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         Combien de fois me demande t’on “Comment faire pour être heureux ?”

        J’ai trouvé sur internet quelques recettes auxquelles j’adhère entièrement et je vous les donne, un peu arrangées à ma façon :

        - Aimez vous, corps et âme :
        Au diable les chiffres superflus... y compris âge, poids et taille.       
        Laissez les médecins s'en préoccuper, c'est pour ça que vous les payez.

        - Entourez vous de gens heureux :
        Ne gardez que vos amis joyeux. Les râleurs vous dépriment. (Gardez ça en tête si vous êtes l'un d'eux!) 

        - Gardez votre agilité d’esprit :
         Continuez à apprendre:  Apprenez toujours plus sur les ordinateurs, les travaux manuels, le jardinage, qu'importe. 
        Ne laissez jamais votre cerveau au repos. 'Un esprit vacant est l'atelier du diable.'  Et  d’Alzheimer !

    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/lecalendrierdubonheurselongotlib.jpg

        - Appréciez les choses simples, les petites joies de tous les jours :
        Il est plus facile de les goûter et d’en faire le tour;
        Elles sont moins chères ou plus faciles à réaliser
        Et puis c’est plus reposant.

        - Soyez joyeux (se) :
        Riez souvent, longtemps et fort. Riez jusqu'à avoir le souffle coupé.
        Et si vous avez un(e) ami(e) qui vous fait rire, passez des heures et des heures avec elle/lui!

        - Il ne faut pas avoir peur de souffrir, mais il ne faut pas s’y complaire :
        En cas de larmes, souffrez, faites votre deuil et avancez. 
        La seule personne qui est avec vous pour la vie, c'est vous. 
        Vivez pendant que vous êtes en vie!  Vous mourrez un jour comme tout le monde et il sera alors trop tard.

        - La santé est le bien le plus précieux :
        Prenez soin de votre santé.
        Si elle est bonne, préservez-la.
        Si elle est instable, améliorez-la.
        Si cela dépasse vos forces, trouvez de l'aide.

        - Ne vous laissez pas submerger par le mal-être :
        Ne fréquentez pas les endroits où vous vous sentez mal.     
        Faites plutôt les magasins, partez ailleurs, mais nulle part où vous vous sentez coupable et malheureux (se)..

        - L’amour et l’amitié, c’est le secret du bonheur :
        Répétez à chaque occasion, aux gens que vous aimez, que vous les aimez !

    Les clés du bonheur.

        

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  • La quête du bonheur (4) : le bonheur peut il être durable ?

            Je ne crois pas qu’on puisse atteindre un bonheur durable sans le rechercher et je crains par ailleurs que le bonheur ne soit possible qu'épisodiquement, de façon limitée dans le temps et qu’enfin le bonheur ne s'obtienne sans doute pas par la simple application de recettes, mais au contraire par une volonté permanente de recherche.

            Certes une conduite sensée, tenant compte des quelques raisons que nous avons déjà citées, peut aider à se sentir mieux, il reste que le bonheur est affaire de tempérament et de personnalité
            Certains individus sont  plus enclins que d'autres aux sentiments de bonheur, se sentent bien dans leur peau et ne souffrent que rarement de sentiments négatifs.
            Inversement, les personnes malheureuses cherchent continuellement des sentiments extrêmes peu accessibles ou stressent en permanence, même en l’absence de difficulté sérieuse..
            Chacun connaît, au cours de sa vie, des périodes de tristesse ou de malheur. Les personnes qui ont connu cette détresse confient souvent qu'il faut éviter de se laisser submerger et essayer d’éviter remords et regrets, essayer de tourner la page, et de ne se rappeler que les instants heureux précédents, qui ont sûrement aussi existés et éviter de trop penser aux périodes de malheurs.
            Je pense aussi qu’il y a cependant une tactique simple : sourire, parler sur un ton enjoué, et s'efforcer d'afficher un air heureux, car les expressions agissent en retour sur la production des émotions dans le cerveau.

            Etre de bonne humeur change la façon dont nous percevons le monde. Nous en avons alors une vision plus globale et plus créative.
            Des psychologues de l'Université de Toronto ont provoqué chez des sujets des émotions positives, en leur montrant des images joyeuses et réconfortantes ou négatives, par exemple des images d'accidents.
            Les sujets avaient ensuite pour consigne, d’observer la photographie d'un visage, surimprimée sur un paysage comportant de nombreux détails : une maison, un jardin,  des arbres, des haies, des volets de couleur, etc.
            Il leur était demandé d'observer rapidement l'image et de se rappeler la personne dont on voyait le visage au centre de l'image, ainsi que son environnement.
            Les chercheurs ont constaté que les personnes étant dans un état émotionnel positif mémorisent inconsciemment plus d'éléments du paysage que ceux étant dans un état émotionnel négatif.
            Ainsi, tout se passe comme si l'horizon s'élargissait lorsqu'on se sent bien émotionnellement. Au contraire, les personnes ressentant des émotions négatives ne voyaient presque rien d'autre que le visage qui était ce qui leur était initialement demandé d’observer.

