• Les bienfaits futurs du compteur Linky

              

               Linky est le nom du « compteur communicant » développé par ENEDIS, qui a remplacé ERDF et qui gère le réseau électrique, ce type de compteur étant recommandé par les directives européennes.
               La loi relative à la « transition énergétique pour la croissance verte » du 17 août 2015 prévoit la généralisation des compteurs communicants pour l’électricité, et il est prévu d’installer trente-cinq millions de compteur Linky à l'horizon 2021.

               Toutes les secondes Linky mesure votre niveau de consommation électrique et envoie l’information à EDF qui peut ainsi faire des statistiques sur la consommation des usagers aux diverses heures de la journée.
               Mais ce compteur est une étape vers les réseaux intelligents.

             Des études sont en cours pour que Linky devienne une aide précieuse pour les consommateurs.

             Il relèvera toutes les émissions de télé que vous regardez et vous demandera périodiquement un avis, pour que les chaines puissent ainsi améliorer leur production et mieux répondre à vos envies.

            Linky est relié à votre ordinateur et va peu à peu remplacer Google. Il relèvera toutes les secondes ce que vous faites et fera une statistique : il vous proposera des logiciels plus adaptés à vos travaux et surtout fera par avance toutes les recherches dont vous aurez besoin et vous les enverra sans que vous les ayez demandées.
             Vous pourrez cependant encore lui demander quelques recherches nouvelles supplémentaires.

            Lorsque vous achèterez un « réfrigérateur intelligent », Linky examinera ce que vous y emmagasinez et vous fera automatiquement vos liste de courses et en enregistrant sur votre ordinateur les recettes correspondantes pour votre robot de cuisine.

           Bien entendu vous pourrez mettre votre téléphone portable en relation avec les courants CPL, par lesquels Linky enverra toutes ses informations dans les lignes ENEDIS.
             Vous pourrez ainsi envoyer une photo toutes les secondes et les stocker à distance et Linky mettra à votre disposition une reconnaissance des visages et des sites pour automatiquement référencer vos clichés et faire des classements multicritères.

           Vous pourrez envoyer sur le réseau grâce à Linky les images des caméras branchées dans votre appartement et ainsi, surveiller vos enfants et prévenir un robot changeur de couches ou donneur de biberon et de petits pots de nourriture. Le robot pourra aussi changer la litière du chat et lui préparer sa pâtée de Ronron.

           Les futures machines à laver intelligentes seront munies d’un « entonnoir à linge » et Linky pourra régler le chargement et le fonctionnement de la machine.

           Bien entendu c’est lui qui allumera et éteindra les lumières dans les diverses pièces de la maison et qui actionnera votre réveil matin.

           Une petite tablette reliée à Linky vous proposera divers jeux à faire au lit, avant de vous endormir.

           Une étude est en cours pour que l’énergie électrique des appareils soit transmise par radio à partir de Linky, ce qui supprimera toutes les prises électriques et les branchements et débranchements pénibles dans les prises actuelles sécurisées.

           ENEDIS voudrait par ailleurs concurrencer Amazon et la FNAC et proposerait, via Linky, des musiques, des lectures et des films.

           Bref les réseaux intelligents futurs, associés à Linky et à des robots ménagers, devraient nous rendre demain la vie paradisiaque.

           Et dire que je suis peut être trop vieux pour connaître cela !

     

     

     

     

     

    Les bienfaits futurs du compteur Linky

    Bien entendu, c’était un poisson d’avril !!

     

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    Comment surmonter remords et regrets ?

                 A la suite de mes deux précédents articles, on me demande : « Peut on maîtriser notre tendance à regretter ? »

     

             Nous regrettons souvent les conséquences néfastes ou non désirées de nos actes ou des événements de notre passé : ce sont nos remords.

            D'où un premier" conseil, de lucidité: face aux événements, “n'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, y compris ce qui aurai pu être pire et pas seulement ce qui aurait pu être mieux!”.

         Pensez à ceux qui sont dans des situations bien plus difficiles que la vôtre et relativisez donc les inconvénients de votre situation. Et voyez aussi que celle-ci a certes des inconvénients mais aussi des avantages. Alors pensez aussi à ces cotés positifs.

         Et puis si vous aviez fait différemment, vous ne savez pas ce qui se serait passé. La vie ne se vit qu’une fois ! Alors les résultats du “si j’avais su...” sont toujours hypothétiques.

