•           Dans des précédents articles, je vous ai décrit nos préférences cérébrales vis à vis du monde extérieur, le domaine où nous puisons notre énergie, et notre sensibilité au stress; et par ailleurs les préférences cérébrales de notre cerveau en matière de prise des information et de décision.

              Je voudrais maintenant décrire notre attitude vis à vis des événements extérieurs et qui entraîne parfois de sérieux conflits entre personnes vivant sous un même toit : la préférence “Jugement J” et l’antagoniste “Perception P”. 
              Nous avons vu que dans notre vie de tous les jours, notre cerveau perçoit et fait des choix, en utilisant notamment ses mécanismes préférentiels (S/G et L/V)
              Mais dans le monde extérieur qui nous entoure et où évoluent les autres hommes, nous avons deux type d'attitudes différentes :


                   - soit nous préférons anticiper sur les événements, essayer d'avoir barre sur eux, concevoir des actions et des projets qui soient réalisables et les réaliser conformément à nos prévisions : ceci implique certes de percevoir les faits, d'avoir de l'information, mais encore plus de faire au préalable des prévisions et en permanence des choix.
             Une personne qui a ainsi une préférence “jugement J”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à décider qu'à percevoir.

                   - soit nous préférons nous adapter aux événements, en faisant évoluer nos projets en fonction des réactions extérieures, afin d'avoir plus de chances de les réaliser ensuite : ceci implique beaucoup moins de prévisions et de choix, mais par contre une collecte permanente de l'information pour adapter ses attitudes et ses actions. 
                Une personne qui a ainsi une préférence “perçeption P”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à percevoir qu'à décider.

    Comportement vis à vis des événements extérieurs :

                   En général, une personne de préférence Jugement (J) :

     - aime mener les choses à bien;
    - prend souvent "de l'avance" dans son travail;
    - ne remet pas à plus tard les choses déplaisantes à faire;
    - travaille mieux quand elle peut planifier son travail et suivre un plan;
    - n'aime pas s'interrompre pour faire une chose plus urgente;
    - n'a besoin, pour débuter un travail, que des choses essentielles;
    - est satisfaite lorsqu'elle s'est forgé un jugement sur une chose, une situation ou une personne.
    -  mais peut décider des choses trop rapidement;

               En général, une personne de préférence Perception (P) :

    - s'adapte bien aux changements de situations;
    - peut remettre à plus tard les choses déplaisantes à faire;
    - n'aime pas prévoir et planifier ses occupations;
    - peut laisser les choses à moitié finies;
    - a quelques difficultés à prendre des décisions;
    - peut commencer plusieurs choses à la fois, et avoir du mal à terminer;
    - veut tout connaître d'un nouveau travail;
    - est curieuse et ouverte à toute nouvelle opinion sur une chose, une situation ou une personne.
     - mais peut, dans certains cas, éternellement s’informer et ne jamais se décider.

               Ce qui différencie principalement le J et le P :

              a.) - Au plan de l'organisation :
       
    - le J planifie ses occupations ses projets, réfléchit à ce qui peut se passer , liste les choses à faire et fait des plans.
        il part très en avance pour ses rendez vous et arrive souvent trop tôt.
    Il aime faire longtemps à l'avance les tâches prévues pour une date donnée.
        - le P ne planifie pas ses tâches et les décide au dernier moment; 
        il part au dernier moment et est souvent en retard à ses rendez vous. Il fait les travaux prescrits à la dernière minute.

               b.) - Au plan de l'occupation :
       
    - le J ne se plaint pas en général d'un travail très “encadré” par des prévisions, des consignes, des méthodes.
    Il ne rechigne pas à commencer une tâche et en général la mène à bien..
        - le P n'aime pas les contraintes de planification; il commence une tâche lorsqu'il ne peut plus tergiverser, peut en commencer plusieurs à la fois et ne pas en mener certaines à bon port.
    Toutefois certaines personnes à l'esprit très indépendant, peuvent être J, planifier leurs propres tâches (voire celles des personnes sous leurs ordres), et avoir horreur qu'un tiers ait planifié ou encadré leur propre action.

              c) - Au plan de la décision
       
    - le J rassemble rapidement l'information et prend vite une décision ou des décisons selon certaines hypothèses de déroulement des événements. Il peut se tromper s'il s'est insuffisamment informé.
        - le P rassemble inlassablement de l'information et décide à la dernière extrémité et même quelquefois pas du tout.

