• Tous recherchent le bonheur

    Tous recherchent le bonheur

                 La recherche du bonheur.
        C’est un sujet qui préoccupe en permanence l’homme et peut être encore plus les jeunes et les ados, qui sont  tiraillés entre la vie sécurisante chez les parents et la soif d’avoir une vie de liberté à eux, mais qui entraîne avec l’autonomie, l’usage de la responsabilité.
         Et depuis le temps que j’écris sur des blogs (quinze ans) mes correspondant(e)s vieillissent comme moi et j'ai donc des discussions avec des personnes d'âges divers.

          A coté de questions existentielles comme “Le bonheur peut il durer” ou “Comment puis-je être heureux”, on me demande toujours des précisions sur le système de récompense (que les journalistes appellent le “circuit  du plaisir”. et sur la participation des drogues ou des addiction au bonheur.
          Mais aujourd'hui, je vais rester sur un plan général et psychologique.

          Je voudrais en préalable dire une chose qui me parait essentielle : la distinction entre plaisir et bonheur.
         Le plaisir peut être une parcelle de bonheur, mais c’est avant tout quelque chose d’éphémère et de passager.
         Rappelez vous la chanson “Plaisir d’amour ne dure qu’un instant”.
         Le plaisir est une sensation agréable passagère, souvent lieé à nos sens, à nos perçeptions, et sanctionnée par la libération de dopamine dans le circuit de récompense.
         Le bonheur est plus un sentiment, une impression psychologique, un état de satisfaction. Il suppose que, pendant une certaine période, la souffrance, les traumatismes, le stress, l’inquiétude sont absents (c'est l'ataraxiee des philosophes grecs). Il est souvent fait d’une série de plaisirs, mais c’est beaucoup plus intellectuel et moins lié à notre corps.
        Cette distinction en amour est très nette, le plaisir étant plus lié aux sens, aux satisfactions passagères que l’on tire de la présence de l’autre et de ce qu’on fait avec lui, tandis que le bonheur  résulte plus, de l’entente, de la communion, des discussions intellectuelles, des projets et espoirs communs, et des multiples joies de la vie commune de tous les jours.
         J’ai toujours été étonné que certains philosophes (ou religieux) pourtant extraordinaires, mais un peu rigoristes (comme Kant), non seulement condamnent la recherche du plaisir, mais aussi celle du bonheur.
         Je suppose qu’ils faisaient partie de ces pessimistes qui sous-estiment l’influence des états d’âme positifs sur notre vie, car malheureusement beaucoup des émotions que nous avons sont dues à des changements pour la plupart négatifs.
       

         Parmi mes correspondants, et les enquêtes des sociologues le confirment, rares sont ceux qui pensent pouvoir agir sur leur propre bonheur. À les écouter, les sentiments de félicité seraient un cadeau du destin ou le fruit d'un hasard favorable, à la différence de la qualité de vie personnelle, et du plaisir pour satisfaire des désirs, qui seraient maîtrisables.
         Je ne suis pas d’accord avec eux et je pense qu'il existe des moyens de s'assurer une dose suffisante de bonheur
         C’est vrai que les malheurs, les agressions, le stress, les deuils, les chagrins d’amour, les déboires scolaires ou professionnels ont plus d'influence sur la façon dont nous prenons nos décisions que les instants de félicité.
         Cela n'a rien d’étonnant: les réactions de peur ou de colère, notamment, qui mettent en jeu les centres amygdaliens dont je parle souvent, sont des réflexes permettant de se soustraire à un danger ou à une agression et qui assurent la survie de l'individu. Elles sont donc plus fortes que les réactions liées au bonheur.

          Les émotions « négatives » ne sont toutefois pas toujours les plus utiles dans les situations de vie quotidiennes.
          Contrairement à l'agression ou au stress, les sentiments de bonheur ne stimulent pratiquement pas le système nerveux végétatif; ils laissent au repos toute la partie du système nerveux régulant les processus inconscients de l'organisme, telles la respiration, la digestion ou la fonction sexuelle.
          Ainsi, les émotions positives sont sources d'équilibre et permettent à l'organisme de fonctionner selon un « mode d'économie d'énergie ». Au contraire, lorsque des émotions négatives se prolongent, elles endommagent l'organisme.
           Peut-être est-ce pour cette raison que chez nos ancètres plus sages et plus réalistes, des fêtes étaient organisées après un enterrement car elles aident les personnes en deuil à retrouver un état émotionnel normal.
          La joie et d'autres sentiments « positifs » influent même sur la santé : le rire et la bonne humeur augmentent le nombre de certaines cellules de défense du système immunitaire,  et stimulent le processus de guérison en cas de maladie.        
          Certes il ne faut pas négliger les sensations de plaisir et de bien-être passager procurées par la gastronomie ou les rapports sexuels.
           Mais le bonheur va plus loin car il sert d'antidote à l'inertie et à la morosité.
           Une personne mue par la quête du bonheur ne se contente pas d'une situation acceptable, elle cherche à atteindre des objectifs plus ambitieux, à vivre de nouvelles expériences. Dès lors, elle se trouve récompensée, en cas de succès, par des sentiments d'accomplissement.
          L'espoir d'émotions intenses caractérise l'homme, qui se satisfait rarement de sa situation, et cherche sans cesse à l'améliorer.
         Manifestement, les émotions positives facilitent les interactions sociales et favorisent les contacts au sein d'un groupe : on est attiré par les personnes qui ont l'air heureux.

          Ainsi, on devrait accorder une importance primordiale au sentiment de bonheur, comme si notre santé en dépendait.
         Dès lors, comment peut-on s'assurer sa ration quotidienne de bonheur?

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :