• Un principe de précaution mal appliqué !

                Le principe de précaution n'est pas forcément une mauvaise chose, tout dépend comment on le gère.
                On a le choix entre deux stratégies, l'une basée sur l'analyse objective et scientifique des risques incriminés, de leurs causes et de leurs conséquences, mais aussi des conséquences positives qu'ils entraînent; l'autre qui consiste à ne prendre en compte que les risques, et à bannir tout ce qui risque d'arriver de positif.            C'est ce qui est choisi actuellement.
                Si nous avions appliqué cette stratégie au XIXème siècle, il n'y aurait eu que très peu de progrès en santé publique, car toutes les avancées majeures, vaccination, anesthésie, radiologie, chirurgie, nouveaux médicaments..., impliquent des risques. 

    Un principe de précaution mal appliqué !Un principe de précaution mal appliqué !

    D'abord un exemple hors santé publique : 

                  La simple évocation des risques provoqués, en 2010, par le nuage de cendres du volcan islandais Grimsvötn a fait interdire pendant presque une semaine, les vols sur les lignes aériennes, ce qui a provoqué une pagaille monstre et des pertes financières pour les compagnies aériennes.                
                Heureusement, celles ci ont effectué des vols expérimentaux avec des mesures des conséquences sur les réacteurs et sur l'avion, à partir desquels a été bâtie une stratégie, des plans de vols et une levée des interdictions, mais plusieurs États auraient dû le faire dès les premières heures, alors que, fascinés par l'évocation d'un risque, ils n'ont rien fait, d'où la durée des difficultés.

      Des exemples concernant les maladies :

                 Vous vous souvenez certainement de l'affaire de la vache folle.Le gouvernement français a interdit les farines animales au lieu de changer leur mode de fabrication, ce qui aurait été aussi efficace et moins coûteux.
                 Pour rassurer le public, il a décidé d'abattre toutes les bêtes d'un troupeau, même de quelques milliers de bêtes, quand une seule était atteinte, mesure coûteuse que la France a été te seul pays à adopter et qui a inquiété au lieu de rassurer. L'erreur bénigne d'un magasin Carrefour mettant en vente ta viande d'un bœuf sain mais ayant appartenu à un troupeau où une vache avait été atteinte ensuite, ce qui aurait été légal dans tous les autres pays, a déclenché une mévente de la viande pendant plusieurs semaines.
                 Cette mesure d'abattage a été très coûteuse et traumatisante, alors que rien ne la justifiait et par la suite aucun des cas de maladie de Creutzfeldt Jakob n'a été clairement imputable en France, à une consommation de viande contaminée.
                La même attitude a été adoptée l'an dernier pour les canards lors de constatations de grippe aviaire dans certaines fermes du sud -ouest., ce qui a entraîné de lourdes pertes au plan économique et des subventions d'argent public. Cet abattage aurait pu être limité, s'il était accompagné de mesures d'isolement et de désinfection. La plupart des canards n'auraient pas été malades., et seules les bêtes atteintes auraient été abattues.

               L'arrêt de la vaccination contre l'hépatite B, en raison d'un hypothétique risque de sclérose en plaques a conduit à de nombreux décès par cancer post-hépatite du foie.                          

    Dangers de pollution :

                 L'opinion publique est persuadée de la primauté du risque du à la pollution, alors qu'il provoque moins 1% de cancers dans la population. Elle le place bien avant le tabac ou l'alcool qui font annuellement 60 000 et 45 000 morts.
                Par contre la pollution est la cause de nombreuses allergies.

                Les canalisations en plomb qui, dans la majorité des cas, n'avaient aucun rapport avec [e saturnisme, (maladie provoquée principalement par les peintures contenant du plomb) ont été remplacées par des canalisations ne disposant pas des mêmes effets bactériostatiques. Des centaines de millions d'euros ont ainsi été dépensées sans aucune assurance de bénéfice sanitaire.

