/image%2F0667140%2F20250411%2Fob_ab373b_images.jpeg)
Mon article d’avant-hier portait sur les généralités du stockage des moyens intermittents de production d’électricité. Aujourd’hui je parlerai de l’aspect technique de ces moyens qu’ils soient en cours d’étude ou en service.
Stockage par gravité
C’est actuellement le moyen le plus utilisé. Il consiste à pomper de l’eau d’un réservoir dans un bassin plus élevé lorsqu’il y a trop d’électricité disponible et d’utiliser ensuite l’énergie cinétique de l’eau que l’on renvoit dans la bassin en contre-bas à travers des turbines, pour produire de l’électricité lorsqu’on a une demande trop forte.(schéma ci après).
/image%2F0667140%2F20250411%2Fob_4fc800_unknown-1.jpeg)
Il y a une perte de rendement et d’autre part le démarrage demande quelques minutes, ce qui exige des moyens complémentaires moins puissants mais plus rapides pour équilibrer le réseau.
L’investissement est important (deux barrages plus les installations électriques et de pompage), et les emplacements possibles sont limités. On approche de la saturation des possibilités.
D’autres moyens par gravité ont été réalisés : notamment monter des blocs lourds que l’on peut ensuite laisser redescendre sous l’effet de la pesanteur en entrainant de générateurs électriques.
/image%2F0667140%2F20250411%2Fob_37f539_unknown-3.jpeg)
/image%2F0667140%2F20250411%2Fob_2e41e9_unknown-2.jpeg)
Production d’hydrogène.
Grâce à l’électrolyse de l’eau on peut produire de l’oxygène et de l’hydrogène, mais c’est un procédé coûteux. Des usines sont en cours de réalisation. Une production plus rentable sera possible lorsqu’on disposera de réacteurs nucléaire à haute température.
L’hydrogène peut être ensuite utilisé comme combustible pour produire de l’électricité, ne produisant que de l’eau à la place du CO2 des centrales utilisant des produits carbonés.
Production utilisant la pression de fluides :
On envisage de stocker sous pression dans les cavités souterraines adaptées soit de l’eau, soit du CO2. L’électricité excédante entraîne les pompes de pressurisation. Le courant de dépressurisation du fluide peut ensuite entrainer des turbines qui produiront de l’électricité dans les périodes de forte demande. L’inconvénient est d’une part les fuites possibles de fuites dans les roches, et d’autre part le nombre de sites limités n’entrainant que des fuites restreintes.
Une installation pilote existe en Sardaigne utilisant du CO2 liquide comprimé, et des déploiements à plus grande échelle sont prévus. À température ambiante, le CO2 est liquide pour une pression supérieure à 62 bars.
Les batteries classiques
On peut « empiler » des batteries classiques dans des conteneurs er entasser ceux-ci sur une surface de stockage (photo en tête d’article)
Lorsque la batterie d’un véhicule électrique descend sous 80 % de sa capacité nominale, il est nécessaire de la remplacer. Il est possible de leur donner une seconde vie en les utilisant pour du stockage massif d’électricité, un mode de fonctionnement qui sollicite moins la batterie.
Mais cette solution reste incertaine en raison d’éventuels problèmes de sécurité, et les retours d’expérience sur ces batteries en fin de vie sont insuffisants pour lever le doute actuellement.
Les batteries « redox »
Ce sont d’énormes batteries qui utilisent des réactions d’oxydo-réduction. Je vous en parlerai dans mon article d’après-demain.