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Dans le contexte actuel de la guerre USA-IRAN et de ses répercussions sur le cours du pétrole, on se pose des questions sur le pétrole et les carburants, qu’habituellement on ignorait.
J’ai lu ainsi un article intéressant sur les raffineries européennes.
dans « connaissance des énergies », écrit par Clément Le Roy, Responsable de la Practice Énergie et Environnement chez Wavestone,
Cet article s’interroge sur le rôle futur des raffineries dans le contexte de la transition énergétique.
On peut penser qu’elles devraient peu à peu disparaître mais cela pose, à moyen terme, un problème de dépendance énergétique.
En Europe la capacité globale de raffinage est passée d’environ 800 millions de tonnes par an à moins de 700 millions, entrainant la fermeture de sites souvent anciens, peu compétitifs ou nécessitant des investissements lourds pour se conformer aux nouvelles normes environnementales.
Les raffineries européennes étaient historiquement orientées vers la production d’essence, alors que la demande concernait davantage le diesel..
En France, ce secteur est passé de vingt-quatre raffineries dans les années 1970 à seulement sept aujourd’hui. Cette réduction s’est accompagnée d’une baisse significative des capacités, désormais comprises entre 1,1 et 1,2 million de barils par jour.
Mais les transports continuent de dépendre des produits pétroliers.
L’Europe, qui importait du pétrole brut pour le raffiner localement importe de plus en plus de produits finis et dépend de zones géographiques où les capacités de raffinage ont fortement augmenté, comme le Moyen-Orient, l’Inde ou la Chine.
De plus, les produits issus du raffinage sont utilisés par la pétrochimie, qui fournit des matières premières indispensables à de nombreux secteurs : plasturgie, agriculture, santé, construction, textile.
La disparition de raffineries peut entraîner peu à peu la disparition de nombreuses compétences dans ces domaines.
L’auteur estime que les raffineries devraient évoluer sous forme de plateformes multi-énergies et se diversifier, par exemple dans la production d’hydrogène ou le captage et le stockage du CO2, ainsi que dans les production de bio-carburants. Il cite la transformation du site Total de Grandpuits.
La transformation des raffinerie est une des conditions pour obtenir une indépendance énergétique.