• Les nouveaux visages vous attirent-ils ou vous effraient-ils ?

    Les nouveaux visages vous attirent-ils ou vous effraient-ils ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Je vous ai déjà parlé des préférences cérébrales et notamment de l’extraversion et de l’introversion, préférence qui nous sert de “moteur” dans la vie, car elle indique quel est le milieu dont nous tirons notre énergie, notre envie de vivre : le milieu extérieur des autres humains pour l’extraverti, le milieu intérieur de sa pensée pour les introvertis.
        Je vais revenir un peu sur ces notions à propos de la timidité.


        Je vous rappelle quelques éléments déjà dits dans d’autres articles (pour ceux qui ne les ont pas lus) :
        Une personne extravertie est sociable, active, ne peut se passer de la compagnie des autres personnes et a tendance à s'ennuyer quand elle est seule. Elle a de nombreuses relations souvent superficielles, est à l'aise en public car son mode est l'interaction, la communication et aime recevoir, discuter, faire le boute en train.  Elle improvise facilement, parle de tout et de rien, aime raconter sa vie et se livre facilement.
        Une personne introvertie est réservée, réfléchie, peut se passer de la compagnie des autres personnes et a peu de relations mais approfondies avec des gens qu'elle connaît. Elle n'aime pas la foule ni les réceptions dans un milieu inconnu. et souhaite être tranquille pour se concentrer. Elle est à l'aise avec les pensées et les idées, mais peut avoir quelques problèmes de communication, parle peu, surtout de problèmes sérieux et réfléchit longuement avant de parler et et elle n'aime pas parler d'elle-même ou se confier.
        On pense donc qu’une personne extravertie a davantage confiance en elle et n’est pas timide, alors qu’une personne introvertie est moins confiante du moins au contact des autres et donc aura tendance à être timide.
        L’observation du comportement des humains confirme en général cette déduction.

        Les psycho-neurobiologistes seraient heureux s’ils pouvaient expliquer ces comportements par le fonctionnement du cerveau.
        En fait ce n’est jamais possible, car le comportement humain est chose fort complexe, qui met en jeu le cerveau tout entier (ne serait ce que par la mémoire), et donc on n’arrive pas à expliquer le causes complètes de ces comportements (je dirais presque heureusement !!)
        Mais on peut déceler l’importance de certains centres cérébraux et leur action, en général non pas sur le comportement total, mais sur des caractéristiques particulières du comportement.
        Voici un exemple lié à la timidité, une recherche menée par des biologistes de l'hôpital De Charlestown, au Massachusetts dont j’ai lu une publication dans la revue Sciences.

        Un psy de cet hôpital qui soignait notamment des personnes très timides avait remarqué que ces personnes craignaient la vue de visages inconnus.
        Les biologistes ont donc voulu en savoir plus.

        Carl Schwartz et ses collègues ont donc montré à des volontaires des photos de visages inconnus ou au contraire  familiers, et ont observé eur activité cérébrale dans un scanner RMN (résonnance magnétique qui décèle la consommation d’oxygène des neurones actifs).
        Ils connaissaient par ailleurs le caractère timide ou non de leurs “cobayes”.
        Une zone cérébrale réagit de façon variable selon les individus : les centres amigdaliens dont je vous ai souvent parlé, qui sont composés de centres droit et gauche; à l’origine de crainte, de la répulsion, la peur, de la colère et des réactions correspondantes, notamment stress.
        Ils ont observé que les personnes dont les centres amigdaliens s'activent intensément à la vue des portraits nouveaux, étaient timides et lorsqu’ils étaient enfants, étaient plutôt inhibés. Ceux au contraire dont les centres amigdaliens ne s'activent pas assez, étaient ouverts aux autres et avaient été des enfants désinhibés.
        Les enfants inhibés fuient la compagnie des autres enfants, redoutent les activités nouvelles ou les lieux inconnus. À l'inverse, les désinhibés sont portés vers la nouveauté au point d'en perdre toute prudence.
        Les enfants inhibés ont plus tard les centres amigdaliens hyperactifs devant les portraits d'inconnus, et ils déclenchent les réactions de peur ou d'angoisse tandis que les enfants désinhibés ont les centres amigdaliens hypoactifs : cette tendance est donc en partie « programmée » à la naissance, mais on peut la moduler.   
        Par des conversations, par la réflexion on peut arriver à modifier l'action des pensées inconscientes sur cette zone cérébrale. L’entraînement par ces exercices permet aussi une action lente mais efficace.
        Le combat contre la timidité n'est pas perdu d'avance.

