• L'intelligence de la pieuvre (1)

        Nous savons maintenant ce qu’est une pieuvre, mais nous allons décrire plus dans le détail ce que montrait le film de Thalassa : la pieuvre, cet animal venu du fond des âges et du fond des océans, est l’un des animaux les plus intelligents, ce qui évidemment nous surprend.

        C’est ce qu’ont découvert plusieurs chercheurs en observant passionnément le comportement de ce céphalopode. : la pieuvre est capable de réfléchir, de se souvenir, d’anticiper et d’apprendre…Et elle n’a pas fini de nous surprendre car, aujourd’hui encore, elle continue à évoluer.
        Et ce que les chercheurs ont tiré la conclusion suivante :
     “Les pieuvres ont évolué totalement séparément de nous depuis plus de 500 millions d’années. Et pourtant, elles répondent aux problèmes de la même manière que les mammifères supérieurs comme les dauphins, les singes, et bien sûr les hommes. Cela revient à dire que, quelle que soit la forme du vivant, quelle que soit l’organisation des neurones dans un cerveau, la nature produit toujours une seule et même forme d’intelligence.”
        L’arbre de l’évolution montre en effet que les pieuvres ont suivi un chemin d’évolution parallèle à celui qui a conduit des êtres marins, au mammifère, au singe, puis à l’homme.
        Et, fait nouveau dans l’histoire de ces animaux étranges, les recherches de l’université de Naples vont montrer  que les nouvelles générations de pieuvres sauvages de Capri viennent de faire un « bond » dans l’évolution.
        Les « adultes» parviennent désormais à faire “passer” une partie de leur savoir aux jeunes avant de disparaître. Les pieuvres sont en train d’apprendre à apprendre.



        La pieuvre est un animal solitaire qui ne tolère la proximité d’un congénère qu’au moment de la reproduction. Mais elle tolère très bien la présence de l’homme et n’est pas agressive, sauf si on l’effraie ou l’agresse.
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        Certes une pieuvre est craintive et ne se laisse approcher que peu à peu : il faut gagner sa confiance. on voit des plongeurs jouer avec elles et les “caresser”.   Mais celles élevées en laboratoire dans de grands aquariums et qui reçoivent leur nourriture de l’homme, s’apprivoisent et la présence de l’homme leur devient familière.
        Elles observent leur environnement, observent, analysent et comprennent en partie les gestes de l’homme, sans toutefois qu’on puisse évidemment savoir quel est leur processus de pensée (c’est dommage qu’elles n’aient ni ouïe, ni émission de son)

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        Le film nous montre un chercheur qui vient dans le laboratoire où se trouve la pieuvre dans un aquarium et il va partir de la pièce.
       La pieuvre descend de son aquarium, et suit le chercheur en se propulsant sur le sol, sur ses tentacules (on dirait qu’elle marche lol).
        Elle sort de la pièce derrière le chercheur et rentre avec lui dans un autre laboratoire où il y a des aquariums avec des coquillages.
        Alors la pieuvre monte dans l’un d’eux et se sert à déjeuner (elle adore les coquillages qu’elle ouvre très adroitement avec ses tentacules).
        Le chercheur quitte la pièce un peu plus tard. La pieuvre le suit et retourne dans son aquarium, dans l'autre pièce, pour digérer.


        Un test d’intelligence et de mémoire.
        On immerge dans l’aquariul où est la pieuvre un bocal en verre, fermé par un bouchon en liège dans lequel il y a un crabe.
        La pieuvre vient, considère ce met appétissant et touche le bocal avec ses tentacules : problème !
        La pieuvre envoie plusieurs tentacules autour du bocal, puis en haut et en bas. Aucun trou, aucun orifice Perplexité. On a l’impression qu’elle réfléchit : “pourtant le crabe a bien dû rentrer la dedans, comment?
        Ses tentacules explorent à nouveau. Elle repère sans doute que le bouchon n’est pas transparent et n’a pas la même texture. Alors maintenant elle se concentre sur lui.
        Ses tentacules s’enroulent autour de lui alors que les autres tiennet le bocal. Elle semble essayer des efforts dans tous les sens. Cela dure une bonne minute.
        Puis elle a réussi à faire un peu bouger le bouchon et sans doute sent elle la résistance faiblir et tout à coup tire vers le haut et le bouchon bascule.
        Deux tentacules se précipitent sur le pauvre crabe qui va servir de festin.
        Mais un bouchon, cela ressemble à un cailloux, c’est un problème simple


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        Compliquons le. Un bouchon vissé ce n’est pas une chose que l’on trouve dans la nature. Là le poulpe réfléchit plus longtemps. Il essaie ce qui a marché avec le bouchon de liège, mais sans succès.
        Alors il essaie tous les mouvements jusqu'à ce qu’il sente moins de résistance en agissant sur le coté. Alors il a compris, il enroule sa tentacule autour du couvercle, le dévisse et le fait sauter. Miam c’est bon le crabe.! (moi je l'aime mieux cuit !).
       
        L’opération a duré 6 minutes.
        Quelques jours plus tard on recommence l’expérience : la pieuvre regarde le bocal, se précipite dessus et ses gestes sont précis : en 15 secondes le bocal est ouvert.
        La pieuvre a mis en mémoire un processus intelligent.

        Demain nous parlerons du camouflage des pieuvres,  de la faculté d’une pieuvre de se glisser partout et de trouver des solutions ingénieuses pour se faufiler dans des “trous”, de mémoriser un labyrinthe et enfin de l'apprentissage d'une pieuvre à l'autre.
       

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