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    Tolérance et liberté

            Mes articles sur les violences des jeunes m'ont valu quelques mails, surtout après les exactions de ces deux derniers samedis, mes articles étant antérieurs à ces violences.
            Je ne cherche pas à défendre les jeunes casseurs. J'estime que ce qu'ils font est contraire à la loi mais aussi au respect des autres hommes qui vivent dans la même société, et par conséquent je le réprouve et je souhaite qu'ils soient condamnés par la justice, à la mesure de leurs délits. Mais cela ne m'empêche pas de me poser des questions sur leurs motivations, d'essayer de comprendre un comportement qui me paraît anormal et outré.

              Je constate aussi que, par ailleurs, nombreux sont ceux qui, sous des prétextes divers, veulent imposer aux autres leur façon de penser.
              La science quant à elle n’a aucune couleur idéologique. Elle essaie de comprendre les lois de la nature. Elle se situe au niveau des prédispositions, pas du choix des comportements de chacun. Les responsables politiques ou religieux devraient s’appuyer sur elle et non la contester, comme le fait Donald Trump, faute de quoi ils se comportent comme quelqu’un qui refuserait qu’un médecin le soigne , alors qu’on peut le guérir de sa maladie.
            Même si la psychologie n'est pas une science exacte, il est utile d'essayer de comprendre les autres, ne serait-ce que pour être plus tolérant vis à vis d'eux.

              Je ne souhaite pas traiter des questions trop philosophiques, car je ne veux pas transformer ce blog en lieu de polémique, mais je voudrais cependant faire quelques remarques générales dans le domaine de la liberté de notre comportement.
             
    Je pense qu’il ne faut pas confondre notre comportement avec nos “prédispositions” qui résultent de l’évolution de l’espèce et de notre hérédité personnelle et aussi de la part d’aléas qu’il y a dans la formation du cerveau, les gênes en programmant les grandes lignes, mais une part assez grande de hasard intervenant au niveau des détails au cours de la génèse.

              Nous avons certaines prédispositions, puis nous recevons une certaine éducation et nous sommes ensuite libres de rendre notre comportement conforme (ou pas) aux valeurs auxquelles nous croyons, ce que Freud appelle le "surmoi".
            Alors nous sommes libres de nos comportements me direz vous?
            Pas tout à fait : encore faut il qu’ils ne soient pas nuisibles aux autres d'une part, et que d'autre part, que nous ne cherchions pas à imposer aux autres nos propres convictions. Ce qui n'empêche pas d'en discuter.

              Nous avons cette liberté, et elle nous est personnelle et à mon sens nous devons respecter celle des autres hommes. Cela s’appelle la tolérance.
              La tolérance est une valeur fondamentale, sans laquelle la vie en société devient rapidement un enfer, la démonstration étant faite par le montée des intégrismes de toutes sortes (et pas seulement musulman), qui conduisent aux massacres.

             Bien entendu il y a d’abord les comportements interdits par la loi, car elle est là pour organiser cette liberté et ses limites : il faut respecter la vie d’autrui, sa santé, ses biens, son équilibre moral et psychique.... 

            Mais le comportement des autres doit être respecté dans la vie de tous les jours :    
            Je prends quelques exemples :

