tendance naturelle à se décourager, la prépondérance des souvenirs tristes et notre tendance aux remords et regrets, il est certain que l’environnement et notre naturel nous poussent au pessimisme.
         J’ai parmi mes proches, des personnes qui ne voient que ce qui ne va pas, et s’attendent en permanence au pire, tant pour eux mêmes et leur santé, que pour leur environnement et pour le monde entier. Certains essaient de maîtriser les événements, mais en fait n’apportent aucune solution, paralysés qu’ils sont par le stress et ses hormones (le cortisol en particulier).
        Bien sûr, c’est une question de tempérament, de préférences cérébrales, mais je ne crois pas que ce soit une fatalité et nous pourrions tous avoir un brin d’optimisme et d’espoir si nous le voulons bien : pour cela il faut, comme le disait le Général de Gaulle, espérance, confiance en soi et volonté.

        Evidemment il y a un minimum nécessaire pour être optimiste : il nous suffit de nous référer à la pyramide de Maslow. Il faut un minimum de sécurité matérielle : il est normal qu’une personne au chômage ou que les personnes actuellement touchées par les inondations, soient pessimistes. Il faut aussi un minimum de santé physique : une personne malade ou ayant subi un accident a forcément une phase de pessimisme.
        Ensuite il faut un minimum de reconnaissance et de contact sociaux. On a besoin des autres et l’isolement nous rend pessimistes et nous enlève l’espérance. Il faut une certaine volonté pour ne pas s’enfermer dans la solitude.

        Notre espérance, c’est à dire en fait nos désirs sont la clé qui peut nous conduire à l’optimisme. Mais pas des désirs illusoires et utopiques, les grands espoirs de réformer le monde, ou les désirs de vie extraordinaire. Ce sont les désirs relatifs à la vie de tous les jours, c’est essayer de profiter de tous les petits instants de bonheur de la vie quotidienne.
        Certes cela peut être aussi des rêves, mais à condition ensuite de les analyser, de s’en tenir à ceux qui sont possibles et réalistes, de faire alors un projet, et de s’en donner les moyens de réalisation.

        Pour faire ces projets, pour les analyser, pour les réaliser, il ne faut pas éternellement attendre le lendemain. Il faut la volonté d’avancer, être attentif, ne pas avoir peur de l’effort, être pragmatique dans ses analyses et ses décisions. Lorsqu'on a envie de quelque chose, il faut oser le demander et exprimer ses envies, décliner ses projets, c'est déjà les faire exister.

        Je ne sais pourquoi, les psychologues n’aiment ni le terme d’espérance, ni celui de volonté, et ils préfèrent parler « d’optimisme lié à l’action ».
        Paradoxalement beaucoup de psys considèrent que nos émotions, surtout les négatives, sont peu contrôlables, et que les efforts pour les maîtriser sont trop coûteux.
        Pourtant tout le monde sait que l’espoir et la volonté de guérir sont primordiales pour recouvrer la santé quand on est malade, même si on est bien soigné.
        Etre optimiste, c’est d’abord avoir une certaine confiance en soi, c’est croire qu’on peut y arriver
        On a longtemps cru que la capacité de voir la vie du bon côté était un talent donné au hasard. Certes les préférences cérébrales y sont pour partie, mais on peut modifier peu à peu son inclination initiale.
        Etre optimiste, c’est faire de son mieux possible, malgré ce qui vous arrive. 
        Lorsque les événements difficiles arrivent, les optimistes n'en sont pas épargnés, mais ils parviennent à ne pas contaminer toute leur existence avec un problème, notamment entgre leur vie professionnelle et familiale. Ils savent compartimenter et savent que le mauvais sort n’est pas permanent : il va passer un jour. Ils sont conscients du caractère éphémère et précieux de la vie et ils ne veulent pas la gâcher..
        Il arrivera que, devant un événement incontournable, les optimistes iront même parfois jusqu'à «faire comme si» (faire comme si j'allais guérir de cette maladie incurable, retrouver un travail prochainement…) pour ne pas stagner dans le fatalisme. 
        Les optimistes ont une confiance non négociable dans le pouvoir de leur volonté.