            Pourquoi cette différence ?
            Lorsque le cerveau a reçu et interprété des images,  il les oriente vers deux groupes de centres : l’un qu’on appellera le “Quoi”  qui identifie la nature de ce que l’on voit et l’autre que l’on appellera le “Où” qui fait la cartographie des lieux.
            Ensuite intervient la conscience (au sens être conscient de), et l’attention qui sont commandées par des centres du cerveau émotionnel. Une partie des images perçues reste inconsciente et seules celles qui sont nécessaires sont conscientes, mais toutes peuvent être mémorisées pour des durées diverses (voir mes articles sur la mémoire).
            Quand on passe au niveau des actions, les liaisons avec le cortex préfrontal qui guide notre réflexion se font par deux types de mémoires tampons différentes (qui elles mêmes séparent langage et images) :  un registre stéréotypé et d'un registre exploratoire.
            Le registre stéréotypé concentre l'attention sur des gestes précis, en rejetant les informations qui ne sont pas essentielles. Par exemple, lorsqu'une voiture freine devant vous qui conduisez, vous n'entendez plus le son de la radio, vous n'observez plus les collines environnantes : vous ne voyez plus que les feux arrières de cette voiture dont vous vous rapprochez trop vite.
            Au contraire le registre exploratoire prend en compte des données qui ne sont pas essentielles à court terme : il s'agit alors de disperser son attention dans toutes les directions, pour tester de nouvelles pistes, glaner de nouvelles informations encore inconnues, sans a priori, sans but fixé
            Pour autoriser cette démarche, il faut évoluer dans un milieu ne présentant pas de danger, et être par conséquent dans un état émotionnel positif.

            Notre état d’esprit influe donc certainement sur notre recherche du bonheur.
            Mais il faut surtout, dans ses actions, rechercher les instants de bonheur simple au fil des situations quotidiennes, toutes les petites joies qu’on peut accumuler dans tous les instants de la vie.
            Le bonheur presque durable, c’est à mon avis, celui de tous les jours à petite dose.
        Mais c’est vrai qu’il est plus facile de se sentir heureux quand on est optimiste que quand on est pessimiste.

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    La quête du bonheur (3) : l'amour fait il le bonheur.?

    L'argent traité, le bonheur vient-il de l'amour?

        De l'avis des psychologues, les relations sociale l’amitié et l’amour seraient bien plus importants que l'argent pour le bonheur personnel.
        Une personne heureuse est bien intégrée socialement, et un couple solide constituent une source de bien-être. Des liens étroits, soIides et durables, semblent même favoriser une bonne santé, et, par conséquent, le bien-être physique et psychique, mais on en ignore la cause et les effets précis.
        Deux chercheur  Hans-Werner Bierhoff, et Alan Lee, ont des études sur  “Les mille façons d’aimer”, et ils distinguent (voir mon article du 25/12/2016),  l’amour romantique, l’amour altruiste, l’amour possessif, l’amour coopératif ou l’amour amitié, l’amour utile ou l’amour de raison, et l’amour ludique ou de conquête.
        Je reprendrai deux de ces catégories, pour réfléchir au rôle de l'amour passion et de l'amour raison dans le bonheur.

        Le psychologue Steven Reiss, de l'Université de l'Ohio, distingue deux types de bonheur: le plaisir causé par des stimulations externes (gain au loto, aventures sexuelles, euphorie des drogues...), et le bonheur fondé sur des « valeurs » (croire que notre existence a un sens, relations intellectuelles...).
        Le plaisir lié aux stimulations externes qui sont répétées trop souvent, engendre l'accoutumance, car elles ont de moins en moins d'effet.
        Les personnes constamment en quête de sensations de bien-être ont de plus en plus de difficultés à retrouver le plaisir recherché. Les phénomènes d'accoutumance s'accompagnent dans certains cas de l'apparition de dépendances.
        Au contraire, le bonheur fondé sur des valeurs internes est solide et se dégrade peu avec le temps.

