•           Un 31 décembre, je n'ai pas envie de faire un article sérieux, alors comme vous avez bien aimé lorsque je vous montrais des panneaux bizarres, en voici encore quelques uns.

    Des panneaux bizarres de fin d'année.

    Des panneaux bizarres de fin d'année.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des panneaux bizarres de fin d'année.

    Des panneaux bizarres de fin d'année.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des panneaux bizarres de fin d'année.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des panneaux bizarres de fin d'année.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Des panneaux bizarres de fin d'année.

     

     

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  • Estime de soi et confiance en soi

     
            Le premier article que j’ai fait sur ce blog, en décembre 2015 concernait les problèmes d’estime de soi, chez les jeunes d’aujourd’hui et je constatais que si la plupart des jeunes autrefois avaient pour modèle leurs parents, ce n’est plus le cas pour les jeunes d’aujourd’hui, qui n’ont plus d’estime d’eux même s’ils ne peuvent se comporter comme les copains du groupe et leur ressembler, physiquement et en actions.

               Le problème est que ces désirs à la base de leur estime d’eux mêmes, ne sont pas des vraies valeurs et que la plupart de ces comportement sont plutôt négatifs et leur apportent donc une image très peu encourageante.
              Les modèles rassurants de la famille et de l’instruction ont en partie disparus, la prépondérance de la société de consommation et de l’argent apportent plus de stress que de satisfactions.
              On aurait pu croire que la libération des mœurs depuis 1968 aurait apporté un calme sentimental, mais il a en fait amené un amour changeant et éphémère et les divorces ont enlevé le caractère sécurisant de la famille.

              Par la suite, dans un article du 18/12/2018, j’avais indiqué des liens possibles entre la confiance en soi et les préférences cérébrales.

              L’optimiste avait forcément davantage confiance en l’avenir et l’indépendant d’esprit était moins sensible à l’opinion d’autrui et aux influences néfastes des médias et des réseaux sociaux.

              L’introverti est en général timide ; mais il réfléchit plus et est moins sensible à l’opinion d’autrui que l’extraverti.

              La personne de perception sensitive" S", qui examine les détails, avance pas à pas dans sa prise d'information, aura davantage confiance dans les faits et la vue des événements, que la personne "G" qui perçoit globalement et intuitivement, mais de façon moins précise.

              La personne « L » qui prends ses décisions en fonction d'un raisonnement logique, aura davantage tendance à contester l'opinion des autres et à les comparer aux siennes propres, que la personne "V", qui suit intuitivement ses goûts et ses valeurs. Elle aura le plus souvent davantage confiance en elle.

              Celui qui a une sensibilité émotionnelle très forte "A", aura plus de mal à maîtriser ses émotions, que celui "O", qui est peu sensible et passe rapidement à une perception objective des faits et des situations.

               Enfin la personne "J", qui donne priorité à la décision et cherche à prévoir son comportement face aux événements, sera plus assurée qu'une personne "P", qui donne priorité à l'information, et sera donc peu confiante en ses décisions (si elle en prend).
              Mais par contre la personne J aura moins confiance en elle face à une situation imprévue qu'elle n'aura pas pu étudier, alors que la personne "P" saura mieux s’adapter.

               La combinaison de certaines préférence peut être défavorable : par exemple, une personne fortement « A » et « V », très émotive et qui maîtrise mal ses émotions et décide sans analyse logique, subjectivement en fonction de ses goûts valeurs, sentiments et émotions, et qui, étant « J » voudrait maîtriser les événements, va se trouver très démunies devant des questions, des problèmes, des événements qu’elle n’a pas prévus, et cela pourra être une forte source de Stress et de manque de confiance en soi.

               Aujourd’hui je voudrais aborder un autre aspect : la confiance en soi qui est différente de l’estime de soi. car c’est elle qui nous fait agir.

    Estime de soi et confiance en soi

              L’estime de soi est nécessaire à la confiance en soi; C’est avoir confiance en ses compétences. Cela peut suffire dans des métiers manuels, car la compétence le savoir pratique, le savoir-faire permet d’avoir confiance en ce que l’on va faire et on n’a pas absolument besoin des compliments d’autrui. Le maçon est fier d’avoir construit la maison, le plombier d’avoir réparé une fuite et cela sufit pour qu’il soit confiant en son travail.
              C’est beaucoup moins vrai pour un cadre qui, malgré ses compétences, a besoin du satisfecit de son patron pour conforter l’opinion sur ses capacités.

