• J’ai été amené à visiter à Saint Aubin sur le plateau de Saclay, à coté de Paris, le “synchrotron  SOLEIL”  et les laboratoires de recherche correspondants, installation extraordinaire qui a été mise en service en 2006 et j’ai pensé qu’un petit compte-rendu vous intéresserait peut être, à condition que je simplifie le plus possible les explications.

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        “Soleil” est un sigle qui veut dire “Source Optimisée de Lumière d'Énergie Intermédiaire du LURE”, le LURE étant le laboratoire de recherche qui a précédé Soleil, mais cela ne vous apprend pas grand chose.
        SOLEIL, son nom est évocateur, car c’est une source de lumière extrêmement puissante (ponctuellement 10 000 fois plus puissante que notre soleil), qui permet d’explorer la matière afin de mieux connaître sa structure et ses propriétés. Mais c’est non seulement de la lumière “visible”, mais surtout des ultraviolets et rayons X (donc plus énergiques).
        Plus concrètement, c’est un centre de recherche au service de nombreux chercheurs, mais aussi de l’industrie, dans de nombreux domaines.


        Dans un anneau d’un peu plus de 100 mètres de diamètre et 354 mètres de circonférence, des électrons de très haute énergie sont soumis à l’action de champs magnétiques pour courber leurs trajectoires. Ils perdent alors de leur énergie, libérée sous la forme d’un rayonnement lumineux, de l’infrarouge aux rayons X, en passant par les ultraviolets et la lumière visible.
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        Dans les divers emplacements de recherche, les photons émis viennent frapper un échantillon (objet, matériau, cellules vivantes, surface…) et permettent ainsi d’étudier d’une part sa géométrie en surface ou en volume, et d’autre part ses propriétés physico-chimiques.
        Sonde exceptionnelle pour étudier la structure de matériaux, Soleil est notamment utilisé en physique, pour l’étude des propriétés électroniques et magnétiques,  et fait progresser les recherches fondamentales et appliquées, par exemple vers une nouvelle électronique et le stockage magnétique d’informations à ultra-haute densité.
        En médecine et en biologie, il est utilisé pour la recherche de nouveaux médicaments, l’imagerie des vaisseaux sanguins, des tissus osseux ou des constituants de la cellule.
        La chimie profite aussi de cette technologie de haut niveau : détection de substances polluantes dans l’environnement, optimisation du fonctionnement des pots catalytiques des voitures, élaboration de nouveaux matériaux.....
        La géophysique bénéficie également des performances de cet outil, pour approfondir la connaissance de la structure des matériaux du manteau terrestre.
        L’étude d’objets d’Art et du Patrimoine permet de caractériser leur composition et par exemple de vérifier l’authenticité de tableaux de maîtres.
        Dans le prochain article, je vous expliquerai comment on produit ces rayonnements.

        “Soleil” est une société civile, dont les deux actionnaires sont le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) et le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), mais elle est aussi aidée par la région Ile de France.
        Elle emploie 350 personnes dont 80% sont des personnels de haut niveau, chercheurs, ingénieurs et techniciens. et en outre une cinquantaine de doctorants ou post-doctorants.
        De plus, près de 2000 scientifiques extérieurs viennent chaque année faire des expérimentations, de France et de l’étranger, du monde de la recherche public et privé, et de l’industrie.

        Soleil a été implanté sur le plateau de Saclay car l’anneau du synchrotron doit être d’une stabilité exceptionnelle et la géologie du plateau permettait d’assurer cette stabilité (à grand renfort de béton et de piliers enfoncés dans le sol; la dalle de béton ne doit pas se déformer de plus de 0,1 mm dans le temps)..
        Il est implanté à coté du centre du CEA et près des grandes écoles regroupées sur le plateau et de la faculté d’Orsay, ce qui représente une concentration favorable au plan scientifique.

