• Si possible, ne pas rencontrer le Covid19 !

              L'Université Johns-Hopkins de Baltimore est depuis 1878, une université très connue américaine, qui comporte notamment une faculté de médecine prestigieuse, qui fait enseignement et recherche, et, comme beaucoup d'universités américaines, entretient des liens étroits avec les hôpitaux. Elle doit son nom à Johns Hopkins, un riche industriel qui a légué à sa mort 7 millions de $ à l'université.et elle possède des  campus à Washington, à Bologne en Italie, à Singapour et à Nankin en Chine.
             Elle s'intéresse évidemment à la pandémie de Covid-19 et notamment tient en permanence une carte interactive qui dénombre en temps réel les personnes ayant été testées positives ou mortes des suites du Covid-19 dans le monde, et recherche un vaccin contre ce virus, qu'elle espère mettre au point d'ici un an à 18 mois.
              Un de ses chercheurs a rédigé un texte sur les gestes de protection contre le coronavirus, remarquable par sa simplicité et sa clarté. En voici, ci-après, une traduction, qui mérite d'être diffusée, car elle peut être utile à bon nombre de personnes :


    * Le virus n'est pas un organisme vivant, mais un assemblage de protéines et d'ADN, recouvert d'une couche protectrice de lipides (graisses) qui, lorsqu'elle est absorbée par les cellules des muqueuses oculaires, nasales ou buccales, modifie leur code génétique et les convertit en cellules qui multiplient le virus, lequel va ensuite envahir les poumons.

    * Parce que le virus n'est pas un organisme vivant mais une molécule de protéines, il n'est pas tué, mais se décompose de lui-même. Le temps de désintégration dépend de la température, de l'humidité et du type de matériau dans lequel il se trouve.

    * Le virus est très fragile ; la seule chose qui le protège est une fine couche de graisse extérieure. C'est pourquoi tout savon ou détergent est le meilleur remède, car la mousse détruit les graisses (c'est pourquoi il faut frotter autant : pendant au moins 20 secondes ou plus, et faire beaucoup de mousse). En dissolvant la couche de graisse, l'assemblage de protéines se disperse et se décompose de lui-même.


    * La chaleur dissout la graisse ; utilisez de l'eau à une température supérieure à 25 degrés pour vous laver les mains, les vêtements et tout le reste. De plus, l'eau chaude produit plus de mousse, ce qui la rend encore plus utile.

    * L'alcool ou tout mélange avec de l'alcool à plus de 65% dissout les graisses , en particulier la couche lipidique externe du virus.

    * Tout mélange avec 1 partie d'eau de javel et 5 parties d'eau dissout directement la protéine, la décomposant de l'intérieur (mais cela abîme les mains).

    * L'eau oxygénée (peroxyde d'hydrogène), aide beaucoup après le savon, l'alcool et le chlore, car le peroxyde dissout la protéine virale, mais il faut l'utiliser pure et elle fait mal à la peau.

    * Pas de bactéricides ! Le virus n'est pas un organisme vivant comme les bactéries ; on ne peut pas tuer ce qui n'est pas vivant avec des antibiotiques, mais désintégrer rapidement sa structure avec tout ce qui a été dit.

    * NE JAMAIS secouer les vêtements, draps qui risquent d'être contaminés. Bien que collé sur une surface poreuse, le virus est inerte et se désintègre en 3 heures (tissu et poreux), 4 heures (cuivre, car il est naturellement antiseptique ; et bois, car il élimine toute humidité), 24 heures (carton), 42 heures (métal) et 72 heures (plastique). Mais si vous le secouez ou utilisez un chiffon, les molécules du virus flottent dans l'air pendant 3 heures et peuvent se déposer dans votre nez.

    * Les molécules virales restent très stables dans le froid extérieur ou artificiel comme les climatiseurs des maisons et des voitures et les réfrigérateurs. Ils ont également besoin d'humidité pour rester stables et surtout de l'obscurité. Par conséquent, les environnements déshumidifiés, secs, chauds et lumineux les dégraderont plus rapidement.

