•           Dans les précédents articles sur les préférences cérébrales, nous avions vu comme notre cerveau était influencé par l'environnement, selon que nous étions extraverti ou introverti et optimiste ou pessimiste. Nous avons également, face à un événement, des sensibilités affectives différentes, soit que nous ayons une forte émotion immédiate, soit une réaction plus objective.

          Dans les articles d'aujourd'hui et de demain, nous avons examiner quelles sont nos fonctions cérébrales qui interviennent en permanence lorsque nous prenons de l'information ou lorsque nous faisons des choix.

               Comment prenons nous de l'information dans notre environnement ?

               Certains d'entre nous, que j'appellerai “sensitifs”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception séquentiel utilisant pas à pas, nos cinq sens. Ce sont de bons observateurs, de bons analystes, concrets, factuels, pragmatiques effectuant des essais et utilisant le langage pour décrire ce qu'ils constatent.
            Leur mémoire est organisée en général surtout de façon séquentielle et chronologique et ils se trompent rarement sur les faits et les souvenirs de perceptions.
            Ils ont des dispositions pour les tâches de précision, préfèrent utiliser des compétences déjà acquises plutôt que d'en développer de nouvelles et travaillent mieux s'ils ont une idée des tâches à accomplir et du temps nécessaire à leur accomplissement.
            Ils supportent de passer du temps sur des détails routiniers, travaillent de façon régulière et parviennent progressivement à des conclusions.
            Ils sont à l'aise dans le passé et le présent, mais en général n'aiment pas faire des prévisions.
            Ils ont peu d'imagination, de créativité , d'inspiration,  d'intuition et ne s'y fient pas.

    Nos préférences cérébrales en matière de prise d'information

             D'autres parmi nous, que j'appellerai “globaux”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception global et plus intuitif, qui utilise aussi nos sens, mais davantage sous forme d'images, de scènes, de compréhension des situations et des phénomènes. Moins bons observateurs, moins concrets, ils admettent l'abstraction et sont sensibles aux schémas, images et théories.
            Leur mémoire est organisée autour de scènes, de théories et de connaissances globales reliées entre elles, ils sont plus imaginatifs et moins fiables sur la réalité des faits, mais au plan des idées sont capables de synthèse et de modélisation.
            Ayant beaucoup de curiosité intellectuelle et de créativité, ils sont plutôt orientés vers l'avenir et vers les projets.
            Ils n'aiment pas faire les choses de façon répétitive, préfèrent acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises, travaillent avec beaucoup d'énergie, poussés par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement;
            Ils n'aiment pas non plus perdre du temps à préciser des détails routiniers, tirent rapidement des conclusions et suivent leurs inspirations, bonnes ou mauvaises.

           On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence S ou G. C'est inné, mais ce n'est pas héréditaire et donc dans une même famille il peut y avoir des S et des G, parmi les parents et les enfants.
          Bien entendu nous utilisons les deux procédés, de telle sorte que chacun de nous se comporte selon les circonstances en sensitif ou en global, mais il a une préférence plus ou moins marquée pour l'un ou l'autre, préférence innée, mais que l'éducation qu'il a reçue et les habitudes qu'il a prises, peuvent avoir modifiée dans une certaine mesure.

            D'autres parmi nous, que j'appellerai “globaux”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception global et plus intuitif, qui utilise aussi nos sens, mais davantage sous forme d'images, de scènes, de compréhension des situations et des phénomènes. Moins bons observateurs, moins concrets, ils admettent l'abstraction et sont sensibles aux schémas, images et théories.
            Leur mémoire est organisée autour de scènes, de théories et de connaissances globales reliées entre elles, ils sont plus imaginatifs et moins fiables sur la réalité des faits, mais au plan des idées sont capables de synthèse et de modélisation.
            Ayant beaucoup de curiosité intellectuelle et de créativité, ils sont plutôt orientés vers l'avenir et vers les projets.
            Ils n'aiment pas faire les choses de façon répétitive, préfèrent acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises, travaillent avec beaucoup d'énergie, poussés par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement;
            Ils n'aiment pas non plus perdre du temps à préciser des détails routiniers, tirent rapidement des conclusions et suivent leurs inspirations, bonnes ou mauvaises.

