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    La violence des jeunes autour de l'école

     
               Je suis, inquiet voire horrifié et je me pose beaucoup de questions quand j'entends les médias parler des incivilités des élèves vis à vis de leurs professeurs, voire d'agressions physiques comme celle du jeune qui a menacé son professeur avec une arme, pour qu'elle supprime une mauvaise note..
                Pire encore on apprend souvent qu'un(e) jeune élève s'est fait blesser grièvement, voire tuer, par l'un de ses camarades.          
                Il y a aussi toutes les agressions sexuelles et celles aussi dont on ne parle pas.
                C'est une situation que je n'ai jamais connue à l'école , mais c'était il y a 80 ans et nous respections nos professeurs (et nos parents les respectaient aussi et approuvaient les rares punitions que nous récoltions, car elles étaient justifiées).
                Comment les jeunes peuvent ils être devenus ainsi, aussi violents et inconscients?           
                Car certes il faut plaindre avant tout la victime et sa famille, mais le meurtrier gâche également sa vie à jamais, ne serait ce que parce qu'il va faire des années de prison. Comment être assez inconscient et fou pour en arriver là.?           
                De plus, les motifs invoqués pour des actes aussi graves sont parfois futiles, (comme un "mauvais regard"). Là on ne comprend plus !            
     
                C'est vrai que pour quelqu'un de vieux comme moi, c'est incompréhensible.
                J'ai pourtant connu la guerre, où la violence et la mort étaient le lot quotidien, mais entre adultes et pour des raisons politiques. Ce n'était pas mieux, mais justement, peut être en avons nous compris quel était le prix de la vie et aussi celui de la souffrance.                                                           
                Pour moi, agresser volontairement et dangereusement quelqu'un, est non seulement un délit, mais c'est une atteinte à une autre personne, qui est la même chose que moi.            
                Bien sûr si on m'attaquait, si on violentait ma famille, je me défendrais et peut être blesserais-je l'agresseur, sous le coup de l'émotion et de l'action. Mais je ne me vois en aucun cas agresser quelqu'un par une vague idée de vengeance ou de vexation, ou de présumée insulte ou parce que mapetite amie m'a plaqué.           
                Rien que le fait de la réciprocité, de ce que je n'aimerais pas qu'il m'arrive dans le cas inverse, me retiendrait de faire ces horreurs.           
                Je sais que le cerveau préfrontal des jeunes n'est pas mature, et que donc ils ont du mal à imaginer les conséquences de leurs actes. Je comprends donc que, dans le feu d'une dispute, un coup de poing au mauvais endroit, une chute malencontreuse, puisse entraîner des blessures graves, sans que l'auteur ait pensé à cette conséquence.
                Mais emmener un couteau ou une arme à feu, pour agresser quelqu'un, c'est de l'assassinat avec préméditation à la clé ! La dimension de l'acte est tout autre.

                Il faut l'admettre, la violence des jeunes est l’une des formes de violence les plus visibles (on estime que le nombre de morts est de l'ordre de 200 000 par an dans le monde). Les agressions, mortelles ou non, perpétrées par les jeunes contribuent fortement dans le monde entier au nombre total de décès prématurés, de traumatismes et d’incapacités.
                Cette violence entraîne des préjudices graves non seulement pour les victimes, mais aussi pour les familles, les amis et les communautés.           
                Il y a des liens étroits entre la violence des jeunes et d’autres formes de violence. Les jeunes violents commettent fréquemment toute une série de délits et manifestent d’autres problèmes sociaux et psychologiques.           
                Les combats physiques et les brimades ou harcèlement sont aussi plus fréquents chez les jeunes. Une étude, portant sur les enfants en âge scolaire dans 27 pays, a établi que la majorité des jeunes de 13 ans, dans la plupart des pays de l’étude, avaient exercé des brimades ou harcelé autrui au moins de temps en temps.
                
                Des études ont été faites sur les facteurs de risque de telles violences et les facteurs que je vais citer sont extrait d'une étude de l'Organisation Mondiale de la Santé : 
                           
                • Il y a forcément d'abord des facteurs individuels :           
                            - l’hyperactivité
                            - l’impulsivité
                            - une maîtrise insuffisante de soi
                            - des problèmes d’attention
                            - des antécédents de comportement agressif
                            - un faible niveau d’éducation. Il ne faut pas oublier que l'enfant naît avec un cerveau presque vierge et que c'est l'éducation et l'instruction qui développent l'intelligence, la logique et le bon sens
                            .- une absence de règles et là encore l'éducation est en cause.  
                          