    * La lumière UV sur tout objet brisera la protéine du virus. Par exemple, pour désinfecter et réutiliser un masque c’est parfait. Attention, il décompose également le collagène (qui est une protéine) de la peau, ce qui finit par provoquer des rides et le cancer de la peau (si c'est à long terme).

    * Le virus ne peut PAS passer à travers une peau saine.

    * Le vinaigre n'est PAS utile car il ne décompose pas la couche protectrice de graisse.

    * Pas d'alcool comestible (whisky, vodka...)La vodka la plus forte est à 40 % d'alcool. Il en faut 65 % et plus pour détruire le virus.

    * Plus l'espace est limité, plus la concentration du virus est importante. Plus ouvert ou ventilé naturellement sera l’espace, moins il sera concentré. Ne fermez pas les ventilations.

    * Ceci étant dit, voilà pourquoi vous devez vous laver les mains avant et après avoir touché des muqueuses, de la nourriture, des serrures, des boutons, des interrupteurs, une télécommande, un téléphone portable, des montres, un ordinateur, des bureaux, une télévision, etc. et quand on utilise les toilettes.

    * Il faut aussi s'humidifier les mains, par exemple en les lavant beaucoup, car les molécules peuvent se cacher dans des micro-rides ou les coupures. Plus l'hydratant est épais, mieux c'est.

    * Gardez même les ongles courts pour que le virus ne s'y cache pas.

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    Dépression fait de société.

       La dépression touche aujourd'hui 10 à 15 pour cent de la population française.
         J’ai côtoyé des personnes en dépression dans mon travail, et surtout certain(e)s de mes correspondant(e)s de blogs, se sentaient mal, au bord de la dépression.
         C’est toujours délicat, car on ne sait pas bien comment s’y prendre, le raisonnement logique étant tout à fait perturbé et le pessimisme poussé à l’extrême.
         Ce qui m’étonne c’est que je n’ai pas souvenir d’avoir vu en dépression, quand j'étais très jeune, des adultes et surtout des jeunes parmi mes camarades, sauf  quand ils avaient subi une catastrophe, le deuil d’un être très cher notamment. Pourtant on sortait de la guerre et la période n’avait pas été très rose.

        Est ce donc notre époque actuelle qui veut cela?
        Mal conjoncturel, la dépression est interprétée par le sociologue Alain Ehrenberg comme le symptôme d'une société individualiste qui a fragilisé le lien social autrefois fondé sur la famille, la hiérarchie des classes et les conventions.        
        Condamné à improviser, à s'inventer et à faire à chaque instant la preuve de sa valeur personnelle, l'individu s'est de plus en plus centré sur lui-même (notamment sous la pression des discours visant à développer l'initiative personnelle, la consommation, la libre entreprise et le narcissisme des théories à la mode du « développement personnel »).
        Selon A. Ehrenberg, la dépression est la part réservée à tous ceux qui, ayant cherché leur accomplissement personnel, n'ont pas rencontré le succès attendu : isolés, déçus et épuisés par les efforts consentis, ils subissent la violence d'une société sans compassion à laquelle ils ont l’impression d’être inutiles. Ceux qui en sont atteints, souffrent d'une solitude auto-centrée et d'une perte de socialisation.

        Or, la dépression est une maladie, où le fragile équilibre des neuromédiateurs est perturbé. L’activation de certaines zones cérébrales apparaît modifiée lors d’examens IRM du cerveau.
        On sait que la sérotonine est l’un des neurotransmetteurs qui détermine le plus nos humeurs, notre moral.
        Comment expliquer que la concentration cérébrale de sérotonine d'un individu centré sur lui-même baisse et que ses ressources cognitives diminuent ?