               Pour avoir confiance en nous, il nous est aussi nécessaire d’avoir confiance en la vie, en la nature, en notre bonne étoile.
              Si l’on vous dit tout le temps "Si tu connais pas, tu manges pas, tu touches pas, tu t'approches pas », alors vous pensez que tout mécanisme inconnu est un danger, y compris une jolie fille si vous êtes un garçon, ou vos camarades masculins du lycée si vous êtes une fille.
              Pour avoir confiance en soi, il faut entreprendre et même essuyer quelques échecs, en tirer les leçons, puis tourner la page et agir à nouveau. On finit par réussir et la confiance vient.
              Je suis effaré de voir les lycéens et étudiant avoir tout le temps peur de faire une erreur, mais l’expérience de la vie n’est que la somme des erreurs qu’on a faites et de celles qu’on a évitées, ce qui a permis la réussite. Il faut s’accepter comme un être faillible. 

               Enfin, on ne prend pas confiance en soi en se regardant devant un miroir et en chantant ses propres louanges et ses grandes capacités. Il faut aller chercher sa confiance en soi à l’extérieur, dans les pensées des autres en instituant de bonnes relations de confiances, de bons liens avec les autres.
               Je connais des personnes, notamment des jeunes, compétents et qui peuvent bien faire, mais qui sont paralysés par le regard et l’opinion des autres. Que vont ils penser.?C’est le meilleur moyen pour ne rien faire et ne plus avoir confiance en soi.
               Certes il ne faut pas négliger l’opinion d’autrui, surtout celle des personnes qui nous sont chères, mais il faut se garder de juger les autres comme il faut se dire qu’ils n’ont pas à nous juger. Ils n’ont pas les éléments.
              Et il ne faut surtout pas prendre toute remarque qui vous est faite comme une critique et ruminer ainsi dans son coin que l’on est un martyre.
               La confiance en soi, c’est affronter le regard des autres avec sérénité et essayer de nouer avec eux les meilleurs rapports.

               Un autre aspect de la question, avoir confiance en soi est ce être sûr de soi. Je pense que c’est différent : une personne intelligente doute toujours devant la complexité des phénomènes, la difficultés des buts à atteindre. Un homme trop sûr de lui n’est pas dans la réalité. A force d’avoir confiance en lui, il se coupe des autres et finit par échouer. C’est ce qui arrive souvent à des personnes haut placées qui finissent par être complètement coupée de leurs collaborateurs et des réalités et de l’opinion des autres;

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  • Ne plus savoir écrire les verbe

         La mémoire de notre cerveau est toujours une fonction assez mystérieuse que nous connaissons mal, mais aussi très fascinante.

        Je lisais il y a quelques mois, un compte rendu de chercheurs de l'Institut des sciences cognitives de Lyon, qui ont étudié des patients qui avaient eu des accidents vasculaires cérébraux et ne pouvaient plus écrire les “verbes”.
        Ces personnes étaient en parfaite santé, lisaient sans difficulté, conversaient avec des amis.
        Ils écrivent à priori normalement, leur écriture est fluide, les mots s'enchaînent. et tout à coup ils butent sur un verbe, qu’ils connaissent, qu’ils peuvent prononcer, mais impossible de l’écrire. Les autres mots viennent parfaitement sous leur plume, mais tous les verbe non. Certains de ces patients sont capables d’écrire le mot « montre » si ce mot désigne la montre-bracelet, mais non s'il s'agit du verbe montrer à la troisième personne. Seuls les verbes posent cette difficulté.   
        Le cerveau de ces personnes présente la même anomalie : un petit vaisseau a été bouché et une toute petite aire cérébrale n’a pas été alimentée en oxygène.
        Pour certaines de ces personnes, des médicaments augmentant la pression artérielle ont permis de déboucher le vaisseau obstrué. et elles ont aussitôt  retrouvé leur capacité d'écrire les verbes.

        En fait la mémoire stocke les informations sémantiques ou linguistiques de façon assez particulière, suivant la nature des mots ou la façon dont on les a appris.
        Ainsi pour des noms d’objets, il semble que tous les objets de même nature correspondent à des connexions entre neurones localement proches les uns des autres
        Ainsi un groupe de neurones s’occuperait des outils, un autre des ustensiles de cuisine, un troisième des fleurs, un quatrième des animaux à pattes, un autre des oiseaux et ainsi de suite.....
        Chose curieuse si un enfant est bilingue dès sa tendre enfance, les vocabulaires des deux langues sont classées ensemble. Si on apprend une langue étrangère après le français, les vocabulaires sont dans des centres distincts.
         La différence entre la représentation corticale d'un nom et d'un verbe d'action résulterait de la façon dont l'enfant acquiert le langage : l'apprentissage des noms est souvent associé à la présentation de l'objet correspondant à ce nom, tandis que celui des verbes passe par la réalisation des gestes correspondants. Une lésion cérébrale survenant au sein du vaste réseau qui sous-tend le langage, perturberait sélectivement le traitement des noms tout en préservant celui des verbes, et inversement, une lésion survenue dans le voisinage du centre de Broca, (qui préside la prononciation et l'écriture des mots) et de l'aire de préparation des gestes voisine, perturberait l'usage des verbes.