                      - vous pouvez avoir un fort appétit et une prédisposition pour la gourmandise , par exemple aimer la nutella ou le chocolat au lait,  et décider que c’est un vilain défaut et vous efforcer de ne pas être trop portée sur la bonne chère ou les boissons alcoolisées. Vos raisons peuvent être diverses : religion, éducation, santé, voire la peur de grossir.
            Je les respecte et je trouve votre comportement conforme à la liberté de vos idées, dans la mesure toutefois où vous ne voulez pas m’imposer la même conduite, car je n’ai peut être pas tout à fait les mêmes idées que vous (je n’aime pas tellement la nutella mais beaucoup le chocolat noir ! 
                   - votre système hormonal, les médias, la mode, vous incitent à tomber amoureuses de garçons et à avoir un petit ami. Mais certaines d’entre vous ne veulent pas d’un petit ami, d’autres l’acceptent au plan sentimental, mais ne veulent pas aller trop loin avec lui au plan physique. Cela peut être de même pour des garçons.
             Là encore j’estime que c’est votre choix personnel et je ne jugerai jamais le comportement d'un jeune sur ces critères et sur son comportement, tant qu'il ne rend pas trop malheureux son partenaire; ou les personnes autour de lui. C’est votre liberté de pensée et d’action.
                 - pour moi une personne peut avoir une prédisposition à être homosexuelle, et je comprendrai tout aussi bien qu’elle la suive, ou que, pour des raison d’éthique, qui ne regardent qu’elle, elle la combatte et n’y cède pas.
             C’est exactement comme deux personnes qui ne s’entendent plus dans un couple et qui peuvent décider de divorcer, ou au contraire de rester ensemble et de se supporter, ceci par exemple pour des raisons de conviction religieuse. C’est leur décision et nous devons la respecter. Cela n'empêche pas d'aider leurs enfants s'ils sont malheureux.

             L'un des problèmes est de savoir à partir de quand son comportement gêne les autres qui nous entourent.
             Je suis le responsable bénévole de la copropriété où j’habite et tous les résidants trouveraient normal que je fasse demande à quelqu’un, qui ferait sécher son linge dans les ascenseurs, de faire cette opération dans son appartement, car il gêne ainsi les autres résidants.
            Cela vous paraît normal car il s’agit là d’un fait simple et tangible.
            Lorsqu’il s’agit d’idées, c’est beaucoup moins évident. Pourtant est ce si différent ?
           
           On entend souvent dire des choses inexactes sur la laïcité que certains considèrent comme opposée aux religions, alors que c’est le contraire.
           L’Etat est au service de tous, quelles que soient leur croyances et il est donc normal que dans les lieux publics, chez les fonctionnaires, qui sont au service de tous, voire dans une entreprise où travaillent diverses personnes, chacun se sente libre de ses opinions et il est donc normal d’y interdire toute pression religieuse ou politique, qui serait telle que certains se sentiraient menacés en raison de leurs convictions, ou gênés par celles des autres et donc tout prosélytisme doit être prohibé.

           Mais l'Etat n'est pas seul en cause. Notre comportement peut aussi blesser.
           Pour moi, toutes les religions ont la même valeur; l'une ne détient pas plus la vérité que les autres et en conséquence je dois toutes les respecter, et ceux qui y croient.

             Chacun doit être libre de ses idées et de les exprimer, mais, à mon avis, il doit faire attention à la façon dont il les montre pour ne pas choquer, pour ne pas avoir l'air de vouloir les imposer aux autres.
            Si une de mes petites filles distribuait à toutes ses camarades des prospectus à la gloire du pape, leur vantant les bienfaits de la religion catholique, je lui dirais qu’on ne vend pas ses idées comme une voiture ou un camembert et qu’elle peut déranger celles qui ont d’autres convictions.
           Si j’étais musulman, je dirais à mes filles et petites filles qu’elles peuvent si c’est leur idée, porter le voile à la maison, mais que, dans la rue, afficher ainsi ostensiblement son appartenance, peut déranger les autres personnes et attirer des critiques.
          Si mon fils était israélite et avait sur le bureau de son entreprise la Ménorah (le chandelier à sept branches) et portait en permanence le petit couvre chef  traditionnel (la  kippa), je lui dirais qu’il doit réserver cela pour chez lui et que les personnes avec lesquelles il travaille, n’ont pas à supporter ces signes, qui pour elles n’ont pas de signification traditionnelle.
         Et si mon petit-fils portait un tee-shirt avec une inscription “Je suis athée, Dieu merci”, je lui dirais qu’il risque de choquer ceux qui ont des convictions religieuses et qui ne cherchent pas à le convertir, lui.

        Enfin, cela, c’est mon opinion personnelle sur la tolérance et je ne vous oblige pas à la partager.

    Tolérance et liberté

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    Le "Bien" et le "Mal", au plan personnel ou collectif.