    La machine "Soleil"     Il existe d’autres synchrotrons dans le monde et en Europe (cf la carte ci contre) et notamment à l’ERSF, en France à Grenoble, qui fonctionne depuis 1994.
        L’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility), auquel la France contribue à hauteur de 25%, ne permettait malheureusement pas de couvrir l’ensemble des besoins de la communauté scientifique française.
        Le synchrotron SOLEIL apporte donc une seconde source de rayonnement synchrotron de très haute technologie.

        Je vais essayer de vous décrire l’installation dans mes deux prochains articles, le plus simplement possible, et avec des images, pour que, même si vous n'avez pas de connaissances dans ce domaine, vous sachiez comment fonctionne ce synchrotron..

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  •     J’ai assisté souvent à Carnac, à des concours hippiques de saut d’obstacles, mais j’ai été déçu, il n’y avait que des chevaux pour concurrents.
        Evidemment, Carnac n’est pas en Allemagne.!
        Voilà une histoire de vache-cheval qui devrait intéresser mes correspondant(e)s qui font de l’équitation.
        Elle m’a rappelé quand j’avais 11 ou 12 ans et que je chevauchais des vaches dans le Béarn de mon enfance, en essayant de descendre en marche avant qu’elles ne m’emmènent dans la mare.
        Mais je ne faisais pas du jumping.

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         Une jeune allemande, Regina Mayer a toujours demandé un cheval pour Noël à ses parents... qui ont toujours refusé.
         Du coup, l'ado, il y a une dizaine d'années, a décidé de dresser sa vache Luna à l'équitation et ensuite au saut d'obstacles !

         Regina avait d'abord tenté de dresser un autre veau, Lilly. Trop récalcitrante. Luna s'est avérée nettement plus coopérative.
          La jeune Bavaroise a commencé par l'emmener en forêt avec une longe. Au bout de six mois, elle sellait sa compagne.
         Luna trotte, galope, franchit sans broncher les obstacles que lui construit la jeune Allemande.
        Et Régina ne veut pas de cheval, elle est très satisfaite de sa vache et cela avait défrayé la chronique vers les années 2010.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/sCOWJUMPJUMPINGCOWlarge300.jpg    Luna promène régulièrement sa cavalière. Elle croit qu'elle est un cheval..
        Luna passe son temps à suivre les chevaux , mais ceux-ci n'ont pas l'air intéressés. Les vaches, elles, n'apprécient guère cette dissidente, à qui elles décochent un coup de sabot de temps à autre.
        Luna se sent donc un peu solitaire et elle avait même pensé voir un psy !
    Mais finalement on a regardé ses préférences cérébrales, on lui a montré qu’elle était introvertie et elle s’est accommodée de sa personnalité.

    Chevaucher la Lune !

        Mais cette passion ne s'est pas arrêtée et la jeune femme d'une trentaine d'années, continue aujourd'hui à faire du jumping comme le montrent ces deux photos récentes.

    Chevaucher la Lune !


     

     

     

     

     

    La jeune fille a bénéficié des conseils d'une experte, Anna Wilftafsky. Après des études de philo et de sciences sociales, cette jeune femme s'est mise à parler à l'oreille des vaches avec une grande douceur. 

        Elle a monté la première école pour vaches de Suisse à Kilchberg (près de Zurich), pour donner la possibilité aux vaches de montrer toutes leurs capacités, et pour aussi montrer aux humains comment on peut former le bétail.
        Dans cet endroit unique, les vaches apprennent à dérouler un tapis rouge, à effectuer des sauts d'obstacle, à grimper sur un podium et, surtout, à se faire monter, comme un bon cheval de manège.
        Pour les faire obéir Anna associe trois éléments : l'ordre vocal, le mouvement de sa baguette devant l'oeil et le déplacement du corps sur le dos de la vache, et la pression des jambes, comme pour un cheval.
        Le facteur jeu est très important chez les vaches : il faut que la vache se laisse conduire et suive avec plaisir.
        Les récompenses font bien entendu aussi partie des ingrédients utiles pour qu'une vache vous obéisse au doigt et à l'oeil. : chaque fois qu'elle a fait quelque chose de juste, elle a droit à deux biscottes et des caresses.