        Les chercheurs ont également trouvé que chez l’enfant qui ne sait pas encore parler, la mémoire est essentiellement associée à des images et donc n’a pas un “classement” logique. Lorsque l’enfant apprend à parler la mémoire se réorganise complètement car elle associe alors les objets aux mots et le classement par nature de mots se fait alors progressivement et se renforce lorsque l’enfant apprend à lire et écrire, car alors la mémoire visuelle des mots vient à l’appui de leur mémoire auditive, voire même la mémoire des gestes de la main qui écrit..

        Une autre particularité curieuse de notre mémoire est notre comportement vis à vis des outils, qu’ont étudié Todd Handy, Michael Gazzaniga et leurs collègues au Centre de neurosciences cognitives de Hanover, aux États-Unis.       
        Lorsque l’on présente à des personnes volontaires, sur un écran d'ordinateur, des couples d'objets comprenant un outil et un autre objet, (par exemple un animal ou un fruit), les chercheurs ont observé que le regard se porte, dès la première fraction de seconde et avant que soient identifiés consciemment les objets, vers l'outil pourvu que celui-ci se situe à droite de l'écran. Si l'outil se situe à gauche, il n'y a pas de préférence particulière.

    Ne plus savoir écrire les verbe

        La partie du cerveau qui s'active lors de ces tests, observée par imagerie cérébrale ( IRM ), est une zone où les mouvements sont préparés avant d'être exécutés. (cortex prémoteur de l'hémisphère gauche en bleu clair sur le schéma).
        Plus étroitement associée à la moitié droite du champ visuel, cette zone évaluerait l'intérêt qu'offre un objet : elle repérerait un objet potentiellement intéressant et orienterait vers lui notre attention. Des objets « intéressants » sont ceux qui, dans une situation où il faut réagir avec rapidité, peuvent être saisis et aux temps préhistoriques, servir d'arme., et aujourd’hui des objets qu'on a appris à reconnâitre comme les outils utiles (marteaux, tournevis, pinces...), mais aussi des objets non répertoriés, présentant des caractéristiques géométriques simples : effilées et asymétriques, possédant une partie maniable et une autre pouvant servir à frapper, à frotter ou encore à tourner, par exemple.
        Trouver un outil rapidement est très important. et la « zone de l'outil » a probablement évolué en même temps que la main chez le singe comme chez l’homo habilis, notre ancêtre.

     

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  •      J’ai lu un article assez intéressant sur  le numéro d’avril 2019 du magazine « Pour la Science » concernant les méthodes de capture du CO2 dans l’air, qui pourraient être un moyen de diminuer nos émissions de gaz à effets de serre.
        Il y a 10 ans, on pensait que remplacer les centrales à charbon par de l’énergie nucléaire, éolienne ou photovoltaïque, passer aux voitures électriques, augmenter l’isolation des logements, les éclairer avec des leds,  réduire notre consommation énergétique suffiraient pour limiter le réchauffement climatique.
    Mais l’effort fait n’a pas été suffisant et les émissions de CO2 ont continué à augmenter. Il faut donc des mesures supplémentaires. Le captage de CO2 à grande échelle apparaît comme la seule solution.
        Les scientifiques estiment que d’ici 2100, si nous voulons limiter l’augmentation de température à 1,5 d°C, il faudra capter environ 1000 milliards de tonnes de CO2, soit en moyenne 20 milliarsds de tonnes par an à partir de 2050..
        Quelles méthodes utiliser ?

    1.) - Reforestation.
        Les arbres captent le CO2 de l’air et le transforment en bois.
        Il faut arrêter la déforestation (notamment en Amazonie), replanter des arbres jeunes là où l’on enlève des anciens, étendre les forêts. IL faudra également réformer le marché du bois et les pratiques de gestion forestière. Les forêts peuvent absorber 3,5 milliards de tonnes par an.

    2.)- Captage et stockage du CO2.
   