        Comme nous utilisons nos deux fonctions antagonistes suivant les circonstances, mais que la préférée est simplement celle que nous utilisons le plus souvent, il est possible que certaines de nos sous-préférences se rapportent à notre fonction préférée, (par exemple “J) mais que d'autres se rapportent à l'autre fonction.(par exemple  “P” )..

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  •           Nous avons vu hier quelles étaient nos préférences cérébrales en matière de prise d'information : "sensitif" ou "global". Aujourd'hui, nous allons examiner nos préférences en matière de choix, c'est à dire de prise de décision, deux préférences antagonistes existant également dans ce domaine, que nous utilisons toutes deux plus ou moins, l'une d'entre elle étant cependant notre mode de choix préféré.
           Le commun des mortels connait bien cette différence puisqu'on perle couramment de “décider avec sa tête” ou “décider avec son coeur” .    

          Lorsque vous prenez une décision, lorsque vous faites un choix, votre cerveau utilise préférentiellement certains mécanismes, certains critères.
          Deux processus sont utilisés, tous deux étant rationnels, mais différent par les critères de choix utilisés :

              - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L) : ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”. 
    On réfléchit avant de décider, aux avantages et aux inconvénients de son choix.

             - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V) : la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”. 
    On décide spontanément en fonction de ses goûts et de ses opinions.

    Nos préférences cérébrales en matière de prise de décision



          Notre cerveau pratique les deux modes selon les circonstances, mais l'un d'entre eux est préférentiel, pour lequel nous sommes plus “doués”, et que nous pratiquons d'instinct (comme le droitier avec sa main droite). 
          L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé; selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entrainement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant.
         En France il y a environ 60% d'hommes de préférence L et 40% de femmes;
     il y a donc environ 40% d'hommes de préférence V et 60% de femmes.
        C'est pourquoi l'on dit que les femmes sont plus altruistes et plus sentimentales que les hommes.

        En général, une personne de préférence Logique (L) :

        - fait ses choix en fonction de critères logiques et analytiques;
        - aime analyser et organiser les choses; agit plutôt en "spectateur";
        - a tendance à prendre des décisions impersonnelles, sans faire toujours suffisamment attention aux souhaits des gens;
        - a besoin qu'on la traite avec impartialité et équité;
        - n'aime pas montrer son émotion et se sent mal à l'aise quand elle est confrontée aux sentiments d'autrui;
        - peut heurter les sentiments des autres sans le savoir;
        - est plutôt ferme et décidée; ne se laisse pas influencer;
        - est capable de réprimander les gens lorsque c'est nécessaire;
        - est considérée comme une personne logique qui ne décide pas à la légère        

        En général, une personne de préférence Valeurs (V) :

        - fait ses choix en fonction de ce qui lui plait ou de ses convictions;
        - est très attentive aux autres et à leurs sentiments; 
        - est portée vers les autres et s'intéresse à leurs valeurs;
        - est toujours prête à écouter les autres; participe;
        - aime faire plaisir aux gens, même pour de petites choses;
        - aime vivre en bonne entente; son efficacité peut être diminuée par les inimitiés dans le travail; n'aime pas dire des choses désagréables;
        - a tendance à prendre ses décisions en se laissant influencer par ses sympathies et ses antipathies ou celles des autres;
        - a besoin d'être félicitée;
        - est considérée somme une personne altruiste qui a du coeur, mais dont les critères de choix sont subjectifs.

                Alors, êtes vous plutôt "L" ou plutôt "V"  dans vos choix ?
    "

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  •           Dans les précédents articles sur les préférences cérébrales, nous avions vu comme notre cerveau était influencé par l'environnement, selon que nous étions extraverti ou introverti et optimiste ou pessimiste. Nous avons également, face à un événement, des sensibilités affectives différentes, soit que nous ayons une forte émotion immédiate, soit une réaction plus objective.

          Dans les articles d'aujourd'hui et de demain, nous avons examiner quelles sont nos fonctions cérébrales qui interviennent en permanence lorsque nous prenons de l'information ou lorsque nous faisons des choix.

               Comment prenons nous de l'information dans notre environnement ?