        Les animaux ne sont pas à l’abri de telles manifestations :  une souris régulièrement agressée et repoussée par ses semblables se replie sur elle-même, évite tout contact même avec les animaux bienveillants et dépérit, privée de tissu social.
        Le neurobiologiste Olivier Berton et son équipe de neurosciences fondamentales de l'Université du Texas ont découvert qu’une molécule qu’ils ont appelée BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor), pourrait faire le lien entre le cerveau déprimé et l'environnement social:
        Cette substance est libérée dans le cerveau d'animaux qui subissent un rejet social, et si on supprime chimiquement l'action de cette molécule dans le cerveau de souris de laboratoire, on constate que les souris privées de cette molécule ne sont plus sujettes à la dépression lorsqu'elles ont été rejetées par leurs congénères .
        Chez une souris normale, un réseau de neurones  établit des ordres de préférence, que ce soit dans le domaine de la nourriture ou des relations sociales. Chez la souris rejetée par ses congénères, le BDNF est synthétisé en excès, et ce réseau devient incapable de faire ces choix liés aux relations sociales.

        Les généticiens et biochimistes auteurs de cette découverte soulignent son potentiel thérapeutique. Selon eux, en plus des antidépresseurs classiques, de nouvelles molécules enrayant l'action du BDNF éviteraient aux exclus sociaux de se replier sur eux- mêmes et d'accentuer leur isolement. Toutefois, cette étude souligne surtout l'impact déterminant des conditions de socialisation des animaux sur leur fonctionnement cognitif.
        Hélas, la dépression est probablement un produit de notre société moderne, qui devient de moins en moins humaine.

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  • Il ne faut pas céder à l'anxiété, face à un échec.

              La photo ci dessus rest celle d'un superbe château de sable, réalisé sur une plage de Bretagne, lors d'un concours. Mais un château de sable, c'est fragile et la pluie ou la marée vont le détruire hélas. Faut il désespérer de cette catastrophe ?

                Le 3 mars 2019, j'avais publié et commenté l'exercice codé suivant que je réédite ci-dessous pour vous amuser, mais j'en donne tout de suite la traduction, car ce texte est important pour moi.

    > > > UN B34U JOUR D'373, 
    > > > J'37415 5UR L4 PL4G3 37 J3 R3G4RD415 D3UX J3UN35 F1LL35 JOU4N7 D4N5 L3 54BL3. 3LL35 CON57RU15413N7 UN CHÂ734U D3 54BL3, 4V3C 7OUR5, P4554G35 C4CH35 37 PON7-L3V15. 4LOR5 QU'3LL35 73RM1N413N7, UN3 V4GU3 357 4RR1V33 37 4 7OU7 D37RU17, R3DU154N7 L3 CH4734U 3N UN 745 D3 54BL3 37 D'3CUM3.J'41 CRU QU'4PR35 74N7 D'3FFOR7, L35 F1LL37735 COM3NÇ3R413N7 4 PL3UR3R, M415 4U CON7R41R3 3LL35 COURRUR3N7 5UR L4 PL4G3, R14N7 37 JOU4N7 37 COMM3NÇ3R3N7 4 CON57RU1R3 UN 4U7R3 CHÂ734U. J'41 COMPR15 QU3 J3 V3N415 D'4PPR3NDR3 UN3 GR4ND3 L3ÇON. NOU5 P455ON5 UN3 GR4ND3 P4R713 D3 NO7R3 V13 4 CON57RU1R3 D35 CHO535 M415 LOR5QU3 PLU5 74RD UN3 V4GU3 L35 D3MOL17, L35 53UL35 CHO535 QU1 R3573N7 5ON7 L'4M1713, L'4MOUR 37 L '4FF3C71ON 37 L35 M41N5 D35 G3N5 QU1 5ON7 C4P4BL35 D3 NOU5 F41R3 5OUR1R3. 

