•           J’avoue ne pas comprendre les hommes politiques du monde, qui ne pensent qu’à court terme, à se faire réélire ou à rester en place, et notamment la plupart des écologistes militants (il y a aussi parmi les écologistes des gens sérieux, mais on ne les entend pas), qui ont remplacé les études scientifiques par le principe de précaution. Ils me paraissent tous manquer de bon sens, comme beaucoup d'hommes politiques, qui n'écoutent que les médias, les propos erronés et alarmistes qu'elles lancent, les chiffres et statistiques inexacts, et une opinion publique apeurée vu le manque d'informations.
              Et quand on entend les propos tenus par M. Trump, on peut même parler de manque d'intelligence.

              La première chose qui est évidente, c’est que le réchauffement climatique est une réalité, même si les modèles mathématiques n’arrivent pas tout à fait aux mêmes chiffres et si on ne sait pas très bien quelles conséquences exactes cela aura en matière de climatologie pratique. Elles ne seront pas pour la plupart bénéfiques : réchauffement de la température, effets sur la faune et la flore, augmentation des espaces désertiques, fonte des glaces, élévation du niveau de la mer qui submergera certaines régions, augmentation de la température et de la salinité des mers,augmentation de la violence des tempêtes et pluies, etc...
             Il est également certain que les émissions de gaz à effet de serre et notamment de CO2, sont l’une des principales causes de ce réchauffement.
              Donc, si nous ne voulons pas compromettre l’avenir, il nous faut réduire de façon importante nos émissions de gaz carbonique CO2 et de méthane CH4.

    Les énergies dans le monde (2), les sources classiques fossiles.

              La deuxième chose évidente c’est que, même s’ll est utile de prêcher l’économie d’énergie, et s’il faut s’efforcer d’en faire, ce n’est pas cela qui sauvera la planète et la demande en énergie continuera à progresser, ne serait que du fait des grandes puissances émergentes comme la Chine et l’Inde
        
         Il suffit de voir les graphiques de mon précédent article sur la croissance de la demande en énergie, même et surtout en énergie carbonée (pétrole, charbon, gaz). 
    Selon l’Agence Internationale de l’Energie, cette demande d’énergie primaire augmentera de l’ordre de 40% d’ici 2035.

    Les énergies dans le monde (2), les sources classiques fossiles.      Alors on ne comprend pas les grandes puissances qui ne font pas grand chose pour réduire leurs rejets de CO2, voire qui les augmentent comme l’Allemagne, qui, pour des raisons de réélection de madame Merkel, remplace ses centrales nucléaires par des centrales à charbon, très polluantes, ou pire, M. Trump qui se dégage de tout effort de diminution d'émissions de gaz à effets de serre et qui veut développer la production et l'utilisation de pétrole et de charbon.
          Vous pouvez comparer ci-contre la répartition des moyens de production énergétique globale et de la production électrique mondiale, pour la France et pour les deux premiers pays mondiaux : USA et Chine.
          Par rapport à la production électrique, la consommation d’énergie totale, inclut les transports, le chauffage des locaux et la consommation industrielle non électrique.
          On est horrifié par la part des énergies carbonées : pétrole, charbon,  gaz, sauf en France grâce à la part hydraulique et surtout à l’effort nucléaire initié par le Général de Gaulle.
         Il faut toutefois souligner que, si les Etats Unis ne font plus aucun effort en faveur du climat, la Chine commence à prendre conscience du problème, développe de façon importante le nucléaire et l’hydraulique et commence à se lancer dans les énergies renouvelables, hors nucléaire.


          Devant ces problèmes essentiels et alarmants, on ne peut compter que sur des avancées importantes en matière de recherche et développement pour nous sortir d’affaire. Or les pays se semblent pas faire d’effort important, ni vouloir coopérer dans ce domaine. Dans mes prochains articles, j'aborderai peu à peu ces problèmes techniques.