        Mais ensuite, il faut être plus qu’optimiste pour avancer : l’optimiste qui reste dans l’attente n’arrive à rien.
        Prévoir des actions concrètes, être capable d'identifier ses objectifs est essentiel et c'est en cela que celui qui est plein d’espoir, se différencie de l'optimiste: Il sait qu'il va exercer un certain contrôle sur les événements, pouvoir agir pour atteindre ses objectifs, alors que l'optimiste jouit “simplement” de la capacité de penser que les événements vont bien se passer, parfois même indépendamment de sa marge d’action. 
        Celui qui a l’espérance est décidé à agir et il va de l’avant en décidant et en réalisant.

        Etre optimiste, c’est l’une des clés du bonheur; alors vous qui êtes pessimistes essayez de vous entraîner à être davantage optimistes.

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  • Big Five contre préférences cérébrales .

              On m'a donc demandé les différences entre big five et préférences cérébrales et pourquoi je préférais ces dernières ?

               La première différence est que pour chaque critère le big five n'a qu'une échelle, alors que pour les préférences cérébrales il y a deux critères antagonistes à chaque fois, on utilise les deux selon les circonstance mais avec une attitude préférée.
              Il en résulte que, pour le big five, il y a dans chaque critère un jugement de valeur : la personne au score élevée est meilleure que la personne au score faible (sauf en névrosisme où c’est l’inverse). C’est cela que je n’aime pas dans le Big five, car il est discriminatoire et décourageant pour certaines personnalités à scores faibles.

              En fait le big five est un test que l'on fait passer et on vous clash dans une population statistiquement sur une courbe de gauss. 
              Par ailleurs chacun des critères mélange en fait des aspects assez différents dans lesquels vous pourriez avoir des tendances inverse, ce qui vous donne une note moyenne, qui n’est pas représentative de votre personnalité. C'est pourquoi on analyse ensuite des sous-critères, mais leur rattachement au critère principal n'est pas toujours très claire.

              En fait le big five n'est pas une théorie de la personnalité, mais une mesure de divers comportements.

               Au contraire, les préférences cérébrales découlent des théories de la personnalité de C.G. Jung, psychiatre du début du 20ème siècle, qui s’appuyait sur les maigres connaissances du cerveau de cette époque. Cela a reçu le nom de MBTI (indicateur de Myers-Briggs), personnes qui ont mis en pratique la théorie de Jung.
               On examine d’abord la façon dont vous prenez vos informations,
                     - de façon sensitive, détaillée, progressive, pas à pas, analytique, pragmatique et concrète. Vous êtes plus orienté sur le présent.
                      - de façon globale, intuitive, synthétique, mais peu détaillée, plus abstraite et sous forme de schémas et modèles. Vous êtes plus orienté sur l’avenir et vous avez un esprit créatif.
               On examine ensuite la façon dont vous prenez vos décisions.
                       - selon des critères logiques et objectifs, en faisant appel à la réflexion et à l’évaluation des situations. Vous êtes plus orienté vers vos objectifs
                       - selon des cris!ères subjectifs et intuitifs, faisant appel à vos valeurs et vos goûts. Vous êtes plus altruiste et orienté sur les personnes.
              Ce sont des préférences comportementales du cerveau

              Puis on observe comment vous vous comportez vis à vis des événements extérieurs, d'une part ce qui vous motive (les autres humains ou votre pensée intérieure et l'extraversion est proche de celle du big five), et par ailleurs, soit vous voulez maitriser les situations et donc vous essayez de prévoir à l’avance ce qui se passera et les solutions, en corrigeant éventuellement si vous avez mal prévu, (vous privilégiez donc la prise de décision à la prise d’information, soit vous attendez que les événements se produisent et vous vous adaptez, (ous privilégiez donc la prise d’information à la prise de décision).
               On examine e vos attitudes et comment vous utilisez deux modes antagonistes, donc des faits, sans les noter : Il n'y a aucun jugement de valeur, ce qui facilite considérablement son emploi, son acceptation et notamment le fait quel'n accepte de discuter avec d'autres sur nos préférences réciproques.

               Les critères du MBTI sont beaucoup plus clairs car ils concernent un type de comportement assez bien défini, alors que le Big five mélange certains comportements très différents dans le même critère.    
               Néanmoins le MBTI ne tient pas compte de certains comportements que malheureusement le Big five mélange à d’autres.
               C’est la raison pour laquelle j’ai complété le MBTI, à partir de certaines études notamment du psychologue Plutchik et de certains des critères du Big Five, mais en préservant toujours cette dualité de critères antagonistes, qui marquent une préférence et dont on ne note pas la valeur.