                • Il y a ensuite des facteurs familiaux :
                           
    - un encadrement insuffisant des enfants par les parents, des châtiments corporels durs pour discipliner les enfants;
                            - des conflits entre les parents pendant la petite enfance;
                            - un attachement insuffisant entre les parents et les enfants;
                            - une mère ayant eu son premier enfant trop jeune et qui ne peut le contrôler
                            - la séparation ou le divorce des parents à un jeune âge;
                            - une faible cohésion de la famille;
                            - un niveau socio-économique faible;
                            - la fréquentation de camarades délinquants. 

                Mais il y a aussi des facteurs sociaux culturels, voire politiques :
                           
    - les bandes et un approvisionnement local en armes ou en drogues;
                            - la faiblesse des liens sociaux dans la communauté;
                            - l’administration du pays, sa législation et les moyens mis en oeuvre pour l’appliquer, ainsi que sa politique sociale;
                            - l’inégalité des revenus, l’évolution rapide de la démographie, et l'urbanisation conduisant parfois à des ghettos;
                            - les sociétés qui ne proposent pas de solutions non violentes pour résoudre les conflits semblent connaître une fréquence plus élevée de la violence chez les jeunes.                 
     
               Il est certain que les méthodes que l'on propose reposent en général sur l'éducation, mais que certains parents son défaillants, et que justement les violences de jeunes ont souvent lieu à l'école, lieu d'instruction.                   
                L'un des problèmes est évidemment de prévenir ces violences par l'action sur tous, mais peut être aussi sur ceux dont les professeurs ou les parents pourraient détecter à temps, la tendance à la violence.  

              Arès-demain je parlerai de la violence dans les rues 
     
     

     

     

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  • Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

       Ces derniers jours j'ai mis à jour le nouveau système de mon Mac (OS Mojave) et j'en ai profité pour faire un peu de rangement dans mon ordinateur, mettre en archives et vérifier mes sauvegardes.

     
      J'ai retrouvé un poème d'une de mes correspondantes un peu philosophe, avec laquelle je discutais souvent, mais que j'ai perdue de vue depuis qu'elle a fini ses études.
         Son article traitait des gens malheureux et montrait que pour remonter la pente la volonté de s'en sortir était indispensable, ce que j'ai bien souvent vérifié.
         Son poème m'avait paru remarquable (elle avait seize ans quand elle l'a écrit) et c'est pour cela que je l'avais gardé. Je le publie à nouveau  :.



    N'abandonne surtout pas
    Lorsque dans la vie rien ne va plus,
    que les problèmes tourmentent ton esprit
    et que l'argent te cause tant de soucis...
    Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

    Lorsque trop d'erreurs ont été commises,
    que tout ton univers menace de s'écrouler
    et que, fatigué, tu sens la confiance t'abandonner...
    Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

    Tu sais, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus,
    et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir,
    ni combien d'obstacles nous devront surmonter
    avant d'atteindre le bonheur et la réussite.

    Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter
    alors qu'il n'aurait peut-être fallu qu'un petit pas de plus
    pour transformer un échec en réussite ?
    Et, pourtant, un pas à la fois n'est jamais trop difficile.

    Tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire
    pour faire ce petit pas de plus,
    en affirmant que la vie est une grande et puissante amie
    qui se tient toujours à tes côtés, prête à te porter secours.

    Tu verras alors que cette attitude appelleras,
    du plus profond de toi-même,
    des forces de vie que tu ne soupçonnais même pas
    et qui t'aideront à réaliser ce que tu entreprendras.

    Mais surtout et avant tout, rappelle-toi bien:
    Quand dans ta vie, des moments difficiles viendront...
    Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

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  •            Il y a des jours où j’ai des “crises en thèmes”, surtout à la Toussaint où on ne voit que cela au journal télévisé.
               Trouver des sujets n’est pas difficile, ce qui l’est plus, c’est d’écrire quelque chose dessus!!

