•           Je suis en vacances en Bretagne et dans mon jardin, il y a quelques pins
              Cette année, une grosse tempête a eu lieu début mars et j’ai trouvé quelques branches de pins au sol, arrachées par le vent et certaines avaient des « bouquets »  de pommes de pins à divers stades de maturité. En voici une photo. 

              En bas à droite les « bébés » pommes de pin, en grand nombre; mais ce sont les « cônes » mâles du pin. Ce sont eux qui portent le pollen qui va féconder les pommes femelles.
              En bas à gauche les « ados », qui ont considérablement grandi et se sont organisés en étoile.        
             En haut à gauche les « adultes », plus gros, moins nombreux, compacts et pas encore desséchés.

            Enfin en haut à droite, les « vieilles pommes de pin », à la taille maximales, devenues sèches et qui se sont ouvertes, contenant une graine sous chaque écaille, ce dont raffolent mes écureuils qui viennent visiter les pins le matin de bonne heure : Queue Rousse et Queue Noire.
           En fait ces trois stades sont ceux de pommes qui sont les « cônes » femelles du pin. Ils recevront le pollen et transformeront les ovules en graines.

               Chose curieuse, les cônes mâles et femelles poussent sur des branches différentes. Les cônes mâles poussent sur les branches inférieures de l'arbre tandis que les cônes femelles se situent sur les branches supérieures, ce qui paraît illogique, car le pollen a peu de chance de monter vers les cônes femelles.
              La fécondation se fait normalement par un autre arbre ce qui permet de croiser les fécondations et d’éviter des dégénérescences par « consanguinité ». 
              Après la fécondation, les cônes femelles restent sur l'arbre deux à trois ans, pour que la graine se développe. Les gros cônes femelles ne sont plus alimentés par la plante mère et ils sèchent donc peu à peu, ce qui provoque l'ouverture des écailles, libérant les graines qui sont le plus souvent ailées. Cette aile leur permet de parcourir de longues distances grâce au vent.

            J’ai ainsi très souvent des tout petits pins qui poussent un peu partout dans mon jardi : je les mets en pot et s’ils ne meurent pas, j’en fais des bonzaïs.


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      Peut être avez vous entendu parler du cèdre pleureur bleu de l'Atlas, qui vient d’être élu « arbre de l’année 2015 »
        Il déploie ses immenses branches dans l’arboretum du Chatenay Malabry, à 1 km de chez moi, dans la « Vallée aux Loups ».
        C’est un arbre immense puisqu’il couvre plus de 700 m2; Il mesure 13 m de haut et surtout la circonférence qu’il couvre a 28 m de diamètre environ. Vous voyez la grandeur de son tronc sur une photo avec une femme adulte à coté. (en rouge).
        Autrefois l’arborétum faisait partie des pépinières « Croux » et cette famille a vendu une partie du terrain qu’elle possédait  en 1986, au département des Hauts de Seine.
        Les pépinières existent toujours mais  ont été rachetées par Truffaut et c’est là que je vais acheter plantes et fleurs.
        L’arborétum reçoit plus de 200 000 visiteurs par an.
        Ce cèdre a un entremêlement de branches extraordinaire, qui retombent en cascade jusqu’au sol, et lui confèrent une apparence arachnéenne, et doivent être soutenues par des étais que l’on voit sur une des photos. Il aurait 130 ans environ.
        L’arbre initialement planté n’était pas pleureur, mais il aurait subi une mutation, et il est actuellement le seul cèdre pleureur bleu de l'Atlas le plus ancien, tous les autres arbres pleureurs ne provenant que de sa descendance, 
        Les graines de ses pommes de pin ne donnent pas des cèdres pleureurs, mais on peut les obtenir par greffe sur la bouture poussée à partir de la graine.à partir de cet arbre unique.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

          Les pépinières Croux vendaient de telles petites boutures et en 1979, une petite bouture de ce cèdre bleu de l'Atlas a été plantée sur ma terrasse, au 5ème étage, sur le toit de l’immeuble adjacent, dans une épaisseur de terre de 40 cm au plus. Ce petit arbre a étendu ses racines, en surface, puisqu’il ne pouvait le faire en profondeur, et il a grandi et supporté vaillamment la tempête de 1999 (le vent a soufflé sur la terrasse à 140 km/h, déplaçant une lourde table en bois sur une quinzaine de mètres).
        Mon cèdre pleureur, arrière petit fils de celui de l’arboretum, a maintenant une quarantaine d’années et vous en voyez quatre photos à la fin de l’article. Il fait environ 4 m de haut, mais ne s’est pas développé de façon circulaire, mais en fonction du vent et du soleil. Il ressemble ainsi plutôt à un dinosaure !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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