•           Dans des précédents articles, je vous ai décrit nos préférences cérébrales vis à vis du monde extérieur, le domaine où nous puisons notre énergie, et notre sensibilité au stress; et par ailleurs les préférences cérébrales de notre cerveau en matière de prise des information et de décision.

              Je voudrais maintenant décrire notre attitude vis à vis des événements extérieurs et qui entraîne parfois de sérieux conflits entre personnes vivant sous un même toit : la préférence “Jugement J” et l’antagoniste “Perception P”. 
              Nous avons vu que dans notre vie de tous les jours, notre cerveau perçoit et fait des choix, en utilisant notamment ses mécanismes préférentiels (S/G et L/V)
              Mais dans le monde extérieur qui nous entoure et où évoluent les autres hommes, nous avons deux type d'attitudes différentes :


                   - soit nous préférons anticiper sur les événements, essayer d'avoir barre sur eux, concevoir des actions et des projets qui soient réalisables et les réaliser conformément à nos prévisions : ceci implique certes de percevoir les faits, d'avoir de l'information, mais encore plus de faire au préalable des prévisions et en permanence des choix.
             Une personne qui a ainsi une préférence “jugement J”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à décider qu'à percevoir.

                   - soit nous préférons nous adapter aux événements, en faisant évoluer nos projets en fonction des réactions extérieures, afin d'avoir plus de chances de les réaliser ensuite : ceci implique beaucoup moins de prévisions et de choix, mais par contre une collecte permanente de l'information pour adapter ses attitudes et ses actions. 
                Une personne qui a ainsi une préférence “perçeption P”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à percevoir qu'à décider.

    Comportement vis à vis des événements extérieurs :

                   En général, une personne de préférence Jugement (J) :

     - aime mener les choses à bien;
    - prend souvent "de l'avance" dans son travail;
    - ne remet pas à plus tard les choses déplaisantes à faire;
    - travaille mieux quand elle peut planifier son travail et suivre un plan;
    - n'aime pas s'interrompre pour faire une chose plus urgente;
    - n'a besoin, pour débuter un travail, que des choses essentielles;
    - est satisfaite lorsqu'elle s'est forgé un jugement sur une chose, une situation ou une personne.
    -  mais peut décider des choses trop rapidement;

               En général, une personne de préférence Perception (P) :

    - s'adapte bien aux changements de situations;
    - peut remettre à plus tard les choses déplaisantes à faire;
    - n'aime pas prévoir et planifier ses occupations;
    - peut laisser les choses à moitié finies;
    - a quelques difficultés à prendre des décisions;
    - peut commencer plusieurs choses à la fois, et avoir du mal à terminer;
    - veut tout connaître d'un nouveau travail;
    - est curieuse et ouverte à toute nouvelle opinion sur une chose, une situation ou une personne.
     - mais peut, dans certains cas, éternellement s’informer et ne jamais se décider.

               Ce qui différencie principalement le J et le P :

              a.) - Au plan de l'organisation :
       
    - le J planifie ses occupations ses projets, réfléchit à ce qui peut se passer , liste les choses à faire et fait des plans.
        il part très en avance pour ses rendez vous et arrive souvent trop tôt.
    Il aime faire longtemps à l'avance les tâches prévues pour une date donnée.
        - le P ne planifie pas ses tâches et les décide au dernier moment; 
        il part au dernier moment et est souvent en retard à ses rendez vous. Il fait les travaux prescrits à la dernière minute.

               b.) - Au plan de l'occupation :
       
    - le J ne se plaint pas en général d'un travail très “encadré” par des prévisions, des consignes, des méthodes.
    Il ne rechigne pas à commencer une tâche et en général la mène à bien..
        - le P n'aime pas les contraintes de planification; il commence une tâche lorsqu'il ne peut plus tergiverser, peut en commencer plusieurs à la fois et ne pas en mener certaines à bon port.
    Toutefois certaines personnes à l'esprit très indépendant, peuvent être J, planifier leurs propres tâches (voire celles des personnes sous leurs ordres), et avoir horreur qu'un tiers ait planifié ou encadré leur propre action.

              c) - Au plan de la décision
       
    - le J rassemble rapidement l'information et prend vite une décision ou des décisons selon certaines hypothèses de déroulement des événements. Il peut se tromper s'il s'est insuffisamment informé.
        - le P rassemble inlassablement de l'information et décide à la dernière extrémité et même quelquefois pas du tout.

