•           J'ai fait de nombreux articles pour décrire nos préférences cérébrales, mais je n'ai pas parlé de ce à quoi pouvait servir l connaissance de nos préférences et de celles des autres.

              Je vais y consacrer quelques articles (bien sûr pas tous à la suite les uns des autres pour ne pas vous raser).

              Je commencerai par l'entente dans un couple, car la principale utilisation des préférences cérébrales aux USA est celle des conseillers matrimoniaux. En fait cela s'applique à deux personnes qui vivent souvent ensemble et partagent le mêmes activités mais pas uniquement marie et femme ou petits amis.

              Les deux préférences essentielles pour examiner ce problème sont l'une des préférence de comportement face au milieu extérieur : extraversion E / introversion I et celle d'action sur les événement et organisation de l'activité : dominer J ou s'adapter P. Vous pouvez vous reporter aux deux articles que j'ai faits sur ces préférences pour mieux les connaître.

               Traitons d'abord le cas de deux personnes Extravertie et Introvertie. Dans l'article suivant, je traiterai le cas de deux personnes J et P

               Les grands tendances antagonistes d'un extraverti et d'un introverti sont résumées par le schéma ci-dessous. Ce sont en quelque sorte des sous-préférences et elles n'ont pas toutes la même intensité, et il peut même arriver que sur l'une d'entre elle particulière, un extraverti se comporte plus souvent en introverti ou vice-versa.

    Préférence cérébrale et couple (1)


              Les relations entre deux personnes dépendent donc de l'intensité des diverses sous-préférences. Je traiterai le cas de deux personnes qui sont très nettement l'une E par exemple l'homme extraverti) et l'autre I (dans ce cas la femme introvertie.). Vous pourrez imaginer l'inverse à titre d'exercice ! .

               A titre d'exemple, je vais vous révéler de façon indiscrète, les reproches de la jeune femme Dulcinée, vis à vis de son homme qu'elle appelle "Mamour"

          " Mamour ne peut pas se passer des autres, de discuter, de briller devant eux et même il se sent bien, même écrasé dans le métro, car il a tout simplement besoin de n'être pas seul mais avec beaucoup de monde.
        Il me tanne pour sortir, voir ses copains, aller à une teuf, sortir en groupe. Moi, j'ai du travail, je voudrais lire le dernier roman de Werber, regarder un film, écouter le dernier CD que j'ai acheté : en vain !. Il faut encore l'accompagner dans ces soirées où je ne participe pas, jouer à ces jeux idiots, résister aux gens qui veulent que je raconte ma vie, ou des histoires drôles, et qui n'arrêtent pas de me raser.
        Parfois, lassée, je lui dis d'y aller seul, mais il va en prendre l'habitude de sortir avec ses amis et il veut maintenant toujours être fourré avec eux. Je ne déteste pas être seule, mais quand même j'aimerais qu'il s'occupe de moi de temps en temps.    
        Et Mamour n'arrête pas de parler, même s'il n'a rien à dire. Par contre il ne m'écoute pas, je ne peux placer un mot, même quand c'est important. Par contre il y a tout un groupe d'amis dont il s'occupe et là il connaît tous leurs états d'âme. Il leur raconte aussi sa vie, notre vie, y compris des détails que je préférerais garder pour nous deux, dans notre jardin secret. C'est horripilant.
        Et puis ce besoin qu'il a de tout vouloir diriger, de tout régenter, y compris ma vie à moi. Il ne se préoccupe pas beaucoup de mes désirs, il dit ce que l'on va faire (avec les autres), et il faut suivre. Et ma liberté, où est elle? On dirait mes parents !
        Justement aujourd'hui, je voulais lui dire que j'étais malheureuse et que j'en avais marre, mais il ne m'a pas écouté, il m'a vanté les charmes de notre prochaine sortie à vélo, avec les copains.
        Alors je me demande si à la longue, je ne vais pas changer de petit ami et en choisir un qui soit “I” comme moi.
         Eh oui, j'en ai repéré un, discret, qui lit souvent, qui réfléchit avant de parler, qui m'écoute et n'a pas beaucoup de copains. Juste un ou deux amis. Et en plus il a une mignonne gueule !! lol De toutes façons cela ne pourra être pire !   