        Mais cet article m’a fait réfléchir car les comportements qu’il décrit sont proches de ceux de l’introverti et de l’extraverti.
        Peut être une partie de la préférence innée d’extraversion / introversion est elle due au fonctionnement partiellement déterminé génétiquement de les centres amigdaliens.
        Mais là aussi on peut en partie agir sur les inconvénients de son extraversion ou de son introversion par la réflexion et l’exercice intellectuel et en minimiser les conséquences
        Il n’y a pas identité entre timidité et préférence E/I et les centres amigdaliensne sont pas seuls en cause, mais la résistance au stress et la confiance en soi jouent sur la timidité, mais là encore les centres amigdaliens jouent un rôle.

     

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  • Perception et décision ; des personnes S et G, L et V

    Perception et décision ; des personnes S et G, L et V       

        Certains d'entre vous m'ont dit, à juste titre, que c'est facile se savoir si quelqu'un est E ou I, J ou P. Mais cela l'est beaucoup moins de savoir s'il est S ou G, L ou V.

        Pour que vous compreniez mieux, je voudrais faire aujourd’hui un portrait de personnes  de « perception sensitive et factuelle S. » et de « perception globale et intuitive G » et également de personnes qui décident selon des critères de logique impersonnelle et objective (L) ou qui suivent davantage de façon subjective, leurs valeurs et leurs goûts (V).


        Mais je voudrais bien préciser (pour répondre à des mails) que ce n’est pas parce qu’on est L qu’on n’a pas des goûts et des valeurs. Ce n’est qu’une question de critères, de méthode de décision.
        Le V décide sur un “coup de coeur”, donc en fonction de ses goûts, de ses valeurs, de ses désirs, de ses sentiments et de ses émotions (au feeling comme disent les américains).
        Le L raisonne logiquement pour évaluer sa décision mais dans son raisonnement logique ses goûts et valeurs prennent une place, mais objective, raisonnée, consciente.


        Bernard et Bianca sont deux jeunes qui aiment bricoler et faire des randonnées à vélo. Bernard est “S” et Bianca “G”.


        Dans le bricolage, chacun a ses préférences :
        Bernard aime bien la peinture : enduire, poncer, peindre, cela ne le rebute pas. Certes, c’est toujours la même chose, mais il ne craint pas les tâches répétitives et cela permet, tout en faisant attention de regarder autour de soi et de ne pas trop réfléchir. On fait cela dans l’ordre, peu à peu, pas à pas en couvrant la surface. Il aime bien aussi la maçonnerie, contruire pierre par pierre méticuleusement en faisant attention à ce que ce soit bien droit.
        Monter un meuble, cela dépend de la notice. Si elle vous guide opération par opération en disant ce qu’il faut faire chaque fois, de façon détaillée, comme dans les notices américaines, où on n’a qu’à suivre , et que n’importe quelle personne même peu douée peut appliquer.

        Bianca au contraire a horreur de ces notices. Elle il lui faut un schéma qui montre le fonctionnement de l’objet, pour comprendre comment il fonctionne, puis des schémas de montage sous forme de plan. L’exécution bête n’est pas pour elle : elle veut sa liberté.
        Ce qu’elle aime beaucoup c’est l’électricité; pour faire une installation, il faut avoir des connaissances sur le courant et les conducteurs, faire un schéma et imaginer, calculer au besoin. Puis il faut voir comment on va le réaliser sur place, dans quel ordre; bref imaginer, concevoir, puis passer ensuite à l’acte.
        Là au moins il n’y a pas de fastidieux, de répétitif comme quand on peint.