           On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence S ou G. C'est inné, mais ce n'est pas héréditaire et donc dans une même famille il peut y avoir des S et des G, parmi les parents et les enfants.
          Bien entendu nous utilisons les deux procédés, de telle sorte que chacun de nous se comporte selon les circonstances en sensitif ou en global, mais il a une préférence plus ou moins marquée pour l'un ou l'autre, préférence innée, mais que l'éducation qu'il a reçue et les habitudes qu'il a prises, peuvent avoir modifiée dans une certaine mesure.

    Si vous êtes une personne sensitive et factuelle S :

                - Vous percevez les informations de façon pragmatique et sensitive;
                - Vous organisez les informations sous forme de faits séquentiels;
               - Vous vous  trompez rarement sur les faits, les perceptions;
               - Vous êtes un bon observateur et vous mémorisez des détails;
               - Vous apprenez mieux par énumération  des propriétés et description progressive grâce au langage, et sur des sujets pragmatiques et pratiques, alors que vous n’êtes pas à l’aise dans les théories, sur des schémas et dans l’abstraction;

              - En particulier vous préférez une description des itinéraires par une succession d’indications et d’images des parties successives du trajet.
              - Vous parvenez progressivement à des conclusions;
              - Vous supportez de passer du temps sur des détails routiniers;
              - Vous avez des dispositions pour les tâches de précision;
              - Par contre, vous n’avez pas souvent d'inspiration et vous ne vous y fiez pas:
              - Vous n’avez pas non plus beaucoup d’imagination et vous n’êtes pas très créatif.
             - Vous préférez utiliser des compétences déjà acquises plutôt que d'en développer de nouvelles;
             - Vous travaillez mieux si vous avez une idée des tâches à accomplir et du temps nécessaire à leur accomplissement.

    Si vous êtes une personne globale et intuitive G :

            - Vous percevez les informations de façon intuitive et globale;
            - Vous organisez les informations sous forme de schémas globaux, de théories, d’idées générales;
           - Vous avez des inspirations, bonnes ou mauvaises, mais vous n’êtes pas très observateur;
          - Vous avez de l’imagination, vous êtes créatif, associant des données de façon originale;
          - Vous n'aimez pas perdre du temps à préciser des détails routiniers;
          - Vous êtes à l'aise dans la modélisation, l’abstraction, les théories, les schémas et vous préférez comprendre une scène par des images plutôt que par une description par le langage;
         - En particulier vous préférez une description des itinéraires par une succession  de schémas, des cartes
         - Vous tirez rapidement des conclusions;
         - Vous n'aimez pas faire les choses de façon répétitive;
         - Vous aimez résoudre de nouveaux problèmes;
         - Vous préférez acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises;
         - Vous travaillez avec beaucoup d'énergie, poussée par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement.

    Ce qui différencie principalement le S et le G :

    a.) - Au moment de la prise de l'information :

        - le S analyse les faits dans le détail et pas à pas, méticuleusement.

       - le G de façon globale, dans ses grandes lignes, synthétiquement.

         Par exemple pour se guider, un S préfère une énumération d'ordres : prendre telle rue, tourner à droite à la 2ème rue ....pas à pas.  Un G ne se guide bien que 'il a assimilé à l'avance ou s'il consulte un plan , qui est une représentation globale de l'itinéraire.

     b.) - Sur le plan compréhension et mémorisation :

        - le S enregistre une énumération de faits et parcourt cette liste. Il est surtout à l'aise dans le concret, les “faits”.
        - le G enregistre un “modèle” théorique qui représente le déroulement des faits tel qu'il devrait se produire. Il aime l'abstraction, les “idées”.

    c.) - Sur le plan comportement :

        - le S est plutôt orienté vers le passé et le présent. Il est donc très pragmatique, très réaliste, mais n'aime pas prévoir.
        - le G est plutôt orienté vers le présent et l'avenir. Il prévoit et regrette peu.

    d.) - Au plan créativité et procédures :

        - le S est conservateur; il n'aime pas innover, applique les procédures éprouvées, est peu imaginatif et créatif. Il a les pieds sur terre..
        - le G a de l'imagination, aime expérimenter des choses ou des méthodes nouvelles; mais il peut être rêveur et utopique.

    e.) - Au plan des contraintes :

        - le S ne craint pas un travail fastidieux et répétitif. Il est très méticuleux.
        - le G n'aime pas la routine, il aime le changement, l'anticipation, l'aventure.