                 Si on compare les critères Big five avec ceux du MBTI, on peut voir dans l’altruisme de « l’agréabilité » une partie du comportement de décision « valeurs » du MBTI, mais il s’y rajoute des aspects de sociabilité, de tolérance et de négociation.
         « La conscience » recouvre certains aspects de celui qui veut maîtriser les événements, mais aussi des éléments de méthodes rigoureuses de prise d’information du 
    S ou de prise d’information du L du MBTI
        « Le névrosisme » n’a pas d’équivalent MBTI
        « L’ouverture » ressemble au comportement global de prise d’information, mais elle y ajoute l’aspect indépendance du jugement et l’individualisme, mais aussi en partie le comportement décisionnel de celui qui suit ses sentiments et ses goûts.
               Le big five avait donc l’avantage d’évaluer le comportement des personnes face au stress (névrosisme), et d’examiner, mais en les mélangeant à d’autres aspects, la tolérance et l’indépendance d’esprit.
    Il semblait donc intéressant de compléter le MBTI dans ces domaines
        
              Les critères que j’ai rajoutés à ceux décrits du MBTI, sont les suivants (voir pour plus de détail mes articles précédents sur les préférences cérébrales):

              J’ai préféré la notion « d’optimisme-pessimisme » au névrosisme :
                           - on a tendance à voir dans la vie les choses du bon coté (le verre à moitié plein) ou au contraire les choses sous l'angle défavorable (le verre à moitié vide).
                           - de ce fait on est face aux événements et à son entourage, soit plutôt serein, gai, soit au contraire, inquiet, soucieux, triste.
                           - l'optimiste face aux problèmes du passé en tire la leçon, puis sait tourner la page. Le pessimiste a des remords de ce qu'il a mal fait et des regrets de ce qu'il n'a pas su faire.
                            - il en résulte que l'optimiste a une certaine confiance en lui, qui manque au pessimiste.
                            - enfin face à l'adversité et aux ennuis, l'optimiste arrive a remonter rapidement à la surface, alors que le pessimiste ne se remet que lentement et difficilement.

                J’ai isolé l’aspect « tolérance » qu’il y avait dans l’agréabilité, qui est différent de l’altruisme et de la bonne relation avec autrui., car c’est un comportement au plan des idées, de l’acceptation des idées des autres, qui n’était pas explicité dans le MBTI :
                            - soit nous écoutons et nous admettons les idées des autres, ce qui n'empêche pas de défendre les siennes. Nous sommes « tolérants »
    Bien entendu nous pouvons ensuite être influen!ables ou au contraire indépendants d'esprit, c'est autre chose.
                           - soit nous préférons avoir absolument raison quelles que soient les idées de l'autre et nous ne changerons d'opinion à aucun prix, même si l'autre personne a raison. Nous sommes « intolérants ».

               Enfin autre préférence qu’évoque le Big five et que j’ai individualisée l'indépendance d'esprit ou l'influençabilité.
        Dans notre vie de tous les jours nous sommes en présence d'autres personnes avec lesquelles nous confrontons nos idées, qui agissent sur les nôtres et nous avons alors deux types d'attitudes différentes :
                            - soit nous sommes influençables et les autres ont une grande influence sur nos opinions, soit directement, soit que nous attachions beaucoup d'importance à leur estime et donc à des règles auxquelles nous obéissons.
    Un faible contrôle de nos émotions et une appréciation insuffisante de nos limites et de nos qualités et défauts favorise une attitude soumise.
    En général cette attitude s'accompagne d'une trop grande importance attachée à l'opinion d'autrui
                              - soit nous sommes indépendants et le jugement des autres et leurs idées ont une influence faible sur nos comportements et les règles de conduites sont raisonnées.
    Un bon contrôle de nos émotions et une appréciation de nos limites et de nos possibilités favorise une certaine liberté d’action.

               Enfin j’ai introduit une huitième préférence cérébrale qui n’a rien à voir ni avec le MBTI, ni avec le Big five, mais qui résulte de travaux de Plutchik : c’est la notion de sensibilité qui résulte entre autres de la « perception émotionnelle immédiate ».
                La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective, partiellement inconsciente et peu maîtrisée. 
                C'est seulement dans un deuxième temps que l'on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision d'action.
                Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus et constitue donc une préférence cérébrale.