        Quand ils se promènent, à vélo, Bernard
    a regardé la carte et il a fait la liste des noms des rues à traverser, les numéros des chemins à prendre : “première à gauche VO n° 56, troisième à droite RN 7, quatrième à gauche : rue Pelletier, passer devant la fontaine... ....”

        Bianca a horreur de cette litanie, de cette énumération à respecter. C’est horrible d’ennui.
        Elle il lui faut la carte. Son cerveau se repère et s’il ne sait plus il y a le soleil, et sinon la boussole qu’elle emmène toujours. De temps en temps un petit point au crayon sur la carte pour repérer où on est arrivé.
        Et puis si on loupe une des rues de Bernard, peu importe, on tournera à la suivante et on se retrouvera bientôt sur le bon chemin. La carte c’est fait pour cela.
        D’ailleurs quand elle est allée une fois quelque part, elle s’y retrouve ensuite (sauf évidemment s’ils ont tout démoli et reconstruit différemment !!)

        Bernard aime se rappeler le passé, regarder des photos de ses albums, et il va écrire ses mémoires. Ses album sont rangés méticuleusement, les photos datées, dans l’ordre chronologique, avec une explication en dessous.
        Bianca ne déteste pas regarder ces albums, mais c’est purement sentimental.Sinon le passé ce n’est pas intéressant puisqu’on ne peut plus rien pour le changer. Elle ce qui l’intéresse c’est l’avenir, cc’est imaginer comment il sera, rêver un peu, faire des plans sur la comète.
        Elle aime dessinner ou assembler des photos pour faire une oeuvre originale. Mais classer des photos, c’est barbant.

    Je vais maintenant faire la même description pour les préférences de décision : - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L), ou ceux de valeurs altruistes et de goûts (V).

    Bernard est L et Bianca est V.


        Bientôt les élections régionales et ils vont voter. Pour qui? il faut se décider.
        Bernard qui décide selon des critères logiques, épluche les profession de foi, les tracts, les lettres envoyées par les candidats. Il a dressé une liste de critères à remplir et il note chacun d’eaux et il se décidera en fonctionde sa notation pour le moins mauvais.
        Bianca elle n’a pas du tout envie de se fatiguer ainsi. Elle regarde d’abord les photos. Qui a une bonne tête ?
    Puis tout de même elle lit  le prospectus reçu avec les bulletins de vote. Elle regarde si globalement  cela correspond à ses idées. pas la peine d’en faire plus pour choisir. De toutes façons ce ne sont que des promesses !

        Quand ils font leurs achats, leur attitude est aussi différente sur le choix des aliments.
        Bernard regarde les prix, compare les marques, va lire les étiquettes et la composition des aliments en boites, la provenance des légumes, bien sûr les dates de péremption,  et il connaît quelques règles d’hygiène alimentaire et de données caloriques. C’est en fonction de ces données et de leur examen logique, qu’il va choisir ce qu’il achète pour plusieurs jours.
        Bianca ne s’embarrasse pas de tout cela; Cela la retarderait. Certes elle regarde les prix, mais en dehors de cela elle choisit en fonction de ses goûts, de ce qu’elle a envie de manger, de l’aspect encourageant des produits, sur “un coup de coeur”!

        Bernard et Bianca ont le BAFA et s’occupent de jeunes le mercredi après-midi. Ils vont découvrir un nouveau goupe et on leur a donné des fiches sur chacun de leurs futurs “élèves” .
       Bernard préfère travailler sur dossiers. Il regarde les fiches, a sélectionné certains critères et remplit un tableau sur Excel pour comparer ceux et celles qu’il va encadrer, pour en connaître les goûts et la formation, la situaion de famille....
        Au contraire Bianca n’aime pas ce travail loin de la personne, car pour elle, cela manque d’altruisme. Il lui faut le contact. Elle demande le premier jour, à chacun de se présenter et au besoin elle revoit certains à la fin de la séance. Pour elle c’est le contact direct qui prime, l’impression que lui fait la personne.