                          Alors, à votre avis, êtes vous S ou G ?

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  •  

          Nous avons vu hier la préférence de sensibilité au stress Optimiste / pessimiste, qui relève de notre sensibilité au monde extérieur.
          Dans le même domaine de sensibilité au monde extérieur, je voudrais aujourd'hui examiner notre préférence de perception immédiate émotionnelle, qui conditionne nos réactions émotive aux événements extérieurs.

               Les temps de réaction cérébrale.

           Le cerveau a des temps de réaction très variables. On remarquera sur le graphique ci dessous qu’un signal émotionnel inconscient est transmis par nos sens via une plaque tournante que l’on appelle le Thalamus, à des centres nerveux particuliers du cerveau (les centres amygdaliens) qui sont responsables des réactions de peur, de colère et de déclenchement d’émotions, et des réactions physiologiques correspondantes notamment de sauvegarde de l’individu.
    Au contraire une réaction logique et sensée de la pensée n’est possible qu’au bout de quelques secondes.

    Quelle est votre perception émotionnelle immédiate ?

            Il est donc normal qu’en matière de perception notre cerveau ait d’abord une perception immédiate instantanée d’ordre affectif, et que ce ne soit qu’ensuite, qu’il puisse analyser et interpréter logiquement les sensations.
           Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus.

              Cycle "perception, décision, action" de Plutchik 

           La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective (inconsciente la plupart du temps). 
    Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision, qui entraîne l'action. 
            Plutchik, un  psychologue américain,  a imaginé la comparaison suivante du cerveau et d’un moteur thermique d’une voiture : le moteur à trois temps. 
           Le cerveau agit en trois phases qui se succèdent : 
                 1 - la perception immédiate émotionelle dont nous avons parlé 
                 2 - une phase de perception orientée, raisonnée et de choix rationnel 
                 3 - une phase d’action.

    Quelle est votre perception émotionnelle immédiate ?

             Normalement comme tout moteur de voiture, le cycle “tourne” dans ce sens et pas à l’envers 
           Le déroulement courant du cycle est celui représenté par les grandes flèches (C). Mais on peut obliger un individu ou un groupe à passer directement de la perception affective à l’action. On obtient alors des comportements violents ou émeutiers (V). Un individu peut,dans certaines circonstances, inverser lui même le sens du cycle. 

           Des meneurs reçoivent une formation spéciale pour leur enseigner à inverser le sens du cycle et donc du comportement d'un groupe, en le "gavant" d'affectif" et en l'empêchant de réfléchir. Un meneur qu’on l’ait entraîné à le faire, ou qu’il ait appris cela par expérience sur le terrain peut ainsi avoir action sur un groupe ou une foule et les mener jusqu’à la violence ou à l’émeute.
           Il faut pour cela un discours purement affectif, ne faisant appel qu’à la sensibilité immédiate, en se servant des mécontentements et des désirs, en faisant peu à peu monter la pression affective, et surtout en empéchant les cerveaux de réfléchir rationnellement, et inciter à passer à l’action sans justement prendre le temps de percevoir et réfléchir pour décider.
           A l’inverse pour calmer de manifestants ou un groupe qui n’est pas encore engagé dans la violence, il faut s’efforcer de le sortir de son circuit émotionnel pour le faire réfléchir rationnellement aux véritables causes et conséquences de ses mécontentements et souhaits en essayant de les ramener à des faits, à des évaluations précises, en excluant le plus possible sentiments et émotions.

       Notre préférence émotionnelle immédiate : A(affective) / O (orientée) :

             La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est donc émotionnelle et affective, partiellement inconsciente et peu maîtrisée. C'est seulement dans un deuxième temps que l'on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision d'action. 
            Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus et constitue donc une préférence cérébrale. 
            On notera « A » la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (A comme affective) et « O » la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée, qui cèdera le pas à la perception (O comme orientée par notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense).
     
           
            Si vous possèdez une grande sensibilité émotionnelle immédiate A, vous aurez des réactions émotionnelles quasi instantanées aux événements qui se présentent, même anodins. 