          Dans le domaine des énergies carbonées, le gaz est moins polluant que le charbon (ou la lignite), pourtant on ne fait pas beaucoup d’efforts (et en France pas du tout alors qu’on importe tout notre gaz et que notre balance économique import/export est déficitaire), pour explorer et déterminer les richesses existantes, et trouver des méthodes d’exploitation des gaz de schistes plus sures (voir mes précédents articles sur ce sujet).
              On a vu sur le graphique en début d'article la part énorme en matière de'émission de CO2 que prenaient le charbon, le gaz et le pétrole.
             Dans le tableau ci-dessous on trouvera la répartition de la consommation d'énergie produite par du charbon (Monde = reste du monde) :

    Les énergies dans le monde (2), les sources classiques fossiles.

              Ces énergies ne sont évidemment pas "renouvelables" et les réserves naturelles sont limitées comme le montre le graphique ci-dessous :

    Les énergies dans le monde (2), les sources classiques fossiles.

              De plus la répartition des ressources dans le monde n'est pas homogène notamment pour le pétrole, ce qui est évidemment source de tensions et de conflits.
    (premier graphique, production de pétrole, second graphique production de charbon.

    Les énergies dans le monde (2), les sources classiques fossiles.

     

    Les énergies dans le monde (2), les sources classiques fossiles.

     

              Dans les prochains articles je commencerai à parler de l'énergie nucléaire, car c'est le domaine où l'information est le plus absente et souvent complètement faussée, sciemment ou par méconnaissance. 

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  •           Avant de parler des diverses sources possibles d'énergie, il faut essayer de rechercher quelqu'un sont les besoins mondiaux et leur évolution.

              Au 18ème siècle, les sources d’énergie étaient le vent (moulins), l’hydraulique (barrages), et la biomasse (bois). Deux révolutions industrielles successives ont apporté le charbon (et la machine à vapeur), et le pétrole (et les moteurs à explosion).
              Par ailleurs les progrès technologiques ont amené une consommation de plus en plus grande d’énergie, de telle sorte qu’aujourd’hui le niveau de vie d’un pays est corrélé à sa consommation d’énergie par habitant.
              Les 5 défis actuels de l’humanité, dans ce domaine, sont :
                  - L’accroissement de la population.
                  - L’épuisement inéluctable des énergies fossiles.
                  - L’épuisement de toutes nos ressources de la terre : métaux, pierres, faune, produits agricoles, …
                  - La croissance des émissions de gaz à effet de serre, entraînant le réchauffement climatique.
                  - Les besoins futurs en énergie: moteur principal de l’économie.

              Les deux tableaux ci-dessous montrent la répartition de la population mondiale en 2015 par continent, et son évolution, à l’échéance 2100 en millions d’habitants, dans trois hypothèses d’évolution.
              Cet accroissement entraîne forcément une augmentation de consommation d’énergie.

    Le besoin en énergie dans le monde. (1)Le besoin en énergie dans le monde. (1)

      

    Le besoin en énergie dans le monde. (1)

     

              Les deux schémas ci-contre et ci dessous montrent la répartition actuelle des sources primaires d’énergie et l’évolution de la consommation, par source, depuis1850.On note évidemment l’énorme développement de la consommation du charbon et du pétrole.

     

    Le besoin en énergie dans le monde. (1)

              Le schéma ci dessous montre l’évolution de la consommation entre 2014 et 2040.
    On voit évidemment, sur cette prévision, la part grandissante des nations en voie de développement et notamment de la Chine et de l’Inde, aux populations très importantes.

    Le besoin en énergie dans le monde. (1)

              Il est également intéressant de connaître la prévision de la répartition de la consommation d’énergie (en milliards de TEP), entre les diverses sources :

    Le besoin en énergie dans le monde. (1)

             En 2014, les premiers producteurs d’énergies carbonées étaient :
                        - pour le pétrole : USA (13,1%) ; Arabie (12,9%) ; Russie (12,7%) ;
                        - pour le gaz : USA (21,4%) ; Russie (16,7%) ; Quatar (5,1%) ;
                       - pour le charbon : Chine (46%) ; USA (11%) ; Inde (9%) .
             Les réserves mondiales sont estimées actuellement à une durée de :
                       - Pétrole : 54 ans, mais huile de schiste ;
                       - Gaz : 65 ans, mais environ 230 ans avec les gaz de schiste
                       - Charbon : 183 ans
             A comparer aux réserves de combustible nucléaire : 200 ans avec l’U235 mais plus de mille ans avec les réacteurs surgénérateurs ou l’utilisation du thorium. 