              Mais Mamour, un peu égoïstement, a aussi des doléances vis à vis de Dulcinée :

          Moi, pour que je me sente bien, il faut que je sois avec un groupe d'amis, de copains, sinon la solitude me pèse. Qu'on puisse discuter, s'amuser ensemble, faire un peu la fête.
           Dulcinée est casse-pieds; elle n'aime pas venir dans nos groupes, elle s'y ennuie, ne participe pas. Elle voudrait que l'on ne soit que nous deux ou avec juste nos familles.

          Je me demande comment elle supporte de ne pas être avec d'autres, de lire ou d'écouter de la musique dans son coin.
           Et puis, si l'on discute, elle ne dit rien, elle réfléchit, mais ensuite elle relève toutes les erreurs que j'ai pu dire; je parle parfois trop vite ! Et puis elle râle si je parle de nous aux autres; si je dis quelque chose de privé sur elle, elle râle : plus secrète qu'un ministre !
          J'aime bien prendre les choses en main, diriger les copains, mais elle, elle préfère réfléchir avant d'agir, elle n'est jamais pressée et n'aime pas qu'on lui dise ce qu'elle doit faire.
         En plius elle désapprouve si l'on fait un jeu qui nous donne un peu d'adrénaline, qui comporte un petit risque. Elle a peur de se mettre en avant. Elle n'a jamais voulu sauter à l'élastique du haut du pont, et elle n'aime pas les jeux de cartes où l'on mise de l'argent.
         Et dès que je bois un peu ou que je fume un joint, je me fais engueuler!
         Peut être aurais-je mieux fait de choisir une petite amie extravertie ! 

              Entre deux personnes l'une fortement extravertie, l'autre très introvertie, l'environnement qui leur plaît est différent. Alors ou bien l'un cède tout à l'autre et adopte son mode de vie à contre-cœur, ou bien l'entente est difficile et chacun vit de son coté, à sa manière.
              Pour bien s'entendre dans un couple, il vaut 
    mieux être tous les deux I ou E.

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  • Quand on parle du système nerveux et du cerveau, on examine le fonctionnement des neurones, cellules à l’origine de l’influx nerveux , de toutes nos pensées et nos réactions.
        On ne cite presque jamais les « cellules gliales », aussi nombreuses dans le cerveau que les neurones, qui ont cependant une importance vitale, et occupent environ 50% du volume cérébral.
        Ces cellules assurent jouent un rôle de protection du tissu nerveux en apportant une structure de soutien aux neurones et à leurs prolongements, produisent la myéline qui entoure les axones; elles maintiennent la composition du flux sanguin, facilitent l’accès des nutriments et de l'oxygène, éliminent les déchets,  les cellules mortes et les cellules étrangères pathogènes.
        De plus, ce qui est moins connu, ils participent à la diffusion de messages nerveux, mais à faible vitesse.
        Contrairement à la grande majorité des neurones, les cellules gliales peuvent se diviser par mitose.


        Les astrocytes constituent la majorité des cellules gliales; ce sont des cellules en forme d’étoiles, ayant un  cytoplasme et un noyau, mais surtout de très nombreux prolongements qui remplissent tout le cerveau et forment même un film protecteur au contact des méninges (la muqueuse qui entoure le cerveau).
        Un même astrocyte peut être en contact avec plusieurs milleiers de synapses d’une même zone.
        ils forment un tissu de soutien, support physique tridimensionnel, qui aide les neurones et leurs prolongements à s’organiser et stimulent la formation des synapses : un neurone au voisinage d’un astrocyte a davantage de synapses.
        Leurs « pieds » entourent certaines synapses pour les protéger, et peuvent détruire les excédents de neurotransmetteurs ou au contraire en fournir, mais ils « écoutent » également les synapses et transmettent des signaux à d’autres astrocytes, sous forme de bouffées de calcium, à travers les « jonctions gap ».
        C’est une transmission lente, mais multidirectionnelle et à longue distance.