        J’espère qu’après ces descriptions, vous aurez mieux compris ce que sont les préférences S/G et L/V.   

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  •            Le 28 janvier 2016, j'avais fait un article sur notre "perception émotionnelle immédiate, auquel vous pouvez vous référer pour savoir ce qu'est cette préférence cérébrale.

              J'avais expliqué que notre première réaction devant un événement extérieur était une perception affective spontanée, qui donc au départ était inconsciente puis arrivait à la conscience, et nous faisait ressentir une émotion plus ou moins importante et plus ou moins longue, selon notre sensibilité.
              Ensuite nos perceptions devenaient raisonnées, c'est à dire orientées par notre cortex préfrontal qui fixe notre attention sur les sujets et l'environnement qui l'intéressent. Enfin se produit la décision (selon la logique ou nos valeurs), et l'action.
              C'est ce que l'on appelle le "cycle de Plutchick"

    Notre sensibilité émotionnelle immédiate.

     

               Au plan des préférences cérébrales, on notera « A » la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (A comme affective) et « O » la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée, qui cèdera le pas à la perception (O comme orientée par notre cerveau préfrontal, qui réfléchit et pense).

               Dans le précédent article, je n'avais pas assez insisté sur les conséquences pratiques et je vais donc essayer de réparer ce manque.

              D'abord cette préférence intervient dans la vie de tous les jours : vous regardez la télé et l'on vous montre des images, vous lisez un récit dans un livre, vous écoutez une musique.
              Certain(e)s d'entre vous regardent, lisent, écoutent, cela leur plaît, mais ils s‘intéressent surtout au pourquoi de ce qu'ils voient, aux problèmes que pose le récit, à la mélodie musicale.
              D'autres au contraire vont être très ému(e)s parfois jusqu'aux larmes.et parfois sans même savoir pourquoi. Cela vous prend là, immédiatement de façon presque inconsciente.et c'est difficile d'empêcher cette réaction dont l'origine est inconsciente.
              Les premiers sont  de préférence “O”, les seconds sont de préférence  “A”.

              Une deuxième conséquence intervient dans vos rapports avec autrui.
              Lorsque quelqu'un vient vous voir et vous fait une demande par exemple ou vous pose une question, les uns voient ce problème en lui même, de façon objective, réfléchie et logique, la personne étant au second plan. (les “O”)
              D”autres au contraire (les “A”), auront d'abord une réaction altruiste vis à vis de la personne (ce que l'on appelle de l'empathie) et verront dans les problèmes posés d'abord l'aspect émotionnel ou sentimental avant d'en aborder ensuite les aspects rationnels et logiques.

             Une troisième conséquence est une confusion possible entre les diverses préférences d'une personne si l'on ne sépare pas soigneusement les préférences A/O de perception immédiate, et les préférence de décision : “L”, logique, ou “V”, valeurs. (cf. schéma ci-dessous)
            Il n'y a pas de lien entre la sensibilité A/O, la préférence G:/S et la préférence V/L
            Mais il peut y avoir confusion, chez une personne non avertie, entre sensibilité affective A et décision V ou entre sensibilité orientée O et décision L.
           Par ailleurs une personne A V paraîtra souvent comme extrêmement altruiste et empathique, alors qu'une personne O L comme particulièrement insensible.
           Des erreurs  sont dues à ces confusions et sont schématisées ci-dessous.  

    Notre sensibilité émotionnelle immédiate.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                 

               Enfin une quatrième conséquence : la personne de préférence A est sujette à des émotions immédiates qui peuvent s'avérer violentes pendant quelques secondes. Si elle est de tempérament pessimiste ( nous verrons dans un prochain article cette préférence optimiste-pessimiste), ou pire si elle traverse une phase difficile de tristesse ou de stress, la préférence A renforcera cet aspect, et donnera des occasions d'aggraver cette tristesse ou ce stress  ainsi que leurs manifestations comme par exemple les crises de larmes.
             Au contraire une personne L, O, optimiste, sera difficilement déstabilisée.