        Comme nous utilisons nos deux fonctions antagonistes suivant les circonstances, mais que la préférée est simplement celle que nous utilisons le plus souvent, il est possible que certaines de nos sous-préférences se rapportent à notre fonction préférée, (par exemple “J) mais que d'autres se rapportent à l'autre fonction.(par exemple  “P” )..

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  •        Je viens de lire un article qui me paraît inquiétant.

     Les paysans chinois ayant des difficultés à fournir suffisamment de viande au consommateur, qui mangent beaucoup plus de viande qu’il y a quelques années, aurait décidé qu’une usine, à l’est de Pékin, allait cloner en série, vaches chevaux et même des chiens. L’usine serait en construction.

     Le chiffre d’un million de vaches par an a été avancé et il s’agirait de chiens policiers pour la police et l’armée. La production devrait démarre en 2017.

     La société de biotechnologie chinoise Boyalife et sa comparse sud-coréenne Sooam Biotech auraient investi une trentaine de millions d’euros., 

     La compagnie coréenne aurait déjà cloné des chiens décédés pour les remplacer à l’identique auprès de leurs propriétaires.

     

     Il est peu probable que la viande de vache clonée soit dangereuse à manger, surtout cuite, mais il serait quand même nécessaire d’étudier la question avant de la commercialiser

     Si c’est pour faire de la viande de boucherie, la vache sera abattue assez vite et donc le vieillissement de ses cellules n’est pas un problème.

     Mais les essais menés sur les brebis ou les singes, o,t montré que les animaux clones vieillissaient mal et mourraient beaucoup plus jeunes que les animaux conçus naturellement.

     

     Surtout c’est le début d’une habitude de clonage. A quand celui des humains ?

    Et là c’est inquiétant. On est en plein eugénisme.

     

     Pour ceux qui ne sont pas habitués à ces techniques, quelques mots sur le clonage.

     Ce n’est pas une invention de l’homme. A l’origine presque toutes les cellules vivante qui se reproduisent  se clonent : leur ADN se divise en deux ADN identiques, et donc sauf mutation ou erreur accidentelle, les cellules produites sont identiques aux cellules mères. C’est donc le phénomène naturel le plus courant.

     C’est également un mode de reproduction naturel chez les plantes : le fraisier par exemple (ou certains lierres) envoie dans le sol une ramification, le stolon, qui a un moment fait des racine, puis se sépare et devine autonome.

     Mais on peut aussi provoquer cette reproduction par bouturage.

     Le greffage est aussi une sorte de clonage par modification d’ADN.

     Mais il existe dans les plantes des amas de cellules indifférenciées ( les méristèmes), qui peuvent se multiplier en se différenciant selon certaines conditions.

     En laboratoire, en introduisant de l’ADN dans ces cellules on peut les cultiver et produire in vitro, un embryon de plante, puis une petite plante qui pourra se développer ensuite.

     Pour les animaux, et notamment les mammifères, la reproduction naturelle se fait par fécondation d’un œuf femelle par de la semence mâle. 

     Le clonage est très différent puisqu’on ne part que de l’ovocyte, mais qui est énuclée pour qu’il n’apporte plus son ADN et  on introduit dans cet ovocyte le noyau d’une cellule différenciée, qui apporte donc la totalité de son ADN.

     Le clone est donc théoriquement identique à l’animal qui a fourni cette cellule.

     En 1963, l'embryologiste chinois Tong Dizhou, fut le premier à cloner un poisson à partir du noyau d'une cellule d’embryon.

     En 1996 le premier mammifère cloné fut une brebis, Dolly, qui fut euthanasiée en 2003 à la suite d'une maladie pulmonaire qu'ont les brebis normalement à 11 ou 12 ans. On constata un vieillissement prématuré des cellules de son corps.

     Depuis les années 2000 de nombreux essais ont été faits : vache, taureaux et bœuf sauvage, cheval et jument, cochons, divers animaux de laboratoire, chiens et chats.

     On a réussi même à faire des clones de clones.