                A la suite de mes articles sur la délinquance des jeunes, “j’ai reçu plusieurs messages de correspondants qui me trouvaient trop tendre, et l’un d’eux m’a posé une qestion difficile et qui soulève bien des problèmes philosophiques.
              Elle a un inconvénient c’est que la réponse risque d’être différente pour chaque personne.           

              Voici la question qui concernait mon article sur la délinquance des jeunes :
                         « Vous arrive t’il de considérer que la délinquance, c’est le mal »

               Le “Bien” et le “Mal” chers à M. Trump. Vaste problème !!

               Je vais essayer de répondre à cette question, (l’occasion évidemment de vous choquer un peu !! ), mais je voudrais préciser que cette opinion date de plus de 70 ans car nous avions eu alors des discussions très intéressantes et passionnées avec notre professeur de philo, et ce sont ces discussions qui m’ont fait réfléchir au problème et je n'ai pas changé d’opinion depuis, la vie m'ayant conforté dans cette voie.

              Si l’on lit bien mes articles, je n’ai jamais approuvé les exactions faites par les jeunes (et je suis scandalisé par les actes commis ces samedis dans Paris et les grandes villes de France), et j’ai même dit clairement que je les réprouvais, car elles portent atteinte à ceux qui les subissent.
              
    Mais je n’ai pas développé cette opinion car j’estime que mon rôle n’est pas de juger les gens mais d’essayer de comprendre leur motivation et, quand j’en ai l’occasion, d’essayer d’aider certaines personnes à résoudre leurs problèmes.

              Et donc effectivement je n’ai pas employé le mot “mal” , mais que j'ai dit que c’étaient des actions répréhensibles, au sens juridique du terme, c’est à dire qui doivent entraîner une sanction judiciaire que les juges doivent décider en fonction de la loi.
              Puisque la question posée est d’ordre philosophique, voici mon opinion à ce sujet (et certain(e)s pourront repenser à leur cours de philo LoL).

              Je différencie tout à fait l’aspect individuel et personnel, du niveau collectif et sociétal. Je vais préciser cela :

              Au niveau personnel, chacun a d’abord un certain bagage génétique, qui comprend certains préjugés ancrés au cours des temps dans la culture humaine et qui constituent un inconscient collectif. (les archétypes de Jung). En général cela intervient peu au niveau moral, mais entraîne parfois des réactions de sauvegarde de l’individu face à certains dangers, impulsives et avec un très faible contrôle rationnel.
              Il y a ensuite toutes les règles éducatives que nous recevons enfants, d’abord de notre famille, avec des règles morales, éventuellement issues de convictions religieuses, mais aussi avec des “à priori” , (règles, tabous, idées préconçues, us et coutumes), issus de notre civilisation et de notre appartenance à une certaine communauté (nationale, ethnique, régionale, catégorielle, .....), qui ensuite sont complétées par des instances hors famille (professeurs, amis, et plus généralement toute personne ayant une influence sur nous).
              Ceci constitue un bagage moral qui nous est imposé et que nous acceptons enfants (plus ou moins “bien” élevés !).
              Par la suite notre cortex intervient et nous remettons partiellement en cause ces règles. Nous en acceptons alors certaines en connaissance de cause, nous en rejetons d’autres et nous transformons certaines d’entre elles.
              Nous constituons ainsi notre propre morale personnelle  (qui d’ailleurs pourra évoluer dans le temps à la suite d’événements ou de rencontres), ce que Freud et les psychologues appellent le “surmoi”.

               Pour moi, il n’y a pas (comme pour M. Trump), un “Bien” et un “Mal” universels, les mêmes qui devraient s’imposer à tous (et qui évidemment sont ceux de M.Trump et de bon nombre d’américains, et qui doivent être imposés aux autres; c’est d’ailleurs l’attitude de tous les intégristes, quelle que soit leur philosophie).
              Chaque personne a droit a son “surmoi”, à sa notion personnelle du bien et du mal, car c’est sa liberté de pensée, (y compris religieuse bien entendu), mais en conséquence de cet aspect individuel, il peut évidemment en parler, mais n’a pas à en faire de prosélytisme, car il doit respecter la liberté des autres.
              Mais cette morale personnelle ne doit pas porter atteinte à la collectivité et à son voisin. C’est l’autre aspect collectif, tout à fait distinct du premier. On doit pas croire que tout vous est permis si vous estimez que c'est « bien".