                Non seulement ces préférences cérébrales n'impliquent pas de jugement de valeur, mais elles ne constituent pas un test. On les établit en réfléchissant avec la personne sur ses comportements (ou ceux des autres), et cela en dehors de toute idée de classement.
               Ces huit catégorie de préférences cérébrales (4 MBTI + 4 ajouts), m’ont très souvent permis de renseigner des personnes qui avaient des problèmes sur leur personnalité et de comprendre leurs divergences avec leurs parents, leurs amis et copains, leurs professeurs ou au sein de leur travail ou de leur couple.

     

             

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  •            Comme je l'ai dit dans mon précédent article, si les grandes lignes du Big Five sont assez bien définies, ensuite les psychologues ont mis sur pied diverses versions, qui déclinent les cinq critères en sous-critères de façon différente.

              Les trois versions les plus connues parmi les plus récentes sont les suivantes :
                    - le Personality for professionnels inventorie (PFPI) mis au point par les psychologues Rolland et de Fruit en 2009, est principalement utilisé en entreprise :recrutement, biln, orientation, coaching..)
                   - le Néo-PI-3 de Costa et McCrae de 2010, est le plus utilisé, principalement en psychiatrie.
                   - le Big Five Inventory BFI-2 de Soto et John, en 2010, est surtout utilisé en recherche psychologique; c'est le plus général et le plus simple.

              Pour vous donner une idée des différences, ces trois graphiques citent les diverses sous-classes utilisées :

    Différentes formes de Big Five

     

    Différentes formes de Big Five

    Différentes formes de Big Five

               Ces questionnaires et études sont ils valables pour tous.?
               Non : ces représentations de la personnalité sont surtout valables pour les adultes. Certes les traits de personnalité apparaissent tôt dans la vie, mais les tests du Big Five, qui donnent un chiffre d’intensité du trait de caractère, ne sont pas adaptés ni aux ados, et encore moins aux enfants. 
               Je pense que le modèle de bigs five préconisé par certains chercheurs pour les enfants est mieux adapté, maisje ne connais pas de questionnaire adapté à ce modèle. D'ailleurs un enfant serait il capable d'y répondre ?

    Différentes formes de Big Five

         

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  •           Plusieurs correspondants, qui ont lu mes articles sur les préférences cérébrales, me disent :

    - au lycée, à la fac, ou en entreprise, on ne nous parle pas des préférences cérébrales, mais du "Big Five" . Qu'est ce et quelle est la différence? 

              Ce n'est pas simple et je vais l'expliquer en trois articles pour ne pas vous saturer 
               Dans l'article d'aujourd'hui, je vais expliquer le  plus simplement possible les grands traits du Big Five.
               Dans l'article suivant je montrerai que ce type de test se décline un peu différemment si on est en entreprise, en psychiatrie ou dans les recherches de psychologie clinique.
               Dans un troisième article, j'expliquerai les différences avec les "préférences cérébrales" et pourquoi je préfère celles-ci.

    Qu'est ce que le "Big five".

     

                Des études américaines ont montré, après plusieurs dizaines d’années d’études expérimentales sur des individus, que ceux-ci diffèrent par leur attitude et leur façon de penser, de sentir et d'agir, dans plusieurs domaines psychiques, ces derniers pouvant être regroupés autour de cinq larges dimensions - traits ou facteurs - de la personnalité. 
               Il s’agit plus d’un repère que d’une théorie de la personnalité.
                Ces facteurs de la personnalité ont été obtenus en partant de constatations pratiques, en faisant des hypothèses sur ces divers facteurs et en utilisant ensuite une analyse statistique dite “factorielle” qui chiffre la corrélation entre chaque facteur et les divers comportement.
                De très nombreux chercheurs ont collaboré à ces études. Les plus connus dont on trouve de nombreuses publications sont Allport, Cloninger, Goldberg et Mc Crea.
                Ces traits de personnalité ont l’assentiment de tous les chercheurs. Par contre on peut ensuite les decliner en «sous-traits» que l’on appelle des facettes, et là, les chercheurs ont des découpages un peu différents.

                Voici quels sont ces cinq facteurs de personnalité, qui comme les préférences cérébrales peuvent se décrire, pour chacun par deux attitudes antagonistes, l’une étant utilisée plus souvent que l’autre. Mais les américains ne donnent qu’un seul nom à chaque caractère, qui correspond aux attitudes positives ou négatives, que l’on a «plus ou moins», d’où un sentiment de jugement de valeur, qui me gêne dans l’application pratique de la théorie. 