         On peut capturer le CO2 de l’air par séparation chimique, et le stocker dans le sol de façon permanente à quelques centaines de mètres de profondeur. Des roches basaltiques peuvent ensuite l’absorber.Le potentiel de cette technique peut être important (10 milliards de tonnes par an, mais le coût est important (100 à 250 € la tonne) et la consommation en énergie importante; Pour extraire 100 millions de tonnes par an il faut une centrale de 300 à 500 MW. Evidemment une centrale à charbon produirait plus de CO2 qu’on ne capterait : il faut donc utiliser de l’énergie propre.

    3.) Transformation en biocarburants ou en énergie.
        On brûle des végétaux et on peut produire de l’énergie, mais il faut capter le CO2 produit ou les transformer en biocarburant, mais au détriment des surfaces de terres agricoles.

    4) Biochar
        On chauffe en l’absence d’oxygène des déchets organiques, du fumier, des récoltes. On obtient des biocarburants et du « biochar » qui est un résidu très riche en carbone. Il peut servir à amender le sol et à augmenter le rendement des cultures.
        On envisage une capture de 2 milliards de tonnes par ans, à un coût de 100 à 200 € la tonne.

    5.)- L’altération forcée.
         On réduit des roches en poussière que l’on épand sur les champs. Elle capte du CO2 et fertilise le sol. Epandue sur les océans, elle régit sur l’eau de mer en transformant le CO2 en carbonates, qui tombent au fond. Le problème est de parvenir à transporter et pulvériser la roche sans que ce soit trop cher. on pense qu’il serait possible de capter 2 à 4 milliards de tonnes par an pour 50 à 150 € la tonne, mais pour le moment on ne sait pas faire.

    6.) - Fertilisation des océans
    En soupoudrant les océans avec des substances qui favoriseraient le développement de certaines algues, celles-ci pourraient capter du CO2;
         Mais on ne sait pas maîtriser le phénomène ni prévoir les conséquences pour les écosystèmes marins.

    7.) - Séquestration du CO2 dans le sol par l’intermédiaire de plantes.
        Celles-ci absorbent le CO2 et le fixe dans leurs racines

    Le tableau ci-dessous compare les avantages et inconvénients des diverses méthodes.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/Numeriser1.jpg

        Aucune méthode n’est actuellement au point et il faut donc financer un énorme effort de recherche et de mise au point, et il faut non seulement trouver des techniques qui captent le CO2, mais qu’il faut que ces techniques apportent quelques chose à vendre (le bois, du carburant, de l’énergie) ou un apport technique comme la fertilisation des sols.
        Reste à trouver les moyens financiers de faire ces recherches.

    Quelques éléments sur le stockage du CO2

            Il serait donc prioritaire que la recherche soit intensifiée dans le domaine de la capture et du stockage du CO2 des centrales thermiques
          Actuellement on envisage de piéger le CO2 dans les sols en le captant à la sortie des cheminées et en le séparant des fumées par dissolution dans un solvant, qui ensuite réchauffé, rejette le CO2 que l’on l’enfouit dans des sites géologiques.
    Dans le cadre d’une étude européenne (projet Castor), une installation pilote a été mise en place en 2006 au Danemark dans la centrale d’Esbjerg.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/lachainedecaptagestockageduco2.jpg
          Un autre procédé consisterait à injecter de l’oxygène pur dans la combustion et de recycler le CO2 à la place de l’azote de l’air et on a alors une sortie de CO2 pratiquement exempte de fumées que l’on peut directement envoyer au stockage.
          Ces techniques sont encore beaucoup trop onéreuses.
          La technique de l’enfouissement est par ailleurs encore discutée ; en effet, enfouir le CO2 ne signifie pas le détruire. Il est donc très important d’étudier la sécurité de l’enfouissement, l’imperméabilité des cavités, la résistance à l’activité sismique, la surveillance afin d’éviter les fuites. Selon le BRGM, il serait possible de stocker plusieurs milliards de tonnes de CO2 rien que dans le Bassin Parisien (mais à quel coût ?)
        La généralisation de cette technique n’est pas envisageable avant 2050, ce qui est bien tard pour réduire nos émissions correspondantes.

