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On a beaucoup parlé il y a un an des routes au dessus desquelles les voitures électriques se rechargeraient par induction.
J’avoue que je n’y croyais pas.
D’une part le couplage magnétique décroit très vite quand la distance
augmente entre le bobinage émetteur et le bobinage récepteur. Les véhicules doivent avoir une certaine garde au sol pour ne pas risquer des dégâts et une sortie de route. Il faut bien enterrer ces bobines dans la route.
De plus la voiture reste peu de temps face à la bobine (130 km/h = 36m/s donc un passe devant la bobine de l’ordre du 30ème de seconde).
Le coût devrait être prohibitif et celui de la recharge aussi.
J’avais tort, puisque un tronçon de 1,5 km de l’autoroute A10 est en cours d’aménagement, au niveau d’Angervilliers.
4 véhicules ont roulé sur cette portion d’autoroute en rechargeant leur batterie ; un camion, une camionnette, un autobus et une voiture.
Le procédé d’induction est semblable à la recharge sans fil des smartphones, sauf que les bobines sont d’une taille énorme (80 X 130 cm, 40 kg, 600 bobines dans les 1,5 km), et sont enterrées sous 10 cm de bitume. La puis9ance transmise peut atteindre 300 kW.
La bobine réceptrice est baignée dans un flux d’induction quasi permanent.
Avec une telle puissance, la moitié va au moteur et l'autre moitié à la recharge de la batterie. On gagnerait un kilomètre d'autonomie par kilomètre parcouru pour un poids lourd et deux ou trois kilomètres d'autonomie par kilomètre parcouru pour un véhicule léger.
Pour limiter le nombre de spires et la quantité de cuivre et limiter le courant inducteur, sa fréquence est de 86 500 hz au lieu de 50.
Le système identifie chaque véhicule qui passe au dessus d’une bobine, d’une part pour activer le début d’alimentation et d’autre part pour déterminer la quantité d’électricité à facturer.
Notons au passage qu’on n’aura plus besoin de radars sur cette autoroute puisqu’on a distance et temps de passe d’où la vitesse du véhicule.
Ce qui m’inquiète toujours, c’et le prix de cette recharge, vu l’énormité de l’investissement 4 millions d’euros par km de voie équipée.
Les batteries sur les véhicules pourraient être plus petites, ce qui diminuerait leur prix qui représente aujourd’hui, environ 30 à 40 % du prix du véhicule.