               Au niveau collectif, il ne s’agit pas d’une morale à imposer à tous : le problème n’est pas philosophique mais un problème de garanties du fait de la vie en société, d’organisation de la vie commune, de règles “juridiques” en quelque sorte. Il s’agit que chacun dans son comportement nuise le moins possible à autrui et qu’éventuellement il soit sanctionné de ses débordements.
              C’est la ” loi “, qui est en principe (en démocratie) déterminée par des représentants élus de la population et qui devrait être un certain compromis des diverses circonstances et modes de vie possibles, indépendamment de toute croyance philosophique, politique et religieuse et bien entendu des “surmoi” personnels des élus en cause.

              C’est la raison pour laquelle je ne jugerai jamais une personne sur son surmoi, sur ses notions personnelles du bien et du mal. Ces notions ne regardent qu’elle. Et si je me permettais de juger cette personne, mon jugement ne serait pas objectif, car il s’agit d’opinions discutables et subjectives, et je serais moi-même influencé par mes propres idées.
              Par contre je pourrais constater les faits : les actes de cette personne sont ils conformes à la loi qui, elle, s’impose à tous ? La loi étant définie de façon claire, cette comparaison peut être objective.
              Cela dit ce ne serait néanmoins qu’une opinion personnelle, car ce n’est pas à moi d’en juger, mais à la justice dont c’est le rôle.

              J’espère avoir répondu à la question qui m’était posée : pour moi la délinquance ne serait un “mal” que si je commettais moi même un acte non conforme à ma conscience morale, faite des règles que m’a données mon éducation et que j’ai admises, (mon “surmoi” pour les psys).
              En ce qui concerne les délinquants dont j’ai parlé, je me garderai de dire qu’ils font le “Mal”, mais je dirai qu’ils commettent des actes contraires à la loi, parce qu’ils portent préjudice à autrui.                    
              C’est une question de respect de l’autre et pour moi  un délinquant a droit au même respect de sa nature d’être humain, ce qui n’empêche pas de le considérer comme responsable de ses actes et de le sanctionner en conséquence. Devant la justice, il a d'ailleurs droit à un avocat pour le défendre

              Cela dit, je conçois que vous ayez un autre avis sur ces problèmes délicats, mais je pense qu’il est difficile de parler de “Bien” et de "Mal” universel, en restant objectif et sans se référer à sa propre conception du bien et du mal, que l’on impose alors inconsciemment aux autres.
               Cela vaut la peine d’y réfléchi
              La philosophie n’est pas une chose inutile, même pour les matheux et scientifiques, cela sert à se poser de tels problèmes et à essayer d'y répondre.

     

     

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  • LGVT et PMA

         J’ai été choqué par les propos d’une député LRM qui a écrit sur Twitter qu’il existait à l’Assemblée Nationale, «un puissant lobby LGBT ». L’élue picarde est partie en croisade contre l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, une mesure qui doit figurer dans le futur projet de loi sur les questions de bioéthique.
        J’avoue que je ne savais pas ce que voulait dire LGBT et j’ai donc appris sur internet que c’était « Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenre »
        Je trouve d’abord cette expression choquante et même à caractère homophobe.
    Que dirait madame Thill, si on catégorisait ainsi les religions. Elle serait sûrement scandalisée; alors il faut s’abstenir de faire cela avec d’autres..
        D’ailleurs, plusieurs ministres et députés de la majorité ont dénoncé l'«expression plus que malvenue»
        En plus c’est ridicule d’appliquer ce terme de lobby, représentatif de l’influence de multinationales ou d’industries importantes, ou à la rigueur de populations importantes et organisées (les chasseurs par exemple), à des personnes aussi dispersées et relativement peu nombreuses que sont les homosexuels.