           Vous êtes par exemple très ému(e) par des images, une musique, un texte, allant éventuellement jusqu'aux larmes et sans avoir de raison rationnelle (les neurologues appellent cela « l'émotion pure », qui est particulièrement contrôlée par le cortex insulaire et le cortex cingulaire antérieur du cerveau émotionnel). 
           Quand une personne vous parle, vous êtes sensible à ses émotions face à ses problèmes et vous ressentez une émotion avant de voir les aspects factuels. 
           Devant une scène mettant en jeu des personnes, vous êtes plus préoccupé(e) par les personnes et leur devenir que par l'action elle-même et par le souci immédiat de leur venir en aide. 
           Lorsque quelqu'un vient vous parler, la première impression que vous avez d'elle est l'impression émotionnelle immédiate, et son récit peut vous émouvoir.
    Vous ne l'envisagerez rationnellement que lorsque cette émotion sera passée et que vous serez arrivé au stade de la perception objective, et vous examinerez alors son cas.  
          Chez les personnes très sensibles, la perception émotionnelle retarde de façon importante la perception normale des sensations, des informations, des faits et de l'environnement, pouvant même aller jusqu'à masquer une perception objective rationnelle. 
            Une partie de ces perceptions immédiates n’étant pas entièrement consciente, vous pouvez vous sentir tout à coup émue, au bord des larmes, sans même savoir pourquoi.. 

            Si vous êtes peu sensible émotionnellement, (O), vous pouvez avoir des réactions analogues, mais leur durée est beaucoup plus courte et les réactions beaucoup moins importantes. 
            Il vous arrivera très rarement d’être très ému(e) sans savoir pourquoi. 
             Devant une image, une lecture, une scène, vous ressentez peu d’émotion, mais vous vous intéressez aux faits, à ce qui se passe, aux personnes, mais plus à ce qui leur arrive qu’à ce qu’elles ressentent et recherchera davantage des informations concernant sa situation qu’elle analysera. 
            Vous serez moins empathique et vous risquez d'être jugée à tort comme indifférente, égoïste et ne comprenant pas autrui et les sentiments des autres. 

            La combinaison des préférences A / O et optimiste/pessimiste est particulièrement importante : 
            Chez la personne pessimiste cette sensibilité immédiate l'oriente vers l'émotionnel et le subjectif dont l'incertitude est un terrain favorable pour voir les choses de façon défavorable et pour entretenir la circulation des idées tristes dans le cerveau émotionnel. Elle minimise également l'intervention rationnelle des cortex, frontal (qui réfléchit et organise), et préfrontal (qui prévoit et juge).  
             Une personne pessimiste et très sensible aura donc des émotions plus fortes surtout négatives qu’elle maîtrisera peu, est beaucoup plus torturée par son pessimisme, voit la vie encore plus en noir, a souvent des angoisses et des crises de larmes et aura du mal à considérer ses problèmes rationnellement et à voir objectivement le bon coté des choses. 
            Une personne optimiste et très sensible conserve son optimisme, mais ressent plus d'émotion. 
            Une personne peu sensible sera moins pessimiste ou optimiste, car elle aura tendance à examiner ses perceptions rationellement en regardant plutôt objectivement les faits et en maîtrisant l’aspect émotif. 

           Cette préférence A / O intervient donc fortement dans notre humeur et dans notre réaction au stress. Une personne très sensible aura des réactions plus brutales devant le stress ou une grande émotion : larmes, tristesse. Elle exagèrera l’importance de paroles désagréables ou de réflexions péjoratives et soit répliquera de façon soudaine, soit partira souffrir dans son coin. 
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  •           Je vais poursuivre mes articles sur les préférences cérébrales, car elles forment un tout, en intercalant cependant d'autres articles pour ne pas vous lasser.

               Nous avons vu une première préférence vis à vis de notre environnement, les  “extravertis” privilégiant le "milieu extérieur", le contact avec les autres hommes, et  les “introvertis” le plus souvent le "milieu intérieur" de leur pensée, de leur intelligence, de la réflexion.
              Aujourd'hui je vais examiner notre préférence de sensibilité au stress  provoqué par notre environnement extérieur : Optimisme / Pessimisme.
                Beaucoup des personnes que je connais et qui sont tristes et dans la peine, sont pessimistes de nature.
               Au contraire, celles qui surmontent facilement leurs problèmes sont en général de nature optimiste.
               C'est donc une préférence très importante quant à notre comportement et notamment notre résistance au stress.
              Je voudrais donc en examiner quelques composantes de cette préférence, concernant le présent, le passé et l'avenir.

    Etes vous optimiste ou pessimiste ?