             Cette sensibilité immédiate émotionnelle et ses deux aspects opposés sont malheureusement très peu connus des psychologues. Pourtant ils expliquent beaucoup de réactions émotionnelles spontanées, qui paraissent étonnantes parce qu'elle n'ont pas une origine consciente.        

     

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    Préférences cérébrales d'un enfant.

              J'ai fait plusieurs articles sur l'évolution de notre personnalité (10/04/2017) et sur ce qui est inné et ce qui est acquis (30/09/2018, 7/05/2018), l'apprentissage du bébé (05/12/2015) ou le rôle de l'instruction (06/12/2015).
              Mais une mère de famille  s‘intéresse aux préférences cérébrales et me demande « comment pourrais-je savoir quelles sont les préférences de mon fils qui a 6 ans » ?           

              Les préférences cérébrales sont innées, (elles ne sont pas directement héréditaires, et vous pouvez avoir des préférences différentes de celles de vos parents), mais elles sont ensuite très influencées par l’éducation et l’instruction.           
              A 6 ans votre fils est encore très jeune et ses préférences évolueront certainement par la suite. Toutefois certaines attitudes apparaissent assez vite chez un enfant.
                  L’enfant renforce ces préférences innées, car il fait l’apprentissage de la vie et il est plus adroit dans l’exercice de ses “facultés préférées” que dans celui des autres facultés. Il n’utilise donc presque qu’elles.
                 Le plus souvent un enfant d’une dizaine d’années a des préférences très marquées (ainsi un enfant est le plus souvent très nettement droitier ou gaucher).  Mais déjà, si on l’entraîne à utiliser sa fonction non préférée, l’enfant peut alors acquérir une certaine faculté “d’ambidextre cérébral”. Cela dit cela peut le perturber psychiquement.
                 Par exemple, au plan inné, je suis très “G”, mais mon grand père, me trouvant trop imaginatif et rêveur, m’a fait faire du bricolage, du calcul mental, des exercices d’observations.... de telle sorte que je suis devenu presque autant S que G, et je n’ai pas l’impression d’avoir été particulièrement perturbé (enfin faut le demander aux autres LooL !)

                Puis l’enfant grandit et peu à peu; il utilise davantage les fonctions et attitudes qui ne sont pas ses préférées. Cela dépend de l’éducation reçue, des préférences des parents (qui ont leur style de vie), de l’instruction (un élève de classes scientifique, même s’il est V, apprendra à avoir un minimum de logique).           
              A l’âge adulte le métier intervient et on peut utiliser différemment ses préférences dans des milieux différents.
              Par exemple, bien qu’assez introverti (I), et très logique (L), j’ai dû, dans mon métier, toujours encadrer de nombreuses personnes.  Au travail, je me suis peu à peu comporté comme un “extraverti” pour certaines sous fonctions, par exemple recevoir, écouter et diriger mes collaborateurs et ma fonction “Valeurs” (V) s’est développée au moins sous l’angle de l’altruisme.                     
              Par contre les préférence innées et notamment les fonctions qui ne sont pas les préférées, interviennent beaucoup plus, en cas de stress ou de non maîtrise de soi.            
              Le tableau ci dessous donne des indications sur l’évolution des diverses préférences au cours de l’évolution vers l’âge adulte.          
              Je le commenterai ensuite en parlant d’un jeune enfant.

    Préférences cérébrales d'un enfant.

              On voit assez vite si un bébé est extraverti ou introverti.           
              Le bébé extraverti a besoin de la compagnie des autres, notamment de ses parents ou de ses frères et sœurs. En leur absence il a du mal à trouver des occupations et des jeux.           
              Dès qu’il sait parler couramment, il faut qu’il parle aux autres, qu’il raconte des histoires, sans tellement se soucier si elles sont vraies ou si ce qu’il dit est vraisemblable.           
              Le bébé introverti sait se passer de la compagnie de ses parents et se trouver des occupa-tions, et il est plus réservé et plus soucieux de la pertinence de ses paroles.            

              On arrive aussi assez vite à savoir si un jeune enfant est optimiste ou pessimiste, s’il voit le verre à moitié plein ou celui à moitié vide, s’il est le plus souvent, inquiet ou serein.            

