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Il a beaucoup plu en France en 2024, quellle que soit la région. Pourquoi ?
Le printemps 2024 a battu tous les records depuis le début des enregistrements météo en 1959. Fin octobre 2024, le cumul des pluies dépassait déjà la moyenne annuelle des pluies entre 1991 et 2020, et le cumul des pluies a dépassé les 1 000 mm à l’échelle nationale depuis novembre, soit plus que toute la pluie accumulée sur l’année 2023.
Mais on ne peut affirmer que cela est dû au changement climatique : plus les durées observées sont courtes, plus on observe l’impact de la variabilité naturelle du climat et l’Organisation météorologique mondiale estime qu’il est nécessaire de considérer une période de 30 ans pour observer l’évolution du climat. L’échelle annuelle est donc trop courte pour observer l’effet du changement climatique dans les conditions météorologiques.
A l’échelle de la France les cumuls annuels sur le territoire s’établissent autour de 935 mm de pluie avec des variations naturelles d’une année à l’autre et on ne peut mettre en évidence l’influence du changement climatique.
Par contre, on observe une augmentation des précipitations annuelles entre 1961 et 2014 notamment en hiver, sur la moitié Nord de la France, et une baisse, notamment en été, au Sud.
En rejetant des gaz à effet de serre, les activités humaines augmentent la température globale de l’atmosphère, et pour chaque degré supplémentaire, l’humidité de l’air à basse altitude augmente de 7 %, ce qui entraine davantage de précipitations moyennes.
Outre cette intensification globale des pluies, à l’échelle mondiale, l’évaporation de l’eau augmente moins vite avec le réchauffement climatique que l’humidité atmosphérique et le GIEC prévoit un allongement de la durée de vie de la vapeur d’eau dans l’atmosphère qui entraîne des changements dans l’intensité, la durée et la fréquence des précipitations
En moyenne les zones nord-est verront une augmentation de pluies et les zones sud-ouest une plus grande sécheresse;
La France est une zone de transition entre le nord de l’Europe qui deviendra plus pluvieuse et le sud méditerranéen, plus aride.
Les modèles de simulations actuelles ne sont pas suffisamment précis pour permettre une prévision plus détaillée.
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