     

              Ce qui différencie principalement l'optimiste du pessimiste, dans le présent, c'est leur réaction face au même évènement.
             L'un en voit surtout les bons cotés (“le verre à motié plein”), alors que l'autre en voit au contraire tous les inconvénients  (“le verre à motié vide”).
    L'un va donc plutôt vers la joie et l'autre vers la tristesse.
    Donc face à la même situation, l'un sera serain et gai et l'autre soucieux et triste.

            L'autre caractéristique importante est l'attitude très différente vis à vis du passé.
            L'optimiste, lorsqu'il a fait une erreur, ou lorsque les événements se sont montrés défavorables, réfléchit aux causes, essaie de tirer les leçons pour ne pas refaire la même erreur, puis tourne la page et pense au futur.
           Le pessimiste ressent de nombreux regrets de ce qu'il n'a pas su ou osé faire, et remords de ce qu'il a fait de travers. Et ces remords et les regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse.

           Il résulte de ces attitudes que l'optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.

          Du fait de ces deux attitudes le comportement est différent vis à vis du futur.     
          L'optimiste a une certaine confiance en lui et une certaine assurance, alors que le pessimiste est inquiet et craintif du lendemain.
          Le pessimiste est par nature beaucoup plus stressé que le pessimiste.
     
           Les effets de ce stress peuvent être différents en fonction de nos autres préférences cérébrales, mais nous verrons cela ultérieurement
          Et si l'on parle d'un couple, il est certain que deux optimistes peu sensibles verront la vie en rose, que deux pessimistes très sensibles renforceront mutuellement leur stress, alors que deux personnes de préférences opposées pourront sans doute, compenser l'une l'autre leurs tendances à un pessimisme ou optimisme exagéré.

     

     
     
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  •           Je n'ai pas publié d'article depuis quelques temps, ayant quelques ennuis avec mon micro-ordinateur.
              Je vais recommencer en parlant à nouveau des préférences cérébrales.
              En décembre, j'avais fait un article sur les généralités concernant ces préférences.
              Aujourd'hui, nous nous intéresserons à la première préférence et nous avions dit que les  “extravertis” privilégiaient le "milieu extérieur", le contact avec les autres hommes, et  les “introvertis” le plus souvent le "milieu intérieur" de leur pensée, de leur intelligence, de la réflexion.
              Pour simplifier nous appellerons leurs préférences “E” et “I”.

              On n'agit pas tout le temps en extraverti ou en introverti, mais le plus souvent selon sa préférence innée. Toutefois l'éducation, le métier, l'influence d'autrui peuvent amener une personne à évoluer et à apprendre à utiliser les deux modes et non utiquement celui qui correspond à sa préférence naturelle.
              Un introverti ne se comportera jamais comme un extraverti, mais il pourra se montrer beaucoup plus sociable et altruiste avec un groupe restreint, et l'extraverti pourra apprendre à se passer parfois de compagnie et à se trouver des occupations seul ou avec sa dulcinée.
             Vous pouvez par exemple être relativement introverti(e) en famille ou en société, et par contre être presque extraverti(e) à votre travail car ayant un poste de responsabilité et d'encadrement. De même vous pouvez être très réservé(e) en société et être très à l'aise en famille ou avec un groupe d'amis que vous connaissez bien.
            On peut donc être plus ou moins extraverti ou introverti.

             Nous préférons donc exercer nos facultés de perception et de choix,  qui sont à la base de tous nos actes :                
                     - soit dans le monde extérieur des relations et nous tirons notre énergie de la rencontre avec les autres : nous sommes alors “extravertis” (E). 
                    - soit dans le monde intérieur des idées et de la pensée; nous tirons notre énergie de nous mêmes : nous sommes alors “introvertis” (I).

                       On pourrait essayer de décrire ces deux préférences par des mots :                                                                 

    •  Introversion (I)  Extraversion (E)
         
      Tire son énergie de l'intérieur Tire son énergie de l'extérieur
      Conservation d'énergie Dépense d'énergie
      Réflexion  Activité
      Réflexion puis action Action puis réflexion
      Tranquillité Expansion
      Concentration Interaction
      Intimité Public
      Relations restreintes  Nombreuses relations
      Intérêt pour les réactions intérieures
      • Intérêt pour les événements extérieurs
       Aisance avec les idées, les pensées  Aisance avec les gens, les choses

     

            En général c'est la préférence cérébrale qui apparaît le plus vite chez l'enfant, et c'est aussi celle qui sera le plus profondément ancrée en soi
                Certes l'éducation, l'instruction, la formation, l'expérience, pourront modifier l'intensité de la préférence, mais elle ne changera pas profondément, et la préférence sera d'autant plus présente que la situation sera délicate

              Il est plus facile de caractériser cette préférence par le comportement que l'on a dans l'environnement

              Comment reconnaître si vous êtes extraverti(e) ou introverti(e) et quelle est “l’intensité” de votre préférence?
             Pour faciliter la frappe, je parlerai au féminin (une personne).