    Le besoin en énergie dans le monde. (1)          En matière de gaz à effet de serre on rappellera simplement les principaux pays émetteurs sur le schéma ci-contre

     

     

     

     

     

     

              En définitive Les besoins croissants en énergie sont évidents, et même si on peut les freiner, on ne peut les arrêter. Mais il faut diminuer le réchauffement climatique et pour cela décarboner nos émissions de gaz. Comment le faire, cart il faut tenir compte des contraintes économiques. ?
    Le mix énergétique à retenir dépend en fait des conditions locales de chaque pays.
            Au plan économique, il faut considérer la vérité des prix, et au plan scientifique, il faut augmenter fortement les investissements en recherche et développement.

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  • Energies et climat sont liés.


             Vous avez pu constater que je m’intéresse beaucoup aux problèmes scientifiques et pratiques du changement climatique et à tous les problèmes d’énergie, que ce soient les « anciennes énergies » encore utilisées de façon prépondérante, l’énergie nucléaire et la future énergie de fusion, et les « énergies vertes » très à la mode, mais dont certaines sont méconnues.

               Mais jusqu’à présent je n’ai guère parlé que du changement climatique et des rapports du GIEC.
              Je pense qu’il serait bon que je parle des diverses énergies et de leur utilisation dans le monde. Mais cela représente un volume d’informations important et donc donc plus de dix articles : je les ferai donc petit à petit, en les alternant avec d’autre sujets ou avec des intermèdes.

     Quels sujets aborder :

               Evidemment les énergies présentes : charbon, pétrole, gaz (j’ai déjà fait un article sur les gaz de schistes), hydroélectrique, le nucléaire présent et futur, et notamment les risques correspondants qui sont totalement exagérés par méconnaissance des effets physiques et biologiques et de l’irradiation naturelle, ainsi que du fonctionnement d'un réacteur, trop souvent confondu avec une bombe atomique; et évidemment les énergies dites renouvelables (terme d’ailleurs totalement inapproprié !) : éolien, photovoltaïque, bioénergie, mais aussi une autre aspect de l’énergie solaire, de l’énergie géothermique, de l'utilisation de la chaleur du sous-sol, de l'élimination du CO2.

                Il serait évidemment plus rationnel de traiter complètement chaque sujet avant de passer au suivant, mais mon blog n’est pas un cours et j’ai peur que procéder ainsi n’ennuie mes lecteurs. Je mélangerai donc les articles sur divers sujets, dans la mesure, bien sûr où ce qui est dit dans l’un n’est pas nécessaire à la compréhension du suivant (on ne peut pas parler par exemple des risques du nucléaire si on n’a pas parlé avant des effets biologiques des rayonnements ionisants et de la contamination, ni deTchernobyl et Fukushima si on n'a pas montré avant comment fonctionnaient les diverses sortes de réacteurs.).

               J’en profiterai aussi pour parler de matériels techniques dont les média nous cassent sans cesse les oreilles, en disant d’ailleurs de remarquables sottises : pompes à chaleur, chaudières à condensation, piles à combustibles et hydrogène, ventilation mécanique controlée …

              Et évidemment il faudra se demander comment agir pour sauver le climat.

               Je pense que si je veux tout traiter et alterner avec d’autres sujets, j’en ai au moins jusqu’à la fin de l’année : bon courage !!!