     

       Les sujets perfectionnistes, cherchant toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, sont globalement moins satisfaits de leur existence, car ils sont plus exposés aux remords et regrets que ceux qui se contentent d'un « choix acceptable ». 

             D'où un deuxième conseil, de sagesse : “apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes.”

            Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.

         Certaines personnes, en perpétuelle recherche du bonheur, rêvent toujours de situations et d’êtres parfaits et du coup, sont toujours déçues. Ce ne sont ni leurs actes, ni leurs conséquences qui font leur malheur, mais l’impossible attente d’une solution idéale qu’elles avaient imaginée et qui ne peut arriver.

     

              Certains d’entre nous ont tendance à tout reporter au lendemain, et l’habitude de subir les événements, voire pire, de renoncer à agir. C’est une préférence de notre cerveau, qui poussée à l’extrème, nous incite à rassembler toujours plus d’information, sans passer à la décision et à l’action.

             Puisque les regrets liés à l’inaction sont les plus graves, et que l’inaction entraîne une encore plus grande hésitation à agir, , on pourrait conseiller “dans le doute il faut toujours agir”

             Un tel conseil doit cependant être adapté : chez les personnes qui ont l’action facile, les regrets sont moins importants en cas d’échec lié à une action que si l’échec est lié à une inaction, mais c’est l’inverse chez les personnes hésitantes et inhibées, pour lesquelles les échecs liés à l’action sont plus douloureux.

             D’où l’utilité de connaître sa propre personnalité.

             Et puis évidemment, agir ne veut pas dire: faire n’importe quoi.

     

            En fait il est impossible de ne rien regretter car chaque choix se fait au détriment d’un autre. 

            Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment ses regrets.

            Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des regrets anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de regretter en occasions d'apprendre 

             « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon.»

     

    « Surtout ne te retourne pas, ne reste pas dans le passé, tire la leçon de tes erreurs, essaie de bien définir ce qu’il ne faut pas recommencer dans une telle situation et tourne la page. Ne garde que les bons souvenir du passé et tourne toi résolument vers l’avenir, vers les projets et les décisions que tu dois prendre, vers les actions que tu dois mener, sans rechercher l'impossible ni la perfection.» 

     

         C’est ce que me disaient mes grands parents quand j’étais ado.

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    Psychologie des remords et des regrets.

      Mon dernier article sur les remords et les regrets m’a valu quelques mails de questions, mais aussi d’une personne, qui aime la psychologie et me disait que si l’on avait remords et regrets, c’était parce qu’on « pensait trop ».

     

     C’est vrai qu’autrefois, les patients venaient voir les psys pour se guérir de complexes ou de pensées traumatisantes, proches du fantasme, alors qu’aujourd’hui, ils (surtout les jeunes), viennent pour se plaindre, non pas de la teneur morale ou perturbante de leurs pensées, mais pour parler de leur activité et de toutes les erreurs qu’ils ont pu faire.

     Les américains appellent ce mal moderne « l’overthinking » (en quelque sorte l’hyper-penser), qui consiste à se prendre le tête et à ruminer le passé, jusqu’à en devenir ultra-stressé.

     

     Je ne trouve pas ce terme très adéquat. Je ne crois pas que les personnes que je connais pensent trop. Je crois surtout qu’ils ont du mal à maîtriser leurs pensées, à ne pas les laisser dériver vers des réflexions tristes, et à les orienter vers des pensées positives.

         Je pense qu’on peut vivre heureux avec un cerveau très actif et on peut « grésiller du trolley » sans être pour cela ni cinglé, ni dépressif. Mais il faut orienter son fonctionnement, non par vers le passé et les souvenirs néfastes, mais vers les petites joies du présent et la préparation de l’avenir, vers la préparation des projets et l’action, avec l’idée de faire des succès et non des échecs.

         C’est évidemment plus facile si on est optimiste que si le pessimisme vous ronge.

         A mon avis, la suractivité du cerveau n’est pas orientée forcément vers les souvenirs néfastes. Elle provient de nos préférences cérébrales.

         Si vous vous reportez à mes articles sur la préférence de prise d’information et de perception, vous verrez que l’on peut être sensitif en analysant les informations de façon linéaire et séquentielle, de façon très pragmatique. La pensée suit alors un parcours rigoureux qui n’autorise pas l’emballement.