    “....J'étais sur la plage et je regardais deux petites filles jouant dans le sable. Elles construisaient un château de sable, avec tours, passages secrets et pont-levis. Alors qu'elles terminaient, une vague est arrivée et a tout détruit, réduisant le château en un tas de sable et d'écume.
        J'ai cru qu'après tant d'efforts, les fillettes commençeraient à pleurer, mais au contraire elles courrurent sur la plage, riant et jouant et commencèrent à construire un autre château. 
        J'ai compris que je venais d'apprendre une grande leçon. Nous passons une grande partie de notre vie à construire des choses, mais lorsque, plus tard, une vague les démolit, les seules choses qui restent sont l'amitié, l'amour et l'affection et les gens qui sont capables de nous faire sourire. “

             L'attitude de ces enfants est pour moi un exemple, et un message que j’essaie souvent de faire passer auprès des jeunes qui m’écrivent et qui traversent un mauvais passage dans leur vie, parce quelque chose ou quelqu’un auquel ils tenaient beaucoup vient de sortir de leur existence.

             Il faut alors s’occuper pour penser à autre chose, travailler le mieux possible : reconstruire un autre château de sable. 
             Et puis il faut s’appuyer sur les amis, sur la famille, pour faire des choses ensemble, se changer l’esprit, rire à nouveau.`    
             Bien sûr on a envie de pleurer, mais il faut surmonter cette envie. Rester dans son coin à le faire ne sert à rien, si ce n’est à faire tourner les pensées tristes dans votre cerveau et à stresser encore plus.
             Certes c’est dur de tourner la page, d’oublier le passé, de ne pas se reprocher ses erreurs, mais cela sert à quoi de ressasser tout cela sinon à être encore plus mal.
              Il faut changer de registre, rêver à nouveau, refaire des projets réalistes à partir de ses rêves, et se donner les moyens de les réaliser avec motivation et volonté.
             A deux reprises, dans ma jeunesse,”la mer a détruit mon château de sable” et je vous assure que le seul moyen d’en sortir c’est d’avaler ses larmes, de serrer les dents et de repasser à l’action, d’essayer de le reconstruire, avec l’aide de la famille et des amis.
             Et parfois on trouve aussi, à la fin, un nouvel amour, une nouvelle passion. 

              Je ferai demain un article sur la dépression. Bien entendu lorsqu'on est vraiment en dépression, il faut aller voir un médecin et se faire soigner, car c'est un dérèglement de l'organisme et du cerveau, et donc c'est analogue à une maladie. Et les médicaments que prescrit le médecin sont alors nécessaires.

             Mais la plupart du temps, malgré de grands chagrins nous ne sommes pas en dépression. Nous traversons seulement une mauvaise passe, nous sommes stressés, anxieux. Depuis plus de 15 ans que je suis sur mes blogs successifs, j'ai aidé plus d'une centaine de jeunes qui se trouvaient dans cette situation.
              Beaucoup d'entre eux se sentaient mal, l'esprit vide et ressassaient des idées tristes, mais sauf s'ils avaient subi un traumatisme particulier et avéré, ils ne savaient pas me dire pourquoi ils se sentaient ainsi diminués, incapables d'agir efficacement.
               La première chose à faire dans ce cas, c'est d'examiner son environnement, le déroule-ment de sa vie, ce qui s'est passé récemment, nos rapports avec d'autres, bref essayer de trouver ce qui s'est mal passé, quel est le château de sable qui s'est détruit ou menace de s'écrouler, quel est la ou les causes de notre mal-être.
               On pourrait croire que c'est facile. Eh bien non ! Notre cerveau essaie de nous défendre contre ces éléments qui nous blessent et pour cela il nous les occulte, il essaie de nous les faire oublier. Ils sont dans notre inconscient, bien cachés et il faut réfléchir pour les trouver, les traquer avec logique et bon sens, un peu comme dans une enquête policière.
                Et souvent, nous ne voulons pas voir ces causes, parce qu'elles nous dérangent, que nous avons des sentiments divers vis à vis d'elles, comme la culpabilité par exemple. Et puis nous avons des émotions, des sentiments et donc nous ne sommes pas insensibles devant ces causes, et cela nous empêche souvent de les traiter logiquement, froidement , en "spectateur".
                C'est pour cela que  dans ces situations on a besoin souvent que quelqu'un vous aide, reprenne avec vous les causes possibles, vous aide à les analyser objectivement et à faire la part des choses, la recherche des raisons de votre mal être.
                 Une fois les causes trouvées, on peut alors examiner la situation, tirer les leçons du passé et tourner la page, examiner le présent et l'avenir, chercher les remèdes, réparer ce qui est possible et sinon se reconstruire, refaire un nouveau château de sable.