    Les champs électromagnétiques :

                La Directive européenne de 2004 sur la protection contre tes champs électromagnétiques comprend une prescription dont l'application rendrait impossible la pratique d'lRM. Plus d'un milliard d'examens IRM ont pourtant été réalisés sans que le moindre problème soit décelé.
                Face aux protestations des académies de médecine européennes, la Commission européenne a dû revoir cette directive et retarder son application.

                Le seul danger possible, mais non certain, des téléphones portables est leur action sur le cerveau d'enfants qui en feraient un usage intensif sans oreillettes.
               L'éloignement des antennes de téléphonie mobile des centres-villes est une décision  emblé-matique et une démarche trompeuse qui a conduit à augmenter la puissance d'émission des téléphones portables et a en réalité augmenté l'exposition réelle des populations aux ondes électromagnétiques.

    Les rayonnements ionisants.

                Le comportement des pouvoirs publics, vis à vis de personnes qui, ayant reçu des doses faibles de rayonnements ionisants, ont par la suite développé un cancer, est assez étonnant, car on donne pratiquement raison à toutes leurs requêtes, quelques soient les faits.
    Un principe de précaution mal appliqué !           Or toutes les expériences sur animaux comme les statistiques de personnes soignées par irradiation ou des victimes d'Hiroshima de Nagasaki ou de Tchernobyl, montre que si on ne reçoit pas des doses supérieures à 2 sieverts, la probabilité de développer un cancer n'est pas plus grande que pour des gens non irradiés (cancers naturels) et que d'autre part ces cancers interviennent dans les 10 à 15 ans après l'irradiation et en cas d'irradiation totale, sont des leucémies.
                Mais évidemment on ne peut pas affirmer avec certitude que au dessous de 2 sievert l'irradiation ne peut pas provoquer de cancer.
     
               La gestion du risque, avec principe de précaution maximal, postule une relation sans seuil, choix par certains aspects raisonnable, et on applique même cette extrapolation hasardeuse aux faibles doses, par exemple délivrées en radiodiagnostic, alors que des données solides prouvent qu'elle n'est pas pertinente. Le principe de précaution légitime de telles estimations, même si elles sont erronées.
                Cette surestimation du risque des faibles doses n'est nullement « protectrice », car elle peut avoir des conséquences graves en conduisant à renoncer à des examens médicaux utiles, et on a même constaté des phénomènes d'effet bénéfique de rayonnements ionisants à faibles doses, avec une diminution du risque pour de faibles expositions, qui stimulent les défenses naturelles contre les cellules cancéreuses.
                 Des études sur le radon, gaz radioactif qui est émis par les minerais de radium présents dans le granit en Bretagne, montre un effet cancérogène pour le poumon à forte concentration, qui d'ailleurs ne risque pas d'être atteinte en plein air.
                Cette étude est basée sur des interview de malades atteints de cancers. Le tabac représente en la matière un risque près de trente fois plus élevé. 0r aucune étude épidémiologique concernant te radon ne prend correctement ce facteur en considération. Certains travaux surestiment ainsi les risques du radon en lui attribuant des pathologies qui sont en réalité dues au tabagisme.

                 Devant les fenêtres d'un laboratoire d'un hôpital, où l'on utilise des marqueurs radioactifs, il existe un petit trottoir sur lequel, en trente ans, on n'a jamais vu marcher qui que ce soit. Lorsque des travaux ont été réalisés récemment dans ce laboratoire, on a fait murer les fenêtres donnant sur ce trottoir, sous prétexte que si quelqu'un venait à passer 35 heures par semaine devant le soupirail (mon Dieu, qu'y ferait il ?) pendant toute l'année, la dose d'irradiation admissible pour le public serait légèrement dépassée.
               Les personnels du service travaillent donc désormais privés de lumière du jour devant un trottoir toujours désert, ce qui n'est bon ni pour la santé, ni pour le moral. 
            Absurdité de l'interprétation idiote du principe de précaution.

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