               Cela m’arrive de temps en temps de mettre de l’ordre dans mon brave Mac dans lequel depuis que je travaille sur micro-ordinateur (1980), par des transferts entre mes ordinateurs successifs, j’ai accumulé des dizaines de milliers de textes, quelques milliers de tableurs, autant de présentations et près de 20 000 photos.
              Mais je ne garde pas longtemps les messges, et soit je les supprime après y avoir répondu, soit je les archive dans un dossier. Ceux qui restent quelques temps sont classés par date.
               Alors je regarde tous mes vieux messages encore présents et je tombe sur le dernier, qui m’a été envoyé le premier janvier 1970 à Zéro heure.
               
    Je n’en crois pas mes yeux et sur le moment je me dis « quel bateau me monte mon brave Mac ? » (Eh oui c'est l’époque de la Route du Rhum !).

               Bizarre que je ne me rapelle pas avoir déjà vu ce message !

                Alors évidemment je regarde quel est l’expéditeur : ouaf « expéditeur inconnu » ! Qu’est ce que c’est que cela, je n’ai pas de correspondant qui ait ce nom !
               J’ouvre le message et je vois « message vide, consultez l’original ». Pas possible, on se fiche de ma poire !
               Mais ce n’est pas étonnant. Pensez donc :1970 il n’y avait pas encore ni micro-ordinateur, ni internet et une partie de mes correspondant(e)s n’étaient pas né(e)s.!

               Alors je me suis dit : ça y est, c’est un message inter-galactique, un petit homme vert qui m’envoie un mail et comme il a mis 48 ans pour arriver, alors à 300 000 km/s il est loin mon correspondant ! (j’ai la flemme, vous calculerez vous même!).
               Et puis je me rappelle : le premier janvier 1970, on m'a téléphoné, il s'appelait Titi, il n'était pas jaune mais vert, et à défaut d’ordinateur, j'ai eu un gentil petit correspondant sur Mars. Quel beau rêve ! Revenons dans la réalité.

               J’ai eu une autre idée : minuit le premier janvier 1970, nous avions dû fêter le réveillon et  envoyer des coups de fils à des amis. Alors l’un d’entre eux a oublié de me répondre et ces derniers temps il a dû réparer son oubli. Qui cela peut il bien être? Hélas je n’ai pas récupéré un ami oublié depuis 48 ans !

                A l’époque je n’avais pas de micro-ordinateur (j’ai eu mon premier Apple2 en 1980, dix ans après), mais j’avais dans mon bureau un clavier d’accès au gros ordinateur du labo. Alors j’ai peut être écrit quelque chose et par miracle ce vieil ordi a trouvé ce message et y répond en se connectant à mon Mac.
               J’étais attendri que mon gros ordinateur d’autrefois m’ait ainsi retrouvé, mais je me suis renseigné : le pauvre a été mis à la casse !! Et “l’au delà des ordinateurs”, je ne sais pas si on peut le contacter en faisant tourner les claviers.?

                Et puis j’ai eu un éclair de lucidité :
               La détermination très précise du temps est aujourd'hui facile grâce aux pulsations plus ou moins régulières des horloges à quartz que l'on trouve dans tous les bidules électronique de notre époque.
               Mais dans un micro-ordinateur il faut pouvoir disposer d'une origine temporelle dès que l'on utilise un système où il faut gérer des dates d'une manière ou d'une autre. Et c'est là que commencent les problèmes, quelle date choisir pour cette origine et si possible la même pour tous les ordinateurs qui correspondent entre eux dans le même système.?
               La naissance du Christ, celle de Mahomet ou de Moïse (vous voyez je ménage mes lecteurs religieux !), la date de la première dent de Stève Jobs, la première fois que Bill Gates a grugé un client, mais pourquoi  le 1er janvier 1970, date à laquelle aucun microordinateur ne fonctionnait encore. ?
               Et je me suis souvenu que dans le système Unix de mon mac c’est  cette date qui est à l’origine des temps (comme dans tous les systèmes Unix d’ailleurs).
               
    Alors voilà cette date si prometteuse, ce n’est qu’une convention entre d’horribles PC et mon destrier macintosh au grand coeur !

