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On sait que, maintenant, l’impression 3D est régulièrement utilisée dans l’industrie et même dans le bâtiment.
Mais il est moins connu qu’elle sert aussi de façon importante dans les hôpitaux.
Un atelier de 60 imprimantes 3D avait été installé dans l’Abbaye de Port Royal, l’hôpital Cochin, à Paris, en 2020pour déposer des couches plastiques et notamment réaliser plus de 200 pièces nécessaires aux équipements de soins du Covid19.
Devant cette réussite l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), a décidé de créer un service commun, pour couvrir tous les besoins hospitaliers pouvant être assurés par impression 3D, la plateforme scientifique Prim.35 dirigée par un docteur en neurosciences, Delphine Prieur, et installée dans 250 m2 des sous-sols de l’hôpital Broussais.
Quatre techniques sont utilisées :
- dépôt couche par couche de fil fondu de plastiques très divers, certains souples, d’autres très solides et rigides.
- stéréolithographie, qui solidifie une résine photosensible au moyen d’un laser, avec une grande précision.
- Impression polyjet, qui projette simultanément plusieurs résines, en faisant varier couleur, transparence er degrés de souplesse et reproduit des structures biologiques hétérogènes.
- impression de silicone liquide, qui permet de réaliser des dispositifs médicaux biocompatiblesayant la propriété des tissus humains et respectant les normes médicales.
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Le centre, comme son prédecesseur, continue à produire des pièces de rechange ou d’adaptation pour des appareillages médicaux, mais il étudie de plus en plus la production de différentes parties interne du corps humain : os, poumons, système nerveux, tissus mous, vaisseaux sanguins, soit à des ins pédagogiques, notamment vis à vis des patients, soit pour préparer les médecins à des interventions en connaissant le forme exacte des corps sur lesquels ils interviendront.
Ces similis sont réalisés à partir des examens pratiqués sur le patient : radio, scanner, échographie, IRM..…
Le chirurgien peut ainsi planifier son intervention, réfléchir aux processus opératoire, prévoir les caractéristiques des dispositifs médicaux à mettre éventuellement en place.
Cela peut aller jusqu’à créer des simulateurs anatomiques permettant de s’exercer à des opérations particulières, dans diverses situations pathologiques, éventuellement exceptionnelles. De tels modèles sont ensuite commercialisés. Ils remplacent avantageusement les essais pratiqués autrefois sur des cadavres.
Des tissus humains et organes compatibles sont réalisés et à terme des implants stérilisables, qui pourront être utilisés comme prothèse
Les demandes prioritaires sont celles des hôpitaux, mais d’autres demandes sont aussi traitées pour des instituts de recherche, des universités, des entreprises médicales. Ces travaux permettent un financement complémentaire du service.
Prim 3D, centre d’innovation, échange son savoir faire avec diverses centres 3D, et 32 centres hospitaliers universitaires de France, sont désormais regroupés au sein d’un réseau 3D.