        Selon S. Reiss, un bonheur stable résulte de relations étroites et solides avec une ou des personnes, de sentiments religieux ou de buts que l’on s’est fixés et que l’on s’efforce d’accomplir.
        Divers sondages ont montré que les gens heureux sont souvent très croyants. Sont-ils heureux parce qu'ils sont croyants ou croyants parce qu'ils sont heureux?  Selon le psychologue social américain David Myers, le sentiment religieux répond peut-être à un besoin fondamental de croire que notre existence est importante et que notre vie a un sens.
        Mais on peut aussi être heureux sans être croyant !

        Le psychologue Mihaly Csikszent, du Département de psychologie de l'Université de Chicago, a constaté des sentiments de bonheur profond chez certaines personnes qui se consacrent assidûment à une tâche. Selon lui, l'individu est alors si profondément plongé dans une activité que cette dernière l'absorbe entièrement. C'est le cas d'un travail créatif, de l'écriture d'un roman, de l'exécution d'un tableau, de la rédaction d'un mémoire ou d'une thèse,  ou de la réalisation de performances qui exigent beaucoup de concentration.
        Ce concept rejoint l'idée de S. Reiss d'un bonheur fondé sur des valeurs, et s'oppose à l'opinion répandue selon laquelle le bonheur dépend de hasards incontrôlables.
        Pour l'atteindre, il faudrait avoir le courage de se lancer des défis, et de renoncer en partie à la sécurité du quotidien et aux routines habituelles.

        Ce ne sont que des explications isolées et je n’ai pas trouvé dans les compte-rendus de recherche, de recette pour trouver le bonheur. Cela d’ailleurs se saurait !!!
        Les sentiments lorsque l’on retrouve quelqu’un que l'on n'a pas vu depuis longtemps, ou le bonheur que ressent une personne amoureuse lorsqu'elle apprend que son amour est partagé, sont des émotions qui échappent aux recherches, notamment parce qu'ils sont variables d'une personne à l'autre, et trop subjectifs pour être quantifiés.
        Pour un grand nombre de personnes, le bonheur est l'apanage de moments très particuliers de la vie, le plus souvent inattendus.
         Pour la psychanalyste austro-américaine et élève de Freud, Helen Deutsch, le sentiment de bonheur présuppose une harmonie de vie, un fonctionnement équilibré de toutes les parties du moi conduisant à un sentiment d'unité que rien ne vient perturber. Ce n'est pas nouveau : les anciens appelaient cela l'ataraxie.
        Mais lorsque le bonheur total est atteint, on ne veut alors plus rien changer et le bonheur mènerait à l'inaction, ce qui risque en fait de le détruire.
        Pour certains, le bonheur se manifeste aussi, par réaction, après des périodes difficiles de la vie, de malheur, de contrainte ou de douleur psychique.
        Le bonheur serait plutôt un processus qu'un état : le chemin vers le bonheur, c'est déjà le bonheur.

        Pour en revenir à l’amour, j’ai toujours constaté que ce soit dans l’environnement de mon travail ou parmi les correspondantes du vieux singe” sur mes blogs, que lorsque quelqu’un a la chance d’avoir un amour partagé tout en étant exempt de catastrophes au plan santé ou familial, alors cette personne ressent une sensation de bien-être dans sa peau, que l’on pourrait appeler bonheur.
        Certaines d’entre vous qui me lisent, ont un couple stable et un amour partagé sincère, bien sûr avec des hauts et des bas comme dans tout couple, mais j’ai vu leur couple venir à bout de difficultés importantes et je pense que cet ensemble de qualités et de possibilités de réalisation et de lutte, était un des chemins qui mène à un bonheur, certes pas permanent et qui n’atteint pas le nirvana, mais qui rend cependant la vie agréable, malgré ses difficultés.

        Mais la question qu’on se pose toujours, c’est évidemment “ce bonheur sera t’il durable?”

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  • La quête du bonheur : l'argent fait il le bonheur.?

    Question inévitable lorsqu'on parle de bonheur: l'argent fait-il le bonheur?

         Selon divers sondages réalisés dans plusieurs pays, les habitants des régions favorisées se déclarent, en moyenne, plus heureux que ceux des pays pauvres.
        À l'échelon individuel, une situation financière favorable va souvent de pair avec un certain bien-être subjectif, mais aussi, à l'évidence avec la satisfaction de désirs et de besoins.
        J’en ai souvent discuté avec mes correspondant(e)s et les réactions que j’ai eues le plus souvent  ne correspondent pas au souhait d’être très riche, mais plutôt à celui d’éviter les soucis financiers, de pouvoir élever leur famille dans un relatif confort et surtout une sécurité et une sérénité de vie.
        Les inquiétudes et les souffrances engendrées par le chômage actuel confortent cette idée.