     

     En fait si l’on transmet le matériel génétique de la cellule de l’animal que l’on veut cloner, le matériel et le mécanisme de transcription restert celui des cellules du receveur.
     L’expression de certains gènes peut donc se faire différemment que dans l’animal initial et le clone n’est pas parfaitement identique à l’animal original. On a par exemple constaté que, sur les bovins, les taches colorées sur la peau ne sont pas au même emplacement.

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             J’ai quelques correspondant(e)s qui sont lycéen(ne)s, et qui ne se plaisent pas trop au lycée, car ils trouvent que l’enseignement de « culture générale » est sans intérêt.

     Je comprendrais très bien leur point de vue s’ils étaient attirés par de l’enseignement concret d’un métier, et ils faudrait alors qu’ils se dirigent vers l’enseignement technique, qui leur serait plus approprié.

     Mais il n’en n’est rien; ils détestent tout autant le travail manuel, si ce n’est taper sur un clavier pour écrire sur Facebook ou envoyer un SMS.

     En fait pour eux la « culture générale » est une chose inutile.

     Je ne suis pas d’accord sur ce point de vue, et pourtant le contenu de l’enseignement actuel est bien moins un enseignement général qu’autrefois.

     

     Qu’est ce que la culture générale ? : C’est « l’ensemble des connaissances sur l’histoire, la littérature, la philosophie, les sciences et les arts que l’on devrait posséder au sortir de l’adolescence et à l’entrée de l’âge adulte », (dictionnaire de l’Académie).

     C’est en quelque sorte un ensemble de connaissances et de savoir-faire importants pour vivre dans la société humaine.

     Je suis d’accord avec cette définition mais elle me semble restrictive.

     Certes tout au long de ma vie, l’éducation que m’avait donnée mes parents et grands-parents et l’instruction que j’ai eue dans le primaire et le secondaire, m’ont beaucoup plus servi que les études supérieures que j’ai faites ensuite, qui m’ont surtout été utiles dans mon métier ou pour comprendre mes lectures scientifiques.

     Peut être l’enseignement était il plus concret autrefois, mais il ne se passe pas de jour où je n’utilise les vieux savoirs que j’ai appris à l’école.

     

     Mais ces connaissances, ce savoir ne sont qu’une partie de l’intérêt de la culture générale. Elle est avant tout destinée à nous rendre « intelligents ».

     La culture nécessite l’effort de comprendre, de juger, de trouver les liens, les causes et les effets entre les événements et les théories ou les savoirs. La culture nous empêche de généraliser hâtivement et de façon erronée, elle nous permet aussi de ne pas suivre les idées trop simplificatrices, ou trop alléchantes pour être plausibles.

     Les sciences nous apportent le doute, la logique, qui permettent de remettre en cause, de réfléchir, d’analyser, puis de faire des hypothèses, de les vérifier et de reconstruire, souvent autrement et de synthétiser. Elles stimulent la curiosité intellectuelle, et nous poussent à vouloir comprendre comment « fonctionnent les choses ».

     Le biologique et la psychologie nous apprennent, certes de façon sommaire,  comment nous fonctionnons nous mêmes, nous, notre corps et notre cerveau

     La littérature et la philosophie nous font sortir de notre pensée, nous montrent ce que pensent les autres sur les questions existentielles. Elles nous montrent les divers points de vue, nous empêchent d’être sectaires, nous apprennent la tolérance, mais aussi nous stimulent l’imagination.

     Autrefois de la sixième à la terminale, on lisait et expliquait des « morceaux choisis » d’un très grand nombre d’auteurs. Même si je ne me rappelle pas tout le contenu, qui est énorme, cela m’a ouvert l’esprit. J’ai appris à penser autrement, à ne pas croire que je détiens la vérité, à admettre et à essayer de comprendre la pensée des autres.

     Et l’enseignement artistique, malheureusement assez succinct dans le secondaire, m’a quand même appris à apprécier le dessin, la peinture, la sculpture et la musique et à connaître les noms et quelques oeuvres de nos grands artistes passés..

     

     La culture générale a un troisième effet très important : elle nous permet de vivre agréablement. Si je n’avais acquis aucune curiosité intellectuelle, si je n’avais pas appris à aimer les sciences, les lettres et les arts, je me serai ennuyé dans ma vie et je serais passé à coté de bien des plaisirs.