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  • Les enjeux économiques du gaz et du pétrole de schiste pour la France

              Je viens de faire un article sur sur les problèmes graves qu'avait provoqué, aux Etats Unis, l'exploitation des gaz de schistes et sur les risques qu'elle apporterait en France aujourd'hui, dans un contexte très différent. . Je suis d'accord sur le fait que, avant de lancer des exploitations, il fallait absolument examiner dans quelles conditions elles allaient être faites et quels étaient les risques correspondants.           
              Mais une fois de plus l'application rigide et sans réflexion du principe de précaution aboutit à une absurdité : l'arrêt en France de toute étude et de toute prospection, alors qu'il aurait fallu au contraire intensifier celles-ci et examiner les risques de l'exploitation avant de l'autoriser, pendant que l'on examinait où étaient les gisements et qu'elle était la configuration de leur sous-sol.                     

              Aujourd'hui je vais parler de l'enjeu économique et je résumerai ensuite les problèmes techniques.                      
               Tous les pays du monde ont actuellement autorisé la prospection et l'exploita-tion des gaz de schistes, à l'exception en Europe de la France, de la Bulgarie et de la Hongrie.
               

              Il y a donc un enjeu économique certain et la France prend actuellement du retard dans ce domaine, alors que techniquement, elle a de grandes possibilités.                     
              Grâce aux gaz de schistes,les Etats-Unis sont devenus les premiers producteurs de gaz depuis 2010 devant la Russie et le prix du gaz ayant beaucoup baissé (trois fois moins cher qu'en France), la recherche pétrolière a été relancée et les USA devraient dépasser la production de pétrole de I'Arabie Saoudite vers 2020. Cela risque de changer certaines donnes politiques, car tout le monde sait que ce pays finance en partie les terroristes, mais personne ne dit rien car on a besoin de son pétrole.        
              Le marché gazier mondial est modifié car les Etats-Unis, ancien plus gros importateur de gaz naturel, ont cessé d'importer. Ils ont ainsi assuré leur indépendance énergétique pour plus de cent ans.            
              La consommation d'énergie dans le monde est en forte croissance, du fait principalement des pays émergents, qui cherchent à augmenter le niveau de vie de leurs populations, notamment la Chine et l'Inde. (12 milliards de TEP en 2012 et elle doublera presque d'ici 2035).           
              L'évolution de la répartition des diverses provenances de l'énergie mondiale est prévue dans le tableau ci-dessous :                                     

    Nature des énergies 2012 2035
    Pétrole, biocarburant 34% 26%
    Charbon 31% 27%
    Gaz 20% 25%
    Total énergies fossiles 85% 78%
    Hydraulique 8% 8%
    Nucléaire 5% 10%
    Renouvelable 2% 4%

                 La part d'énergies fossiles reste très forte, et donc l'émission de gaz de serre correspondante, Le gaz est moins polluant que le charbon, puisque produisant moins de CO2, mais ce n'est pas une énergie "propre".
                C'est encore une énergie fossile, mais nous n'avons pas encore les moyens de nous passer de celles-ci, alors autant en favoriser une moins polluante.
                 Les réserves de gaz de schistes sont une ressource très importante, beaucoup mieux répartie que le pétrole et donc favorable à une plus grande indépendance énergétique.           
              Elles sont évaluées à : (en milliers de milliards de m3) à : 

    Pays Chine USA Argentine Mexique Af.duSud Australie GB Pologne France
    Ressource 24 21 22 19 14 11 6 5 5 ?

                 En France cette ressource représente l'équivalent de 100 ans d'importation de gaz. La France aurait par ailleurs des réserves importantes de pétrole (huile) de schistes.            
              La facture énergétique de la France grève considérablement notre déficit commercial. Nos importations de gaz proviennent de Norvège (36,8%), Pays-Bas (16,8%), Russie (16,1%), Algérie (15,4%), Qatar, Nigéria, Egypte. Elles représentent 98% de nos besoins en gaz. Le reste provient de Lacq dans les Pyrénées Atlantiques, et sert à alimenter les industries qui se sont implantées autour du site.            
              En France ces gisements de gaz de schistes se trouvent entre 2000 et 4000 m dans le bassin parisien, le bassin aquitain et les parties méridionales de la vallée du Rhône (Montélimar), Hérault, Ardèche, Gard et du massif central, Dordogne et en Moselle. 