               Certains d'entre nous, que j'appellerai “sensitifs”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception séquentiel utilisant pas à pas, nos cinq sens. Ce sont de bons observateurs, de bons analystes, concrets, factuels, pragmatiques effectuant des essais et utilisant le langage pour décrire ce qu'ils constatent.
            Leur mémoire est organisée en général surtout de façon séquentielle et chronologique et ils se trompent rarement sur les faits et les souvenirs de perceptions.
            Ils ont des dispositions pour les tâches de précision, préfèrent utiliser des compétences déjà acquises plutôt que d'en développer de nouvelles et travaillent mieux s'ils ont une idée des tâches à accomplir et du temps nécessaire à leur accomplissement.
            Ils supportent de passer du temps sur des détails routiniers, travaillent de façon régulière et parviennent progressivement à des conclusions.
            Ils sont à l'aise dans le passé et le présent, mais en général n'aiment pas faire des prévisions.
            Ils ont peu d'imagination, de créativité , d'inspiration,  d'intuition et ne s'y fient pas.

    Nos préférences cérébrales en matière de prise d'information

             D'autres parmi nous, que j'appellerai “globaux”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception global et plus intuitif, qui utilise aussi nos sens, mais davantage sous forme d'images, de scènes, de compréhension des situations et des phénomènes. Moins bons observateurs, moins concrets, ils admettent l'abstraction et sont sensibles aux schémas, images et théories.
            Leur mémoire est organisée autour de scènes, de théories et de connaissances globales reliées entre elles, ils sont plus imaginatifs et moins fiables sur la réalité des faits, mais au plan des idées sont capables de synthèse et de modélisation.
            Ayant beaucoup de curiosité intellectuelle et de créativité, ils sont plutôt orientés vers l'avenir et vers les projets.
            Ils n'aiment pas faire les choses de façon répétitive, préfèrent acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises, travaillent avec beaucoup d'énergie, poussés par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement;
            Ils n'aiment pas non plus perdre du temps à préciser des détails routiniers, tirent rapidement des conclusions et suivent leurs inspirations, bonnes ou mauvaises.

           On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence S ou G. C'est inné, mais ce n'est pas héréditaire et donc dans une même famille il peut y avoir des S et des G, parmi les parents et les enfants.
          Bien entendu nous utilisons les deux procédés, de telle sorte que chacun de nous se comporte selon les circonstances en sensitif ou en global, mais il a une préférence plus ou moins marquée pour l'un ou l'autre, préférence innée, mais que l'éducation qu'il a reçue et les habitudes qu'il a prises, peuvent avoir modifiée dans une certaine mesure.

            D'autres parmi nous, que j'appellerai “globaux”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception global et plus intuitif, qui utilise aussi nos sens, mais davantage sous forme d'images, de scènes, de compréhension des situations et des phénomènes. Moins bons observateurs, moins concrets, ils admettent l'abstraction et sont sensibles aux schémas, images et théories.
            Leur mémoire est organisée autour de scènes, de théories et de connaissances globales reliées entre elles, ils sont plus imaginatifs et moins fiables sur la réalité des faits, mais au plan des idées sont capables de synthèse et de modélisation.
            Ayant beaucoup de curiosité intellectuelle et de créativité, ils sont plutôt orientés vers l'avenir et vers les projets.
            Ils n'aiment pas faire les choses de façon répétitive, préfèrent acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises, travaillent avec beaucoup d'énergie, poussés par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement;
            Ils n'aiment pas non plus perdre du temps à préciser des détails routiniers, tirent rapidement des conclusions et suivent leurs inspirations, bonnes ou mauvaises.

           On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence S ou G. C'est inné, mais ce n'est pas héréditaire et donc dans une même famille il peut y avoir des S et des G, parmi les parents et les enfants.
          Bien entendu nous utilisons les deux procédés, de telle sorte que chacun de nous se comporte selon les circonstances en sensitif ou en global, mais il a une préférence plus ou moins marquée pour l'un ou l'autre, préférence innée, mais que l'éducation qu'il a reçue et les habitudes qu'il a prises, peuvent avoir modifiée dans une certaine mesure.

    Si vous êtes une personne sensitive et factuelle S :

                - Vous percevez les informations de façon pragmatique et sensitive;
                - Vous organisez les informations sous forme de faits séquentiels;
               - Vous vous  trompez rarement sur les faits, les perceptions;
               - Vous êtes un bon observateur et vous mémorisez des détails;
               - Vous apprenez mieux par énumération  des propriétés et description progressive grâce au langage, et sur des sujets pragmatiques et pratiques, alors que vous n’êtes pas à l’aise dans les théories, sur des schémas et dans l’abstraction;

              - En particulier vous préférez une description des itinéraires par une succession d’indications et d’images des parties successives du trajet.
              - Vous parvenez progressivement à des conclusions;
              - Vous supportez de passer du temps sur des détails routiniers;
              - Vous avez des dispositions pour les tâches de précision;
              - Par contre, vous n’avez pas souvent d'inspiration et vous ne vous y fiez pas:
              - Vous n’avez pas non plus beaucoup d’imagination et vous n’êtes pas très créatif.
             - Vous préférez utiliser des compétences déjà acquises plutôt que d'en développer de nouvelles;
             - Vous travaillez mieux si vous avez une idée des tâches à accomplir et du temps nécessaire à leur accomplissement.