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        Plus tôt est le contact entre maître et veau, plus la bête sera docile.
        Dès qu'un veau naît, Anna passe une demi-heure à ses côtés, le caressant et lui parlant, Plus tard, on s'assied sur l'animal couché pour le caresser ou le nourrir puis on le fait monter par un cavalier léger ou un enfant.
        L'étape finale consiste à ce que la vache se fasse monter sans que personne ne la tienne à la longe.

        Et il paraît que les vaches sont sûres et calmes, beaucoup moins trouillardes que les chevaux. Les vaches ont des cornes et elles le savent !  (et puis cela peut servir de guidon, comme dans une trottinette !  Fidèles et affectueuses, elles sont toutefois plus combatives et plus volontaires. Question rapidité, il est certain que les canassons sont les champions. Le rythme de la vache, c’est la marche. Ne craignant pas de s’enfoncer dans la neige ou un marais, le bovin a toutefois un pas plus sûr que celui du cheval. La vache n’est cependant pas un animal d’endurance et tourner en rond dans un manège est ennuyeux et fatigant pour elle. Elle ne s’y amuse pas : il faut la promener dans la campagne !
       Je sens qu'à glorifier ainsi les vaches, je vais me faire incendier par mes correspondant(e)s cavalièr(e)s.
       Moi, j'ai "monté" des vaches étant enfant, puis des chevaux par la suite, mais sans selle, je trouve la colonne vertébrale de la vache beaucoup plus dure pour mes fesses ! (Avec selle, je ne sais pas, n'ayant jamais disposé de selle à leur gabarit !)

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  •      J'ai publié à plusieurs reprises des sculptures en métal de J.P Augier et il semble que vous les ayez appréciées.
         J'en publie une dernière série.

    Sculptures de J-P Augier

    Sculptures de J-P Augier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sculptures de J-P Augier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sculptures de J-P Augier

    Sculptures de J-P Augier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sculptures de J-P Augier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sculptures de J-P Augier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sculptures de J-P Augier

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  • Culpabilité chronique, apprentissage et manipulation.

              J’ai connu plusieurs personnes, jeunes ou plus âgées, qui étaient tournées vers leur passé, bourrées de remords et de regrets, et qui culpabilisaient sans cesse de leurs actions, qui pourtant n’étaient pas forcément des erreurs.
              Le moral de ces personne était souvent très mauvais, à force de se reprocher sans cesse leur comportement.

              Deux attitudes opposées sont en effet assez courantes : se sentir coupable en permanence ou rejeter la responsabilité de ses erreurs sur les autres.

              La culpabilité est un sentiment à la fois désagréable et utile. Il peut vous empoisonner l’existence, mais c’est aussi une conscience intérieure qui sanctionne les erreurs de comportement social, qui permet de vivre en société en respectant ses règles et ses obligations. Elle incite à réparer ses erreurs. Mais elle nécessite un sens de l’empathie et de savoir se mettre à la place des autres pour savoir ce qu’ils peuvent ressentir (la « théorie de l’esprit » des psychologues).
              C’est donc une émotion qui n’est pas innée, mais l’objet d’un apprentissage de l’enfant qui n’acquiert que peu à peu cette connaissance, au fur et à mesure qu’il a conscience de son moi, et des autres.

              Mais cette version de culpabilité qui est saine, peut en s’exagérant devenir un défaut, voire une calamité.
              Egalement, puisqu’il s’agit d’un apprentissage, des parents professeurs ou autres personnes, celui-ci peut être défectueux et induire de telles conséquences d’une culpabilité exagérée et chronique
             Chacun est responsable de ses actes, et quand nous nous sentons coupables, c’est que nous pensions que l’événement en cause dépendait de nous, alors que bien souvent il nous a été imposé par d’autres ou par des circonstances.
              Pour lutter contre ces sentiments coupables, il faudrait que nous abandonnions notre sentiment de pouvoir sur l’environnement et que nous devenions plus humbles.