        Je ne défends pas particulièrement les homosexuels, n’étant vraiment pas orienté vers ce genre de pratique, mais cela me choque qu’on les considère comme des gens anormaux et qu’on leur refuse des droits que l’on accorde aux hétérosexuels. Cela me paraît analogue à de la discrimination raciale.
        Je n’ai pas compris le revirement du Pape, que j’estimais beaucoup, car plus compréhensif du monde moderne et moins sectaire que ses prédécesseurs.
        Que certains jeunes aient une attirance physique pour des gens de leur propre sexe pendant quelques temps au moment de la puberté est quelque chose de normal : c’est, en quelque sorte, chercher et découvrir son orientation et peu d’entre eux sont réellement homosexuels. Les traiter de malade psychique est complètement absurde et montre une ignorance totale de la psychologie des jeunes.
        J’ai trouvé le comportement des catholiques hostiles au mariage pour tous, comme la preuve d’une intolérance extrême. On ne leur demande pas d’être homosexuels, on respecte leurs croyance, leur foi, leur conception de la morale. Mais une personne tolérante ne veut pas imposer de force ses convictions aux autres. Cela c’est le propre des intégristes, quelle que soit leur religion.
        Quant aux affirmations du péril que fait subir à la société le mariage pour tous, quant on voit la très faible proportion de la population concernée, c’est vraiment un manque total d’intelligence et de bon sens de la part de leurs promoteurs.

        Je suis contre les mères porteuses, car je pense que le lien entre la femme qui a porté un enfant pendant 9 mois est très fort, car il est inconscient, physique naturel et résulte de l’évolution. Lui enlever son enfant est une énorme source de traumatisme et peut entraîner des drames, même si la personne était initialement consentante.
        Mais par contre je ne vois pas pourquoi on refuserait aux lesbiennes le droit à la procréation médicale assistée, alors qu’on l’accorde aux femmes hétérosexuelles stériles. C’est de la discrimination. Et le comble de l’hypocrisie est que l’on ne dirait rien si une lesbienne se faisait féconder par des rapports naturels avec un ami masculin.
        J’ai entendu certains catholiques intolérants dire que ces enfants vivant sans père avec deux femmes, serait malheureux, presque anormaux ou deviendraient délinquant.
        Il se trouve que d’une part j’ai essayé d’aider de nombreux jeunes dont les parents divorçaient et que d’autre part j’ai eu, parmi les ingénieurs sous mes ordres, un couple d’homme qui élevait un enfant issu d’un précédent mariage, et deux couples de femmes, qui avaient l’un un enfant, l’autre un garçon de l’une d’elle et une fille de l’autre.
        J’ai pu constater que ces enfants étaient épanouis et heureux, et ne semblaient pas souffrir de leur condition, qu’ils considéraient comme une situation particulière normale.
        Ils étaient beaucoup plus heureux que les enfants de couples divorcés que j’ai connus, beaucoup plus nombreux.

        Finalement, plus que les LGBT qu’elle dénonce, madame Thill fait partie du lobby des minorités religieuses radicales et intolérantes.
        Comment pourrions nous enseigner mieux la tolérance à l’école, qui se veut égalitaire et laïque, c’est à dire respectueuse de tous et de leurs valeurs, pourvu que ce soit réciproque.

    LGVT et PMA

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  • Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

       Ces derniers jours j'ai mis à jour le nouveau système de mon Mac (OS Mojave) et j'en ai profité pour faire un peu de rangement dans mon ordinateur, mettre en archives et vérifier mes sauvegardes.

     
      J'ai retrouvé un poème d'une de mes correspondantes un peu philosophe, avec laquelle je discutais souvent, mais que j'ai perdue de vue depuis qu'elle a fini ses études.
         Son article traitait des gens malheureux et montrait que pour remonter la pente la volonté de s'en sortir était indispensable, ce que j'ai bien souvent vérifié.
         Son poème m'avait paru remarquable (elle avait seize ans quand elle l'a écrit) et c'est pour cela que je l'avais gardé. Je le publie à nouveau  :.