                   J’ai voulu poursuivre mon enquête et j’ai regardé l’adresse de messagerie et surprise, c’est la mienne. Alors horreur, c’est moi qui me suis envoyé ce message.!
                Alors j’ai fouillé ma mémoire. Il y a deux jours je voulais envoyer un message et j’avais ouvert ma messagerie et un fenêtre de message vide, et je commencais à le remplir, quand il y a eu une panne d’électricité.
               Le mac s’arrête et en quelques centièmes de secondes, il n’a pas le temps d’enregistrer grand chose. Il sauvegarde une fenêtre vide, et c’est évidemment moi l’envoyeur : pas de destinataire pas de texte, mais pas de date non plus.
               Mais mon mac, sérieux et précis, a essayé de faire ce qu’il pouvait pour conserver la trace de ce messge, et,  ne comprenant que l’Unix, il l’a donc classé à l’origine des temps de l’ère micro-informatique : le premier janvier 1970 .

               Les mystères d’une informatique bête mais logique.

     

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    Les animaux sont ils racistes ?

      Les animaux sont ils racistes.?C'est une question qu'on se pose souvent.

        Si j’en crois ces photos des deux chats amoureux, il semble bien que la couleur de fourrure n’ait pas d’importance

    Les animaux sont ils racistes ?

    Les animaux sont ils racistes ?


     

     

     

     

     

     

     

     

     

        Par contre j’ai été témoin de la scène suivante que je ne sais comment interpréter :

        Une oasis avec une grande mare d’eau douce, chose rare dans le désert du Sahara.

    Les animaux sont ils racistes ?


          Des chameaux noirs ou bruns boivent de l’eau tranquillement et tout à coup, ils s’arrêtent de boire, reculent tous de quelques pas (en réalité ce sont des dromadaires, ils n’ont qu’une bosse, mais en Afrique on les appelle des chameaux).
        Apparaît un chameau tout blanc, immaculé, qui marche tranquillement vers l’eau avec un port altier de roi !   
        Ce chameau approche de l’eau, boit et pendant qu’il se désaltère, tous les autres chameaux sont immobiles et attendent. Puis il d’éloigne, ses libations achevées et alors, tranquillement, les autres chameaux se remettent à boire.
        J’ai été étonné et j’ai interrogé les chameliers. Mais ce sont des personnes qui n’ont pas appris la zoologie et ils m’ont simplement dit qu’un chameau blanc était rare, beaucoup plus cher à la vente, et qu’on l’appelait le "prince des chameaux".
        J’avais recherché dans des livres; c’est en fait une modification génétique qui existe chez beaucoup de mammifères et peut entraîner une absence de pigmentation : ce sont des albinos.
        Et leurs semblables leur confèrent souvent une qualité de dominant.
        En Afrique certains hommes noirs sont albinos et ils étaient considérés comme sorciers (ou tués par le sorcier en place qui avait peur pour son privilège !).
         Un conseil si vous allez au zoo voir chameaux et dromadaires, ne les caressez pas et ne leur donnez pas à manger. Ils sont peu sociables et leurs morsures sont redoutables. Les chameliers auxquels il manque des doigts de la main sont très nombreux !

         Ces zèbres ont l'air de bien s'entendre, mais sont ils si différents ?

    Les animaux sont ils racistes ?

     

         Ces corbeaux par contre ont l'air de ne pas être d'accord :

    Les animaux sont ils racistes ?

         Et cette dame devrait être punie pour inciter son chien au racisme !

    Les animaux sont ils racistes ?

     

     

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  • D'où vient notre pessimisme ?

          Plusieurs personnes me demandent de mieux expliquer comment dans l’optimisme ou le pessimisme, il y a une part d’inné et d’acquis et pourquoi.
        C’est un problème d’autant plus complexe quil y a encore beaucoup d’éléments dans ce domaine qu’on ne connaît pas encore.
        Je vais essayer cependant de vous l’expliquer le plus simplement possible, mais je vous renvoie aussi aux articles que j’ai déjà écrits dans la rubrique “inné ou acquis” et sur la préférence cérébrale "optimisme - pessimisme".