               Mais ce n’est pas facile, d’une part parce que ce sentiment de toute puissance, nous y tenons et il fait partie de notre personnalité et que d’autre part, il peut s’avérer rassurant.
              J’ai connu beaucoup d’enfants, dont les parents étaient en instance de divorce, et qui culpabilisaient, car ils pensaient que s’ils s’étaient mieux comportés, ce divorce aurait pu être évité, ce qui était évidemment faux.

              En fait l’enfant est impuissant vis à vis d’événements qu’il ne peut modifier, mais c’est une angoisse trop grande pour lui, et en se croyant en partie coupable, il préfère penser qu’il a le pouvoir de changer les choses. Mais la culpabilité sera la conséquence si le divorce a lieu.
              La culpabilité est la rançon du pouvoir que l’on croit avoir.
              En fait c’est une fausse culpabilité puisqu’on n’a rien fait de mal, mais on assume les conséquences de décisions d’autres personnes et dont on souffre.

               Il est certain que la culpabilité peut se provoquer, involontairement ou volontairement.
               Les sanctions justifiées des parents vis à vis des enfants sont nécessaires, mais les petits reproches sans importance, sous forme de phrases anodines, s’ils sont permanents, font porter sur l’enfant la responsabilité de l’humeur ou de l’énervement des parents et entretiennent chez l’enfant un sentiment de responsabilité qui devient chronique.

              C’est vrai aussi si l’on prend au sérieux une personne qui a l’habitude de reporter sur les autres la responsabilité de ses erreurs. Il s’agit le plus souvent d’une personne, soit qui n’a pas d’empathie et est égoïste, soit qui a une peur extrême de l’opinion et des reproches éventuels de son entourage, soit qui veut échapper à ses responsabilités qu’elle trouve trop lourdes.
              Enfin certaines personnes trouvent efficace de manipuler les autres en les culpabilisant.

              En général ces manipulatrices s’y prennent en faisant croire à la personne manipulée que, si elle ne fait pas quelque chose en faveur de la manipulatrice, elle sera alors responsable d’un ennui d’une catastrophe qui frappera la manipulatrice. C’est une sorte de chantage, mais sur une hypothèse, car l’événement en cause peut se produire, mais sans certitude. Il faut juste qu’il ait une probabilité non nulle pour faire peur et que le chantage à al culpabilisation fonctionne.
              En fait le manipulateur a le choix de sa conduite et il pourrait donc l’adapter aux risques encourus et faire porter la responsabilité éventuelle sur autrui est donc vraiment un chantage par crainte de ressentir la culpabilité, si l’événement se réalisait. C’est la scène classique des films : « si tu ne fais pas telle chose, je vais me jeter par la fenêtre et tu t’en sentiras responsable ! »

                                                          

     

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  • Culpabilité, embarras et honte.

                  Les psychologues distinguent des émotions primaires et des émotions secondaires, que l’on schématise souvent selon des diagrammes dus au psychologue américain Plutchik, et qui sont liées entre elles.

                 Certains schémas sont plus complexes et citent d’autres émotions. Mais certaines ne sont pas prises en compte : c’est le cas de la culpabilité et de ses conséquences : embarras et honte.

    Culpabilité, embarras et honte.Culpabilité, embarras et honte.

     

                Pourtant la culpabilité est une émotion fréquente, durable, assez désagréable, et qui provient d’un jugement que nous faisons après coup, sur nos propres actes, lorsque nous avons l’impression d’avoir transgressé une règle, en général morale, et cela, le plus souvent, en ayant causé du tort à autrui ou au minimum à nous mêmes. C’est donc une émotion sociale, morale et autoconsciente.

              Ces émotions ont pour but de guider notre conduite, dans l’interêt collectif, qui aurait dû prendre le pas sur l’intérêt personnel.

              Souvent la culpabilité va inspirer une réparation, un rattrapage, par un comportement bénéfique pour autrui. ou pour la société.