                C'est déjà difficile pour un adulte, cela l'est encore plus pour un ado, car il est encore fragile, qu'il veut rester dans l'enfance dans le présent, à l'abri du nid familial, mais doit aussi se projeter dans l'avenir et devenir capable de voler de ses propres ailes et de conquérir l'indépendance et la responsabilité de sa vie future. C'est là où les conseil d'un ancien peuvent lui suggérer des images d'un avenir possible, qu'il n'imagine pas facilement, car il n'en a pas encore l'expérience.


       

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  • Les modèles mathématiques de simulation des épidémies.

              Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, on nous parle des prévisions concernant son évolution faites par des scientifiques qui conseillent le gouvernement. Mais que sont donc les modèles mathématiques qui servent pour ces prévisions.
              J'ai donc pensé que cela vous intéresserait peut être de comprendre comment cela fonctionnait et j'ai donc lu plusieurs articles d'explications, avec beaucoup de mal d'ailleurs, car les mathématiques ont beaucoup évolué depuis mes études d'ingénieur, notamment grâce aux résolutions des équations sur ordinateur.
              Rassurez vous, je vais essayer d'être simple et je ne vais pas vous embarquez dans des équations compliquées : je me limiterai aux principes.

    Mais d'abord, qu’est ce qu’un modèle mathématique ? et une simulation ?

              Quand vous prenez votre voiture pour partir en vacances et que vous roulez sur l’autoroute à vitesse constante, vous savez que la distance d que vous parcourez pendant un temps donné, est le produit de votre vitesse v par le temps t.
              Dire que d = v t est un modèle mathématique est un peu abusif, tant c’est simplifié à l’état d’une simple formule qu’on apprend en CM1, mais c’est un exemple.
              En effet on est parti de la réalité, on a fait des mesures de distance, vitesse et temps et on a abouti à cette équation toute simple. On est allé de l’expérience aux mathématiques. Ensuite si on connaît sa vitesse on peut calculer les distances parcourues à diverses heures; On se sert de la formule mathématique pour prévoir la situation.
              Un modèle mathématique est analogue, si ce n’est que les équations sont beaucoup plus compliquées et cela d’autant plus que les phénomènes sont complexes.
               Cela concerne en général un phénomène physique, chimique ou biologique; on part d’observations numériques et d’hypothèses d’équations issues d’une explication scientifique du phénomène, on bâtit un modèle à base de ces équations, et ensuite on essaie de prévoir les résultats d’expériences que l’on peut faire sur le phénomène. On peut alors vérifier si les résultats des mesures sont conformes à ceux prévus par le modèle ou s’il faut modifier celui-ci, soit en changeant les équations, soit en ajustant des paramètres dans les équations utilisées.
                On peut ensuite utiliser ces modèles mathématiques pour prévoir des phénomènes analogues, mais qui ne sont pas encore arrivés, et pour établir diverses situations en fonctions d’hypothèses de départ initiales différentes. C’est ce qu’on appelle une simulation. C’est par exemple ce que l’on essaye de faire en simulant les conséquences sur le climat, de la production des gaz à effet de serre ou la progression de l'épidémie de coronavirus.