     Sans ce qu’elle a éveillé en moi au plan scientifique, littéraire et artistique, je n’aurais pas trouvé mon métier aussi intéressant, je n’aurais pas connu les joies de maintes lectures, je n’aurais pas visité les musées de tous les pays où j’ai eu la chance d’aller, je n’aurais pas assisté à des concerts de toutes sortes.

     

     Enfin, dernier bienfait l’enseignement de la culture générale, en même temps qu’elle éveille notre intelligence et notre curiosité intellectuelle, elle développe notre capacité de mémorisation et elle nous apprend les méthodes qui permettent de poursuivre l’acquisition d’autres connaissances, d’autres savoir. 

     J’avais des collaborateurs de métiers très divers. Pour coordonner leurs efforts il fallait que je comprenne leur travail, donc que j’apprenne un minimum de connaissances de leur spécialité. Par ailleurs, j’ai comme tout le monde des « dadas » qui me plaisent et pour lesquels je souhaite accroître mes connaissances.

     Et même dans le domaine manuel du bricolage ou du jardin, c’est elle qui me permet de joindre la théorie et la pratique, de comprendre les savoir-faire et aussi de recevoir des conseils pour la partie strictement manuelle.

     

     Bref l’apport de l’enseignement général est immense, pas uniquement par les connaissances qu’il apporte, mais surtout par la formation de notre esprit, de ses capacités,  et de notre façon de penser. Cela, quand on est jeune, on ne s’en rend pas compte, et pourtant c’est essentiel.

     L’ennui c’est qu’apprendre demande un effort et de l’attention, et c’est fatigant, beaucoup plus que de taper des SMS ou de discuter sur Facebook.

     

     

     

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  • Dans le vide, une plume chute aussi vite que du plomb !

         Un de mes plus jeunes correspondant sur un autre blog, qui est en 4ème, me dit que leur professeur leur a fait un cours sur l’attraction universelle entre les planètes et les astres, et également sur l’attraction terrestre. Il leur aurait dit que, pour des corps qui auraient des qualités aérodynamique égales, si on les jetait d’une grande hauteur, ils arriveraient en même temps au sol en même temps.
        Mais il ne leur a pas expliqué pourquoi et mon correspondant n’arrive pas à croire qu’une plume, un bout de bois et une bille d’acier tomberaient de façon identique.
        En fait mon correspondant a raison, mais son professeur aussi, car ils ne parlent pas de la même chose.


        Mon correspondant a raison : s’il laisse tomber, même de 2 mètres de haut seulement une plume et une bille d’acier, cette dernière arrivera la première, alors que la plume tournoiera doucement dans l’air en en descendant.
        Mais le phénomène est dû à la résistance de l’air et aux qualités aérodynamiques de la bille et de la plume qui dont très différentes.
        La bille est une sphère; l’air s’écoule facilement autour d’elle et même si la résistance augmente avec la vitesse, elle restera assez faible. Mais si on avait lâché la bille de très haut (4000 m par exemple), la résistance de l’air augmentant comme le carré de la vitesse, la bille aurait fini par ne plus accélérer, car les forces de frottement de l’air auraient été équivalente à l’attraction terrestre (la pesanteur).
        Cette force d’attraction terrestre est proportionnelle à la masse m de l’objet et lui confère une accélération g en l’absence de toute autre force :  f = m g

        Mais le professeur avait bien dit : des objets ayant des qualités aérodynamiques égales, c’est à dire la même résistance de l’air à leur chute, et dès lors il a raison.
        En général on préfère ne pas parler d’aérodynamique, mais de dire que la chute se fait dans le vide, dans un tube où il n’y a pas d’air (donc pas de force aérodynamique de frottement).

        Alors pourquoi une bille d’acier et un bout de bois beaucoup plus léger arriveront en même temps.?