    N'abandonne surtout pas
    Lorsque dans la vie rien ne va plus,
    que les problèmes tourmentent ton esprit
    et que l'argent te cause tant de soucis...
    Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

    Lorsque trop d'erreurs ont été commises,
    que tout ton univers menace de s'écrouler
    et que, fatigué, tu sens la confiance t'abandonner...
    Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

    Tu sais, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus,
    et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir,
    ni combien d'obstacles nous devront surmonter
    avant d'atteindre le bonheur et la réussite.

    Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter
    alors qu'il n'aurait peut-être fallu qu'un petit pas de plus
    pour transformer un échec en réussite ?
    Et, pourtant, un pas à la fois n'est jamais trop difficile.

    Tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire
    pour faire ce petit pas de plus,
    en affirmant que la vie est une grande et puissante amie
    qui se tient toujours à tes côtés, prête à te porter secours.

    Tu verras alors que cette attitude appelleras,
    du plus profond de toi-même,
    des forces de vie que tu ne soupçonnais même pas
    et qui t'aideront à réaliser ce que tu entreprendras.

    Mais surtout et avant tout, rappelle-toi bien:
    Quand dans ta vie, des moments difficiles viendront...
    Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

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    Comment évoluons nous : contradictions.?

            Notre société évolue, nos habitudes changent; en bien, en mal ? On se pose souvent cette question.
             J’ai trouvé sur internet ce texte qui m’a paru très intéressant comme support de réflexion.
             Alors je me contente de le recopier.

        “De nos jours, nous avons des édifices plus élevés et des autoroutes plus larges, mais notre niveau de tolérance est plus bas et notre esprit est plus étroit.
        Nous dépensons davantage,mais nous nous amusons moins..
        Nous avons de plus grandes maisons, mais de plus petites familles.
        Nous avons plus de compromis, mais moins de temps.
        Nous avons plus de connaissances, mais moins de jugement.
        Nous avons plus de médicaments, mais moins de santé.
        Nous avons multiplié nos possessions, mais nous avons réduit nos valeurs.
        Nous parlons beaucoup, nous aimons juste un peu, et nous détestons trop.
        Nous avons atteint la Lune et en sommes revenus, mais nous trouvons pénible de traverser notre propre rue pour rencontrer nos voisins.
        Nous avons conquis l’espace intersidéral, mais pas notre espace intérieur.
        Nous avons des revenus plus élevés, mais le moral plus bas.
        Nous vivons à une époque où il y a plus de liberté, mais moins de joie.
        Nous avons bien davantage de nourriture, mais nous nous nourrissons mal.
        Nous vivons à une époque où il faut deux salaires pour chaque foyer, mais les divorces augmentent.
        C’est une époque où les maisons sont plus belles, mais où il y a davantage de foyers brisés.

       
    C’est pourquoi je t’invite, à partir d’aujourd’hui,

        De ne rien garder pour une occasion spéciale, parce que chaque jour qu’on vit est une occasion spéciale.
        Recherche la connaissance, lis davantage, pose-toi sur ton balcon (si tu en as un) et admire la vue sans faire attention à tes besoins.
        Passe plus de temps avec ta famille et tes amis, mange tes mets préférés et visite les endroits que tu aimes.
        La vie est une suite de moments de plaisir,  non pas seulement une survie.
        Utilisons nos verres en cristal.  N’économisons pas notre meilleur parfum, et utilisons-le chaque fois que nous en avons envie.
        Élimine de ton vocabulaire des phrases comme “un de ces jours” ou “un jour”.
        Écris cette lettre que tu avais pensé écrire “un de ces jours”.
        Dis à tes proches et amis à quel point tu les aimes.
        Ne retarde rien qui ajoute des rires et de la joie à ta vie.

       
    Chaque jour, chaque heure, et chaque instant est spécial et nous ne savons pas si ce sera le dernier

        C'est peut être un peu exagéré, mais pourtant...... Carpe diem quam minimum credula postero (cueille le jour présent en te souciant le moins possible du jour suivant), disait le poète romain Horace à une femme qu'il aimait.. 

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