              Plus difficile de savoir si un jeune enfant privilégie la décision (J) ou la prise d’information (P). En effet les parents ou les puéricultrices prennent la plupart des décisions pour lui et en fournissent les éléments s’ils ont l’intelligence de les lui expliquer. De plus les habitudes parentales (qui sont eux même J ou P)  vont influer fortement la conduite de l’enfant                     
              On ne verra vraiment la préférence de l’enfant lorsqu’il ira en classe :
              Est il à l’heure pour partir à l’école, pour en sortir (J) ou traîne t’il sans raison valable (P).
              Fait il rapidement son travail de classe à la maison (J), ou attend il le dernier moment et faut il lui rappeler qu’il doit l’effectuer (P).           
              Lorsqu’on lui donne des choix sur des actions le concernant , prend il vite une décision, ou hésite t’il sans fin, en examinant les avantages et les inconvénients ?            

              Il est en général encore plus difficile de savoir si un enfant très jeune est « Sensitif » (préférence de perception S) ou « Global ».           
              Trois indications valables :
              Fait il facilement des tâches fastidieuses et répétitives (S), ou ces actions l’agacent elles et ils les « laisse tomber » parce qu’elles l’ennuient (G).           
              Fait il preuve d’imagination, de créativité dans ses jeux (G) ou préfère t’il des jeux habituels dont on lui a montré le mode d’emploi (S) ?           
              Lorsque vous lui faites faire un jeu sur ordinateur, dans lequel on parcourt des hypothèses, des solutions, des environnements… le fait il systématiquement dans l’ordre (S), ou a t’il tendance à chercher « tous azimuts » (G)                      

              Presque impossible de savoir dans son jeune âge si un enfant a une préférence de décision « logique L » ou « Valeurs V », car il est très orienté dans ses choix par ses parents et n’utilise pas de façon indépendante des critères de décision.           
              On peut toutefois regarder si, dans ses lectures, les jeux sur ordinateur, les DVD qu’il regarde, s’il s’intéresse plus aux personnes (V) ou au déroulement de l’histoire (L) et s’il juge les événements heureux ou malheureux en fonction de ses sentiments ou de conséquences logiques.           
              Mais un enfant « L », s’il est bien éduqué, n’est pas le plus souvent, dénué d’altruisme et si on s’en soucie dans son éducation, l’enfant « V » a cependant une certaine logique minimale.  

              
              Les préférences d’influençabilité et de tolérance existent sûrement dans les prédispositions cérébrales d’un enfant, mais elles ne se manifestent que plus tard, car ces notions sont plus complexes et nécessitent une certaine compréhension des autres et de l’environnement. Je ne crois pas qu’elles se manifestent sensiblement avant 8 ou 10 ans.
               J'espère avoir ainsi, un pezu répondu aux préoccupations de cette maman.

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  • Préférences cérébrales et négociation / persuasion.

              La communication ne se limite pas à des écrits ou des exposés d’information, problèmes que j’ai abordés hier.
              J’examinerai donc aujourd’hui les aspects négociation, discussion, persuasion 
    (Pour les définitions des préférences cérébrales, lire les articles de mon blog de cette rubrique).

                        1.) - Négocier

              Négocier, c’est d’abord communiquer ses arguments : on va donc retrouver les recommandations précédentes. Mais c’est aussi convaincre et les préférences de choix L / V sont alors primordiales.
              Quelques conseils pour réussir une négociation dans un contexte « gagnant-gagnant », qui est le seul bénéfique à moyen terme :
     
                        avec un E : le laisser s'exprimer; l'écouter; être convivial; dire cependant ses arguments; éviter la polémique; recentrer le dé bat.
                        avec un I : ne pas le bousculer; lui laisser le temps de parler;
                        avec un S : exposer ses arguments sous forme factuelle et analytique; parler pré sent; être très concret; ne pas sauter d'étape.
                        avec un G : exposer l'essentiel de ses thèses et propositions; utiliser des sché- mas et des modèles ou images; parler futur....
                        avec un L : exposer le pour et le contre de façon logique; avoir un argumen-taire sans faille; éviter le subjectif; être rigoureux....
                        avec un V : exposer les avantages et les inconvénients pour les personnes; dé fendre des "thèses"; faire appel aux sentiments.. 