     

             Ces émotions ne sont pas primaires et innées. Elles résultent d’un apprentissage dans l’enfance et un enfant n’éprouve pas ces sentiments, en général avant 4 ou 5 ans, voire même plus tard.

     En effet pour éprouver de la culpabilité, il faut connaître d’abord des règles à respecter vis à vis d’autrui. Puis il faut pouvoir évaluer ses propres actions, comme étant la cause d’un tort, d’une peine infligée à autrui. Donc il faut avoir un moyen d’apprécier la pensée d’autrui, ce que les psychologues appellent « la théorie de l’esprit », et le jeune enfant ne l’apprend que peu à peu.

             Par ailleurs l’enfant peut confondre la culpabilité avec deux émotions qui s’y apparentent : l’embarras et la honte.

     L’embarras, c’est lorsque l’on est gêné par une action que l’on a faite, et qu’en général on regrette. Cette gêne provient de ce que l’acte est connu des autres, qui peuvent le juger et donc juger l’auteur. Toutefois l’acte reproché peut ne pas être un acte social, commis contre autrui, mais une simple erreur, par exemple professionnelle. C’est au fond la peur du jugement d’autrui, mais il fait le plus souvent suite à des fautes mineures

     La honte est un embarras à un stade plus élevé, et aussi plus sociale. C’est un mélange d’émotions primaires (peur, colère, tristesse) et de sentiments ( impuissance devant le passé, désespoir, isolement…) et entraîne des sentiments dévalorisants vis à vis de soi même.

             L’embarras et la honte entraînent plutôt un sentiment d’isolement de fuite (se cacher des autres pour ne pas être jugé), et moins d’incitation à la réparation. Par contre ce sont des incitations à s’excuser de la faute commise.

     L’enfant éprouve en général d’abord les sentiments de honte et d’embarras et il les confond dans un premier temps avec la culpabilité. En effet il ressent d’abord la peur du jugement des autres, avant d’être capable de porter un jugement personnel sur sa propre conduite.

     C’est l’éducation des parents et des professeurs qui développe peu à peu ces apprentissages.

     

             En résumé ces émotions ont des caractéristiques communes : évaluation de son propre comportement et transgression d’une règle morale ou sociale :

     - l’embarras est moins intense et passager et apparaît à la suite d’une faute sociale mineure (par exemple arriver en retard) ou d’un comportement erroné.

    Il disparaît ou engendre des excuses; 

              - la culpabilité est un jugement individuel sur nous même qui entraîne l’envie de réparer sa faute, alors que la honte est provoquée par la peur du jugement d’autrui, non pas sur la faute elle même, mais sur nous en tant qu’individu, et elle entraîne plutôt la fuite et l’isolement

     Au plan du cerveau, les tests sous IRM montrent que l’embarras, sentiment passager vis à vis de notre environnement, mobilise les centres visuels à l’arrière du cerveau, le cortex préfrontal dorsomédian, lié à la conscience de ses actes et responsabilité et le cortex préfrontal ventrolatéral, impliqué dans l’inhibition motrice. C’est donc une réaction raisonnable face à une situation physique : l’ennui d’être vu et pris en flagrant délit.

     La culpabilité est une émotion réfléchie sur une action passée et ses conséquences. Elle met en jeu le cortex cingulaire antérieur ventral, qui intervient dans nos sentiments altruistes et nos rapports sociaux et les centres temporaux-pariétals de la mémoire.

     La honte qui est une émotion plus immédiate, plus interne qui touche tout le corps; implique l’insula, qui traduit nos états physiques internes, et le cortex cingulaire antérieur dorsal, très impliqué dans la conscience de notre « moi » et les centres amygdaliens (colère, peur, stress).

     

    Culpabilité, embarras et honte.

     A noter que le schéma n’est pas très réaliste, le cortex cingulaire, comme l’insula étant dans des couches plus profondes dans le cerveau que le cortex préfrontal.

     

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