    Extraversion :
                Comme pour les préférences cérébrales, l’extraverti tire son énergie du monde environnant et du contact avec les autres personnes et fait preuve ouvertement de sociabilité, d’activité et d’émotivité positive, mais il ne peut se passer de leur compagnie, de la société. Il atendance à s'exprimer, parfois sans réfléchir, à se mettre en avant et à diriger les groupes.
                 Au contraire, les introvertis, souvent timides ou discrets, moins tournés vers les autres, prudents, ont le monde des idées et de la réflexion comme moteur. Ils sont plutôt calmes, et moins dépendants de la vie sociale; l'introverti a besoin de moins de stimulation que l'extraverti et de plus de temps pour réfléchir. Il parait moins actif, car son activité est plus intellectuelle et moins sociale.

    L’Amabilité : («agréabilité» dans la théorie originale)
                C’est une attitude prosociale et altruiste dans le cadre des relations avec autrui : confiance, chaleur, aptitude au dialogue, empathie. Les personnes ayant ce trait de caractère se montrent pleins d'égards, amicaux, serviables, généreux et prêts a transiger pour concilier leurs intérêts avec ceux des autres. Les personnes agréables ont aussi une vision optimiste de la nature humaine.
                Au contraire, un faible niveau d' amabilité implique froideur, distance, égoïsme, individualisme, voire soupçonneux, inamicaux, fermés à toute coopération.

    L’ Esprit consciencieux : («Conscience» dans la théorie)
                Le caractère consciencieux dit comment nous contrôlons, régulons et dirigeons nos impulsions.
                 C’est la capacité à se focaliser sur des tâches et des buts, à  les planifier, les hiérarchiser et les exécuter. Contrôle de son impulsivité, résistance à la distraction. Ordre, persévérance, méthode, discipline, ponctualité... 
                 Au contraire, les personnes ayant de faibles scores d'esprit consciencieux sont impulsives, cèdent aux envies du moment, sont moins soucieuses de I'avenir, moins focalisées sur des buts, moins organisées et planificatrices; elles vivent plus « au jour le jour », sont parfois négligentes, et remettent les tâches au lendemain.

    La stabilité émotionelle : («névrosisme» dans le big five).
                C’est une capacité à gérer ses émotions et a tempérer les sautes d'humeur, à résister aux « coups de blues », à être peu sujet à I'anxiété. Ce sont des personnes calmes, émotionnellement stables, qui n'éprouvent pas d'humeur négative de manière persistante. 
                A l’inverse, certaines personnes ont des difficulté à atteindre une stabilité émotionnelle, et ont une vulnérabilité face à leurs propres émotions ou affects, sont perméables aux idées anxieuses ou tristes, voire agressives.
                Je n’aime pas ce mot de névrosisme qui fait croire à une maladie mentale.
                D'ailleurs le test américain cherche plutôt à mesurer l'aspect négatif que la qualité positive de ce trait.


    L’ouverture d’esprit :
                C’est la disposition à rechercher l' expérience la víe mentale et pratiquer, étendues, profondes, complexes, variées et originales, la facilité a gérer la confrontation avec des idées et expériences nouvelles., la faculté de « sortir » des sentiers battus. 
                L'ouverture à l'expérience distingue les personnes imaginatives et créatives des personnes terre-à-terre et conventionnelles. Une personne « ouverte » est curieuse intellectuellement, apprécie l'art, est sensible à la beauté. Elle est, plus qu'une personne « fermée », consciente de ses sentiments. Elle possède souvent des convictions peu conventionnelles et individualistes, même si ses actions se conforment à l'usage.

                Ces cinq dimensions sont relativement indépendantes. Elles se manifestent de façon assez stable dans des situations différentes et sont également assez stables au cours d'une vie.
                 Elles sont reconnues dans le monde entier, mais par contre leur déclinaison en «facettes» plus précise, est sujette à discussion et à des prises de position différentes. J’en donnerai un exemple dans un  prochain article.

                 Par ailleurs le Big Five est surtout utilisé comme test de personnalité et non un outil d'amélioration, et il classe les individus dans la population pour chacun des 5 traits.
    Il implique donc un jugement de valeur, une sorte de notation, qui n'est pas toujours agréable pour la personne testée

                

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    La "Persona" d'Amélie Poulain.