                        2.) - Expliquer ses décisions, convaincre du changement : 

              Lorsqu’une équipe a « fonctionné » sur un problème, une solution a été dégagée, elle a été discutée, chacun devrait avoir exprimé son avis, et c’est alors au patron de l’équipe de décider, après un éventuel avis de sa propre hiérarchie.
              S’il est P, il faut se faire violence ! P ou J il devra expliquer à son équipe les raisons de sa décision, d’autant plus qu’elle n’est pas conforme à l’avis de certains de ses membres.
              En général une décision entraîne l’action, sans novation particulière. Dans d’autres cas, elle implique un changement ; il est alors impératif d’examiner quels sont les facteurs de succès, non seulement en fonction des objectifs et de l’environnement, mais aussi selon les hommes dont on dispose.
              Là aussi les préférences cérébrales peuvent encore nous venir en aide dans ces problèmes qui relèvent aussi de la communication : 

    Préférences cérébrales et négociation / persuasion.

              On peut aussi examiner les diverses phases d’un « changement » qui peut être voulu dans une entreprise, ou subi par les circonstances (par exemple le passage du lycée à la fac) :

    Préférences cérébrales et négociation / persuasion.

                         3.) – Eliminer les problèmes entre personnes 

              De nombreux problèmes peuvent perturber les échanges d’information et l’efficacité du groupe ; ce sont souvent des problèmes de personnes et les différences de comportement dus aux types différents de personnalités, sont à l’origine de certains d’entre eux.
              Je prends un exemple dans une entreprise car c’est plus flagrant, mais cela peut intervenir dans tout les cas où une personne a barre sur l’autre. 
              Pour appréhender ces problèmes, je propose le sujet suivant de réflexion : 
                        • Un ISLJ compétent, rigoureux, méthodique, réservé, organisé, minutieux, ponctuel, respectueux des règles, aime suivre un plan d'action, que les choses soient à leur place, une structure organisée, et les travaux parfaits, mais déteste l'innovation. Il rentre dans les détails et a tendance à travailler seul et à tout faire lui même. Il ne comprend pas que les autres ne soient pas comme lui. 
                        • Une EGVP également compétente, d'une grande créativité, d'une curiosité insatiable tant vis-à-vis des personnes que des choses, expansive, aimant le contact et souhaitant la même chaleur humaine des autres, se retrouve très bien dans son travail et ses dossiers, selon un mode d'organisation très personnel. Elle prend plaisir au travail notamment en équipe, mais n'aime guère ni les règles, ni les contraintes hiérarchiques ou de temps; elle aime le travail de prévision de l'avenir, et de recherche des solutions possibles, mais remet souvent ses décisions à plus tard pour explorer davantage la situation. Elle est rarement à l’heure, tant dans son travail que à ses rendez-vous. Elle évite les conflits, préférant céder plutôt que de s'affronter violemment. 
              EGVP patron et ISLJ son collaborateur : quels problèmes?
              ISLJ patron et EGVP son collaborateur : quels problèmes?
              Comment peuvent-ils y remédier ?

              Je referai un article sur ces problèmes en prenant ce cas comme exemple. 

              En définitive, les comportements humains sont donc l'une des clés principales du succès de nos actions et la connaissance de la personnalité des autres avec lesquels nous intervenons peut aider à maîtriser nos comportements mutuels en fonction des diverses personnalités, qui agissent sur :        
                        • l'impact de l'information et de la communication.
            
                        • l'écoute des individus et des groupes.
            
                        • l'analyse des malentendus.
            
                       
    • la concertation et la négociation.        
                        • la collecte des informations avant décision.
            
                        • la prise de décisions.
            
                        • l'efficacité des équipes menantes et menées.
            
                        • la gestion des conflits au sein des groupes.
      

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