        Lorsqu’on lit les analyses des résultats des sondages, quelques contradictions apparaissent :  les gens de certains pays pauvres se considèrent plus heureux que ce que leur bien-être matériel laisserait supposer et, inversement, les habitants de nombreux pays riches ne se disent pas vraiment heureux. L'argent n'augmente pas le bien-être indéfiniment, et au-delà d'un certain seuil d'aisance, le sentiment subjectif de contentement n'augmente pas proportionnellement avec la fortune.
        Ainsi, dans les pays riches, malgré une augmentation spectaculaire du bien-être matériel des 50 dernières années, le « bonheur » n'a pas augmenté dans les mêmes proportions.
        La cause est probablement l'habituation rapide au confort et à un certain statut social. Lorsque les conditions de vie s'améliorent, on est d'abord séduit par le changement, puis la lassitude s'installe. On retrouve alors ses exigences initiales, et on oublie que la situation s'est améliorée. I

        J’ai souvent aussi constaté que beaucoup de personnes adultes comme jeunes trouvent que
    « l'herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin », et que le sentiment de bonheur, après s'être brièvement ravivé, retombe à son niveau d'origine. 

        Les psychologues désignent cette accoutumance au plaisir sous le terme de « routine hédoniste ».
        J’ai souvent constaté chez les jeunes un peu enfants gâtés, la tendance à vouloir satisfaire très vite leurs envies, notamment d’achats ou de possession et lorsqu’ils ont l’objet convoité, ils s’en désintéressent et passent à un autre désir.
        Cette boulimie de possession va sûrement à l’encontre du bonheur.
        Ceux ou celles qui ont appelé mon attention, ont connu un amour parental constant, ne souffrent pas de problèmes affectifs importants, sont en général dans des familles aisées, qui non seulement pourvoient à leurs besoins normaux, mais acceptent de leur fournir un large superflu : on trouve dans leur chambre radio, chaîne hi-fi, de nombreux CD, un ordinateur avec l’ADSL, voire une télévision.
        Ils vont au cinéma, en vacances au moins une fois par an, souvent au ski, sortent avec les copains et disposent d’argent de poche.
        Et pourtant plus ils sont ainsi gâtés, plus ils désirent de nouvelles choses et se révoltent si cela ne leur est pas accordé.
        Et le pire est que lorsqu’ils ont réclamé à cor et à cri quelque chose et qu’ils l’ont obtenu, ils s’en désintéresse presque tout de suite pour désirer autre chose.
        Cela devient presque une addiction, et cette recherche de possession amène plus la souffrance que le bonheur.

        La recherche du bonheur consiste souvent  à maîtriser dans une certaine mesure les plaisirs que nous sommes susceptibles d'éprouver, et d'éviter les déplaisirs, les peines.
        Nous cherchons donc à orienter l'avenir dans ce sens, mais nous oublions souvent que rien ne  garantit que ce qui nous fait plaisir aujourd'hui, nous rendra heureux demain.
        L’argent, la possession évitent certains déplaisirs, certaines difficultés, mais il ne garantissent pas le bonheur pour autant.`   
        Le manque d’argent est sûrement une source de soucis, mais trop d’argent ne rend pas en général heureux, contrairement à ce qu’on pourrait penser.


        Alors la question suivante sera "l'amour fait il le bonheur?"

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  • Tous recherchent le bonheur

                 La recherche du bonheur.
        C’est un sujet qui préoccupe en permanence l’homme et peut être encore plus les jeunes et les ados, qui sont  tiraillés entre la vie sécurisante chez les parents et la soif d’avoir une vie de liberté à eux, mais qui entraîne avec l’autonomie, l’usage de la responsabilité.
         Et depuis le temps que j’écris sur des blogs (quinze ans) mes correspondant(e)s vieillissent comme moi et j'ai donc des discussions avec des personnes d'âges divers.

          A coté de questions existentielles comme “Le bonheur peut il durer” ou “Comment puis-je être heureux”, on me demande toujours des précisions sur le système de récompense (que les journalistes appellent le “circuit  du plaisir”. et sur la participation des drogues ou des addiction au bonheur.
          Mais aujourd'hui, je vais rester sur un plan général et psychologique.