    Les enjeux économiques du gaz et du pétrole de schiste pour la France


                Une soixantaine de permis dont 17 pour les schistes avaient été octroyés par le ministre Borloo. mais ont été suspendus par Nathalie Kosciusko Morizet.           
              Le rapport préliminaire des experts du comité ministériel reconnaissait qu'il serait dommageable pour l'économie nationale et pour l'emploi que notre pays s'interdise de disposer d'une évaluation approfondie de cette richesse potentielle dont on n'a pas une idée précise de son coût de production sauf qu'il sera certainement plus cher qu'aux Etots-Unis et préconisait :                                 
                        - de lancer un programme de recherche scientifique sur les techniques de fracturation hydraulique dons un cadre national ou européen.                       
                        - de promouvoir la réalisation d'un nombre limité de forages expérimentaux d'exploration instrumentés, en particulier dons les bassins du sud-est moins connus que le bassin parisien au plan de leur sous-sol.                       
                        - de réviser le code minier et la fiscalité pétrolière de sorte que les collectivités locales trouvent un intérêt à une exploitation sur leur territoire.                       
                        - d'effectuer une mission aux USA pour visiter des sites opérationnels.
                            - d'avoir un encadrement strict pour ces opérations.            

              Alors que la plupart des pays européens et mondiaux vont vers une exploitation d'un gaz meilleur marché, nous risquons de subir une augmentation importante du coût de nos importations de gaz naturel, alors que nos finances ne sont pas dans une situation favorable.          
              Une prospection dans un premier temps ne comportait aucun risque, et il est absurde de l'interdire, de même que la recherche de méthodes d'exploitation autres que la fracturation hydraulique, ou l'amélioration de celle-ci en matière de sécurité.

              Nos gouvernements successifs se sont laissés influencer par les médias et par la peur de perdre des électeurs écologistes.. 

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  •             Les objections à l'exploitation du gaz de schiste proviennent surtout des problèmes rencontrés aux USA dans cette exploitation, essentiellement en ses débuts, mais dans un contexte très différent du contexte français, problèmes que j'ai évoqués dans l'article précédent.            
                En effet, aux Etats-Unis le sous -sol appartient au propriétaire du terrain, alors qu'en France, il appartient à l'Etat.           

                Il en résulte que, les premières exploitations de gaz de schiste ayant été faites par un tout petit producteur, il y a eu ensuite de nombreux petits exploitants. Ces petits propriétaires de ces petits gisements ne sont pas affiliés à la puissante "International Association of Drilling Contractors (ADC) et ne sont parfois pas très respectueux des règles officielles et cherchent à minimiser leurs coûts. Certains ont eu tendance à choisir le sous-traitant d'exploitation le moins-disant, n'ayant pas une expérience suffisante et mal outillé.           
                Il en est résulté de nombreux problèmes.
                 L'Etat américain, conscient de ce problème a considérablement durci la réglementation d'exploitation, et les grosses compagnies, qui ne s'étaient pas à l'origine intéressées à ce type d'exploitation, ont, devant les promesses de gain, racheté presque toutes les petites exploitations et les problèmes ont pratiquement disparu.           
                En France, seules les grandes compagnies ont le droit d'exploiter sous licence de l'Etat, et les permis, comme les conditions d'exploitation sont très étroitement encadrées et des organismes de contrôle existent depuis longtemps.
     Les conditions d'exploitation, si elles étaient autorisées seraient donc très différentes.

                Examinons techniquement les risques envisagés par l'exploitation des pétroles et des gaz de schistes :

                            1 - Pollution des nappes phréatiques.