        Votre professeur ne vous a pas encore expliqué ce qu’est « l’inertie ».
        Si vous avez reposant sur la route plate et sans pente, dont la réaction compense la pesanteur, une voiture d’une tonne, et une voiture jouet de 300 grammes et que vous poussiez dessus pour les faire rouler, cela ne posera pas de problème à faire avancer votre jouet, mais, même avec les freins non serrés, vous aurez beaucoup de mal à faire bouger la voiture qui est très lourde.
        En effet, si l’on veut faire bouger un corps, et donc lui communiquer une vitesse, il faut d’abord exercer sur lui une accélération G pour atteindre cette vitesse, et le corps résiste : cela s’appelle l’inertie. Cette inertie est proportionnelle à la masse du corps et pour faire bouger le corps, il faut exercer une force m G, pour vaincre cette inertie et lui donner une certaine accélération G.   
        Cette inertie, l’opposition des corps au mouvement, est, comme l’attraction des corps, une des lois fondamentales de la nature et de la physique.
        
        Revenons à la chute de deux corps de masses différentes, par exemple dans un rapport 1000, mais dans le vide ou supposant les résistances de l’air identiques.
        Les forces en présentes sont la pesanteur et l’inertie : la pesanteur entraine 1000 fois plus vite le corps mille fois plus lourd, mais la force inertielle le retient 1000 fois plus,; ces deux effets se compensent et les deux corps atteignent finalement les mêmes vitesses, dont s’ils ont été lâchés en même temps, parviennent en même temps à l’arrivée au sol.

        Il y a cependant un petit bémol : c’est que la masse gravitationnelle doit être égale à la masse inertielle, pour que, pour une même accélération g = G,  les forces m gravitation g et m inertie G soient identiques Toute la physique des mouvements est basée sur cette hypothèse qui n’a jamais été prise en défaut, lors de mesures.
         Cependant les études faites sur l’origine du monde et le « bigbang » laissent supposer que, peut être, à l’origine, cette égalité n’était pas totale, mais dépendait de la nature chimique des corps.

    Dans le vide, une plume chute aussi vite que du plomb !    Les physiciens font actuellement une expérience étonnante correspondant au schéma ci contre, qui aura lieu dans des conteneurs situés dans un satellite. Deux cylindres coulissants l’un dans l’autre chutent dans le vide. Dans un premier cas deux cylindres de platine et dans un second cas un cylindre de platine dans un cylindre de titane. Les deux cylindres de platine arriveront en même temps, mais qu’en sera t’il des deux cylindres de métaux différents.
        Evidemment s’il y a une différence, elle est très faible : la mesure du temps se  fera à 10-15 seconde près (un millionième de milliardième de seconde). C’est cent fois mieux que les mesures réalisées jusqu’à présent.
        L'expérience aura lieu bientôt, le 22 avril 2016.
        Si jamais on décelait une différence et qu’elle ne soit pas due à un artefact, un nouveau domaine de la physique verrait le jour.

        Si vous voulez avoir plus de renseignements vous pouvez voir à l’adresse suivante l’explication de la mission « Microscope », mais je vous préviens, l’article n’est pas simple et facile à lire, même si c’est très bien expliqué..
    https://www.oca.eu/IMG/pdf/seminaire_Microscope-Artemis-Mai2015.pdf

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    Suppression des données d'un ordinateur ou de la mémoire humaine :

    Suppression des données d'un ordinateur ou de la mémoire humaine :

     

     

     

     

     

     

     

           

            J'ai indiqué dans mon précédent article, qu'on pouvait récupérer des données perdues , parce que mise à la poubelle d'un ordinateur par erreur. Aujourd'hui je vais parler de la destruction volontaire de données comparée à l'oubli de notre mémoire humaine.