     On peut au contraire percevoir de façon globale, avec une pensée qui peut s’exprimer en arborescence, en sautant du coq à l’âne, ce qui n’empêche pas les synthèses périodiques. C’est effectivement un foisonnement beaucoup plus volumineux, qui peut s’apparenter à un hyper-penser.

         Mais il n’y a aucune raison pour que ce soit triste ou néfaste. d’autant plus que les personnes globales sont plus orientées vers l’avenir que vers le passé.

         Finalement je pense que cela fait plaisir aux psys et cela impressionne leurs patients de parler d’overthinking, pour expliquer leur stress et leurs hantises passéistes, mais, pour moi, remords et regrets sont l’apanage de notre préférence cérébrale « pessimisme », alors qu’une pensée très active est plutôt la conséquence de notre préférence cérébrale de perception « globale ».

     

      Les neurologues ont pu déterminer que remords et regrets prenaient naissance dans une région particulière ; le cortex orbitofrontal (au-dessus des yeux). Cela est curieux car le cortex frontal est en principe le siège des raisonnements et non des sentiments.

            Les personnes dont cette région est lésée, ont moins de regrets, mais on constate qu’elles se trompent beaucoup plus souvent et prennent rarement les bonnes décisions.

     En fait ce centre “anticipe en permanence les regrets que risquent de nous causer nos décisions” et est donc chargé de minimiser les risques de regrets et de guider ainsi nos choix. C’est donc bien un centre de “réflexion”.

     Les regrets sont donc des réactions émotionnelles normales et fréquentes qui se manifestent plus ou moins consciemment, lorsqu'on anticipe une décision, et qui nous préviennent des conséquences probables du choix qu'on s'apprête à faire.

         C’est le cortex orbito-frontal qui fait la réflexion d’anticipation et le cerveau émotionnel qui ensuite apporte une aide à la réflexion, en fournissant  au cortex une réaction sentimentale d’évaluation des résultats de ses hypothèses d’anticipation.

     Ce dialogue sur les « regrets anticipés » est presque totalement inconscient.

     Un choix “rationnel” est donc une collaboration entre le cortex frontal qui réfléchit de façon logique à l’avenir et aux conséquences des décisions et le cerveau émotionnel qui fournit une réaction sentimentale devant les hypothèses élaborées. Le choix se fait ainsi par approximations successives.

     Les regrets sont donc des réactions émotionnelles normales et fréquentes qui se manifestent plus ou moins consciemment, lorsqu'on anticipe une décision, et qui nous préviennent des conséquences probables du choix qu'on s'apprête à faire.

     

     Evidemment le cerveau compare ensuite les résultats aux prévisions et ajuste à postériori le contenu de nos regrets.

         Quand les résultats ne sont pas conformes aux prévisions, à ce qu’on en attendait, alors le cerveau émotionnel réagit comme lors de la décision, mais à postériori, et suivant qu’il se reproche d’avoir pris de mauvaises décisions ou au contraire de ne pas avoir agi lorsqu’il fallait le faire, il génère alors remords ou regrets, et en général de façon plus violente que lors de la prise de décision, car lors de celle-ci, il ne s’agissait que d’hypothèses, alors qu’après il s’agit de la réalité, du présent et du passé.

         Comme je l’ai dit dans mon article précédent, les remords d’avoir mal agi, de s’être trompé dans l’action sont vifs dans le présent, mais s’atténuent peu à peu et deviennent moins préoccupants.

         Au contraire, les regrets de ne pas avoir agi, de ne pas avoir fait à temps ce qu’il aurait fallu faire, sont beaucoup plus long à décroître et nous poursuivent longtemps.

         C’est une réaction normale d’un cerveau, construit par l’évolution pour agir, alors que l’on sait qu’en agissant on fait forcément quelques erreurs.

         Notre cerveau émotionnel minimise donc les conséquences des erreurs au profit de l’action et nous reproche davantage l’inaction.

     

         Ainsi les remords et les regrets seraient un « effet secondaire » de notre capacité de prendre des décisions.

         Inversement, les personnes incapables de regretter prennent des décisions qui les mettent souvent en difficulté.    

            Il est donc nécessaire d’avoir des remords et des regrets, mais il faut savoir les maîtriser afin qu’ils ne se transforment pas en une peine insoutenable. 
     