     Problèmes de l'exploitation du gaz de schiste.           Les nappes phréatiques sont à faible profondeur avec un maximum de 600m dans le bassin parisien.             
                Compte tenu de la profondeur des gisements, (2000 à 4000 m), des nombreuses couches rocheuses imperméables, soit des millions de tonnes de roches, aucune pollution n'est possible à partir de la zone fissurée contenant l'huile ou le gaz.                       
                Le risque provient du fait que tous les tubes des puits traversent les aquifères, mais il est négligeable si les règles de l'art ont été respectées.
    Tous les puits sont en effet tubés par des tubes en acier spécial épais sans soudure (vissés) dont l'espace annulaire est cimenté. Avant l'opération de cimentation, le diamètre du trou de forage est mesuré tout le long  du puits, pour déterminer exactement le volume de laitier à injecter. La cimentation est ensuite contrôlée pour vérifier qu'il n'y a pas de vides et que l'adhérence du ciment est correcte.           
                Aux USA une quarantaine de cas de pollution auraient élé signalés, en particulier à Pavilion au Wyoming, où le gisement est à 600 m, (donc près des nappes aquifères), alors que plus de 450 000 forages gaziers ont été faits dont 80 000 pour les gaz de schistes, sans pollution. Ces cas de pollution sont en général imputables à de tous petits entrepreneurs qui n'ont pas toujours les compétences techniques nécessaires et, à plus forte raison, les moyens financiers.           
                 Des centaines de milliers de puits dans le monde traversent des nappes aquifères sans problème. Les grandes compagnies pétrolières maîtrisent de longue date la technique nécessaire pour réaliser des puits parfaitement étanches. 

                            2 - Les forages profonds sont la cause de la pollution.            

                C'est inexact. Les forages pétroliers à 3000 ou 4000m ne sont pas profonds mais très courants. Le record du monde ou Texas est de 10 000 m. Certains puits à Lacg ont dépassé 6 000m, dans les années 50, sans aucune fuite.

                            3 - La fracturation hydraulique est mal connue.              

                C'est aussi inexact. Ce n'est pas une nouvelle technique comme l'ont dit les médias, mais une technique de production, vieille de plus de 40 ans, développée par de grandes sociétés de service, et utilisée dans tous les champs pétroliers. Plus de deux millions de fracturations hydrauliques ont été exécutées dans le monde.           
                La zone fracturée est de faible épaisseur, à forte profondeur, dans des roches solides,  et aucun effondrement n'est à craindre.

                            4 - Emprise au sol. Dégradation des sites.            

    Problèmes de l'exploitation du gaz de schiste.            Des progrès pour minimiser l'emprise ou sol ont été faits. Une installation complète de forage occupe environ 30m X 50m; on translate la sonde de quelques mètres pour forer les puits suivants. Les têtes de puits sont rassemblées dans une enceinte dont l'emprise au sol est bien moindre que pour les éoliennes.           
                Pour la fracturation, il faut une quantité de matériel et d'équipement sur une courte période: plusieurs camions de pompage de grande capacité, des mélangeurs, des camions de transport du sable, une unité de commandement, en tout une quarantaine de véhicules gros porteurs. L'emprise au sol peut atteindre 100m X 100m y compris les bassins de décantation des eaux usées et les bassins à boue. Ensuite il ne reste sur place que quelques têtes de puits distantes de 3m, dons un enclos grillagé. A la fin du chantier, les opérateurs sont dans l'obligation contractuelle de remettre le site dans son état initial. Les canalisations doivent âtre ensouillées à au moins trois mètres.            

                Mais il n'y aura jamais en Europe autant d'appareils de forage qu'aux Etats-Unis où la densité de population est bien plus faible.

                            5 - La consommation d'eau.             

