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Comment prenons nous nos décisions.?

Comment prenons nous nos décisions.?Comment prenons nous nos décisions.?

 

 

 

Comment prenons nous nos décisions.?

 

           Nous sommes confrontés à des décisions importante à prendre et en général il y a plusieurs solutions qui se présentent, et il faut choisir. Nous avons intérêt à procrastiner le moins possible si nous ne voulons pas finir comme « l’âne de Buridan »

           Nous élaborons d’abord nos choix en comparant les solutions possibles et le centre du cerveau qui rassemble les éléments de choix est le cortex orbitofrontal.
           Il reçoit d’abord des informations de nos sens, visuelles, auditives, tactiles, ou formées en associant des éléments stockés dans notre mémoire, en réfléchissant aux situations possibles et à leur projection dans l »avenir. Notre inconscient rassemble ces données  sur chaque option qui se présente, évalue les conséquences positives et négatives de chaque possibilité et assigne donc aux diverses solutions des valeurs subjectives.
          Les chercheurs considèrent que des groupes de neurones distincts sont alloués à chaque option et accumulent des arguments en faveur de celle qu’ils représentent. Quand un de ces groupes dépasse un certain seuil d’arguments positifs et négatifs, la décision est prise.

 

          Il est rare que nos décisions soient purement rationnelles : elles s’accompagnent d’un ressenti, souvent difficile à expliquer, mais les émotions influencent grandement nos choix.
          Elles déclenchent des réactions corporelles notamment dues au stress, qui permettent ainsi aux individus de prendre en considération les expériences passées et d’en tirer parti dans leurs décisions futures. Ces repères sont associées à des émotions que nous interprétons comme positives ou négatives et sont ensuite mémorisés dans le cortex orbitofrontal.

 

        Nous avons tendance à privilégier les attitudes rationnelles et donc à négliger les données inconscientes que nous considérons comme des intuitions dangereuses. En réalité ce ne sont pas des pulsions, mais des signaux d’alerte émotionnels,  qui viennent de nos expériences passées et des leçons que nous en avons tirées.
         Nos états émotionnels reflètent notre niveau de satisfaction dans une situation donnée. Les ignorer reviendrait à négliger une partie essentielle de ce qui guide nos choix.
         Des chercheurs ont mené diverses expériences qui ont montré que, dans les cas de choix très complexes, les décisions prises sur les conseils de l’inconscient étaient le plus souvent meilleures que celles prise en réfléchissant uniquement et que arrêter de réfléchir et se reposer, donnait le temps à l’inconscient de continuer à travailler sur le problème et à affiner la comparaison des solutions.

 

         La solution pour améliorer les décisions serait donc, d’abord de réfléchir aux critères de comparaison des solutions et de choix, puis de laisser le cerveau continuer inconsciemment de traiter les informations et de peser les options. Puis de reprendre ultérieurement les solutions examinées en tenant compte des signaux émotionnels. Il n’est pas judicieux, en particulier, de prendre des décision sous l’emprise de la fatigue, une décision trop rapide dans ce cas, risquant d’être mauvaise.
 

        Il faut également être conscient de certains biais qui risquent de fausser nos comparaisons :

        Le « biais de confirmation », nous pousse à privilégier les informations qui vont dans le sens de nos propres souhaits et à négliger celles qui les contredisent. C’est un des biais important lorsqu’on demande un conseil à quelqu’un.

       Un autre biais «  l’ancrage », fait que l’on accorde plus d’importance à la première information que l’on reçoit au détriment des suivantes

       Si l’on demande des réponses à des questions, votre requête peut être mal formulée ou insuffisante (et la réponse sera mauvaise
       L’humeur du moment peut agir sur nos décisions.
       Nous avons aussi tendance à imiter les autres, à être moutonnier à vouloir la même chose qu’autrui. C’est la biais de contagion sociale qui peut nous empêcher de prendre des décisions indépendantes 

       Enfin, si vous avez tendance à avoir des remords et regrets, ce n’est pas après avoir pris votre décision qu’il faut les avoir, mais avant. Il est bénéfique, pour chaque élément de décision, de se représenter la solution et de s’interroger sur les regrets et remords que l’on pourrait avoir. Cela peut appeler l’attention sur certains inconvénients des diverses solutions.
      Voir mes articles des 19 et 20 / 12 / 2023 sur les biais cognitifs, dans la rubrique « Psychologie- comportement’.

 

            En fait nous n’aimons pas perdre quelque chose, une occasion, plus encore que gagner un avantage.
            Lorsque nous choisissons une option, nous écartons forcément les autres, nous renonçons à d’autres possibilités. C’est pour cela qu’il est difficile de faire un choix.

 

Nota: pour ceux qui ne connaîtraient pas l’âne de Buridan, cet animal, devant un seau d’avoine et un seau d’eau, est incapable de trancher entre ces deux options et finit par mourir à la fois de faim et de soif. Jean Buridan (1300 - 1358), enseigna la philosophie à Paris et fut élu deux fois recteur de l'Université de cette ville. Il niait la liberté humaine.

 

 

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