            Les astrocytes envoient des prolongements et de nombreux « pieds » sur les vaisseaux sanguins du cerveau. Ils provoquent l’extension et la contraction des vaisseaux sanguin en fonction du besoin.
        La barrière hémato-encéphalique est constituée de cellules endothéliales, qui tapissent la paroi des vaisseaux sanguins. Les pieds des astrocytes incitent ces cellules à former des jonctions étroites (« tight »), qu’ils recouvrent de leurs pieds et protègent ainsi le cerveau des microbes et des substances toxiques. (voir le schéma ci-contre).
     

       Par ailleurs ils débarrassent le cerveau des cellules mortes et des déchets divers et les évacuent vers le système sanguin. A l’inverse ils facilitent le transport de l’oxygène et des nutriments vers les neurones (notamment un sucre indispensable aux neurones, le lactate).


      Les oligo-dendrocytes sont des cellules plus petites que les astrocytes et qui possèdent moins de prolongements. Ils fabriquent une gaine graisseuse isolante autour des axones, augmentant ainsi de façon considérable la vitesse de transmission de l’influx nerveux. Il existe des petites portions d'axone non recouvertes de myéline appelées nœuds de Ranvier. C’est à cet endroit que se concentrent les canaux sodiques et potassiques et que se forme l’influx nerveaux par dépolarisation, qui « saute » d’un nœud de Ranvier à l’autre.



        Les cellules microgliales, à petit noyau dense et de forme étoilée, sont mobiles. Ce sont des macrophages qui phagocytent les corps étrangers,notamment microbes. Leur corps enfle et leurs bras se referment sur la proie.. Ce sont des agents immunitaires.


       Les cellules de Schwann (ou neurolemmocytes) sont une variété de cellules gliales qui assurent principalement l'isolation myélinique des axones du système nerveux périphérique des vertébrés. Elles jouent le même rôle que les oligo-dendrocytes jouent dans le cerveau, où les cellules de Schwann ne sont pas présentes.

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  •           J'adore les petits chatons que je trouve très mignons.

              Voici quelques photos trouvées sur internet, qui m'ont attendri.



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •              Dans un article sur l'optimisme, j'ai mentionné la pyramide de Maslow, mais sans développer ce sujet et des correspondants me demandent à quoi cela correspond il ?

                Chacun a une idée différente du bonheur et des désirs différents, car cela dépend de la situation dans laquelle on est et de l'environnement.
                Un psycho-sociologue américain, MASLOW, a essayé de schématiser cette échelle de désirs en fonction de la situation, en les hiérarchisant. Certes c'est un peu caricatural, mais c'est cependant instructif.   
                Cela s'appelle la “pyramide de MASLOW”

                Abraham MASLOW est un psychologue américain qui a étudié, autour de 1940, les comportements humains et a défini une hiérarchisation des besoins, dans le but de comprendre les incitations découlant de ces besoins, des aspirations et attentes correspondantes et de la motivation qu'elles engendrent.
                Il considère que notre comportement est fortement  dépendant de notre désir  conscient de croissance, de réalisation personnelle, (matérielle, intellectuelle et sentimentale), ce désir étant une part importante de la “conscience de soi” et à la base de nos motivations.

                Il a imaginé une “pyramide des besoins” qui est admise par tous les psychologues, qui hiérarchise les besoins en plusieurs strates et qui repose sur les principes suivants :
                            - un besoin supérieur ne peut apparaitre que quand les besoins inférieurs sont comblés.
                            - comme toute pyramide, pour qu'elle tienne  debout, elle doit, à l'origine, avoir une base solide, car une  détérioration de ce soubassement entraînera un  effondrement de toute la pyramide. De même à chaque étage une  anomalie de réalisation aura pour conséquence un  affaissement des étages situés au-dessus.
                            - mais une faille étendue et  profonde ultérieure peut, à n'importe quel étage de la  pyramide, avoir un effet destructeur de l'ensemble.    
                            - toutefois, la réalité n'est pas aussi statique, et une boucle  existe entre les besoins (les différents étages), la modification à un niveau pouvant entraîner des modifications aux niveaux inférieurs, puis une réorganisation de la pyramide, jusqu'aux niveaux supérieurs.