           Pour mieux vous faire comprendre ce qu'est la "Persona", je vais prendre un exemple.
         Sans doute avez vous vu au cinéma ou à la télé le film "Amélie Poulain".

          Vous vous rappelez peut être que sa mère malade et son père médecin n'avaient guère le temps de s'occuper d'elle et ne lui accordaient que peu d'attention. Elle se sentait donc quantité négligable, abandonnée, exclue et avait un énorme “besoin du regard des autres” .
         Alors Amélie enfouit son enfance et les beaux souvenirs poétiques qu'elle en a, au fond d'elle même, de son “moi profond” connue d'elle seule, et encore, dans la mesure où il est conscient.
         Autonome, volontariste, bien adaptée et aimant sa liberté, elle a son jardin secret, son petit appartement de Montmartre, mais elle s'y sent seule.
         Alors Amélie va se bâtir aux yeux des autres une “Personna”, avec l'arrière pensée inconsciente culpabilisante, qu'elle n'a pas été une “fille à la hauteur” et qu'elle est responsable du fait que ses parents ne sont pas heureux ensemble.

         Elle se compose un personnage de “petite fille modèle”, responsable de sa mère, qui pousse son père à voyager, lui qui est trop sédentaire, en faisant parcourir le monde à son nain de jardin et en faisant envoyer des cartes postales des quatre coins de la terre, par des hôtesses de l'air qu'elle connait.    
         Et elle va vouloir capter l'attention d'autrui en démélant les problèmes des autres et en jouant à ”Zorro, la justicière des méchants”.

         Sa Personna, c'est son dévouement aux autres, son “rôle” de serveuse qu'elle occupe dans un petit bistrot de Paris, les problèmes de ses clients qu'elle veut résoudre et qui parfois évoluent de façon ubuesque, le méchant propriétaire qu'elle punit par des procédés enfantins, mais spectaculaires, et dont l'humour vient justement du décalage entre le rôle de justicière qu'elle se donne, et les moyens utilisés, qui sont néanmoins efficaces, de façon bien inattendue.
         
         Le “moi profond d'Amélie, son intimité cachée, a pour symbole une “boite aux trésors”, qu'elle trouve dans le creux d'un mur de son appartement, remplie de vieilles figurines et de timbres-poste, et elle se demande si elle doit essayer de retrouver son enfance, de comprendre son moi.
         Aussi décide t'elle de retrouver le propriétaire de la boite et d'observer ses réactions : s'il bondit de joie, cela prouvera l'importance de ces souvenirs d'enfant, de ce moi enfoui, et s'il reste indifférent, c'est que ce passé ne vaut pas la peine, et qu'il ne faut pas lui accorder d'importance.
         C'est un jeu, mais quel jeune aujourd'hui n'a pas joué ainsi?

         Amélie Poulain s'est forgé un personnage trop encombrant, une Personna trop envahissante et elle fait ce qu'un psychologue canadien, JF Vézina. appelle de “l'évitement affectif”. Elle a peur de se montrer au grand jour, elle craint d'aliéner sa liberté si elle aime un homme, et quand celui-ci paraît, elle n'a pas confiance, elle  craint de paraître à ses yeux ce qu'elle est réellement, et quand il faut l'approcher, s'effondre dans une flaque d'eau.

         Alors il faudra que peu à peu, Amélie s'éloigne en partie de sa Personna, des habitués de son café qu'elle côtoie tous les jours, comme vous côtoyez vos copains de lycée, qu'elle prenne conscience de sa valeur propre, méconnue par ses parents.
         C'est cet amoureux qui va opérer sa transformation et qui va être le révélateur de son identité, de son moi,  et c'est ce qui justifiait sa “quête d'amour”.

         Derrière l'existence bien réglée d'Amélie, il y a l'angoisse de l'ignorance de son moi, de ses vrais besoins, la peur d'un avenir, d'un changement que l'on ne maîtrise pas. Pour oser montrer à autrui son vrai visage, son moi, échange sans lequel une relation ne peut être épanouissante, il faut avoir confiance en l'autre, sortir de sa cachette, ne pas avoir peur de soi-même et de l'échec, et affronter et maîtriser cette Personna, qui empêche la spontanéité.

         Mais cette Personna, comme notre moi profond, elle fait partie de nous-même. 


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