    Si vous êtes une personne très extravertie :
        - vous ne pouvez vous passer de la compagnie des autres personnes.

        - vous avez de nombreuses relations souvent superficielles. (voir facebook)
       - vous êtes à l'aise en public et vous aimez lacommunication, vous improvisez facilement, parlez de tout et de rien    
        - vous aimez recevoir, discuter, faire le boute en train.
        - seule, vous ne savez pas vous trouver des occupations et vous avez tendance à vous ennuyer.
        - vous avez tendance à parler ou agir d'abord et à réfléchir ensuite.
        - vous aimez raconter votre vie et vous vous livrez facilement.
        - vous vous intéressez surtout aux événements extérieurs.
        - vous êtes sensible à l'opinion des autres.
        - vous préfèrez le travail en équipe et le diriger    
        - on ne vous dérange pas et vous êtes toujours disponible pour les autres.
        - vous aimez la variété et l'action, et vous êtes impatiente lors de tâches longues.
        - vous êtes plus intéressée par les résultats de votre travail et la façon dont les autres le perçoivent, que par le processus lui même

              Ce sont surtout les 6 premières assertions de cett liste qui sont caractéristiques de l’extraversion.

        Si vous êtes une personne très introvertie :
        - vous êtes réservée, réfléchie et timide.

        - vous pouvez vous passer de la compagnie des autres personnes.
        - vous avez peu de relations mais approfondies avec des gens que vous connaissez et qui vous plaîsent ou pour lesquels vous avez de l’intérêt.
        - vous n'aimez pas la foule ou les réceptions parmi des gens peu connus et vous souhaitez être tranquille pour vous adonner aux activités que vous aimez.
        - seule, vous savez vous trouver des occupations et vous  ne vous ennuyez presque jamais.
        - vous parlez peu, surtout de problèmes sérieux et vous réfléchitssez longuement avant de parler. (et quelquefois les autres expriment la même idée avant vous).
        - vous êtes à l'aise avec les pensées et les idées, mais vous pouvez avoir quelques problèmes de communication avec les autres.
       - vous n'aimez pas parler de vous-même ou vous confier.
       - vous êtes sensible à l'opinion de ceux qui sont importants pour vous.
       - vous vous intéressez surtout aux réactions intérieures de vous même et des autres.
       - vous n’aimez pas être dérangée par des visiteurs ou le téléphone.
        - vous préfèrez le travail solitaire et ne recherchez pas la direction d'une équipe.
        - vous ne voyez pas d'inconvénient à travailler sur une même activité pendant une longue période.
        - vous êtes intéressée par les idées sous-jacentes et les processus de vos travaux.

              Ce sont surtout les 6 premières assertions de cette liste qui sont caractéristiques de l’introversion.

              En fait, vous êtes plus ou moins extravertie ou introvertie de façon innée, mais votre éducation, votre instruction, votre environnement peuvent modifier cette tendance et atténuer au au contraire renforcer votre préférence.

     

     

     

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    Quelques préférences importantes de notre cerveau :

                 Dans mon article d'hier, je disais que nous avons des préférences cérébrales, les plus connues étant celles de nos mains (droitier ou gaucher), mais aussi celle du pied qui tape au but ou de l'œil qui vise une cible. Mais nous avons aussi des préférences plus intellectuelles et plus psychologiques, qui sont à la bas de certains de nos comportements. Ce sont les préférences les plus importantes que je vais énumérer aujourd'hui, à partir desquelles on peut se faire une idée de notre personnalité ou de celle des personnes avec lesquelles nous sommes en contact.


    1 - Nous évoluons de préférence et puisons notre énergie :
                - soit dans le milieu extérieur en relation avec les autres.

                - soit dans nos pensées intérieures en relation avec nous mêmes.
            Nous sommes extraverti "E" ou introverti "I".