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  •      Vous trouverez ci dessous un tableau donnant les caractéristiques des services proposés par les quatre grandes firmes américaines de tests génétiques offerts aux particuliers sur internet. Ce tableau est issu d’un numéro Hors sére de la revue « Pour la Science ».
        Seule la société 23andme (ce sont les 23 chromosomes) offre le service de tests « médicaux » aux particuliers qui voudrait cerner des risques statistiques de maladies, marché qu’elle obtient grâce à une publicité et un démarchage ciblé et en mettant à disposition des utilisateurs un logiciel qui leur donne l’impression de faire eux mêmes les recherches génétiques dont ils ont envie.
    http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/Numeriser3-copie-1.jpg
        Pour déterminer ces données, la société est partie d’études faites sur des malades et des témoins qui n’ont pas la maladie concernée. On a recherché des marqueurs en proportion notable chez les malades et absents ou en faible proportion chez les témoins indemnes.
        La fréquence de ces marqueurs dans l’ADN d’une personne peut donc indiquer un risque de maladie future.
        En fait cette méthode est très critiquée par les scientifiques, car elle suppose que des maladies complexes qui ont des causses multiples, n’ont qu’un caractère génétique à leur déclenchement.
        Il apparaît en effet qu’on ne sait pas en général l’origine de la maladie, et que l’environnement a le plus souvent un rôle important, même s’il ne s’agit que d’un déclencheur épigénétique.
        Le déclenchement des maladies complexes dépend certes de la génétique, mais aussi de l’environnement et du mode de vie de la personne en cause.
        Les données fournies par la société américaine ne sont donc qu’une mauvaise approximation du risque de la maladie.

        De plus, livrer de simples statistiques de risque de maladies, directement au consommateur sans l’intermédiaire d’un professionnel de santé, risque de provoquer des réactions erronées par méconnaissance des maladies, ou des prises inconsidérées de médicaments.
    On cite le cas de l’actrice Angélina Jolie, qui ayant ainsi appris qu’elle avait un certain risque de cancer du sein, alors qu’elle n’avait aucun signe clinique de la maladie, s’est fait enlever les deux seins.
        La FDA américaine a interdit en 2013 la diffusion de tels tests aux particuliers, mais elle est peu à peu revenue sur sa décision depuis 2015 et a autorisé une vingtaine de tests qui avaient fait l’objet d’études médicales.
        Mais si par exemple les mutations testées par la société 23andmesont des marqueurs fiables d’un risque de cancer du sein ou des ovaires, pour les personnes chez qui ils sont présents, par contre leur absence ne signifie pas un risque zéro, car d’autres mutations pourraient provoquer ces maladies.
        Le droit français interdit de réaliser des tests à d’autres fins que médicales ou scientifiques ou sur injonction d’un juge, et l’interprétation doit être faite par un professionnel de sante.

        En fait ces tests négligent l’épigénétique. Comme je l’ai déjà expliqué dans un article du 28:11:2016, L’ADN humain comporte environ 3 milliards de nucléotides (paire de bases face à face) et environ 30 000 gènes, support de l’hérédité des cellules..
            Mais ces gènes ne représentent que 30 % de l’ADN
            Les 70 % restant semblent ne servir à rien et sont ce que l’on appelle “l’ADN silencieux”
            On ne sait pas à quoi il sert. On pense que certaines parties sont des restes d’anciens gènes désactivés au cours de l’évolution.
            Mais il est actuellement certain également que certaines parties soient responsables de l’activation ou non de certains autres gènes
    Un gène existant n’est pas automatiquement exprimé et il semble que de nombreux gènes ne s’expriment jamais.
            Il est possible qu’une partie de l’ADN silencieux soit constitué de gènes que nous ne connaissons pas parce qu’ils s’expriment rarement et que la recherche dans ce domaine est à ses débuts
            On a vu que, pour que la transcription se fasse, il fallait que l’ADN soit redéplié et que la double hélice soit séparée localement au niveau du gène à répliquer.
            Il semble que dans de nombreux cas, cette ouverture de l’ADN ne se fasse pas et le gène ne peut pas s’exprimer.
            Cet empêchement d’ouverture est dû à de légères modifications chimiques qui se sont produites dans la chaine d'ADN, et qui sont ensuite transmises aux cellules filles suivantes.
            La plus connue de ces modification est l’apparition de radicaux méthyl (-CH3), lesquels semblent empêcher l’ouverture de la chaîne à leur emplacement et donc l’expression du gène correspondant.
            Certains gènes correspondant à l’apparition de maladies sont ainsi bloqués et si à un moment donné ce blocage chimique disparaît, le gène s’exprime et la maladie se produit.
            On pense que cela pourrait être une explication de certains cancers.
            Il est probable que ce serait une explication des maladies immuno-déficientes.
            Certains chercheurs pensent également que de nombreuses personnes possèdent un gène de la schizophrénie, mais que ce gène ne s’exprimerait pas. Mais un traumatisme, une modification environnementale, une alimentation particulière... pourraient détruire le blocage de ce gène et la maladie se manifesterait alors.
        Ce type d'apparition doit être possible pour de nombreuses maladies génétiques.
    Les tests de la société 23andme tiennent peu compte de ces données.

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