          Dans le cas d’un ordinateur, une donnée est enregistrés sous forme de « 1 » ou de « 0 », en fait une modification microscopique locale d’un phénomène physique par exemple magnétique. Cette modification est permanente sauf si on l’efface volontairement par un traitement physique approprié (mettre par exemple des « 0 » partout.)
        Dans le cas de notre mémoire de petits groupes de neurones représentent une entité : par exemple un visage, un mot, une couleur, une émotion etc…  Le souvenir renforce les liens entre eux, de telles sorte que si on se lie à l’un des groupes, on est alors liés aux autres groupes. On mémorise ainsi des scènes , des épisodes de notre vie, mais aussi des connaissances, notre expérience et des données concernant des entités diverses.
        Dans une partie du cerveau, l’hippocampe, est stockée l’adresse ou des adresses de certains de ces groupes, de telle sorte que lorsque votre cortex préfrontal, qui pense et réfléchit, évoque un aspect du souvenir, il se met en rapport avec l’hippocampe, qui le met en relation avec l’ensemble des groupes de neurones concernés par ce que l’on a mémorisé et qu’on veut « rappeler consciemment ».
        Cela ressemble plus au fonctionnement d’un central téléphonique qu’à celui d’un ordinateur.
        Au départ les éléments du souvenir sont issus de perceptions, notamment images, et de mots. Celles ci ne sont que temporaires et le cerveau fait un tri, orchestré en partie par le cortex préfrontal, et détruit pendant le sommeil les souvenirs sans intérêt en affaiblissant les connexions le concernant, ou au contraire, renforce les souvenirs intéressants et pertinents, en en rappelant inconsciemment pendant le sommeil tous ses éléments et en en renforçant les connexions à chaque rappel, tout ce travail se faisant insconsciemment.
        Par la suite, si nous ne pensons jamais à ce souvenir, la force des connexions va diminuer et si on ne le rappelle pas régulièrement, ce qui entretient ces connexions, le souvenir va s’appauvrir et tomber peu à peu dans l’oubli.
        Et si nous rappelons parfois notre souvenir, nous renforçons à nouveau les connexions, mais pas forcément de la même façon qu’à l’origine, Notre souvenir se transforme et évolue donc dans le temps

        Il y a là une différence fondamentale avec l’ordinateur
        Alors que la donnée enregistrée dans l’ordinateur est pérenne, si on ne modifie rien volontairement. Les mêmes élémeNts de données seront toujours enregistrées.
    Les données de notre mémoire humaine,au contraire, se transforment et évoluent dans le temps et elles peuvent même, peu à peu, se détruire et tomber dans l’oubli, si on ne s’en sert pas assez souvent et cela inconsciemment.
        Et l’on n’a malheureusement pas de disque de sauvegarde, sauf quelques écrits ou quelques photos ou vidéos, étrangers à notre mémoire biologique.

        Revenons à des données que vous voulez effacer sur votre ordinateur. C’est volontaire et facile : vous les mettez à la poubelle et vous videz celle-ci. Mais ce que vous supprimez c’est leur adresse. Comme je vous l’ai dit dans le précédent article, vous ne supprimez que leur adresse et elles restent inscrites sur le disque dur, (ou autre support), tant qu’on ne réécrit pas par dessus de nouvelles données.
        Si vous voulez faire disparaître intégralement les données il faut faire un « effacement sécurisé », mais c’est long car il faut alors que l’ordinateur remette à zéro tous les bits de la donnée en cause. Alors pour ne pas y passer des heures, je vous recommande de vider d’abord votre poubelle si elle contient d’autres données, puis d’y mettre seulement ce que vous voulez supprimer, et de faire alors la destruction sécurisée.
        Et si vous voulez modifier vos données il faut les rappeler sur votre ordinateur, les transformer, et réenregistrer.
        Mais les données correspondantes sont toujours présentes sur votre disque de sauvegarde, et il faudra le traiter aussi, si vous voulez les y supprimer.

        Ceci est valable pour un ordinateur isolé. C’est plus compliqué si vous avez stocké des données sur un cloud ou sur un serveur externe qui ne dépend pas de vous.
        En général ces serveurs mettent à votre disposition des procédures qui permettent de rappeler la donnée sur votre machine, de la modifier et la réenregistrer ou de la supprimer.
        Vous avez supprimé vos données, en ce sens que vous n’y accèderez plus, mais c’est une simple suppression d’adresse, pas une donnée sécurisée, et rien ne vous prouve que le détenteur du serveur (ou un hacker) n’a pas un endroit de sa machine où cees données sont encore présentes et peuvent être consultées par autrui.
        C’est donc très difficile d’être sûr que des données enregistrées à l’extérieur ont bien été supprimées.
        Il est même à peu près sûr qu’on ne supprime pas totalement des données de serveurs comme Facebook ou Google, qui les utilisent à des fins statistiques et de markéting, ce qui est leur gagne pain, puisque le service qu’ils vous rendent est gratuit.
        Personnellement je me sers le moins possible de Facebook et je détruis la plupart des moyens espions de Google, et je ne stocke sur le cloud que des données que je veux partager avec d’autres.
        On m’en a chapardées certaines, mais c’était sans importance.

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