/image%2F0667140%2F20251230%2Fob_03192d_capture-d-ecran-2025-12-29-a-18-12.png)
Je suis toujours étonné, du nombre d’informations inexactes, voire fausses, et certaines volontairement diffusées pour induire en erreur.
Mais je suis aussi toujours très surpris de ce qu’acceptent de croire certaines personnes : que la terre est plate, que les pilotes ont des panneaux indicateurs dans le ciel pour guider leur avion, que les vaccins peuvent provoquer l’autisme, que le vaccin anticovid à ARN peut donner le Covid, qu'il contiendrait des puces électroniques 5G, pour nous tracer et ficher, que l’Etat a réservé plus de 77 000 HLM pour l’accueil des familles de migrants, que le Covid-19 a été créé en 2003 en laboratoire par l’Institut Pasteur ou est une fausse information donnée par le gouvernement pour nous surveiller pendant le confinement…. (Et il y en a bien d’autres).
J’ai été amené à discuter avec certaines de ces personnes, qui n’étaient pas simples d’esprit, mais simplement étaient scotchées à leur téléphone, aux réseaux sociaux et aux notifications, et faisaient confiance aux informations diffusées, surtout si elles étaient sensationnelles ou proches de leurs idées.
Ces personnes étaient de plus peu logiques et manquaient d’esprit critique et il était difficile de les convaincre par un simple raisonnement réaliste, même avec des statistiques à l’appui.
Le seul moyen que j’avais trouvé était de leur faire évaluer par elles mêmes les conséquences et résultats chiffrés de leur croyance et de le comparer ensuite au réel. Mais encore fallait il convaincre que mon réel était « vrai ».
En fait les fausses nouvelles se propagent très vite sur les réseaux sociaux, car les fake news se servent de la confiance que nous vouons à nos proches et nos amis, pour éliminer nos doutes et se soustraire ainsi à un examen trop approfondi.
De plus, sur internet, nous communiquons majoritairement avec des gens qui pensent comme nous et les algorithmes sont souvent programmés pour nous proposer du contenu en accord avec nos opinions. C’est le biais d’opinion : on renforce nos idées préconçues.
Les auteurs de fake news n’hésitent d'ailleurs pas à offrir des preuves de ce qu’ils avancent, même s’il leur faut pour cela les fabriquer de toute pièce. C'est notre prédisposition à nous intéresser et à des résultats démontrables qui les rend si convaincants.
Les fausses nouvelles en outre, visent le sensationnel. Elles racontent une histoire généralement spectaculaire, simples, extrêmes et grandioses, alors que, en général, la majorité des actualités n’a rien de captivant.
Les sujets les plus utilisés news sont ceux qui choquent et engendrent des émotions, nous poussant à les partager sans examiner les faits de trop près et en raisonnant logiquement.
Je me suis demandé si on pouvait appliquer une méthode que l’on utilise en documentation pour évaluer ce qu’on lit, pour tester la véracité d‘informations. J’ai essayé de faire cette transposition, en quatre questions qu’il faut se poser :
De quoi parle t’on ?
En principe, quand on lit que ce soit un document, ou dans les réseaux sociaux, ou que l’on entend une nouvelle, on devrait savoir de quoi on parle. Mais ce n’est pas toujours évident : certains auteurs trop calés ont du mal à expliquer à des non initiés, qui n’ont pas les mé^mes connaissances, d’autres autreurs ont l’esprit brouillon; et enfin, certains, notamment lorsqu’il s’agit de fausses nouvelles rendent souvent le sujet flou; pour que des invraisemblances logiques apparaissent moins.
Alors il est bon de se demander quel est le sujet précis.
Qui s’exprime et quelle est la source de l’information ?
C’est toujours essentiel de savoir qui s’exprime, quelle est sa qualification, est il apte à parler du sujet de façon compétente ?
Mais très souvent la personne n’est pas l’auteur; il retransmet une information et il serait intéressant de savoir qu’elle est sa source, ou les sources successives, (plus elles sont nombreuses, plus l’information risque d’être déformée.
La date de l’information ou de l’événement est également importante : une vieille information peut être tout à fait périmée et sans intérêt. Le lieu et le contexte sont également intéressants, car ils influent souvent sur la nature et la forme de l’événement.
Comment l’information est elle traitée ?
La manière dont l’information est traitée donne une idée sur sa qualité et donc sur ses chances d’être vraie.
Elle peut être traitée de façon précise, en citant des exemples et des chiffres que l’on peut vérifier. N’est elle pas trop simplifiée, les raccourcis dénaturant plu ou moins la réalité des faits.
Les auteurs de fausses nouvelles donnet en général, soit des informations floues, soit qui peuvent être plus précises, mais qui sont de simples affirmations, sans un support logique, sans exemples précis, sans chiffres à l’appui.
Il faut se poser la question de la vraisemblance et de la valeur de l’information.
Pourquoi me donne t’on cette information ?
Ces premiers examens vont me permettre de me poser une dernière question ; quelle est l’intention qui se cache derrière cette diffusion d’information.
Est ce un simple exposé sur un sujet ? Y a t’il un but caché commercial ? Cherche ton à convaincre sur un sujet controversé ?
Il faut lire entre les lignes pour essayer de comprnedre quel était le but réel recherché?
SI l’on a réfléchi à ces divers points, on peut déjà détecter des fausses nouvelles, si elles ne sont pas trop sophistiquées.