    2 - Nous sommes plus ou moins sensibles au stress que nous cause l’environnement et nous avons une réaction face à cet environnement favorable ou défavorable :
            Nous sommes optimisme ("Opt") ou pessimisme ("Pes")

    3 - Nous prenons des informations grâce à nos sens.
            Nous avons ainsi des préférences de mode de perception.qui sont de deux sortes:
            - une perception émotionnelle immédiate, qui intervient en quelques secondes : nous sommes sensibles et affectifs "A", ou peu sensibles et rapidement orientés vers nos perceptions "O".
            - une perception orientée, plus rationnelle, qui n’est mise en jeu qu’au bout de quelques dizaines de secondes au moins, et qui met en jeu nos sens.
            Cette perception peut se faire selon deux grandes tendances :
                        - un mode "sensitif "et factuel, pas à pas, pragmatique et détaillé (S).
                        - un mode "global" et intuitif, schématique et anticipatif (G) :   

    4 - Nous prenons des décisions selon certains critères.
              Nous choisissons ces critères de décision selon deux préférences :
                - les critères sont ceux d’une logique impersonnelle (L), objectifs, en spectateur.
                   - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V), de notre goût, subjectifs et nous raisonnons en participant altruiste.

    5 - Nous avons, vis à vis de l’environnement extérieur un style de vie qui privilégie « perception » ou « décision ».
               On veut agir sur les situations (J), ou s'y adapter (P)
             Le J peut avoir des problèmes si sa décision a été mauvaise, mais le P a tendance à toujours repousser ses choix et parfois ne prend jamais de décision.

    6 - Nous avons en outre un comportement vis à vis des autres individus,
                  - on est plus ou moins tolérant. ("tol" ou "intol")
                  - enfin on est et plus ou moins dépendant de l'opinion des autres et plus ou moins influençable ou indépendant d'esprit. ("influ" ou "indep").

     

             Dans chacun des domaines que nous avons cités, nous avons donc deux types d'attitudes possibles, dont l'une est préférée.
               Nous sommes plus à l’aise dans nos attitudes préférées que nous utilisons plus souvent.
             Nous sommes plus ou moins “doués” ou maladroits pour nos attitudes non préférées. (comme un ambidextre par rapport à un droitier ou un gaucher).

               Ces capacités sont “innées” (formation du cerveau), mais elles varient en fonction de l’éducation, de l’instruction et de l’expérience, donc de l’âge. Ces préférences sont moins nettes chez un adolescent et se complètent ensuite.

               Relations humaines et répercussions personnelles :

               Ces préférences ont des conséquences sur nos relations avec les autres qui ont les mêmes préférences ou des préférences différentes.

               Entre deux personnes qui ont des préférences de perception et de décision (les fonctions cérébrales) différentes, si elles le savent et sont tolérantes, l'entente peut être bonne, et ces personnes se complètent car elles voient les choses différemment.

               Par contre, il est difficile pour deux personnes (d'une même famille par exemple), de vivre ensemble si elles ont des préférences E/I ou (et surtout) J/P différentes, car leurs styles de vie sont différents et opposés. (Tout dépend de la force de ces préférences.
              Ceci est évidemment aggravé si l'une d'entre elle (ou à fortiori les deux) sont intolérants).

               La sensibilité au stress et l'influençabilité ont surtout des conséquences person-nelles; une personne optimiste par exemple est plus heureuse qu'une pessimiste.

               Mais, dans les relations interpersonnelles une personne influençable peut être sous la coupe d'une personne qui l'est moins, et une personne pessimiste avoir des réactions catastrophiques aux comportements d'autrui.

               Il est donc très important de connaître ses propres préférences et leur intensité; plus les préférences sont marquées, plus les problèmes de relations avec des personnes de préférences marquées opposées seront délicats. Il est donc tout aussi importants de connaître les préférences de nos interlocuteurs, pour prévoir leurs comportements, leurs réactions et y adapter les nôtres. Ce sont des guides précieux en matière de communication, de formation, de négociation et de direction d'un groupe.

               Cette connaissance peut aussi guider le choix d'une équipe au travail ou d'un compagnon ou d'amis dans la vie. Les "conseillers conjugaux américains les ont utilisées sur des centaines de milliers de clients (du moins une partie d'entre elles)

     



     

     

              

         

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