        Un petit complément au cas où vous entendriez ces mots :
        Certains modèles sont dits « déterministes » : c’était le cas de notre voiture. Ce sont des modèles où on décompose les phénomènes en étapes successives et où on peut expliciter les événements par des données initiales, des équations qui représentent le phénomène de façon supposée exacte, et où on aboutit à des données finales, cela sans intervention des lois de probabilité. Cela suppose en quelque sorte que les phénomènes sont déterminés, c’est à dire qu’ils se passent toujours de la même façon.
        A l’inverse il y a des phénomènes que l’on est incapable de décrire par des données et des équations permanentes et où donc les éléments ne se comportent pas toujours de la même façon. Par contre on peut observer une certaine répartition statistique des comportements. On peut alors se servir des calculs mathématiques des probabilités pour décrire ces phénomènes. On parle alors de modèles « stochastiques »
        On a enfin des cas où les phénomènes dépendent d’une multitude de petites causes et on n’est jamais certain de les connaître toutes et de pouvoir les quantifier.
        On dit alors qu’ils se produisent « au hasard » et on simule mathématiquement ce hasard.
       
         Bien entendu de tels calculs étaient très difficiles à faire quand j’ai fait mes études (à la main avec des tables de logarithmes, que la plupart d’entre vous n’ont jamais connues). 
Aujourd’hui, tout se fait évidemment sur ordinateur et des simulations complexes comme celles sur le climat, ou le Covid19 demandent des ordinateurs très puissants. 

         Mais vous constatez donc que pour faire un « modèle mathématique » il ne suffit pas d’être matheux, il faut en outre bien connaître le phénomène scientifique que l’on veut simuler. Donc dans le cas des épidémies, il faut d’abord voir ce qu’on doit connaître sur ce sujet. Et ensuite il faut avoir de nombreux chiffres constatant l'évolution réelle des phénomènes. C’est ce que je vais essayer de vous montrer.

          La propagation d’un agent infectieux au sein d’une population est un phénomène dynamique : les effectifs d’individus sains et malades évoluent dans le temps, en fonction des contacts au cours desquels cet agent passe d’un individu infecté à un individu sain non immunisé, l’infectant à son tour. Un tel phénomène peut être étudié en le modélisant par des équations et en déterminant son comportement à travers la résolution numérique de ces équations.
         Les modèles mathématiques d’épidémies ont besoin de deux grand types de facteurs :
                   - Les caractéristiques de la population démographiques et géographiques : nombre, densité, type d’habitat, sexe, âge, structure familiale et ce qui est plus difficile à connaître les flux journaliers et les taux de contact entre personnes, très différents selon les métiers et occupations de chacun, car dans une épidémie la transmission se fait souvent par contact ou cohabitation dans un même lieu, notamment de travail, une même pièce, un même moyen de transport.
                    - Les données sur la maladie que l’on peut représenter sur le graphique ci dessous :
    Les modèles mathématiques de simulation des épidémies.

              A noter que le temps de latence est celui à partir duquel on est contagieux, et qui peut être inférieur à l'incubation, qui est le temps au bout duquel apparaissent les symptômes de la maladie. Pour le Covid19, il semble que l'on puisse être contagieux 2 ou 3 jours avant l'apparition des symptômes, (s'il y en a puisqu'il peut y avoir aussi des "porteurs sains").

         On pourrait utiliser des modèles simples comme les deux suivants :
                     - Si l'on ne fait rien et qu'une personne en contamine 3 en moyenne dans un espace de temps ∆t, le nombre de personnes malades croit chaque ∆t comme ", 32, 33...3n.. c'est à dire comme une courbe exponentielle. Effectivement les courbes d'expansion du coronavirus ont cette allure, mais la valeur de ce coefficient n'est pas connue et varie selon les circons-tances et donc un modèle aussi simple, calculable sur Excel, est aberrant.
                  - On pourrait penser que  le nombre de personnes infectées dans une durée donnée Ni est proportionnel au nombre d’individus sains S, au taux de contact c, à la probabilité p que ce contact ait lieu avec une personne infectée et à une probabilité de transmission de la maladie m : Ni (t) = S x c x p x m, t étant le temps. Mais ces paramètres ne sont pas non plus connus.