                Elle est de 10 000 à 20 000 m3 au maximum, (soit six piscines olympiques ou la consommation annuelle de moins de 50 personnes) pour la fracturation hydraulique, et 1000 à 2000 m3 pour la boue de forage. L'eau saumâtre peut être utilisée pour la fracturation hydraulique. Il n'est pas nécessaire d'utiliser de l'eau potable, que par ailleurs on utilise abondamment en Fronce (35 milliards de m3 / an) pour les wc, le lavage des voitures et l'arrosage des jardins, contrairement aux Etats-Unis où pour ces usages, on utilise del'eau non traitée, sur un deuxième compteur.                 
                Dans quatre grands gisements des USA, où des centaines de puits sont forés par an, la consommation d'eau n'a représenté au plus que 0,8% de la consommation régionale. Pour produire la même quantité d'énergie, le gaz de schiste utilise deux fois moins d'equ que le nucléaire, quatre fois moins que le pétrole, six fois moins que le charbon, et 500 fois moins que l'éthanol combustible "vert" dérivé du maïs. 

                            6 - Pollution des sols par une fuite de gazoducs.             

                Celle-ci ne peut être que minime car toute baisse de pression est automatiquement détectée et commande la fermeture automatique des vannes de sectionnement. 

                            7 - Le risque sismique.             

                Deux cas auraient été constatés en Grande-Bretagne avec des secousses très faibles (2-3) sur l'échelle de Richter, secousses assez courantes dans certains endroits en France.  Les études sismiques préalables permettent de détecter les failles. Les emplacements de forage sont sélectionnés en connaissance de cause.

                            8 - Inconvénients sonores.            

                Les forages effectués ou Cap Ferret, résidentiel et station estivale réputée, ont été réalisés avec des appareils entièrement insonorisés. Les habitants de Lacq et de Parentis, dans les Landes, ne se sont jamais plaints. Le trafic des camions peut être limité à la journée.           
                L'activité la plus intense a lieu pendant la phase de forage, qui dure de 6 à 8 semaines et la phase de stimulation qui dure quelques jours, rnême si l'opération proprement dite ne dure que quelques heures.          

                 Ensuite une fois que les tètes de puits sont installées, il n'y a plus aucun bruit pendant les 20 ou 30 ans de l'exploitation à part les quelques jours de maintenance des puits.

                            9 - Contamination chimique.             

                Les additifs chimiques pour la fracturation, certains bio-dégradables, sont utilisés en quantités minimes et leur nature est clairement et obligatoirement divulguée publiquement. Tous ces produits sont utilisés dans la vie courante.           
                Ces produits sont remontés peu à peu avec l'eau et le gaz produit. Ils peuvent aussi contenir des matériaux naturellement radioactifs (radium notamment), et du benzène. L'eau et ces additifs sont séparés du gaz en surface. La teneur de radioactivité est mesurée à la sortie de la tête de puits et l'eau est épurée par traitement. 

                            10 - Risques pour la santé.             

                On a reproché au gaz de schistes d'être la cause de traces de benzène dans l'organisme, qui est un  toxique dans le sang. Or il s'est avéré que toutes les personnes testées étaient des fumeurs et que là était l'origine du benzène.            
                Les médias ont aussi affirmé, que dans les régions d'exploitation de ces gaz, le nombre de cancers avait augmenté. Aucune étude sérieuse ne l'a constaté. La présence de benzène cancérigène dans certains gaz naturels conventionnels ou non conventionnels oblige à pratiquer un traitement spécifique pour éliminer, en même temps, tous les composés organiques volatils et le soufre. Aucun additif chimique pour la fissuration n'est cancérigène. 

                            11 - Le permis d'exploration est forcément suivi du permis d'exploitation.             

                Ce n'est pas le cas en France. où de nouveaux dossiers doivent être déposés et examinés après enquêtes publiques. Le préfet statue finalement par arrêté après consultation du CODERST, (conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques). 