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                 Milan Kundéra décrivait ainsi, dans “L’insoutenable légèreté de l’être”, la difficulté dans notre vie, de prendre les bonnes décisions et d’effectuer les actions appropriées.:

    « On ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car on n'a qu'une vie et on ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures......

     Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même? C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même "esquisse" n'est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l'ébauche de quelque chose, la préparation d'un tableau, tandis que l'esquisse qu'est notre vie n'est l'esquisse de rien, une ébauche sans tableau.

    Une fois ne compte pas, une fois c'est jamais. Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout. » 

     

             Il est donc normal de se tromper ou de peur de le faire, de ne pas engager l’action qu’on projetait.

            Mais je constate que beaucoup de ceux ou celles que je connais ou avec qui je corresponds, les filles encore lus que les garçons, sont tristes parce qu’elles n’arrivent pas à “sortir de leur passé” et que celles qui ont réussi à enfin tourner la page, sont libérées en grande partie de leur souffrance.

         Le poids du passé est fait surtout de remords de ce que l’on a fait et qui était une erreur, et des regrets de ce que l’on n’a pas fait et qu’il aurait probablement mieux valu que l’on fasse.

     

          Notre retour sur le passé est constitué de deux attitudes :

             - nous regrettons certaines de nos erreurs et de nos actions actuelles (ou très proches dans le temps) et qui ont échoué. Ce sont des regrets “à chaud”, très intenses, mais qui s’atténuent au fur et à mesure que le temps passe. 

                       On les appelle des “remords”

            - en ce qui concerne le passé plus lointain, ce que nous regrettons surtout, ce sont nos inactions, les actions que nous n’avons pas eu le loisir, le courage ou l’intelligence de faire. Nous regrettons nos faiblesses passées. Ces regrets s’effacent beaucoup moins et restent dans notre mémoire ou dans notre inconscient. 

                     Ce sont ces pensées que j’appellerai des “regrets”.

           Notre tristesse vient, surtout dans le deuxième cas, de la certitude que nous avons qu’il est impossible de remonter le temps, que nous n’aurons pas une “deuxième chance”.et du stress qui accompagne cette constatation. C’est ce qu’évoquait Milan Kundéra

     

          Certaines personnes sont plus sensibles aux retours sur le passé :

                  - les “réalistes”, les “analystes”, qui vivent plutôt dans le présent et le passé seront plus sensibles que les “imaginatifs”, orientés vers l’avenir.

                  - les personnes peu actives auront tendance à ressasser leurs regrets, alors que ceux qui sont occupés en permanence n’ont pas le temps d’y penser

                  - Les optimistes regardent le “verre à moitié plein” et le bon coté des choses, tandis que les pessimistes, qui voient le ”verre à moitié vide “, ne retiennent que les aspects négatifs, d’où regrets.

                  - les indécis auront plus de regrets que ceux habitués à décider et à agir.

                  - ceux qui n’ont pas une bonne opinion d’eux mêmes et qui n’ont pas confiance en eux, ont tendance à être plus critiques, moins sûrs d'eux et donc à regretter, ce qui ajoute à leur mal-être.

                  - certaines raisons physiologiques peuvent intervenir : sensibilité à l’hormone du stress, le cortisol, par exemple ou suractivité des centres amygdaliens du cerveau..

     

            En fait il est impossible de ne rien regretter car chaque choix se fait au détriment d’un autre. 

            Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment ses regrets.

            Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des regrets anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de regretter en occasions d'apprendre 

             « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon.»

     

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    Optimiste, est ce si difficile de l'être ?.

          Beaucoup d’entre nous, je le vois avec mes correspondant(e)s, sont pessimistes et sont souvent envahis par les idées négatives.
          C’est même devenu une certaine habitude, une mode, un conformisme.
          Il est certain qu’avec les catastrophes, les guerres et tous les accidents et les rimes dont la presse et la télévision nous abreuvent, la tendance naturelle à se décourager, la prépondérance des souvenirs tristes et notre tendance aux remords et regrets, il est certain que l’environnement et notre naturel nous poussent au pessimisme.
         J’ai parmi mes proches, des personnes qui ne voient que ce qui ne va pas, et s’attendent en permanence au pire, tant pour eux mêmes et leur santé, que pour leur environnement et pour le monde entier. Certains essaient de maîtriser les événements, mais en fait n’apportent aucune solution, paralysés qu’ils sont par le stress et ses hormones (le cortisol en particulier).
        Bien sûr, c’est une question de tempérament, de préférences cérébrales, mais je ne crois pas que ce soit une fatalité et nous pourrions tous avoir un brin d’optimisme et d’espoir si nous le voulons bien : pour cela il faut, comme le disait le Général de Gaulle, espérance, confiance en soi et volonté.

