La pression quotidienne due aux problèmes personnels comme professionnels nous stresse et chaque personne ressent cela à un moment ou à un autre et s’en plaint. Un stress chronique ou excessif peut entrainer dépression maladies cardio-vasculaires ou diabète, voire maladies du système digestif.
Que peut on faire ? on ne peut pas en général supprimer les problèmes.
Si on rencontre une grosse araignée ou un serpent et qu’on en.a peur, le stress va créer des réactions physiques, via les centres amygdaliens, qui vont nous aider à lutter contre cette peur, et à affronter l’animal ou à fuir.
Devant un ennui sérieux, le stress peut aussi nous aider à réagir, à être plus attentif, plus concentré, plus inventif.
Comment provoquer cette réaction de façon systématique.?
Il s’agit en fait de faire en sorte que notre cortex frontal qui prévoit, réfléchit, organise, prenne le pas sur nos centres amygdaliens et que nous ayons des actions volontaires positives au lieu de réactions involontaires nocives.
Nous avons dans notre esprit, provenant de notre éducation et de notre expérience de vie, des préjugés, des idées préconçues, des habitudes, des réflexes souvent inconscients. Certains sont négatifs, d’autre positifs, et il va falloir essayer, en particulier, de favoriser les seconds et de diminuer les premiers.
Pour cela :
- Il faut d’abord bien identifier son (ou ses) stress de rechercher ses causes et de détailler comment nous réagissons devant lui.
- il faut réfléchir ensuite, à ces causes : pourquoi nous stressent elles : pr exemple parce qu’elles relèvent d’objectifs importants qui nécessitent certaines actions, certains résultats et que ceux-ci engendrent des difficultés.
- on peut alors analyser ce qu’apporte le stress, ce qu’il engendre de négatif et de positif dans notre comportement, dans nos pensées, dans nos actions… Il faut alors essayer d’identifier les cas où le stress a été bénéfique et a engendré des conséquences positives.
- il faut alors analyser les raisons de cette « positivité » et essayer d’appliquer ces raisons à la situation actuelle.
Il faut en sorte croire au bon stress.Certes toutes les conséquences du stress ne sont pas bonnes, mais il faut bien identifier celles qui peuvent l’être
Des psychologues ont essayé de mesurer la relation entre le niveau de stress et les performances et ils ont trouvé une courbe en cloche, (voir ci-dessous).
(schéma emprunté à al revue "Cerveau et Psycho"
Un stress faible entraîne un relâchement des performances, c’est dans la zone moyenne que le stress peut être stimulant; un stress plus important fait baisser les performances et devient fatigant, et un stress très élevé peut aller jusqu’au burn-out.
Nous ne sommes pas tous sensibles de la même façon au stress.
Il y a d’abord des facteurs génétiques ou innés. Le pessimiste est plus sensible aux événements négatifs et donc plus stressé. Cela tient à notamment une conformation du cerveau telle que le cortex préfrontal n’arrive pas à dominer les actions des centres amygdaliens.
Mais les apprentissages sont importants dès l’enfance et le stress des parents agit sur l’enfant. Notamment si les parents dramatisent ou cherchent des solutions aux problèmes.
Les traumatismes, les maladies, peuvent avoir une influence directe ou engendrer des modifications épigénétiques.
Les problèmes de la vie de tous les jours engendrent ensuite plus ou moins de stress.
L’idéal serait évidemment al prévention, c’est à dire résoudre les problèmes avant qu’ils n’entraînent trop de stress. Mais ce n’est pas toujours possible.
On a trop souvent des stratégies d’évitement devant le coté désagréable du stress; on remet par exemple au lendemain ou on cherche à ignorer à oublier les problèmes, mais qui nous rattrapent tôt ou tard.
En fait il est essentiel d’affronter le stress, de faire du tri, d’identifier ce qui est imporatnt et de se servir de la crainte du stress pour nous motiver à lutter contre lui.