Les médias parlent beaucoup de la variole du singe, mais de façon désordonnée au risque d'affoler le population. La situation doit être prise au sérieux, mais il ne faut pas paniquer.
Lee virus de l’orthopoxvirose simienne, appelé Mpox est un virus à ADN double brin (environ 200 000 bases puriques), de la famille des Poxviridés, apparenté au virus responsable de variole humaine, une maladie éradiquée par vaccination en 1977, comme je l'ai dit hier.
Il existe deux principaux types du virus Mpox : la souche 1, présente au bassin du Congo en Afrique Centrale et la souche 2 présente en Afrique de l’Ouest.
Elles sont toutes deux très contagieuses mais la souche 2 est moins nocive. C'est elle qui circulait en Europe en 2022. Le nombre de décès est relativement très faible.
Ce n’est pas via les singes que cette maladie se transmet à l’humain, mais à partir des rongeurs de la forêt, en Afrique (par exemple les écureuils), par contact étroit avec l'animal infecté, notamment lorsqu'ils sont chassés pour se nourrir puis dépecés.
Puis la transmission se fait d'homme à homme, soit par contact avec les lésions cutanées ou les fluides biologiques, (notamment mors de rapports sexuels), soit par contact avec des matériaux contaminés (comme la literie ou les surfaces), et aussi aussi via les gouttelettes et aérosols respiratoires d’une personne infectée.
Les caractéristiques de la maladie sont analogues à celles de la variole normale, notamment l'apparition de boutons et pustules, mais les complications sont beaucoup moins fréquentes, d'où un nombre de morts faible.
Depuis la fin du xxe siècle, des épidémies de variole du singe ont été fréquentes et ont sévi dans 11 pays africains.
Une épidémie peu lieu notamment en 2020/21, et à partir de mai 2022, des milliers de cas de Mpox ont été recensés dans des régions où la maladie n’existe pas en permanence.
L'épidémie s'est alors répandue dans le monde (notamment 3000 cas au Brésil; 3200 en Allemagne, 2750 en France, 700 en Italie, 5800 en Espagne, 3000 eau Royaume Uni, 950 au Canada, 5800 aux USA. Il y a eu que 3 décès dans ces pays. AU niveau mondial, la létalité a été de 3 / 10 000.
En septembre 2023, une épidémie est de nouveau apparue en Afrique, mais due à une nouvelle souche plus contagieuse et plus mortelle.
Le 14 août 2024, l'organisation Mondiale de la Santé qualifie l'épidémie "d'urgence de santé publique de portée internationale " le plus haut niveau d'alerte.
Le 15 août 2024, un premier cas est recensé hors d'Afrique et sur le sol européen, en Suède.
Les actes médicaux se concentrent évidemment sur l'Afrique, mais il ne faut pas négliger le risque d'épidémie dans d'autres pays.
Bien sûr c'est inquiétant, mais il ne faut pas s'affoler.
Le vaccin contre la variole normale est efficace contre le Mpox; Donc les personnes nées avant 1977 sont protégées (comme pour le covid, elles peuvent attraper le virus, mais l'atteinte est alors plus bénigne.
Il existe des stocks de vaccins et les personnes plus jeunes pourraient en bénéficier.
On sait mieux détecter la malaise avec des moyens modernes, (notamment pour différencier la maladie de la rougeole et de la varicelle).
Un agent antiviral, initialement conçu pour le traitement de la variole, a récemment été homologué pour le traitement de la variole du singe. Ce traitement n’est indiqué que dans les formes sévères de la maladie, et doit être administré le plus précocement possible pour une durée de 15 jours par voie orale.
La prévention nécessite une information pour sensibiliser les personnes, de limiter et contrôler les déplacements venant d'Afrique, et de proposer une vaccination préventive aux personnes les plus exposées au virus, comme les personnels de laboratoires, les agents de santé, les personnes allant en Afrique...
Mais les risques de transmission sont principalement dus aux contacts humains.