• Notre cerveau émotionnel.

              Notre cerveau émotionnel est la partie intermédiaire du cerveau qui se trouve entre le cerveau central qui nous fait vivre et le cortex en surface, qui régit perception, réflexion, organisation, action.

              Il comporte de nombreux organes et les principaux sont les suivants :

    Notre cerveau émotionnel.

              Le Thalamus intervient pour collationner les sensations issues de nos cinq sens et les transmettre aux organes du cortex chargés de les interpréter. (voir mes articles sur l'interprétation de la vision). Mais il commence par envoyer immédiatement, avant toute interprétation, par envoyer un signal d'alerte aux centres amygdaliens, selon le schéma ci-dessous :

    Notre cerveau émotionnel.

              Les centres amygdaliens semblent en fait moduler toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie. Ceux qui nous avertissent d'un danger imminent sont donc des stimuli très importants pour les centres amygdaliens, mais également ceux qui signalent la présence de nourriture, de partenaires sexuels, de rivaux, de personnes malheureuses, etc.  Ces centres nous permettent de réagir presque instantanément à la présence d'un danger. tellement rapidement que c'est seulement après avoir sursauté que l'on comprend souvent ce qui nous a effrayé, et ils préparent l'organisme à la lutte ou à la fuite.
              Mais ils ont un rôle plus permanent : celui d'^tre le centre le plus sensible à la tristesse, au mal-être, au stress, à la dépression, et aux sentiments angoissants.
              Par ailleurs ils interviennent inconsciemment dans nos décisions car le cortex préfontal leur demande de prévoir les risques et les éléments nocifs des conséquence d'une décision potentielle, avant de prendre celle-ci.

              L'hippocampe est le professeur de la mémoire; j'ai déjà fait des articles à son sujet.

              Le gyrus parahippocampique est le GPS de notre cerveau, conservant des cartes de notre environnement (voir mes articles des 7 et 8 novembre 2016).

              Le septum évalue l'aspect hédonique des stimuli et le noyau accumbens celui des actions à venir, dans le cadre du circuit d'apprentissage (voir l'article du 30/4/17 à ce sujet).

              L'insula qui, on l'a dit dans un article précédent, informe le cerveau de réactions corporelles, et fait le lien avec des renseignements externes, et notamment intervient lors de nos rapports sociaux.

              Le cortex cingulaire a de nombreux rôles : il intervient dans la plupart de nos émotions, régule notre attention et participe à notre motivation

              Le fornix est la principale voie d'entre de l'hippocampe et il intervient dans la mémorisation des souvenirs épisodiques.

              Les ganglions de la base participent à l'élaboration des mouvements, et les émotions peuvent donc bloquer certaines actions par leur intermédiaire.   

              Cette description vous donne une idée de la complexité du cerveau émotionnel, qui intervient non seulement dans notre comportement émotionnel, mais également dans la plupart des phénomènes inconscients y compris ceux qui ont un rôle rationnel pour aider le cortex préfrontal (par exemple l'intuition).

     


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