        Vous savez tous que nous héritons de nos parents des caractéristiques génétiques.
        Les cellules humaines comportent 22 paires de chromosomes asexués plus une paire différente selon le sexe que l’on appelle XY chez l’homme et XX chez la femme.
        Les cellules sexuelles (gamètes : ovules ou spermatozoïdes), ne possèdent que la moitié des chromosomes (23), de telle sorte que lors de la fécondation, l’oeuf issu de la réunion des deux cellules, retrouve ses 46 chromosome, la moitié venant du père et la moitié de la mère.
        Dans ces chromosomes il y a de de très nombreux gènes, qui eux mêmes sont composés de molécules d’ADN (acide désoxyribonucléique), sorte d’échelle hélicoïdale, dont les barreaux sont constitués de 4 types de bases azotées, dont l'ordre de succession dans cette échelle constitue nos facteurs héréditaires.
        En effet par un mécanisme complexe, ces bases sont à l’origine de la synthèse des acides aminés dont la combinaison fournit les protéines qui déterminent le fonctionnement du corps humain (et de sa formation).
        Mon article du9 juins 2018 décrivait la formation du cerveau.
        A l’origine ce sont des gènes qui déclenchent le processus de formation des neurones et la croissance de leurs prolongements et il y a donc dans la formation initiale “grossière” des centres du cerveau, une part d’hérédité.
        Par grossière j’entends que le nombre des neurones des diverses régions du cerveau et la croissance initiale des axones et dendrites est commandée par les gènes et donc l’hérédité joue à ce stade.

        Mais comme je l’ai déjà dit dans plusieurs articles, le fonctionnement de notre cerveau est essentiellement déterminé par les connexions entre neurones. Or les gènes font en sorte que les axones et les dendrites soient au voisinage les uns des autres, mais ils ne déterminent pas les connexions    Celles -ci se font ensuite au hasard, et il y a donc dans la formation de notre cerveau une part d’incertitude, qui n’est pas génétique mais qui se détermine avant notre naissance et qui donc est innée (mais pas héréditaire).

        Nous héritons donc à notre naissance d’un cerveau dont les centres sont déterminés partie par l’hérédité, partie par le hasard, de telle sorte que même les cerveaux de deux jumeaux sont différents.
        Nous avons donc à la naissance des préférences cérébrales innées résultant de cette formation, qui prédisposent notre cerveau à certains types de fonctionnements de préférence à d’autres (Ce que CG. Jung appelait les "types psychologiques")

          Trois zones du cerveau sont importantes  pour notre comportement optimiste ou au contraire pessimiste et anxieux : le cortex préfrontal qui raisonne et examine logiquement les faits, les centres de récompense qui nous procurent du plaisir lors d'un événement qui nous plaît, et les centres amygdaliens qui gèrent l'inquiétude, la peur, le stress.
         A la naissance, l’un de nos deux circuits de liaison positif (cortex préfrontal - circuit de récompense) et négatif  (cortex préfrontal - centres amygdaliens), fonctionne plus facilement que l’autre pour des raisons héréditaires ou innées.
         On ne sait pas pourquoi, sans doute comporte t’il davantage de connexions neuronales, ou utilise t’il davantage de neurotransmetteurs chimiques, ce qui est sûr c'est que les connexions se font plus facilement et donc plus fréquemment.

        Mais en fait à la naissance nous avons un cerveau “vide”, car, en dehors des centres qui régulent la vie du nouveau né et les centres de la perception qui ont commencé à fonctionner très succinctement (surtout l’ouïe), le reste du cerveau n’a rien fait et rien mémorisé, ni souvenirs ni surtout processus de commande de notre corps et de notre esprit.
        Notre cerveau a un énorme potentiel, mais il faut l'utiliser pour transformer ce potentiel en capacités réelles. C'est l'habitude de fonctionner et la fréquence des utilisations qui créera peu à peu des connexions "solides" . Les autres inutilisées disparaîtront.