    Si vous êtes une personne globale et intuitive G :

            - Vous percevez les informations de façon intuitive et globale;
            - Vous organisez les informations sous forme de schémas globaux, de théories, d’idées générales;
           - Vous avez des inspirations, bonnes ou mauvaises, mais vous n’êtes pas très observateur;
          - Vous avez de l’imagination, vous êtes créatif, associant des données de façon originale;
          - Vous n'aimez pas perdre du temps à préciser des détails routiniers;
          - Vous êtes à l'aise dans la modélisation, l’abstraction, les théories, les schémas et vous préférez comprendre une scène par des images plutôt que par une description par le langage;
         - En particulier vous préférez une description des itinéraires par une succession  de schémas, des cartes
         - Vous tirez rapidement des conclusions;
         - Vous n'aimez pas faire les choses de façon répétitive;
         - Vous aimez résoudre de nouveaux problèmes;
         - Vous préférez acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises;
         - Vous travaillez avec beaucoup d'énergie, poussée par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement.

    Ce qui différencie principalement le S et le G :

    a.) - Au moment de la prise de l'information :

        - le S analyse les faits dans le détail et pas à pas, méticuleusement.

       - le G de façon globale, dans ses grandes lignes, synthétiquement.

         Par exemple pour se guider, un S préfère une énumération d'ordres : prendre telle rue, tourner à droite à la 2ème rue ....pas à pas.  Un G ne se guide bien que 'il a assimilé à l'avance ou s'il consulte un plan , qui est une représentation globale de l'itinéraire.

     b.) - Sur le plan compréhension et mémorisation :

        - le S enregistre une énumération de faits et parcourt cette liste. Il est surtout à l'aise dans le concret, les “faits”.
        - le G enregistre un “modèle” théorique qui représente le déroulement des faits tel qu'il devrait se produire. Il aime l'abstraction, les “idées”.

    c.) - Sur le plan comportement :

        - le S est plutôt orienté vers le passé et le présent. Il est donc très pragmatique, très réaliste, mais n'aime pas prévoir.
        - le G est plutôt orienté vers le présent et l'avenir. Il prévoit et regrette peu.

    d.) - Au plan créativité et procédures :

        - le S est conservateur; il n'aime pas innover, applique les procédures éprouvées, est peu imaginatif et créatif. Il a les pieds sur terre..
        - le G a de l'imagination, aime expérimenter des choses ou des méthodes nouvelles; mais il peut être rêveur et utopique.

    e.) - Au plan des contraintes :

        - le S ne craint pas un travail fastidieux et répétitif. Il est très méticuleux.
        - le G n'aime pas la routine, il aime le changement, l'anticipation, l'aventure.

                          Alors, à votre avis, êtes vous S ou G ?

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  •  

          Nous avons vu hier la préférence de sensibilité au stress Optimiste / pessimiste, qui relève de notre sensibilité au monde extérieur.
          Dans le même domaine de sensibilité au monde extérieur, je voudrais aujourd'hui examiner notre préférence de perception immédiate émotionnelle, qui conditionne nos réactions émotive aux événements extérieurs.

               Les temps de réaction cérébrale.

           Le cerveau a des temps de réaction très variables. On remarquera sur le graphique ci dessous qu’un signal émotionnel inconscient est transmis par nos sens via une plaque tournante que l’on appelle le Thalamus, à des centres nerveux particuliers du cerveau (les centres amygdaliens) qui sont responsables des réactions de peur, de colère et de déclenchement d’émotions, et des réactions physiologiques correspondantes notamment de sauvegarde de l’individu.
    Au contraire une réaction logique et sensée de la pensée n’est possible qu’au bout de quelques secondes.

    Quelle est votre perception émotionnelle immédiate ?

            Il est donc normal qu’en matière de perception notre cerveau ait d’abord une perception immédiate instantanée d’ordre affectif, et que ce ne soit qu’ensuite, qu’il puisse analyser et interpréter logiquement les sensations.
           Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus.