          Je voudrais en préalable dire une chose qui me parait essentielle : la distinction entre plaisir et bonheur.
         Le plaisir peut être une parcelle de bonheur, mais c’est avant tout quelque chose d’éphémère et de passager.
         Rappelez vous la chanson “Plaisir d’amour ne dure qu’un instant”.
         Le plaisir est une sensation agréable passagère, souvent lieé à nos sens, à nos perçeptions, et sanctionnée par la libération de dopamine dans le circuit de récompense.
         Le bonheur est plus un sentiment, une impression psychologique, un état de satisfaction. Il suppose que, pendant une certaine période, la souffrance, les traumatismes, le stress, l’inquiétude sont absents (c'est l'ataraxiee des philosophes grecs). Il est souvent fait d’une série de plaisirs, mais c’est beaucoup plus intellectuel et moins lié à notre corps.
        Cette distinction en amour est très nette, le plaisir étant plus lié aux sens, aux satisfactions passagères que l’on tire de la présence de l’autre et de ce qu’on fait avec lui, tandis que le bonheur  résulte plus, de l’entente, de la communion, des discussions intellectuelles, des projets et espoirs communs, et des multiples joies de la vie commune de tous les jours.
         J’ai toujours été étonné que certains philosophes (ou religieux) pourtant extraordinaires, mais un peu rigoristes (comme Kant), non seulement condamnent la recherche du plaisir, mais aussi celle du bonheur.
         Je suppose qu’ils faisaient partie de ces pessimistes qui sous-estiment l’influence des états d’âme positifs sur notre vie, car malheureusement beaucoup des émotions que nous avons sont dues à des changements pour la plupart négatifs.
       

         Parmi mes correspondants, et les enquêtes des sociologues le confirment, rares sont ceux qui pensent pouvoir agir sur leur propre bonheur. À les écouter, les sentiments de félicité seraient un cadeau du destin ou le fruit d'un hasard favorable, à la différence de la qualité de vie personnelle, et du plaisir pour satisfaire des désirs, qui seraient maîtrisables.
         Je ne suis pas d’accord avec eux et je pense qu'il existe des moyens de s'assurer une dose suffisante de bonheur
         C’est vrai que les malheurs, les agressions, le stress, les deuils, les chagrins d’amour, les déboires scolaires ou professionnels ont plus d'influence sur la façon dont nous prenons nos décisions que les instants de félicité.
         Cela n'a rien d’étonnant: les réactions de peur ou de colère, notamment, qui mettent en jeu les centres amygdaliens dont je parle souvent, sont des réflexes permettant de se soustraire à un danger ou à une agression et qui assurent la survie de l'individu. Elles sont donc plus fortes que les réactions liées au bonheur.

          Les émotions « négatives » ne sont toutefois pas toujours les plus utiles dans les situations de vie quotidiennes.
          Contrairement à l'agression ou au stress, les sentiments de bonheur ne stimulent pratiquement pas le système nerveux végétatif; ils laissent au repos toute la partie du système nerveux régulant les processus inconscients de l'organisme, telles la respiration, la digestion ou la fonction sexuelle.
          Ainsi, les émotions positives sont sources d'équilibre et permettent à l'organisme de fonctionner selon un « mode d'économie d'énergie ». Au contraire, lorsque des émotions négatives se prolongent, elles endommagent l'organisme.
           Peut-être est-ce pour cette raison que chez nos ancètres plus sages et plus réalistes, des fêtes étaient organisées après un enterrement car elles aident les personnes en deuil à retrouver un état émotionnel normal.
          La joie et d'autres sentiments « positifs » influent même sur la santé : le rire et la bonne humeur augmentent le nombre de certaines cellules de défense du système immunitaire,  et stimulent le processus de guérison en cas de maladie.        
          Certes il ne faut pas négliger les sensations de plaisir et de bien-être passager procurées par la gastronomie ou les rapports sexuels.
           Mais le bonheur va plus loin car il sert d'antidote à l'inertie et à la morosité.
           Une personne mue par la quête du bonheur ne se contente pas d'une situation acceptable, elle cherche à atteindre des objectifs plus ambitieux, à vivre de nouvelles expériences. Dès lors, elle se trouve récompensée, en cas de succès, par des sentiments d'accomplissement.
          L'espoir d'émotions intenses caractérise l'homme, qui se satisfait rarement de sa situation, et cherche sans cesse à l'améliorer.
         Manifestement, les émotions positives facilitent les interactions sociales et favorisent les contacts au sein d'un groupe : on est attiré par les personnes qui ont l'air heureux.

          Ainsi, on devrait accorder une importance primordiale au sentiment de bonheur, comme si notre santé en dépendait.
         Dès lors, comment peut-on s'assurer sa ration quotidienne de bonheur?

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