        Evidemment il y a un minimum nécessaire pour être optimiste : il nous suffit de nous référer à la pyramide de Maslow. Il faut un minimum de sécurité matérielle : il est normal qu’une personne au chômage ou que les personnes actuellement touchées par les inondations, soient pessimistes. Il faut aussi un minimum de santé physique : une personne malade ou ayant subi un accident a forcément une phase de pessimisme.
        Ensuite il faut un minimum de reconnaissance et de contact sociaux. On a besoin des autres et l’isolement nous rend pessimistes et nous enlève l’espérance. Il faut une certaine volonté pour ne pas s’enfermer dans la solitude.

        Notre espérance, c’est à dire en fait nos désirs sont la clé qui peut nous conduire à l’optimisme. Mais pas des désirs illusoires et utopiques, les grands espoirs de réformer le monde, ou les désirs de vie extraordinaire. Ce sont les désirs relatifs à la vie de tous les jours, c’est essayer de profiter de tous les petits instants de bonheur de la vie quotidienne.
        Certes cela peut être aussi des rêves, mais à condition ensuite de les analyser, de s’en tenir à ceux qui sont possibles et réalistes, de faire alors un projet, et de s’en donner les moyens de réalisation.

        Pour faire ces projets, pour les analyser, pour les réaliser, il ne faut pas éternellement attendre le lendemain. Il faut la volonté d’avancer, être attentif, ne pas avoir peur de l’effort, être pragmatique dans ses analyses et ses décisions. Lorsqu'on a envie de quelque chose, il faut oser le demander et exprimer ses envies, décliner ses projets, c'est déjà les faire exister.

        Je ne sais pourquoi, les psychologues n’aiment ni le terme d’espérance, ni celui de volonté, et ils préfèrent parler « d’optimisme lié à l’action ».
        Paradoxalement beaucoup de psys considèrent que nos émotions, surtout les négatives, sont peu contrôlables, et que les efforts pour les maîtriser sont trop coûteux.
        Pourtant tout le monde sait que l’espoir et la volonté de guérir sont primordiales pour recouvrer la santé quand on est malade, même si on est bien soigné.
        Etre optimiste, c’est d’abord avoir une certaine confiance en soi, c’est croire qu’on peut y arriver
        On a longtemps cru que la capacité de voir la vie du bon côté était un talent donné au hasard. Certes les préférences cérébrales y sont pour partie, mais on peut modifier peu à peu son inclination initiale.
        Etre optimiste, c’est faire de son mieux possible, malgré ce qui vous arrive. 
        Lorsque les événements difficiles arrivent, les optimistes n'en sont pas épargnés, mais ils parviennent à ne pas contaminer toute leur existence avec un problème, notamment entgre leur vie professionnelle et familiale. Ils savent compartimenter et savent que le mauvais sort n’est pas permanent : il va passer un jour. Ils sont conscients du caractère éphémère et précieux de la vie et ils ne veulent pas la gâcher..
        Il arrivera que, devant un événement incontournable, les optimistes iront même parfois jusqu'à «faire comme si» (faire comme si j'allais guérir de cette maladie incurable, retrouver un travail prochainement…) pour ne pas stagner dans le fatalisme. 
        Les optimistes ont une confiance non négociable dans le pouvoir de leur volonté.

        Mais ensuite, il faut être plus qu’optimiste pour avancer : l’optimiste qui reste dans l’attente n’arrive à rien.
        Prévoir des actions concrètes, être capable d'identifier ses objectifs est essentiel et c'est en cela que celui qui est plein d’espoir, se différencie de l'optimiste: Il sait qu'il va exercer un certain contrôle sur les événements, pouvoir agir pour atteindre ses objectifs, alors que l'optimiste jouit “simplement” de la capacité de penser que les événements vont bien se passer, parfois même indépendamment de sa marge d’action. 
        Celui qui a l’espérance est décidé à agir et il va de l’avant en décidant et en réalisant.

        Etre optimiste, c’est l’une des clés du bonheur; alors vous qui êtes pessimistes essayez de vous entraîner à être davantage optimistes.

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