              Cycle "perception, décision, action" de Plutchik 

           La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective (inconsciente la plupart du temps). 
    Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision, qui entraîne l'action. 
            Plutchik, un  psychologue américain,  a imaginé la comparaison suivante du cerveau et d’un moteur thermique d’une voiture : le moteur à trois temps. 
           Le cerveau agit en trois phases qui se succèdent : 
                 1 - la perception immédiate émotionelle dont nous avons parlé 
                 2 - une phase de perception orientée, raisonnée et de choix rationnel 
                 3 - une phase d’action.

    Quelle est votre perception émotionnelle immédiate ?

             Normalement comme tout moteur de voiture, le cycle “tourne” dans ce sens et pas à l’envers 
           Le déroulement courant du cycle est celui représenté par les grandes flèches (C). Mais on peut obliger un individu ou un groupe à passer directement de la perception affective à l’action. On obtient alors des comportements violents ou émeutiers (V). Un individu peut,dans certaines circonstances, inverser lui même le sens du cycle. 

           Des meneurs reçoivent une formation spéciale pour leur enseigner à inverser le sens du cycle et donc du comportement d'un groupe, en le "gavant" d'affectif" et en l'empêchant de réfléchir. Un meneur qu’on l’ait entraîné à le faire, ou qu’il ait appris cela par expérience sur le terrain peut ainsi avoir action sur un groupe ou une foule et les mener jusqu’à la violence ou à l’émeute.
           Il faut pour cela un discours purement affectif, ne faisant appel qu’à la sensibilité immédiate, en se servant des mécontentements et des désirs, en faisant peu à peu monter la pression affective, et surtout en empéchant les cerveaux de réfléchir rationnellement, et inciter à passer à l’action sans justement prendre le temps de percevoir et réfléchir pour décider.
           A l’inverse pour calmer de manifestants ou un groupe qui n’est pas encore engagé dans la violence, il faut s’efforcer de le sortir de son circuit émotionnel pour le faire réfléchir rationnellement aux véritables causes et conséquences de ses mécontentements et souhaits en essayant de les ramener à des faits, à des évaluations précises, en excluant le plus possible sentiments et émotions.

       Notre préférence émotionnelle immédiate : A(affective) / O (orientée) :

             La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est donc émotionnelle et affective, partiellement inconsciente et peu maîtrisée. C'est seulement dans un deuxième temps que l'on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision d'action. 
            Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus et constitue donc une préférence cérébrale. 
            On notera « A » la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (A comme affective) et « O » la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée, qui cèdera le pas à la perception (O comme orientée par notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense).
     
           
            Si vous possèdez une grande sensibilité émotionnelle immédiate A, vous aurez des réactions émotionnelles quasi instantanées aux événements qui se présentent, même anodins. 

           Vous êtes par exemple très ému(e) par des images, une musique, un texte, allant éventuellement jusqu'aux larmes et sans avoir de raison rationnelle (les neurologues appellent cela « l'émotion pure », qui est particulièrement contrôlée par le cortex insulaire et le cortex cingulaire antérieur du cerveau émotionnel). 
           Quand une personne vous parle, vous êtes sensible à ses émotions face à ses problèmes et vous ressentez une émotion avant de voir les aspects factuels. 
           Devant une scène mettant en jeu des personnes, vous êtes plus préoccupé(e) par les personnes et leur devenir que par l'action elle-même et par le souci immédiat de leur venir en aide. 
           Lorsque quelqu'un vient vous parler, la première impression que vous avez d'elle est l'impression émotionnelle immédiate, et son récit peut vous émouvoir.
    Vous ne l'envisagerez rationnellement que lorsque cette émotion sera passée et que vous serez arrivé au stade de la perception objective, et vous examinerez alors son cas.  
          Chez les personnes très sensibles, la perception émotionnelle retarde de façon importante la perception normale des sensations, des informations, des faits et de l'environnement, pouvant même aller jusqu'à masquer une perception objective rationnelle. 
            Une partie de ces perceptions immédiates n’étant pas entièrement consciente, vous pouvez vous sentir tout à coup émue, au bord des larmes, sans même savoir pourquoi.. 

            Si vous êtes peu sensible émotionnellement, (O), vous pouvez avoir des réactions analogues, mais leur durée est beaucoup plus courte et les réactions beaucoup moins importantes. 
            Il vous arrivera très rarement d’être très ému(e) sans savoir pourquoi. 
             Devant une image, une lecture, une scène, vous ressentez peu d’émotion, mais vous vous intéressez aux faits, à ce qui se passe, aux personnes, mais plus à ce qui leur arrive qu’à ce qu’elles ressentent et recherchera davantage des informations concernant sa situation qu’elle analysera. 
            Vous serez moins empathique et vous risquez d'être jugée à tort comme indifférente, égoïste et ne comprenant pas autrui et les sentiments des autres. 