           Les modèles mathématiques pour prédire les épidémies sont donc beaucoup plus complexes et en général, organisés en "compartiments", dans lesquels on simule les phénomènes par des équations différentielles.

    Les modèles mathématiques de simulation des épidémies.

         Dans le cas d'un virus comme le Covid19, dont les conséquences sont très variables, le compartiment des personnes malades peut être scindé en plusieurs sous-compartiments, tels "personnes à faibles symptômes", "malades à domicile", "personnes hospitalisées" et "personnes en réanimation". 
          Le but de la simulation est de calculer le nombre de personnes dans chaque compartiment, en fonction du temps S(t), C(t), M(t) ....en fonction de paramètres qui régissent les variation dS/dt, dC/dt, dM/dt ... de ces fonctions à chaque instant.
     Ces paramètres dépendent des connaissances que l'on a de la maladie.

            On a donc une série d'équations différentielles que l'on peut résoudre sur ordinateur, en affectant des valeurs à ces paramètres. On compare alors les chiffres calculés à la réalité de ceux obtenus sur le terrain tous les jours, et on modifie la valeur des paramètres pour que la correspondance soit la meilleure possible.

           Mais mettre sur pied une simulation fiable n'est pas simple, car il faut avoir des chiffres corrects de la réalité, et par exemple cela n'est pas le cas en France pour le coronavirus, pour le nombre de contaminés, puisque les tests ne permettent pas de le connaître. On ne peut se baser que sur des chiffres de personnes atteintes nettement, hospitalisées ou en réanimation. De plus il peut y avoir des variations de ces coefficients dans le temps : par exemple l'infectiosité d'un individu peut varier en fonction de l'avancement de la maladie, la quantité de virus ingérée par un individu est variable selon les circonstances de la contamination, le virus peut muter....

           De plus une telle simulation peut être faite pour tout le pays et la population entière, mais aussi pour une région donnée (par exemple Alsace ou Ile de France), ou pour une tranche d'âges de la population.
           Mais les populations ne sont pas non plus homogènes, ne serait ce que parce que les conditions de vie ne sont pas lés mêmes, les états de santé hors épidémie étudiée, sont différents et les sensibilités des individus à l'épidémie en cause sont aussi très différentes, tout particulièrement en ce qui concerne le coronavirus actuel.
            On pourrait aussi ajouter un compartiment pour étudier l'influence d'un médicament, ou d'une mesure, si elle est appliquée à un grand nombre de personnes. (pour étudier l'influence d'un médicament sur quelques personnes, on peut suivre des paramètres biologiques précis).

           De tels modèles ne peuvent donc avoir une très grande précision et notamment lorsque le virus est nouveau et peu connu, mais ils permettent d'avoir une idée approximative de l'influence de certaines mesures de protection ou de la charge des moyens de santé, et ils sont donc une aide à la décision des personnes qui gèrent la crise sanitaire.

     

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  • Quelques histoires humoristiques /

    Les histoires drôles trouvées sur internet vous ayant déjà amusé(e)s, en voici quelques autres :

        Ce matin j'étais sur l'autoroute en route pour le bureau. J'ai regardé à gauche et il y avait une femme dans une BMW toute neuve. Elle roulait à 130km/h et elle se regardait dans le rétroviseur pendant qu'elle appliquait son mascara. J'ai détourné le regard quelques secondes et tout à coup, elle était à moitié sur ma voie, toujours en train de se maquiller ! Cela m'a fait tellement peur que j'en ai laissé tomber mon rasoir électrique, qui a fait tomber le peigne que j'avais dans l'autre main.
    Dans toute cette confusion, j'ai essayé de redresser le volant avec mes genoux, mais mon téléphone cellulaire est tombé dans le café que je tenais justement entre mes genoux; le café chaud s'est répandu et m'a brûlé les cuisses, mon téléphone est fichu, et j'ai perdu la communication pendant un appel important.
    J'ai failli avoir un accident à cause de cette idiote !