        Comme je l’ai décrit dans mes précédents articles, le cerveau va alors faire son “apprentissage”, aidé par des “centres d’apprentissage, de récompense et de sanction” qui délivreront de la dopamine (un neurotransmetteur) chaque fois qu’une action entreprise réussira et cette libération de dopamine induit une sorte de satisfaction qui incite à recommencer à réussir et faire mieux. (les journalistes appellent ces centres les “centres du plaisir” (voir mon article du 30 avril 2017 sur le mécanisme de ce circuit)
        C’est ainsi que par des essais réussis et d’autres ratés, l’enfant va progresser, apprendre à se servir de ses mains en coordination avec sa vision et son toucher, puis à marcher, à se servir de ses cinq sens, puis à parler, à lire et écrire......

        Cet apprentissage se compliquera et deviendra l’éducation des parents et l’instruction à l’école.
        Evidemment ces divers apprentissages vont avoir une grande influence sur nos préférences cérébrales innées. Ils ne les changeront pas mais ils pourront renforcer l’usage de ces préférences ou au contraire nous permettre d’utiliser plus souvent l’aptitude non préférentielle.
        Un pessimiste restera donc un pessimiste, mais il pourra apprendre à être aussi optimiste dans certains cas et donc à diminuer son comportement pessimiste.
    Son cerveau pourra en particulier apprendre à être réfléchi et logique.

        Vous allez me demander comment se traduit cet apprentissage dans notre cerveau : il favorise certaines connexions entre neurones qui se renforcent par suite de l’usage fréquent de telle sorte que des processus (comme : se servir de ses mains, marcher, faire du vélo... réfléchir, organiser, créer....) vont se mettre au point ainsi que la mémorisation d’images, de perceptions, d’événements, de sentiments et bien entendu du vocabulaire nécessaire au langage, sans lequel les idées n’existent qu’à l’état frustre.
        Dans le cerveau, tout est affaire de connexions. Lorsque les connexions sont renforcées, entre deux neurones, si l’un est sollicité il sollicite automatiquement l’autre et l’information se propage ainsi, comme lorsqu’un ordinateur exécute un programme dans sa mémoire, avec cette différence essentielle que l’ordinateur fait cela pas à pas, alors que dans le cerveau à tout instant, les connexions sont multiples et très nombreuses.

        Revenons à notre nouveau né “pessimiste”.
        Si on l’aide dans son apprentissage, son circuit de récompense va souvent fonctionner et il prendra l’habitude de fonctionner, mais à ce stade d’apprentissage élémentaire cela n’aura guère d’influence encore sur l’aspect optimisme/pessimisme, qui n’est pas une notion de cet âge. Mais si ce jeune enfant n’a pas l’affection et l’attention des parents, le manque d’aide qu’il ressentira pourra néanmoins renforcer le circuit négatif.
        Il n’en est pas de même du jeune enfant, dès qu’il est en possession du langage et que donc il peut vraiment émettre des idées, penser vraiment.
        Le type d’éducation qu’il recevra peut grandement influencer sa préférence.
        Si l’enfant est entouré d’amour et de tendresse, si on n’oublie pas de le complimenter quand il réussit, si on ne se contente pas de le gronder quand il fait mal, mais qu'on sollicite son cortex en lui expliquant pourquoi c’était mauvais pour lui (ou autrui) et ce qu’il aurait dû faire, si on l’écoute chaque fois qu’il a besoin d’aide, alors son circuit négatif sera beaucoup moins sollicité et il prendra l’habitude d’utiliser davantage son circuit positif, dont les connexion se renforceront. Il diminuera ainsi sa tendance pessimiste.

         Les premières années de l’éducation sont fondamentale car le cerveau est encore très malléable, les connexions non encore renforcées étant infiniment nombreuses.
        Puis vient l’école qui agit autrement car elle sollicite essentiellement notre mémoire et la faculté de notre cortex de raisonner. Elle nous donne aussi par nos lectures (et autres perceptions), une certaine idée des sentiments et émotions.
        L’instruction n’entraîne pas à priori l’orientation vers le circuit positif ou négatif, mais elle nous apprend à maîtriser nos émotions à comprendre nos sentiments et dans une certaine mesure de les soumettre à la raison du cortex au lieu de les laisser tourner en rond dans notre cerveau émotionnel.

        Ce cours de SVT est un peu long, excusez moi, mais je voulais répondre le mieux possible aux questions qui m’avaient été posées.
        J’espère qu’il n’a pas été trop ésotérique et je suis prêt bien sûr, à vous donner des explications complémentaires.

     

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