                            12. L'aggravation du réchauffement climatique.             

                C'est le dilemme de tous les pouvoirs publics : comment subvenir aux besoins énergétiques sans aggraver l'effet de serre. Il faut rappeler que la France, grâce à ses centrales nucléaires et ses barrages est le grand pays le moins polluant du monde (deux fois moins de rejets de CO2 que l'Allemagne), et seulement 1,5% des rejets mondiaux.
                Certes le gaz naturel n'est pas l'énergie idéale, non polluante, sûre, économique, pérenne, mais c'est une ressource bien utile pour nos économies tant que l'on ne saura pas stocker à grande échelle, l'électricité produite par les éoliennes et les capteurs solaires, capter et séquestrer le CO2, développer la géothermie profonde. mieux utiliser la biomasse et, plus tard,utiliser la fusion thermo-nucléaire.            
                De plus le développement des énergies renouvelables forcément intermittentes, est favorable à la demande de gaz naturel, qui est le meilleur et moins cher moyen de produire de l'électricité à la demande, quand il n'y a pas de vent ou de soleil et que la demande d'électricité est maximale. 

                            13 - Le développement de cette ressource va entraver le développement des énergies renouvelables.            

                Les énergies renouvelables actuelles, même très subventionnées ne peuvent subvenir aux besoins énergétiques pour le présent et pour le futur proche, même si leur coût diminue. De plus cette ressource du gaz n'empêche pas la poursuite des économies d'énergie indispensables, rentables et bonne pour l'environnement. Il n'y a pas lieu d'opposer l'exploitation des gaz de schistes, financée par le privé, à la nécessité d'économiser l'énergie, les deux activités étant favorables à l'emploi.  

                            14 - Pollution de l'air.             

                Elle n'est pas spécifique du gaz de schistes mais de tous les hydrocarbures quand des tests de mise en production sont effectués et que le gaz est brûlé à la torchère. Ces essais sont nécessaires pour évoluer la capacité du réservoir. C'est une procédure classique, courante, de courte durée, pratiquée depuis plus de cent ans.            
                
    Quant aux émissions de méthane dons l'atmosphère, elles représentent 10% de l'ensemble des gaz à effet de serre (la plus importante après le CO2, étant la vapeur d'eau) mais seuls 3% proviennent des puits de gaz, des gazoducs et des fuites de réservoirs de stockage. Les 7% restants proviennent des dépôts d'ordures ménagères, des mines de charbon et de la fermentation stomacale du bétail. Les fuites de gaz attribuables aux gaz de schistes sont négligeables.  

                En définitive, certes l'exploitation des gaz de schistes a certains inconvénients, comme toute action industrielle. Mais ces inconvénients sont faibles, et les connaissances actuelles et une réglementation sévère permettent de les minimiser.  
                Il faut constater malheureusement le rôle négatif de nos médias, qui ont failli dans leur rôle non seulement d'information non biaisée, mais aussi de pédagogie, et ont distillé avec les "verts" la peur dans l'opinion publique.
                Il faut espérer que les pouvoirs publics ne ne continueront pas à passer à coté de cette opportunité de redresser notre balance commerciale, assurer notre dépendance énergétique, créer des emplois non délocalisables, et développer notre industrie pétrolière, qui a tendance actuellement à rechercher des marchés hors de France, puisque l'exploitation de gaz de schistes y est impossible temporairement.           
                De plus, les compétences acquises, notamment dans la connaissance géologique du sous-sol français, préparerait la mise en place de la géothermie profonde et de la transition énergétique. La géothermie profonde est la seule énergie thermique illimitée, permanente, non polluante, pouvant être installée à peu près partout, pour des investissements du même ordre que ceux des forages pétroliers et sensiblement inférieurs à ceux de l'éolien. (Le gradient de température est de 3,3 d°/ 100 m de profondeur).           
                La France est, parmi les grands pays, l'un des mieux placés pour réussir cette transition énergétique et disposer ainsi avec son hydraulique, son nucléaire, sa biomasse, le gaz et les énergies renouvelables, d'un avantage compétitif unique. Elle dispose déjà d'un prix de l'électricité avantageux qui lui permettrait d'implanter rapidement un parc d'automobiles électriques peu polluantes. 
                Il est dommage que l'on n'ait pas, dans un  premier temps, au moins autorisé la prospection des gisement de gaz de schiste, qui elle ne polluait rien.

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