        A l'aéroport une très grande vedette est accueillie par des milliers de personnes. Elle demande aux policiers qui repoussent la foule :
    - Pourquoi vous faites ça ?
    - C'est pour des raisons de sécurité.
    - Sécurité ? Je ne voulais pas leur faire mal !

        L'accordeur de pianos se présente chez Madame Teuteufe
    - Mais j'ai jamais demandé d'accordeur !
    - Vous non mais vos voisins oui
       
        Une dame enveloppée va visiter son médecin :
    - Docteur, je voudrais bien perdre du poids.
    - D'accord vous allez commencer par me dire vos habitudes alimentaires.
    - Oh ! Je ne mange pas beaucoup, je ne bois jamais d'alcool et je fais de l'exercice tous les jours.
    - Avez-vous d'autre chose à ajouter ?
    - Oui, je mens souvent.

        Deux copains se croisent dans la rue :
    - Dis donc ?! Comment fais-tu pour avoir toujours des super manteaux et imperméables, en revanche tes pantalons laissent à désirer.
    Ben, je n'ai pas encore trouvé de restaurant où les clients accrochent leur pantalon au portemanteau.

        Au restaurant, un client dit au serveur
    - Attention ! Vous mettez votre doigt dans ma soupe !
    Celui ci répond :
    - Ne vous inquiéter pas elle n'est pas chaude !

        Un homme est attaché à un poteau dans une tribu cannibale.
    Un cannibale s'approche et lui demande:
    - C'est quoi ton nom?
    Alors l'homme lui répond:
    - Pourquoi me demandes-tu ça?
    Le cannibale lui répond:
    - C'est pour le menu !

        Deux amis discutent :
    - Tu ne devineras jamais ce qui m'est arrivé, la peur de ma vie, je me suis retrouvé face à un lion, il y a quelques jours. J'étais seul et sans pistolet...
    - Qu'est-ce que tu as fait ?
    - Que pouvais-je faire ? D'abord, je l'ai regardé droit dans les yeux, mais il s'est lentement approché. Je me suis écarté, mais il s'est encore rapproché de moi...Je devais rapidement prendre une décision.
    - Comment t'es-tu enfui ?
    - Je l'ai juste laissé, et je suis passé à une autre cage...

        Les locataires du cinquième sont impossibles. Hier, ils ont frappé du pied sur le plancher pendant une demi-heure.
    - Ils vous ont réveillé ?
    Non, heureusement ! A cette heure là, je jouais de la trompette !

        Un curieux pénètre un magasin de musique.
    - Bonjour monsieur, vous désirez ?!
    - Oh je regarde vos cuivres. Combien ces trompettes...
    Il s'avise alors que le magasin est ouvert sur l'armurerie voisine et reste bouche bée de stupéfaction avant de s'offusquer :
    - Comment ? Vous, commerçant d'art, vendez aussi des armes ?
    - Que voulez-vous ? Il faut bien vivre ! Au moins quand je vends un instrument à un débutant, j'ai bon espoir de vendre un pistolet à son voisin !

    Enfin, celle ci, horrible :

        C'est un gars qui en revenant de la chasse de la jungle dit à son ami :
    - J'ai tué 10 éléphants, 11 serpents, 7 lions, 3 panthères et 9 pânou-pânou.
    Son ami lui demande c'est quoi ça des pânou-pânou ?
    - Je sais pas trop, il y avait dans le fond de la forêt des cris qui faisaient : "PÂNOU-PÂNOU"

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