            La combinaison des préférences A / O et optimiste/pessimiste est particulièrement importante : 
            Chez la personne pessimiste cette sensibilité immédiate l'oriente vers l'émotionnel et le subjectif dont l'incertitude est un terrain favorable pour voir les choses de façon défavorable et pour entretenir la circulation des idées tristes dans le cerveau émotionnel. Elle minimise également l'intervention rationnelle des cortex, frontal (qui réfléchit et organise), et préfrontal (qui prévoit et juge).  
             Une personne pessimiste et très sensible aura donc des émotions plus fortes surtout négatives qu’elle maîtrisera peu, est beaucoup plus torturée par son pessimisme, voit la vie encore plus en noir, a souvent des angoisses et des crises de larmes et aura du mal à considérer ses problèmes rationnellement et à voir objectivement le bon coté des choses. 
            Une personne optimiste et très sensible conserve son optimisme, mais ressent plus d'émotion. 
            Une personne peu sensible sera moins pessimiste ou optimiste, car elle aura tendance à examiner ses perceptions rationellement en regardant plutôt objectivement les faits et en maîtrisant l’aspect émotif. 

           Cette préférence A / O intervient donc fortement dans notre humeur et dans notre réaction au stress. Une personne très sensible aura des réactions plus brutales devant le stress ou une grande émotion : larmes, tristesse. Elle exagèrera l’importance de paroles désagréables ou de réflexions péjoratives et soit répliquera de façon soudaine, soit partira souffrir dans son coin. 
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  •           Je vais poursuivre mes articles sur les préférences cérébrales, car elles forment un tout, en intercalant cependant d'autres articles pour ne pas vous lasser.

               Nous avons vu une première préférence vis à vis de notre environnement, les  “extravertis” privilégiant le "milieu extérieur", le contact avec les autres hommes, et  les “introvertis” le plus souvent le "milieu intérieur" de leur pensée, de leur intelligence, de la réflexion.
              Aujourd'hui je vais examiner notre préférence de sensibilité au stress  provoqué par notre environnement extérieur : Optimisme / Pessimisme.
                Beaucoup des personnes que je connais et qui sont tristes et dans la peine, sont pessimistes de nature.
               Au contraire, celles qui surmontent facilement leurs problèmes sont en général de nature optimiste.
               C'est donc une préférence très importante quant à notre comportement et notamment notre résistance au stress.
              Je voudrais donc en examiner quelques composantes de cette préférence, concernant le présent, le passé et l'avenir.

    Etes vous optimiste ou pessimiste ?

     

              Ce qui différencie principalement l'optimiste du pessimiste, dans le présent, c'est leur réaction face au même évènement.
             L'un en voit surtout les bons cotés (“le verre à motié plein”), alors que l'autre en voit au contraire tous les inconvénients  (“le verre à motié vide”).
    L'un va donc plutôt vers la joie et l'autre vers la tristesse.
    Donc face à la même situation, l'un sera serain et gai et l'autre soucieux et triste.

            L'autre caractéristique importante est l'attitude très différente vis à vis du passé.
            L'optimiste, lorsqu'il a fait une erreur, ou lorsque les événements se sont montrés défavorables, réfléchit aux causes, essaie de tirer les leçons pour ne pas refaire la même erreur, puis tourne la page et pense au futur.
           Le pessimiste ressent de nombreux regrets de ce qu'il n'a pas su ou osé faire, et remords de ce qu'il a fait de travers. Et ces remords et les regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse.

           Il résulte de ces attitudes que l'optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.

          Du fait de ces deux attitudes le comportement est différent vis à vis du futur.     
          L'optimiste a une certaine confiance en lui et une certaine assurance, alors que le pessimiste est inquiet et craintif du lendemain.
          Le pessimiste est par nature beaucoup plus stressé que le pessimiste.
     
           Les effets de ce stress peuvent être différents en fonction de nos autres préférences cérébrales, mais nous verrons cela ultérieurement
          Et si l'on parle d'un couple, il est certain que deux optimistes peu sensibles verront la vie en rose, que deux pessimistes très sensibles renforceront mutuellement leur stress, alors que deux personnes de préférences opposées pourront sans doute, compenser l'une l'autre leurs tendances à un pessimisme ou optimisme exagéré.

     

     
     
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