                                 

                1.) - A la base de la pyramide on trouve les  besoins de maintien de la vie (respiration, alimentation,  élimination, maintien de la température, repos et  sommeil, activité musculaire et neurologique, contact  corporel, vie sexuelle).
                Ces besoins sont fondamentaux. et prioritaires. Ils sont valables pour tout être humain, de la naissance à la mort.
                Les besoins physiologiques sont les besoins dont la  satisfaction est importante ou nécessaire pour la  survie et généralement, une personne cherche à  satisfaire ses besoins physiologiques avant tous les autres
                Un manque, une privation aura obligatoirement un impact sur les autres besoins, car la construction des étages supérieurs est alors impossible.
                À mesure qu'une personne croît et se  développe, elle est de plus en plus en mesure de  satisfaire ses besoins physiologiques; toutefois les enfants, les jeunes, les personnes  âgées, les pauvres, les malades et les  handicapés dépendent souvent des autres (au moins financièrement), pour  satisfaire leurs besoins physiologiques fondamentaux (ce qui leur pose problème).

                2.) - Le deuxième étage est constitué par les besoins  matériels et psychologiques de sécurité (protection  physique et psychologique, emploi, stabilité familiale  et professionnelle), de propriété (avoir des  choses et des lieux à soi) et de maîtrise de l'environnement (pouvoir  sur ce qui nous entoure).
                Au niveau de l'enfance, ils concernent essentiellement le milieu familial, et la propriété d'objets personnels ou d'une “chambre”; pour un adulte l'action sur l'environnement, l'emploi, et les possibilités d'acquisitions personnelles deviennent prépondérantes.
                Le maintien de la sécurité physique implique  la réduction ou l'élimination des dangers qui  menacent le corps ou la vie de la personne. Le danger peut  être une maladie, un accident un risque ou l'exposition  à un environnement dangereux.
                Parfois, la satisfaction des besoins de  sécurité physique peut être plus importante que la  satisfaction des besoins physiologiques.
                Mais une personne doit aussi se sentir  psychologiquement en sécurité et la maîtrise de ce qui l'entoure est alors essentielle. Elle doit savoir ce qu'elle peut attendre des autres, (les membres de sa famille notamment pour les jeunes); ainsi que des interventions d'autrui, des expériences nouvelles et des conditions de son  environnement.
                Elle doit se sentir rassurée par la possession de certains biens ou services.
                Un homme peut sentir sa sécurité psychologique menacée lorsqu'il doit faire face face à des  expériences nouvelles et à des situation inconnues.
           
                3.) - Le troisième étage est représenté  par les besoins sociaux : d'affectivité (être  accepté tel que l'on est, recevoir et donner amour et  tendresse, avoir des amis et un réseau de communication  satisfaisant), d'estime de la part des autres (être  reconnu comme ayant de la valeur) et d'appartenance (acceptation des autres avec leurs différences, appartenance à un groupe).
                Chez l'enfant sont essentiels l'amour de ses parents et de sa famille, la compréhension, l'estime les encouragements et la confiance de la part des parents et des amis ainsi que l'appartenance à sa famille, à un goupe de copains et à des “clubs” d'activités.
                Chez l'adulte il s'agit de sa vie en société et notamment au travail. Le besoin de compétences, d'un poste satisfaisant, d'exercer un pouvoir relève de ce niveau.
                Le désir de  combler ces besoins survient lorsque les besoins physiologiques  et les besoins de sécurité sont satisfaits, car  ce n'est que lorsqu'une personne se sent en sécurité qu'elle a le temps et la force de  rechercher l'amour et l'appartenance et de partager cet amour  avec d'autres.
                De fortes difficultés (maladie, deuil, perte d'emploi...), peuvent fortement perturber la réalisation de ces besoins.
                Cet étage a ceci de particulier qu'à l'encontre des autres, il est constitué de besoins que doivent vous donner les autres, parce que l'on vit avec eux.
                Certaines versions de la pyramide de Maslow (utilisées par d'autres sociologues, divisent ce niveau en deux en considérent  que le besoin social d'appartenance est un troisième étage prioritaire (et plus instinctif : besoin grégaire).
                Le besoin d'estime et de reconnaissance constitue alors un quatrième niveau, les autres étant décalés vers le haut, ce qui fait alors six niveaux au lieu de cinq.

