• Savez vous pourquoi et comment on baille ?

    Savez vous pourquoi et comment on baille ?

    Savez vous pourquoi et comment on baille ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


              Un article que j'ai fait récemment sur l'ennui, m'a valu quelques mails, et quelqu'un m'a dit qu'il "baillait d'ennui toute la journée". Cela m'incite à faire un article sur les baillements.
             Et j'espère que vous baillerez par contagion à cette lecture.

              Tout le monde bâille, les lions, les chiens, les rats, les hippopotames, les poissons et bien sûr les hommes et les femmes, les enfants et les adultes; mais personne ne sait pourquoi.                                          
              Actuellement, la plupart des recherches portent sur la nature contagieuse du bâillement, et sur son côté suggestif. J'espère bien qu'en lisant cet article, plus de la moitié entre vous auront envie de bâiller, car le simple fait d'y penser suffit à la plupart des gens pour en éprouver le besoin.
                 Oui mais voilà : avant six ans les enfants n'ont pas cette "contagion par imitation".Et pourtant les enfants de six ans bâillent moins que ceux de deux ou trois ans.

                Et même le fœtus baille ! Et il le fait davantage à 24 semaines d'âge fœtal qu'à 36 semaines. Passée cette phase, le fœtus bâille beaucoup moins. Est ce lié au développement de son cerveau, ou à la régulation du flux sanguin cérébral comme le croient certains chercheurs ?
                Par ailleurs l'embryologie du système nerveux et de la face montre un parallélisme étroit entre bâillement et succion : mêmes structures neuro-anatomiques, même période d'apparition fœtale.
                Il se peut donc que le bâillement soit initialement un comportement spontané du fœtus, remplissant une fonction de maturation du cerveau, et que nous gardions cette contraction ensuite comme un vestige, qui se réactiverait à la vue d'autres personnes en train de bâiller, ou lorsque nous sommes vraiment trop fatigués ou à l'approche de l'endormissement.
                Nous baillons aussi d'ennui et le bâillement s'accompagne d'une baisse de vigilance.            
                Nous baillons plus de 250 000 fois au cours de notre vie, 5 à dix fois par jour et plus fréquemment au réveil.


                Le bâillement comporte trois phases, suivies d'une sensation de bien-être et de détente, notamment relâchement des muscles : une longue inspiration, une apnée d''environ une seconde, et une expiration rapide, parfois accompagnée d'une stimulation des glandes lacrymales et associée ou non à des étirements des membres, du cou et évidemment de la mâchoire.
                Il ne semble pas que le bâillement améliore l'oxygénation du cerveau, mais il provoque cependant une forte augmentation de son activité électrique.
                Il semble lié chez les singes mâles, à une augmentation brusque du taux de testostérone. Un singe castré ne baille plus. On n'a pas fait l'essai chez l'homme !

                 Il semble qu'au départ ce soit le tronc cérébral qui déclenche le bâillement en faisant contracter les muscles du larynx, du visage et de la mâchoire, mais le cortex préfrontal intervient sûrement dans le phénomène de contagion et d'imitation. Ce qui est bizarre est que la contagion touche même les aveugles. Les "neurones miroirs, qui nous font comprendre autrui par imitation intérieure sont également activés.
               De nombreux neurotransmetteurs sont sollicités. Certes c'est l'acétylcholine qui déclenche la contraction des muscles. Mais presque tous les neurotransmetteurs interviennent et notamment la dopamine, donnant une sensation de bien être et déclenchant la production d'ocytocine par l'hypothalamus (comme lors de l'allaitement du bébé).
                Evidemment dans la contagion, les centres de perception sont concernés : vue, audition, mais aussi les centres du langage si nous lisons un texte qui parle de bâillement.

                 Jai à peine fini mon article que je viens de bailler deux fois de suite !!
                 Autre question : si l’on comprend aisément pourquoi il convient de mettre la main devant la bouche lorsque l’on tousse ou éternue, il est curieux de mettre la main devant la bouche lorsque l’on bâille : en effet, il n’y a là a priori, pas de risque de contamination de ses voisins (on inspire) et il n’y a pas plus de risque  particulier d’inoculation d’un virus, puisqu’un bâillement n’est au final qu’une respiration particulière.
                Il semble que cette habitude, devenue bienséante, ne soit issue ni d'une marque de politesse; ni d’hygiène, mais résulte d’une superstition selon laquelle le diable profiterait des bâillements pour pénétrer l’âme des pauvres humains.
             Mais, même si l’on s’inquiète moins du diable et de ses diableries, aujourd’hui qu’autrefois, la politesse veut tout de même que l’on évite d’exposer ses amygdales à tout bout de champ à ses voisins.  (Là je ne parle pas des centres du cerveau, mais des glandes au fond de la gorge).

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