                4) -  Le quatrième étage est le besoin  d'estime de soi-même et de considération des autres: sentiment d'être utile  et d'avoir de la valeur, point de départ de l'acceptation de soi et du développement de  l'indépendance. Besoin de liberté et de responsabilité qui concrétise l'estime des autres et de soi.
                C'est un besoin de développement, mais aussi de conservation de son identité et de son autonomie. Les aspirations à la connaissance, à la formation, au développement de carrière en font partie.
                Toute personne doit éprouver de l'estime pour  elle-même et sentir que les autres ont de la  considération pour elle.
                Le besoin d'estime de soi est rattaché au  désir de force, de réussite, de mérite, de  maîtrise et de compétence, de confiance en soi  face aux autres, d'indépendance et de liberté.
                Lorsque ces besoins sont satisfaits, la personne a  confiance en elle et se sent utile ; s'ils ne sont pas  satisfaits, la personne peut se sentir faible et inférieure (c'est l'une des raisons fréquente d'angoisse chez les jeunes).

                5.) - Au sommet de la pyramide, la  réalisation de soi (accroître ses connais-sances, développer ses valeurs, résoudre des problèmes compliqués, innover,  créer de l'utile et du beau, avoir une vie  intérieure)
                On pourrait résumer cette attente par :  "deviens qui tu es ".
                Mais elle explique l'attachement des personnes aux valeurs religieuses, morales, à des tâches sociales ou humanitaires ....
                Ceci nécessite une compréhension cognitive  (nouveauté, exploration, connaissance) et des besoins  esthétiques (musique, art, beauté, ordre).
                Cette réalisation suppose un but, qui n'est jamais complètement atteint et l'homme, plus ou moins insatisfait recherche toujours davantage.

                Bien sûr cette représentation est un peu caricaturale et simpliste. Mais lorsqu'on examine les problèmes de quelqu'un ou d'un groupe, commencer par se poser ces questions est fort utile et on découvre alors souvent des raisons de situations difficiles.

     

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  •      Regardez ce chat et dites moi ce que vous remarquez !

    Pourquoi certaines personnes ont elles les yeurx "pairs" ("vairon")

         Ses yeux sont de couleurs différentes.

         Avant de parler d'yeux de couleurs différentes, je voudrais vous expliquer simplement pourquoi nos yeux ont une certaine couleur.

        D'abord regardez le schéma d'un oeil : il ressemble à celui d'un appareil photo. :
    le cristallin c'est le zoom qui ajuste la distance de vision pour que l'image soit nette, la rétine c'est la pellicule photo-sensible ou les micro-capteurs de l'appareil numérique, et l'iris, le diapragme : c'est un muscle dont le diamètre varie, qui contrôle la quantité de lumière qui entre dans l'oeil par la pupille, celle ci étant l'objectif de l'appareil, derrière la cornée, sorte de “capot” protecteur transparent..
        L'iris contient des pigments qui lui confèrent une certaine couleur. 
        Par contre vous ne connaissez peut être pas la “sclérotique”, cette membrane solide qui entoure et protège l'oeil et que l'on voit dans le "blanc" des yeux, et la “choroïde”, (en rouge sur le schéma), une membrane entre la sclérotique et la rétine.
        Cette choroïde a de multiples propriétés
        D'abord elle contient de multiples vaisseaux sanguins et nourrit donc les cellules de la rétine et de l'iris.
        Très pigmentée elle va participer à la coloration des yeux.
        Partiellement transparente, mais réfléchissant certains rayonnements (notamment l'infra-rouge), elle protège la rétine contre des effets thermiques, rend l'intérieur de l'oeil analogue à la chambre noire d'un appareil photographique, et réfléchit et diffracte plus ou moins de lumière suivant les espèces animales et les individus.
        Chez des animaux comme le chat, elle a un grand pouvoir de réfraction et renforce donc considérablement la sensibilité de l'oeil, qui par ailleurs possède davantage de bâtonnets sensibles aux faibles lumières. Le chat voit donc assez bien dans l'obscurité, là où l'homme ne voit rien.
        Lorsqu'on photographie un visage au flash, l'iris n'a pas le temps de se fermer suffisamment, et la choroïde protège la rétine en réfléchissant l'excès de lumière reçue et l'on voit alors les vaisseaux sanguins qui la tapissent : c'est l'origine des “yeux rouges” des photos au flash.

    Pourquoi certaines personnes ont elles les yeurx "pairs" ("vairon")

        La couleur des yeux est due aux pigments qui existent principalement dans l'iris, mais aussi dans la choroïde, le principal pigment de l'iris étant la “mélanine”, de couleur noire, mais d'autres pigments interviennent à un moindre degré.
        La densité de ces pigments est variable et c'est leur répartition qui donne la couleur de l'oeil, exactement comme votre imprimante couleur reconstitue les diverses couleurs par le mélange d'une multitude de petits points de trois couleurs primaires dont les densités par unité de surface varient.

        La couleur de vos yeux est essentiellement héréditaire, c'est à dire transmise par les gênes du père et de la mère. Ces gènes composés d'ADN, donnent naissance à des ARN (acides ribo-nucléiques messagers), qui permettent la synthèses de protéines (on a dû vous apprendre cela au lycée!).
        Parmi les protéines, l'enzyme tyrosinase permet d'accumuler plus ou moins de mélanine au moment de la formation et de la croissance de l'oeil.

        Si une personne est démunie de tyrosinase, (raison génétique), son oeil est dépourvu de mélanine. Son iris et sa choroïde seront incolores et on ne verra que les vaisseaux sanguins.
        En général en l'absence de mélanine, la personne aura des cheveux blancs ou blonds très clair. C'est pourquoi les “albinos” ont les yeux rouges.
       
        Les enfants naissent sans mélanine, aussi ont ils les yeux bleus. S'ils ont le gène "bleu",, leurs yeux resteront de cette couleur. S'ils ont le gène "marron", (qui est dominant alors que le gêne bleu est récessif), celui-ci va s'exprimer ensuite, et permettre la coloration de l'iris, par production de mélanine en plus ou moins grande quantité, ce qui donnera des variantes de coloration.
        En fait les gênes "yeux bleus" ou "yeux marron" ne sont pas les seuls à intervenir (c'est une simplification faite dans les cours de génétique du lycée). Il est responsable à 75% de la couleur des yeux, mais d'autres gênes interviennent, notamment pour induire la quantité et la répartition de mélanine et également pour la couleur verte des yeux.

        Les personnes aux yeux bleus ne possèdent pas de mélanine dans l'iris (elles en ont quand même un peu dans la choroïde). La couleur bleue n'est pas le fait d'un colorant.
        L'œil apparaît alors bleu pour la même raison que l'eau profonde nous apparaît bleue. L'iris disperse la composante bleue de la lumière plus que les autres couleurs qui sont partiellement absorbées. L'iris semblera alors bleu puisque c'est surtout le bleu qui sera réfléchi notamment par la choroïde.
       
        Pour les yeux noirs / marron / bruns / gris, c'est une question de densité du colorant (la mélanine). Pour cela, le gène "marron" détermine que de la mélanine sera synthétisée dans l'iris. En plus de ce gène, il y a plusieurs autres gènes qui interviennent pour déterminer dans quelle partie de l'iris, et en quelle quantité, cette mélanine sera produite. D'où des variations dans l'intensité de la coloration.

        Pour les yeux verts ou verts avec souvent des reflets dorés, c'est un autre gène qui intervient à la manière du gêne bleu (récessif).

        Enfin pour les yeux “pers” ou “vairons” c'est à dire de couleurs différentes, on pense que c'est le plus souvent une mutation d'une cellule au niveau embryonnaire, cellule qui sera à l'origine d'un des deux iris, dont la couleur sera alors différente de celle “prévue” à l'origine et qui est celle de l'autre oeil.

        La génétique qui détermine la couleur des yeux est différente suivant les espèces animales.
        Elle est plus compliquée pour le chat. Il semblerait qu'elle mette en jeu quatre couleurs, dont le jaune qui serait un gène dominant. C'est pourquoi beaucoup de chats ont les yeux jaunes ou jaune-vert. Certains ont aussi les yeux bleus (absence d'autres colorants).
        Les yeux pers sont assez fréquents et peut être dûs à un gène qui empêche le colorant de s'exprimer dans un oeil (un oeil jaune ou vert et l'autre bleu comme le chat de la photo en début d'article.).

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